28.01.2012
Renflouages cachés
Oups !... Flûte !... Il semble que le système rechute, ! Dette grecque : poursuite des discussions, l'Europe optimiste sur l'issue de la crise : Selon le lobby bancaire international (IIF), "des progrès" ont été réalisés après la réunion dans la capitale grecque, qui a duré deux heures, entre son patron Charles Dallara, le Premier ministre grec Lucas Papademos et son ministre des Finances Evangélos Vénizélos. Toutefois, l'agence de notation Fitch n'a pas partagé cet optimisme. Elle a abaissé vendredi soir la note de l'endettement à long terme de cinq pays de la zone euro, dont l'Italie et l'Espagne. , Fitch abaisse la note de cinq pays de la zone euro, dont l'Italie et l'Espagne L'agence d'évaluation financière Fitch a abaissé vendredi la note de l'endettement à long terme de cinq pays de la zone euro, dont l'Italie et l'Espagne.
Pour comprendre ce qui va suivre, une explication du fonctionnement de la Banque Centrale Européenne ( BCE) et la FED : mènent leurs politiques monétaires principalement en intervenant sur les marchés financiers pour augmenter ou baisser le cout de l’argent pour les banques commerciales. Elle fait notamment varier son taux de refinancement, lequel représente le taux d’intérêt que la BCE accorde aux banques commerciales qui souhaite emprunter de l’argent. Les banques commerciales répercuteront en effet sur leurs propres clients le cout du refinancement auprès de la BCE. Le taux de refinancement est le directeur de la BCE, le prix maximum auquel les banques sont assurées de pouvoir trouver des ressources financières. L’argent qu’elle emprunte a court terme à ce taux sera prêter à court, moyen ou long terme aux acteurs de l’économie (entreprises, collectivités, ménages..) à un taux plus élevé. La différence entre les taux constitue la marge de la banque. Global rates.com : « taux de financement de la BCE au 20 avril 2011, 1.25%) voir aussi Source :Le fabuleux destin des 489 milliards d'euros prêtés à du 1%, Taux de la BCE, taux refi, taux de refinancement de la BCE source Global-rates.com
citation : « Le problème du [principe du] ‘trop gros pour couler’, c’est qu’il a fait de la société — et plus précisément du contribuable — l’otage de la survie des institutions financières individuelles… Les milliards [d'euros] des contribuables engagés pour secourir des institutions supposées systémiques a porté un grave coup à la confiance dans le système du libre-échange… ce qui s’est à son tour transformé en menace pour les sociétés libre » voir aussi Journaliste contre BCE - VOSTFR
Oui, c'est vrai, cher lecteur, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, refait marcher la planche à billets. C'est très mauvais. Mais cette fois-ci, une fois les billets imprimés, il les expédie en Europe. C'est fou mais c'est comme ça. Comment ?. Par la quantité de swaps monétaires sur le bilan de la F
De quoi s'agit-il donc ?
Techniquement, les swaps sont des échanges d'une devise contre une autre.
Fonctionnellement, c'est un emprunt
En règle générale, l'une des deux parties paie un intérêt à l'autre partie du swap -- cela dépend des différentiels entre les taux d'intérêt en cours entre les deux devises. Au cours de « la crise 2008-2009 », la Fed a fourni près de 60 milliards de dollars sous cette forme de crédit à diverses institutions financières. Finalement, parce que les conditions de crédit se sont améliorées, les emprunteurs ont débouclé ces swaps, ce qui les a fait disparaître complètement du bilan de la Fed... jusqu'à l'année dernière.
La Fed est en train d'accélérer à nouveau son activité de swap. Comme nous l'avons souvent remarqué, le fait qu'une banque centrale ne puisse pas fournir d'assistance directe, manifeste, à une banque d'investissement ou à un Etat insolvable n'est pas un problème en soi, puisqu'une banque centrale peut toujours fournir une assistance indirecte, déguisée.
La preuve ? Le "sauvetage déguisé" récemment annoncé des institutions financières européennes. La Banque centrale européenne (BCE) ne peut pas directement renflouer les gouvernements insolvables de Grèce, d'Italie, d'Espagne, du Portugal, etc... De même, la Réserve fédérale ne peut pas directement sauver les banques insolvables européennes
On en vient donc aux renflouements indirects... Voici comment ils fonctionnent :
La Fed ouvre des lignes de crédits illimitées à la BCE sous ce que l'on appel un crédit swap. A son tour la BCE fournit les capitaux pour trois fois rien aux banques européennes en difficultés. Puis les banques prenant une contrepartie tactic- utilise se financement a bon marché pour acheter des bons a fort rendement de la Grèce, de l'Italie, de l'Espagne...etc ( « Le marché obligataire a fini en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé. » - source Wall Street finit sans direction mais confiante AFP). C'est la prime de risque lié au crédit que la banque s'octroi. Comme le risque auguement, la prime aussi et la spéculation aussi.
Si l'on suit donc le parcours de l'argent, la Fed prête de l'argent à la Grèce... et en passant les banques européennes insolvables gagnent de l'argent qu'elles ne méritent pas, tandis que les contribuables perdent de l'argent qu'ils ne méritent pas de perdre. voir Libéralisation selon Monti
Définitions
Le risque de crédit : C'est le risque de défaillance de l'emprunteur. Il est couru par tout préteur, et pas seulement les détenteurs d'obligations ou d'autres titres de créances. Plus le risque est élevé, plus le taux d'intérêt que l'emprunteur devra payé l'est aussi. Ce surcout représente une prime de risque. Les établissements de crédit qui se sont massivement exposés au risque de crédit ont développé des outils internes pour mesurer ce risque. Ils font appel aux agences de notations. Le role de ces agences d'analyses financière est important et leur activité est "désormais régulée"par L'Autorité des Marchés Financiers et par L'Autoritée européenne des marchés financiers
26.01.2012
Grèce, Hongrie, même combat ?
France, FESF, Société Générale... les dégradations s’accumule dans la Zone euro depuis quelques jours, mois..
« Les rendements des obligations européennes ont chuté. Les indices des actions européennes se sont stabilisés, et la plupart ont même connu une hausse ».
Si l'on veut trouver le point vulnérable de l'Europe libérale du 21e siècle, nul besoin de chercher plus loin que l’incapacité des dirigeants politique ( par volonté ou manque de volonté) de sortir les peuples de la misères et de la précarisation. Prenons l’exemple de la Hongrie. Le pays fait partie de l'Union européenne mais n'en a pas encore adopté la monnaie.
Le parti au pouvoir -- élu en 2010 avec une majorité des deux tiers -- en a eu tout simplement assez des directives de Bruxelles et de Washington. A tel point que l'Union européenne menace de poursuivre en justice le pays.
« Comme l'explique Daniel McAdams, conseiller en politique étrangère du républicain Ron Paul, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a, entre autres "péchés", "... profité de son mandat pour amener la banque centrale hongroise sous la surveillance de responsables élus, plutôt que de la laisser sous le contrôle de bureaucrates grassement payés qui, le plus souvent, obéissent aux ordres de leurs homologues étrangers aux dépens de ceux qui paient leurs salaires".
"Il ne s'agit pas réellement d'un mouvement pour 'en finir avec la Fed' en Hongrie mais on pourrait certainement voir cela comme une tentative de réduire le pouvoir apparemment sans limites d'un Ben Bernanke hongrois non élu".
Mais Orban se heurtent a des limites : « avec la hausse des rendements obligataires hongrois, Moody's qui a abaissé la dette du pays au rang d'investissement spéculatif, et avec un forint qui a chuté de 15%, il a envoyé un émissaire à Washington il y a quelques jours pour quêter du secours auprès du Fonds monétaire international. Il devra peut-être se plier à la loi de la banque centrale pour obtenir cette aide... et pour éviter l'action en justice dont le menace l'Union européenne ».
Entre-temps, "le prix d'un sauvetage des créditeurs de la Hongrie"( le figaro, Paul Jourion), écrit McAdams, "sera un nouveau programme d'austérité pour sa population. Il semble que le gouvernement est pris de panique et acceptera tout pourvu que le FMI l'aide. Mais les responsables politiques feraient bien de jeter un regard sur la Grèce, où la 'réforme' du FMI produit ses résultats habituels ( chomage, précarité,...)". Voir Plan de sauvetage, Grèce -
Pourquoi la population actuelle devrait-elle être pressée comme un citron pour rembourser les emprunts contractés par le régime communiste dans les années 1970 et 1980, les dettes illégitimes du capitalisme ? Les plans de sauvetage européens ne fonctionnent pas, mais ils permettent à l’Union européenne d’asseoir un pouvoir centralisé au détriment des Etats-nations, écrit Anatole Kaletsky dans le Times ( voir Le fédéralisme à coups de plans de sauvetage | Presseurop (français)
La Grèce devrait faire défaut et aller à la faillite, mais les grecques devraient se mobiliser avec dignité. Cela est valable bien sur depuis longtemps pour également écrire cela à propos de la Hongrie.
Ne pas oublié que les pays du sud ont subit les mêmes pressions de la logique libérale et une précarisation accrue.
A voir aussi PDF] Les années Mobutu (1965-1989) - CADTM, FAUT-IL REMBOURSER DES DETTES ODIEUSES, MAIS ..., 2012 : La délocalisation, et paupérisation en Europe? , 2012, paupérisation Europe, l'année de la Chine ? , La dette au cœur du système économique mondial Exposé de Julie ... - local d'attac
09:30 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bce, union européenne, fédéralisme fmi grèce irlande plan de sauvetage, portugal, hongrie, euro










