10.02.2012
Dans la tête de la finance
Cher lecteurs/ lectrices,
"Négociations interminables... crise politique en vue... sans doute défaut officialisé [...] et donc sortie officiellement temporaire de la Zone euro (un temporaire sans échéance) de la Grèce" Grèce : le gouvernement approuve le plan d'austérité - AFP . Mon but est d'alerter et de prévoir les coups avec si possible un ou plusieurs coups d'avance afin d'éviter les mauvaises surprises et de se préparer a des mobilisations importantes. Comprendre le cercle vicieux , comment nous en sommes arrivés là : Krach connexions : Les derniers jours d’un trader et les conséquences futurs ( j'en ai trouvé 5, mais il peut en avoir plus).
La Grèce doit annoncer sa réponse aux conditions drastiques posées par les prêteurs potentiels. Les risques pour le peuples et européens, nous les connaissons : baisses des prestations sociales, radiation du pole emploi ( ou organismes similaires), pression sur les salaires, loi voté pour surveiller et controler les peuples. Mais on oublie les conséquences qu'ils peuvent avoir sur les systèmes économiques ( bancaires, assurances, mutualistes ...). impact considérable sur votre contrat d'assurance-vie, qu'il soit en unités de compte ou en euros.
Quelle gestion de cet événement de crédit imminent par la Grèce elle-même et par le système financier international ? Citation intéressante :
"On est peut-être en pleine réalisation des krac le pire est peut-être à venir, avec contagion au Portugal insolvable et re-contagion à l'Italie et l'Espagne...
Le défaut officiel de la Grèce n'est peut-être plus qu'une question d'heures... et les répercussions pour la France seront profondes. Taux d'intérêt, obligations, secteur bancaire... Rien ne sera épargné -- et en première ligne se trouvent les banques mais aussi les compagnies d'assurance-vie.
Les rumeurs de faillite se multiplient pour un grand assureur mutualiste, contraint de se séparer de plusieurs actifs et de négocier des apports de capitaux auprès de la Caisse des Dépôts. Le compte à rebours pourrait être enclenché... et faire de nombreuses victimes collatérales . voir Après les Etats, les banques ont été soumises à une vague de dégradations.
« Signe des temps, la Fédération française des sociétés d'assurance annonçait fin 2011 trois mois consécutifs de décollecte entre septembre et novembre -- du jamais vu dans le secteur de l'assurance-vie. Plus précisément, les retraits ont été supérieurs de 6,5 milliards d'euros aux versements sur la période. C'est un coup dur pour les assureurs, qui pourraient être obligés de vous facturer des frais supplémentaires ».
Après les Etats, les banques ont été soumises à une vague de dégradations : de la Caisse des Dépôts à la Société Générale, toutes ont été rétrogradées par l'agence Standard & Poor's en janvier 2012. Le tour des assureurs pourrait bien arriver rapidement... avec des conséquences extrêmement néfastes pour les contrats de leurs clients.
Si je vous parle de tout ça, c'est parce que nous avons réalisé toute une série de stress tests sur six des plus grandes compagnies d'assurance-vie française.
Des critères rigoureux et objectifs ont appliqué... qui nous ont permis de tirer des conclusions aussi claires qu’inquiétantes, Ces derniers temps, les dégradations tombent les unes après les autres –« la France, le FESF, la Société Générale, le Crédit Agricole, la BPCE... Des médias aux autorités, on s'efforce de faire comme si tout va bien, mais les faits que nous avons découverts lors de nos investigations sont implacables :
« Les plus grandes compagnies d'assurance-vie françaises sont déjà dans une situation très délicate -- et ce qui est vrai pour elles l'est pour le reste du secteur. En cas de crise, elles seraient en danger de mort...!
Cinq étapes : des solutions simples et concrètes pour vous aider à comprendre et anticipé cette " crise".
-- « Le détail des expositions de grandes compagnies d'assurance françaises à des risques comme la dette grecque. Citation : « Nos calculs montrent par exemple qu'en cas de délitement de l'euro, l'une de ces compagnies pourrait perdre jusqu'à 26,49 milliards d'euros sur les obligations des pays situés en périphérie de la zone euro ».
Voyons ça plus concrètement...
Selon les analyses, un raz-de-marée se prépare -- et il pourrait avoir lieu dès le 2ème semestre 2012
Jusqu'à récemment, nous vivions dans un monde où les pays industrialisés avaient accès à de l'argent facile : ils pouvaient emprunter pour moins de 4%. C'est en train de changer.
Selon des spécialistes ont découvert six changements radicaux qui devraient venir bouleverser la donne... et faire grimper les taux obligataires pour les Etats habitués à se financer à prix avantageux..
« Fin des excédents d'épargne mondiaux... retour de l'inflation... profondes modifications du modèle de croissance des émergents... "cercle de prêts vicieux" entre les banques et les banques centrales... aversion au risque... évolution de la réglementation... »
Analysé pour vous ces multiples facteurs qui pourraient venir tout changer pour le secteur financier.
Les conditions sont en place pour qu'un krach obligataire américain, britannique et franco-allemand se produise. « La rupture pourrait avoir lieu dès le deuxième semestre 2012 : il est donc essentiel de vous y préparer dès aujourd'hui ».

.1ère crise possible
Un krach obligataire à l'échelle mondiale
Commençons par la probabilité qui nous semble la plus éloignée.
Pour l'instant, les pays émergents ont encore des excédents commerciaux... et donc des réserves de change à investir. Mais les données économiques qui ont permis l'accumulation de ces réserves sont en train de changer profondément.
Désormais, l'Occident -- le principal client des pays émergents -- est en perte de vitesse. La demande ralentit... et les émergents devraient donc commencer à mettre en place des politiques plus axées vers le soutien de la demande intérieure.
Jusqu'à présent, nous expliquent nos spécialistes, les pays émergents et exportateurs de matières premières achetaient des dollars et/ou des titres d'Etat occidentaux pour stabiliser leurs taux de change et rester compétitifs -- ce qui permettait notamment de maintenir les taux d'intérêt au plus bas pour lesdits pays occidentaux.
Si cette tendance s'inverse, ce serait catastrophique pour le marché obligataire mondial. Nos analyses montrent que les taux d'intérêts pourraient augmenter brutalement de 3% à 3,5% pour les marchés obligataires occidentaux... ce qui rendrait le coût de l'emprunt bien plus élevé et précipiterait en plus une crise boursière, faisant plonger le cours des valeurs -- y compris celles des banques et des assurances.
Si ce scénario -- assez extrême, je vous l'accorde -- se matérialise, nos stress tests démontrent que les pertes pourraient s'échelonner entre 10,91 milliards d'euros et 64,49 milliards d'euros pour les six assureurs que nous avons examinés. L'un d'entre eux, notamment, est particulièrement exposé à des obligations d'Etat françaises et allemandes, considérées comme "sûres", mais qui souffriraient tout particulièrement, selon nous, si un plongeon obligataire mondial se produisait.
Donc... restez attentif à tout ce qui concerne les achats obligataires de la part des pays émergents. Si la Chine (ou tout autre constituant des fameux "BRIC") commence à acheter moins de titres occidentaux, voire à les vendre... ce sera à mon avis le signal du "Tous aux abris !"
2ème crise possible
A défaut du monde entier...
le krach pourrait concerner "seulement"
la zone euro
Nous entrons là dans une hypothèse beaucoup plus probable que la précédente... parce qu'elle implique une solution que les marchés réclament depuis longtemps à cor et à cri :
Le recours à la planche à billets, bien sûr ! Quelle que soit la forme que prendrait cette "monétisation de la dette" (le terme poli pour "planche à billets"), le résultat serait le même, selon nos spécialistes :
La crédibilité anti-inflationniste de la BCE serait largement entamée... et nous verrions donc se produire une remontée des rendements longs des pays jugés les plus "vertueux" (France et Allemagne).
Si c'est ce scénario qui se concrétise, le choc serait moins violent que dans l'hypothèse d'un krach obligataire généralisé.
Les calculs mènent toutefois à des pertes allant de 7,66 milliards d'euros à 44,97 milliards d'euros -- ce dernier montant concernant une fois encore un assureur très exposé à la dette française et allemande.
Donc... une monétisation de la dette arrangerait les marchés et permettrait d'"acheter du temps", mais elle ne réglerait pas les problèmes de fond. Entre risques d'hyperinflation et grave perte de crédibilité pour les autorités des pays européens, le secteur bancaire et de l'assurance serait une fois de plus en première ligne. Suivez de près ce qui se dit lors des différents sommets européens.
3ème crise possible
Délitement de la périphérie de la zone euro
Les autorités refusent jusqu'à présent d'envisager une telle possibilité... mais avec l'aggravation de la situation en Grèce, il nous a semblé plus sage -- et plus réaliste -- de consacrer l'un de nos scénarios à un tel cas de figure.
Il se pourrait en effet que certains pays décident de quitter la zone euro (ou y soient forcés), surtout à la périphérie ; la Grèce bien entendu, mais le Portugal pourrait lui aussi être un candidat potentiel,.
Un tel scénario pourrait se produire suite à une crise sociale aggravée -- et tout ce qui va avec : élections anticipées, arrivée d'un gouvernement populiste qui décide la sortie de la zone euro, etc.
Il y aurait une conséquence qui vous toucherait de très près, si les choses se passent comme nous le prévoyons : les pays sortant de la zone euro devraient alors subir une très forte décote sur leurs titres d'Etat, qui pourrait aller jusqu'à 100% (rappelons que la Grèce en est déjà à 50%... officiellement).
Les banques et compagnies d'assurance subiraient ces décotes de plein fouet. Votre assurance-vie face à la crise, les pertes totales suite à un tel scénario pourraient grimper jusqu'à 55,75 milliards d'euros pour l'une des compagnies que nous avons "stressées" -- dont 10,2 milliards d'euros dus rien qu'à l'exposition aux pays de la périphérie européenne.
Donc... mieux vaut ne pas quitter des yeux les événements qui se passent en Grèce, ainsi que les négociations entre l'Union européenne et les organismes privés sur la dette grecque. Attention aussi au Portugal, d'où se font entendre d'inquiétants craquements, depuis quelques temps.
4ème crise possible
Un enlisement long, lent et paralysant
"Cette hypothèse est la plus optimiste de toutes celles que nous avons étudiées. Elle pourrait se produire si les divers pays de l'Union parvenaient à un accord de mutualisation de leurs dettes, sous une forme ou sous une autre.
On pourrait par exemple assister à la mise en place d'une agence européenne globale (au lieu des émetteurs nationaux actuels) chargée des émissions obligataires pour les besoins de refinancement de tous les pays de la zone euro.
Pour l'instant, malheureusement, une telle option nous semble assez lointaine, car l'Allemagne -- qui tient désormais les cordons de la bourse -- y fait obstinément barrage.
On peut la comprendre : un tel système lui coûterait très cher. L'Allemagne craint également plus que tout l'hyperinflation -- un traumatisme gravé dans la mémoire collective depuis la République de Weimar...
A plus court terme, un tel cas de figure ferait chuter la crédibilité anti-inflationniste de la BCE, ce qui provoquerait une hausse des rendements longs des pays les plus "vertueux", dont notre voisin d'outre-Rhin est le chef de file.
Si les pays européens réussissent à mettre de côté leurs différences pour mettre en place un tel modèle de fédéralisme budgétaire, les pertes pour les compagnies d'assurance se "limiteraient" à des montants allant de 6,89 milliards à 42,71 milliards d'euros. C'est en tout cas ce que montrent les projections que j’ai pu lire réalisées.
Voilà pour ce que je peux vous dire aujourd'hui. Comme je vous le disais plus haut, toutefois, nous ne nous sommes pas contentés de faire un état des lieux. Nous avons également élaboré une stratégie complète.
5ème crise possible
Et si l'Allemagne abandonnait le navire ?
Pour l'instant, l'Allemagne reste farouchement opposée au principe de la création monétaire "à partir de rien". Elle n'en démord pas -- surtout lorsque la planche à billets devrait servir à financer ce qu'elle considère comme les gaspillages financiers et budgétaires de certains Etats de la zone euro.
Si les événements la poussent dans ses derniers retranchements, l'Allemagne pourrait finir par abandonner l'euro.
Certains affirment qu'une telle sortie lui coûterait trop cher.... ce n'est pas forcément le cas. Si les plans de sauvetage continuent de se multiplier, l'addition deviendrait trop salée pour le dernier pays "sain" de la zone euro. Elle quitterait alors l'Union monétaire.
Les conséquences seraient dramatiques au niveau des principales compagnies d'assurance-vie françaises. Pour les Etats les plus fragiles, cette perte du soutien de la locomotive européenne entraînerait des décotes considérables ; côté français, la prime de risque sur les obligations d'Etat grimperait d'un coup.
« Dans ce cas, personne ne serait épargné. Les pertes s'étalonneraient entre 15,94 milliards et pas moins de 64,20 milliards d'euros ».
Le danger est bien réel ; je dirais même qu'il a tendance à s'aggraver. --, aucun peuple ne sera à l'abri.
C'est MAINTENANT qu'il faut agir. Le deuxième semestre 2012 pourrait voir un virage décisif dans la crise -- et vous avez aujourd'hui la possibilité de mettre en place des mlobilisations vitales pour la survie des peuples et protéger vos pouvoirs d'achats et les souverainetés des peuples".
Meilleures salutations,
En savoir plus : Libéralisation financière, spéculation et crises bancaires
23:11 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : economie, crise, cercle vicieux, chomage, précarité
27.01.2012
La crise de l'Euro, c'est la crise du modèle occidental
Thème de cet article : Crise de la zone euro : sortir de l’ambiguïté
Bonjour,
En 89, le communisme s'est effondré, mais le capitalisme occidental n'était guère en meilleure forme et depuis, cela a été une fuite en avant, propulsée par les anglo-saxons qui règlent les déséquilibres de leur système par des "purges" financières qui peuvent être mortelles pour beaucoup comme lors de la crise de 29. Ils ont l'art, grâce à leur dollar roi, d'exporter leurs problèmes sur l'Europe qui, divisée, subit.
Je suis d'accord avec ce jeune financier qui annonce la fin du système. Je crois que la mondialisation entamé au XVe/XVIe au moment des grandes découvertes est achevée, qu'un nouveau monde va voir le jour évidemment avec des soubresauts terribles.
Le modèle occidental n'est pas exportable, économiquement et écologiquement, que ce n'est pas une catastrophe si on s'attèle à la tâche et qu'on est assez lucide se préparer à vivre autrement. C'est à dire que l'on va devoir prendre en compte un certain nombre de facteurs. Par exemple les déchets: les poubelles taxées au poids (ce qui pratiquement déjà dans certains pays d'Europe), les éco-taxes sur des produits polluants comme les sacs et objets plastiques, ou les "consignes " ou éco-taxes récupérables sur les objets apportés dans un lieu précis où recycler etc...
Guide de marché pour les projets carbone
Citation source Criard
: « Les marchés du carbone sont en pleine expansion aujourd’hui – mais ces marchés recouvrent des réalités différentes parfois difficiles à déchiffrer. Les projets forestiers, et notamment les projets de boisement et de reboisement permettent de lutter contre les changements climatiques en absorbant des quantités de gaz carbonique pour les stocker dans leur biomasse au travers du processus de photosynthèse. Par ce fait, ces projets sont éligibles au Mécanisme pour un Développement Propre (MDP) du protocole de Kyoto – et peuvent générer des crédits carbone échangeables sur les marchés du carbone. Des projets peuvent également être mis en oeuvre et vendre des crédits carbone sur les marchés réglementés hors Kyoto et sur les marchés volontaires »
Des escrocs investissent le marché du carbone - LeMonde.fr : « Londres, correspondant - Le marché européen du gaz carbonique connaît une sérieuse déconvenue : une fraude vient d'être démantelée en Angleterre par la douane britannique (HMRC), collaborant à travers Europol avec les services douaniers de France et des Pays-Bas. Neuf personnes ont été arrêtées, mercredi 19 août à Londres, suspectées d'avoir détourné 38 millions de livres (44 millions d'euros) en fraudant sur la TVA. "Je ne suis pas sûr que ce soit la fin de l'histoire", dit un opérateur sur la place de Paris ». « La concentration des arrestations dans l'ouest de Londres et dans le Kent, zones prospères où vivent de nombreux traders, ainsi que leur mise en liberté provisoire en échange d'une lourde caution attestent que les suspects sont de bons connaisseurs de ce marché ». « La fraude s'est opérée sur le marché européen des émissions de gaz carbonique (ETS, Emissions Trading Scheme »
Nous ne pouvons nous reposer sur l’idée keynésienne de réglementation du carbone. Le système ne peut se réguler, il doit être changé. Toute volonté de réguler le système mènera a une impasse, car le système essayera de « filouter » de détourner ces normes afin de continuer a maximiser ses profits, tout en évitant de le remettre en question.
On est inventif : ces désordres peuvent donner l'occasion de créer de nouvelles activités économique, sociale et politique pour la jeune génération, d'inventer de nouveaux produits à partir de matériaux recyclés, des idées de mobilisations et d’économie sociale.
Par ailleurs internet est une découverte majeure qui va aider à transformer notre univers dans les aspects du quotidien.
Qu'en pensez-vous ? Bonne journée,
En savoir plus : article mis en ligne sur blog : ici (La précarité a une histoire - www.la-bas.org - Là-bas si j'y suis) voir l'émission du Mercredi 18 Janvier ›, D'une crise à l'autre, le chômage 1880-1940 ,
31 mars 2012 : Début du compte à rebours de la faillite ? France en faillite, élection 2012, crise financière de 2008, la dette, environnement, néolibéralisme, activistes,
07:55 Publié dans La simplicité volontaire (ou sobriété heureuse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sobriété heureuse, simplicité volontaire, la crise de l'euro, crise, modèle occidental
15.10.2011
La zone euro... Le système ne sera pas sauvée...
Chers ami-e-s lecteurs/lectrices
Après un retour de quelques espoirs, l'Europe se heurte à nouveau à une énorme déconvenue avec le refus par la Slovaquie, étant tout à fait périphérique pourtant, de participer au sauvetage de la Grèce. Cela montre encore une fois qu'il n'y aura à terme que deux alternatives possibles : soit arrêter cette construction européenne et des lendemain plus dure, soit aller vers un une nationalisation des banques dans un premier temps, mais durable et définiif avec une refonte de la structure
Dans un deuxième temps, la communaison des banques ( ou tout les acteurs sociaux, écologiques et économique aurait un sen. Créer une charte de non spéculation comme le fait les banques solidaires, et les généraliser a toutes les banques.
Cela revient a dire la deprivatisation de la finance. Nous avons manqué le coche en 2007- 2008, ne le ratons pas en 2011-201, car les nationalisations n'ont été que parnon contraignante et courte dans le temps pour les banques cliquez ici
Le constat est sans appel, nous n’avons pas le choix sauf a vouloir reporter le problème en l’amplifiant
Trois semaines...
C'est le temps que se donne Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour régler les problèmes de la zone euro.
On reconnaît bien là notre hyperactif-président, qui illustre une nouvelle fois l'incompétence chronique de la classe politique à traiter les problèmes de fond. Malgré les beaux discours, rien n'est réglé. Pire la situation se dégrade, tout comme les notes des établissements bancaires espagnoles, grecs et portugais.
Vous pensez que les agences de notation exagèrent ? Moi non.
◊ Un château de cartes prêt à s'effondrer
Pour agrandir le schéma, cliquez dessus
Extrait du New York Times, ce petit schéma vous montre à lui seul l'étendu du problème.
- Constat n°1 : la Grèce ne représente pas grand-chose par rapport aux créances des autres pays.
- Constat n°2 : la France n'a pas chômé sur le terrain des obligations pendant ces dix dernières années !
L'Espagne est le plus gros créancier de son voisin portugais avec près de 30% de la dette détenue. La France et l'Allemagne ne sont pas en reste avec 15% chacun, soit tout de même 45 à 47 milliards de dollars.
Là où les choses se compliquent, c'est quand on regarde les créanciers de l'Espagne. Là aussi, le couple Franco-Allemand se distingue avec 458 milliards de dettes (oui, vous avez bien lu) soit 40% de la dette espagnole globale. Pour comparaison, l'exposition de la France à la dette grecque est de "seulement" 75 milliards. L'Espagne et le Portugal ont été dégradés, ce qui signifie que leurs prêteurs (nous) sont aussi impactés.
Mais là où la France arrive en tête, c'est avec nos amis Italiens dont nous détenons plus de 500 milliards de dettes soit près de 20% de la dette globale !
Ce château de cartes est désormais prêt à s'effondrer alors que les agences de notations dégradent chaque jour de nouvelles institutions et soufflent sur cet équilibre fragile.
◊ L'espoir de la micro-économie
Le poids de la macro-économie ces dernières semaines a poussé les marchés dans la turpitude. Un espoir pourrait résider toutefois dans la micro-économie, avec des résultats trimestriels qui ont débutés ce mardi aux Etats-Unis. Mais le pari semble cette fois beaucoup plus difficile car le géant ALCOA (US0138171014 - AA) a déçu les investisseurs.
Au-delà des résultats, ce seront surtout les prévisions et anticipations que les dirigeants seront capables de faire qui pourraient aider les marchés à résister. Or là aussi, cela parait très compromis avec des entreprises qui écoulent leur stocks, freinent les commandes et naviguent désormais à vue. D'ailleurs les perspectives de croissance sont revues à la baisse chaque jour en zone euro et la récession paraît désormais inévitable pour 2012.
◊ L'euro va baisser
Dans ce contexte de tensions économiques et politiques, l'euro est clairement le moins bien armé pour résister.
16:42 Publié dans Finance,Economie, société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, institutions, la zone euro., le système, ne sera pas sauvée...










