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06.08.2009

Le stockage du CO2 pourrait atténuer le changement climatique

Le stockage du CO2 pourrait atténuer le changement climatique

 

«Étant donné que les émissions de dioxyde de carbone – principale cause des changements climatiques – continuent d'augmenter dans de nombreuses régions du monde, il est primordial que nous exploitions toute possibilité qui s'offre à nous de limiter leur impact sur le climat mondial. Le piégeage et le stockage du CO2 ont manifestement un rôle à jouer à cet égard», a déclaré Michel Jarraud, Secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM).

 

« Peut-être avez-vous déjà entendu l’expression : le « piégeage et le stockage de CO2 » est à la mode. Mais derrière les mots se cache peut-être une technologie d’avenir, qui pourrait réduire efficacement les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère -et donc limiter le réchauffement climatique. Alors que le Parlement s’apprête à étudier un projet de loi à ce sujet, nous faisons le point sur cette nouvelle technologie avec le rapporteur britannique, Chris Davies » source info planète :

 

 

 

Mais cette (techno) science se heurte a plusieurs détracteurs, a des problèmes de coût financier.

Les détracteurs peuvent avancer : « Dans nos sociétés de marche il y aura toujours des lobbies qui profiteront de la situation pour en prendre partis (profit financier a court terme sans 'minimum d'éthique'). La réinjection du CO2 dans les sous sol est un exemple de cette techno science qui produit de la technologie sans grande réflexion de fond »

 

Le piégeage et le stockage du CO2 pourraient toutefois se heurter à d'importants obstacles qui ne sont pas de nature technique

 

Comme les techniques de piégeage et de stockage du CO2 requièrent de l'énergie, leur adoption pourrait accroître le recours aux combustibles fossiles. Des ONG comme greenpeace, sont contre, car elles ont peur qu'elle sert d'excuse pour le recours a de nouvelle centrale à Charbon." Le captage et stockage du carbone (CCS) plombera-t-il la politique climatique belge? Un nouveau rapport international de Greenpeace dénonce l'arnaque du CCS 06 mai 2008

 

Son coût ensuite, même s’il peut baisser

 

La conclusion d'info planete :  « Outre les considérations d'ordre technique et financier, il faut aussi prendre en compte, pour s'assurer le soutien du grand public, les aspects qui ont trait à la santé, à la sécurité et à l'environnement ainsi que les aspects juridiques. Les risques potentiels sont les suivants: fuites lors du piégeage, du transport et de l'injection du CO2 (risque comparable à celui inhérent à des processus industriels similaires) et fuites lentes émanant des sites de stockage (risque faible si les réservoirs sont soigneusement sélectionnés et si l'on a recours aux meilleures techniques disponibles). Quoi qu'il en soit, la question de savoir comment les opérations d'injection de CO2 dans les eaux internationales seraient considérées en regard du droit international ne manquerait pas de se poser. »

 

La mienne : La question et les réponses concernant le stockage du CO2 peuvent se poser pour les autres gaz a effet de serre dont le méthane, qui a des effet plus destructeurs sur le climat et ce risque d’augmentation du Méthane n’est pas à négliger  ( voir mes articles précédents dessus : quels risques climatiques ).

Avant de mettre en place des techniques couteuses comme le captage du CO2, en autre avec un effet qui sera minime et tardif, il faut avant tout baisser nos rejets d'émission, en mettant en place des mesures globales contre la déforestation, le brulis, .... Qui a mon avis sont plus efficaces.

 

 

En savoir plus : Rapport du GIEC sur le piégeage et le stockage du CO2
Ecouter la conférence de presse de Chris Davies sur son projet de rapport  ( Video BS Player en anglais 37 mn) 

Communication de la Commission "Deux fois 20 pour 2020, Saisir la chance qu'offre le changement climatique"
Article : "20% d'énergies renouvelables en 2020? Claude Turmes analyse le projet législatif"

Faux espoir Télécharger le PDF

03.08.2009

Le méthane : problème majeur et solution pratique pour le climat ?

Il faut recentrer le débat autour du réchauffement sur le méthane. Car celui-ci - le deuxième gaz à effet de serre d'origine anthropique par son importance- présente des opportunités importantes pour lutter contre le changement climatique. En effet, il possède une durée de vie relativement courte et donc une action peut amener des résultats rapidement. De plus, il existe des solutions pour en limiter rapidement les émissions.

 

 

Lorsque la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques est entrée en vigueur en 1994, les conséquences d'une modification du climat semblaient lointaines. Plus maintenant. En effet, il n'est pas un jour sans qu'on nous parle de changements affectant glaciers, inlandsis, océans et écosystèmes : le changement climatique semble donc bien là.

 

 

Résultat : le débat sur ce qu'il convient de faire change également. Les projets de géo-ingénierie, qui relevaient auparavant de la quasi science-fiction, sont maintenant pris très au sérieux. Cependant, c'est sur la réduction des émissions de dioxyde de carbone que s'est porté l'essentiel de l'attention. Lire la suite Les rapports ((Proceedings of the National Academy of Sciences, vol 97, p 9875). (International Journal of Climate Change Strategies and Management, vol 1, p 42)

 

 

"Le CO2 n'est responsable que de la moitié environ du réchauffement climatique qui s'est produit jusqu'ici. Le reste est dû aux autres gaz à effet de serre et particulièrement au méthane " "Tout cela fait donc du méthane une cible de choix pour les réductions d'émissions"

 

 

Autre aspect important : " l'impact sur la santé des hommes. De tous les gaz à effet de serre, le CO2 est l'un des moins nocifs. Le méthane, en revanche, est un précurseur de l'ozone troposphérique qui est un polluant atmosphérique toxique

 

Des solutions simples : "Réduire les têtes de bétail et la production de riz nécessiterait de changer nos habitudes de consommation, ce qui ne serait pas nécessaire concernant la gestion des déchets et les fuites liées à l'exploitation des combustibles fossiles. Remédier à ces problèmes ne menace pas directement nos modes de vie et permet un contrôle direct ; plus besoin de taxe carbone controversée ni de système de marché de droits d'émissions"

 

Source : 25 juin 2009 par Kirk Smith, professeur de santé environnementale mondiale à l'Université de Californie à Berke dans New Scientific : New Scientist est un magazine scientifique international hebdomadaire qui s'intéresse aux développements de la science et de la technologie. Il publie des articles sur les événements récents et les nouvelles issues de la communauté scientifique, ainsi que des articles de prospective qui peuvent être tout aussi bien techniques que philosophiques.

 

New Scientist n'est pas une revue à comité de lecture, mais il est beaucoup lu à la fois par des scientifiques et des non-scientifiques qui peuvent ainsi prendre connaissance des développements de la science hors de leurs propres domaines d'intérêt. Un grand nombre des articles scientifiques qui paraissent dans la presse généraliste sont basés sur des contenus publiés dans le magazine

 

 

 

01.08.2009

Faut-il craindre les hydrates de méthane ?

Pourquoi diantre se préoccuper du méthane, tout d'abord ?

Bien que "on" se focalise souvent sur le seul CO2 quand "on" parle de gaz à effet de serre, il n'en reste pas moins que le CO2 n'est pas le seul de ces gaz à être mis dans l'atmosphère par l'homme : environ un tiers de nos émissions se compose d'autre chose, et dans cet "autre chose" une bonne moitié est due au méthane.lire la suite  ( voir les tableaux et graphiques)

Répartition approximative des émissions.jpg

Climat : la bombe à retardement du méthane est enclenchée

The Independent a pris connaissance d’une partie des premiers résultats obtenus, qui suggèrent que le gaz méthane contenu dans d’énormes gisements sous-marins en Arctique s’échappe vers la surface en raison du réchauffement et de la disparition des glaces.

sea ice concentration.jpgLe comportement de ces réserves souterraines de méthane revêt une importance majeure car les scientifiques pensent que leur libération subite dans l’atmosphère a provoqué par le passé une augmentation rapide de la température terrestre, entraînant des bouleversements du climat et même une extinction massive d’espèces. Les scientifiques embarqués à bord d’un bateau scientifique qui a navigué sur toutes les côtes nord de la Russie ont découvert des concentrations intenses de méthane - allant parfois jusqu’à 100 fois les niveaux habituels - sur plusieurs zones, couvrant des milliers de kilomètres carrés sur le plateau continental sibérien.

Durant ces derniers jours, les chercheurs ont observé des zones où la mer bouillonnait sous l’effet des bulles de gaz remontant des « cheminées de méthane » émergeant dans les fonds marins. Ils estiment que la couche de pergélisol sous-marin qui agissait comme un « couvercle », empêchant le gaz d’être libéré, a fondu par endroits et permet au méthane de s’échapper des dépôts qui s’étaient formés avant le dernier âge glaciaire.

Les chercheurs mettent garde sur le fait que ce phénomène pourrait être lié au réchauffement rapide qu’a connu la région au cours des dernières années.

Le méthane est un gaz dont l’effet de serre est environ 20 fois plus puissant que le dioxyde de carbone et de nombreux scientifiques craignent que sa libération pourrait accélérer le réchauffement de la planète par le biais d’un gigantesque processus de rétroaction dans lequel le méthane répandu dans l’atmosphère provoquerait une élévation des températures, ce qui aggraverait la fonte du pergélisol et libérerait encore plus de gaz.

On estime que la quantité de méthane piégée sous l’Arctique est supérieure à la quantité totale de carbone contenue dans des réserves mondiales de charbon. Il est donc de toute première importance que ces réservoirs restent stables au moment où cette région se réchauffe à un rythme plus rapide que d’autres parties de la terre.

Orjan Gustafsson, l’un des responsables de l’expédition, décrit l’ampleur des émissions de méthane observées dans un émail envoyé depuis le navire scientifique russe Smirnitskyi Jacob.

« Nous avons travaillé fiévreusement pour terminer le programme de prélèvement d’échantillons hier et la nuit dernière », écrit le Dr Gustafsson. « Une vaste zone d’intense libération de méthane a été découverte. Sur les précédents sites nous avions observé de fortes concentrations de méthane dissous. Hier, pour la première fois, nous avons observé une zone où la libération est si intense que le méthane n’a pas eu le temps de se dissoudre dans l’eau de mer, mais arrive sous forme de bulles de méthane à la surface. Ces « cheminées de méthane » ont été observées sur échosondeur et avec les [instruments] sismiques. »

Source hydrothermale de type ffumeur noir.jpgÀ certains endroits, les concentrations de méthane atteignaient 100 fois les niveaux habituels. Ces anomalies ont été constatées dans la mer de Sibérie orientale et la mer de Laptev. Elles portent sur plusieurs dizaines de milliers de kilomètres carrés, et totalisent des millions de tonnes de méthane, a déclaré le Dr Gustafsson. « Cela pourrait être du même ordre de grandeur que ce que l’on estime actuellement pour l’ensemble des océans. » indique-t-il. « Personne ne sait combien d’autres zones existent sur le grand plateau continental de la Sibérie orientale.

« L’hypothèse habituelle était que le « couvercle » de pergélisol sur les sédiments sous-marins du plateau continental Sibérien pouvait retenir ces énormes gisements de méthane. L’augmentation des observations de libération de méthane dans cette région inaccessible peut donnent à penser que le pergélisol, le couvercle, commence à être perforé et laisse donc fuir le méthane ... Le pergélisol présente maintenant des petits trous. Nous avons constaté des niveaux élevés de méthane au-dessus de la surface de l’eau et plus encore dans l’eau juste en dessous. Il est évident que la source provient des fonds marins. »

Les résultats préliminaires de l’étude du plateau sibérien 2008, en cours de préparation pour publication par l’American Geophysical Union, sont supervisés par Igor Semiletov du département de l’Extrême-Orient de l’Académie Russe des Sciences. Depuis 1994, il a dirigé environ 10 expéditions dans la mer de Laptev. Durant les années 1990, il n’avait pas détecté de niveaux élevés de méthane, mais depuis 2003, il a fait état d’une augmentation du nombre de « points chauds » de méthane, qui sont désormais confirmés par les instruments plus sensibles qui sont présents à bord du Jacob Smirnitskyi.

Le Dr Semiletov suggère plusieurs raisons pouvant expliquer pourquoi le méthane d’Arctique s’échappe désormais, dont l’augmentation du volume des eaux relativement plus chaudes qui sont rejetées des cours d’eau Sibériens en raison de la fonte du pergélisol terrestre.

La région de l’Arctique dans son ensemble a connu une hausse des températures moyennes de 4 degrés centigrades au cours des dernières décennies, avec un déclin spectaculaire de l’étendue recouverte par la banquise durant l’été. De nombreux scientifiques craignent que la disparition de la banquise ne puisse accélérer la tendance au réchauffement climatique car l’océan absorbe plus la chaleur du soleil que ne le fait la surface réfléchissante de la glace.

Sur le web :

La page personnelle d’Orjan Gustafsson sur le site de l’Université de Stockholm

Le Devoir, Canada : La bombe méthane est amorcée

Rejoint hier à ses bureaux de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski, le professeur Émilien Pelletier, chimiste et écotoxicologue marin, voit dans ce phénomène « l’extension en milieu marin de ce qui se passe dans le permafrost terrestre ». Si les constats des scientifiques suédois annoncent le début d’un dégel du permafrost sous-marin, dit-il, l’humanité doit s’attendre à une libération massive de gaz à effet de serre susceptible de lancer le climat dans un changement potentiellement irréversible.

Les hydrates de méthane, dit-il, sont présentes dans plusieurs grandes mers.

Encyclopédie Britannica article Global Warming.

Publication originale The Independent, a pris connaissance d'une partie des premiers résultats obtenus par cette mission traduction Contre Info ou ICI

Illustration : NASA  ,  Le méthane des océans contribuerait davantage à l'effet de serre

 
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