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06/04/2013

Affaire Cahuzac

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La Finance imaginaire , "

 

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"Je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature. Il ne sera pas élu. Et pourtant, il gouverne"

"Mon adversaire, c'est le monde de la finance.En 20 ans, la finance a pris le contrôle de nos vies. En une fraction de secondes, il est désormais possible de déplacer des sommes astronomiques, de faire tomber les banques. Les G20 se sont succédé sans résultat tangibles. En Europe, seize réunions de la dernière chance n'ont jamais rien donné. Les banques, sauvées par les Etats mangent la main de ceux qui les ont nourri. Ainsi la finance s'est affranchie de toute règle, de toute morale, de tout contrôle".

Hollande, le Bourget 2012

 

La finance, mon adversaire n’a pas de visage et elle ne se présente pas aux élections". Pour le chercheur Geoffrey Geuens, cette phrase prononcée par François Hollande lors de son meeting du Bourget est emblématique du discours politique dominant qui oppose marché financier et Etat, deux

 

Illustration : Winsor Mc Cay

 

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les bourgeois, qui vous donnent par dérision tous les droits politiques, toutes les apparences de la liberté, pour en conserver la réalité exclusivement pour eux-mêmes. "
Michel Bakounine

https://www.facebook.com/notes/flores-magon/une-conférence-de-bakounine/459708857420037

De même l’État n’est autre chose que la garantie de toutes les exploitations au profit d’un petit nombre d’heureux privilégiés et au détriment des masses populaires. Il se sert de la force collective et du travail de tout le monde pour assurer le bonheur,la prospérité et les privilèges de quelques uns, au détriment du droit humain de tout le monde. C’est un établissement où la minorité joue le rôle de marteau et la majorité forme l’enclume
bakounine
Photo : "les bourgeois, qui vous donnent par dérision tous les droits politiques, toutes les apparences de la liberté, pour en conserver la réalité exclusivement pour eux-mêmes. "
Michel Bakounine 

https://www.facebook.com/notes/flores-magon/une-conf%C3%A9rence-de-bakounine/459708857420037

De même l’État n’est autre chose que la garantie de toutes les exploitations au profit d’un petit nombre d’heureux privilégiés et au détriment des masses populaires. Il se  sert de la force collective et du travail de tout le monde pour assurer le bonheur,la prospérité et les privilèges de quelques uns, au détriment du droit humain de tout le monde. C’est un établissement où la minorité joue le rôle de marteau et la majorité forme l’enclume
bakounine
 

 

De l’argent il y en a : De l’argent il y en a , De l’argent il y en a (II)
Le jeudi 3 mai et vendredi 4 mai 2012

Avant tout, il faut réduire "la dette". Les moyens ? Règle d’or, rigueur budgétaire, plan de stabilité... C’est-à-dire réduction des budgets santé, éducation, retraite, c’est-à-dire "assouplissement" du code du travail, c’est-à-dire menace sur la sécurité sociale... Pourtant, chaque année, à cause des paradis fiscaux, l’Etat perd 30 milliards d’euros, deux fois le déficit de la sécurité sociale.

Selon Antoine Peillon, l’évasion fiscale est responsable des 600 milliards qui manquent à la France. Ces scandales sont connus tout comme les noms des "évadés" fiscaux, la plus célèbre étant Bettencourt.

Mais si les enquêtes n’aboutissent pas, c’est que l’Etat protège les fraudeurs.  Pourquoi ? Comment ?
Entretien Daniel Mermet 

 

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Qu’y a-t-il de plus scandaleux : que M. Bernard Arnault réclame la nationalité belge afin de préparer l’ « optimisation fiscale » de sa fortune — la première française et quatrième du monde — ou que les politiques publiques successives (en France, en Belgique, ailleurs) aient offert de telles possibilités à leurs contribuables les plus opulents ? On ne peut libérer le marché des capitaux, laisser proliférer les paradis fiscaux, y compris en Europe, et se plaindre ensuite que les individus pour qui de telles décisions sont prises choisissent d’en tirer le meilleur profit 
 
Demande d'enquête sur le rachat du Groupe Hersant médias par Bernard Tapie - Source : Reuters , capital, google , 24/12/2012 
 
 Stoppez l'évasion fiscale - zebre en cavale 

 Négligence et complaisance des dirigeants vis-à-vis de l'évasion fiscale.

Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (....)

Stoppez l'évasion fiscale

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L’exil fiscal ou le martyr...  : L’exil fiscal ou le martyr des riches , L'exil fiscal ou le martyr des riches / France Inter 

Riches et célèbres : comment échapper au fisc

Spécial investigation : Riches et célèbres : comment échapper au fisc?, documentaires, enquête,  exilés fiscaux français,

- Ces experts qui aident nos riches à filer en Suisse : Source : Capital 26/07/2012

 

Les liens entre Cahuzac et les laboratoires pharmaceutiques dans la mire des juges Source : Reuters, capital  03/04/2013

 

Les juges qui instruisent l'affaire Jérôme Cahuzac s'intéressent, au-delà de ses comptes à l'étranger, à ses liens passés avec les laboratoires pharmaceutiques, potentiellement sources de conflit d'intérêt pour un ténor politique. cf voir Laboratoires pharmaceutiques   

 

Le parquet de Paris avait indiqué dès l'ouverture d'une information judiciaire, le 19 mars, que l'enquête chercherait à déterminer si l'ancien ministre du Budget s'était fait rémunérer de façon illicite par des milieux pharmaceutiques.  Mardi, Jérôme Cahuzac a été mis en examen pour "blanchiment de fraude fiscale" mais aussi "blanchiment de fonds provenant de la perception par un membre d'une profession médicale d'avantages procurés par une entreprise dont les services ou les produits sont pris en charge par la Sécurité sociale". 

 

 Les liens de l'ancien ministre avec le milieu pharmaceutique datent d'avant le véritable début de sa carrière politique avec son premier mandat, son élection comme député du Lot-et-Garonne en 1997.  Son entourage expliquait à la mi-mars qu'il avait cessé toute activité de conseil en 1997, bien qu'il n'ait jamais dissous sa société, et qu'il avait par la suite exercé comme spécialiste de la greffe de cheveux, en exercice libéral jusqu'en juin 2012, date de son entrée au gouvernement.  Chirurgien de formation, Jérôme Cahuzac a exercé d'abord comme cardiologue avant de se spécialiser dans la chirurgie esthétique. 

 

 En 1993, il dépose les statuts de "Cahuzac Conseil", une SARL qui travaille avec l'industrie pharmaceutique. Il reconnaît avoir gagné beaucoup d'argent dans son rôle de conseiller technique de la plupart des laboratoires pharmaceutiques.

 

"CARNET D'ADRESSES"

 

Définie comme "conseil pour les affaires et autres conseils de gestions", cette société a été immatriculée le 15 octobre 1993. Jérôme Cahuzac en est présenté comme le gérant et le siège de la société est l'immeuble parisien acheté en 1994 par Jérôme Cahuzac avenue de Breteuil, dans le VIIe arrondissement, avec son épouse d'alors, Patricia, spécialiste comme lui de la micro greffe de cheveux.  (....) .  "Ce qu'on appelle la 'clinique Cahuzac' n'avait pas d'existence juridique autre que l'association de deux médecins libéraux", assurait son entourage il y a quelques semaines, précisant que cette association avait été dissoute avant la présidentielle en raison de la procédure de divorce des époux.

 

Dans son rôle de conseiller pour les laboratoires, Jérôme Cahuzac a pu faire fructifier un carnet d'adresses datant de son emploi de conseiller technique au cabinet de Claude Evin, ministre des Affaires sociales de 1988 à 1991

 

Chargé de l'élaboration de la loi Evin encadrant la publicité sur le tabac et l'alcool, il est surtout conseiller technique pour le médicament et gère les relations du ministère avec la Direction de la pharmacie et du médicament (DPHM).

 

Démentant tout conflit d'intérêt, l'entourage de Jérôme Cahuzac assurait, extraits de débats parlementaires à l'appui, que le ministre s'était fait remarquer entre 1997 et 2002 pour sa pugnacité à l'encontre des laboratoires pharmaceutiques

.

"S'il est une constance dans l'engagement socialiste de Jérôme Cahuzac, c'est qu'il a toujours plaidé contre son intérêt personnel au nom de l intérêt général: doubler l'ISF, réduire les abattements de succession, taxer le capital comme le travail, lutter contre les avantages indus des laboratoires, des radiologues", assurait-il

.

Gérard Bon, avec Patrick Vignal, édité par Yves Clarisse

Ces experts qui aident nos riches à filer en Suisse 

Source : Capital 26/07/2012

 

Craignant les projets fiscaux de la nouvelle majorité, des centaines de gros contribuables ont décidé de s’exiler. Avec l’appui d’experts triés sur le volet.

 

Avant de franchir le pas, certains riches ont besoin de consulter un psy. Un confesseur à l’onctuosité de chanoine qui saura guérir leurs âmes tourmentées par l’inquisition fiscale, un passeur qui accompagnera un exil souvent sans retour. Un psy? Dans le petit monde des grosses fortunes, on préfère parler de «conseiller en gouvernance familiale». Car il faut parfois arrondir les angles entre les époux, rassurer les enfants… Dieu sait si l’on s’ennuie autour du lac Léman! «Quand il y a des désaccords sur l’opportunité de partir, les familles me demandent de leur trouver un médiateur», confie ainsi Cédric Meeschaert. Ce gérant de fortune de 41 ans, leader de la gestion privée indépendante en France, sait de quoi il parle. Sa boutique compte 15000 familles clientes. Et, à vrai dire, ses équipes ne chôment pas en ce moment

 

Pour un peu, Meeschaert bénirait François Hollande, dont l’arrivée au pouvoir inquiète les gros contribuables. Le retour à l’impôt sur la fortune ancienne formule, la taxation à 75% des revenus au-delà de 1 million d’euros, la suppression de bon nombre de niches fiscales… Trop, c’est trop: des centaines de familles envisagent de boucler leurs malles Vuitton, quand elles n’ont pas déjà pris la poudre d’escampette. Leur refuge privilégié? Tout dépend de leur profil. Les patrons en retraite, les rentiers et les gros actionnaires privilégient la Suisse, afin d’échapper à l’ISF et de pouvoir négocier sur place un forfait fiscal avantageux (à condition de ne pas exercer d’emploi). Les entrepreneurs préfèrent la Belgique, qui ne taxe pas les plus-values lors de la vente d’actions ou carrément de leur start-up. Enfin, la Grande-Bretagne n’a toujours pas d’ISF, mais de moins en moins d’attraits fiscaux.

 

Combien sont-ils à avoir déjà franchi nos frontières, à l’instar d’Alain Dominique Perrin (ex-vice-président du groupe de luxe Richemont) récemment ou de Nicolas Puech (principal actionnaire familial d’Hermès) depuis quelques années, tous deux installés au pays de l’emmental? Il n’y a aucune statistique fiable en la matière, mais un indicateur ne trompe pas: le carnet de rendez-vous bien noirci des avocats fiscalistes français, belges ou helvétiques. «Les Français souhaitant s’installer en Belgique n’ont pas attendu l’élection de François Hollande pour réagir, témoigne l’avocat bruxellois Manoël Dekeyser, spécialiste en droit fiscal. Dès le mois de janvier, j’avais jusqu’à quatre rendez-vous par jour.» Même son de cloche chez l’avocat suisse Philippe Kenel, spécialiste des délocalisations de riches étrangers depuis vingt ans. Il a même publié un mode d’emploi de près de 400 pages à leur intention en début d’année.

 

Jonglant entre ses bureaux de Lausanne, Genève et Bruxelles, il consacre près de la moitié de son temps à préparer l’exode de ses clients français (une vingtaine d’entre eux se sont déjà exilés depuis le début de l’année). Le tarif? Un forfait de 25 000 francs suisses (un peu moins de 21000euros) pour la phase de réflexion et de préparation (qui peut durer trois mois),(.....) .

 

A Genève, le courtier en immobilier Sorg Worldwide Services est ainsi très apprécié. Philosophie maison: négocier des biens exceptionnels en toute discrétion. «(.....) "

 

 manifestement pressés. Montant de la transaction: 4,5millions d’euros. Eh oui, la Suisse n’est pas franchement donnée… Et ce n’est pas tout, car, une fois installés, les riches, qui ont l’habitude de claquer des doigts pour se faire servir sur-le-champ, doivent tout recommencer à zéro: trouver un majordome, une nanny ou un chauffeur dotés de bonnes références, disposer d’un secrétariat, se faire inviter à des vernissages ou à des cercles mondains. 

 

Dans une société pétrie de calvinisme et donc très fermée, l’argent ne suffit pas. Pour faciliter leur intégration, la solution idéale pour nos émigrés est de recourir aux services d’un «family office». Ces cabinets haut de gamme proposent une palette complète de prestations, allant de la gestion de fortune personnalisée (moyennant une commission annuelle comprise entre 0,5 et 1% du montant des actifs gérés) aux services d’une conciergerie de luxe. Le «private office» de la banque privée genevoise Reyl & Cie, dirigé par Nicolas Duchêne, s’est par exemple occupé de l’installation en Suisse, il y a quelques années, du cofondateur d’Accor, Paul Dubrule. Il dispose d’une équipe permanente d’une demi-douzaine de collaborateurs capables de répondre à tous les besoins: dénicher dans les plus brefs délais un décorateur, une femme de chambre, un ponte de la médecine, une limousine ou un traiteur de luxe. Et bien sûr, aider à inscrire les enfants dans les meilleurs établissements scolaires helvétiques, comme l’école internationale La Châtaigneraie ou le très chic pensionnat Le Rosey, de Rolle, dans le canton de Vaud (frais de scolarité annuels: 80 000 euros).

 

66,66 % au lieu de 75 % ? En décembre, le Conseil constitutionnel avait censuré la taxation à 75 % des très hauts revenus. Ce mois-ci, c'est le Conseil d'Etat qui recommande de ne pas dépasser les 66,66 %. Sachant que sur certains revenus, comme les retraites chapeaux, ce taux est déjà dépassé, il faudrait donc en fait… baisser l'imposition des plus riches. Heureusement que le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel veillent !

 

La dernière vague de patrons exilés

 

Christian Picart, fondateur de Buffalo Grill
Depuis qu’il a revendu, pour 250 millions d’euros, sa part dans la chaîne de restaurants, il a échappé à l’ISF en s’installant discrètement dans un village paisible du canton de Vaud.

 

Denis Dumont, propriétaire de Grand Frais
Cet entrepreneur très discret de 53 ans, qui a fondé en 1990 une chaîne de distribution de fruits et légumes, vient de s’installer dans une propriété en bord du lac Léman, acquise pour plus de 25 millions d’euros.

 

Alain Dominique Perrin, patron de la Fondation Cartier
Désormais en retraite, l’ancien vice-président du groupe de luxe Richemont a récemment quitté Londres pour s’installer à Martigny, dans le canton du Valais.

 

Paul Dubrule, cofondateur d’Accor
Ses impôts en France avaient explosé après son départ du conseil de surveillance du groupe hôtelier. Il a économisé 2,5
millions d’euros par an en s’installant dans le canton de Genève, où il paie quinze fois moins de taxes.

 

Daniel Abittan, fondateur de GrandOptical
Il s’est exilé en Suisse après avoir cédé son groupe, mais n’a pu s’empêcher de lancer à Genève la chaîne de prothèses auditives Acuitis. Du coup, il doit payer des impôts sur ses revenus

 

Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer !, Fillon-Copé, citoyenactif, World Compagny et "la crise" , le big bang du marché du travail

 Venue de Le matraquage de la " compétitivité " - source Zebre en cavale, Zebre plus ultra

Dégradez les conditions de travail pour obtenir une nouvelle hausse de la rémunération du capital

 

25/12/2012

Capitalisme et délits d'initiés

 Hugues Lintignac ElLéon-Rojo et Alain Janvier ont partagé la photo de L'homme de demain.

INTERVIEW Carlo Puca, journaliste infiltré : "la Camorra affiche ses crimes"

Le journaliste italien Carlo Puca s'est infiltré pendant trois mois dans le quartier de Scampia, repaire de la Camorra à Naples. L'article qu'il a publié dans Panoramaraconte une descente dans un enfer quotidien, entre trafics de drogue, crimes et vies misérables. Nous l'avons interrogé sur la manière dont il a réalisé ce reportage.
3 D’où vient sa fortune ? l’origine familiale de la fortune de Florence Lamblin : le grand-père de sa cliente aurait ouvert un compte en Suisse en 1920. L’architecte en aurait hérité 350 000 euros
 
4 A-t-elle oui ou non démissionné ? Elle s’est simplement retirée de sa délégation consacrée « au développement durable, à l’environnement et au plan climat 
 
5 Comment se défendent les frères El-Maleh ? Me Josiane Stickel-Cicurel, l’avocate de Meyer El-Maleh, a expliqué à la presse suisse que son client « n’a jamais été au courant d’un quelconque trafic de cannabis 

Wendel confirme la perquisition

A l'origine de la fronde de la famille Wendel, l'entrée au capital notamment de M. Seillière, dans des conditions jugées opaques.
 
Après avoir démenti l'information du Monde selon laquelle une perquisition aurait lieu dans ses locaux, le groupe Wendel a confirmé ce fait aujourd'hui. "Ils ont précisé vouloir perquisitionner certains bureaux de personnes privées", a précisé la porte-parole du groupe.
 

UNE AUTRE ENQUÊTE POUR "DÉLIT D'INITIÉS ET MANIPULATION DE COURS"

Ces perquisitions visent des responsables de la société d'investissement Wendel dans le cadre de l'instruction de l'enquête suite à une plainte de la commission des infractions fiscales de Bercy pour fraude fiscale.

Ainsi, "les policiers se sont rendus notamment dans les bureaux de Wendel, mais aussi dans ceux de l'ancien patron du Medef, aujourd'hui président du conseil de surveillance de Wendel, Ernest-Antoine Seillière, ainsi qu'au domicile de ce dernier", précise le quotidien du soir.

d'Ernest-Antoine Seillière

Microsoft soupçonné de fraude fiscale en France

Edition du 04/07/2012 (1 commentaire)
 
 
Après la perquisition opérée le 28 juin dernier par le groupe d'intervention régional (GIR) au siège de Microsoft France, suivie de l'annonce de son premier plan social, les soupçons de fraude fiscale qui pèsent sur la filiale française du géant de l'édition logicielle se précisent. Selon le Canard Enchaîné, 67 inspecteurs et contrôleurs de divers services fiscaux encadrés par une  trentaine d'officiers de police judiciaire étaient présents lors de cette perquisition. On est donc plus proche d'un raid que de la « démarche classique, dans le cadre d'un contrôle fiscal classique », évoquée par la direction du groupe. 

Actualités Microsoft

 Suspicions d'une fraude à plus grande échelle 

IRIB-Des investisseurs ont eu connaissance de l'imminence des attentats ....

..qu’ils ont exploitée sur les marchés pour en tirer des profits colossaux, notamment en spéculant à la baisse sur les actions des compagnies aériennes dont les avions seront détournés. En dépit des évidences, les enquêtes officielles ont conclu qu’il n’y avait pas eu délits d’initiés au motif que les spéculateurs n’étaient pas liés à Al-Qaida.

Peu de temps après le 11 Septembre, les médias révèlent qu’American Airlines et United Airlines, les deux compagnies dont les avions furent détournés, firent l’objet de vives spéculations à la baisse sur la valeur de leurs titres dans les jours qui précédèrent les attentats (Associated Press, 18/09/01 ; Bloomberg News, 18/09/01 ; San Francisco Chronicle 19/09/01 ; Le Monde, 19/09/01 ; Reuters, 20/09/01 ; San Francisco Chronicle, 22/09/01).
 
Le scénario fut identique pour bon nombre de sociétés qui occupaient des bureaux dans – ou à proximité – des Tours Jumelles, parmi lesquelles les compagnies financières . (...) ], ont été achetées à la Bourse de Chicago dans les 3 jours précédant les attentats, alors que le volume ordinaire pour ces options se montait à seulement 27 contrats par jour avant le 6 septembre. 12.215 options de vente de Merrill Lynch [3] ont été achetées dans les 4 jours précédant les attentats contre une moyenne quotidienne de 252 auparavant (Bloomberg News, 18/09/01 ; The Independent, 14/10/01). En ce qui concerne Bank of America [4], les achats d’options de vente ont été multipliés par cinq entre le 6 et le 7 septembre pour atteindre plus de 5900 contrats (Bloomberg News, 3/10/01
 
Le secteur de l’assurance qui dut payer des milliards pour couvrir les pertes dues aux attentats fut également le théâtre d’activités de même nature (...) précédents (Bloomberg News, 18/09/01 ; Chicago Tribune, 19/09/01). Une montée importante de contrats pris juste avant les attentats fut également repérée sur le titre de l’assureur français AXA (Le Monde, 29/09/01). Idem pour le secteur de la réassurance qui, pour schématiser, couvre les assurances contre les grandes catastrophes (Reuters, 20/09/01 ; Dow Jones Business News, 20/09/01; Washington Post, 22/09/01).

A contrario, le secteur de la Défense fut le théâtre de vives spéculations à la hausse (....)

J’ai vu des volumes d’options d’achat et de vente qui dépassaient tout ce que j’avais pu voir en dix ans d’observation des marchés » confie John Kinnucan - directeur de Broadband Research - à la réouverture des marchés le 17 septembre 2001 (San Francisco Chronicle, 18/09/01 ; Associated Press, 19/09), (BBC, 18/09/01 ; Fox News, 22/09/01 ; CNN, 24/09/01).  titre d'exemple, un trader de la City à Londres confie au Telegraph : « Le marché était mort. Puis soudainement il y a eu une forte augmentation des transactions sur certaines options – c’était totalement inattendu. On se disait que quelque chose de suspect se passait » (Telegraph, 23/09/01)(ABC News, 20/09/01).  L’analyste et spécialiste des options Jon Najarian est tout aussi catégorique : « Quelqu’un savait [que les attentats allaient avoir lieu] » (Chicago Tribune, 19/09/01). George Constantinides, professeur de finance à l’Université de Chicago, se montre à peine plus mesuré : « [les transactions sur le marché des options étaient] si étonnantes qu’il est difficile d’attribuer cela au hasard »....

Dans cet autre articles, encore le même constat accablant : A égalité sur la ligne de départ

 plus d´informations dans Home

 
Il est évidemment trop tôt pour tirer la moindre conclusion d’une affaire juridico-financière complexe, qui est loin d’avoir livré sa vérité judiciaire. Il n’empêche: le renvoi de cinq personnes, ainsi que de trois personnes morales, devant le tribunal correctionnel, dans le cadre de "l’affaire Bois Sauvage/Fortis", est un véritable coup de canon dans le petit monde belge de la finance.
© Doc
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La loi sur le délit d’initié existe depuis la fin des années 1980 chez nous. Quelques années plus tôt, l’Américain Ivan Boesky (immortalisé à l’écran par Michael Douglas, alias Gordon Gekko) avait "incarné" cette infraction qui se matérialise par la transmission ou l’utilisation d’informations privilégiées afin de réaliser un "joli coup" en Bourse.

Mais si la loi belge a déjà passé l’âge de la maturité, elle n’a jamais trouvé à réellement s’appliquer: quasiment aucune condamnation pénale à titre définitif n’a été prononcée en Belgique — ceux qui avaient été sanctionnés ont été acquittés en degré d’appel. Faut-il s’en réjouir, et considérer que notre pays est à l’abri de pratiques qui ont largement cours ailleurs, en particulier aux Etats-Unis où on ne rigole pas avec de tels délits? Ou au contraire considérer que jusqu’à présent, les fautifs ont, en Belgique, réussi à passer entre les mailles du filet, pour toute une série de (mauvaises) raisons: parce que la poursuite des délits d’initiés est une compétence qui a beaucoup voyagé entre diverses institutions, causant un certain flou dans la mise en œuvre de la législation; mais aussi parce qu’il est très difficile d’apporter des preuves matérielles de cette infraction pénale. Ce qui explique sans doute que la FSMA privilégie aujourd’hui les enquêtes administratives — qui ont le mérite d’être moins "lourdes".

Pourtant, dans notre pays, trop d’opérations financières ont, dans le passé, été entourées de mouvements suspects en Bourse, qui ont fait penser que certains avaient accès à de meilleures informations que d’autres. De tels soupçons ont un effet dramatique sur la confiance indispensable que les (petits) investisseurs doivent avoir dans le marché boursier. Pour être sûrs que tout le monde est réellement à égalité sur la ligne de départ.

 

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