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02/03/2018

Burkina Faso

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Burkina Faso.

Durée : 00:57 |

La France a été visée, vendredi 2 mars au Burkina Faso. Son ambassade à Ouagadougou a été attaquée par des hommes armés, tandis qu’un autre groupe s’en prenait à l’état-major des forces armées burkinabées.

Plusieurs heures après le début de l’attaque, le gouvernement a communiqué un bilan provisoire faisant état de sept morts parmi les forces de l’ordre burkinabées et de six blessés, dont deux civils. A Paris, le ministère des affaires étrangères annonce qu’aucun ressortissant français n’a été tué ou blessé dans ces attaques.

« Une enquête de flagrance a été ouverte pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle », a annoncé le parquet de Paris, compétent car l’attaque a visé des ressortissants et des intérêts français.


Au moins 28 personnes sont mortes dans l'attaque contre l'état-major des armées du Burkina Faso dans la capitale Ouagadougou, selon plusieurs sources sécuritaires interrogées par l'AFP. Des tirs intenses étaient entendus ce matin dans le centre de Ouagadougou, non loin de l'ambassade de France au Burkina Faso, a constaté un correspondant de l'AFP.Selon des témoins, cinq hommes armés sont sortis d'une voiture et ont ouvert le feu sur des passants avant de se diriger vers l'ambassade. D'autres témoignages ont fait état d'une explosion près de l'état-major des armées et de l'institut français, à environ un kilomètre de là, toujours dans le centre de la capitale burkinabè..

L'explosion qui a frappé aujourd'hui l'état-major général des armées à Ouagadougou provenait d'une voiture piégée et elle visait "peut-être" une réunion du G5 Sahel, a déclaré ce soir le ministre burkinabè de la Sécurité Clément Sawadogo.

"Le véhicule était bourrée d'explosifs, la charge était énorme" et a occasionné "d'énormes dégâts". "Il y avait une réunion sur le G5 Sahel", "peut-être qu'elle était visée", a déclaré le ministre lors d'un point presse.

"A l'état- major il y avait une réunion sur le G5 Sahel qui devait se tenir et qui finalement s'est tenue dans une autre salle. Si la réunion s'était tenue dans la salle initialement désignée, il y aurait eu une situation extrêmement grave et dramatique parce que beaucoup de nos officiers devaient se retrouver avec le chef d'état-major pour cette réunion", a souligné Clément Sawadogo. "Peut-être qu'elle était visée, ciblée. Nous n'en savons rien pour le moment. En tout cas, cette salle a été littéralement détruite par l'explosion".

Le Burkina Faso fait partie de la coalition de cinq pays sahéliens (avec le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Tchad) qui ont lancé une force militaire commune, le G5-Sahel, pour combattre les groupes jihadistes qui sévissent dans la région. Cette force sera composée à terme de 5.000 hommes et devra être pleinement opérationnelle à la fin du mois de mars. Elle a déjà mené plusieurs opérations contre les groupes jihadistes, avec le soutien de l'armée française.

Rappelons d'abord qu'en 2012, le nord du Mali, pays voisin du Burkina Faso, est tombé sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces derniers ont été chassés par le lancement de l'opération française Serval en janvier 2013. Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, française et de l'ONU, et sont régulièrement visées par des attaques. Ces attaques se sont étendues au Niger et au Burkina Faso, devenu la cible d'attaques jihadistes dans la capitale et dans le nord du pays depuis 2015. 

Le pays connaît régulièrement des enlèvements et des attaques perpétrées par des groupes jihadistes contre des représentants de l'Etat (gendarmeries, écoles...). En trois ans, 133 personnes ont péri au cours de 80 attaques, dont celle contre l'hôtel Splendid et le restaurant Cappuccino à Ouagadougou, en janvier 2016, indique un bilan officiel. 

Sous-équipées, les forces de sécurité locales ont du mal à faire face dans la région du Sahel burkinabé. Et les groupes jihadistes appellent à viser les intérêts français au Sahel et en Afrique de l'Ouest. Les ambassades, consulats et centres culturels français dans la région se sont d'ailleurs de plus en plus barricadés au fil des années.

Il y avait une réunion sur le G5 Sahel», «peut-être qu'elle était visée», a-t-il ajouté.

 combats entre le régime syrien et les rebelles dans la goutta orientale

Si le G5 Sahel est bien la cible de ces assauts, pourquoi attaquer le Burkina Faso en particulier ? « C’est le ventre mou de la sous-région, estime une source diplomatique. Les assaillants n’auraient pas pu mener une telle attaque à Niamey [capitale du Niger] ou Bamako [capitale du Mali] car ces villes sont plus sécurisées. »

« La montée en puissance du G5 Sahel perturbe les terroristes (…). Cette attaque correspond à des représailles de la part des groupes armés à la suite des pertes qu’ils ont subies sur le front », explique le colonel Diasso. D’après nos informations, les groupes djihadistes ont reçu la consigne d’« empêcher le déploiement des forces du G5 à tout prix ».

la guerre malienne a peu à peu contaminé le nord du Burkina où un groupe islamiste, Ansarul Islam, lié à Aqmi, s'est enraciné.

Les attaques coordonnées de vendredi apparaissent néanmoins comme différentes des précédentes. Les commandos très «amateurs» des premières actions ont laissé place à des hommes qui semblent plus aguerris.

Au Burkina Faso, cette double attaque simultanée marque une rupture, en raison de sa préparation minutieuse, de son mode opératoire et des cibles ultrasécurisées qu’elle visait. « Jusqu’à aujourd’hui, les attaques qui ont eu lieu dans le pays étaient plutôt amatrices. Cette évolution est très inquiétante, poursuit notre source. Cela montre que les assaillants n’ont peur de rien. »

La nature des cibles a aussi changé. Alors que les attentats de janvier 2016 puis d'août 2017 avaient visé de simples lieux publics, des soft targets, dans le but évident de faire le plus de morts possible, les terroristes s'en sont pris cette fois à des cibles très symboliques et très défendues. La France, le gouvernement et l'armée burkinabés sont, de fait, considérés comme des ennemis prioritaires par les islamistes. «On pense bien sûr à Aqmi, souligne ainsi une source sécuritaire au Burkina. Mais il peut y avoir d'autres pistes.»

Deux mouvements terroristes sont soupçonnés d’en être à l’origine. D’une part, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, la nouvelle coalition d’Al-Qaida au Maghreb islamique créée en 2017, et, d’autre part, l’Etat islamique dans le Grand Sahara, dirigé par Adnan Abou Walid Al-Sahraoui. Depuis plus de deux ans, ces deux organisations multiplient les attaques au Sahel, avec un objectif clair : transformer le désert ouest-africain en poudrière incontrôlable.

LIRE AUSSI:

» Au Sahel, l'opération «Barkhane» face aux limites de son action 

03/02/2013

ARTE Reportage

 

Burkina Faso : l’exode des « hommes bleus »
Dans le nord-est du Burkina Faso, près de Dori, le camp de Goudebou accueillait déjà de nombreux réfugiés touaregs, conséquence dramatique de la rébellion menée de l’autre côté de la frontière en mars dernier par les groupes islamistes comme Ansar Dine ou le Moujao.
Depuis l‘intervention de l’armée française au Mali le 11 janvier dernier, leur nombre a fortement augmenté. Quasi quotidiennement, des dizaines de camions transportent des familles entières vers Goudebou. Ces réfugiés seraient aujourd’hui près de 5 000, à 90 % selon HCR qui administre le camp, d’origine touareg. Aujourd’hui dans leur propre pays, ces maliens « à la peau claire » sont souvent assimilés aux « terroristes » par les populations noires qui ont eu à souffrir des exactions des jihadistes. Certains d’entre eux se disent victimes d’une « chasse aux turbans ». Dans un abri de fortune vit désormais Amidi Ag Habo, le maire d’Intahaka, petit village du Nord du Mali victime de récents pillages. Téléphone vissé à l’oreille, il aide ses administrés qui cherchent à le rejoindre malgré les risques. cf bataille de l'énergie 2



Chine : le déclin de Wenzhou
Rien ne va plus dans le berceau du capitalisme privé chinois. Frappée de plein fouet par la crise, la ville côtière de Wenzhou, célèbre pour ses entreprises prospères, est en pleine débâcle.

Depuis un an, le vent tourne et les entreprises enregistrent des pertes, tandis que la production stagne. Le gouvernement a relevé les taux d’intérêt et gelé une grande quantité du capital dans les banques d’état.
Des centaines de milliers de personnes ont perdu leur travail. Contraints de s’adapter pour subvenir aux besoins de leurs familles, certains ouvriers s’improvisent conducteurs de pousse-pousse ou vendeurs de fruits et légumes. D’autres travailleurs itinérants retournent chez eux, à la campagne, où la vie est moins chère.
La crise que traverse la région provient du modèle même de développement de Wenzhou, qui repose sur la production massive de marchandises vendues à bas coût avec des marges peu élevées. Gagner le plus d’argent le plus rapidement possible : une démarche à court terme qui a précipité le déclin d’une région qui incarnait le miracle économique chinois.

Retour à Stalingrad
2 Février 1943, 2 février 2013. 70 ans après la fin de la bataille qui a marqué un tournant décisif de la Seconde Guerre mondiale, l’équipe d’ARTE Reportage est retournée à Stalingrad. Symbole international de la victoire sur le nazisme, l’aura de Stalingrad est intacte.
Entièrement reconstruite, rebaptisée Volgograd, la ville s’apprête à recevoir Vladimir Poutine pour la célébration en grande pompe de cet anniversaire. En quête de symboles patriotiques forts, c’est une occasion rêvée pour le régime d’afficher son pouvoir en s’appropriant cette page glorieuse de l’Histoire soviétique. Prendre appui sur le fantôme de Staline, encore présent dans la conscience collective pour restaurer la grandeur de la Russie dans le monde. Un nouveau patriotisme susceptible de séduire la jeunesse comme les anciens combattants, tout en envoyant un message fort à l’Occident.

(France, 2013, 52mn)
ARTE


Date de première diffusion : Hier, 18h37

Date(s) de rediffusion : Lundi, 4 février 2013, 10h45

 
 
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