Avertir le modérateur

18/08/2015

"Des conflits géopolitiques sous couvert de religion"

n

"Les concepts religieux fonctionnent comme cela, il réalise le miracle d'être exactement ce que les gens vont transmettre parce que les autres variantes ont été oubliées ou abandonnées en chemin. La magie qui semble produire des concepts parfaits à l'esprit humain est simplement la conséquence d'événements sélectionnés."
..........

"La religion est une épidémie mentale qui conduit les gens à développer des concepts religieux assez semblables."

 

(Pascal Boyer / Et l'homme créa les dieux)

en http://monoskop.org/File:Boyer_Pascal_Et_L_Homme_Crea_Les_Dieux_2003.pdf 

« Et si les conflits du Moyen-Orient contemporain n’étaient pas de nature religieuse ? Pour l’historien et économiste libanais Georges Corm, cette approche réductrice de la géopolitique ne sert qu’à légitimer la thèse du « choc des civilisations ». Dans son livre Pour une lecture profane des conflits*, l’universitaire démontre les nombreux mécanismes qui ont permis de légitimer des guerres injustes depuis la fin de la Guerre froide. Une politique qui passe par l’instrumentalisation du religieux. » source "Des conflits géopolitiques sous couvert de religion" : "-, Stéphane Thuault via Editions La Decouverte -  Propos recueillis par Matthieu Stricot - publié le 22/07/2015
3 min · 
 
 
 

 

"Il a dit qu'en me violant, il se rapproche de Dieu." 

Le viol, arme de guerre du groupe Etat Islamique : Les djihadistes ont construit une véritable théologie du viol appliquée à des femmes réduites en esclavage. La minorité religieuse Yézidie, présente en Irak et en Syrie, en est la principale victime. sur FRANCEINTER.FR
  

 Daech c'est l'histoire qu'ils ont lu et dont ils étaient fiers. 

Mais lorsqu'ils l'ont vu à l'époque contemporaine, ils essaient de la nier ou de s'en débarrasser

 

 

 Le 13 août 2015, un reportage du New York Times a montré à la face du monde qu'en Irak et en Syrie, les combattants de l'État islamique (Daech) violent des femmes, parfois pré-pubères, dont la religion n'est pas l'islam : « Une théologie du viol », titrait le quotidien nord-américain, mâtinant d'élans doctrinaires une monstruosité dont l'Histoire n'est pas avare. Et qui revient aujourd'hui tel un serpent de mer, vingt ans après un précédent qui avait secoué les consciences

 

Parmi d'autres crimes, les viols commis par les combattants de l'État islamique (Daech) frappent l'esprit public. Retour sur ces violences sexuelles devenues stratégies d'épouvante à l'encontre de populations ennemies, qu'étudient les historiens depuis un quart de siècle. Entretien vidéo avec Julie Le Gac et Fabrice Virgili : de la guerre de Troie à la Syrie, en passant par les campagnes napoléoniennes et la Bosnie. Titrait dans ces colonnes Médiapart sous le titre « Comment les viols de guerre sont devenus des armes de terreur » -

 |  PAR ANTOINE PERRAUD 

Ce Montréalais affirme avoir déjà sauvé 128 femmes et enfants, issus des minorités yazidies et chrétiennes. Chaque libération coûterait entre 1500 et 2000 euros. Dévoile le figaro

 

Depuis quelques jours, la presse canadienne relaie l'étonnante initiative de Steve Maman. Cet homme d'affaires canadien s'est mis en tête de libérer des esclaves sexuelles, issues des minorités yazidies et chrétiennes, et capturées par le groupe terroriste Etat islamique (EI). Contacté par Le Figaro, le Montréalais affirme avoir financé grâce à sa fortune personnelle une centaine de libérations. Ne pouvant plus assumer les dépenses, il a créé une fondation pour prendre le relais en juin dernier. Grâce à un appel aux dons lancé dans la foulée, une trentaine d'autres enfants ont déjà été libéré

 

Une initiative controversée

Si son initiative est souvent saluée, des voix s'élèvent et l'accusent de financer Daech. À Montréal, le milieu universitaire s'interroge sur la méthode employée. «Plusieurs régimes occidentaux se demandent si c'est la chose à faire puisque quand on commence, ça ne finit plus, souligne Frédéric Castel, géographe à l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Et même pour des kidnappings d'otages en nombre de quelques dizaines, on est déjà contre. Qu'est-ce que ça va être quand on est avec des milliers?», demande l'enseignant, interrogé par le site d'informations La Presse.

En France, le directeur du Centre d'analyse du terrorisme (CAT) Jean-Charles Brisard se montre tout aussi sceptique. «En versant de l'argent contre la libération d'otages, je pense que cette initiative privée fait le jeu de Daech», commente-t-il, ajoutant que les rançons représentent 10% du financement de l'État islamique. «Ce qui est loin d'être négligeable!» Pour Natalie Maroun, analyste à l'Observatoire international des crises, la question est davantage morale: «Est-ce que c'est normal d'acheter un enfant pour le libérer, à l'heure où l'esclavage est aboli?»

 un lien.

 
n

L'organisation extrémiste Etat islamique a détruit un monastère syriaque catholique du 5e siècle dans le centre de la Syrie, annonce le site le figaro et AFP  a rapporté aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "L'EI a détruit hier le monastère de Saint Elian à al-Qaryataïne", localité de la province de Homs capturée par les jihadistes le 5 août. "Au moyen de bulldozers, ils ont détruit le monastère sous prétexte que les gens y adoraient un (autre) dieu que Dieu", a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire.

Le groupe ultra-radical a posté en ligne des photos du monastère et celles de bulldozers opérant des destructions de parties du lieu.
Le monastère, qui porte le nom d'un saint de Homs martyrisé par les Romains pour avoir refusé d'abandonner le christianisme, était un lieu de pèlerinage et de dialogue entre les religions à al-Qaryataïne, elle même symbole de coexistence entre chrétiens et musulmans.

la photo de Jack London 
 
 Il n'y a pas que Daesch qui déffré la chronique avec sa Barbarie et sa brutalité. Ainsi France Inter évoque aussi d'autres mouvements, qui ne se revendique pas tous de l'idéologie salafiste Les victimes de l'Armée de Résistance du Seigneur / France ... : réécouter l'émission en podcast 

 Un reportage de Grégoire Pourtier, correspondant au Soudan du Sud

Justin Ebere Genena :

« Nous sommes dans un centre monté en 2010, après l’incursion dans cette zone de l’Armée de Résistance du Seigneur, qui s’est alors adonnée aux enlèvements massifs de femmes et d’enfants. Ces personnes font ainsi partie de ceux qui ont été relâchées ou ont pu être libérées par les forces alliées… »

  

Justin Ebere Genena est un fonctionnaire sud-soudanais, responsable de ce centre de transit où l’on recueille les victimes de la terrible Armée de Résistance du Seigneur, la LRA.

Car cette rébellion née en Ouganda à la fin des années 80 est un mouvement d’une extrême violence, et qui a quitté depuis quelques temps son pays d’origine pour se réfugier dans les épaisses forêts du Soudan du Sud, donc, mais aussi de la République Démocratique du Congo et la République Centrafricaine.

Reportage à Yambio, où d’anciens prisonniers de la LRA se réadaptent à la vie en liberté avant de retourner chez eux.

 

KONY 2012 French (version française) [VOSTFR] - YouTube : « KONY 2012 est un film et une campagne d'Invisible Children (Enfants Invisibles en français) qui a pour but de rendre Joseph Kony célèbre, non pas pour le glorifier, mais pour apporter soutien à son arrestation et créer un précédent pour la justice internationale. »

 

n
 
En ce moment,c'est récurrent,dès que je publie un dessin sur les chrétiens sur ma page,j'ai une poignée de bigots(qui ont dû se perdre) qui viennent me casser · 
 
 
 
 n
n
De Diyarbakir en Turquie à Hassaké en Syrie, en passant par le mont Kandil en Irak, rencontre dans les régions du Kurdistan avec un peuple qui résiste pour...
HUMANITE.FR
 

n

04/04/2015

les nouveaux foyers de conflit

Téhéran à la reconquête de son empire

AnalyseL’accord sur son programme nucléaire redonne à l’Iran une forte influence politique, religieuse et culturelle sur une large partie du Moyen-Orient, de Bagdad à Sanaa.

 

 

 Flores Magon 

 

L’avancée iranienne d’un bout à l’autre du Proche et Moyen-Orient, le chef druze libanais Walid Joumblatt l’appelle «la revanche de Cyrus le Grand». La comparaison n’est pas fortuite. Cyrus, roi des Perses et des Mèdes, s’était emparé de l’incomparable Babylone, en 539 avant Jésus-Christ, et de la Mésopotamie, fondant ainsi le premier empire à vocation universelle de l’histoire.

Que se passe-t-il ?

Aujourd’hui, dans la perception de bien des dirigeants arabes, l’impression est d’assister au retour des Perses au premier rang de la scène orientale. «Cyrus le Grand et ses légions avancent en Mésopotamie, contrôlent la Syrie, sont bien retranchés au Liban, envahissent le Yémen et sont prêts à bloquer le détroit d’Ormuz», écrivait dernièrement le leader druze dans une correspondance. «Et les soldats de dieu sont aux portes d’Israël», ajoutait-il, faisant référence à la volonté des combattants chiites libanais de conquérir la partie syrienne du plateau du Golan.

iranien ? Vidéo 13

Le drapeau iranien, devant les locaux de l'ONU où se sont tenus les pourparlers sur le dossier nucléaire à Vienne, le 18 juin.

Le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif acclamé par la foule à Téhéran après l'accord sur le nucléaire. (Photo Borna Ghasemi. AFP)

 

ne économie plombée par trente-cinq ans de sanctions Par Vittorio De Filippis

Le président Hassan Rohani en position de force Par Jean-Pierre Perrin

Pour Barack Obama, une victoire «historique» mais chère payée Par Jean-Pierre Perrin

Décryptage Nucléaire iranien : un accord ambigu et des craintes Par Blaise Gauquelin

 

Aussi le programme nucléaire iranien est-il suivi avec la plus grande attention par le monde arabe, au point de provoquer un certain nombre de bouleversements stratégiques, dont une alliance de facto entre l’Arabie Saoudite, les Etats arabes du golfe Persique et Israël. L’arrivée de Téhéran au seuil de l’arme nucléaire, parce qu’elle renforcerait la puissance iranienne déjà considérée comme alarmante, serait donc considérée par ces pays comme un désastre absolu.

Gloire. C’est sous le président Ali Akbar Hachémi Rafsandjani que la République islamique s’est réconciliée avec le passé impérial de l’Iran. Avant lui, Ali Khamenei, qui fut président avant d’être Guide suprême, considérait certes Persépolis comme une merveille de l’humanité mais aussi comme le symbole de l’impérialisme perse, sa face noire, ce qu’il appelait «la cruelle grandeur» de ses empereurs. Avec Rafsandjani, la perception change. En avril 1991, il est le premier dignitaire religieux issu de la révolution islamique à se rendre à Persépolis. Il dira alors : «Au milieu de ces ruines plusieurs fois millénaires, j’ai ressenti combien la dignité de la nation était fondamentale et qu’elle devait être renforcée. Notre peuple doit savoir qu’il n’est pas sans histoire.» Ce ne sont plus les mots d’un religieux, mais ceux d’un homme d’Etat cherchant à faire revivre la gloire de la Perse antique, comme le chah avant lui. Cyrus, Darius, Xerxès réintègrent l’histoire nationale.

Cette tragédie culturelle résonne - à l’heure où l’offensive des milices chiites et de l’armée irakienne pour reprendre Tikrit à l’Etat islamique se poursuit, avec le général iranien Kacem Soleimani pour diriger la bataille - dans les récentes déclarations d’Ali Younsi, ancien ministre iranien des Renseignements et conseiller du président, Hassan Rohani : «Nous défendrons tous les peuples de la région car nous les considérons comme faisant partie de l’Iran ; nous ferons face à l’extrémisme islamiste, aux takfiris, aux athées, aux néo-Ottomans, aux wahhabites, aux Occidentaux et aux sionistes.»

Faisant référence précisément à l’empire sassanide, il ajoutait, cité par le site Al-Khaleej Online, à l’occasion d’un forum sur l’identité iranienne : «L’Iran est devenu un empire, comme il l’a toujours été au cours de l’histoire. Bagdad est sa capitale actuelle et elle représente, comme par le passé, le centre de notre civilisation, de notre culture et de notre identité.» Même si les autorités ont ensuite estimé que ses propos avaient été «déformés», ils n’ont pas été vraiment démentis.

«Adjoint». Aujourd’hui, Téhéran est donc au centre du jeu dans quatre pays arabes. En Irak, son engagement à la fois direct -….. En Syrie - où les milices du Hezbollah et des officiers iraniens empêchent l’effondrement du régime de Bachar al-Assad -, un officier des gardiens de la révolution, le général Hossein Hamedani, a déclaré en mai, sur le site de l’agence Fars, que «Bachar al-Assad fait la guerre en Syrie comme notre adjoint». Une façon de laisser entendre que ce sont les Iraniens qui décident des opérations. L’Iran est par ailleurs présent au Liban, où ce même Hezbollah paralyse actuellement le jeu politique, empêchant les élections parlementaires et la nomination d’un gouvernement…

 

 Origine et ampleur de la mobilisation chiite en Syrie

 

Lorsque les Syriens commencent à se soulever, en mars 2011, l'Iran est solidement implanté en Syrie.. Entre 2000 et 2010, profitant de l'inexpérience et des erreurs d'appréciation de Bachar al-Assad, les Iraniens sont en effet parvenus à passer du statut d'alliés stratégiques dans lequel Hafez al-Assad les avait confinés, à celui de tuteurs ou de parrains de son successeuré, ils sont au courant des petits et des grands secrets du régime. Ils sont donc en mesure de peser sur nombre de ses choix dans de multiples domaines.

 

Le recrutement de mercenaires chiites pour la Syrie (Caricature d'Ali Farzat)

 

L'Iran, la Syrie et les mercenaires chiites
(Caricature d'Ali Farzat)

Déjà présents dans le pays, des experts du corps des Gardiens de la Révolution islamique (Pasdaran) conseillent l'état-major et encadrent sur le terrain les troupes immédiatement chargées de réprimer les manifestations. Avec le début, puis l'accélération des désertions d'officiers dans les rangs de l'armée gouvernementales, le régime se voit contraint de faire appel à eux pour d'autres missions. Des tireurs d'élite iraniens sont signalés en juin 2011,

 

 

Les milices plus haut répertoriées, dont la liste encore une fois ne prétend pas à l'exhaustivité, rassemblaient à l'été 2014, selon l'étude de l'ICDHRF, quelque 20 à 25 000 hommes. Mais, selon des estimations plus récentes, auxquelles ne se risque pas le rapport de SN4HR, il y a, en ce moment en Syrie entre 35 et 40 000 djihadistes chiites. Selon Philipp Smyth, auteur d'un rapport très documenté sur "Le djihad chiite en Syrie et ses effets régionaux", ils sont "des dizaines de milliers", soit plus nombreux - peut-être deux fois plus nombreux - que les étrangers ayant rejoint les différents groupes sunnites en Syrie, lesquels sont évalués pour leur part à environ 20 000 hommes. Et, surtout, ils les ont précédés en Syrie, confirmant que le régime syrien voulait dès le départ donner une coloration confessionnelle à l'affrontement qu'il recherchait avec sa population.

Atout. Même s’il le combat avec détermination en Irak, en Syrie et au Yémen à travers les milices houthis, la déferlante de l’Etat islamique se sera révélée in fine un atout dans le jeu iranien. A cause de sa barbarie et de son entreprise de déstabilisation de la région, l’organisation djihadistes est devenue l’ennemi numéro 1 des Etats-Unis, remplaçant le régime islamique dans ce rôle. Profite aussi à Téhéran la méfiance que Washington éprouve désormais envers son partenaire saoudien, dont il ne peut plus ignorer que l’idéologie officielle, le wahhabisme, a eu une influence accablante sur la montée en puissance des groupes islamistes les plus radicaux à travers tout le monde musulman.

 Mais restent quelques ombres au tableau : un mois après le début de l’offensive, Tikrit est toujours tenu par l’Etat islamique. En Syrie, l’allié Bachar al-Assad continue à perdre du terrain avec son importante défaite samedi, à Idlib.Dans l'article du monde intitulé "L'EI s'empare de l'essentiel du camp de Yarmouk, aux portes de Damas 7 : " Depuis mercredi, l'EI, allié au front Al-Nosra, attaque ce camp de réfugiés palestiniens en Syrie, affrontant notamment des milices, dont celle d'Aknaf Baït Al-Makdis, un groupe de combattants anti-Assad".  Les Nations unies se disent extrêmement préoccupées pour la sécurité et la protection des quelque 18 000 civils, syriens et palestiniens, qui y vivent encore. « La situation à Yarmouk est un affront à notre humanité à tous, une source de honte universelle », a déclaré Chris Gunness, porte-parole de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA). « Yarmouk est un test, un défi pour la communauté internationale. Nous ne devons pas échouer. La crédibilité du système international lui-même est en jeu », a-t-il dit. Au Liban, le deuxième exil des Palestiniens de Syrie 8 Les réfugiés vivent dans le dénuement le plus complet et ne rêvent que de partir pour l’Europe.

 

50 % des enfants déscolarisés
82 % de pauvres 

Le phénomène touche particulièrement les régions déchirées par les combats, telles celles de Rakka, d'Idlib et de Deir ez-Zor. Mais même dans les zones moins mal loties, telles que Lattaquié ou Damas, la majorité des habitants dispose du minimum pour survivre.

En 2014, quatre Syriens sur cinq vivaient en situation de pauvreté.

Evolution des situations de pauvreté en fonction des régions entre 2013 et 2014

 

Lire aussi : Les Syriens ont perdu 20 ans d’espérance de vie en quatre années de guerre

 

Après des combats entre rebelles syriens et militaires dans le camp de Yarmouk, en 2012.

Et Riyad a réussi à fédérer une large partie du monde sunnite, dont le Pakistan - ce dont les Américains étaient incapables -, pour intervenir au Yémen et, d’une façon plus générale, contrer ce que Walid Joumblatt appelle désormais «la Perse islamique».  Guerre du pétrole : les nouveaux foyers de conflit

Riyad met en cause le soutien de Téhéran à la rébellion houtiste pour justifier les frappes aériennes menées sur le territoire yéménite par les puissances sunnites.

L’idée de répandre la révolution islamique a vécu, tempère François Nicoullaud, ancien ambassadeur de France à Téhéran. Ce sont des querelles d’Etat. Les Iraniens s’emparent des opportunités et s’installent dans le chaos existant. »

 


 

Risques d’escalade

 « La guerre par procuration entre l’Arabie saoudite et l’Iran a glissé vers une guerre de plus en plus ouverte depuis le conflit syrien. Aucun ne veut faire du Golfe un champ de bataille mais, comme pour la guerre de 14-18, il y a des logiques d’alliance qui peuvent échapper aux acteurs », estime le spécialiste Olivier Roy. Paris, qui profite de la crise de confiance entre l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, reste sceptique face aux engagements de Téhéran Alors que les sujets de discorde ne cessent de s’accumuler entre les Etats-Unis et l’Arabie saoudite, la France avance résolument ses pions et cherche à combler le vide – relatif – laissé par la puissance américaine, lassée par une décennie d’aventure guerrière au Moyen-Orient. Pour la troisième fois depuis qu’il dirige la diplomatie française, Laurent Fabius était le dimanche 12 avril à Riyad

Autre exemple de ce jeu d'alliance : la livraison d'arme par Vladimir Poutine : Conséquence de l'accord sur le nucléaire iranien, Vladimir Poutine a levé l'interdiction de livraison qui courait depuis 2010.Début 2015, Moscou et Téhéran avaient également amorcé un rapprochement, en signant un protocole d'accord pour renforcer la « coopération militaire bilatérale en raison des intérêts communs », à l'occasion d'une visite dans la capitale iranienne du ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou. La Russie avait alors proposé à Téhéran de lui fournir des Anteï-2500, une nouvelle version des missiles perfectionnés S-300. Les deux pays se sont également rapprochés ces dernières années dans le domaine économique, et soutiennent le régime du président syrien Bachar Al-Assad.

Lundi, l'Iran s'est félicité de l'initiative russe. D'après le ministre de la défense iranien Hossein Dehghan, cité par l'agence officielle Irna :« Le développement de la coopération bilatérale (avec la Russie) et avec les pays voisins dans des domaines variés peuvent être très efficaces pour la stabilité et la sécurité durable de la région. »

Le ministre a, en effet, insisté sur les «menaces extrarégionales et (au) développement des activités terroristes », qui grandissent dans la région.

L'instrumentalisation des tensions entre chiites et sunnites par l'Arabie saoudite et l'Iran

Le Monde.fr | 27.03.2015 à 12h00 • Mis à jour le 27.03.2015 à 16h15 | Par Flavie Holzinger et Véronique Malécot

image:


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/infographie/2015/03/27/le-proche-orient-dechire-entre-chiites-et-sunnites_4602729_3218.html#g1OEfHPP2jHEiTZM.99

Israël et le Pentagone critiquent la décision

Israël a immédiatement critiqué la décision du Kremlin,  lundi, la qualifiant de « résultat direct de la légitimité accordée à l'Iran avec l'accord en cours de préparation, et la preuve que la croissance économique qui suivra la levée des sanctions (internationales) sera exploitée par l'Iran pour s'armer et non pas pour assurer le bien-être du peuple iranien ». Dimanche, le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a de nouveau critiqué l'accord sur le nucléaire iranien et qualifié l'Iran d'« Etat terroriste le plus dangereux au monde ».

Quelques heures plus tard, le Pentagone a également dénoncé le geste russe. « Notre opposition à ces ventes est ancienne et publique. Nous pensons que ces ventes n'aident en rien », a estimé le colonel Steven Warren, porte-parole du département de la défense américain.

 

Le pétrole et la géopolitique ont toujours fait un cocktail explosif... mais aujourd'hui, les foyers de tensions semblent se multiplier. C'est particulièrement vrai du côté du Yémen -- et les répercussions pourraient être notables sur le cours de l'or noir.

▪ La situation est de plus en plus explosive au Yémen. A présent que l'Arabie Saoudite s'est engagée dans la guerre -- en bombardant et en massant des troupes à la frontière -- nous ne pouvons savoir dans quels sensira  le prix du pétrole .

 dernier champ de bataille

l'Arabie Saoudite de "dernier champ de bataille". Voici la carte que j'avais utilisée, agrémentée de la légende ci-dessous, mot pour mot :


Le sentiment de l'ennemi mortel de l'Iran, l'Arabie Saoudite, est cernée --
des millions de Chiites .

Ainsi, de Bagdad à Sanaa, une large partie du Moyen-Orient vit aujourd’hui à l’heure iranienne.

Le scénario des Guerres du pétrole était basé sur un fait stratégique : l'Iran a un plan long terme pour encercler les Saoudiens. C'est une question purement géographique : l'Iran se situe au nord-est de l'Arabie Saoudite. En outre, il est bien implanté en Syrie et au Liban, deux pays au nord de l'Arabie Saoudite.

Ces dernières années, l'Iran est entré en Irak, après le retrait des forces américaines. Depuis ces derniers mois, nous avons assisté au renforcement de l'influence iranienne au Yémen, au sud de l'Arabie Saoudite. Comme le montre la carte ci-dessus, les Saoudiens sont cernés.

 « La principale motivation des Saoudiens à faire baisser les prix du pétrole en novembre dernier était de pénaliser l'Iran. En d'autres termes, les Saoudiens voulaient assécher les comptes en banque des mollahs à Téhéran »

A présent, nous assistons à la réponse iranienne. Les rebelles soutenus par les Iraniens ont fait tomber l'ancien gouvernement yéménite, allié à la fois de l'Arabie Saoudite et des Etats-Unis. A leur frontière sud, les Saoudiens mènent une guerre religieuse contre des opposants totalement soutenus par l'Iran.

▪ Qu'arrivera-t-il par la suite ?
Nous sommes au beau milieu d'un effondrement historique des Etats-nations du Moyen-Orient. Les frontières nées de la Première Guerre mondiale -- dessinées par la Grande-Bretagne et la France après la chute de l'Empire ottoman -- sont en train de s'effacer. Pour l'instant, la notion moderne d'Etat-nation n'est plus pertinente. Le tribalisme triomphe.
Selon une récente analyse publiée dans le New York Times :

"Les autocraties arabes corrompues et dysfonctionnelles qui ont perduré pendant un demi-siècle dans des pays comme l'Egypte, la Syrie, l'Irak, le Yémen et la Libye ont perdu toute crédibilité parce qu'elles n'ont pas su répondre aux besoins de leurs citoyens.

Mais aucun nouveau modèle (politique) n'est apparu ; à la place, toute une série d'acteurs locaux et de puissances régionales se disputent pour établir un nouvel ordre ou du moins y accroître leur emprise".

Un des acteurs clés est l'Iran, qui travaille à devenir puissance régionale, conforté par le retrait des Etats-Unis. D'une certaine façon, cela explique également l'effort majeur de l'Iran pour construire des capacités nucléaires -- la course à la bombe atomique perse, en dépit des négociations actuelles pour retarder ou remettre l'évènement.

Naturellement, cela déclenchera  une hausse des tensions géopolitiques dont les civiles seront les premiers touchés ( Le Conseil de sécurité va se réunir au sujet du Yémen  )L'ONU et les organisations humanitaires s'inquiètent du nombre croissant de victimes civiles dans les combats et bombardements dans le pays.

 -- Al Qaida et l'EI profite du chaos au Yemen pour gagner du terrain Al-Qaida gagne du terrain au Yémen Profitant du chaos ambiant, les partisans du mouvement islamiste ont progressé dans la ville de Moukalla, au sud-est du pays.

L’Iran a fait le pari de l’enlisement des monarchies sunnites au Yémen. L’Arabie saoudite, a averti le dirigeant suprême iranien, ne sortira pas victorieuse de ce conflit. L’incapacité de la coalition arabe à endiguer l’avancée houthiste et l’expansion d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique, à rallier les alliés sunnites sur le terrain et à épargner les populations civiles joue en faveur des houthistes et de Téhéran

Déception après la conférence des donateurs pour l’aide humanitaire en Syrie  Après une réunion organisée au Koweït, mardi, les comptes n’y sont pas alors que le nombre de réfugiés augmente, quatre ans après le début de la guerre civile syrienne.

Globalement, la politique américaine au Moyen-Orient est totalement confuse, folle, incohérente et sans ligne directrice. Rien ne semble logique. D'un côté les Etats-Unis combattent l'EI en Irak -- en "aidant" même les forces iraniennes sur place par des frappes aériennes. .

D'un autre côté, les navires de guerre iraniens défient les navires américains en mer. En outre, l'Iran travaille à déstabiliser le Yémen, qui était un allié des Etats-Unis et une base pour les forces américaines. Et puis, il y a cet "accord" nucléaire avec l'Iran, qui devrait être trouvé d'ici fin juin.

 Où est la cohérence stratégique de Washington ? , je dirais que cela est complexe et que le monde fait ses choix.Elle hérite de la politique mis en place par le "pouvoir de l'ère Bush" qui dans son grand plan d'aligner le monde arabe sur la vision des néoconservateurs de l'époque ainsi que l'erreur d'Obama de sanctioner le pouvoir de Bachar Al Assad après le crime de guerre dans la région de la Gouta a provoqué l'émergeance des djiadistes, ( EI et Front Al Nosra) et la montée en puissance de l'Iran

Ne desepérons pas faisons confiance a nos dirigeants pour provoquer une guerre a large échelle, comme celle de la seconde guerre mondiale qui aurait la capacité de faire baisser ainsi la population mondiale  Nous porrions assister à ce que vivent les syriens : des divers fronts avec des alliances de circonstances entre grandes puissances, les djiadistes, dictatures....

Téhéran à la reconquête de son empire

Jean-Pierre PERRIN3 avril 2015 à 20:36

Les djihadistes chiites, l’autre menace pour l’avenir de la Syrie et des Syriens (1/3)

  Un oeil sur la SyrieLes djihadistes chiites, l’autre menace pour l’avenir de la Syrie et des Syriens (2/3) L’Iran accusé d’ingérence au Yémen 5La France, meilleure alliée des puissances sunnites 7Poutine lève l'interdiction de livrer à l'Iran des missiles S-300 12 , Les nouveaux Boat people :  Le calvaire des Palestiniens en Syrie 

29/11/2012

guerre de 6 jours - De la guerre à l'occupation

une photo de Activists around the world for Palestine.

 Dans la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, les Palestiniens disent aujourd'hui 29 novembre est la journée pour gagner leur liberté, l'indépendance et l'autodétermination. Rassemblements de masse seront déroulera aujourd'hui dans tous les territoires occupés. (Traduit par Bing)

In the international day of solidarity with the Palestinian people, Palestinians say today 29th of November is their day to gain their freedom, independence and self-determination. Mass rallies will be staged today throughout the occupied territories
 

L'Égypte ayant violé les accords de 1956, Israël lance le 5 juin 1967 une "attaque préventive". En six jours, elle neutralise l'armée égyptienne, repousse l'agression jordanienne et occupe le Golan syrien. De nouvelles frontières sont définies. La Cisjordanie, la péninsule du Sinaï, le plateau du Golan et la bande de Gaza passent sous contrôle israélien, comme Jérusalem-Est, jusque là sous administration jordanienne. Une défaite cruelle pour les Arabes qui, humiliés, voient s'effondrer leur rêve d'une nation unie.

Speak about Palestinian prisoners...
Every nation has the right to fight for its freedom, for its legitimate rights and for the future of its children. These freedom fighters locked up behind Israeli prison bars also depend on us to fight for them, to carry their fight to the outside world, to remind the world of their suffering and their sacrifices. It is our word they depend upon, our word to inform those at home and those far away, to mobilize people on their behalf, to uncover the crimes being committed against them behind locked doors, and to keep their issue on the top of our national priorities.

There were a number of campaigns and a few petitions distributed widely in support of certain cases. While some of these petitions and reports found great resonance on social sites such as facebook, twitter, and some yahoo and google groups, the stories of other prisoners and their suffering were limited to a few websites. And unfortunately, while some arrests make the headlines, tens of other arrests remain sidelines, numbers added to the list of thousands locked up inside Israeli jails. Regardless of the excuses given, ALL Palestinian prisoners deserve our interest and our work and campaigning for their freedom, and they don’t deserve to be reduced to a single line added to certain petitions whenever we find it appropriate or necessary.Afficher la suite
 

Réalisé par : Ari Folman

Valse avec Bachir est un film autobiographique. Ari Folman, metteur en scène israélien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents, au cours desquels il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80 !

Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades.

Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes.
Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface.

 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu