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29/07/2016

L'histoire sans fin contre le terrorisme

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TED
Members of the Libyan pro-government forces gesture as they stand on a tank in Benghazi, Libya, May 21, 2015. [Reuters]
 
On ne vaincra jamais l'idéologie salafistes par la force brute. Il y a onze ans, les Etats-Unis suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l'ombre d'un doute. Comme un acte de légitime défense, après lesattaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n'a résisté à l'épreuve des faits. Tous les acteurs du conflit, membres des services secrets américains, commandants des force américaines, cadres talibans, seigneurs de guerre afghans, négociateurs de l'ONU, dirigeants pakistanais, responsables des ONG, racontent et démontent l'engrenage d'une guerre. Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : Afghanistan, le prix de la vengeance - l'Indigné Révolté  http://fr.wikisource.org/wiki/Bandit!Flores Magon, Bilan de la guerre "contre le terrorisme"
 Si vaincre Daesch en Irak est difficile, elle est quasiment impossible en Syrie. 
 
 Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech Arte 2016 11 08 20 50
 

"Un documentaire passionnant qui met parfaitement en perspective les enjeux géopolitiques et religieux de la lutte contre Daech dans tout le Moyen-Orient. Un décryptage extrêmement utile pour comprendre les failles de la coalition, le double-jeu de certaines puissances comme la Turquie ou l'Arabie-Saoudite, et la question délicate mais cruciale de l'après Daech."
 
 
 nLa guerre en Syrie, un «cancer à l'échelle mondiale» (Guterres)a estimé aujourd'hui le prochain patron des Nations unies Antonio Guterres, exprimant l'espoir que la Russie et les Etats-Unis allaient "surmonter leurs divergences" pour y mettre fin. Cette guerre "provoque non seulement la souffrance du peuple syrien", mais engendre aussi des "réactions violentes qui conduisent même dans certains cas à des actes terroristes", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à la chaîne de télévision portugaise SIC.

Début décembre, M. Guterres avait cependant reconnu que "le secrétaire général n'est pas le maître du monde" dans la mesure où c'étaient les cinq grandes puissances membres du Conseil de sécurité qui menaient le jeu. Celui-ci reste profondément divisé entre les occidentaux et la Russie. Le régime syrien, soutenu par la Russie, avait annoncé jeudi dernier avoir repris le contrôle total d'Alep, deuxième ville du pays, remportant sa plus grande victoire face aux rebelles depuis le début de la guerre en 2011.

Les risques , mise en garde contre "le retour des djihadistes étrangers" dans leurs pays d'origine ou leur repli en Syrie, le chaos après la chute de Mossoul, d'enlissement en Irak et Syrie :
 
"La reconquête n'est pas une fin en soi. Nous devons d'ores et déjà anticiper les conséquences de la chute de Mossoul"
 
.... Ni la surenchère médiatique et guerrière des états.Dans un ENTRETIEN Irak : « On risque de passer d’une bataille aux fronts clairs à une guérilla » VIDÉO.  De retour d’Irak, Hélène Sallon, journaliste au service international du Monde, détaille le quotidien des habitants de la capitale, Bagdad, quadrillée par les barrages, et analyse l’évolution du conflit sur place.
 

Bagdad, chronique d'une ville emmurée - ARTE ... - YouTube
 Bagdad, chronique d'une ville emmurée Créé le mardi 30 août 2016

 

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien,  . Le serpent qui se mort la queue :



Les guerres cachées contre Daech : Les guerres cachées contre Daech
Publié le 20/11/2016 à 19:11 par saltabank

«Comme à ­Mossoul, nous essayerons de mettre en place à Raqqa une force d'assaut capable de resserrer l'étau autour de la ville et à laquelle nous fournirons les capacités nécessaires»  - Ashton Carter, secrétaire à la Défense des États-Unis

Les guerres cachées contre DaechQuoi encore, la Syrie ?Publié le 19/11/2016 à 15:52 par saltabank

 

With multiple, unaligned armed forces simultaneously pushing towards Raqqa, efforts to take the city from ISIL are bound to be complicated."After taking al-Bab, which [the Turkish military] hopes is not that far away, they will take on Raqqa. But Raqqa is much more complicated because of the formation of forces in and around Raqqa. There are many sides there, not just the SDF, but the FSA, and others," said Al Jazeera's Bin Javaid

  
What is the Kurdish role in the Mosul offensive?

 

Source: Al Jazeera News And News Agencies : IraqBattle,  for MosulWar & Conflict , Haider al-AbadiMiddle East

 

 

Battle for Mosul: Shia militias advance towards Tal Afar

Source: Agencies

 
Adopter une posture uniquement militaire pour reprendre au plus vite la ville tenue par Daech est dangereux, estime cet éditorialiste : l’accueil n’est pas prêt pour les populations sunnites qui fuiront inévitablement la ville. 
 

Un déplacement massif de la population pourrait débuter d'ici une semaine à Mossoul, s'est alarmée l'ONU aujourd'hui, quelques heures après l'annonce du début de l'opération des forces irakiennes pour reprendre la deuxième ville du pays, aux mains du groupe djihadiste Etat islamique.LIRE AUSSI:» Irak/Mossoul: un déplacement massif de population possible d'ici une semaine (ONU)

La Bataille de Mosoul, plus dure que prévus

Compte tenu du déséquilibre des forces en présence, le Premier ministre irakien a de quoi être à priori confiant Voitures piégées, snipers, kamikazes, mines… les combattants islamistes tentent par tous les moyens de ralentir la progression des soldats kurdes. Envoyé spécial du figaro  à Bashiqa ( ...) Même s’ils parviennent à retarder la progression des assaillants, notamment en multipliant les pièges explosifs et en prenant en otage une partie de la population, ils finiront par être chassés de la ville, un peu plus de deux ans après s’en être emparés. Daech a truffé Mossoul d’explosifs? « guerre au terrorisme » Par Enkolo dans Accueil le la bataille de Mossoul, et après? 

 

Battle for Mosul intensifies

 Source: Al Jazeera News And Agencies : "A depraved, cowardly strategy." http://aje.io/cplk 

«On n'éradiquera pas Daech sans prendre Raqqa et sans régler le problème libyen» - Le ministère français de la Défense

L’offensive en cours sur Mossoul risque fort d’entraîner le repli de l’état-major de Daech sur Rakka et, donc, la relance à partir de la Syrie de la campagne de terreur djihadiste en Europe. 

«Nous craignons que Daech en profite, s'infiltre et lance une contre-attaque» - Un chef militaire des Forces démocratiques syriennes

  
 Vous craignez que de la crise actuelle au Sahel émerge un nouvel Afghanistan. D’autres Etats sont-ils susceptibles de s’effondrer comme le Mali en 2012 ?Vers une nouvelle guerre civile ?
 

Ce qui en ressort est une combinaison de plusieurs facteurs " Le Sud libyen : un espace de convoitise en mutations", Des armes aux narcotiques, le fezzan libyen : un carrefour de trafics.La question des hydrocarbures : nouvelle source de tensions entre Touaregs et Toubous., Vers une « professionnalisation des trafics » : le convoyage de migrants....

L'Afrique le monde : l'afrique poudrière terrorisme : L'Afrique offre de nombreuses conditions permettant des opportunités pour les djihadistes de s'y installé. Ainsi selon Géopolitique du sud libyen: une poudrière régionale - Afrique du .diploweb.com en date du 1 févr. 2016, Comment le Sahel est devenu une poudrière - Le Monde ... Ainsi selon le monde "La menaceterroriste s'étend en Afrique de l'Ouest sur fond de concurrence entre Al-Qaida et l'Organisation de l'Etat islamique Mais l'article le plus interessant reste l'ENTRETIEN de Serge Michailof : « Le Sahel est constitué d’une série de poudrières»Pour ce spécialiste de l’Afrique, la démographie, la misère rurale, les fractures ethniques et religieuses, les trafics, les carences des Etats mettent la zone sahélienne sous tension. Face à cette crise, les politiques d’aide de l’Occident se fourvoient ou sont insuffisantes. 

 

 Pour l'Ancien directeur à la Banque mondiale et à l’Agence ­française de développement (AFD), conseiller de plusieurs gouvernements africains, Serge Michailof est engagé depuis près de quarante ans dans les questions de développement. Dans son dernier ­livre, Africanistan. L’Afrique en crise va-t-elle se retrouver dans nos banlieues ? (Fayard, 2015), il dresse un parallèle entre la situation au Sahel et en Afghanistan

Le problème majeur : Le soutien inconditionnel de l'occident a des régimes corrompus aux nom de la stabilité et de la lutte contre le terrorisme alors que c'est même régime ont facilité le développement de l'intégrisme islamistes ou salafistes aux nom de leurs controles de leurs population. C'est ce que révèle le Monde :

« Il ne faut pas s’attendre à ce que les élites des pays arabes réforment l’éducation si cela doit mettre leur survie en péril » 13 "Paradoxe : certains régimes arabes laïques sont responsables de l’islamisation de l’école. Car ils voient dans la religion un outil pour imposer le respect du pouvoir, explique Ishac Diwan, titulaire de la chaire d’excellence « Monde arabe » à l’université de recherche Paris sciences et lettres" 

Autres problématiques : le financement du terrorisme par l'économie souterraine« Pour lutter contre l’argent de la terreur, traitons vraiment la question de l’économie souterraine et des trafics »Pour Marie-Christine Dupuis-Danon, spécialiste de la finance criminelle, tant que l’on ne cassera pas les réseaux de l’économie criminelle, la lutte  contre le financement du terrorisme ne débouchera sur aucun résultat tangible.

 n « Enfin, l'argent de l'aide internationale ( les États-Unis ont injecté 1 000 milliards de dollars dans cette guerre, qui leur coûte encore actuellement 150 milliards de dollars par an [18] ) a été largement détournait par les " amis" de la coalition : les nouveaux maîtres d' Afghanistan" , c'est a dire des seigneurs de guerre ( encore eux) qui se sont fait une " virginité" en accédant aux pouvoir, tout en finissant des milices privés" » 

 Somalie : Les secrets d’une invasion - source Lettre d'afrique

Somalie rime bien trop souvent avec instabilité politique, terrorisme, islamistes, guerre… Mais il y a une autre réalité. Une réalité sordide. Celle où se confondent famine et pétrodollars. La Somalie a un sous-sol riche en uranium, en fer, en gaz naturel… Et en pétrole ! D’énormes potentiels convoités depuis plus de vingt ans par des majors pétroliers. Nombreux sont ceux qui veulent une part du butin.

Jean Christophe Servant : « La menace Boko Haram sert les intérêts de beaucoup de personnes » - Afri : L’organisation, qui fait beaucoup parler d’elle dans les médias, est en réalité méconnue. Qui se cache derrière Boko Haram ? Éléments de réponse avec Jean-Christophe Servant, journaliste spécialiste du Nigeria pour Le Monde diplomatique Un ancien porte-parole du président nigérian arrêté (Goodluck Jonathan) . Cette insurrection a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009 et a atteint son pic en 2013. L'ancien président a été battu l'an dernier par son rival Muhammadu Buhari qui a depuis lancé une vaste campagne anti-corruption visant les proches du gouvernement précédent.

 
Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : Une partie des "soldats du Califat" ne pouvant se rendre dans la zone Irak - Syrie, se sont repliés en Afghanistan ou ils espèrent créer un nouveau califa appelé le "Grand Khorasan" Le début du bras de fer entre les Taliban et dasch estime la BBC e
Des luttes complexes contre L'EI du fait des intérêts personnels des belligérants dans le conflits  
Que ce soit en Irak, Syrie, Yemen et maintenant Lybie.... Et demain, je sais ou.... Le constat est le même.
 
 

Filmmakers: Najibullah Quraishi and Jamie Doran

 n Afghanistan, le prix de la vengeanceCréé le samedi 27 juin 2015, Daech, naissance d'un Etat terroriste Créé le samedi 27 juin 2015, 24/07/2016 Afghanistan, le prix de la vengeance

Cliquez ici pour agrandir l'infographieA lire: L'EI sur le point de perdre Syrte, son bastion en Libye

Perdre pour mieux revenir, le nouveau credo de la propagande de l’organisation Etat islamique

Dans ses publications, l’organisation djihadiste minimise ses défaites et adapte son discours, mettant en exergue la résistance de ses hommes. LE MONDE | L’apocalypse attendra celle de la bataille finale entre les armées de l’islam et celles du mal. Une bataille finale renvoyée finalement à des jours meilleurs : la prise de Dabiq par des rebelles syriens a été reléguée par les djihadistes au rayon des mouvements quotidiens des factions dans le nord de la Syrie, où des dizaines de villages sont pris et repris chaque semaine au gré des affrontements. « Business as usual », l’apocalypse attendra.

A lire La Guerre d'Image

L’EI avait, dans un passé récent, déjà dû adapter son discours après la perte, en juin, de son bastion de Fallouja, qu’il avait conquis en janvier 2014. Un tournant dans la propagande djihadiste, qui est passée de la célébration de son expansion territoriale, symbolisée par le slogan triomphaliste « Baquiya [« permanente »] et en expansion », qui avait accompagné ses succès initiaux, à celle de la résistance de ses hommes et de la permanence de son idéologie.

Le retour au « désert »

Quelques semaines plus tôt, fin mai, Abou Mohammed Al-Adnani, l’ancien porte-parole et propagandiste en chef de l’EI, tué en septembre, avait explicité cette nouvelle ligne du mouvement : « Avons-nous été défaits quand nous avons perdu des villes en Irak, quand nous étions dans le désert sans ville et sans territoire ? Pensez-vous que vous serez victorieux et que nous serons défaits si vous prenez Mossoul, Syrte ou Rakka et même toutes les villes, et que nous retournons à notre condition initiale ? Sûrement pas ! »

Ce « désert » est d’abord un espace physique : les confins irako-syriens, bastion djihadiste depuis près de deux décennies, ou les campagnes de la province de Diyala (à l’est de Bagdad), où l’EI n’a jamais été aussi implanté, prévient leCombatting Terrorism Center de West Point, l’académie militaire américaine.

C’est aussi le synonyme d’un retour à la clandestinité : des sources sécuritaires irakiennes constatent une résurgence de cellules djihadistes terroristes dans les zones libérées du contrôle de l’EI. Une évolution déjà perceptible dans le nord de Bagdad ou dans la province de Slaheddine, au nord de Diyala.

« Il ne restera que l’élite, ceux qui ont été purifiés et nettoyés des impuretés de ce bas monde », proclame le numéro d’octobre de Rumiyah, le mensuel de l’EI, qui n’a pas renoncé à ses prophéties millénaristes, les « épreuves » du jour étant même un signe divin de victoires à venir. La « prophétie » dépeint surtout le « coup d’après », que l’EI théorise et que ses adversaires seraient bien inspirées de prendre au sérieux s’ils veulent prévenir toute nouvelle « sortie du désert ».


Sous la pression de la coalition internationale, l'État islamique est contraint de changer de stratégie en abandonnant sa structure centralisée mais en promettant de multiplier les attaques terroristes. En France, jamais l'hypothèse d'un nouvel attentat n'a autant pris corps.

 

Loin de signifier la fin des attaques terroristes, cette formation de cellules clandestines annonce plutôt d'autres modes opératoires sous forme d'attaques suicides. D'une extrême violence, ces attaques se sont déjà intensifiées ces dernières semaines en Irak et en Syrie. Même avec une structure centrale détruite et moins d'argent, Daech reste donc une menace, aussi bien au Levant qu'en Europe

 Somalie ou les insurgés islamistes après avoir été délogé par des coalitions armées et un temps affaiblit, avait peu s'adapter et lancer des attaques de plus en plus coordonnées et meutrières contre leurs ennemis ou les shebab revendique régulièrement leurs l'attaques sur le site internet de leur station, Radio Andalus.Le nord-est du Kenya, frontalier de la Somalie, est confronté depuis environ trois mois à une recrudescence d'attaques attribuées aux shebab. Enfin récemment une cellule de l'EI ( ancien miliciens 'Al Chabaab) ont fait leurs apparitionSomalie: des pro-EI s'emparent d'une ville Un groupe de partisans de l'organisation Etat islamique s'est emparé aujourd'hui d'une ville portuaire située dans la région semi-autonome du Puntland, en Somalie, o Somalie: une explosion au camion piégé fait plus de 20 morts à Mogadiscio

A lire La Somalie

L'Egypte est engagée dans un bras de fer entre le gouvernement toujours plus répressif avec les frêres musulmans et attaques régulières de l'Etat Islamique.L'escalade de la violence en Egypte. Hier le Sinaï a été l'une des journée les plus sanglante de son histoire avec une vague d'attentats. Depuis son allégeance à l’EI en novembre 2014, sous le nom de « Province du Sinaï », le groupe semble avoir accru ses capacités opérationnelles et accéléré sa convergence avec les branches actives en Syrie, en Irak ou en Libye.Les défis des Égyptiens . Egypte: exécution d'un islamiste de renomCOMPTE RENDU L’Etat islamique promet une guerre contre les « infidèles » en Egypte .  n L’attentat du Caire fait peser la menace d’une expansion de l’organisation djihadiste dans la capitale du pays.Hélène Sallon

 

Is Egypt facing a crisis?A high ranking military officer has been assassinated in Egypt amid a worsening security and economic situation. Egypt, Middle East

 

Since President Hosni Mubarak was forced to step down in 2011, Egypt has faced difficult times. A lire Les défis des Égyptiens

Au Nord Mali, la situation s'enlisse dans une guerre asymétrique faite d'acte de guérilla urbaine : . Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques djihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays, y compris à Bamako.

A lire La guerre de l'ombre au...

Au Nigéria, .L'influence que le groupe Etat islamique exerce sur Boko Haram fait l'objet de débats depuis qu'Abubakar Shekau a fait allégeance à cette organisation en mars 2015.La qualité des vidéos de Boko Haram a depuis beaucoup évolué, avec des images beaucoup plus nettes et moins granuleuses, et un meilleur son, avec des techniques de production et de montage qui rivalisent avec celles de la maison-mère.

 

Des contrecoups terroristes sont redoutés en Europe. Des contacts ont eu lieu entre le Levant et la Libye, quoique «limités», assure-t-on. Il faut veiller aussi à ce que d'autres «théâtres» de crise ne prennent le relais en attirant les djihadistes, pointe une bonne source, en évoquant Boko Haram.

Avec Mossoul et ses suites, les risques d' «éparpillement» des djihadistes au-delà du Levant est donc important. Les flux de djihadistes ont pu être réduits, mais la vigilance s'impose. Et les avatars de Daech suscitent des interrogations sur la forme que pourrait prendre à l'avenir Daech dans nos pays», a relevé Ashton Carter. Une menace qu'il faut combattre sur le terrain militaire, mais qui est aussi un «califat virtuel»,  les risques d'attractivité que pourraient continuer à susciter les djihadistes même après la perte de leurs territoires au Levant.

Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?

Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. 

Et si Donald Trump était un tract de propagande djihadiste ? La thèse, relayée avant la présidentielle par des analystes américains défavorables au milliardaire, continue de faire son chemin, le scrutin passé : l’élection du candidat républicain offrirait ainsi un boulevard à Al-Qaida, notamment.

En cause, la sympathie manifestée par le vainqueur de la présidentielle américaine pour les autocrates du monde arabe. « Si la politique étrangère de Trump priorise ces hommes forts comme alliés, Al-Qaida va bénéficier d’un coup de pouce inimaginable », s’alarme ainsi Charles Lister, chercheur au Middle East Institute, dépité par le triomphe de Trump.

Les djihadistes en question n’ont rien fait pour la démentir. Surtout les « al-qaidistes » ou proches de la mouvance salafiste-djihadiste, hors organisation Etat islamique, l’EI s’étant globalement désintéressé de l’élection américaine. Après les premières manifestations d’« indignation » de façade et de sympathie intéressée exprimée envers les Noirs et musulmans américains, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu.

« La guerre devient publique »

 

« Puisse le mandat de Trump être le début d’une division de l’Amérique et le temps de la désintégration », conclut Abou Mohammed Al-Maqdissi

« Trump révèle la vraie mentalité des Américains, leur racisme et leur haine contre l’islam et les Arabes. Tout ceci ne fait qu’exposer au grand jour ce que ses prédécesseurs ne faisaient que masquer », ajoutait Abou Mohammed Al-Maqdissi.

En Syrie, le Front Fatah Al-Cham a vite trouvé, le 9 novembre, une vertu à l’élection du nouveau président américain, celle, visiblement, de lui alléger la tâche : « A partir d’aujourd’hui, nous n’aurons plus besoin de diffuser des communiqués exposant les machinations de l’Occident, il nous suffira de retweeter les déclarations de Trump », ironisait Hamza Al-Karibi, un responsable du groupe.

US admits civilians were "likely" killed in a US raid in Yemen and children may have been among the deadhttp://

Donald Trump l’a dépouillée de toute connotation éthique. Jamais un président américain en exercice, au moins depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, n’avait, devant des journalistes du monde entier, livré une telle opinion.LE MONDE | http://

 

La nouvelle stratégie d'implantation locale d'al-Qaida

Contrairement à Daech, la mouvance terroriste ne veut pas s'aliéner les populations pour établir des sanctuaires au Levant et en Afrique.

Il y a cinq ans, al-Qaida perdait son leader historique, Oussama Ben Laden, et semblait être happée dans une spirale déclinante. Aujourd'hui, la mouvance terroriste compte sur la défaite prochaine de sa rivale Daech en Syrie et en Irak pour au contraire rebondir, grâce à une stratégie d'implantation locale patiemment mise en place ces dernières années, que ce soit au Yémen, en Syrie ou au Maghreb. Le tournant s'est produit en 2010-2011.

A lire , 17/07/2016 La guerre de l'ombre au Sahara"

Au cours des années qui ont suivi les attaques du 11 septembre 2001, al-Qaida fut soumis à d'intenses pressions qui forcèrent sa direction à fuir le sanctuaire afghan pour se disperser sans autre stratégie que de sauver sa peau. L'invasion américaine de l'Irak en 2003 et l'insurrection sunnite qui en résulta vit la naissance en octobre 2004 de la première filiale d'al-Qaida hors de sa zone afghane. 

Depuis des mois, la communauté du renseignement américain ne cache pas son inquiétude face aux allées et venues de cadres d’Al-Qaida de la zone afghano-pakistanaise en Syrie, où le Pentagone craint que les zones sous contrôle du Front Fatah Al-Cham et de ses alliés deviennent un nouveau sanctuaire. Le tout sur fond d’un regain de menaces proférées à l’encontre de Washington.

Au Yémen, Al-Qaida dans la péninsule Arabique se félicitait il y a quelques jours « du retour, du Machrek au Maghreb, des armées de moudjahidin qui dévoreront l’Amérique ». Autre source d’inquiétude américaine, le Front Fatah Al-Cham pourrait également combler le vide laissé par son rival, l’Etat islamique, qui perd de plus en plus du terrain. Trump ou pas, la guerre continue.

 


LIRE AUSSI
» Somalie: nouvelle attaque meurtrière des shebab à MogadiscioEn Somalie, al-Chebab est de retourn   A lire : L'empilement des lois antiterroristes - Le Monde diplomatique : Infrarouge, vous êtes en Garde a Vue! - France 2 : Jeudi 28 juillet 2016 de 20:30 à 21:30 sur La Chaîne parlementaire Voir dans la grille

 

Pourtant, la gauche kurde est aujourd’hui le meilleur rempart contre Daech. Elle lui a infligé des défaites militaires et elle lui oppose une alternative politique, avec un projet de société démocratique, laïque, féministe et écologiste.

 

ENTRETIEN « Le terrorisme favorise un état d’esprit antidémocratique » Michel Rosenfeld, ­professeur de droit à la Cardozo School of Law de New York, est spécialiste de droit constitutionnel comparé et de philosophie du droit.
 

 Soutenir les forces progressistes au Moyen-Orient

L’éradication du djihadisme dépend des forces organisées au Moyen-Orient et en Afrique. Les forces progressistes peuvent parfois profiter des bombardements mais la participation de grandes puissances étrangères pose beaucoup plus de problèmes qu’elle n’en résout.

La fin de l’interventionnisme militaire ne sera pas la solution miracle, mais un préalable indispensable à l’extinction du djihadisme. Enrayer le délitement de la société

 

Militariser la société ? Sûrement pas !

a LIRE , il réduit les libertés publiques et entrave la contestation socialeUn œil sur vous, citoyens...

On connaît d’avance les boucs émissaires de ce climat militariste : les quartiers populaires, les migrant-e-s qui fuient la guerre et la misère, la population musulmane qui a déjà subi plusieurs « représailles » racistes depuis les attentats. C’est révoltant.

Refusons cette logique. Contre le djihadisme, contre l’interventionnisme militaire, contre la militarisation de la société, pour les luttes sociales, pour le soutien aux forces progressistes en Afrique et au Moyen- Orient. 

Pour info :

 
- ci-dessous le récapitulatif par la Coalition Climat 21
- CHAINE HUMAINE à Paris le dimanche 29 novembre confirmée - toutes les modalités sur le site d'Attac : https://france.attac.org/agenda/article/dimanche-29-novem...
- Pour vous inscrire sur Facebook : https://www.facebook.com/events/1525119174473260/

Le blog de Maxime Combe : "Paris2015 : Changer le système, pas le climat ! (en accès libre)

Pétition à signer : Laissons les fossiles dans le sol pour en finir avec les crimes climatiques

 

 

 COMPTE RENDU Turquie : assassinat du bâtonnier de Diyarbakir, figure de la cause kurde : Tahir Elçi a été mortellement touché à la tête, samedi, alors qu’il s’apprêtait à faire une déclaration sur les destructions survenues dans le quartier historique de la ville.

Sécurité élevée pour la COP21 - Hensozu

 

 Middle East, War & Conflict,  Politics, Middle East, Libya,Khalifa HaftarISIS, Libya,

1919-1939 : la drôle de paix

Daech, naissance d'un Etat terroriste - l'indigné révoltéDaech, naissance d'un Etat terroriste Créé le samedi 27 juin 2015 , Vu des Etats-Unis. Faut-il voir la main de l’Etat islamique derrière les attentats du 26 juin ? Terrorisme: Le mois du Ramadan, moment propice aux attentats Vu des Etats-Unis. Faut-il voir la main de l’Etat islamique derrière les attentats du 26 juin ?, Attentat en Isère : un défi politiqueLe djihad de la terreur, stratégie de vengeance et de diversionAux États-Unis, les extrémistes blancs tuent plus que les djihadistesQu'est-ce qu'un terroriste ? LSyrie, dans l'enfer d'AlepLa Confrérie, enquête sur les Frères musulmans Géopolitique

éIran, la présidentielle déjà verrouillé.Lire : Présidentielle en Iran : M. Rafsandjani condamné à rester dans les coulisses Lire aussi : Présidentielle en Iran : le dauphin de M. Ahmadinejad éliminé par le clergéVidéoAl-Manar diffuse des images des combats à Qoussair

La Confrérie : enquête chez les Frères musulmans (RTBF] - MeFeedia

 La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans Documentaire/Reportage: Les Frères Musulmans, cette secte au pouvoir dans de nombreux paysDaesch, fruit des contradictions Publié le 06/12/2016 à 08:22

Guerre-terrorisme-guerre-terrorisme... Sortir de l'engrenage ALTERNATIVELIBERTAIRE.ORG

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Qu'est-ce qu'un terroriste ? Lle tourbillon jihadiste :Les défis des ÉgyptiensGlobalia. JC Ruffin« l'EIIL est à son apogée...

 l'eiil, irak, syrie, , géopolitique, guerre civile, gaire sainte, al-qaida, as, géopolitique, , l'eiil, djihadiste d'al-qaida, l'etat islamique en irak et au levant, eiil, abou bakr al-baghdadi, le régime de Saddam Hussein

 

The War

Histoire réalisé en 2007 par Ken Burns, Lynn Novick  The War : liste des épisodes   "Le studio de la terreur" : Au coeur du Hollywood de Daech Créé le samedi 03 décembre 2016 

24/07/2016

La Somalie

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 Somalie : Les secrets d’une invasion - source Lettre d'afrique

Somalie rime bien trop souvent avec instabilité politique, terrorisme, islamistes, guerre… Mais il y a une autre réalité. Une réalité sordide. Celle où se confondent famine et pétrodollars. La Somalie a un sous-sol riche en uranium, en fer, en gaz naturel… Et en pétrole ! D’énormes potentiels convoités depuis plus de vingt ans par des majors pétroliers. Nombreux sont ceux qui veulent une part du butin.

Envoye Special Somalie - vidéo Dailymotion

 

Pour exemple, nous pouvons analyser la situation sécuritaire en Afghanistan ou en Somalie ou les insurgés islamistes après avoir été délogé par des coalitions armées et un temps affaiblit, avait peu s'adapter et lancer des attaques de plus en plus coordonnées et meutrières contre leurs ennemis. Les islamistes somaliens shebab ont mené une attaque au camion piégé contre une position de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), aujourd'hui à Beledweyne, dans le centre de la Somalie ou les shebab revendique régulièrement leurs l'attaques sur le site internet de leur station, Radio Andalus.

"La Somalie doit organiser dans les semaines à venir des élections au suffrage indirect qui se solderont par l'élection du président le 30 octobre"Ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, refusant le plus souvent le combat conventionnel au profit d'opérations de guérilla et d'attentats-suicides.  

Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides -souvent jusque dans la capitale somalienne- contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre l'Amisom 

Somalia has been embroiled in conflict and lawlessness since the early 1990s following the toppling of Mohamed Siad Barre.

Le nord-est du Kenya, frontalier de la Somalie, est confronté depuis environ trois mois à une recrudescence d'attaques attribuées aux shebab. Depuis son intervention militaire dans le sud de la Somalie en 2011 pour lutter contre les shebab, le Kenya a été la cible de plusieurs attentats meurtriers, notamment ceux du centre commercial Westgate à Nairobi (septembre 2013 - 67 mort) et de l'université de Garissa, dans l'est (avril 2015 - 148 victimes).

Enfin récemment une cellule de l'EI ( ancien miliciens 'Al Chabaab) ont fait leurs apparitionSomalie: des pro-EI s'emparent d'une ville Un groupe de partisans de l'organisation Etat islamique s'est emparé aujourd'hui d'une ville portuaire située dans la région semi-autonome du Puntland, en Somalie, ont annoncé les autorités. Rivaux des miliciens d'Al Chabaab, les combattants pro-EI ont capturé le port de Qandala après avoir brièvement affronté les forces de sécurité locales. C'est la première fois que les partisans de l'Etat islamique s'emparent d'une ville. S'il leur est arrivé d'entrer dans des villages, ces incursions étaient suivies d'un retrait rapide. Le Groupe islamiste du Puntland est dirigé par Abdiqadir Mumin, un ancien commandant d'Al Chabaab qui a rompu avec les milices islamistes et qui s'inspire de l'organisation Etat islamique. » Somalie: une explosion au camion piégé fait plus de 20 morts à Mogadiscio

Somalie: attaque d'un tanker sri-lankais au large de la Corne de l'Afrique et détourné vers les côtes du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, selon un expert en piraterie somalienne aujourd'hui, qui soupçonne des pirates d'être les auteurs de cette attaque. Si l'identité des assaillants est confirmée, il s'agirait de la première attaque d'un navire commercial par des pirates somaliens depuis 2012.

 » Lire aussi - Tribal-Kat : le dernier procès de pirates somaliens en France débute ce mardi

La piraterie somalienne, qui avait repris à une échelle industrielle en 2005, a connu son apogée en 2011, et les attaques avaient très sérieusement perturbé la navigation internationale dans cette zone maritime très fréquentée. Au plus fort de la crise (janvier 2011), les pirates détenaient 736 otages et 32 bateaux. Mais les mesures de lutte anti-piraterie ont fini par porter leurs fruits, avec notamment le déploiement de forces navales internationales. Les pirates avaient abandonné la partie ou été arrêtés pour plusieurs centaines d'entre eux.

 

somalie reportage arte - YouTube

 Un tanker a été attaqué et détourné lundi, au large de la Somalie. Les pirates, qui pourraient être des pêcheurs en colère, réclament une rançon pour la libération des huit membres d'équipage.La force européenne de lutte contre la piraterie (Eunavfor), qui a lancé la mission «Atalante» en 2008, a déclaré avoir repris contact avec le commandant de bord qui affirme que des hommes armés sont à bord. Le cargo a été conduit à Alula, dans la province semi-autonome de Puntland, au nord-est de la Somalie.Selon Oceans beyond privacy (OBP), les auteurs de l'attaque appartiendraient au «clan Majerteen/Siwaaqroon, dirigé par le pirate Jacfar Saciid Cabdulaahi

Documentaire 2015 - Somalie, la saison des pirates - YouTube 

Depuis 2015, des figures locales alertent la communauté internationale sur la possibilité d'un retour de la piraterie de masse si la pêche illégale continue de détruire le commerce local. Beaucoup de pêcheurs somaliens ont basculé dans la piraterie après avoir vu leur zone envahie par des pêcheurs étrangers qui ont profité des défaillances d'un État incapable de mener une véritable surveillance maritime.

Selon Nur, un habitant d'Alula cité par Associated Press, de jeunes pêcheurs font partie du commando qui a attaqué l'Aris 13. «Ils ont navigué à la recherche d'un navire étranger à détourner, ont trouvé celui-là et l'ont abordé, car les pêcheurs étrangers ont volé leur gagne-pain.»

Afrique de l'Est (1/2) : Les pirates somaliens - France Culture

 

Celebrities join forces on social media to help famine-hit Somalia http://aje.io/lf35 

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Toxic Somalie: L'autre Piraterie - YouTube : «Toxic Somalia : l'autre piraterie», documentaire sur le trafic des ... - RFICOMPTE RENDU, What is a famine?

« Au Somaliland, les hôpitaux sont débordés d’enfants en situation de malnutrition sévère »

Dans un tchat sur Lemonde.fr, Bruno Meyerfled, journaliste au « Monde » basé à Nairobi, revient sur son reportage sur la famine en Somaliland, Etat qui a proclamé son indépendance vis-à-vis de la Somalie en 1991.

Bruno Meyerfeld, journaliste au « Monde » rentrant du Somaliland, a répondu aux questions des lecteurs du Monde.fr, mardi 28 mars, à l’occasion d’une journée spéciale sur la famine au Soudan du Sud, au Nigeria, en Somalie et au Yémen.

Depuis quand existe le Somaliland ? Sous quel régime vivent ses habitants ?

Bruno Meyerfeld : Le Somaliland a déclaré son indépendance du reste de la Somalie le 18 mai 1991, après des années de guerre civile. Il n’est pour l’instant pas reconnu par la communauté internationale. Mais plusieurs pays y ont des représentations, notamment lEthiopie et la Turquie, et beaucoup d’ONG et d’institutions internationales sont présentes. Le pays s’est montré capable, depuis son indépendance, d’assurer la sécurité de la population et d’organiser des élections jugées démocratiques. Mais à cause de la sécheresse et d’importants mouvements de population, le scrutin prévu en mars 2017 a été reporté, au grand dam de la communauté internationale.

Pouvez-vous nous expliquer quelles sont sur le terrain les conséquences de la famine ? D’ailleurs, le Somaliland est-il officiellement entré dans une phase de famine ? Les humanitaires sont-ils présents ?

Rappelons d’abord que la famine n’a pour l’instant été déclarée qu’au Soudan du Sud, et seulement dans l’Etat de Unity. Le Somaliland, et a fortiori la Somalie, sont dans une situation de crise alimentaire critique qui, selon les experts et les officiels rencontrés sur place, pourrait mener à la famine. Mais heureusement, on n’en est pas encore là.

Sur le terrain, la situation est malgré tout très difficile. En Somalie, plus de 250 000 personnes ont quitté leur foyer en quête d’eau ou de nourriture, fuyant les zones atteintes par la sécheresse, dont plusieurs dizaines de milliers au Somaliland. Partout au Somaliland, j’ai vu des centaines de cadavres d’animaux morts de soif, des champs autrefois fertiles et ravagés par la sécheresse, des villages vidés de leurs habitants, des hôpitaux débordés d’enfants en situation de malnutrition sévère. On observe aussi un afflux de déplacés vers les villes, où se forment des premiers camps informels.

Vous dites qu’il y a un exode pour fuir la famine, mais où vont les habitants ? Est-ce qu’ils trouvent refuge ailleurs ? Comment est-ce qu’ils sont accueillis ?

Au Somaliland, les populations fuient l’est du pays, à savoir les régions de Sanaag et Sool, qui sont les plus affectées par la sécheresse. Ils partent vers l’Ouest, dans la région de Borama (près de l’Ethiopie) et d’Hargeisa (la capitale) ou carrément vers l’océan Indien. A Borama, j’ai rencontré une femme qui avait parcouru plus de 700 kilomètres avec son bébé !

Pour l’instant, les Somalilandais se montrent solidaires des déplacés. Mais à mesure que les arrivées, venues des campagnes, se multiplient, la situation se tend avec les urbains. Dans la ville d’Ainabo, dans la région de Sool, quelques milliers de déplacés ont trouvé refuge et monté un petit camp. Ils m’ont expliqué que les habitants de la ville essayaient de leur voler leur eau et s’infiltraient la nuit dans le camp pour leur dérober leurs derniers biens.

Comment réagissent les autorités locales ? La famine est-elle taboue ou pas ?

Encore une fois, la famine n’a pas été déclarée en Somalie. La situation est très différente dans le sud et dans le nord de la Somalie. Dans le sud, notamment à Mogadiscio, la présence d’un Etat central est toute relative et le pays est encore en état de guerre civile. Dans le nord, par contre, le Somaliland a déclaré son indépendance en 1991, l’Etat a plus de moyens et la sécurité est assurée.

Mais les moyens du Somaliland sont très limités : le budget de l’Etat est de seulement 250 millions de dollars (environ 230 millions d’euros), soit l’équivalent d’une ville moyenne française, pour un pays de 3,5 millions d’habitants. Sur place, la ministre de l’environnement m’a confié que l’Etat central ne disposait que de 6 camions-citernes pour livrer de l’eau aux populations fragiles : une goutte d’eau, dans un pays grand comme la Grèce, où l’immense majorité des routes ne sont pas asphaltées !

Est-ce que le Somaliland a reçu des aides alimentaires des pays voisins ?

Oui. Les gouvernements de Djibouti et de l’Ethiopie ont apporté une assistance alimentaire à 20 500 foyers, soit à peu près 120 000 personnes. Cela reste une goutte d’eau : selon l’ONU, près de 1,5 million de personnes auraient besoin d’une assistance alimentaire au Somaliland.

Avez-vous pu observer le travail des ONG sur place ? Quelles sont leurs priorités actuellement ?

J’ai pu observer l’action de nombreuses ONG. Il est difficile d’avoir des chiffres spécifiques pour le Somaliland car les humanitaires ne le considèrent pas comme indépendant de la Somalie. Mais d’importants programmes de transfert d’argent par mobile et de livraisons d’eau ont été mis en place par les ONG.

Mais c’est loin d’être suffisant : les programmes de transfert d’argent que j’ai observés représentaient 62 euros par mois et par famille. Or, une famille, c’est parfois plus de 20 personnes ! Les livraisons d’eau sont également jugées insuffisantes par la population : dans le village de Beer, dans la région de Togdheer, j’ai vu une foule de villageois prendre à partie des membres de l’ONG Save The Children, réclamant davantage de camions-citernes.

Est-il compliqué de se rendre au Somaliland en tant que journaliste ? Comment avez-vous pu travailler là-bas ?

Non. A la différence du reste de la Somalie, le Somaliland est à peu près sécurisé. Cependant, le gouvernement impose une escorte armée pour sedéplacer dans le pays. Peu de routes sont asphaltées, il faut donc un bon véhicule. Malgré tout, les zones situées le plus à l’Est, comme Sanaag et Sool, sont inaccessibles car très instables et disputées par la région voisine du Puntland – toujours membre de la Somalie. Même les ONG n’osent pas y aller.

Dans quel cadre êtes-vous allé au Somaliland ? Le pays n’est donc pas en situation de famine officielle, quelles actions sont à développer pour éviter une telle catastrophe ?

Pour l’instant, il faut gérer l’urgence, c’est-à-dire réunir des fonds, mettre en place des programmes efficaces de transfert d’argent et surtout de livraisons d’eau et commencer à aménager les camps de déplacés. Il faut aussi s’occuper de ramasser les cadavres des animaux morts, qui pourraient transmettrede nombreuses maladies.

Ceci dit, il faut commencer à penser à des solutions à long terme. La pluie ne résoudra pas les problèmes des paysans nomades qui ont perdu tout leur bétail, d’autant que certaines zones pourraient devenir totalement incultivables. En effet, les paysans les plus pauvres, et qui ont tout perdu, se mettent àcouper les arbres et vendre du charbon. Résultat : le sol s’appauvrit, la pluie ne s’infiltre plus et, à long terme, plus rien ne pourra pousser. De grands programmes de reboisement seront donc nécessaires.

On envisage bien sûr une aide humanitaire dans ces circonstances si affreuses. Mais est-ce qu’on évoque, à plus long terme, des actions pour prendre le mal à sa racine ? Sa vraie racine est la surpopulation, la démographie galopante, sans aucune relation avec les possibilités d’hébergement dans ces pays. Pourquoi un tel silence sur cette cause première – en Afrique comme dans bien d’autres régions ?

Même si les familles sont très nombreuses en Somalie et au Somaliland, je ne dirais pas que la “surpopulation” est le véritable problème. Le Somaliland fait la taille de la Grèce, mais il est trois fois moins peuplé. La densité de population en Somalie est dix fois moins élevée qu’en France. Selon moi, le vrai problème, c’est le manque d’accès aux populations vulnérables à cause de l’insécurité et le phénomène de désertification.

Dans les villes qu’ont rejointes des milliers de Somalilandais, est-ce que l’accueil de ces populations a été anticipé ? Les ressources agricoles y sont-elles moins affectées par la sécheresse ? En gros, les populations qui arrivent vont-elles pouvoir s’alimenter ?

Là où je me suis rendu, comme par exemple à Aynabo, rien n’a été préparé. Les quelques milliers de déplacés y ont planté leurs tentes (des branches, des toiles en plastique et du tissu troué) sur un sol brûlant et dur comme de la pierre. L’eau à laquelle ils ont accès est épaisse et pleine de minéraux. Plusieurs habitants m’ont dit qu’ils n’arrivaient même pas à la boire, et qu’elle provoquait des diarrhées et des indigestions chez les bébés et les plus âgés. Je n’ai vu ni médecin, ni camion-citerne, ni système d’administration.

Etant actuellement en poste dans une ONG au Somaliland, nous faisons face également à l’afflux de réfugiés et de Somalilandais provenant du Yémen tout proche. Avez-vous pu aller à la rencontre de cette population s’ajoutant déjà au 81 000 personnes déplacées au Somaliland ?

Non, je n’ai rencontré aucun Yéménite.

Est-ce que la famine peut faire basculer le Somaliland dans le chaos politique, comme ses voisins du Puntland et de Somalie ? Est-ce que les Chababs ont des velléités de jouer un rôle humanitaire au Somaliland, et ainsi gagner la population de cette région à leur cause ?

Rien n’est exclu. A ce stade, je dirais que le Somaliland “tient”. Mais le fait d’avoir repoussé les élections à la fin de l’année – alors que celles-ci auraient déjà dû avoir lieu en 2015 – accroît les tensions entre les différents clans composant le Somaliland. Certains y voient déjà un prétexte pour le gouvernement actuel de se maintenir au pouvoir. Des violences ne sont pas à exclure.

Concernant les Chababs, ils ne représentent pas une menace au Somaliland, où ils ne contrôlent pas de territoire. Je n’ai pas constaté de processus de radicalisation religieuse. La population s’en remet pour l’instant au gouvernement, à la solidarité familiale et clanique et aux ONG… en attendant la pluie.

 

Al-Shabab have also claimed responsibility for a series of cross-border attacks in recent months, including a spate of roadside bombings targeting security forces.

Fight against armed groups dominates US-Africa defence summit – Inside Story

Syrie, dans l'enfer d'Alep

17/07/2016

La guerre de l'ombre au Sahara"

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«On a fait des livres sur les intérêts des princes ; on parle d’étudier les intérêts des princes : quelqu’un a-t-il jamais parlé d’étudier les intérêts des peuples ?» de Chamfort

 

Extrait "La guerre de l'ombre au Sahara" - ARTE - YouTube

 

 

 

L'accord de paix signé samedi 20 juin à Bamako est censé  tourner la page du jihadisme dans cette partie du Sahel qui a connu une série de rébellions touareg depuis les premières années d'indépendance du pays, en 1960. En 2012, cette vaste région a été transformée en sanctuaire et en base d'opérations jihadiste, jusqu'au lancement à l'initiative de la France de l'opération Serval en janvier 2013.       
 

Dans notre dossier : un documentaire qui décrypte la forte présence militaire américaine sur le continent et l'envers des récentes opérations militaires en Libye et au Mali, des repères géographiques et chronologiques sur cette guerre au Sahara, et une infographie sur l'internationale jihadiste. 

 Shadow War in the Sahara: Western Military in N.Africa | Documentary - GorwFilm

Guerre de l'ombre au Sahara | ARTE Info : “Guerre de l'ombre au Sahara” - Mondafrique

nnLe conflit au Mali s'étend selon ONU au Burkina Faso et au Niger, avec une forte augmentation des attaques de groupes extrémistes dans les régions frontalières ces derniers mois, a averti aujourd'hui le représentant spécial des Nations unies en Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas.

 » Lire aussi - Au Sahel, Macron lance une force militaire africaine contre les djihadistes

 L'ONU compte 12.500 soldats et policiers dans la région au sein de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma), considérée comme la mission de maintien de la paix la plus dangereuse du monde en raison du grand nombre d'attaques dont elle fait l'objet. Avec la force Barkhane, la France dispose également de 4.000 soldats qui luttent contre les jihadistes au Sahel.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés par une intervention militaire internationale lancée en 2013 à l'initiative de la France.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré l'accord de paix.

LIRE AUSSI : » L'UE et 5 chefs d'État africains appellent à un partenariat pour la paix et la stabilité au Sahel

 

INSIDE STORY: Fight against armed groups tops US-Africa defence meeting

 Source: News agencies

Comprendre la situation au Mali en 5 minutes

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 [#jdef] Spécial "Mali, un an après"

Il n'y a presque pas un jour où l'on ne reçoit pas de rapports sur des actes abominables de terrorisme commis par les ennemis de la paix et les ennemis de ce pays et de son peuple", s'est indigné le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cité dans le communiqué.

"Leur cible réelle est l'échec du processus de paix et leur objectif est d'imposer le règne de la violence et du chaos", a-t-il ajouté.

» Lire aussi - Au Sahel, «Barkhane» face à des djihadistes furtifs 

Au Nord Mali, la situation s'enlisse dans une guerre asymétrique faite d'acte de guérilla urbaine : Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes. Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques djihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays, y compris à Bamako. Mali: un Casque bleu et 2 civils tués Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a condamné l'attaque  La paix et la sécurité demeurent la responsabilité primordiale des parties maliennes", a-t-il souligné, appelant à l'application de l'accord de paix de 2015 censé isoler les jihadistes mais dont l'application accumule les retards. Par ailleurs, dans la région de Tombouctou, des hommes armés ont attaqué hier un camp de l'armée malienne, selon des sources locale et sécuritaireLe président malien Ibrahim Boubacar Keïtaa réuni hier soir un conseil de défense et "a donné des instructions pour que les forces de défense et de sécurité adoptent plus une position mobile et non plus statique dans plusieurs localités du pays, notamment au nord", a déclaré à l'AFP l'un des participants. 

 Lire aussi :   Au Mali, l’impossible paix ?


Guerre au Mali: le début.

 

Burkina: 11 militaires tués dans une attaque à Nassoumbou au nord du pays, à 70 km de la frontière malienne, a annoncé le haut commissaire de la province du Soum, Mohamed Dah.

"Nous avons un très mauvais bilan. Nous avons perdu onze de nos hommes dans l'attaque de ce matin à Nassoumbou", qui constitue "la plus grosse attaque djihadiste jamais perpétrée" contre l'armée, a déclaré à l'AFP M. Dah joint au téléphone depuis Ouagadougou.

 

Le nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques djihadistes régulières.

Le détachement victime de l’attaque fait partie du Groupement des forces armées antiterroristes (GFAT), un bataillon de plus de 600 hommes déployés à la fin de janvier 2013, quelques semaines après le début de l’opération Serval lancée par la France contre les forces djihadistes dans le nord du Mali. Cette opération qui s’est achevée en juillet 2014 a été remplacée par l’opération Barkhane chargée de la lutte antiterroriste dans le Sahel.

Lire aussi :   Au Burkina Faso, le pouvoir affirme avoir déjoué une tentative de coup d’Etat

C’est la deuxième attaque directe à laquelle l’armée burkinabée est confrontée depuis le début des attaques djihadistes au premier trimestre 2015 au Burkina. Le nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques djihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015.

 
Mali and Burkina Faso join forces against armed groups

Deadly attack targets army base in Burkina Faso http://aje.io/ezgt

Mali : un guerre inachevée ? (Partie 1) (Partie 2 - #DébatF24

Après le nord, le centre du Mali menace à son tour de s’enflammer 7

Exécutions et intimidations se multiplient dans cette région du delta intérieur du Niger gangrenée par des groupes islamistes, et que l’Etat a désertée. Par Christophe Châtelot (Bamako, Mopti, Sévaré, envoyé spécial) LE MONDE Depuis le 22 avril 2015, Issa Dicko est en sursis. Ce jour-là, Amadou Issa Dicko, son cousin et chef du village de Dogo, dans le centre du Mali, a été froidement assassiné en public par deux djihadistes à moto. Les raisons du drame mêlent des considérations sociales, politiques et religieuses, dans cette région du delta intérieur du Niger désertée par l’Etat et qui menace, après le Nord, de s’enflammer.

Lire aussi :   Les violences au Mali ont atteint un niveau inquiétant en 2016

L’histoire que raconte Issa Dicko, rencontré à la mi-décembre 2016 à Sévaré, est emblématique des tensions qui déchirent cette terre d’élevage et de rizières enrichies par les crues du Niger, source de litiges fonciers séculaires et terre de djihad. Un homme incarne le danger. Hamadoun Koufa Diallo, un islamiste radical, qui, depuis des années, laboure les consciences. « J’appréciais certains de ses prêches prônant la constitution d’une république islamique au Mali, reconnaît Issa Dicko, doyen septuagénaire d’unefamille de propriétaires terriens. Mais ce maître coranique a converti des marabouts de la région et, surtout, il a convaincu les plus pauvres de prendre les armes. »

vide étatique

Le succès d’Hamadoun Koufa Diallo est d’avoir ajouté une dimension sociale au discours religieux rigoriste. « Lui et les autres islamistes de la région parlent de libération, d’émancipation et d’épanouissement, cela attire les plus démunis, les pasteurs transhumants et certains marabouts », décrypte Boukary Sangaré, anthropologue malien, doctorant à l’université de Leyde, aux Pays-Bas. « Il y a dans ce combat une forme de révolution sociale vis-à-vis de l’Etat et des structures communautaires traditionnelles quasi féodales », ajoute-t-il. Issa Dicko illustre ce propos : « Normalement, quand tu passes sur une terre avec du bétail, tu paies la redevance au propriétaire. Koufa dit : “Ne payez rien, la terre appartient à tout le monde.” »

Cette jacquerie a connu une embellie en 2011. La moitié du Mali est alors occupée par une coalition instable de mouvements djihadistes, affiliés pour certains à Al-Qaida, et de rebelles indépendantistes touareg qui avait mis l’armée et l’Etat maliens en déroute. « L’intervention militaire française du début 2013 a dispersé les djihadistes. L’accalmie n’a pas duré », se souvient Issa Dicko.

 

 

LIRE AUSSI:» Au Mali, l'insurrection djihadiste ronge lentement la région de Mopti


Plusieurs locaux accusés de servir comme éclaireurs de l’armée malienne dans le dédale lacustre du delta ou la brousse sahélienne ont été exécutés sommairement

Un rapport publié le 18 janvier par l’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch souligne ainsi que « beaucoup d’exécutions ont eu lieu dans le centre du Mali, où la présence de groupes islamistes armés et l’intimidation des populations n’ont cessé d’augmenter en cours d’année [2016] ».

Lire aussi :   Après le nord, le centre du Mali menace à son tour de s’enflammer

 La peur et la suspicion empoisonnent maintenant le delta et ses campagnes. Sévaré aussi est touchée..« L’armée malienne ne contrôle que la grand-route allant de Bamako jusqu’à Sévaré, après, jusqu’à Gao, c’est le Far West », s’inquiète un officier de la Minusma. Sans parlerdes voies secondaires de circulation partant du « goudron ». C’est le règne des coupeurs de route, quand elles ne sont pas minées par les groupes armés. Dans nombre de communes de la région, l’Etat a d’ailleurs renoncé à y organiser les municipales en novembre 2016. Autre signe de la crise dans le delta intérieur du Niger, l’Etat malien abandonne le champ de l’éducation républicaine sous la pression islamiste.


« Si l’Etat n’agit pas rapidement, la région va basculer dans la guerre », s’inquiète Soumaïla Sangaré. Mais, à Bamako, tout cela semble bien loin.

Mali: 11 morts dans une attaque contre l'armé .Guerre de l'ombre au Sahara | ARTE Info

 

Boko Haram: Regional responsibility?

 Source: News agencies

Niger: état d'urgence à la frontière malienne

Le Niger a décrété vendredi "l'Etat d'urgence" dans plusieurs départements de Tillabéri et Tahoua, deux régions situées dans l'ouest du pays voisin du Mali et souvent victimes d'attaques terroristes meurtrières, selon un communiqué du gouvernement. "Le projet de décret (pris par le conseil des ministre) a pour objet de proclamer l'Etat d'urgence dans les départements de Ouallam, Ayorou, Bankilaré, Abala, Banibangou dans la région de Tillabéri, et les départements de Tassara et Tilia dans la région de Tahoua", précise le texte lu à la télévision d'Etat.

Cette mesure accordera des pouvoirs supplémentaires aux forces de sécurité sur les théâtres des opérations dont celui d'ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit. Dans ces zones, les attaques "mettent en péril la sécurité des paisibles populations et l'ordre public", a justifié le gouvernement. Les régions de Tillabéri et Tahoua sont devenues très instables en raison de nombreuses attaques meurtrières, visant régulièrement des positions de l'armée et des camps de réfugiés, attribuées à des groupes jihadistes maliens liés notamment au Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

Ce mouvement est l'une des formations djihadistes visées depuis plusieurs années par l'armée française au Sahel. Fin février, 16 soldats ont été tués et 18 blessés dans une "attaque terroriste" contre une patrouille de l'armée à Tilwa dans la zone de Ouallam.

Une "attaque terroriste" a été menée dimanche soir contre un café-restaurant à Ouagadougou, . Le Burkina Faso, théâtre d'attaques djihadistes régulières depuis 2015

Will more troops protect the Sahel region of Africa?

Niger: état d'urgence à la frontière malienne

Mali: alliance de trois groupes djihadistes

La nouvelle organisation, liée à Al-Qaida, veut étendre les attaques dans la région. la fusion de leurs groupes au sein d’une nouvelle organisation censée chapeauter le combat des islamistes radicaux au Sahel et au-delà.ont scellé la naissance du « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans ». Une nouvelle entité placée sous le commandement d’Iyad Ag Ghali, lequel a prêté allégeance à Al-Qaida et aux talibans afghans.

Les deux principaux groupes djihadistes actifs au Mali, Ansar Dine et Al Mourabitoune, ont annoncé aujourd'hui qu'ils allaient fusionner leurs forces, rapporte l'agence de presse mauritanienne ANI. Les deux mouvements ont revendiqué de multiples attaques contre les forces maliennes, les casques bleus de la Minusma et les soldats français de l'opération Barkhane. Al Mourabitoune, lié à Al Qaïda et commandé par l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, s'est attribué la responsabilité de l'attentat suicide qui a fait jusqu'à 60 morts et plus de 100 blessés le 18 janvier dernier dans un camp militaire de Gao, dans le nord du Mali.

» Lire aussi - Au Mali, la paix se fait toujours attendre » Lire aussi - Mali : l'armée française revoit à la hausse le bilan de l'attentat de Gao

L'agence ANI, qui s'appuie sur une annonce diffusée via un forum islamiste sur internet, ajoute que les Brigades Massina, un groupe opérant dans le centre du Mali formé principalement de bergers peuls, et l'Emirat du Sahara, une émanation d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), uniront également leurs forces avec le nouveau groupe.

 Cette unification des groupes djihadistes ne surprend pas Dominique Thomas, chercheur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et auteur de Génération djihadistes. Al-Qaida-Etat islamique, histoire d’une lutte fratricide (Michalon, 224 pages, 17 €) : « Cela révèle une volonté chez AQMI d’officialiser un partenariat qui existe depuis 2011 et qui s’est renforcé ces deux dernières années. Ils le font par un acte fort, avec une vraie prise de risques – une frappe de drone, et c’était terminé. Il s’agit aussi de relancer une dynamique sur le terrain qu’on perçoit depuis 2016, avec AQMI à la baguette dans la coordination des attaques contre les forces françaises, notamment. »

 


La guerre du désert Arte 2015 12 01 23 00
 

 

 n EDITORIAL Au Sahel, la crainte d’une guerre sans fin Editorial. Les attaques qui ont eu lieu mi-août au Burkina Faso et au Mali viennent rappeler que les groupes islamistes armés font désormais peser une menace constante dans la région.

La guerre dans l'ombre - Partie I - YouTube

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» Mali: les soldats français face à une nouvelle poussée djihadiste

» Au Mali, la paix se fait toujours attendre

 

 
 
Une série d'infographies, tirées du documentaire "Guerre de l'ombre au Sahara", pour mieux comprendre les racines et les enjeux de la situation qui règne dans cette partie du monde.
INFO.ARTE.TV
 

je ne sais pas si c'est lié ou pas, mais je pense que oui : bcp bcp de trafic depuis deux jours sur l'article Mali : l'uranium de Faléa, un des enjeux du conflit ? - Le Blog Finance LEBLOGFINANCE.COM, Guerre de l'ombre au Sahara TELEVISION.TELERAMA.FR

 

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◉ Les Islamistes Dans Le Sahara | La Guerre Du Désert | ARTE Documentaire 2016 HD

France 2 documentaire sur le Mali: Faut il crier victoire? 22/04/13 ...

mali - Le Blog des Documentaires sur l'Afrique

A QUI PROFITE LA GUERRE - Seigneurs de Guerre - Documentaire - 2015

COMPTE RENDU Burkina Faso : au moins onze militaires tués dans une attaque djihadiste

Le nord du Burkina, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques djihadistes régulières.

"La guerre de l'ombre au Sahara" Par Enkolo dans Accueil le

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Burkina Faso : l’exode des « hommes bleus » .. Lire la suite

 
Chine : frappée par la crise, la ville de Wenzhou, célèbre pour ses entreprises prospères, est en pleine débâcle.
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