Avertir le modérateur

03/12/2017

Alep, chronique d’une révolution impossible

n

"Quand létat t'enseigne a tuer, il se fait appeler patrie."

Marc Robine - Le Déserteur (Version non censurée) Bachar moi ou le chaos

 Alep, chronique d’une révolution impossible

La répression du régime et la radicalisation des groupes armés ont eu progressivement raison des idéaux du soulèvement de la ville, en 2012.LE MONDE Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.


Que reste-t-il comme options aux Occidentaux face à un régime syrien, renforcé par sa victoire annoncée à Alep et soutenu par la Russie et l’Iran ?, s’interroge le chercheur Joseph Bahout.

En perdant Alep, la rébellion se retrouve expulsée de la « Syrie utile », l’axe nord-sud qui relie les principales villes du pays, et risque d’être cantonnée à une guérilla rurale. Le régime triomphe mais il est loin d’avoir retrouvé sa légitimité. Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant) Alep, un tournant majeur dans la guerre civile syrienne - Le Monde

  
Syrie, dans l'enfer d'Alep Ligne de Front

Documentaire sur la guerre à Alep en Syrie réalisé par ... - YouTube :  

 


Alep, un an après, c'est le portrait d'une ville dévastée qui tente de renaitre dès que les bombardements cessent, c'est le portrait surtout de ses habitants. De ceux qui vivent et qui font la guerre en Syrie.

 

Le Conseil de sécurité est paralysé par le veto russe. Certes Moscou est isolée et même Pékin ne suit plus. Mais elle reste maîtresse du jeu avec son soutien à un régime en passe de reconquérir une bonne partie de la Syrie dite utile. Ce sera une victoire de courte durée qui ne fera qu’alimenter encore un peu plus le djihadisme mais le Kremlin aura réussi à démontrer qu’il est à nouveau incontournable comme à l’époque de la guerre froide.

 

Alep Syrie , vivre avec la guerre documentaire - YouTube : Alep Syrie , vivre avec la guerre documentaire - YouTube

 

Syrie: 26 combattants prorégime tués par l'EI, 22 civils par des raids aériens n 

Et toujours la population en otage…

Alep, le cri d'alarme - C à vous - 08/12/2016

 

Syrie : à Alep, un carnage parmi les civils en fuite

Alep-Est, le 30 novembre. Image extraite d’une vidéo diffusée par les casques blancs (la défense civile syrienne).

Alep-Est, le 30 novembre. Image extraite d’une vidéo diffusée par les casques blancs (la défense civile syrienne). HO / AFP

Des villes de plus de 100 000 habitants ont été rasées dans les bombardements et provoqué la pire crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale.. Le flot des malheureux qui fuient les combats autour de la deuxième agglomération du pays, Alep, ne tarit pas.Les images sont cauchemardesques : celles de parents, nouveau-nés dans les bras, émergeant des décombres des dernières frappes aériennes. Les camps de réfugiés aux frontières débordent, en Jordanie comme en Turquie : la machine à fabriquer les djihadistes de demain tourne à plein.

L’armée syrienne et ses milices tiennent désormais près d’un tiers de la partie insurgée d’Alep. La chute de la ville marquerait un tournant dans le conflit.LE MONDE | 

Syria’s war: Government forces push into Aleppo's old city

 

"In the past several days an intensive

i-État.»

East Aleppo resident: 'They are trying to exterminate my neighbourhood'

 Le pouvoir n’a d’ailleurs pas commenté l’annonce russe.

 

 

DÉCRYPTAGE - pour le figaro "La chute annoncée d'Alep modifiera profondément la donne en Syrie". La chute annoncée d'Alep modifiera profondément la donne en Syrie.

L'enjeux d'ALEP est devenu l'enjeux stratégique, politique et  militaire de la / les guerres en Syrie. Editorial. ( le Monde) 

Les évacuations de centaines d’hommes d’Alep-Est, dans des camions arborant le portrait officiel d’Assad, rappellent la tragédie de Srebrenicasouligne l’écrivaine, réalisatrice et journaliste Sylvie Matton.
 
Dani Kappani craint autant un encerclement total qu’une intensification des bombardements. Mais pour lui, gagner Idlib était « la seule option. D’autres militants et combattants ont choisi de resterà Mouadamiya, en retournant sous le contrôle d’Assad. Pour moi, cette réconciliation qu’impose le régime à des villes où ses forces ont tué et affamé les gens est insupportable. »

« J’étais heureux qu’ils soient sortis vivants de cet enfer, raconte Abeer Hussein, une habitante d’Atareb, jointe par WhatsApp, qui a observé l’arrivée des Alépins depuis le toit de sa maisonnette.Mais eux avaient l’air si triste. Ils ressemblent aux Palestiniens de 1948 [date de la création dIsraël, qui a poussé à l’exode des centaines de milliers de Palestiniens]. Ils ne parlent que d’une chose, retourner sur leur terre, alors que leur exil commence à peine et qu’il promet d’être long et douloureux. 
 

Les débats

»Alep-Est : la situation dégénère alors que plus aucun hôpital ne fonctionne

COMPTE RENDU La petite Syrienne de 7 ans qui tweete en direct la destruction de sa maison à Alep 6 Avec l’aide de sa mère, Bana Al-Abed raconte depuis septembre son quotidien fait de peur, de bruits de bombardements et de destructions dans les quartiers est d’Alep. Syrie : la rébellion s’effondre à Alep  

OMPTE RENDULes milices chiites en première ligne dans la bataille d’AlepTéhéran assure la survie militaire du régime de Damas en finançant et en armant des mercenaires Louis Imbert (Erbil (Irak), envoyé spécial)

25/01/2017

Bachar moi ou le chaos

n

 

 "Quand létat t'enseigne a tuer, il se fait appeler patrie."

Friedrich Dürrenmatt - musique: Harold Berg  la publication de Flores Magon

Marc Robine - Le Déserteur (Version non censurée) 

 "Today 150,000 people are threatened with extermination. We are calling for a halt to the bombing and guarantees of safe passage of all," Brita Haji Hassan said during a trip to Geneva.

Alors que la Syrie est en proie à une guerre sanglante qui dure depuis plus de cinq ans, ce documentaire dresse le portrait de l'homme fort de ce pays : Bachar el-Assad. Quel est le parcours de cet homme qui tient une part du destin mondial entre ses mains ? Daech, le djihadisme international, le chaos au Moyen-Orient, la crise des réfugiés : tous ces défis convergent pour partie vers Damas. Bachar est d'abord le produit d'un clan, les Assad. Cette famille rappelle d'autres dynasties terribles comme les Kadhafi ou les Hussein, Tout à leur volonté de survie politique et d'emprise sur leur pays. Bachar a un seul but : perpétuer son implacable pouvoir et celui de son clan sur la Syrie.



 Bachar, moi ou le chaos
 

 Bachar, moi ou le chaos ( complet) EN REPLAY : Bachar, moi ou le chaos - Télévision - TéléramaLa collusion avec les djihadistes - Bachar moi ou le chaos : L’EI s’approche à nouveau de la ville syrienne de Palmyre  Le Monde.fr avec AFP et Reuters | BACHAR, MOI OU LE CHAOS 

La population est abreuvée de slogans comme :

  • « La guerre, c'est la paix. »
  • « La liberté, c'est l’esclavage. »
  • « L'ignorance, c'est la force. »

Le président syrien affirme que la défaite des rebelles à Alep marquera un tournant dans la guerre :

« C’est vrai qu’Alep sera une victoire pour nous, mais, soyons réaliste, cela ne signifie pas la fin de la guerre en Syrie (…). Mais ce sera une étape énorme vers la fin [du conflit]. »

Ce slogan, répété à plusieurs reprises, est particulièrement significatif du point de vue du lecteur/spectateur. Il vient heurter la possibilité d'une liberté individuelle.

La ville incarne la tragédie syrienne : des milliers de civils sont pris au piège dans ses quartiers insurgés, cibles de bombardements incessant et sans recours à l’aide humanitaire ; des milliers d’autres partent sur les routes, tentant de fuir les combats

Syrie : posez vos questions sur la situation à Alep LIVE Benjamin Barthe, le correspondant du « Monde » à Beyrouth, va répondre à vos questions sur la bataille d’Alep, qui semble approcher de son dénouement. Syrie : la bataille d’Alep en 23 cartesVisualisez la bataille d’Alep en cartes

 


Les pourparlers, qui doivent reprendre à Genève, le 8 février, restent suspendus à l'issue des discussions d'Astana, qui devaient reprendre mardi en milieu de matinée.

#MOE - "Bachar Al-Assad, un personnage manipulateur et brutal" (Antoine Vitkine)

 

 


Syrie: 5 ans plus tard, Paul Moreira retrouve Ali
 

Les pourparlers d’Astana sur le conflit syrien ravivent les combats entre groupes rebelles

A lire La collusion avec les djihadistes - Bachar moi ou le chaos - Dailymotion

Pour le Monde Bachar Al-Assad, une victoire à la Pyrrhus 35 Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.La tragédie d’Alep rappelle les dirigeants occidentaux à leurs errements. Que peut encore faire l’Europe ? Et la France ? Marc Semo, journaliste spécialiste de géopolitique au « Monde », a répondu à vos questions.   La Russie et l’Iran sont désormais comptables de l’avenir de la Syrie. Mais les deux puissances, sans lesquelles la dictature de Bachar Al-Assad n’aurait pas survécu, ne s’entendent pas forcément sur ce qu’il convient de faire. CHRONIQUE Alep, après la chute 13. Pour François Burgat : « C’est la victoire usurpée d’une minorité soutenue par des régimes autoritaires » 25 Selon le politologue et spécialiste du monde arabe, le désastre syrien provient de la mortifère erreur du désengagement proche-oriental de Barack Obama et de la focalisation des Occidentaux sur le combat exclusif contre l’organisation Etat islamique.François Burgat (Politologue, directeur de recherche à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) à Aix-en-Provence)

« Une politique d’extermination » 

En Syrie, le crime de guerre est devenu la norme  Editorial. La situation empire chaque jour un peu plus dans la deuxième ville du pays, qui subit les bombardements incessants des forces de Bachar Al-Assad et de ses alliés. L’une des autres guerres, à laquelle ne participent ni Damas ni la Russie, est celle conduite contre lEtat islamique. Là, la coalition que pilote Washington en Syrie marque des points et prépare une offensive contre Rakka, le fief de l’EI. Mais là aussi, c’est le règne des milices pilotées par l’étranger (Turquie, Arabie saoudite etc.). La guerre ne s’arrêtera pas avec la chute d’Alep. Et, ce jeudi 24 novembre, des barils d’explosifs viendront à nouveau tuer et mutiler dans les ruines d’une ville qui fut l’un des joyaux de la région.. Editorial du « Monde ». 

 Document: Syrie, "La Guerre sale" de Bachar-El-Assad


 Disparus, la guerre invisible en Syrie Arte 2017 03 07 22 51 - YouTube

 
 
 
 
 

 

 

 

 

Et si la guerre en Syrie avait lieu en France ? Post de blog Si la France était la Syrie, les habitants d'Avignon et de Cannes seraient tous morts, selon les calculs du projet « If we were Syrian ».

 

Une des dimensions les plus dangereuses de ce conflit tient aux risques de sa transformation en affrontements « confessionnels ». Il serait faux de dire que tout se réduit, en Syrie, à une appartenance religieuse ou communautaire : il existe des alaouites qui soutiennent l’opposition, et des sunnites qui préfèrent le régime aux insurgés. Mais le pouvoir, s’appuyant sur sa base alaouite, a incontestablement avivé les tensions. De son côté, l’opposition — ou certaines de ses composantes, notamment le CNS — n’est pas en reste et se montre incapable d’offrir des garanties sérieuses pour l’avenir. Personne ne semble remarquer comment les Kurdes, par exemple, qui furent parmi les premiers à manifester (notamment pour obtenir des documents d’identité) se tiennent désormais à l’écart, choqués par le refus du conseil national syrien de reconnaître leurs droits (Dogu Ergil, « Syrian Kurds », Zaman, 21 février). Pour sa part, le régime semble vouloir relancer les activités du PKK, un parti qu’il avait utilisé dans son affrontement avec la Turquie dans les années 1990 et qui reste très populaire parmi les Kurdes de Syrie. 
 
La Situation deviendrait alors incontrôlable car il n'y aurait une impasse diplomatique aux conflits. Nous verrions un recrutement accéléré des organisations terroristes comme Daesch ou le Front Al Nosra, première bénéficiaire de l'abandon des pays européen dans le conflit et de l'échec d'une transition diplomatique.Car la militarisation du conflit est en marche, et porte avec elle les germes d’une ( multiple ) guerre civile (peut-être la seule voie de sortie pour le régime)

EDITORIAL A Damas, un « abattoir humain » au cœur de la crise syrienne 44 "Disparus, la guerre invisible de Syrie"

Alex Younger,  le chef du MI6 (service de renseignement extérieur).qui prononçait jeudi son premier grand discours public depuis sa nomination en 2014, a ajouté que la Russie cherchait à anéantir les opposants au régime de Bachar al Assad en transformant la Syrie en un désert humain. Selon lui, la Russie et Assad empêchent toute victoire sur le groupe Etat islamique et rendent illusoire toute perspective de fin de la guerre civile en considérant tous les adversaires du régime comme des "terroristes".

"La Russie et le régime syrien cherchent à tout transformer en désert, et appellent cela la paix. C'est là une tragédie humaine déchirante", a dit le patron du MI6. "Nous ne pourrons être à l'abri des menaces qui proviennent de ce pays tant que la guerre civile n'aura pas pris fin", a-t-il continué.

Les derniers attentats arrangent les affaires de Bachar El-Assad tout en répondant aux intérêts de Daech. Quoi qu’il en soit, tout règlement international de la crise syrienne nuirait finalement aux deux. courrier international Publié le 17/11/2015 - 16:47

La capacité de Bachar el-Assad à regagner le contrôle de la Syrie est loin d'être acquise, car la violence de l'opposition contre le gouvernement et son désir de vengeance ne feront que grossir. Mais la chute d'Alep ne signe pas la fin de la guerre, seulement son entrée dans une nouvelle phase. Cette dernière passera sans doute, pour le pouvoir, par la nécessaire sécurisation des ...

La reprise de la cité antique dimanche, ainsi que la lenteur de la reconquête de Mossoul par les Irakiens, peut être considérée comme des victoires militaires pour les djihadistes, après de nombreuses défaites ces derniers mois, notamment en Libye. Le gouvernements syriens et ses milices sont incapables de garder durablement des positions " gagnés" et s'en remettent a des bombardements aveugles sur les civiles Syrie: raids meurtriers sur un secteur tenu par l'EI21 civils tués dans des frappes contre Raqqa

Ce revers dans une ville où Vladimir Poutine avait organisé un concert symphonique en mai pour en célébrer la libération, illustre la difficulté de l’armée de Bachar Al-Assad, engagée dans la reconquête d’Alep, à combattre sur plusieurs fronts en même temps, en dépit du soutien aérien de la Russie et celui au sol de milices chiites libanaise, irakienne et iranienne.

Car la situation la plus profitable, aussi bien pour Daech que pour Assad, serait la perpétuation de la situation telle qu’elle est depuis trois ans. Pour les deux, c’était la meilleure garantie de survie puisque l’existence de l’un renforce celle de l’autre.

 

En attendant, des gens meurent…

 

  Bachar moi ou le chaos

 

 

Bachar, moi ou le chaos - vidéo Dailymotion

Bachar, moi ou le chaos - vidéo Dailymotion



COMPTE RENDU
TV : « Syrie, la révolution confisquée »
 Christophe Ayad

 

 

nSyrie: «chambre de torture» selon l'ONU  estimant que le conflit qui entre dans sa septième année est "la pire catastrophe provoquée par l'homme depuis la Seconde Guerre mondiale".

» Lire aussi - Syrie : les violences contre les enfants atteignent des records en 2016

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins 60.000 personnes sont mortes en six ans sous la torture ou à cause des terribles conditions de détention dans les prisons du régime. Des enquêteurs de l'ONU ont accusé en février 2016 le régime de Damas d'"extermination" de détenus, affirmant que les morts massives de prisonniers étaient le résultat d'une "politique d'Etat".

Five years since the civil war began, more than 450,000 Syrians have been killed in the fighting, more than a million injured and over 12 million Syrians - half the country's prewar population - have been displaced from their homes.  

 

 

 Battle for Aleppo, Aleppo Bombing, Middle East

Lire aussi :   En Syrie, les Occidentaux impuissants, la Russie maîtresse du jeu

Documentaire - Le crépuscule des Assad (Syrie - Arte) Syrie - Dans l'enfer de la répression :

 Source "A propos dela Syrie"« Burning Country »La contestation Par Enkolo dans Accueil le11 et  13 Décembre 2016 Une attaque contre les services de sécurité du régime a fait 42 mortsLE MONDE |

 

Les blogs

 la publication de Kedistan.

Homs, chronique d'une révolteQuoi encore, la Syrie ?Un ennieme sommet syrien


Syrie : la révolution confisquée ?
 Créé le samedi 14 janvier 2017

Les débats

  War & ConflictSyria's Civil WarMiddle East

Les causes de la révolte

Militarisation

La voie de la négociation 

Lettre de Syrie

La bataille stratégique d'ALEP

Au-delà de Palmyre, l’EI agrandit sa zone d’influence dans la province de Homs, presque entièrement sous contrôle de l’armée syrienne. Offensive de l'EI près de Palmyre en Syrie LIRE AUSSI:»Syrie : Palmyre de nouveau encerclée par Daech, »100 millions de dollars pour le patrimoine en danger Syrie/Palmyre: combats entre l'EI et le régimeL'armée syrienne envoie des renforts à Palmyre

LIRE AUSSI:

»Alep, ville symbole et enjeu stratégique pour le régime syrien

 

 Quoi encore, la Syrie ? 19/11/2016 15:52

Alep Syrie, vivre avec la guerre Créé le jeudi 01 décembre 2016, SYRIA'S CIVIL WAR Aleppo locals say bombing goes on despite 'suspension' Syrie : les leçons du martyre d’AlepLa bataille stratégique d'ALEP

Les débats

04/03/2014

Homs, chronique d'une révolte

Bonsoir à toutes et à tous!

  

Homs, chronique d'une révolte

Film réalisé en 2013 par Talal Derki   

 

 
 
 
L’image contient peut-être : arbre, plein air et nature
 
 
En six ans de guerre, qui ont causé des centaines de milliers de morts, entraîné le départ de quelques 12 millions de déplacés et réfugiés, l'ONU n'a rien su faire pour mettre un terme aux combats. Avec pourtant une quinzaine d'agences, des milliers d'employés et plusieurs milliards d'euros de budger, la présente onusienne au chevet de la Syrie n'a pas réussi à apporter la paix, ni à soulager les populations, ni même à éviter la plus grande crise des réfugiés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Comment expliquer cette impuissance ? 
 

Pendant l'été 2011, Abdel Basset Sarout, footballeur de 19 ans, devient à Homs l'un des leaders des manifestations pacifiques qui, tous les vendredis, dans les rues, bravent le régime de Bachar al-Assad. Ses chansons improvisées contre la dictature enflamment la jeunesse de la ville. Il est le leader d'une fougueuse bande de shabab (jeunes) décidés à en découdre avec le régime, dont un vidéaste de 24 ans, Oussama, qui préfère le rôle de témoin à celui de combattant. Peu à peu, sous ses yeux et ceux du réalisateur Talal Derki, alors que le régime cible la population civile, les jeunes dissidents se transforment en guerriers. A partir de l'automne, la capitale de la révolution est la cible de bombardements massifs. Près de deux années durant, jusqu'en avril 2013, Talal Derki filme au plus près la résistance...

LA CRITIQUE TV DE TELERAMA DU 01/03/2014

 

Lors des manifestations non violentes qui ont marqué le début de la révolte en Syrie, le cinéaste Talal Derki se trouvait à Homs où, deux années durant, il a filmé au péril de sa vie l'engagement d'opposants au régime de Bachar el-Assad. Le documentaire qu'il en a rapporté, distingué au dernier festival de Sundance par un Prix du jury, s'attache plus particulièrement à deux jeunes rebelles : le footballeur Abdelbasset al-Sarout, gardien de but et chanteur, et Oussama al-Homsi, étudiant et vidéaste, dont la différence des tempéraments se révèle au fil des épreuves. Une « chronique » dont la forme elliptique et heurtée accuse l'évidente rudesse des conditions de réalisation. Pour colmater les brèches, raconter ce qu'il ne peut montrer et établir une temporalité, Talal Derki recourt au commentaire.

 

Ces réserves posées, Homs, chronique d'une révolte frappe par ce qu'il donne à lire d'une réalité humaine où l'on passe de l'engagement pacifiste à l'affrontement armé, d'un espoir de changement à une lassitude teintée de désespoir, qui pousse les insurgés d'hier à se rêver martyrs. « J'ai perdu tous mes amis proches », confie Abdelbasset pour expliquer son envie d'en finir. Le plan qui nous le montre assis dans un couloir, un lance-roquettes entre les jambes, ses paupières tombant, tandis qu'à l'extérieur d'autres armes crépitent, compte parmi les images qui nous restent d'un film certes pas accompli, mais d'une force indubitable. — François Ekchajzer http://www.dailymotion.com/video/x1de5qo_homs-chronique-d...  

 

 

 

A 23h40, Arte diffuse Syrie : instantanés d'une histoire en cours, réalisé par le collectif Abou Naddara, dont la chaîne avait présenté, voilà tout juste un an, quelques excellents courts métrages.



François Ekchajzer

 

 En images

27/02/2014

Syrie : l’insoutenable image des affamés de Yarmouk

Les réfugiés font la queue pour recevoir de l’aide alimentaire (Unrwa/AP/SIPA).

Pierre Haski | Cofondateur

 

Cette photo a été prise lors d’une distribution de nourriture dans un camp de réfugiés palestiniens situé aux portes de Damas. Ils sont des milliers à attendre, à quelques mètres des snipers de l’armée de Bachar el-Assad.

C’est une photo insoutenable. Elle a été prise le 31 janvier dans le camp palestinien de Yarmouk, aux portes de Damas, mais vient seulement d’être rendue publique par le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), une agence des Nations Unies.

On y voit une interminable file d’attente de milliers de personnes attendant de recevoir de l’aide alimentaire après des mois de blocus de leur camp par l’armée syrienne, les privant de tout, et en particulier de nourriture. Une longue cohorte de pauvres hères qui s’étire entre deux rangées d’immeubles en ruines, signe des terribles bombardements auxquels ces bâtiments ont été soumis.

« Un lourd tribut aux rigueurs de l’hiver »

Le 28 décembre, Jean-Pierre Filiu nous racontait sur son blog, dans l’indifférence de la période des fêtes de fin d’année, le calvaire des 18 à 20 000 habitants piégés à Yarmouk sur les quelque 100 000 que comptait ce camp de réfugiés avant les combats.

 Une politique d’extermination » En Syrie, le crime de guerre est devenu la norme  Editorial. 

 Document: Syrie, "La Guerre sale" de Bachar-El-Assad


 

«  

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins 60.000 personnes sont mortes en six ans sous la torture ou à cause des terribles conditions de détention dans les prisons du régime. Des enquêteurs de l'ONU ont accusé en février 2016 le régime de Damas d'"extermination" de détenus, affirmant que les morts massives de prisonniers étaient le résultat d'une "politique d'Etat".


 
Disparus, la guerre invisible en Syrie Arte 2017 03 07 22 51 - YouTube

 nSyrie: «chambre de torture» selon l'ONU  estimant que le conflit qui entre dans sa septième année est "la pire catastrophe provoquée par l'homme depuis la Seconde Guerre mondiale".

Il expliquait :

« Le camp [situé à moins de 10 kilomètres du centre de Damas, ndlr] est encerclé depuis février 2013, mais un point de passage vers le reste de la capitale syrienne, contrôlé par les forces gouvernementales, continuait d’être ouvert. Ce barrage a été scellé en juillet dernier, malgré les appels répétés des Nations unies à la levée du siège.

Le 27 décembre 2013, la nouvelle est tombée que cinq personnes étaient mortes de faim à Yarmouk. Parmi les victimes, une femme, un handicapé et un vieillard. Le camp de réfugiés étant coupé du monde, il est possible que le bilan soit plus élevé. En tout état de cause, la population épuisée va payer un très lourd tribut aux rigueurs de l’hiver, car il a neigé à Damas ces derniers jours, une catastrophe pour les réfugiés assiégés. »

Mercredi, le quotidien britannique The Guardian rapportait que le HCR avait finalement pu commencer à apporter de l’aide humanitaire aux réfugiés assiégés ces dernières semaines : 7 000 colis alimentaires, « une goutte d’eau dans l’océan », selon un porte parole de l’agence onusienne.

Le point de distribution se situe dans un no man’s land dans le champs de tir de snipers de l’armée de Bachar el-Assad, ajoute le porte parole, qui souligne que certains réfugiés trop faibles pour se déplacer n’ont sans doute pas reçu d’aide, faute de pouvoir aller jusqu’à eux.

La semaine dernière, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté une résolution incitant toutes les parties au conflit en Syrie à faciliter l’aide humanitaire. Une résolution qui a du mal à être mise en œuvre, ce qui explique sans doute la diffusion des photos par le HCR.

« Plus jamais ça ? »

Ce n’est que l’un des aspects d’un conflit qui dure depuis trois ans avec son interminable cortège de souffrances, de morts, de destructions, sans que rien n’y personne ne veuille réellement, ou ne se donne les moyens, d’y mettre fin.

Mais cette image m’a hanté depuis que je l’ai découverte sur le site du Guardian mercredi 26 février.

Elle en évoque d’autres, d’autres camps, d’autres époques y compris récentes après lesquelles le monde a crié « plus jamais ça ». Eh bien non, les habitants de Yarmouk paient pour savoir que ce n’était qu’un slogan, que la « communauté internationale » n’a toujours pas les moyens et la volonté d’empêcher que telles scènes se reproduisent.

Des témoignages bouleversants qui accablent la passivité de l'Occident face à un nouveau crime contre l'humanité qui dure maintenant depuis 3 ans. Honte aux Parlementaires anglais qui se sont opposés à une intervention, honte à Obama qui s'est lâchement débiné. Mais honte d'abord aux opinions occidentales qu'il leur aurait fallu affronter. Les rebelles ne demandaient rien d'autre que la liberté, et ils la demandaient pacifiquement. Comme les Ukrainiens. La liberté dont nous jouissons en Occident, nous n'en sommes pas dignes.

 
 
 

A l'image de Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l’EI : Le charismatique gardien de but de football d’Homs, devenu chef rebelle, s’est radicalisé au fil des désillusions, un nombre important de rebelle modéré ne pourrait pas digéré "la lâcheté" de ceux qui ont signé et renforcé la rébellion djihadiste. Abdel Basset Sarout, décharné et les traits tirés, jurait à la caméra de la chaîne d’opposition syrienne Orient News : « Nous allons nous organiser, changer nos armes, réunir les gens prêts à agir(…). Nous y retournerons. » Ecœuré d’avoir été « abandonné » par l’opposition – « lâche » et minée par les divisions – et « trahi » par la communauté internationale, l’ancien gardien de but de football propulsé icône de la révolte d’Homs ne s’avouait pas vaincu. Le jeune gardien de but, promis à une carrière internationale, a évolué avec la révolution. Son cheminement a été immortalisé dans le documentaire Homs, chronique d’une révolte, du réalisateur damascène Talal Derki, qui a filmé le jeune homme dès les débuts du soulèvement contre le régime, en 2011, jusqu’en avril 2013. Basculement progressif : Un an plus tard, foulard noué autour du front, petite barbe et kalachnikov à l’épaule, le chantre pacifique s’est fait guérillero. Face à la multiplication des massacres de civils, Sarout ne croit plus une victoire possible sans le recours aux armes. Il prend la tête d’un groupe de jeunes prêts à en coudre pour défendre leurs idéaux de liberté et de dignité. « Je veux mourir en martyr », confie-t-il à la caméra de Talal Derki, les yeux dans le vague et un lance-roquettes coincé négligemment entre les cuisses. Lui qui a réchappé plusieurs fois de la mort se sent bien seul face à la disparition de ses proches.Talal Derki a observé le basculement progressif du rebelle modéré d’Homs vers l’idéologie djihadiste. Quelques jours avant de capituler face aux troupes du ­régime en mai, Sarout s’en remet au Front Al-Nosra, la branche ­syrienne d’Al-Qaida, et à l’EI pour sauver les rebelles assiégés. Se sentant « trahi » par l’« abandon » d’Homs, puis « marginalisé » au sein de l’opposition, il avait confié à un ancien compagnon de dissidence, Thaer Al-Khalidiya, son désir de passer à l’EI. Dans une photo récente diffusée sur le site de Twitter, le jeune homme apparaît vêtu du qamis, le vêtement long et noir des djihadistes.

L’attirance de Sarout pour l’EI est symptomatique d’une « radicalisation d’une partie des révolutionnaires syriens, se sentant abandonnés à la fois par les démocraties occidentales, les monarchies du Golfe et les brigades rebelles modérées », analyse le chercheur Romain Caillet, dans un rapport sur la progression de l’EI dans la région d’Homs, publié en août par la fondation norvégienne Noref. De plus en plus de rebelles d’Homs, impressionnés par la richesse et la force de l’EI, se tournent vers cette organisation, qui a renforcé son implantation dans le centre de la Syrie après avoir conquis les provinces de Rakka et Deir ez-Zor.

le visionnage d'une sorte d'OVNI cinématographique baptisé The Grand Budapest Hotel. The Grand Budapest Hotel : Bande-annonce [Officielle] VOST HD ... , The Grand Budapest Hotel Official Trailer (HD) Wes ... - YouTube : . Wikipédia


J'aurais dû lire le synopsis plus attentivement : l'intrique débute quelques semaines avant le déclenchement d'une "grande guerre" -- comme de juste en plein hiver -- au centre de l'Europe. Le tout sur fond de décors enneigés aussi joyeux que des photos en noir et blanc du front franco-allemand dans la région de Verdun un matin de brouillard verglaçant.


Le le Grand Hôtel constitue une métaphore de la Civilisation avec un grand "C".
 
Grandeur et décadence


Vous l'aurez sûrement compris, j'ai bien aimé cette petite fantaisie cinématographique, cette parenthèse en marge des productions cinématographiques bourrées d'effets spéciaux numériques qui visent à faire "plus vrai que le vrai".



Une analogie intéressante...
Je ne suis pas critique de cinéma mais seulement scrutateur du monde géopolitique et interprète du comportement des dirigeants « élites » politiques... De sorte qu'il ne m'a pas fallu plus de quelque minutes pour établir l'analogie entre le parti-pris de la perfection symétrique constituant la structure narrative de Grand Budapest Hôtel et le rapport de force évoqué par des livres comme le Meilleur des Monde d’Howles,  Fahrenheit  484, 1984 d’Orwels, Globalia de JC Ruffin. …

Même en forçant l'artifice comme pour The Grand Budapest Hotel, les financiers drogués aux liquidités sont convaincus -- et jureraient sous la torture -- que Wes Anderson a juste filmé le monde réel.

Sauf que notre monde, ce n'est pas du cinéma
Dès que nous allumons nos écrans, nous constatons que la planète regorge de milices vêtues de gris et de kaki qui tuent "de vrais gens pour de vrai"... et que les guerres commencent en hiver, comme dans The Grand Budapest Hotel.

Je subodore que si le pouvoir ukrainien a été renversé en même temps que la flamme olympique s'éteignait à Sotchi, cela fait partie d'un scénario parfaitement planifié. En effet, Moscou ne pouvait pas, en pleine trêve olympique, envoyer ses troupes sauver les régimes à l'agonie de dictateurs alliés de la Russie.

 

Aller plus loin

Homs, chronique d'une révolte - Télévision - Télérama

 Regarder Homs, chronique d'une révolte en replay sur internet ...

 Arte - Homs, chronique d'une révolte - 04-03-2014 - TVRip - T411

 « Homs, chronique d'une révolte »

 

 
Editorial du « Monde ». 

Lire aussi :   Près de 13 000 détenus ont été tués dans une prison syrienne en cinq ans, selon AmnestyRithy Panh : « Je ne sais pas s’il y a un abattoir humain à Damas. Mais je veux savoir, connaître »Dans un rapport soigneusement documenté, publié au début de la semaine, Amnesty International décrit, par le détail, cette machine de mort qu’est le régime de Bachar Al-Assad – celui qu’aiment tant visiter quelques députés français.

 

Poutine pour toujours ? réalisé en 2014 par Jean-Michel Carré  Date de sortie : 26 février 2014  

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu