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27.04.2012

Le risque systémique

 

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Nous vivons dans un monde interdépendant ou tout va très vite le bon comme le mauvais : L'interdépendance économique est le fait que les économies de deux ou plusieurs pays sont liées les unes aux autres et qu'une décision ou un évènement dans un pays ou dans une partie du monde aura des conséquences sur les autres économies. Les produits dérivés sont les causes les plus graves de par leur effets amplificateurs (effet levier a la hausse/ a la baisse) de ce qu’a pu créer la libéralisation de l’économie accéléré dans les années 1980) LES INTERDEPENDANCES ECONOMIQUES

le risque systémique,finance,economie,société,effet dominos,cds,finance direct et indirect,paradis fiscaux,documentaire: city de londres,la finance en eaux troublesPlusieurs formes d'interdépendance sont distinguées :

·         interdépendance structurelle : un événement économique touchant un pays affecte automatiquement l’évolution économique de l’autre pays ;

·         interdépendance des objectifs : la réalisation des objectifs de politique économique d'un pays dépend de la réalisation des objectifs de politique économique des autres pays ;

·         interdépendance des chocs exogènes : l’interdépendance des économies entraîne la transmission entre elles des chocs qui viennent les frapper ;

·         interdépendance stratégique : la politique économique optimale d'un pays dépend des mesures prises par l’autre pays.

 

 Marxisme économique - Wikipédia

(..), Baisse tendancielle du taux de profit :. (…) . À terme donc, le capitalisme croule sous le poids de ses contradictions, c'est l'état de crise permanent, qui ne peut être évité que temporairement par l'expansion économique à des marchés vierges, ou par l'emballement de la croissance technologiqueNB :Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux. (...) 3 Le Capital explique pourquoi il ne suffit pas d’être un bon réformiste . cf Le Capital - travail, cf La crise dans les années 30 et Aujourd’hui ( voir Chris Harman), Alternative libertaire - Le capitalisme est malade, achevons-le !Crise financière (1) : Pourquoi ? Histoire du capitalisme moderne ..., Le Jeudi - La crise permanente du sens

 

Le risque systémique est un des risques les plus importants pour le secteur financier, l’économie, les citoyens et les travailleurs. Qu’en dit l’AMF Risque systémiques, crise financière et régularisation » ( Format PDF : AMF Lettre , Rapport annuel 2010 de l'AMF :

: « Ce scénario catastrophe a failli se réaliser lors de la faillite de la banque Lehman Brothers en 2008 ( et toujours d’actualité, le capitalisme néolibérale et la crise permanente). Cette faillite a aggravé « la crise », notamment par parce que les liens entre les acteurs étaient souvent tissés sur les marchés OTC a travers les relations de Gré a Gré, « non encadrées et surveillées » qui seraient touché sur un marché organisé. Quelles Banques et quels fonds d’investissement seraient fragilisés par des pertes importantes ? Personne n’avait de réponse. C’est un climat de défiance/ méfiance que les marchés a été fortement perturbé, nécessitant l’intervention massive des états, mondialement, pour « relancer la machine ».

 

Cet épisode a eu des répercussions directes et indirectes sur l’ensemble des agents économiques, aggravant lourdement la crise financière et provoquant une crise durable. Il a renforcé la thèse favorable à une réglementation adaptée a des produits pour leur produits et les techniques les plus risqués (titrisation et dérivés de crédits). Il a également engagé une réflexion dans le sens d’un contrôle plus poussé des acteurs clés des marchés financiers que sont les agences les établissements de crédit. Cette réflexion a donné lieu a des projets de renforcement de la réglementation prudentielle et des mesures pour les Hedges Funds ou les banques de taille si grande qu’elles constituent un facteur de risque systémique ( too big to fail). » LA CRISE BANCAIRE ET LA RÉGULATION FINANCIÈRE ( format PDF Documentation française)

Plus clairement, une banque dite systémique caractérise de grands établissements financiers de réseaux qui, par leur taille ou par la nature de leurs activités, sont susceptibles de déstabiliser la planète en cas de faillite. Les banques familiales échappent donc à ce principe. Pourquoi les grandes banques "systémiques" sont dangereuses : Rappelons que les quatre plus grosses banques françaises (BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société Générale et la BPCE) sont exposées à hauteur de 31 milliards d'euros à la dette souveraine des PIGS (Portugal, Italie, Grèce et Espagne). Elle ( « La crise » a renforcé les plus petites et solides. leur modèle d'affaires est de préserver et valoriser le capital de nos clients", explique à L'Agefi Dominique Benoit, directeur général France de Pictet.

Sans oublier l'exposition de ces quatre mastodontes à la dette LBO (leverage buy out). » Qui s'élève à plus de 20 milliards d'euros. Ces montages financiers permettent de prendre le contrôle d'une entreprise majoritairement par endettement (la dette est financée par les dividendes de la société rachetée). Au cours des cinq prochaines années, 550 milliards de dollars d'emprunts LBO vont arriver à maturité en Europe, dont 86 milliards en France. En temps de crise, les dividendes se font de plus en plus rares. Le taux de défaut est en hausse, et pourrait exploser dans les années à venir ».

Les CDS (credit default swaps)  sont un autre danger auquel sont exposées ces banques. « Si une banque a vendu plus de CDS que ses fonds propres ne le permettent, elle peut se retrouver en difficulté. Cela s'est plutôt bien passé avec le défaut partiel de la Grèce, mais n'oubliez pas que le risque court encore sur l'Italie, le Portugal, l'Espagne et même sur la France ».

Les produits dérivés : Un risque représentant trois fois le PIB mondial
Les produits dérivés sont "la viande et les produits à base de viande" des marchés financiers.

Une des dernières conséquences de la libéralisation de la finance dans les années 1980, les marchés financiers à des effets secondaires catastrophiques ?

Évaluer les risques des marchés de produits dérivés, aujourd'hui en forte expansion. Le marché mondial des produits financiers dérivés est énorme, c'est incontestable,  avec un 'effet destructeur potentiel de ces titres obscurs, opaques,

Les produits dérivés financiers représentent des sommes énormes, dangereuses, spéculatifs : "Les marchés des produits dérivés sont énormes sur une base brute mais relativement modestes sur une base nette". Selon cette logique, une banque qui a acheté pour une valeur de 1 000 milliards de dollars de swaps de taux d'intérêt espagnols à un premier vendeur mais qui a vendu à son tour pour 1 000 milliards de dollars de swaps de taux d'intérêt espagnols à un tiers a une "exposition nette" nulle.  Si les marchés financiers doivent buter sur un nid-de-poule ou deux, cette "exposition nette nulle" a le potentiel de se comporter beaucoup plus comme une exposition brute de 2 000 milliards de dollars. Comment ? C'est très simple. Si l'une des parties ou plusieurs parties de ces énormes transactions manque à ses obligations, elle déclenche un effet domino. Très simple... et pas difficile à imaginer 

le risque systémique,finance,economie,société,effet dominos,cds,finance direct et indirect,paradis fiscaux,documentaire: city de londres,la finance en eaux troubles,agences de notation,hedges fund,dégradation,crise systémiqueLehman n'était qu'une simple bande-annonce
« En fait, nous avons déjà vu la bande-annonce de ce film d'horreur. La faillite de Lehman Brothers en 2008 n'a pas uniquement sonné le glas d'une banque d'investissement prestigieuse mais également celui d'une importante contrepartie à plusieurs contrats de produits dérivés. Sans Lehman, des milliards de dollars "d'exposition nette nulle" sont du jour au lendemain devenus des milliards de dollars d'exposition pure et simple -- c'est-à-dire de risque non couvert C'est à ce moment que le Trésor US a arrêté la cascade de dominos à coups de milliers de milliards de dollars de billets fraîchement imprimés et de garanties gouvernementales. Résultat : les dominos ont non seulement cessé de tomber mais les banques de Wall Street ont également pu rapporter leurs dominos renversés à la Fed pour les échanger contre de l'argent liquide. Malin, n'est-ce pas ?».

Mais qu'arrivera-t-il la prochaine fois ? La puissance de crédit et la complaisance de l'Etat américain suffiront-elles pour empêcher une catastrophe sur les marchés des produits dérivés ? . Voici le topo

Ce qu'est vraiment l'"exposition nette"
« Sur les marchés des produits dérivés, le terme "exposition nette" sous-entend un sentiment de certitude et de fiabilité -- un sentiment d'équilibre finement calibré. En réalité, vue de plus près, "l'exposition nette" ressemble à deux ivrognes appuyés l'un sur l'autre. L'équilibre net entre les deux ivrognes tient tant que les deux ivrognes s'appuient l'un sur l'autre, (....) . Sur une "base nette", ils se comportent comme s'ils étaient complètement sobres. Mais que se passe-t-il si l'un des ivrognes tourne de l'oeil et tombe à la renverse au lieu de pencher vers son compère ? "Cela n'arrivera pas", telle est la réponse experte de l'industrie des produits dérivés. "Cela n'arrivera pas. Ne vous inquiétez pas. Les quatre plus grandes banques opérant sur les marchés des produits dérivés maintiennent des niveaux d'exposition nette tout à fait raisonnables » cf hedge funds

Je n'en suis pas convaincu. Je soupçonne que ces niveaux d'exposition nette restent cachés... que jusqu'au moment où ils ne le seront plus. En outre, ces expositions augmentent rapidement. Depuis 2000, la valeur nominale des encours sur les produits dérivés américains a augmenté 10 fois plus vite que le PIB mondial. Au dernier comptage, les banques américaines avaient créé plus de 200 000 milliards de dollars de produits dérivés, selon l'Options Clearing Corporation -- une somme colossale, équivalente à environ trois fois le PIB mondial !

Encore plus effrayant, cet hallucinant amas de risque est fortement concentré à l'intérieur même de l'industrie financière. A elles seules, quatre banques détiennent 94% de tous les encours sur les produits dérivés. L'exposition de JP Morgan à elle seule est supérieure au PIB mondial... tandis que l'exposition brute de Bank of America, Citigroup et Goldman Sachs n'est guère très loin.Le risque systémique - citizen Khane

 

Les différentes directives sur le marché financier (Bale I, II et III, lois Lagarde, ….  C’est directives sensé sécurisé le milieu bancaires et financier et ces clients n’est pas suffisant, comme le montre les pertes dans leur bilan rattrapait par des placements risqués sur les crises grecques, Espagnoles…. Pour comprendre la crise grecque, Dossiers – les échos, La crise grecque a coûté 13 milliards d'euros aux banques françaises,  CDS dans la crise grecque : risque de faillite sur les banques ... La Banque Postale fait les frais de la crise grecque, La Poste, victime de la crise grecque - LExpansion.com, Banques françaises, Crise grecque le figaro économie, PDF]  Résultats et Activité 2011 - La Banque Postale ( PDF), Crise financière : "les banques françaises sont moins exposées",

La défiance envers les institutions financières et politiques ont amené de nombreux départ et une augmentation de la volatilité des clients. Développement du mouvement des indignés a travers le monde,  Un "transition day" a été lancé aux États-Unis sur une thématique précise qui est celle des banques. (....) . Selon une enquête : 1 européen sur 10 prévoit de changer de banque cette année : la fidélisation, nouvel enjeu pour les banques  : Les agences doivent donc mettre régulièrement des formations de son personnel, des briefings quotidien. Les agences bancaires sont confrontés Le défi de la fidélisation client - Revue Banque : «. (...) ».

 Comprendre ce système pour mieux l’analyser, se mobiliser, mettre des actions concrètes CHAPITRE 3 LES CIRCUITS DE FINANCEMENT DE L'ECONOMIE ..., financement direct indirect, Finance directe et indirecte - Alternatives Economiques , format PDF : L'INTERMÉDIATION FINANCIÈRE , google , Typologie des Hedge Funds - Vernimmen.netDesalgorithmes financiers qui présentent de gros risques, Le néolibéralisme : et la prochaine une bulle ( et crise) d'anthologie, le problème des cds, crises, , dettes souveraines, crise institutionnalisée, chomage, l’absurdité et de l’opacité du système stress tests, ratio de solvabilité, démocraties, oligarchies, perdre le contrôle, finance, crise institutionnalisée, LA TENDANCE INEXORABLE : etats-unis : la spirale : dette totale, chomage précarisation

 , Edward Bernays, le père de..., La Grèce préfigure la..., Documentaire: City de Londres, la finance en eaux troubles , La détente des marchés ne signifie pas que la crise est finie , Pays-Bas: Le parlement approuve un budget de rigueur, L'agence Standard and Poor's dégrade encore la note de l'Espagne de deux crans, Présidentielle en direct: Selon Mélenchon, Sarkozy «utilise des mots tirés de la Collaboration»... Hollande maintiendra la loi sur la burqa...Pourquoi Sarkozy gouvernera avec l'extrême droite , «Des paroles et des actes»: Que faut-il retenir des interventions d'Hollande et de Sarkozy? Spéculation sur le bien commun, face au chaos capitaliste organisons nous pour l'anarchie 1/5, En quoi c'est une crise. , néolibéralisme : dates et noms, La constituante en marche, , ,  

   Dans la tête de la finance, Renflouages cachés, Libéralisation selon Monti, Notre dépendance absolue..., 5 scénarios catastrophe..., scandale Déxia et Les... , Confession d'un trader, Le capitalisme en crise? , Le systeme capitaliste tue... , La faillite de la première... , la vision d'un économistes... , devise du capitalisme "Tout..., Moraliser le capitalisme,... , Le pire n'est pas sûr, mais...

 

31.01.2012

Garde fous du néolibéralisme

Se préparer au pire pour se mobiliser et  espérer le meilleur. Depuis quelques mois, je parle régulièrement aux lecteurs de mon bog de la possibilité pour la France de connaître une récession en 2012 et de ses conséquences sur l’économie, la société. Qu'en est-il maintenant que la note obligataire de la France a été dégradée ?

crise institutionnalisée,garde fous du néolibéralismeJacques Attali: tous ruinés dans 10 ans ? La question est de savoir si le système capitaliste puisse disparaît… La question est de savoir si le système capitaliste puisse disparaitre, comme l'a été le communisme. Pour certain, ce n'est pas le cas : Le capitaliste a toujours eu des garde fou carotte ( social) et baton(licenciements, réductions des couts…) ont été tous utilisé et que l'on es au bord du précipice. Peut être faut il une catastrophe sociale et écologique grave pour que les gens se réveille. Face a cette peur, Jean-Claude Trichet, Mario Monti Jacques Attali ...essayent de mettre des garde fous. voir Libéralisation selon Monti

Nous connaissons un raidissement d’un système qui a anticipée et essaye de sauvegarder ses profits et son pouvoir a tout pris. Une idéologie déclinante, mais elle ne s’est pas passée comme Marx (Karl MARX (1818 – 1883)) l’avait pronostiquait dans  Le capital de Marx expliqué, : Le capitalisme ne peut pas, à long terme, résoudre le problème économique de fournir une vie humaine pour les masses… Cette proposition est la base de l’approche de classe du Marxisme.  Sans elle il n’y a pas d’approche de classe, et il ne peut pas y en avoir. Si ce n’est pas vrai alors il n’y a aucune raison de ne pas être simplement un bon réformiste Le Capital explique pourquoi il ne suffit pas d’être un bon réformiste.  Dans Capital, plus-value, et exploitation Un des traits distinctifs du capitalisme est que, contrairement aux précédentes formes de sociétés, il est poussé par le besoin de créer de la valeur d’échange plutôt que des valeurs utiles Il pronostiquait que la recherche constante des profits, plus-value entrainerait leurs chutes et donc du système idéologique capitaliste.


Malgré une décadence de l’idéologie néolibérale, les profits sont toujours voir plus élevée « Dans les faits, les grands créanciers internationaux avaient déjà intégré une dégradation "officieuse" du pays. Comme le prouvait le spread OAT Bund 10 ans (l'écart entre les taux d'intérêts à 10 ans des emprunts français et allemands), ils prêtaient à la France à des conditions qui étaient déjà plus proches d'un BBB+ que d'un AAA. "Mais quelles seront les implications de cette nouvelle sur nos petites et moyennes valeurs ?" me demanderez-vous peut-être ».

Tout le monde ne vivra pas « la crise » de la même manière
Les incertitudes seront les même pour tous, soyons réalistes. En revanche les conséquences de cette détérioration ne sanctionneront pas toutes les travailleurs. Loin de là !

Le premier effet négatif attendu est la dégradation des conditions de  d'accès  « au marché .du travail »  Elles deviendront globalement plus difficiles en raison notamment de la précarisation/paupérisation. Une majorité devrait souffrir, pendant qu’une minorité trouverait des jobs encore grassement payer..

crise institutionnalisée,garde fous du néolibéralismeLes gardes fous du système (extrait pris) :

Une économie financiarisée mondialisée qui n’a pas d’autres concurrents et peut donc faire jouer la pression des masses salariales du monde.

Gérer leurs investissements mondialisés : « Les investisseurs vont essayer de se mobiliser sur des « valeurs » entreprises  dont le type de profil solide, équilibré et présentant une trésorerie confortable qu'il faudra privilégier. des valeur anti-crise. D'autant plus que les mid caps ont beaucoup travaillé sur leur bilan depuis la crise de 2009 ».

Baisser les couts sociaux, fonds propres et environnementaux : « Une majorité des dirigeants que je rencontre n'a jamais baissé la garde et les sociétés continuent de réduire leur endettement et diversifient leurs ressources de financement. Je suis donc confiant dans leur capacité à se révéler beaucoup mieux armés pour affronter une nouvelle crise. En tout état de cause, les petites valeurs ne sont plus désormais les plus vulnérables en cas de credit Crunch ». Autre garde fous attendu : « le resserrement des crédits tend à réduire la capacité d'investissement et de développement de nos small et mids caps. Concrètement cela signifie moins d'acquisitions en 2012 ».

Les chiffres de l'investissement privé hors immobilier de l'OCDE (formation brute de capital fixe du secteur privé non-résidentiel), confirment un net ralentissement des investissements en France pour 2012 (variation de 0,7% par rapport à 2011).

Mais là encore, certains profils peuvent tirer leur épingle du jeu. « En particulier, ceux qui misent sur une croissance organique plutôt qu'externe seront moins dépendants des aléas du marché. 1000Mercis devrait ainsi profiter de la croissance de l'e-commerce sur l'un des seuls secteurs qui n'est pas frappé par la crise ».

Les néolibéralismes (marché…) s ont-ils tiré quelques leçons du passé ?
« Par ailleurs, les marchés eux-mêmes sont plus prudents qu'en 2009. Pour preuve, le price earning ratio(prix par bénéfice) se trouve actuellement à environ 10 de moyenne. Il s'agit d'un niveau très faible, en tout cas bien loin des montants entre 15 et 20 habituellement constatés. Cela signifie que le potentiel d'amélioration du marché des actions est élevé »

Ainsi les investisseurs ont-ils déjà intégré une sous-valorisation de la plupart des valeurs, à des degrés au moins aussi bas que lors de la crise en octobre 2008. « Aujourd'hui, par exemple, sur l'indice CAC Mid & Small constitué de 174 valeurs, le ratio de valeur sur fonds propre. Il faut donc raisonnablement tenter de tirer parti de ces sous-valorisations excessives. Car ces niveaux extrêmement faibles, voire inférieurs au niveau de trésorerie nette des entreprises parfois, constituent une aberration économique qui finira bien par se corriger. D'autant que ces entreprises, je le répète, restent en majorité bien gérée »s.

La question de timing
« Il existe donc un bon potentiel d'appréciation à terme sur les marchés. "Oui mais à quel terme ?" voilà la question que l'on doit se poser. Il dépendra bien évidemment tout d'abord de la capacité des Etats à résoudre la crise qui menace leurs dettes. Un horizon macro-économique un peu obscurci en France, par la perspective des élections présidentielles, qui pourraient retarder certaines décisions peu populaires... ( voir Question TVA antisociale)

« A plus court terme, le rebond dépendra probablement fortement des futures publications financières en février et mars. Et en particulier de la propension des sociétés à intégrer le maximum d'éléments négatifs dans leurs comptes de 2011, afin que le pire soit atteint. En effet, les investisseurs pourraient voir dans ces bilans assainis, un signal de rebond et se tourner sereinement vers 2012... »

Seule une lutte mondiale, unitaire travaillant sur la démocratie et adaptant sa lutte aux différentes problématiques (attaques du néolibéralisme : écologie, culture, liberté de vivre…) au rapport de force en présence est viable. On peut appeler les altermondialistes (avec idée d’internationalisme), les indignés si l'organisation et le réalisme suit ou d'autres nom.

22.01.2012

Interviews de la sorti de l’Allemagne de la zone euro

Cher lecteurs/lectrice,

Je tiens a communiquer sur les derniers informations a propos de la crise institutionnalisée : la sorti de l’Allemagne de la zone euro si les casses budgétaires ne sont pas mis suffisamment vite en place. Le patronat allemand est-il en train de lâcher l'euro ? | Atlantico ( google) la tribune : Pour les patrons allemands, "la France est devenue un facteur de risque à prendre très au sérieux. : « Jusqu'ici le lien entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy a tenu mais une fois Sarkozy réélu cela va se rompre et dès l'été prochain nous aurons une situation encore plus grave qu'aujourd'hui, la France étant le prochain domino alors que nous n'aurons pas même résolu le cas italien ».  Les créanciers de la dette, Zone euro : nous sommes à un tournant!

CHANGER D'ECONOMIE  - Indigné : « Apparemment ils n'ont toujours aucune idée d'où ils se trouvent... ou d'où ils vont. Le capitalisme continue toujours ses ravages dans le monde en essayant de récupérer des opportunités vers l'Asie, tout en réduisant et imposant faisant des économies d'échelles, des OPA, en mettant des plans de rigueurs qui ne règlent rien. : Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89 », Source :Le fabuleux destin des 489 milliards d'euros prêtés à du 1%, Notre dépendance absolue...,Texte complet de la lettre... . La pression des industriels allemands font pression pour plus de rigueurs.

Un pavé dans la mare...
« C'est comme cela que je qualifierais les propos tenus par le très influent Anton Börner, à la tête de la puissante association des exportateurs allemands : 120 000 entreprises au cœur de la réussite du modèle allemand. Autant dire que son avis compte.

Selon lui, les pays en difficulté de la zone euro doivent impérativement réaliser des réformes profondes pour restaurer leur compétitivité. Si tel n'était pas le cas, ou en cas d'échec, "une désagrégation de la zone euro serait la solution" affirme-t-il sans détour dans le plus Handelsblatt (équivalent des Echos).

« Wolfgang Reitzle, PDG du conglomérat Linde AG (13 milliards d'euros de chiffre d'affaires) lui emboîte le pas dans le Spiegel : "Je ne pense pas que l'euro doit être sauvé à tout prix". Si les pays en difficulté ne se disciplinent pas, "l'Allemagne doit quitter l'Euro". Voilà qui a le mérite d'être clair...

Certes, l'appréciation du Deutschemark qui en résulterait ferait fortement fléchir les exportations, augmenterait le chômage. Ce serait un choc pour l'économie... mais pas pour longtemps. Car selon lui "l'Allemagne mettrait cinq ans à s'en remettre avant de redevenir aussi forte que ses compétiteurs asiatiques".

Parenthèse au passage, caractéristiques des Allemands : depuis de nombreuses années, ont leurs a vendu la précarité ( flexibilité, des salaires bas afin de souvent "encaisser" tout de suite un choc violent et faire des efforts très importants pour sauvegarder la compétitivité du secteurs industriels allemands; plutôt que soutenir la consommation intérieur, le bien être des citoyens. Un des principe de la manipulation afin qu'ils ne réagissent pas, avec en plus à la clé un risque potentiel non précisément cerné ; ce qui est totalement inconcevable pour tout Allemand qui se respecte ( voir L'envers du « miracle allemand »: précarité généralisée et intensification de l'exploitation : intensification de la précarisation). Mais revenons à notre sujet...

Sortir de la zone euro ? Voilà le sujet qui agite le paysage industriel allemand
La question clé n'est plus de savoir si la Grèce doit ou non sortir de la zone, mais bel et bien si l'Allemagne doit y rester et à quel prix ?

"En effet, il y a des alternatives. Toujours selon Börner, une mini-zone euro pourrait être la solution. Elle inclurait outre l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, les Pays-Bas, le Luxembourg et le Danemark. Une zone hyper-intégrée (fédéralisme), avec des lois communes, un marché unique libre et sans barrière et une monnaie unique forte. Et pour éviter qu'elle ne s'apprécie excessivement jusqu'à nuire à la compétitivité des pays de la zone, Börner propose une gestion volontaire et ambitieuse de cette monnaie, à l'image de ce que fait la Banque centrale suisse avec le franc suisse : un bon coup de poing sur la table, il n'y a que ça de vrai. Force est de constater que ça marche.

Angela Merkel a donc bien du souci à se faire
« Sa coalition est déjà bien fragile ; si en plus le soutien jusqu'ici indéfectible du patronat allemand au sauvetage de l'euro se fissure...
Car le moins qu'on puisse dire, c'est que les affirmations intempestives de ce type se croisent et s'entrechoquent, et contredisent en tout point les positions politiques officielles allemandes."

Qu'en est-il réellement ?

« Soyons lucides : l'euro a beaucoup apporté aux exportateurs allemands et le patronat le sait mieux que quiconque. Si je suis intimement convaincue qu'ils préparent chacun "un plan B" (au cas où !), ce dont je suis encore plus convaincue, c'est qu'ils se battront jusqu'au bout pour sauver l'euro.

C'est l'avis du PDG de BMW, Friedrich Eichner pour qui "un retour au Mark serait catastrophique". Ou encore de celui de Franck Appel, PDG de la Deutsch Post-DHL : "Quel que soit le coût du sauvetage de l'euro, cela coûtera moins que ce que nous a apporté, et continuera d'apporter, l'euro".

Même Börner le reconnaît. Une implosion de l'euro aurait "un coût économique massif et des conséquences politiques inéluctables"... avec en bout de course "une résurgence du protectionnisme, balkanisation et marginalisation de l'Europe"... Et de finalement reconnaître que "l'euro est la meilleure chose que nous ayons pour notre économie et nous nous battrons ardemment pour garder l'euro, mais pas à n'importe quel prix"...

Alors pourquoi toutes ces petites phrases cinglantes et tranchantes ?
 « Probablement pour "faire pression" sur Angela afin de l'empêcher d'être trop laxiste dans ses positions politiques quant à la participation de l'Allemagne au sauvetage de l'euro.

 «  Et surtout pour rappeler que l'Allemagne ne peut pas, à elle seule, sauver tout le monde ; et qu'il est impératif que les autres "fassent le boulot" de leur côté. Car leur donner de l'argent sans contrepartie, c'est prendre le risque de les conforter dans leurs modèles sociaux dispendieux et de reporter d'autant la mise en oeuvre de réformes structurelles aussi nécessaires qu'inévitables.

Rappelez-vous en 2003. L'Allemagne était alors le grand malade de l'Europe, jusqu'à ce que Gerhard Schröder impose des réformes profondes et douloureuses à son pays. Réformes qui conduisirent à la puissance de l'Allemagne aujourd'hui. C'est exactement ce que le patronat attend de l'Italie, de la France et des autres pays en difficulté. S'ils se lancent dans l'aventure, les milieux d'affaires allemands sont prêts à sortir le carnet de chèques.

Dit autrement : "Aide-toi et le ciel t'aidera".

Et si Jean de la Fontaine avait été allemand, il aurait sans doute ajouté : "Et prévois toujours le scénario du pire avec un bon plan B en poche".

En attendant, n'oubliez pas de rester à de continuer a décrypter l’information.

 
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