12.05.2012
Capitalism is Dead?
Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur
Un parallèle avec le lanceur d'alerte Karl Marx : Le Capital - travail : L'heure est grave J
Non, la crise n'est pas finie. Mais quelle crise? Une crise économique? Elle existe en Espagne, en Grèce, en Italie, mais pas encore vraiment chez nous ni en Allemagne…. Marxisme économique - Wikipédia(..), Baisse tendancielle du taux de profit . Cf a voir K. Marx - Le Capital Livre I : Sommaire, Le Capital - Wikipédia :Le Capital. Critique de l'économie politique, l, (… ) dans l'ouvrage Les Théories de la plus-value
Ca chauffe
La Grèce et le capitalisme à l'agonie - ZEC plus Ultra, zèbre en cavale
" En cas de nouveau scrutin, l'enquête d'opinion fait apparaître un résultat marquant: l'arrivée en tête du Syriza avec 27% des intentions de vote, suivi par la Nouvelle Démocratie à 20%, la Pasok, toujours troisième à 12,6% puis les Grecs indépendants (droite anti-mémorandum) à 10%. Une telle montée en puissance du Syriza changerait complètement la donne car le parti d'Alexis Tsipras, qui dispose actuellement de 52 sièges, bénéficierait alors de la prime de 50 sièges accordée au parti vainqueur, le mettant en position de force pour nouer des alliances. "
11 mai 2012 AFP
La Grèce dans le contexte d’un effondrement du capitalisme
Paul Jorion - Le temps qu'il fait, le 11 mai 2012 par PaulJorion
>Le blog de Paul Jorion
Il faut dire que l'enjeu est de taille. La Zone euro est à nouveau en pleine tourmente ; la sortie de la Grèce semble une hypothèse de plus en plus probable. Des banques centrales aux banques tout court en passant par les autorités politiques et économiques, tout prend l'eau, tout menace de partir en lambeaux du jour au lendemain... ou presque.
Difficile de vous dire précisément la fin ; tout dépendra de l'évolution de la conjoncture d'ici là.
Un système en dérapages incontrôlés : Une croissance toujours faible dans les pays développés -- pour ne pas dire négative dans plusieurs pays membres de la Zone euro. Des créations d'emplois plus déprimées que jamais : les entreprises licencient afin de serrer les coûts au maximum. Des perspectives macro-économiques d'une rare noirceur -- surtout depuis les élections présidentielles françaises et les législatives grecques. Louche. Incompréhensible.
C'est la preuve d’un effondrement de la doctrine, idéologie néolibérale a laquel le pétrole cher, la bulle immobilière, le retour des CDS, la crise systémiques est en train d'assommer la reprise.
Le secteur des transports, de l’immobilier s’effondrent et va entrainer le reste du système : Economie …
Le secteur du transport est évidemment l'un des plus touchés par une hausse des coûts de l'énergie, et du pétrole en particulier. Vu l'augmentation récente du baril de brut, l'activité devient moins rentable et les investisseurs en tirent les conséquences qui s'imposent sur les marchés : ils vendent les actions des transporteurs.
Mais ce n'est qu'une partie des enseignements à tirer de cet écart grandissant entre l'ensemble du marché et le secteur des transports. « Lorsque ce dernier va mal, c'est la preuve que l'économie dans son ensemble s'apprête à souffrir de la cherté de l'énergie ».
Non seulement il devient plus coûteux de déplacer un bien d'un point à l'autre de la planète, mais les coûts de production explosent dans l'industrie, par exemple. Plus lentement, mais pas moins sûrement.
Mais qu'appartements, maisons et grands ensembles ont à voir avec l'économie ? Eh bien, l'immobilier est aujourd'hui le point faible de l'Espagne... et donc de l'Europe tout entière.
L'immobilier, le talon d'Achille de l'Espagne
Car si l'Espagne vient de se faire dégrader de deux crans par l'agence de notation Standard & Poor's, à BBB+, soit à peine trois rangs au-dessus de la catégorie "junk bonds", c'est à cause (essentiellement) de ses banques. L'urbanisation de la Côte d'Azur, mais surtout de sa concurrente ibérique, sont des exemples parmi d'autres de la folie immobilière qui s'est emparée de l'Espagne depuis plus de 60 ans. " La « croissance économique » ou bulle spéculative espagnole a été tirée par l'immobilier et les BTP. Or ce n'est jamais très bon pour un pays d'être ainsi dépendant d'un seul secteur économique. Surtout quand explose une bulle.
« Le dynamisme du secteur immobilier espagnol » a été encouragé par les crédits accordés par les banques espagnoles. Contrairement à ce qui se pratique en général en France (mais de même qu'en Italie), la très grande partie des crédits accordés ces 20 dernières années sont des crédits à taux variable..
. Pour résumer, pas ou peu de prêts subprime (à haut risque) en Espagne. Ce n'est pas faux. Mais il y a un élément qu'il ne faut pas perdre de vue : le taux de chômage.« Car les prêts à taux variables ne sont que le premier rouage de l'engrenage infernal. A cela il faut ajouter un effondrement du niveau de vie des Espagnols. Peu étonnant quand on sait que le taux de chômage atteint maintenant 25% de la population active – et qu'il dépasse les 52% pour les jeunes de moins de 24 ans. C'est pire qu'aux Etats-Unis. A vrai dire c'est pire qu'un peu partout en Europe ».
En parallèle, la valeur de l'immobilier a chuté dramatiquement. De nouveau un cercle vicieux : le niveau de vie baisse, les taux d'intérêts explosent, donc de plus en plus d'espagnols essaient de vendre leur bien pour ne pas se laisser entraîner vers le fond par l'explosion de la bulle immobilière. Le nombre de biens mis en vente explose alors que celui des acheteurs potentiels se réduit comme peau de chagrin. Qui veut acheter quand le chômage menace et que les taux explosent ? Plus de biens à vendre, moins d'acheteurs : le prix du m2 s'effondre... aggravant ainsi la situation.
Le pourcentage de défaut de paiement des crédits (plus de 8%) flambe, entraînant dans son sillage les banques qui ont accordé ces prêts. Un mécanisme qui nous avons déjà vu à l'oeuvre aux Etats-Unis lors de la crise des subprime et depuis en Europe (en Angleterre, en Irlande, en Italie et en Espagne).Selon les estimations de la Banque d'Espagne, 60% des actifs détenus par les banques ibériques seraient des actifs immobiliers "problématiques". Ce qui représente tout de même 184 milliards d'euros.
L'Etat espagnol à la rescousse de ses banques
Que va-t-il se passer ? Les banques espagnoles vont devoir faire appel à l'Etat pour se sortir d'affaire. C'est d'ailleurs ce qu'elles ont déjà fait plusieurs fois par le passé – et c'est ce qui inquiète les agences de notation. Le gouvernement espagnol est déjà intervenu à trois reprises pour "nettoyer" les bilans des banques espagnoles. 50 milliards d'euros ont ainsi disparu du bilan des banques.
Le gouvernement espagnol a-t-il encore les moyens financiers ? " Non. Certes la dette publique ne représente que 68% du PIB (contre 165% pour la Grèce et 86% pour la France) mais non seulement le volume des créances douteuses détenues par les banques, en particulier régionales, est largement sous-estimé mais surtout l'économie espagnole traverse sa seconde récession depuis 2008". "Or sans croissance, l'Espagne ne risque pas de pouvoir sauver seule ses banques".
Le mauvais pari de la BCE
Ironie de la situation, la dernière action d'ampleur de la BCE a ajouté de l'huile sur le feu. Oui, je parle bien des deux opérations de LTRO d'un milliard d'euros qui ont permis aux banques européennes de se financer à bon compte. Qu'ont-elles fait de cet argent ? Elles ont acheté de la dette souveraine – ce qui était le but de l'opération. Mais quelle dette souveraine ? Celle de l'Allemagne ? Que nenni : celles de l'Espagne et de l'Italie.
Les banques espagnoles ont acheté de la dette espagnole, et les banques italiennes de la dette... italienne. Alors certes, les rendements ont baissé... mais pour repartir à la hausse dès la fin du LTRO. Les rendements espagnols ont ainsi de nouveau franchi la barre des 6% et il y a fort à parier qu'ils passeront de nouveau rapidement au-dessus des 7%.
Mais surtout, les banques se sont tiré une balle dans le pied en achetant ces obligations souveraines à risque. La sanction des agences de notation ne s'est pas fait attendre puisque, dans la foulée de la dégradation de la note souveraine de l'Espagne, Standard & Poor's a baissé la note de 9 banques ibériques. Normal, leur bilan s'est encore alourdi de créances douteuses... faisant peser des risques supplémentaires sur leur survie.
Dans l'attente...
Trois éléments à prendre en compte pour essayer d'anticiper ce qui nous attend :
1. L'Espagne va avoir besoin de l'aide de l'UE et de la BCE. Sous quelle forme ? Aucune idée. Cette aide peut prendre la forme d'achats de créances par la BCE, de prêts aux banques espagnoles (toujours par la BCE) ou encore de plan de renflouement tel que celui qui a été accordé à la Grèce.
2. Les élections. Il ne vous aura pas échappé que les élections présidentielles françaises – et la politique que choisira de suivre le futur président – font peser de quelques doutes sur l'évolution de la crise européenne.
[Elections présidentielles : il y a peu de chances pour que le nouveau Président de la République prennent les distances avec ce système, ce dogme..
3. L'inaction ou absurdité et complaisance avec les lobbies privés. Jusqu'à présent, la zone euro a surtout démontré sa grande capacité à L'inaction ou absurdité et complaisance avec les lobbies privés... La crise grecque a traîné en longueur jusqu'à frôler la catastrophe (le défaut incontrôlé). N'oubliez pas que l'Espagne est la quatrième économie de la zone euro... et surtout que l'Italie n'est pas loin d'être dans une situation aussi précaire que la péninsule ibérique.
J'espère, cher lecteur, ne vous avoir pas trop déprimé, mais que cela vous aura sensibiliser et révolter. Nous allons affronter une nouvelle crise de l'euro et plus largement de le capitalisme à l'agonie.
> Jean Luc Porchet - Prises de Bec - Le Canard enchainé
Ordre monétaire ou chaos social ? : la BCE et la révolution ..., La révolution néolibérale
22:24 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grèce, capitalisme, paul jorion, économie, politique
11.05.2012
" Modèle Allemand"
Globalia de Jean Christophe...« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .
Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très cher
‘Les Vivants et les Morts’, Le Diplo de Mai ,C’est déjà ça !, ce soir Black Swan, Hollande, vrai changement?, De l’argent il y en a, Marketing vert : le grand..., La bourgeoisie telle qu’en..., Heureux comme en Suisse, Le risque systémique, Le Capital - travail ; On est pas au bout de Le Pen, L'Europe au bord du suicide !, Riches, Pauvres: deux..., Hollande et le patronat

Hollande, les banques françaises et la dette grecque
" S’il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c’est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."

Jérôme E. Roos
militant et économiste politique
La seule chose que ces élections pourraient changer, c’est la perception populaire du système. En parlant de croissance, de jobs et d’investissement, Hollande pourrait – tout comme le président Kirchner en Argentine avant lui – aider à nourrir l’illusion que les maladies du système capitaliste peuvent être contenues par un changement de politique. Comme l’économiste néo-keynésien Paul Krugman l’a si simplement dit dans le New York Review of Books :
« La vérité, c’est que la reprise pourrait être atteinte tellement facilement que c’en est ridicule : tout ce que nous avons besoin, c’est le contraire des politiques d’austérité menées ces deux dernières années et temporairement booster les dépenses. »
> " Pourquoi Hollande ne fera pas de grosse différence pour l’Europe - " - Investig'action
Manipulations de marché! DE Manipulation des marché - 8ndigné Révolté
La main invisible : Untel vend en masse... Un autre achète en masse. Voilà ce qui fait les marchés, la doctrine néolibérale. Mais c'est aussi ce qui fait les manipulations de marché, selon les blogueurs du site ZeroHedge.

Dessin issus de l'article : 50 articles pour comprendre les crises financières (26/50) : la
Dans le cas qui nous préoccupe, il s'agit d'un très gros vendeur qui manque de rigueur, peut-être intentionnellement. L'acheteur est lui aussi très gros mais très patient et méthodique. Coincé entre ces deux acteurs puissants et opposés, on trouve un marché de l'or "range-bound", c'est-à-dire cantonné dans une fourchette étroite. Voyons de plus près ces curieux événements...
Lundi 30 avril, dès l'ouverture, un large mouvement de vente sur le marché de l'or a fait dégringoler le prix du métal jaune d'environ 15 $ en quelques secondes."La division COMEX de CME Group Inc. a enregistré une transaction inhabituelle : la vente de 7 500 contrats à terme sur l'or durant une minute de trading à 8h31", rapportait le Wall Street Journal. "L'ordre de vente s'est présenté par paquets d'offres à hauteur de 84 contrats et a fait chuter les prix à 1 648,80 $ l'once [contre 1 663,00 $ précédemment]. La transaction globale a représenté plus de 1,24 milliard de dollars".(…)
Une bêtise tout à fait intentionnelle ?
Résumé de la doctrine néolibérale : Peut-être alors n'y a-t-il pas de conspirateurs, juste beaucoup de vendeurs d'or vraiment stupides et sans méthode aucune.
Aucun doute en ce qui concerne les acheteurs
Entre-temps, le côté acheteur du marché de l'or est beaucoup moins mystérieux.
(….) cf On parle des scandales de Goldman Sach,, En savoir plus : L'euro sur le tapis vert des spéculateurs ( courrier international), réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat , Naomi Klein - la stratégie du choc , Les maîtres du monde (dailymotion), Le rôle des marchés financiers, Libéralisation financière, spéculation et crises bancaires,
Deux traumatismes majeurs et une création dans la douleur. Et ça marche !
J'entends souvent parler du "modèle économique allemand" assis sur l'offre, la production, l'investissement et les exportations... Des réformes de Schröder et des lois Hartz qui ont mis ce modèle en orbite... Mais très rares sont ceux qui connaissent l'origine de ce modèle de croissance.
Or pour comprendre bien des positions allemandes aujourd'hui, il nous faut comprendre d'où il vient.
" Modele Allemand" : Une Main d’œuvre pas chère suite a la réunification de l’Allemagne et La création du deutschemark se fera dans la douleur : cf voir Allemagne de 1945 à nos jours, Coût du travail : la France et l'Allemagne à égalité dans l'industrie ... - blog le Monde, Allemagne, Travailleurs, Allemands - et Emploi : Moins de travailleurs de l'Est que prévu en Allemagne - le figaro
Après la guerre de 39-45, l'Allemagne est détruite, ruinée, à genoux, humiliée et occupée. Mais elle a un homme extraordinaire à sa tête : Ludwig Erhard. Et sa première mesure, extrêmement courageuse, sera de créer une nouvelle monnaie, le deutschemark.
Le reichsmark a vu sa masse monétaire flamber et l'inflation fait rage. Changer de monnaie est un moyen de repartir sur des bases saines ET de faire table rase du passé (dans tous les sens du terme).
La création du deutschemark se fait dans la douleur. Socialement, c'est un carnage. Les Allemands voient la valeur de leurs économies divisée par 10 du jour au lendemain. Ne s'en sortiront que ceux qui ont des biens physiques : du vrai, du dur, du solide... pas du papier. Ceux qui ont des biens meubles (immobilier, outils industriel et de production). Et encore...
Les Allemands ont donc connu deux traumatismes monétaires majeurs
- Weimar et son hyperinflation.
- La création du deutschemark et sa spoliation à grande échelle.
Par deux fois, ils ont tout perdu à cause de la monnaie papier. Là sont les racines de l'irréductible orthodoxie monétaire des Allemands. Pour eux, manipulation de la monnaie papier = inflation = spoliation.
Voilà pourquoi la stabilité monétaire devient le coeur du système allemand ; avec la création de la Bundesbank totalement indépendante du politique qui a pour vocation de préserver la valeur de la monnaie. Mais poursuivons...
Faute de consommateurs, misons sur l'entrepreneur...
A ce stade, Erhard ne pouvait PAS s'appuyer sur les consommateurs, littéralement trucidés. Il ne pouvait s'appuyer que sur les entrepreneurs et leurs outils de production pour reconstruire le pays.
Là sont les racines du modèle économique allemand : faute de consommateurs, misons sur l'entrepreneur. Voilà comment l'Allemagne met au coeur de son business model l'entreprise, l'investissement, la monnaie et une politique de l'offre.
Une monnaie forte, une précarité assumé et généralisé avant tout
La stabilité monétaire a permis de créer un terrain favorable à l'épanouissement des entreprises, et à l'investissement long terme. Pourtant, un mark fort est un "désavantage compétitif" pour l'entreprise exportatrice, me direz-vous....
Les Allemands assument ils ce choix? : En tout cas les entreprises l'ont compris, elles iront donc chercher ailleurs les éléments de productivité nécessaires à leur compétitivité, mise à mal par une monnaie forte (qualité des produits, image de marque, activités niches à fort pricing power et valeur ajoutée...)..
Des termes qui en disent long...
N'avez-vous jamais entendu parler de "social-démocratie" et d'"économie sociale de marché" pour qualifier l'Allemagne et son économie ? Culturellement (j'insiste sur ce terme), la société allemande est structurée autour de deux piliers :
- le droit de propriété et la liberté. La liberté de créer, d'entreprendre, de choisir, de consommer...
- et l'exigence de l'intérêt hédoniste, la volonté de faire progresser la communauté dans le consumérisme. Exigence qui remonte fort loin : n'oubliez pas que c'est Bismarck qui est à l'origine de la sécurité sociale. Des 1893 il instaure une assurance maladie et vieillesse obligatoire pour les faibles revenus, financée par des cotisations sociales.
Des libertés ET des responsabilités ; des droits ET des devoirs
Ainsi, les droits très individualistes dont bénéficient les entreprises sont puissamment contrebalancés par des devoirs d'oeuvrer pour le bien de la communauté. C'est d'ailleurs gravé dans la Constitution.
L'entreprise allemande doit partager une maigre partie des fruits de sa réussite avec sa communauté, en l'occurrence ses salariés. Finalement, n'est-ce pas ce que fait VW lorsque l'entreprise reverse sous forme de primes à ses salariés 10% de ses bénéfices ? Ou Porsche, qui vient de verser une prime de 7 500 euros par salarié ?
L'entreprise est donc considérée comme un outil privé de création de richesses, qui a des responsabilités sociales et collectives assumées. En soutenant l'entreprise, on enrichit la communauté. CQFD...
C'est ça le modèle allemand. Et ce modèle est 'intelligent". L'entreprise est perçue comme une entité économique ET sociale à part entière (contrairement à la France ou elle est perçue comme un lieu de confrontation).
Deux éléments de soutien à ce modèle
L'instauration de la cogestion, au travers de laquelle les salariés sont associés de près à la gouvernance des entreprises, en atteste. Dans les ETI et grandes entreprises, ils détiennent le tiers des sièges du conseil de surveillance.
Les salariés ainsi associés à l'entreprise comprennent mieux les enjeux et les contraintes de leur entreprise ; ce qui rend plus faciles les concessions nécessaires en cas de choc exogènes (en 2008 les salariés se sont serré la ceinture... toujours à charge de revanche dès meilleure fortune).
Autre élément puissant qui rend le modèle intelligent : le dialogue social est controlé , équilibré dans les entreprises, apolitique et assis sur le consensus. Cogestion et syndicats puissants et consensuels sont au coeur des entreprises un contre-pouvoir efficace pour rappeler aux entrepreneurs que l'intérêt collectif ne doit jamais être oublié.
A savoir un vecteur de croissance du PIB. Très vite, dès l'après-guerre, l'Allemagne restaure son industrie et repart à la conquête des marchés internationaux, dégage une balance commerciale excédentaire source de richesses pour le pays. Ce modèle productif et exportateur est donc bien une constante.
Rappelez-vous de la Weltpolitik sous Guillaume II, et de la devise de Bismarck : "le marchand doit précéder le soldat".
Le modèle allemand affiche une santé insolente. Mais pour combien de temps ?
Sa population vieillit et décroît. Les seniors épargnent plus qu'ils ne consomment. Ses partenaires européens endettés entrent en crise...
Alors ses entreprises vont chercher la croissance chez les émergents, qui apprécient le made in Germany et ont besoin de machines-outils pour faire leurs "Trente Glorieuses". Pour l'instant, ça marche... mais la question suivante devient alors : quelle est la prochaine étape ?
Comment construire une Europe forte et intégrée ? Une vraie puissance capable de protéger ses habitants et entreprises, tout en rivalisant en tous points avec ses concurrents : Etats-Unis, Japon, Asie, Amérique latine et Chine ?
Là, ... et c'est une toute autre histoire.
08:20 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modele allemand, scénario, globalia, de jean christophe ruffin, economie, poitique, société, capitalisme, social-démocratie, banques, dette grecque, europe hollande |
21.04.2012
Riches, Pauvres: deux poids, deux mesures !
Pensons Globale, agissons locales comme dirait Coline Serreaux dans son film. Je dirais même, fédérons nous. Arrêtons de lutter sur des points locaux (logements, gaz de schismes, pétroles, nucléaire, ….) Mais fédérons nous, convergeons ( Face au chaos capitaliste organisons nous pour l'anarchie 1/5) . Un peu de théorie pour passer a la pratique.
Livres a lire :Globalia de Jean Christophe Ruffin : Dans les années qui ont précédé la Première Guerre mondiale, l'Europe s'est transformée en gigantesque champ de bataille diplomatique. Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ? ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde ;.: Le fabuleux destin des 489 milliards d'euros prêtés à du 1%, (source : Thème de cet article : Faut-il sauver l'Euro à tout prix ? Aujourd'hui, PETITE HISTOIRE DE LA PRECARITE : La précarité a une histoire - www.la-bas.org - Là-bas si j'y suis), Lois et lobby financiers, Grèce, Hongrie, même combat ?, Dernières lettres avant..., Le triomphe de la cupidité
Le terme de guidance : Le principe de l'Onde de Choc : (…) : Le terme de l’asymétrie d’information et Le terme de guidance qui est un anglicisme assez utilisé dans le jargon financier. De quoi s'agit-il ? Tout simplement des prévisions ou encore des perspectives émises par les sociétés lors de leurs traditionnelles réunions d'analystes ou de leurs présentations de résultats, par exemple Le gaz de schisme II, Un autre Israël est possible, L'eau, un enjeu du XXIe siècle, De la guerre froide au..., Transition Days, l'Onde de Choc : Le tungstène
Rappel des faits : Le monde se divise en deux catégories : Se qui ont le pistolet chargeait (L’exil fiscal ou le martyr..., DEVENEZ RICHE, NE PAYEZ...d’impôt) et se qui creusent Nous, nous creusons (Coluche, crises et présidents).
Suicide19.04.2012 | The New York Times
En s'obstinant à imposer toujours plus d'austérité à des pays en difficulté comme l'Espagne, les dirigeants européens mènent le continent à sa perte, affirme le Prix Nobel d'économie Paul Krugman.
Le 14 avril, The New York Times s'est fait l'écho d'un phénomène qui se développe en Europe : le suicide lié à la crise économique, les gens se donnant la mort par désespoir, après avoir perdu leur emploi ou vu leur entreprise faire faillite. L'article était bouleversant. Mais je suis sûr que je n'ai pas été le seul lecteur, notamment parmi les économistes, à me dire que le problème n'était peut-être pas tant les individus que l'apparente détermination des dirigeants européens à pousser l'ensemble du continent au suicide.
à lire également
• Un suicide par jour chez les chômeurs - La Repubblica
• La crise tue les petits patrons - Linkiesta
• Traumatisme : un suicide en forme d’ultimatum politique - To Ethnos
Pour justifier mes propos, j’ai pris les interview d’un conseiller d’un thinks thanks français

« Quand une opportunité se présente, il faut savoir la saisir. Or la réduction d'ISF pour le financement des PME, dont on prévoyait l'alignement sur l'IRPP à 20 ou 25%, est inexplicablement restée fixée à 50% ; divine surprise... (ou bouclier électoral !) »
L'ISF à acquitter en 2012 a été purement et simplement supprimé pour certains (patrimoines taxables inférieurs à 1,3 million d'euros) et sinon notablement allégé pour la plupart des autres redevables. L’injustice est évidente et je crains, quelle que soit l'issue des prochaines élections, que l'ISF ait de beaux jours devant lui ( voir Hollande et le patronat) :
- En cas d'alternance politique, François Hollande a annoncé son intention de revenir à l'ancien barème de l'ISF, de supprimer certaines niches fiscales (mais lesquelles ?) et de plafonner sévèrement les autres (10 000 euros au global. IR et ISF confondus ?).
- Même en cas de réélection de Nicolas Sarkozy, la situation des finances publiques devra bien se redresser. Ce sera certainement l'occasion de donner suite aux préconisations du rapport de la Cour des Comptes sur l'efficacité des niches fiscales et aux propositions du Rapporteur de la Commission des Finances à l'Assemblée, M. Gilles Carrez, prônant tous deux un alignement pur et simple sur les mécanismes de défiscalisation à l'IR (aujourd'hui à 18% !)...
Mais, dans l'immédiat, la possibilité d’effacer tout ou partie de votre ISF 2012 (jusqu'à 45 000 euros), alors que les gouvernements vantent les « cures d’austérités » et « les plans de sauvetages ». Des solutions efficaces existent pour ce faire, et je vous aiderai bien volontiers à y accéder à des conditions privilégiées, ainsi que je le fais depuis quatre ans maintenant.
ISF en 2012 ?
Le principe de détermination du patrimoine net taxable à l'ISF. On peut brièvement le rappeler ainsi : vous totalisez la valeur au 1er janvier 2012 de tous les biens détenus avec votre conjoint ou concubin et vos enfants mineurs, ce qui constitue votre patrimoine taxable brut. Pour l'immobilier, des abattements sont prévus (30% pour la résidence principale) ou admis (10 à 40%) pour tenir compte de l'illiquidité relative de ces biens.
Certains biens peuvent également bénéficier d'exonérations partielles (bois, forêts, terres agricoles, parts de société avec engagement collectif de conservation) ou totale (oeuvres d'art et mobilier ancien notamment, mais également vos précédentes souscriptions de défiscalisation ISF-PME).
Les dettes certaines au 1er janvier 2012 -- y compris les impôts et les taxes dont l'ISF -- constituent le passif déductible. L'assiette de l'imposition sera donc le patrimoine net taxable : l'actif imposable sous déduction du passif autorisé en déduction.
Le nouveau barème ISF 2012, applicable dès le premier euro, s'établit comme suit :
- 0% si le patrimoine net taxable est inférieur à 1 300 000 euros ;
- 0,25% du patrimoine net s'il se situe entre 1,3 et trois millions d'euros ;
- 0,50% du patrimoine net si sa valeur est au moins égale à 3 000 000 euros.
Deux formules de décote viendront atténuer les effets de seuil, avec une réduction ISF de :
- 24 500 euros - (7 x 0,25% x P) si le patrimoine net P se situe entre 1,3 et 1,4 million d'euros ;
- ou 120 000 euros - (7,5 x 0,5% x P) pour un patrimoine net entre 3,0 et 3,2 millions d'euros.
Ce nouveau barème entraîne une réduction d'ISF par rapport à l'an dernier, croissant avec le patrimoine net taxable. En conséquence l'ISF résultant, que l'on ne savait effacer l'an dernier que pour des patrimoines nets allant jusqu'à 5,4 millions d'euros peut cette année être totalement effacé jusqu'à neuf millions d'euros de base taxable (45 000 euros d'ISF) !
Le sujets abordés lors de la Journée du Patrimoine du le 22 juin avec des thinks thanks financiers (Agora et d'autres spécialistes de la gestion de patrimoine et de la défiscalisation).
Nouveau formalisme déclaratif
En termes de planning, comment vont se passer les choses cette année ? Sauf changement de dernière minute :
- Si le patrimoine net taxable est inférieur à 1 300 000 euros : vous n'avez rien à faire... ni à acquitter.
- Si votre patrimoine net se situe entre 1,3 et trois millions d'euros : vous n'avez plus de déclaration détaillée à remplir (Cerfa 2725) mais devrez simplement porter la valeur de votre patrimoine sur votre déclaration d'impôt sur le revenu. Donc avant le 31 mai 2012 pour la version papier, courant juin pour les utilisateurs du site impôt.gouv.fr, voire le 15 juillet ou même le 31 août pour les contribuables résidant hors de France. Votre ISF sera appelé par voie de rôle et à régler avant le 17 septembre (chèque) ou 22 septembre (paiement en ligne avec prélèvement le 27 septembre).
- Pour les patrimoines supérieurs à trois millions d'euros, vous déposerez pour le 15 juin la déclaration ISF complète habituelle, accompagnée de son règlement.
La défiscalisation ISF TEPA-PME en 2012
Deux possibilités existent pour réduire ou effacer son ISF 2012 au plus tard avant le 15 juin 2012, date limite des versements éligibles aux réductions d'impôt ISF-dons et ISF-PME :
- la plus efficace : « les dons à certains organismes éligibles. La réduction est alors de 75% des montants donnés. Mais, dépourvue de toute valeur patrimoniale, cette voie est de portée limitée ;
- la plus utile patrimonialement : « la réduction d'ISF dite TEPA-PME. Initialement de 75%, elle a été rabotée l'an dernier mais reste égale, pour cette année encore, à 50% du montant souscrit au capital de PME européennes éligibles, que ce soit en direct ou via un fonds (FCPI ou FIP). A noter deux avantages supplémentaires : les participations TEPA-PME sortiront de votre assiette ISF durant la période de détention, et les plus-values au terme seront exonérées d'IR (mais soumises à prélèvements sociaux) ».
La réduction globale d'ISF (pour dons + souscription PME), initialement de 50 000 euros, est pour cette année encore plafonnée à 45 000 euros, dont 18 000 euros au maximum pour les solutions à risque mutualisé souscrites à travers des fonds FIP ou FCPI. :
- La possibilité d’ effacer tout l’ ISF par des souscriptions mutualisées (FIP et FCPI) jusqu'à 18 000 euros, correspondant à 3,6 millions d'euros de patrimoine taxable...
- ... et vous savez échapper à tout ISF jusqu'à neuf millions d'euros de patrimoine taxable (45 000 euros d'ISF) avec des souscriptions en direct au capital de PME, en complément et/ou en substitution aux fonds.
Si les souscriptions devraient pouvoir s'effectuer jusqu'au 15 juin pour les FCPI et FIP, les souscriptions en direct au capital de PME devront être effectuées plus tôt : avant le 8 juin (voire peut-être le 21 mai pour les déclarations avec l'IR) et ce pour deux raisons :
- la nécessité de procéder aux augmentations de capital avant le 15 juin (voire peut-être avant le 31 mai) ;
- et la faiblesse relative des enveloppes (2,5 millions d'euros au maximum par société, les premiers arrivés étant les premiers servis).
Les attestations fiscales de versement TEPA-PME (ou de dons) devront être transmises aux services fiscaux pour le 15 septembre si votre patrimoine est supérieur à trois millions d'euros, ou simplement conservées dans votre dossier fiscal s'il se situe entre 1,3 et trois millions d'euros.










