20.04.2012
Le Printemps de La Bande Passante continue
Chères et chers lectrices/teurs, membres du réseau, ami-e-s,
Le Printemps de La Bande Passante continue !
Nous venons de finir le tournage du prochain long métrage de Thomas Lacoste, NOTRE MONDE, qui a été marqué par une soirée exceptionnelle mercredi 11 avril à la Maison des métallos réunissant de nombreux invités qui ont essayé de définir collectivement ce que pourrait ou devrait être une pensée politique par temps de crise[s], réappropriable par le plus grand nombre.
En attendant la sortie du film, vous pouvez consulter l'article du Monde qui revient avec enthousiasme sur ces deux événements.
Et ne ratez pas les deux dernières éditions de la rétrospective au Reflet Médicis.
N'hésitez pas à diffuser largement ces informations.
La Bande Passante
Rétrospective des ciné-frontières* de Thomas Lacoste
au cinéma le Reflet Médicis(Paris)
accompagnée de débats tous les lundis
* films associant entretiens réflexifs, fictions, littératures, œuvres picturales et créations sonores
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Penser critique |
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Dernières projections à venir :
Lundi 16 avril 2012, projection à 20H30 des Mauvais jours finiront, quarante ans de justice en France suivie d’un débat, en présence de Thomas Lacoste, avec Matthieu Bonduelle, magistrat, président du Syndicat de la magistrature et juge d’instruction.
Lundi 23 avril 2012, projection à 20h30 d’Ulysse clandestin suivie d’un débat, en présence du réalisateur Thomas Lacoste et de Pap Ndiaye, historien (Ecole des hautes études en sciences sociales – EHESS).
Reflet Médicis
3 rue Champollion
Paris Ve
Tél. : 01 46 33 25 97
Tarif : 9,30 €
Tarif réduit : 6,90 €
UGC illimité et pass Gaumont acceptés
Penser critique par temps de crise[s]
Les Mauvais jours finiront !
Soirée de soutien à La Bande Passante
D'après une idée de Thomas Lacoste
En partenariat avec La Maison des métallos
Soirée à guichet fermé
Mercredi 11 avril 2012 de 17h45 à 23h
Maison des métallos
94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e
Cette soirée très spéciale a eu lieu mercredi dernier à la Maison des Métallos (Paris XIe) et s'est tenue à guichet fermé.
Elle s'est s'articulée autour d'une projection d’extraits du film ciné-frontières de Thomas Lacoste Les Mauvais jours finiront, quarante ans de justice en France accompagnée de prises de parole en direct sur le plateau par de nombreux invités qui ont essayé de définir collectivement ce que pourrait ou devrait être une pensée politique par temps de crise[s], réappropriable par le plus grand nombre.
À l’issue de ce temps scénique qui a fait, par ailleurs, l’objet d’une captation cinématographique qui intègrera le prochain film ciné-frontières de Thomas Lacoste Notre monde, un moment musical a été proposé par le compositeur et violoniste Olivier Samouillan, suivi d’un temps de rencontre informelle avec les spectateurs au bar de la Maison des métallos.
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Les panels suivants se sont enchaînés :
Féminisme, genre et sexualité
Françoise Héritier (anthropologue, Collège de France) : Vers une égalité entre les sexes
Nacira Guenif-Souilamas (sociologue, Université de Paris XIII, Paris-Nord) : A préciser (féminisme)
Elsa Dorlin (philosophe, Paris VIII) : A préciser (genre et féminisme)
Louis-Georges Tin (maître de conférences à l’IUFM d’Orléans et enseigne également à l'École des hautes études en sciences sociales, il est le président-fondateur de la journée internationale contre l'homophobie (IDAHO) et président du CRAN) : Pour une résolution des Nations Unies sur la dépénalisation universelle de l'homosexualité
Hourya Bentouhami (philosophe, Paris VIII) : Féminisme et quartier populaire
Frontières
Eric Fassin (sociologue, Paris VIII) : Mariages binationaux et regroupement familial
Etienne Balibar (philosophe, professeur émérite de l'Université Paris X-Nanterre et professeur à l'Université de Californie à Irvine, États-Unis) : Europe et frontières
Conditions de la démocratie
Bastien François (juriste et politiste, constitutionnaliste, il dirige le département de sciences politiques de la Sorbonne, Université Paris-I) : Penser la 6e République
Sophie Wahnich (historienne, directrice de recherches au CNRS) : Repenser l'espace public démocratique et obtenir des lieux pour faire de la politique
Santé
André Grimaldi (médecin, professeur d'endocrinologie, ancien chef du Service de diabétologie de l'Hôpital de la Pitié-Salpêtrière) : Privatisation rampante du système de santé et accroissement des inégalités face à l’accès au soin.
Alain Mercuel (médecin psychiatre, psychiatre des hôpitaux et chef de service au Centre hospitalier Sainte-Anne) : A préciser (Penser la réforme progressiste de la psychiatrie)
Claude Corman (médecin, cardiologue au Centre hospitalier Comminges Pyrénées, et philosophe) : Repenser la médecine et le rapport à la formation et aux patients (lecture de texte par Delphine Moreau)
Libertés publiques et justice
Matthieu Bonduelle (magistrat, président du Syndicat de la magistrature) : Décroissance pénale et décroissance carcérale
Laurent Bonelli (sociologue, Université de Paris X-Nanterre) : Police et quartiers populaires
Education & Culture
Bertrand Ogilvie (philosophe et psychanalyste, Université de Paris X-Nanterre) : La laïcité une idée d’avenir…
Bernard Lahire (sociologue, Ecole normale supérieure lettres et sciences humaines) : L’enfance et les inégalités sociales devant l’école et la culture
Christophe Mileschi (italianiste, traducteur et écrivain, Paris X-Nanterre)
Frédéric Neyrat (sociologue, Université de Limoges, membre du Comité national du CNRS, ancien président de l’Association de sociologues enseignants du supérieur) : L'idée d'Univercité
Michel Butel (écrivain, directeur de L’Impossible et ancien directeur de L’Autre journal) : Réformer la presse
Penser le travail
Robert Castel (sociologue, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales – EHESS) : Sortir du précariat
Patrick Henriot (magistrat, substitut général de Paris, secrétaire national du Syndicat de la magistrature) : Incliner le droit du travail
Luc Boltanski (sociologue, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales – EHESS) : Comprendre et résister au New management
Christophe Dejours (psychiatre et psychanalyste, professeur au Conservatoire national des arts et métiers et directeur du Laboratoire de psychologie du travail et de l’action) : La souffrance au travail
Economie et écologie
Eric Alt (magistrat, conseiller référendaire à la Cour de cassation, vice-président de l’association des Magistrats européens pour la démocratie et les libertés – Medel) : Lutter contre l’esprit de corruption
Susan George (présidente d’honneur d'ATTAC, présidente du conseil du Transnational Institute et écrivaine franco-américaine) : Solutions à la crise, comment combattre les néolibéraux
Thomas Coutrot (co-président de l'association Attac, membre de l'association les économistes atterrés) : Economie & régulationnisme
Projection : Générique de fin et prise de parole de Jean-Luc Godard dans le noir sur « art et culture »
Concert du compositeur et violoniste Olivier Samouillan (Art Melodies) et discussions informelles avec les spectateurs et les intervenants
Coffret "PENSER CRITIQUE"
reprenant 47 des films-entretiens de Thomas Lacoste
est paru aux éditions Montparnasse
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PENSER CRITIQUE * À l’usage du plus grand nombre |
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Avec la participation, entre autres, de Eric Alt, Robert Badinter, Etienne Balibar, Luc Boltanski, Lorent Bonelli, Robert Castel, Christophe Charle, Monique Chemillier-Gendreau, Patrice de Charette, Christian de Montlibert, Christophe Dejours, Jean-Pierre Dubois, Hélène Franco, Bernard Lahire, Danièle Lochak, Pierre Lyon-Caen, Pap Ndiaye, Bertrand Ogilvie, Emmanuel Terray, Louis-Georges Tin, Renaud Van Ruymbeke, etc.
Réunis autour de quatre thématiques : Travail et luttes sociales / Enseignement et recherche / Des hommes et des frontières / Justice et libertés
Voir les extraits et commander (50 €)
Achetez, faites découvrir et offrez le coffret Penser critique, kit de survie étique et politique pour situations de crise[s], 47 films-entretiens de Thomas Lacoste aux Editions Montparnasse Voir les extraits et commander
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La Bande Passante dans les médias
09:16 Publié dans communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communiqué, le printemps de la bande passante continue
08.04.2012
France-Rwanda : Complicité française dans le génocide des Tutsi,18 ans d’impunité
France-Rwanda : Complicité française dans le génocide des Tutsi,18 ans d’impunité
Communiqué de Survie du 5 avril 2012
Videos, interview PETIT CHARNIER ENTRE AMIS 14 ans d'impunité, ça se fête!? La Françafrique expliquée par François-Xavier Verschave
Le 7 avril prochain est le dix-huitième anniversaire du déclenchement du génocide des Tutsi au Rwanda. Depuis 18 ans, aucun présumé génocidaire vivant dans notre pays n’a encore été jugé, pas plus que leurs complices français. Depuis 18 ans, Survie réitère ses revendications de vérité et de justice, et demande l’instauration d’un véritable contrôle de la politique de la France en Afrique.
L’instruction des six plaintes contre X, déposées en 2005 par des victimes tutsi pour « complicité de génocide et complicité de crime contre l’humanité », visant des militaires français ayant participé à l’opération « humanitaire » Turquoise, pourrait continuer à être retardée si le pôle judiciaire « génocides et crimes contre l’humanité », opérationnel depuis le 1er janvier 2012, n’est pas rapidement doté de moyens plus conséquents. Par ailleurs, des éléments essentiels permettant d’éclairer l’implication française dans le génocide des Tutsi restent toujours couverts par le secret défense. Un acteur aussi central que Paul Barril n’a toujours pas vu son rôle, pendant et après le génocide, éclairci par la justice ou par des parlementaires : il n’a même pas été entendu par la Mission d’Information Parlementaire de 1998.
Le 10 janvier 2012, le rapport d’expertise sur l’attentat du 6 avril 1994, remis aux juges Trévidic et Poux, a posé les bases d’une réorientation complète de l’instruction sur l’événement qui servit de prétexte à un génocide planifié depuis de longs mois. Les vives réactions à ce rapport de la part de plusieurs acteurs de la politique menée par la France au Rwanda entre 1990 et 1994 témoignent une fois de plus que le génocide des Tutsi fait partie de l’histoire de notre pays. Il apparaît de plus en plus clairement que nos concitoyens ont été victimes de manipulations concernant tant l’identification des auteurs et commanditaires de l’attentat, que le lien entre cet événement et le génocide. L’attribution au FPR [1] de la responsabilité de l’attentat du 6 avril a été utilisée pendant des années par certaines personnalités du monde journalistique, universitaire ou politique pour servir une désinformation permettant de faire oublier ou de justifier la politique de soutien de l’exécutif français aux génocidaires. Un soutien qui a perduré avant, pendant et après le génocide. Un soutien confirmé par les nouveaux éléments qui n’ont cessé d’apparaître ces dernières années, et qui jettent une lumière crue sur ce scandale d’État.
Des citoyens français de plus en plus nombreux, maintenant rejoints par certains partis politiques, estiment que le travail de vérité et de justice sur ce passé douloureux est indispensable à notre démocratie. C’est aussi en acceptant de regarder en face la page la plus sombre de la politique africaine de la France que notre pays saura en tirer les conséquences et se doter d’institutions renforcées, notamment par un véritable contrôle parlementaire. Ce travail de vérité nécessite des parlementaires courageux.
Concernant le génocide des Tutsi au Rwanda, Survie demande :
une prise de position publique des partis politiques, à l’occasion des élections françaises de 2012, pour soutenir la recherche de la vérité sur l’implication française dans le génocide des Tutsi ;
la création d’une commission d’enquête parlementaire sur la politique de la France au Rwanda, qui complétera le travail partiel de la Mission d’information parlementaire de 1998, pour déterminer les responsabilités politiques et militaires, et devra notamment obtenir et rendre publics les documents encore occultés par le pouvoir exécutif, ainsi que les archives de François Mitterrand ;
la dotation du pôle judiciaire spécialisé dans les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide et torture créé le 1er janvier 2012, en moyens permettant l’avancée sans délai de toutes les instructions liées au génocide des Tutsi du Rwanda : plaintes contre les présumés génocidaires présents sur notre sol et plaintes contre des militaires français de l’opération Turquoise ;
une justice indépendante des pressions politiques, en particulier dans l’instruction sur l’attentat du 6 avril 1994.
Annexe 1 : Le rôle de la France au Rwanda
Annexe 2 : Éléments nouveaux apparus depuis la Mission d’information parlementaire de 1998 sur le Rwanda
Annexe 3 : Les revendications de Survie
Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque Chargée de communication stephanie.duboisdeprisque(a)survie.org 01 44 61 03 25
Génocide - Le Monde diplomatique, France-Rwanda : Colloque à l'Assemblée nationale - Survie France
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Info.survie.idf@rezo.net - http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/info.survie.idf
16:09 Publié dans communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communiqué, survie, france-rwanda : complicité française dans le génocide des tutsi, 18 ans d’impunité
05.04.2012
Retour sur la manifestation anticapitaliste du 31 mars à Francfort
Retour sur la manifestation anticapitaliste du 31 mars à Francfort
Retour sur la manifestation anticapitaliste du 31 mars à Francfort
Concernant la manifestation anticapitaliste qui a rassemblé 6.000 personnes à Francfort (Main) le samedi 31 mars à l'appel de nombreuses organisations anarchistes, antifascistes et communistes, la presse de ce dimanche ne retient que les affrontements entre manifestant(e)s et forces de répression.Le but de la manifestation était de dénoncer le système capitaliste, ses politiques d'austérité en Europe et de marquer sa solidarité avec les luttes sociales comme les récentes grèves générales en Espagne et au Portugal.
Manifestation du 31 mars à Francfort
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Le blog Ubeudgen's Blog explique à ce propos : “A propos de la manif du 31 mars à Francfort : l'encerclement et la dissolution de la manif avait été planifiés. Ce n'est que 100 minutes après la première vitrine brisée que la police a attaqué ! Un barrage policier d'environ 100 personnes n'était toujours pas levé après quatre heures. Et après on “s'étonne” que les gens s'énervent. Non pas que je sois pour des affrontements, mais des heures pressés comme des sardines dans un cordon policier c'est à la limite de la torture ! Mais ce n'est pas écrit dans la presse. J'en ai été le témoin oculaire”.
Dans son communiqué de presse, les organisateurs de la manifestation expliquent :
“Au cours de la manifestation, il y a eu des jets de pierres et de sacs de peinture contre le siège de la Banque Centrale Européenne, le Centre de la Police de la Ville et des agences d'intérim. Sous prétexte d'attraper “certains suspects”, la police a séparé (...) tout le dernier tiers de la manifestation à coup de matraques et de gaz lacrymogènes et l'a bloqué. Plusieurs personnes ont alors été blessées et certaines gravement. En raison de cette intervention disproportionnée, toute la manifestation a été bloquée pendant une heure et demi et continuer était devenu quasiment impossible. C'est pourquoi la manifestation qui devait d'abord aller jusqu'au chantier de construction de la nouvelle BCE s'est dissoute à Francfort Est. Plus de 200 manifestants ont été retenus dans la rue. On a refusé aux avocats de prendre contact avec ceux qui été retenus. Selon un porte-parole de la fédération (Ndt : des organisateurs) ce comportement de la police est “manifestement illégal”.
Après la dissolution de la manifestation, plusieurs centaines de manifestant(e)s sont allés vers le centre-ville. Des actions on à nouveau été menées contre des bâtiments de bureaux et d'affaires, contre l'hôtel de ville et l'agence pour l'emploi.
Leo Schneider, porte-parole du regroupement pour le 31 mars, a déclaré à propos de la manifestation : “A Francfort, on a vu un signe clair contre la politique allemande et européennes actuelles de la crise. Cette politique de la crise est de restaurer la compétitivité du capital sur le dos des salariés. Sous prétexte de quelques vitrines brisées, la police a violemment attaqué notre manifestation, blessé des dizaines de manifestants et retenu plus de deux cent personnes pendant des heures. C'est une absurdité compte-tenu de la brutalité des politiques d'austérité pour les gens en Europe et dans le monde. Les protestations militantes se sont dirigées directement contre des institutions responsables de la régulation néo-libérale de la crise et du renforcement de l'exploitation. L'attaque contre notre manifestation ne brisera pas notre résistance comme l'a montré la réaction de nombreux manifestant(e)s”.
21:43 Publié dans communiqués | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : communiqué, retour sur la manifestation anticapitaliste, 31 mars à francfort










