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04/04/2015

les nouveaux foyers de conflit

Téhéran à la reconquête de son empire

AnalyseL’accord sur son programme nucléaire redonne à l’Iran une forte influence politique, religieuse et culturelle sur une large partie du Moyen-Orient, de Bagdad à Sanaa.

 

 

 Flores Magon 

 

L’avancée iranienne d’un bout à l’autre du Proche et Moyen-Orient, le chef druze libanais Walid Joumblatt l’appelle «la revanche de Cyrus le Grand». La comparaison n’est pas fortuite. Cyrus, roi des Perses et des Mèdes, s’était emparé de l’incomparable Babylone, en 539 avant Jésus-Christ, et de la Mésopotamie, fondant ainsi le premier empire à vocation universelle de l’histoire.

Que se passe-t-il ?

Aujourd’hui, dans la perception de bien des dirigeants arabes, l’impression est d’assister au retour des Perses au premier rang de la scène orientale. «Cyrus le Grand et ses légions avancent en Mésopotamie, contrôlent la Syrie, sont bien retranchés au Liban, envahissent le Yémen et sont prêts à bloquer le détroit d’Ormuz», écrivait dernièrement le leader druze dans une correspondance. «Et les soldats de dieu sont aux portes d’Israël», ajoutait-il, faisant référence à la volonté des combattants chiites libanais de conquérir la partie syrienne du plateau du Golan.

iranien ? Vidéo 13

Le drapeau iranien, devant les locaux de l'ONU où se sont tenus les pourparlers sur le dossier nucléaire à Vienne, le 18 juin.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif acclamé par la foule à Téhéran après l'accord sur le nucléaire. (Photo Borna Ghasemi. AFP)

 

ne économie plombée par trente-cinq ans de sanctions Par Vittorio De Filippis

Le président Hassan Rohani en position de force Par Jean-Pierre Perrin

Pour Barack Obama, une victoire «historique» mais chère payée Par Jean-Pierre Perrin

Décryptage Nucléaire iranien : un accord ambigu et des craintes Par Blaise Gauquelin

 

Aussi le programme nucléaire iranien est-il suivi avec la plus grande attention par le monde arabe, au point de provoquer un certain nombre de bouleversements stratégiques, dont une alliance de facto entre l’Arabie Saoudite, les Etats arabes du golfe Persique et Israël. L’arrivée de Téhéran au seuil de l’arme nucléaire, parce qu’elle renforcerait la puissance iranienne déjà considérée comme alarmante, serait donc considérée par ces pays comme un désastre absolu.

Gloire. C’est sous le président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani que la République islamique s’est réconciliée avec le passé impérial de l’Iran. Avant lui, Ali Khamenei, qui fut président avant d’être Guide suprême, considérait certes Persépolis comme une merveille de l’humanité mais aussi comme le symbole de l’impérialisme perse, sa face noire, ce qu’il appelait «la cruelle grandeur» de ses empereurs. Avec Rafsandjani, la perception change. En avril 1991, il est le premier dignitaire religieux issu de la révolution islamique à se rendre à Persépolis. Il dira alors : «Au milieu de ces ruines plusieurs fois millénaires, j’ai ressenti combien la dignité de la nation était fondamentale et qu’elle devait être renforcée. Notre peuple doit savoir qu’il n’est pas sans histoire.» Ce ne sont plus les mots d’un religieux, mais ceux d’un homme d’Etat cherchant à faire revivre la gloire de la Perse antique, comme le chah avant lui. Cyrus, Darius, Xerxès réintègrent l’histoire nationale.

Cette tragédie culturelle résonne - à l’heure où l’offensive des milices chiites et de l’armée irakienne pour reprendre Tikrit à l’Etat islamique se poursuit, avec le général iranien Kacem Soleimani pour diriger la bataille - dans les récentes déclarations d’Ali Younsi, ancien ministre iranien des Renseignements et conseiller du président, Hassan Rohani : «Nous défendrons tous les peuples de la région car nous les considérons comme faisant partie de l’Iran ; nous ferons face à l’extrémisme islamiste, aux takfiris, aux athées, aux néo-Ottomans, aux wahhabites, aux Occidentaux et aux sionistes.»

Faisant référence précisément à l’empire sassanide, il ajoutait, cité par le site Al-Khaleej Online, à l’occasion d’un forum sur l’identité iranienne : «L’Iran est devenu un empire, comme il l’a toujours été au cours de l’histoire. Bagdad est sa capitale actuelle et elle représente, comme par le passé, le centre de notre civilisation, de notre culture et de notre identité.» Même si les autorités ont ensuite estimé que ses propos avaient été «déformés», ils n’ont pas été vraiment démentis.

«Adjoint». Aujourd’hui, Téhéran est donc au centre du jeu dans quatre pays arabes. En Irak, son engagement à la fois direct -….. En Syrie - où les milices du Hezbollah et des officiers iraniens empêchent l’effondrement du régime de Bachar al-Assad -, un officier des gardiens de la révolution, le général Hossein Hamedani, a déclaré en mai, sur le site de l’agence Fars, que «Bachar al-Assad fait la guerre en Syrie comme notre adjoint». Une façon de laisser entendre que ce sont les Iraniens qui décident des opérations. L’Iran est par ailleurs présent au Liban, où ce même Hezbollah paralyse actuellement le jeu politique, empêchant les élections parlementaires et la nomination d’un gouvernement…

 

 Origine et ampleur de la mobilisation chiite en Syrie

 

Lorsque les Syriens commencent à se soulever, en mars 2011, l'Iran est solidement implanté en Syrie.. Entre 2000 et 2010, profitant de l'inexpérience et des erreurs d'appréciation de Bachar al-Assad, les Iraniens sont en effet parvenus à passer du statut d'alliés stratégiques dans lequel Hafez al-Assad les avait confinés, à celui de tuteurs ou de parrains de son successeuré, ils sont au courant des petits et des grands secrets du régime. Ils sont donc en mesure de peser sur nombre de ses choix dans de multiples domaines.

 

Le recrutement de mercenaires chiites pour la Syrie (Caricature d'Ali Farzat)

 

L'Iran, la Syrie et les mercenaires chiites
(Caricature d'Ali Farzat)

Déjà présents dans le pays, des experts du corps des Gardiens de la Révolution islamique (Pasdaran) conseillent l'état-major et encadrent sur le terrain les troupes immédiatement chargées de réprimer les manifestations. Avec le début, puis l'accélération des désertions d'officiers dans les rangs de l'armée gouvernementales, le régime se voit contraint de faire appel à eux pour d'autres missions. Des tireurs d'élite iraniens sont signalés en juin 2011,

 

 

Les milices plus haut répertoriées, dont la liste encore une fois ne prétend pas à l'exhaustivité, rassemblaient à l'été 2014, selon l'étude de l'ICDHRF, quelque 20 à 25 000 hommes. Mais, selon des estimations plus récentes, auxquelles ne se risque pas le rapport de SN4HR, il y a, en ce moment en Syrie entre 35 et 40 000 djihadistes chiites. Selon Philipp Smyth, auteur d'un rapport très documenté sur "Le djihad chiite en Syrie et ses effets régionaux", ils sont "des dizaines de milliers", soit plus nombreux - peut-être deux fois plus nombreux - que les étrangers ayant rejoint les différents groupes sunnites en Syrie, lesquels sont évalués pour leur part à environ 20 000 hommes. Et, surtout, ils les ont précédés en Syrie, confirmant que le régime syrien voulait dès le départ donner une coloration confessionnelle à l'affrontement qu'il recherchait avec sa population.

Atout. Même s’il le combat avec détermination en Irak, en Syrie et au Yémen à travers les milices houthis, la déferlante de l’Etat islamique se sera révélée in fine un atout dans le jeu iranien. A cause de sa barbarie et de son entreprise de déstabilisation de la région, l’organisation djihadistes est devenue l’ennemi numéro 1 des Etats-Unis, remplaçant le régime islamique dans ce rôle. Profite aussi à Téhéran la méfiance que Washington éprouve désormais envers son partenaire saoudien, dont il ne peut plus ignorer que l’idéologie officielle, le wahhabisme, a eu une influence accablante sur la montée en puissance des groupes islamistes les plus radicaux à travers tout le monde musulman.

 Mais restent quelques ombres au tableau : un mois après le début de l’offensive, Tikrit est toujours tenu par l’Etat islamique. En Syrie, l’allié Bachar al-Assad continue à perdre du terrain avec son importante défaite samedi, à Idlib.Dans l'article du monde intitulé "L'EI s'empare de l'essentiel du camp de Yarmouk, aux portes de Damas 7 : " Depuis mercredi, l'EI, allié au front Al-Nosra, attaque ce camp de réfugiés palestiniens en Syrie, affrontant notamment des milices, dont celle d'Aknaf Baït Al-Makdis, un groupe de combattants anti-Assad".  Les Nations unies se disent extrêmement préoccupées pour la sécurité et la protection des quelque 18 000 civils, syriens et palestiniens, qui y vivent encore. « La situation à Yarmouk est un affront à notre humanité à tous, une source de honte universelle », a déclaré Chris Gunness, porte-parole de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). « Yarmouk est un test, un défi pour la communauté internationale. Nous ne devons pas échouer. La crédibilité du système international lui-même est en jeu », a-t-il dit. Au Liban, le deuxième exil des Palestiniens de Syrie 8 Les réfugiés vivent dans le dénuement le plus complet et ne rêvent que de partir pour l’Europe.

 

50 % des enfants déscolarisés
82 % de pauvres 

Le phénomène touche particulièrement les régions déchirées par les combats, telles celles de Rakka, d'Idlib et de Deir ez-Zor. Mais même dans les zones moins mal loties, telles que Lattaquié ou Damas, la majorité des habitants dispose du minimum pour survivre.

En 2014, quatre Syriens sur cinq vivaient en situation de pauvreté.

Evolution des situations de pauvreté en fonction des régions entre 2013 et 2014

 

Lire aussi : Les Syriens ont perdu 20 ans d’espérance de vie en quatre années de guerre

 

Après des combats entre rebelles syriens et militaires dans le camp de Yarmouk, en 2012.

Et Riyad a réussi à fédérer une large partie du monde sunnite, dont le Pakistan - ce dont les Américains étaient incapables -, pour intervenir au Yémen et, d’une façon plus générale, contrer ce que Walid Joumblatt appelle désormais «la Perse islamique».  Guerre du pétrole : les nouveaux foyers de conflit

Riyad met en cause le soutien de Téhéran à la rébellion houtiste pour justifier les frappes aériennes menées sur le territoire yéménite par les puissances sunnites.

L’idée de répandre la révolution islamique a vécu, tempère François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à Téhéran. Ce sont des querelles d’Etat. Les Iraniens s’emparent des opportunités et s’installent dans le chaos existant. »

 


 

Risques d’escalade

 « La guerre par procuration entre l’Arabie saoudite et l’Iran a glissé vers une guerre de plus en plus ouverte depuis le conflit syrien. Aucun ne veut faire du Golfe un champ de bataille mais, comme pour la guerre de 14-18, il y a des logiques d’alliance qui peuvent échapper aux acteurs », estime le spécialiste Olivier Roy. Paris, qui profite de la crise de confiance entre l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, reste sceptique face aux engagements de Téhéran Alors que les sujets de discorde ne cessent de s’accumuler entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, la France avance résolument ses pions et cherche à combler le vide – relatif – laissé par la puissance américaine, lassée par une décennie d’aventure guerrière au Moyen-Orient. Pour la troisième fois depuis qu’il dirige la diplomatie française, Laurent Fabius était le dimanche 12 avril à Riyad

Autre exemple de ce jeu d'alliance : la livraison d'arme par Vladimir Poutine : Conséquence de l'accord sur le nucléaire iranien, Vladimir Poutine a levé l'interdiction de livraison qui courait depuis 2010.Début 2015, Moscou et Téhéran avaient également amorcé un rapprochement, en signant un protocole d'accord pour renforcer la « coopération militaire bilatérale en raison des intérêts communs », à l'occasion d'une visite dans la capitale iranienne du ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou. La Russie avait alors proposé à Téhéran de lui fournir des Anteï-2500, une nouvelle version des missiles perfectionnés S-300. Les deux pays se sont également rapprochés ces dernières années dans le domaine économique, et soutiennent le régime du président syrien Bachar Al-Assad.

Lundi, l'Iran s'est félicité de l'initiative russe. D'après le ministre de la défense iranien Hossein Dehghan, cité par l'agence officielle Irna :« Le développement de la coopération bilatérale (avec la Russie) et avec les pays voisins dans des domaines variés peuvent être très efficaces pour la stabilité et la sécurité durable de la région. »

Le ministre a, en effet, insisté sur les «menaces extrarégionales et (au) développement des activités terroristes », qui grandissent dans la région.

L'instrumentalisation des tensions entre chiites et sunnites par l'Arabie saoudite et l'Iran

Le Monde.fr | 27.03.2015 à 12h00 • Mis à jour le 27.03.2015 à 16h15 | Par Flavie Holzinger et Véronique Malécot

image:


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/infographie/2015/03/27/le-proche-orient-dechire-entre-chiites-et-sunnites_4602729_3218.html#g1OEfHPP2jHEiTZM.99

Israël et le Pentagone critiquent la décision

Israël a immédiatement critiqué la décision du Kremlin,  lundi, la qualifiant de « résultat direct de la légitimité accordée à l'Iran avec l'accord en cours de préparation, et la preuve que la croissance économique qui suivra la levée des sanctions (internationales) sera exploitée par l'Iran pour s'armer et non pas pour assurer le bien-être du peuple iranien ». Dimanche, le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a de nouveau critiqué l'accord sur le nucléaire iranien et qualifié l'Iran d'« Etat terroriste le plus dangereux au monde ».

Quelques heures plus tard, le Pentagone a également dénoncé le geste russe. « Notre opposition à ces ventes est ancienne et publique. Nous pensons que ces ventes n'aident en rien », a estimé le colonel Steven Warren, porte-parole du département de la défense américain.

 

Le pétrole et la géopolitique ont toujours fait un cocktail explosif... mais aujourd'hui, les foyers de tensions semblent se multiplier. C'est particulièrement vrai du côté du Yémen -- et les répercussions pourraient être notables sur le cours de l'or noir.

▪ La situation est de plus en plus explosive au Yémen. A présent que l'Arabie Saoudite s'est engagée dans la guerre -- en bombardant et en massant des troupes à la frontière -- nous ne pouvons savoir dans quels sensira  le prix du pétrole .

 dernier champ de bataille

l'Arabie Saoudite de "dernier champ de bataille". Voici la carte que j'avais utilisée, agrémentée de la légende ci-dessous, mot pour mot :


Le sentiment de l'ennemi mortel de l'Iran, l'Arabie Saoudite, est cernée --
des millions de Chiites .

Ainsi, de Bagdad à Sanaa, une large partie du Moyen-Orient vit aujourd’hui à l’heure iranienne.

Le scénario des Guerres du pétrole était basé sur un fait stratégique : l'Iran a un plan long terme pour encercler les Saoudiens. C'est une question purement géographique : l'Iran se situe au nord-est de l'Arabie Saoudite. En outre, il est bien implanté en Syrie et au Liban, deux pays au nord de l'Arabie Saoudite.

Ces dernières années, l'Iran est entré en Irak, après le retrait des forces américaines. Depuis ces derniers mois, nous avons assisté au renforcement de l'influence iranienne au Yémen, au sud de l'Arabie Saoudite. Comme le montre la carte ci-dessus, les Saoudiens sont cernés.

 « La principale motivation des Saoudiens à faire baisser les prix du pétrole en novembre dernier était de pénaliser l'Iran. En d'autres termes, les Saoudiens voulaient assécher les comptes en banque des mollahs à Téhéran »

A présent, nous assistons à la réponse iranienne. Les rebelles soutenus par les Iraniens ont fait tomber l'ancien gouvernement yéménite, allié à la fois de l'Arabie Saoudite et des Etats-Unis. A leur frontière sud, les Saoudiens mènent une guerre religieuse contre des opposants totalement soutenus par l'Iran.

▪ Qu'arrivera-t-il par la suite ?
Nous sommes au beau milieu d'un effondrement historique des Etats-nations du Moyen-Orient. Les frontières nées de la Première Guerre mondiale -- dessinées par la Grande-Bretagne et la France après la chute de l'Empire ottoman -- sont en train de s'effacer. Pour l'instant, la notion moderne d'Etat-nation n'est plus pertinente. Le tribalisme triomphe.
Selon une récente analyse publiée dans le New York Times :

"Les autocraties arabes corrompues et dysfonctionnelles qui ont perduré pendant un demi-siècle dans des pays comme l'Egypte, la Syrie, l'Irak, le Yémen et la Libye ont perdu toute crédibilité parce qu'elles n'ont pas su répondre aux besoins de leurs citoyens.

Mais aucun nouveau modèle (politique) n'est apparu ; à la place, toute une série d'acteurs locaux et de puissances régionales se disputent pour établir un nouvel ordre ou du moins y accroître leur emprise".

Un des acteurs clés est l'Iran, qui travaille à devenir puissance régionale, conforté par le retrait des Etats-Unis. D'une certaine façon, cela explique également l'effort majeur de l'Iran pour construire des capacités nucléaires -- la course à la bombe atomique perse, en dépit des négociations actuelles pour retarder ou remettre l'évènement.

Naturellement, cela déclenchera  une hausse des tensions géopolitiques dont les civiles seront les premiers touchés ( Le Conseil de sécurité va se réunir au sujet du Yémen  )L'ONU et les organisations humanitaires s'inquiètent du nombre croissant de victimes civiles dans les combats et bombardements dans le pays.

 -- Al Qaida et l'EI profite du chaos au Yemen pour gagner du terrain Al-Qaida gagne du terrain au Yémen Profitant du chaos ambiant, les partisans du mouvement islamiste ont progressé dans la ville de Moukalla, au sud-est du pays.

L’Iran a fait le pari de l’enlisement des monarchies sunnites au Yémen. L’Arabie saoudite, a averti le dirigeant suprême iranien, ne sortira pas victorieuse de ce conflit. L’incapacité de la coalition arabe à endiguer l’avancée houthiste et l’expansion d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique, à rallier les alliés sunnites sur le terrain et à épargner les populations civiles joue en faveur des houthistes et de Téhéran

Déception après la conférence des donateurs pour l’aide humanitaire en Syrie  Après une réunion organisée au Koweït, mardi, les comptes n’y sont pas alors que le nombre de réfugiés augmente, quatre ans après le début de la guerre civile syrienne.

Globalement, la politique américaine au Moyen-Orient est totalement confuse, folle, incohérente et sans ligne directrice. Rien ne semble logique. D'un côté les Etats-Unis combattent l'EI en Irak -- en "aidant" même les forces iraniennes sur place par des frappes aériennes. .

D'un autre côté, les navires de guerre iraniens défient les navires américains en mer. En outre, l'Iran travaille à déstabiliser le Yémen, qui était un allié des Etats-Unis et une base pour les forces américaines. Et puis, il y a cet "accord" nucléaire avec l'Iran, qui devrait être trouvé d'ici fin juin.

 Où est la cohérence stratégique de Washington ? , je dirais que cela est complexe et que le monde fait ses choix.Elle hérite de la politique mis en place par le "pouvoir de l'ère Bush" qui dans son grand plan d'aligner le monde arabe sur la vision des néoconservateurs de l'époque ainsi que l'erreur d'Obama de sanctioner le pouvoir de Bachar Al Assad après le crime de guerre dans la région de la Gouta a provoqué l'émergeance des djiadistes, ( EI et Front Al Nosra) et la montée en puissance de l'Iran

Ne desepérons pas faisons confiance a nos dirigeants pour provoquer une guerre a large échelle, comme celle de la seconde guerre mondiale qui aurait la capacité de faire baisser ainsi la population mondiale  Nous porrions assister à ce que vivent les syriens : des divers fronts avec des alliances de circonstances entre grandes puissances, les djiadistes, dictatures....

Téhéran à la reconquête de son empire

Jean-Pierre PERRIN3 avril 2015 à 20:36

Les djihadistes chiites, l’autre menace pour l’avenir de la Syrie et des Syriens (1/3)

  Un oeil sur la SyrieLes djihadistes chiites, l’autre menace pour l’avenir de la Syrie et des Syriens (2/3) L’Iran accusé d’ingérence au Yémen 5La France, meilleure alliée des puissances sunnites 7Poutine lève l'interdiction de livrer à l'Iran des missiles S-300 12 , Les nouveaux Boat people :  Le calvaire des Palestiniens en Syrie 

21/04/2014

De la servitude volontaire

 

« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .. »

De la servitude volontaire  

"Or ce tyran seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude."

 Au milieu du XVIème siècle, Etienne de la Boétie cherchait à comprendre le rapport domination d’un homme sur son peuple réduit à la servitude. Son discours  remettait  en cause  la légitimité des gouvernants ( maîtres et tyrans) qu'ils aient acquis leur statut par l'élection, la succession ou la violence.

Discours de la Servitude Volontaire Miss Mathieu 15 vidéos

 

"Nosotros nos dedicamos a subvertir el orden establecido, escandalizar a las buenas conciensias, y a poner el mundo de cabeza " - (Subcomandante Insurgente Marcos)

"Nous nous consacrons à renverser l'ordre établi, choquer les bonnes conciensias, et mettre le monde de tête " - (sous-Commandant Insurgé Marcos)

 

Ce n'est pas le Venezuela. Ce sont des enfants du sud du Chili dans une communauté mapuche. Ce n'est pas non plus 1973, c'est 2017 Messieurs..

Santiago Maldonado, jeune militant pro-Mapuche, a été enlevé par la gendarmerie au cours d’une violente opération à l’encontre de la communauté mapuche de Cushamen dans la province du Chubut, en Patagonie argentine. Comme pendant la dictature, les forces de répression enlèvent les militants et depuis le 1er août, personne ne sait où il se trouve. Une situation des plus inquiétantes qui met en lumière le sort qui est réservé aux communautés mapuches qui luttent, des deux côtés de la Cordillère, contre les grands propriétaires terriens et les compagnies minières. En savoir plus  la vidéo de Révolution Permanente

Aujourd'hui, 80 ans après la dissolution du conseil d'Aragon par ordre de indalecio prieto et exécutée par la 11 division de Legrand.
80 ans du rêve libertaire en Aragon.
On n'oublie pas ! Vous êtes un exemple !
http://www.bajoaragonesa.org/elagitador/11-de-agosto-de-1... 
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A lire À bas les chefs !


" Pour le moment, je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. Chose vraiment étonnante — et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter — puisqu’il est seul — ni aimer — puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes : contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts."  « Watergaffe et Watergate | Page d'accueil | De la servitude moderne » , bataille pour l'énergie : citoyen actif, "Le grand bond en arrière", De la servitude moderne, Ecouter parler le fracas..., révolution informationnelle, Aux enfants de la bombe, L'ouvrier et la machine, Le nouveau capitlisme

 

C'est un refrain qui commence à être connu. Depuis l'agression russe en Crimée, l'Europe s'est une nouvelle fois mis en tête de rompre sa dépendance à l'énergie russe. Déclarations intempestives des présidents et avertissements à Poutine de l'UE... la mélodie semble se faire entendre chaque fois que le Kremlin use de l'arme énergétique. Mais depuis les premières crises de 2006 et 2009, peu de chose ont été faites. L'agression de l'Ukraine va peut-être enfin conduire amener l'UE à prendre les choses en main.

 


De La Servitude Moderne  par ClaVieFrere2011

UKRAINE Ianoukovitch destitué, Timochenko libérée courrier internationale du 22 février

Après plusieurs jours de violences, qui ont entrainé la mort d'au moins 80 personnes, le président Ianoukovitch a été destitué le 22 février par le Parlement et l'opposante Ioulia Timochenko liberée. Courrier international 22 février 2014 Les manifestants célèbrent la destituation de Ianoukovitch devant le Parlement à Kiev le 22 février 2014 (Photo AFP/LOUISA GOULIAMAKI) AFP

La suite à suivre ici sur le site de Courrier international.

• 18h00 : La première photo de Ioulia Timochenko libre, diffusée par l'agence ukrainienne Unian: Le site de l'hebdomadaire Dzerkalo Tyjnia • 14h11 : Selon Oukraïnska Pravda, ".de la possible fédéralisation du pays, titre aujourd'hui son live ", rapporte la chaîne de télévision ukrainienne TCN.  [Pour en savoir plus sur Radoslaw Sikorski, son portrait en français ici]. Le site ukrainien champion.com.ua, . A lire dans l'article Kiev : ville martyre.

Les principaux points de l'accord politique signé entre le pouvoir et l'opposition, révélé par le Kyiv Post :
- Création d'un gouvernement d'union nationale sous dix jours.
- Réforme constitutionnelle afin d'équilibrer les pouvoirs entre le président, le gouvernement et le Parlement.
- Tenue d'élections présidentielles dès l'adoption de la réforme constitutionnelle mais pas au-delà de décembre 2014.
- Des enquêtes seront menées sur les récentes violences sous l'égide des autorités, de l'opposition et du Conseil européen.


 Selon RIA Novosti, le Premier ministre russe Dimitri Medvedev a déclaré lors d'une réunion du gouvernement jeudi : "Il faut un pouvoir ukrainien légitime et efficace, sur lequel on ne s'essuiera pas les pieds comme sur une carpette." • 15h45 : Sberbank, la plus grande banque en Russie et en Europe de l'est, suspend les crédits à l'Ukraine d'après l'agence Interfax.

• 15h10 : La télévision ITV diffuse une vidéo dans laquelle le ministre des Affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski prévient les leaders de l'opposition à la sortie des négociations : "Soit vous signez l'accord, soit vous avez la loi martiale, l'armée. Vous serez tous morts."• 15h02 : "L'accord sur le règlement de la crise en Ukraine est signé", annonce l'agence de presse russe RIA Novosti. affirme le journal russe Vzglyad. , d'après le journal russe Kommersant.


 Dans son communiqué, Ianoukovitch promet également un retour à la Constitution de 2004, ce qui implique un retour au régime parlementaire. Pour conclure, il écrit : "En tant que président de l'Ukraine et garant de la Constitution, je remplis mon devoir envers le peuple, l'Ukraine et le Seigneur Dieu, et au nom de l'Etat, pour sauver la vie des gens, au nom de la paix et de la tranquilité sur notre terre." Dans un communiqué sur le site de la présidence, Viktor Ianoukovitch annonce des élections anticipées et la mise en place d'un gouvernement de coalition.

Extrait de la lettre ouverte de Oleksandr Sokhouniak, président de l'Union des banques ukrainiennes, à Viktor Ianoukovitch, diffusée par la radio polonaise TOK FM :

 

"Cher Viktor. Il y a beaucoup de raisons pour lesquelles je te tutoie. Premièrement, nous avons le même âge. Deuxièmement, ma fortune me garantit des privilèges. Mais, grâce à dieu, je suis beaucoup plus riche que toi. Alors que ce soit clair : mes besoins matériels sont satisfaits. Pourquoi alors j'écris ? Parce que j'en ai assez, comme tous les citoyens." Il traite également le président ukrainien de "parasite", "voleur" et "menteur pathologique".


 Le quotidien moscovite Izvestia titre à la une : "Cette fois c'est vraiment la guerre". En sous-titre : "Les deux camps sont armés, les morts se comptent par dizaines, les blessés par centaines."D'après Oukraïnska Pravda, "des officiers militaires en provenance de Lviv sont venus à Maïdan en uniforme et armés pour protéger les manifestants des 'berkout', les policiers antiémeute". Vladimir Poutine a décidé d'envoyer Vladimir Loukine, responsable des droits de l'homme auprès du président russe, en qualité de médiateur à Kiev pour participer aux négociations entre le président Ianoukovitch et l'opposition, rapporte le journal russe Kommersant.


 Déclaration d'Ostap Semerak, député du parti d'opposition Batkivchtchina et conseiller d'Arseni Iatseniouk, l'un des leaders de la contestation gouvernementale, lors de la réunion du Parti populaire européen (PPE) à Cracovie, en Pologne : "Il faut agir, immédiatement. Il faut un nouveau plan Marshall pour l'Ukraine." Propos retransmis par le journal polonais Gazeta Wyborcza.

La radio Sloboda (ou Radio Liberté) a mis en ligne ces vidéos de tirs de forces de l'ordre sur des manifestants alors que ces derniers avancent vers le Palais d'Octobre, ce matin dans Kiev. Attention, certaines images peuvent choquer. • 14h49 : Une grenade a été repérée par des manifestants près de la grande scène place Maïdan,indique Unian. Des spécialistes et des vétérans de guerre l'ont désamorcée.

 
  Les ministres des Affaires étrangères européens présents ce matin à Kiev auraient quitté la ville sans rencontrer le président Ianoukovitch, indique l'agence de presse Unian. Tweet d'un journaliste de la chaîne américaine ABC présent à Kiev : "Un sniper vient de tirer à travers la vitre de ma chambre d'hôtel, visant ma caméra posée sur un trépied. #hôtelukraine"sur le site de Courrier international.
Le site d'informations ukrainien Obozrevatel.com rapporte qu'un gradé de la police a annoncé sur la scène dressée sur Maïdan : "Je m'appelle Khorochok Vladimir, je suis le lieutenant-colonel de la police, j'ai donné ma démission et je me suis rangé du côté du peuple." La foule lui a répondu "Bravo !".  Russia Today, la télévision russe à l'international, retransmet en direct des images en provenance de la place Maïdan commentées en anglais.35 morts parmi les manifestants, ".

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L'Europe s'est une nouvelle fois mis en tête de rompre sa dépendance à l'énergie russe


L'Europe peut-elle se passer du gaz russe ?
Un axe énergétique Bruxelles-Moscou 


En 2013, la Russie était le premier producteur de pétrole au monde ainsi que le premier producteur de gaz. Et l'Europe a abondamment profité de ces ressources. Respectivement 25% et 28% du gaz et du pétrole consommés en Europe viennent de Russie.

Mieux, les entreprises russes sont largement intégrées dans l'économie européenne. Fin mars, l'Allemagne bouillonnait d'inquiétude devant la découverte de l'achat par Gazprom de parts dans l'entreprise allemande Wingas, une société spécialisée dans le stockage et la distribution de gaz.

Cette fois, pourtant, l'UE semble prête à agir. L'Europe va-t-elle acheter à prix d'or son indépendance ?

Déclaration de guerre
Comparées aux molles protestations de 2006 et 2009, lorsque la Russie avait coupé ses approvisionnements de gaz en direction de l'Ukraine, les mesures prises en sanction de l'affaire de la Crimée paraissent presque sévères.
Fin mars, l'administration Obama a appliqué des sanctions à l'encontre d'une vingtaine de personnalités proches de Vladimir Poutine.

Si plusieurs politiciens ont été visés, Washington s'est surtout attaqué au coeur du pouvoir russe : le pétrole et le gaz. Gennady Timchenko, un des fondateurs d'un des premiers traders en pétrole du monde, Gunvor, et les frères Rotenberg, partenaires de Gazprom, faisaient partie des cibles.

 

 A lire Dans l'Etat et la noir finance :  Gazprom : ru) (en) Site officiel, (en) Informations financières : Classement des entreprises leader de l'énergie , Gazprom neft, filiale pétrolière de Gazprom , Géostratégie de la Russie , Relations entre la Russie et l'Union européenne , Géopolitique du pétrole 

[Gazprom un géant qui fait peur] - Vidéo Ina.fr, [PDF]  Le Monde selon Gazprom - CNDP Le grand monopoly du gaz | Monde | fr - ARTE

Plus important encore, les Européens et les Américains se sont entendus pour aider l'Ukraine en cas de nouvelles coupures de ses approvisionnements en gaz. Car la menace est réelle. Gazprom a déclaré début mars vouloir interrompre ses ventes à l'Ukraine en raison d'une dette de 1,89 milliard de dollars.

Guerre du gaz
L'Ukraine est dépendante aux deux tiers de la Russie pour ses approvisionnements en gaz. Pour "sauver" Kiev, deux solutions sont possibles : le gazoduc ou le GNL (Gaz Naturel Liquéfié).

Les Européens et les Américains se sont entendus pour aider l'Ukraine en cas de nouvelles coupures de ses approvisionnements en gaz

Le GNL est un peu comme le pétrole. Liquide, transportable par bateau, il peut approvisionner n'importe quel pays dans le monde

Les gazoducs russes approvisionnent les pays européens en traversant la Biélorussie, l'Ukraine et, de plus en plus, en passant par les mers. Les Européens voudraient inverser le sens des gazoducs des pays voisins de l'Ukraine pour compenser une éventuelle coupure. Ainsi la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie pourraient fournir du gaz à Kiev d'ici la fin de l'année. Mais cette option ne peut être que provisoire, puisque les 3 pays cités finiront par avoir besoin de gaz également. Reste le GNL.

Kiev peut se vanter d'avoir su anticiper. Depuis la crise de 2009 avec la Russie, le pays a en effet mis sur pied un consortium avec l'Espagnol Gas Natural Fenosa et l'Américain Excelerate Energy pour la construction d'une usine de regazéification sur les bords de la mer Noire.

Cette usine n'est cependant pas la panacée. La date d'achèvement de 2016 reste lointaine, compte tenu de l'urgence. Mais un plus gros obstacle va bloquer le projet : la centrale se situe sur le port d'Ioujny, près d'Odessa. Or des troubles provoqués par des troupes russes ont été signalés ces derniers jours dans la ville déjà pro-russe. L'explication est simple, pour contrôler la Crimée, la Russie a besoin de contrôler les régions adjacentes.

 

Les Etats-Unis, conscients à la fois de l'aubaine économique et de l'opportunité politique, viennent d'ailleurs, la semaine dernière, d'autoriser l'exportation de gaz américain par GNL


Sur le marché français, sachez que GTT, une des start-up les plus innovantes au monde sur les membranes pour le GNL, va bientôt s'introduire en Bourse. La société de Saint-Rémy-lès-Chevreuse équipe 70% des méthaniers actuellement, et 93% de ceux actuellement en construction. Avec 30% de son budget consacré à la R&D et 561 brevets, la société est une étoile filante. Elle affichait tout récemment encore une marge impressionnante de 55%La France, championne du GNL
Après une phase de déprime vers 2010-2011, le marché du GNL est donc à nouveau en pleine expansion. Les quelques sociétés spécialisées ont retrouvé la voie de la croissance, comme Cheniere Energy  ou Energy Transfer Partners .

  

 
 Escalade. La Corée du Nord a présenté son projet détaillé pour tirer une salve de quatre missiles au-dessus du Japon vers le territoire américain de Guam, dans le Pacifique, surenchère dans sa confrontation avec Donald Trump accusé d'avoir «perdu la raison». Selon Pyongyang, «seule la force absolue» aura un effet sur le président américain. Lequel a affirmé dans un tweet que l'arsenal nucléaire américain est «plus fort et plus puissant que jamais». Notre article. Corée. Le régime nord-coréen a confirmé ce jeudi vouloir tirer quatre missiles vers l'île américaine de Guam, dans le Pacifique, affirmant que seule la force fonctionne avec le président américain Donald Trump, «un gars qui a perdu la raison». Notre analyse sur l'escalade verbale des derniers jours.
 

Athènes : les anarchistes protestent après la mort d'une balayeuse, forcée par l'état à travailler 3 équipes en 36 heures en pleine canicule. Vidéo de protestation : https://www.youtube.com/watch?v=sCghKCWZZyE

Ecouter parler le fracas... ZEC plus Ultra

 

Il faut rappeler, constamment, au chef, qu’il est beaucoup moins chef qu’il ne le croit, et, et que… le dernier mot appartient au peuple."

Entendu par Allan B

Urgent crier

"Parler le Fracas"

.Tout le monde connaît la suite de ce conte [Une pluie d'étoiles, des frères Grimm]. "Enfin, si l’on voit non pas cent, non pas mille hommes, mais cent pays, mille villes, un million d’hommes ne pas assaillir celui qui les traite tous comme autant de serfs et d’esclaves, comment qualifierons-nous cela ? Est-ce lâcheté ? Mais tous les vices ont des bornes qu’ils ne peuvent pas dépasser. Deux hommes, et même dix, peuvent bien en craindre un ; mais que mille, un million, mille villes ne se défendent pas contre un seul homme, cela n’est pas couardise : elle ne va pas jusque-là, de même que la vaillance n’exige pas qu’un seul homme escalade une forteresse, attaque une armée, conquière un royaume. Quel vice monstrueux est donc celui-ci, qui ne mérite pas même le titre de couardise, qui ne trouve pas de nom assez laid, que la nature désavoue et que la langue refuse de nommer ?..."

Étienne de La Boétie
Discours de la servitude volontaire ou le contr'un

 

 

 On this day in 1923, Italo-American anarchist Carlo Tresca was arrested in the USA for writing articles denouncing fascism and the Italian monarchy. This is a good book length biography: https://libcom.org/library/carlo-tresca-portrait-rebel
 

L'idéologie mercantile a tous les étages : Logique néolibérale  : Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi,  L'argent sans foi ni loi 2, Ayn Rand, pasionaria du...Serge Halimi - Le Grand Bond en Arrière
Rencontre avec Jean-Christophe Rufin, à l'occasion de la parution de
Globalia http://www.gallimard.fr/catalog/entretiens/01050269.htm
 
Qu'est ce que le capitalisme :
Comprendre le capitalisme japonais, Comment s'endetter ? , le capital financier , Le nouveau capitalisme, les prix décernés demain § ! Voir Le capitalisme synonyme de problèmes économique , écologique et sociaux – Altermonde, Pourquoi parler de crise ?Posted on 22 avril 2012 by risc, Modèle Japonais généralisé , Globalia de Jean Christophe Ruffin, Le risque d’oligopole/ Oligarchies a été dénoncé dans le courrier international ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde , : lobbies industriels guerres secrètes ,, enquête , gaz de schisme, Gaz, pétrole : guerres secrètes : Spécial investigation Magazine d'information , La dépendance chinoise au charbon !, LA MALÉDICTION DU GAZ DE SCHISTE

 

 Discours de la servitude volontaire

 sur  SOCIALISME-LIBERTAIRE.FR

L'Europe peut-elle se passer du gaz russe ?
Florent Detroy

 

01/03/2012

La dépendance chinoise au charbon !

La Chine aura du mal à limiter sa dépendance au charbon malgré les pressions croissantes pour lutter contre le réchauffement climatique.  Voir L'Histoire des Choses, La crise de l'Euro, c'est...

Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique : « Prix du pétrole, pénuries électriques, ruée sur les ressources renouvelables, géopolitique des gazoducs ( Pétrole et gaz de schiste,...une guerre pour 2012 : « Un documentaire:Le grand Monopoly du gaz - )… Comprendre le grand jeu de l’énergie dont dépend notre avenir implique une démarche volontariste : on s’arrête, on réfléchit. Et ce n’est pas triste. Catalyseur de la course économique, l’exploitation de ces ressources a engendré une industrie elle-même mondialisée, modelée par les intérêts conjoints du capitalisme et des Etats. La rente y côtoie le marché ; la politique favorise les stratégies de puissance au dépens de l’intérêt des peuples. Et, dans l’ombre des cathédrales industrielles, le spectre de la guerre emboîte le pas à Prométhée. Aux XIXe siècle, le « grand jeu » désignait la sourde lutte que se livraient les empires russe et britannique pour la suprématie en Asie centrale. Depuis la désintégration de l’URSS en 1991, un nouveau « grand jeu » déploie son échiquier et ses pions en forme de tubes. Ses enjeux ? Le gaz et le pétrole. Ses protagonistes — Etats-Unis, Russie, Union européenne, Chine, Japon — se débattent dans un enchevêtrement d’intérêts commerciaux et de rivalités stratégiques. » III Consommation et reconvention  « Plus, mieux, ou autrement ? Depuis la première crise pétrolière, des voix questionnent l’avenir d’un mode de développement qui brûle toujours plus d’énergie. Hier marginaux, les écologistes ont gagné en audience. Au « toujours plus », les uns opposent un « consommer mieux » ; les autres, un modèle économique différent. Tous peinent à transformer leurs idées en puissance politique appuyée sur des forces sociales. » voir


la dépendance chinoise,au charbon !La Chine est incontestablement l'économie la plus dépendante du charbon au monde. Le charbon produit 70% de l'électricité du pays. Cette dépendance oblige la Chine à produire trois fois plus de charbon que les Etats-Unis, alors que Washington est déjà le deuxième producteur de charbon dans le monde. Elle profite a des spéculateurs voulant jouer dessus.

Je reprends tel quel, vu qu’il n’y a rien a changer de nombreuses infos.

Des ressources illimitées bientôt épuisées
Théoriquement, les ressources chinoises devraient suffire à répondre à la demande nationale. Les réserves prouvées de charbon en Chine atteignent 114 milliards de tonnes, soit les troisièmes réserves de charbon au monde, derrière les Etats-Unis et la Russie. Ces réserves représentent l'équivalent de 48 années d'exploitation, selon un calcul réalisé en 2008. Optimiste, les ressources atteindraient même 5 570 milliards de tonnes selon le China's General Geological Bureau.


Confiant devant l'ampleur de ses réserves, le gouvernement s'est lancé il y a quelques années dans un vaste programme de construction de centrales. D'ici 2030, selon l'International Energy Agency (AIE), la Chine a l'intention d'installer 1 312GW supplémentaires, soit davantage que la capacité actuelle des Etats-Unis. La Chine s'attend donc à devoir produire jusqu'à quatre fois plus de charbon que Washington. Le problème, c'est que le rythme de consommation a évolué si vite que la durée des réserves a été considérablement revue à la baisse.

Vers un pic charbon en Chine ?
C'est l'AIE qui est venue jeter un pavé dans la mare au milieu des années 2000. Selon l'agence, avec un taux de croissance de 5%, la Chine ne disposerait finalement plus que de 28 ans de charbon. Selon des calculs encore plus récents, les ressources de 114 milliards de tonnes de la Chine correspondraient à moins de 30 ans de consommation. C'est notamment l'analyse du courtier CLSA. Toujours en gardant l'hypothèse d'une hausse de 5% par an de la consommation, la Chine connaîtrait une pénurie de charbon dans 21 ans.

Le décalage entre l'optimisme des années 2000 et les craintes actuelles réside dans le fait qu'aucune nouvelle évaluation des réserves n'avait été faite depuis 1992. Certains analystes estiment qu'une mise à jour des chiffres placerait le pic charbon, c'est-à-dire le moment où la production commence à diminuer, proche de 2020.

Des importations devenues obligatoires
Ne représentant encore que 2% à 6% de la consommation, les importations vont devenir de plus en plus cruciales dans les années à venir. Car cette tendance va être accélérée par trois autres raisons :


1- Problème de sécurité
Historiquement, l'industrie chinoise s'est construite autour de géants miniers publics tels que Shenhua ou China Coal. Ces entreprises fonctionnaient selon les objectifs des plans quinquennaux, souvent établis en fonction des besoins de l'industrie lourde.


A partir des années 1980 et 1990 se sont développées une kyrielle de petites installations minières. Le gouvernement a autorisé ce développement pour faire face à la hausse de la demande que les entreprises publiques n'arrivaient plus à satisfaire. Ces sociétés étaient contrôlées par les gouvernements locaux, ou étaient carrément des entreprises privées. Leur nombre a approché les 20 000.

Ces dernières années, le gouvernement a décidé de donner un nouveau coup de frein à leur expansion. Parfois oeuvrant dans l'illégalité, ces mines sont devenues extrêmement dangereuses. En 2006, 4 746 décès ont été enregistrés dans les mines chinoises. Sur ce total, deux tiers de ces accidents mortels se produisaient dans ces mines. Au total, entre 2005 et 2008, 12 155 petites mines ont ainsi été fermées. Ces fermetures ont totalisé un manque dans la production de charbon de 300 millions de tonnes.

Les prix du charbon sur le marché intérieur ont alors décollé. En 2011, la tonne se négociait autour de 110 $, soit le double des prix de 2006. Il est ainsi devenu plus avantageux pour les sidérurgistes et les compagnies électriques d'acheter du charbon sur les marchés internationaux, en Australie, au Vietnam ou encore en Indonésie.

2- Les mauvaises infrastructures

Pour paraphraser un ancien président français, en Chine le charbon est à l'ouest, et les usines à l'est. Oui, les gisements de charbon de la Chine sont très éloignés des zones de consommation. La majorité des gisements sont répartis dans le nord et l'ouest du pays, notamment dans la région du Shanxi. Or les voies ferrées et les routes ne sont pas structurées pour relier ces zones aux zones industrielles du sud, notamment dans le Guangdong.


Les faiblesses de ces infrastructures rendent le marché extrêmement vulnérable à la moindre anomalie. Ainsi en 2010, c'est une panne sur une voie de chemin de fer qui reliait la région de Shanxi qui a ralenti les exportations de charbon, faisant exploser temporairement les cours.

3- Le risque politique

De plus, on peut voir une troisième raison expliquant le recours massifs aux importations de charbon : les tensions ethniques. La région charbonneuse du Xinjiang connaît des tensions ethniques depuis des dizaines d'années. Les tensions se cristallisent notamment autour des droits de la minorité musulmane des Ouïghours, dont une manifestation a été réprimée dans le sang il y a deux ans dans la capitale Urumqi. Pékin ne veut pas prendre le risque de voir la région, qui détient 40% des réserves de charbon du pays, paralysée.


La hausse de la croissance économique dans cette région est ainsi devenue problématique, puisqu'alimentant un sentiment d'inégalité dans la répartition des richesses. Le recours aux importations est ainsi devenu un moyen de contourner ce problème.

Du coup, la Chine regarde vers l'international
C'est véritablement en 2009, avec la conjugaison de ces obstacles techniques, économiques et politiques, que la Chine a commencé à recourir massivement aux importations. Pendant ces trois années, les compagnies chinoises ont acheté pour 20,96 milliards de dollars d'actifs à l'étranger. L'Australie a ainsi longtemps représenté un eldorado charbonnier pour la Chine. Pourtant en 2011, l'Australie a été détrônée par un autre pays :
la Mongolie.

La Mongolie, l'"Arabie Saoudite de l'Asie"
Devant la hausse inévitable des importations dans les années à venir, les industriels ont en toute logique regardé quel pays possédait des ressources. Deux pistes se sont dégagées :
- les pays avec des ressources abondantes ;
- les pays proches géographiquement.


La Mongolie a tout de suite présenté l'intérêt de regrouper ces deux caractéristiques. D'abord géographiquement, la Mongolie partage une frontière de 4 600 km, au nord de la Chine. Le pays partage ainsi les gisements de la Mongolie intérieure, appartenant à la Chine. Surtout, le pays possède parmi les plus importantes et diversifiées ressources en minerai du monde. Le pays possède aussi bien du cuivre que de l'or, du fer, du molybdène, de l'uranium ou du pétrole. Et bien entendu, des réserves gigantesques de charbon.

Du fait de sa faible population, à peine 3 millions d'habitants, on a également comparé le pays au Qatar, ou à Brunei. D'ailleurs, le pays affiche des taux de croissance similaires. La croissance au troisième trimestre 2011 a atteint 21% comparé à la même période en 2010. Et entre 2012 et 2016, la croissance devrait atteindre en moyenne 14% selon le FMI.

Welcome in "Mingolia"
Un troisième surnom a été attribué à la Mongolie : "Mingolia". Il a ma préférence. Car la Mongolie ne doit pas sa richesse au pétrole, mais essentiellement à la mine. La Mongolie a très vite vu dans la croissance chinoise un moyen d'écouler ses gigantesques réserves de minerais. Jusque-là enclavées, les lignes de fer récemment construites sillonnent désormais sa frontière avec
la Chine.

Aujourd'hui, 80% des exportations vont en direction de la Chine. Ce chiffre devrait atteindre 95% dans les années à venir. Car la Mongolie commence à peine à exploiter ses ressources.


Le charbon, l'or noir
Si l'Arabie Saoudite a prospéré grâce aux importations US de pétrole, la Mongolie va prospérer grâce aux importations chinoises de charbon. La Mongolie possède 10% du charbon mondial, soit 125 milliards de tonnes, selon l'AME Mineral Economics. Comme le rappelle Chris Mayer, l'Indonésie est actuellement le plus grand exportateur de charbon du monde, mais la Mongolie possède l'équivalent de deux fois le charbon indonésien.


On parle là de toute la gamme de charbon -- du charbon cokéfiable de haute qualité (utilisé dans la fabrication de l'acier) au lignite de faible qualité. La Chine ne s'y est pas trompée. Selon M. Huang Jingang, président de l'Association de l'industrie du charbon, sur les neuf premiers mois de 2011, la Chine a importé 26,5 millions de tonnes de charbon.

Ces importations ont représenté 43% du total, alors que l'Australie ne représente plus que 21%. C'est une hausse de 32% pour la Mongolie. La Chine a clairement fait le choix de la Mongolie comme première source d'approvisionnement.


 
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