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14/06/2014

Tant qu'il y aura de l'argent

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Or ce tyran seul, il n’est pas besoin de le combattre, ni de l’abattre. Il est défait de lui-même, pourvu que le pays ne consente point à sa servitude."Envoyé par Laura
De La Servitude Moderne  par ClaVieFrere2011

L'augmentation des besoins asiatiques en gaz naturel pourrait faire les affaires de la Russie, et tout particulièrement de son géant gazier Gazprom, qui sont en froid avec leur principal client, l'Union européenne. Depuis le conflit autour de la Crimée et de l'Ukraine, les Européens semblent en effet plus décidés que jamais à alléger progressivement leur dépendance aux importations de gaz russe, qui représentent 25% de leur consommation.

Sans vouloir créer des liens de cause à effet qui n'existent peut-être pas, je note cependant que l'Allemagne vient d'autoriser la fracturation hydraulique sur une très grande partie de son territoire. Une autorisation qui ouvre la voie à l'exploitation des réserves de gaz de schiste.

Reste à estimer le potentiel du sous-sol allemand en la matière. Selon les chiffres du département américain de l'Energie, cité par Le Figaro, celles-ci se monteraient à 476 milliards de mètres cubes, ce qui représente six ans de consommation allemande. Le Figaro en profite pour glisser l'information suivante : les réserves allemandes ne représentent qu'environ un huitième des réserves françaises... A bon entendeur !

 

 

La décision allemande s'inscrit manifestement dans deux tendances fortes : celle de la montée de la consommation de gaz et le nouveau battage des cartes dans ce secteur 

Des chiffres que je prends tout de même avec des pincettes car le département de l'Energie vient de faire la une en révisant à la baisse -- et de 96% !!! -- les réserves exploitables de pétrole de schiste de ce qui était jusqu'à lors considéré comme le principal champ américain, celui de Monterey en Californie.

La décision allemande s'inscrit manifestement dans deux tendances fortes : celle de la montée de la consommation de gaz et le nouveau battage des cartes dans ce secteur .



La Japon se tourne vers la Russie
Je vous disais que face à l'envolée de sa facture énergétique, et alors que certaines de ses centrales nucléaires ne devraient pas entrer à nouveau en activité, le Japon se trouve dans une position délicate. L'Archipel exploite toutes les voies qui s'offrent à lui pour s'assurer des approvisionnements gaziers réguliers... et de préférence à un tarif concurrentiel. Et se tourne vers la Russie...

Un groupe de 33 députés japonais a en effet remis sur le tapis un projet concernant la construction d'un gazoduc entre l'île de Sakhaline (russe) et la préfecture japonaise d'Irabaki, soit 1 350 km de tuyaux. Ce projet vieux de 10 ans, et dont la construction est estimée à 6 milliards de dollars, pourrait fournir au Japon l'équivalent de 17% de sa consommation annuelle de gaz.

L'axe Moscou-Pékin
Le Japon n'est pas le seul à lorgner du côté de la Russie. La Chine est aussi sur les rangs. Les deux pays viennent de signer ce que l'on peut appeler sans exagération un méga-contrat, de 400 milliards de dollars sur 30 ans. Ce contrat, qui était en négociation depuis 10 ans (!!!), met en jeu les deux géants énergétiques nationaux que sont Gazprom et China National Petroleum Corp. (CNPC) qui seraient (au conditionnel, nous y reviendrons) parvenus à se mettre d'accord sur un prix de 350 $ le millier de mètres cubes de gaz.

Les deux pays viennent de signer ce que l'on peut appeler sans exagération un méga-contrat, de 400 milliards de dollars sur 30 ans

L'affaire semble en or pour Gazprom qui peut envisager sereinement la perte d'un peu de chiffre d'affaires avec l'Union européenne si celle-ci parvient à diversifier un peu plus ses approvisionnements en gaz.

D'ailleurs, une petite phrase de M. Medvedev lors d'un entretien accordé à Bloomberg le mois dernier confirmait la stratégique russe : "Si l'on envisage le pire, de manière purement théorique le gaz qui ne serait pas livré en Europe peut être envoyé (...) en Chine".

L'affaire est donc claire : la Russie veut créer un nouvel axe gazier avec l'Asie.

Et nombre de commentateurs ont salué le succès majeur que représentait le contrat signé avec la Chine pour Poutine.

Si l'on envisage le pire, de manière purement théorique le gaz qui ne serait pas livré en Europe peut être envoyé (...) en Chine

Le contrat du siècle ?
Mais est-ce vraiment si simple que cela ? Et Gazprom peut-il se targuer d'avoir mené la négociation du siècle ? Pas si sûr...

Et tout d'abord parce que la Russie ne va pas se lancer dès demain -- ni après-demain -- dans les livraisons. Au préalable, il faudra construire un nouveau gazoduc reliant la Russie à la Chine, un projet estimé à au moins 22 milliards de dollars.

Problème supplémentaire, les deux pays ne sont pas d'accord sur la forme que doit prendre ce fameux gazoduc. Moscou veut un gazoduc unique que la Chine partagerait avec la Corée du Nord et le Japon. Pékin souhaite quant à lui bénéficier de son propre gazoduc et soutient la construction d'un double gazoduc.

Et puis il y a la question du prix. Les médias russes avancent le chiffre de 350 $ le millier de mètres cubes, sans que ce chiffre ait été confirmé du côté chinois. A titre de comparaison, en moyenne, le tarif appliqué par Gazprom à ses clients européens en 2013 était de 370 $ le millier de mètres cubes.

Gazprom_russie - Vidéo Dailymotion,

Gazprom un géant qui fait peur] - Vidéo Ina.fr

 
Pékin avait plusieurs atouts dans sa poche pour faire baisser les prix. Et tout d'abord, l'envie de Poutine de mettre enfin un terme à des négociations qui achoppaient depuis une décennie sur une histoire de prix. Difficile donc de croire que Pékin n'a pas obtenu un important rabais sur le prix de gaz.

Mais surtout, ce qui devrait faire réfléchir la Russie avant de crier victoire, c'est le côté manifestement infidèle de la Chine. Si Gazprom pense avoir signé un contrat exclusif avec Pékin, il devrait rapidement déchanter.

Premièrement parce que, pour le moment, la Chine n'a pas réellement besoin du gaz russe, et ce même si sa consommation de gaz naturel ne cesse de progresser. Celle-ci est en effet passée de 24,5 milliards de mètres cubes en 2000, à 130 milliards en 2011 puis à 170 milliards en 2013. Et la marge de progression est très importante. Si le gaz ne représente aujourd'hui autour des 6% de la consommation nationale énergétique, Pékin s'est fixé comme objectif de faire monter cette proportion à 10% en 2020 et même à 30% en 2030.

Conclusion, la demande devrait atteindre les 230 milliards de mètres cubes en 2015 et 380 milliards en 2030.

La Chine n'a pas réellement besoin du gaz russe, et ce même si sa consommation de gaz naturel ne cesse de progresser

Dans une prochaine  nous nous intéresserons aux différents axes de la stratégie chinoise pour s'assurer des approvisionnements en gaz ainsi que les moyens pour vous d'investir sur l'explosion de la demande asiatique.

 

La Russie fait des infidélités gazières à l'Europe... avec la Chine
Cécile Chevré, rédactrice de Croissance & Opportunité

 L'histoire des choses (VOSTFR) - YouTube : :  (The Story of Stuff) est un documentaire américain animé au sujet du  cycle de vie des produits de consommation.

 La guerre de l'eau

Bruxelles Business 

Argent, sang et démocratie

“Jeu d’influences”, 

André Gorz II 

De la servitude moderne 

"Le grand bond en arrière" 

La forme barbare

De la servitude volontaire

09/07/2013

Ces accords de libre-échange qui s’attaquent à l’environnement

Bonjour


Pour votre information, à l'occasion de l'ouverture des négociations entre l'UE et les Etats-Unis, voici une (longue) interview de Stuart Trew du Conseil des Canadiens, témoin privilégié des négociations en cours entre l’Union européenne et le Canada mais aussi des effets de l’Accord de libre-échange nord-américain entré en vigueur le 1er janvier 1994, qui pourra vous intéresser.

Bien cordialement

L'équipe d'Alter-Echos (www.alter-echos.org)

 

 

Ces accords de libre-échange qui s'attaquent à l'environnement

 

2013 | 1 Commentaire

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A l'occasion de l'ouverture des négociations entre l'UE et les Etats-Unis autour d'un futur accord de libre-échange et d'investissements, Alter-Echos (www.alter-echos.org) a décidé d’interroger Stuart Trew du Conseil des Canadiens, témoin privilégié des négociations en cours entre l’Union européenne et le Canada mais aussi des effets de l’Accord de libre-échange nord-américain entré en vigueur le 1er janvier 1994. Transparence, démocratie, droits sociaux, régulations environnementales… Voici un tour d’horizon

 

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Cela fait quatre années qu’un accord de libre-échange est en cours de négociations entre l’Union européenne et le Canada dans une totale opacité, et sans que l’on sache très bien où en sont les négociations. Sont-elles bloquées ? Vont-elles aboutir ? Quel est votre sentiment ?

Selon les dernières informations obtenues en marge du sommet du G8 en Irlande du Nord (17 – 19 juin 2013), les négociations sur « l’Accord économique et commercial global »1 entre le Canada et l’Union européenne (UE) sont toujours bloquées. La semaine précédente, le premier Ministre canadien a essayé d’obtenir le soutien des gouvernements français, anglais et irlandais sur les exigences canadiennes relatives aux exportations de viande vers l’Europe, mais il est difficile de savoir précisément ce qui coince. Le dernier cycle complet de négociations qui a eu lieu au Canada en octobre 2012 fut également la dernière occasion où les groupes de la société civile ont pu participer à une session d’information organisée par le gouvernement canadien sur l’état des négociations. Depuis, nous avons procédé à plusieurs demandes pour obtenir de nouvelles sessions de mises à jour, mais il n’y a plus aucune volonté de faire œuvre de transparence publique. Ils baissent la tête et essaient d’accélérer les choses pour obtenir un accord. A bien des égards, ce n’est pas notre plus gros problème.

En fait, nous nous félicitons des retards en coulisse et nous espérons qu’ils persistent. Notre objectif a été et continuera d’être d’informer les Canadiens sur la façon dont ces négociations, et les accords de libre-échange en général, portent finalement moins sur le commerce que sur l’extension des droits et des pouvoirs des multinationales au détriment des décisions souveraines des populations des deux côtés de l’Atlantique. C’est ce que nous avons fait depuis 2009, en partenariat avec de nombreux alliés au Canada et en Europe, avec différents niveaux de succès. Notre travail avec les collectivités locales a été très satisfaisant. Par le travail effectué avec nos groupes locaux et des alliés tels que les syndicats et les groupes environnementaux, nous avons été en mesure de parler avec les élus locaux des impacts directs qu’un tel accord allait avoir sur leur collectivité. L’introduction de règles de passation de marché qui promeuvent « l’achat local » pourrait être rendue difficile. Et si de telles règles ne sont pas du tout généralisées au Canada, elles sont toujours possibles et de nombreuses personnalités locales ne pouvaient pas croire qu’elles seraient interdites à travers un tel accord. Plus de 80 autorités locales ont adopté des motions ou des déclarations affirmant qu’elles étaient très préoccupés par un tel accord, et plus de 50 d’entre elles réclament d’être exclues complètement des prérogatives d’un tel accord. Ce fut une grande victoire pour nous, sur laquelle nous pourrons construire s’ils parviennent à un accord.


 

Avec d’autres organisations, vous avez récemment publié un rapport intitulé Le droit de dire non portant sur les menaces créées par le projet d’accord entre l’UE et le Canada, sur tout moratoire, restriction ou interdiction de la fracturation hydraulique, en insistant sur les droits excessifs donnés aux entreprises multinationales. Pourriez-vous préciser ?

On peut considérer que l’un des premiers accords sur l’investissement, même si ce n’est pas le tout premier, se trouve dans le chapitre 11 de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain). A l’époque, les militants travaillant sur les politiques commerciales n’ont pas particulièrement fait attention à ce chapitre sur lequel les entreprises se sont très vite appuyées pour contester les politiques environnementales au Canada et au Mexique, en gagnant dans certains cas. Ainsi, les investisseurs américains ont utilisé l’Alena pour contester une interdiction canadienne sur le commerce des PCB, une interdiction du commerce des carburants contenant la neurotoxine MMT, et une décision concernant un plan local d’urbanisme au Mexique qui stoppait la construction d’une décharge publique toxique. Ces cas, comme dans la plupart des arbitrages dans le cadre de traités d’investissement, se déroulent hors du système juridique normal et les décisions sont prises par des tribunaux ad hoc rémunérés sans grande transparence et responsabilité. Leurs décisions sont en revanche définitives.

 

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L’expérience de l’Alena a encouragé les militants canadiens travaillant sur les politiques commerciales à s’opposer aux efforts de l’OCDE pour généraliser le régime des droits des investisseurs à travers l’Accord multilatéral sur les investissements (AMI). Grâce à une incroyable mobilisation transfrontalière en France, aux Etats-Unis, au Canada et ailleurs, le mouvement altermondialiste a obtenu une grande victoire lorsque l’AMI s’est effondré par manque de soutien politique. Malheureusement, un tel programme a progressé à travers les traités bilatéraux. Le Canada est le sixième pays le plus poursuivi dans le monde en vertu de ces règles de droit favorable au secteur privé incluses dans les accords commerciaux.

Les poursuites entamées par Lone Pine contre le moratoire québécois bloquant les explorations et l’exploitation des gaz de schiste dans la Vallée du Saint-Laurent, pour lequel l’entreprise demande 250 millions de dollars de compensation pour la perte de profits attendus, est de loin le cas le plus flagrant au Canada où des investisseurs utilisent ce dispositif pour contester des décisions environnementales complètement raisonnables et soutenues par la population. Ces poursuites ont déclenché une vague d’indignation au Canada et une campagne de courriers contre l’entreprise afin de lui faire abandonner ses poursuites.

Cela a également aidé à susciter une réaction négative contre les traités d’investissement et les chapitres de protection des investisseurs comme celui que le Canada et l’UE souhaitent inclure dans l’accord en cours de négociation. Nous avons pu lire des versions « fuitées » de ce chapitre sur les investissements et, à certains égards, il serait bien pire que celui de l’Alena en termes d’opportunités offertes aux entreprises pour contrecarrer les gouvernements qui voudraient se pencher sérieusement sur la fracturation hydraulique, ou les communautés locales qui, comme en Grèce ou Roumanie, s’opposent à des grands projets miniers menés par des entreprises canadiennes.

Cet accord UE-Canada serait un puissant outil pour les entreprises minières, gazières et pétrolières canadiennes pour poursuivre l’UE dès que leurs profits seraient compromis par des mesures environnementales. En fait, c’est précisément la raison pour laquelle le gouvernement canadien négocie ces protections dans les accords commerciaux avec les pays africains et latino-américains. Pourquoi ne serait-ce pas le cas avec l’Union européenne ?

L’Allemagne est un cas d’école de ce à quoi les Européens peuvent s’attendre avec l’Accord UE-Canada. L’Allemagne a déjà fait face à deux poursuites sur les investissements liées à l’environnement de la part de Vattenfall. Le gouvernement allemand a réglé le premier cas pour un montant inconnu et en réduisant ses normes environnementales pour une centrale électrique à Hambourg. Le deuxième cas porte contre la décision allemande de sortir du nucléaire. Comment de tels traités peuvent-ils donner aux entreprises le droit d’être indemnisées, alors que les décisions avaient été prises démocratiquement ? C’est absurde.

 

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Les pays membres de l’UE se sont récemment mis d’accord sur un mandat commun pour entamer des négociations pour un accord commercial et d’investissements avec les Etats-Unis. En France, la majeure partie des discussions ont porté sur l’exception culturelle, avec l’objectif de sortir du mandat une série de biens et services culturels. Beaucoup moins sur d’autres sujets comme l’agriculture (OGM, hormones…), l’énergie, les ressources naturelles, les normes sociales et environnementales. Quels sont les enjeux ?

Les secteurs canadiens et américains de l’agriculture sont fortement intégrés. A quelques exceptions près comme le blé et la luzerne au Canada, la plupart de nos cultures traditionnelles contiennent un certain niveau d’OGM. Dans le cas du colza, il me semble que la quasi-totalité de la production est génétiquement modifiée. Le bœuf canadien et les produits de transformation du porc sont également des marchés intégrés avec les Etats-Unis, sur la base des normes américaines. La majorité de la viande a été traitée aux hormones ou, dans le cas du porc, avec des antibiotiques interdits en Europe si je me souviens bien. Les négociateurs canadiens se sont précipités dans les pourparlers avec l’UE en espérant contourner les normes alimentaires européennes. C’était très important pour des groupes et lobbies agricoles au Canada, comprenant de nombreuses entreprises comme Cargill. Raison pour laquelle elles soutiennent également les négociations UE – Etats-Unis. Qu’ils aient réussi ou pas, nous ne le savons pas avec certitude. Il est possible que l’UE ait exclu les OGM de l’accord. Il est probable que l’UE augmente ses quotas de viande non traitées pour les producteurs canadiens. Au final, nous pourrions avoir plus de produits sans hormone dans les épiceries canadiennes mais jusqu’à présent, c’est principalement un produit d’exportation.

Que ce soit dans l’accord UE – Canada ou UE – Etats-Unis, les grands lobbies agricoles aurons de nouveaux outils pour contrecarrer la politique alimentaire européenne. Il y aura les chapitres de l’OMC sur les obstacles techniques au commerce et sur les normes sanitaires et phytosanitaires relatives aux normes alimentaires et aux mesures de contrôle. Si les différends sur ces sujets sont jugés à travers le mécanisme d’arbitrage de l’accord UE – Canada plutôt qu’à l’OMC, cela pourrait encore réduire l’espace dont les gouvernements disposent pour établir leurs propres politiques.

L’accord UE-Canada comprendra un chapitre sur la coopération règlementaire, à travers lequel le gouvernement canadien pourrait avoir plus que son mot à dire dans la production de régulations et normes européennes, un accès à toutes les données scientifiques utilisées pour justifier telle ou telle politique, et des opportunités pour lutter contre des politiques qui ne conviendraient pas à des secteurs exportateurs canadiens. Cela ne conduira pas seulement à de nouveaux retards dans la politique alimentaire mais également dans la mise en place de mesures environnementales qui ne conviendraient pas au Canada, comme par exemple la directive sur la qualité des carburants. Notre gouvernement est tellement en colère à propos de cette politique établissant des normes sur les carburants, pourtant par ailleurs modeste, qu’il a menacé de mener l’UE devant l’OMC si elle devait appliquer un taux élevé de carbone au pétrole issu des sables bitumineux. L’accord UE-Canada, dans la mesure où il est biaisé en faveur des échanges commerciaux et des investissements, et restrictif sur les capacités des gouvernements à réduire leurs émissions et protéger l’environnement, pourrait être dangereux pour l’UE, tout en créant un précédent fâcheux en perspective des négociations à venir entre l’UE et les Etats-Unis.


 

Alors que l’UE prétend être à la tête de la lutte contre le changement climatique, elle s’engage dans des négociations avec le Canada et les Etats-Unis dont les politiques climat sont parmi les pires de la planète et dont la seule préoccupation est d’extraire plus de gaz et pétrole de schiste et de sables bitumineux. Qu’en pensez-vous ? Faut-il exiger des clauses en matière de climat ?

Il n’y a pas de chapitre sur le développement durable dans les accords de libre-échange canadiens ou américains. Pendant un certain temps, il semblait que l’insistance européenne pour inclure un tel chapitre dans l’accord avec le Canada, incluant des chapitres sur le travail et l’environnement et en les rendant exécutoires, pouvait être un aspect positif. Mais nous avons vu dès le début que le Canada était mal à l’aise et il a repoussé l’inclusion du protocole de Kyoto et de plusieurs autres traités dans le projet d’accord UE-Canada. Et ce alors qu’il existe une liste d’accords multilatéraux sur l’environnement qui sont à prendre en considération et à mettre en balance avec les obligations commerciales et d’investissement en cas d’un différend sur la politique environnementale. Nous ne savons pas où en sont ces négociations à l’heure actuelle. Mais je ne pense pas que nous devrions mettre trop de force dans le soutien d’un chapitre sur le développement durable et penser qu’un tel chapitre serait un antidote aux effets extrêmes de la libéralisation du commerce et des investissements sur les salariés, l’environnement, la pauvreté et les inégalités.

L’objectif ultime des accords de libre-échange est de réduire les attentes des populations d’amélioration de l’existence, de protection de l’environnement, et plus généralement de répartition de la richesse de façon égalitaire. Par exemple, depuis l’Alena, le Canada n’a pas mis en place une nouvelle politique sociale importante malgré le besoin évident d’un service public de la petite enfance accessible, ou d’un plan de luttes contre la drogue, etc. Les gouvernements fédéraux successifs ont évité d’introduire de nouvelles réglementations portant sur les sables bitumineux ou les activités minières, ou d’autres industries extrêmement polluantes, parce qu’ils sont inquiets que cela déclenche des différends commerciaux. Mais je ne pense pas que cela soit exclusif du Canada ou des Etats-Unis.

Vous dites que la seule préoccupation du Canada est d’extraire plus de pétrole. C’est vrai mais cela est également une des plus grandes préoccupations de l’UE quand elle sollicite le Canada et les Etats-Unis pour signer des accords commerciaux. Dans les mandats de négociations pour ces deux accords, l’UE affirme qu’elle cherche à sécuriser son accès aux sources d’énergies et ressources naturelles. Les protections des investisseurs dans le cadre de l’accord UE-Canada rendront certainement plus facile les actions des entreprises minières et énergétiques nord-américaines pour punir les gouvernements européens qui voudraient s’immiscer sur la route de leurs futurs profits. Mais l’accord UE-Canada rendra également difficile toute possibilité pour les autorités canadiennes, qu’elles soient locales ou fédérales, de sortir des énergies fossiles. Nous avons donc une responsabilité commune de travailler ensemble à travers l’Atlantique pour nous opposer aux accords de libre-échange qui manifestent un intérêt de pure forme à l’environnement, aux droits humains et au droit du travail, pendant que tous les obstacles à l’exploitation insoutenable des énergies fossiles sont levés.

 

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De telles négociations sont toujours menées en totale opacité, mais elles se font au nom des populations des Etats impliqués dans les négociations. Que peut-il être fait pour avoir accès au contenu des négociations ? Qu’attendez-vous de la société civile européenne en termes d’initiatives et de mobilisations sur ces accords commerciaux ?

Il y a eu de nombreuses coopérations transatlantiques à propos des négociations UE-Canada, qui remontent à 2010, quand le réseau Trade Justice (Canada) et le réseau québécois sur l’intégration continentale (RQIC) se sont rendus à Bruxelles pour l’une des réunions de négociations, afin de rencontrer la société civile européenne et les membres du Parlement européen, mais aussi pour rencontrer les négociateurs canadiens qui avaient commencer à informer les groupes de la société civile. C’était quelques mois après avoir publié une version du texte de négociations entre l’UE et le Canada, et nous avions pu voir que le texte n’était pas prêt de satisfaire la liste des principes pour un accord commercial juste, que 32 organisations canadiennes avaient proposée.

Au retour de notre voyage à Bruxelles, nous sommes restés en contact étroits avec le réseau Seattle to Brussels, la Via Campesina, les syndicats européens et Attac France, l’Aitec et les Amis de la Terre intervenant au cours des cycles de négociations ultérieurs en rendant publiques plusieurs déclarations transatlantiques, notamment sur le chapitre des droits des investisseurs. Ces relations ont été extrêmement précieuses et je crois qu’elles vont devenir encore plus fortes maintenant que les discussions entre l’UE et les Etats-Unis ont débuté. A certains égards, c’est le scénario idéal, puisqu’il ne peut que rapprocher nos mouvements, nous obligeant à tisser des liens entre ce qui est souvent perçu comme des négociations séparées mais qui sont clairement les composantes d’une même consolidation du pouvoir du secteur privé et de la mondialisation néolibérale.

Propos reccueillis par Alter-Echos (www.alter-echos.org)

L’intégralité de cette interview est disponible en anglais dans ce document .pdf.

1En anglais, Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA)

Ecrit par maximecombes

Catégorie: Les peuples avant la finance · Tags: ALENA, AMI, arbitrage, canada, climat, démocratie, Développement durable, droits sociaux, environnement, Etats-Unis, fracking, fracturation hydraulique, gaz de schiste, hormones, investissement, investisseurs, libre-échange, néolibéralisme, OGM, opacité, pétrole de schiste, réglementation, sables bitumineux, transparence, Union Européenne

 

25/01/2013

Urgence, cela chauffe !!

Energie / Climat | le 24 January 2013

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C'est pas nous, c'est eux... Ne nous en prenons pas aux effets, attaquons toujours les causes !
Bakounine

 

 

« Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.
Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »

 
Découvrez les conséquences du réchauffement climatique à travers le monde en 2075. Global warming: July continues the upward trend Le mois dernier, nous n'avons " seulement"  que 0.05 degres supérieur a juillet  2016
 
système reste !! - l'indigné : , : la nuit a été éprouvante dans le sud-est. Ce matin à 7 heures, on relevait plus de 30°C en et dans le  cf Seulement un mauvais rêve ? : citoyen actif  à retrouver sur le site de la Chaîne MétéoMenace sur l'artique :  2016, nouvelle année noire pour le climat Les temps changent(la terre en 2075) film complet en français, HD!  (Voir rapport du Giec) Urgence Climatique Justice Sociale – Durban risque d’enterrer Kyoto Durban risque d’enterrer Kyoto

 

Un iceberg 50 fois plus grand que Paris s'est détaché de l'Antarctique Science. Un iceberg géant - il fait 50 fois Paris - vient de se détacher de l'Antarctique, rapporte la BBC. Il faisait partie d'une barrière de glace, appelée Larsen C, surveillée depuis des années par des scientifiques. L'iceberg est tel qu'il devrait avoir un impact sur la montée du niveau des océans.Giant iceberg splits from Antarctic bbc.in/2tLWQ7B 12.07.17 BBC News (World). @BBCWorld SUIVRE

Qui détient le détonateur de la bombe climatique ?

Mines de charbon à ciel ouvert en Australie ou en Chine, sables bitumineux au Canada, projets pétroliers fous en Arctique ou au large du Brésil…

 la COP21, ramener 12 blocs de glace directement du Groenland pour un total de 80 tonnes, pour symboliser l’urgence qu’il y a à intervenir au niveau du climat.

Vingt conférences mondiales sur le climat ont précédé cette COP21. En 2015, notre planète est pourtant plus souffrante que jamais. De Johannesburg à Pékin en passant par Rome et Berlin, ARTE Journal fait la revue en détails et en promesses des ces rendez-vous : la photo deTélérama. Fumée noire sur la #COP21, dessin du jour parSoulcié http://ebx.sh/1NrD95E


de Mel Syl : Mickey 3D - Respire

 

 

Le risques dont peu de personne ne parle Le sable, enquête sur une disparition ,Mai 2013 : 3ème mois de mai le plus chaud à l'échelle mondiale- planete attitude

Blanchissement des coraux les plus septentrionaux du monde Les coraux les plus septentrionaux du monde, qui se trouvent au Japon et avaient été jusqu'ici épargnés par le blanchissement, sont touchés à leur tour par ce phénomène lié au réchauffement climatique, selon les conclusions d'un chercheur japonais.

 Hiroya Yamano a mené des observations avec son équipe en décembre 2016 au large de l'île Tsushima, qui se situe dans une région tempérée à quelque 1.000 km au sud-ouest de Tokyo. Et il a en tiré un constat inquiétant: environ 30% des récifs étaient endommagés.

 France : les seuils de canicule seront-ils atteints?  Nombre d’économistes anticipent depuis longtemps une récession comprise entre -1,5% et -2% cette année.

 Le mystère de la disparition des abeilles

La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système. Il est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis cent cinquante ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur trois ou quatre d’ici à l’an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l’ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85 % jusqu’à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum. Au-delà de 2°C, 

 

 

 

,Mai 2013 : 3ème mois de mai le plus chaud à l'échelle mondiale- planete attitude

 Mai 2013 : 3ème mois de mai le plus chaud à l'échelle mondiale

 

 

India monsoon rains affect nearly two million people

ASIA Floods affect 16 million in Nepal, India and Bangladesh

 . L'Inde est aux prises avec sa plus grave sécheresse depuis des années, quelque 330 millions de personnes, soit un quart de la population, souffrant de ce manque d'eau, après deux années de mousson insuffisante. Des mesures telles que des restrictions de distribution de l'eau, la surveillance de réservoirs par des hommes armés et l'envoi de trains d'approvisionnement en eau, ont été mises en place.


n.Toujours en Inde Inde: une ville atteint le record de 51 degrésr avec AFPLes températures dépassent régulièrement les 40°C dans le nord de l'Inde en mai et juin, mois les plus chauds de l'année, mais atteignent rarement les 50°C. Les services météo ont lancé une alerte en raison d'une "forte vague de chaleur" qui doit persister sur le nord et l'ouest de l'Inde pendant le week-end. Une telle alerte est lancée quand les températures maximum atteignent 45°C, ou dépassent de 5°C la moyenne des années précédentes sur la même zone.
 

 

 

2015, année la plus chaude : peut-on y croire ? Orages 2015 : 1er bilan en France

C'est le fruit d'un dérèglement climatique sans précédent connu, avec des températures supérieures de 3 degrés à 5 degrés aux normales saisonnières ; l'accumulation historique d'énergie thermique dans les océans peut déclencher des ouragans d'une violence insoupçonnée et des inondations à côté desquelles quelques congères en plaines et un risque d'avalanche en montagne ne constituent qu'un danger très anodin.La montée des océans la plus rapide depuis 3000 ans

 

La catastrophe naturelle peut elle être lié aux changement climatique? La question peut se poser suite au glissement de terrain ( cf The deadly landslide ) in Freetown  au Sierra Leone . Si les tempêtes et orages violent frappe l'Afrique équatorial en période de saison des pluie, le réchauffement climatique pourrait accentuer la force, l'intensité et la fréquences de ces phénomènes. C'est ce que révèle le scientific paper publié en 2006, cette étude a été utilisé comme base de donnée dans le monde .  Une enquête plus récente a trouvé que le nombre de tempêtes pourraient augmenter dans l'Afrique Sub-saharienne par trois, depuis 1982  .

 Dans une autre conclusion venu scientific paperpublié cette année s year,  mettait en évidence que ce qui un lien évident dans le réchauffement climatique  . Cela avait été établit de longue date la légitimité  que les températures augmenterait , comme la moyenne mondiale, et que des variations locales pourrait être and that local variations considérablement différentes.

 

 

( "Été 2013 : aussi froid qu'en 1816 ?" 26/05/2013Froid Mois de mai en Europe : entre froid et chaleur recordMétéo Actualite > Actualité > Météo de la semaine : une ambiance automnale Météo de la semaine : une ambiance automnaleHier : près de 25°C d'écart entre la Bretagne et l'Isère !  18/06/2013 12h36

 

Climat

Les Temps Changent - YouTube :  :Nous sommes en 2075 en Europe et en Afrique.
Le réchauffement climatique,

France

La NASA et la NOAA (organismes météorologiques et climatiques américains officiels) ont rendu publics leurs bilans climatiques de l’année 2013 pour l’ensemble de la planète. Il en ressort que l’année 2013 fut l’une des 10 plus chaudes observées depuis le début des relevés météorologiques fiables (généralement admis depuis 1880, époque « pré industrielle »), sur la base de la moyenne 1981 – 2010. La moyenne de la température planétaire s’élève à 14,52°C.

Des modèles pour anticiper le pire ?

Dans ce contexte, les météorologues ont étudié les résultats des modèles numériques dont la puissance est désormais décuplée, permettant, par exemple, de gagner 1 jour de prévision fiable tous les 10 ans. Ces modèles ont été utilisé par les différents laboratoires de recherche qui ont participé à l’élaboration des derniers scénarios communiqués par le GIEC au printemps dernier. Pour rappel, ces scénarios climatiques basés sur différentes estimations des émissions de gaz à effet de serre (en particulier le CO2) envisagent une élévation de la température planétaire comprise entre +0,3°C et +4,8° d’ici à 2100, ce qui montre une fourchette encore très incertaine.

Taux record de CO2 dans l'atmosphère en avril

  Taux record de CO2 dans l'atmosphère en avril Climat

Des scénarios catastrophes

 

2015 a connu le mois de mars le plus chaud de l'histoire : Barack Obama : "La changement climatique ne peut plus être nié, ni ignoré" 

Mai 2013 : 3ème mois de mai le plus chaud à l'échelle mondiale

2013 serait la 4 ème ou la 7 ème année la plus chaude depuis 1880.

 Royaume-Uni : Ulla inondera des zones déjà submergées  Australie : nouvelle canicule  Inside Story 

Dans un nouveau rapport, intitulé Point of No Return, Greenpeace a identifié 14 projets avec lesquels l’industrie fossile s’apprête à embraser le climat. Ces projets rejetteraient chaque année 6,34 gigatonnes de CO2 dans l’atmosphère. Pour vous donner une idée de grandeur, cela représente des émissions annuelles supérieures à celles des États-Unis.

Climate change: Can disaster be avoided? Yet another UN report on climate change warns of dire consequences if no action is taken.

Dans un compte COMPTE RENDU du Monde Seulement 5 % de chances de limiter le réchauffement climatique à 2 °C 16 Dans une étude parue dans la revue « Nature Climate Change », des chercheurs estiment que l’augmentation de la température devrait plutôt se situer autour de 3,2 °C.



Des projets « monstrueux »
Visualiser ces projets

On ne se rend jamais compte a quel point la planète va mal (catastrophe sociale et écologique) car les infos sont mise tel qu'elles sans recule et sans liens, mais dés que l'on les rassemblent, les relies et mais les points communs... C’est le seul moyen de prendre du recul et d’analyser les conséquences sur notre vie et l’Environnement. Beaucoup de ces catastrophes sont liés a un laxisme des autorités envers les firmes privés, réduction de couts salariaux et sur la sécurité environnementale

Je ne sais pas si vous connaissez le terme de la dette écologique : l'Homme vit au-dessus de ses moyens   et entendu parler du rapport Nicholas  stern    , mais cela est aussi un point inquiétant. Mais cela y ressemble beaucoup a une course dans le mur

 En se moment, cela n’a jamais été aussi grave. Entre les feux de forêts en Russie, les inondations au Pakistan, nous arrivons à un triste record de 15 millions de réfugiés climatiques,  plus de 1100 morts, des milliers d’hectares de forêts et de zone dévaster,  des cultures ravagées, une augmentation rapide du C02 dans l’atmosphère  (et moins pour le reprendre). Avant, nous avons eu les évènements dramatiques : les sécheresse aux Sahel, les inondations au Brésil, et dans l’ouest de l’Afrique, la catastrophe sans fin de BP et la marée noir en Chine…. La liste est longue.

Le scénario de Nicolas Stern est entrain de se réaliser

Consultez le rapport 2013 du Giec :

 

 

 

 

Le climat et les catastrophes sont devenus hors de contrôle : Russie : «De nouveaux foyers se déclarent sans cesse», de nouvelle pluie dévastatrice sont prévu en Inde…. Et un nouvelle aspect dramatique de ses changements climatiques : Arctique: un énorme bloc se détache , SEPTEMBRE 2009 : Deuxième plus chaud depuis 1880 . Les enjeux et scénarios de Copenhague, L’homme, ce fléau planétaire (et ça ne date pas d’hier

 Climat : vers le point de rupture ?mat : vers le point de rupture ?

Nouvelles données scientifiques sur la crise climatique

 

Le monde est entré dans une ère de changements climatiques dangereux et destructeurs, accélérés par notre inaction. Notre capacité à inverser la tendance pour éviter les pires impacts de ce dérè­glement du climat dépend s objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui seront adoptés au niveau mondial au cours des prochai­nes années sont décisifs.

Une profusion de nouveaux résultats scientifi­ques montre que le climat se dérègle au-delà des prévisions les plus pessimistes présentées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évo­lution du climat (GIEC) dans son quatrième Rap­port d’évaluation (RE4) en 2007.

 

L’ampleur de la fonte estivale des glaces de l’Arc­tique en 2007 et 2008, alarmante, en est probable­ment l’exemple le plus visible, conduisant à une réévaluation de la proximité d’un dérèglement incontrôlé du climat. La glace de mer estivale de l’Arctique fond manifestement plus vite que ne l’avait prévu le GIEC il y a à peine 2 ans, et l’on peut craindre sa disparition complète pendant les périodes estivales d’ici à dix ans. Le système cli­matique s’approche dangereusement de ce point de basculement, et nombreux sont les impacts dus au dérèglement du climat qui dépassent les prévisions du GIEC.

La réalité montre clairement que le niveau actuel du réchauffement climatique est insoutenable. La capacité de la terre à s’adapter à une concentra­tion sans cesse croissante de gaz à effet de serre dans l’atmosphère est déjà saturée.

Il est évident que les réductions d’émissions envisagées jusqu’ici sont tout simplement insuffi­santes. Face à cette situation d’urgence inégalée jusqu’alors, la communauté internationale doit prendre sans plus attendre des mesures efficaces pour que les émissions de gaz à effet de serre atteignent leur point culminant d’ici à 2015 au plus tard, et déclinent aussi rapidement que possible pour parvenir à « zéro émission » par la suite.

 

‘‘Pas de temps à perdre - plus nous attendrons, plus les dégâts seront importants’’

Leo Meyer, présentation des principaux résultats du GIEC, RE4, octobre 2008

 

Lire la suite ( en PDF) : 

 

 

 

 SEPTEMBRE 2009 : Deuxième plus chaud depuis 1880

La National oceanic and atmospheric administration (et annonce la NOAA vient de publier l'image ci contre. Elle représente l'écart de température moyenne mesuré en septembre 2009 relativement à la moyenne climatologique.

Cette situation est surtout due aux températures des continents, au deuxième rang derrière septembre 2005. La température des océans est au cinquième rang. Cette information confirme celle donnée pour l'été 2009 par la NOAA, Nul doute que les débats entre climatologues sur l'évolution à moyen terme - les 10 à 20 prochaines années - vont... évoluer avec ces nouvelles données.

Cette situation est d'autant plus remarquable que le Soleil est toujours dans une phase exceptionnellement calme de son cycle. Quant à l'océan Pacifique, il se trouve juste au dessus de la barre "El Niño", l'année 1998... et l'une des dix années les plus chaudes depuis... 100 ans. Si l'image ci dessus montre un "trou" d'enregistrement pour l'arctique - une petite zone à l'échelle de la  planète - il est utile de savoir que la reconstitution de la banquise est exceptionnellement lente en cette fin d'automne.

A lire  En résumé, on peut dire que le phénomène El Nino réchauffe la planète tandis que son inverse, La Nina, a tendance à la refroidir.La Nina va-t-elle rafraichir la planète ?

Il écrit ainsi page 201 à propos de l'utilisation exagérée ou erronée des aléas du climat actuels (tempêtes, inondations...) pour faire comprendre les risques du changement climatiques :

«cette vision très orientée de ce qu'est une catastrophe modifie en profondeur la perception des dangers qui nous guettent. Nous savons qu'une grande partie des changements à venir se jouera sur un autre tempo : lente asphyxie économique de certaines zones semi-arides, pression progressive sur les régions côtières, recul inéluctable des glaciers de montagnes et des réserves en eau associées. C'est la prise en compte par le grand public des représentations les plus justes des dérèglements à venir qui permettra à un véritable débat démocratique d'avoir lieu autour des problèmes environnementaux. (...) Les grandes catastrophes font oublier les misères quotidiennes et un désir d'apocalypse accompagne souvent les périodes de crise. Vouloir le flatter est infondé scientifiquement et dangereux politiquement.»

n

Source Libération  SEPTEMBRE 2009 : Deuxième plus chaud depuis 1880

 

 A court terme, les changements pourraient être assez limités, surtout dans nos régions. Les zones tempérées pourraient connaître certains changements – par exemple, de plus en plus d'inondations Accueil > Actualités > Crue de la Seine : quelle évolution attendue ?  Inondations et dégâts : images et informations Forte crue de la Seine à ParisTempête Bonnie : les Etats-Unis frappés–mais tout le monde ne peut pas en dire autant. .Qu'est-ce qu'un retour d'Est ? Explication de ce phénomène avec notre prévisionniste Régis Crépet

 

Voir l’article et les graphique sur le blog un journaliste du Monde CLIQUEZ ICI :

 

Une étude parue dans la revue scientifique « Nature » fait état d’un ralentissement du Gulf Stream, ce COURANT chaud qui traverse l’Atlantique et qui vaut un climat tempéré en Europe de l’ouest. Ce ralentissement, lié en partie à l’apport des eaux de fonte des glaces arctiques, pourrait refroidir considérablement l’Europe dans les décennies à venir. Décryptage de La Chaîne Météo avec Régis Crépet.

 

 Prévisions saisonnières France / Europe : vers un été très moyen ?

 

Ce constat contredit tout les dénégations des négateurs du climat et montre que nous allons dans le mur si nous n’agissons pas NOW !!!

Le rapport est rendu public au moment où s’ouvre le Forum économique mondial de Davos. Début janvier, le rapport « Global Risks 2013 » du World Economic Forum annonçait une augmentation globale des températures de 3,6 à 4℃ et identifiait la hausse des émissions de GES comme étant parmi les plus importants risques mondiaux.

En novembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie estimait que pour empêcher une augmentation globale des températures au-delà de 2°C, 2/3 de nos ressources fossiles doivent rester dans le sol. Et pourtant, ce rapport démontre que la Chine prévoit d’augmenter de 20 % sa production de charbon, malgré une pollution de l’air insoutenable, et l’Australie de multiplier par deux ses exportations de charbon, alors que la barrière de corail est en danger. La ruée vers les réserves pétrolières et gazières de l’Arctique, facilitée par la fonte des glaces, risque d’en accélérer encore plus le recul. Le Canada envisage de tripler la production de ses sables bitumineux. L’exploitation de ces gisements est la façon la plus sale et la plus chère et la plus énergivore de produire du pétrole.


Le président américain, qui a fait de la lutte contre le changement climatique une de ses priorités, espère conclure un accord mondial sur le climat en décembre à Paris, six ans après l'échec cuisant du sommet de Copenhague auquel il avait PARTICIPÉ.

 

 Plusieurs indicateurs clés comme les températures à la surface du globe, le niveau des océans et les émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, ont ainsi dépassé les niveaux records déjà franchis en 2015.  Journée du dépassement Terre : Les temps changent ? Emballement climatique

 1 La France pourrait connaître des pics de chaleur à 50°C à la fin du siècle « Scénario du pire »

Les conclusions sont proprement torrides..Les climatologues ont déjà prévenu que de telles vagues de chaleur risquaient de devenir la norme à l’avenir, sous l’effet du réchauffement global dû aux émissions de gaz à effet de serre. Le rapport sur « le climat de la France au XXIe siècle » prévoit ainsi, dans ses « scénarios régionalisés », une augmentation des températures moyennes comprises entre 2,6 °C et 5,3 °C en été, entre 2071 et 2100. Cette hausse sera particulièrement prononcée dans le sud-est du pays, qui pourrait alors connaître des vagues de chaleur de plus vingt jours, avec des épisodes de sécheresse aggravés dans les régions méridionales et, potentiellement, sur l’ensemble du territoire métropolitain.Lire aussi :   La température des villes les plus peuplées pourrait croître de 8 °C d’ici à 2100


« Ces résultats indiquent que les valeurs maximales en France pourraient facilement dépasser 50 °C à la fin du XXIe siècle », écrivent les chercheurs

« Tout dépendra des décisions politiques et économiques qui seront prises dans les années qui viennent, souligne le chercheur. Si l’Accord de Paris [qui prévoit de limiter à 2 °C, et si possible 1,5 °C, le réchauffement par rapport à la période préindustrielle] est mis en œuvre, nous nous écarterons du scénario du pire. » Mais, prévient-il, le temps est compté : « C’est du niveau des émissions mondiales de gaz à effet de serre dans les deux décennies à venir que va dépendre le climat de la fin du siècle ».

 
 

 


Extrait ;: Paquet climat-énergie 2030 : une contre-révolution énergétique mercredi 22 janvier 2014, par Attac France 
http://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/a...

 

Plus grave, les lobbies des énergies fossiles et nucléaires ont obtenu gain de cause par l’abandon de toute ambition significative d’amélioration de l’efficacité énergétique et du déploiement des énergies renouvelables en Europe. . La Commission obéit également aux desiderata des industriels des énergies fossiles qui avaient expressément exigé en octobre dernier une pause dans le développement des énergies renouvelables. De quoi encourager la baisse des investissements dans les énergies renouvelables constatées en 2013 (moins 12 % à l’échelle mondiale).

Pour couronner le tout, la Commission européenne abandonne tout objectif de directive contraignante encadrant et limitant l’extraction d’hydrocarbures non conventionnels sur le sol européen, au profit de bien trop faibles recommandations non contraignantes. Les exigences des lobbies industriels et de certains gouvernements auront été privilégiés au détriment des exigences des populations qui ne cessent d’exprimer leur rejet de tels mega-projets industriels [3].

 

Conclusion

La forme barbare nous est déjà familière. Elle prévaut dans plusieurs régions d’Afrique, dominées par des chefs de guerre, par le pillage des ruines de la modernité, les mas - sacres et trafics d’êtres humains, sur fond de famine. Les trois Mad Max étaient des récits d’anticipation. Une forme civilisée de la sortie du capitalisme, en revanche, n’est que très rarement envisagée. L’évocation de la catastrophe climatique qui menace conduit généralement à envisager un nécessaire « changement de mentalité », mais la nature de ce changement, ses conditions de possibilité, les obstacles à écarter semblent défier l’imagination. Envisager une autre économie,d’autres rapports sociaux, d’autres modes et moyens de production et modes de vie passe pour « irréaliste », comme si la société de la marchandise, du salariat et de l’argent était indépassable.

> Dossier de la Françafrique à la mafiafrique - revue mouvements - Cairn-info

Areva en Afrique - Survie France

Photo : Areva ne fera pas la loi au Niger

Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle -

Et s'il n'y avait plus rien à faire pour sauver l'humanité ? S'il était déjà trop tard ? The Australian rapporte une interview bien pessimiste du célèbre scientifique australien Frank Fenner. Pour lui, nous avons déjà scellé le destin de l'Humanité : dans moins de 100 ans, les sociétés humaines ne seront plus... Il est déjà trop tard" : l'espèce humaine devrait s'éteindre ce siècle - notre-planete.info

Dans une interview accordée au quotidien national The Australian, et publiée le 16 Juin 2010, Frank Fenner, professeur émérite de microbiologie à l'Université nationale australienne, prédit la disparition de l'Humanité dans les 100 prochaines années.

s'adapter au changement climatique.jpgCe mauvais augure pourrait prêter à sourire, mais le scientifique de 95 ans a une carrière impressionnante : Membre de l'Académie des sciences australienne et de la Royal Society, son travail a été récompensé par de nombreux prix et il est l'auteur de centaines de textes scientifiques. Il a notamment été impliqué dans la disparition du virus responsable de la variole et dans la lutte contre la surpopulation de lapins en Australie via l'introduction volontaire du virus de la myxomatose dans les années 50.

Officiellement en retraite depuis des dizaines d'années, ce scientifique renommé poursuit toujours ses travaux de recherche et ses écrits, en se déplaçant quotidiennement à l'institut de médecine John Curtin de l'Université nationale australienne, dont il fut directeur de 1967 à 1973.

Sa compréhension approfondie de l'évolution des espèces n'a jamais entamé sa fascination pour l'observation sur le terrain. Du niveau moléculaire aux planètes, Frank Fenner s'intéresse à tous les écosystèmes. Il a commencé à publier ses premières études environnementales au début des années 70 lorsque l'impact des sociétés humaines sur notre planète devenait problématique.

De quoi inspirer confiance, ou au moins de l'intérêt pour ses déclarations.

"Nous allons disparaître. Quoique nous fassions maintenant, il est trop tard"

feux.jpgCette affirmation de Frank Fenner a de quoi inquiéter, d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'une vision sur des millions d'années mais d'une prédiction pour le siècle en cours !

Pour Frank Fenner et d'autres scientifiques reconnus comme Paul Crutzen, prix Nobel de chimie, la Terre est entrée dans une nouvelle époque géologique, l'Anthropocène, depuis 1800 avec la révolution industrielle et l'exploitation massive des combustibles fossiles. Cette nouvelle époque géologique succèderait à l'Holocène débuté il y a dix mille ans.
Bien que non officielle sur l'échelle des temps géologiques, l'Anthropocène a été admis dans la terminologie scientifique et correspond au moment où les Hommes ont pu rivaliser avec les forces de la nature dans la capacité à modifier l'écosystème de la Terre.

En effet, nos activités réchauffent le climat planétaire d'une ampleur aussi importante que les grands cycles naturels et nous entamons la sixième extinction massive de la biodiversité, avec une vitesse sans doute plus rapide encore que celle qui a conduit, il y a 65 millions d'années, à l'extinction des dinosaures suite à la chute d'un astéroïde, comme le souligne Eric Lambin, membre de l'Académie des sciences des Etats-Unis(1)...

L'explosion démographique en cause : "il y a déjà trop de monde"

A l'origine de ces déséquilibres planétaires qui menacent la survie même de l'Humanité, Frank Fenner incrimine l'explosion démographique et la "consommation effrénée".

Selon l'ONU, le nombre d'humains devrait dépasser 6,9 milliards cette année(2). Vu l'inertie de nos sociétés et décideurs politiques sur l'urgence et l'importance des mesures à prendre pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre, Fenner demeure pessimiste : "Nous allons subir le même sort que les personnes sur l'île de Pâques. Le changement climatique ne fait que commencer. Mais nous pouvons déjà voir des changements remarquables dans la méteo."

"Les Aborigènes nous ont montré qu'en l'absence de science et d'émissions de dioxyde de carbone responsables du réchauffement climatique, ils pouvaient survivre pendant 40 000 à 50 000 ans. Mais notre monde ne le peut pas. L'espèce humaine est susceptible de prendre le même chemin que beaucoup d'espèces que nous avons déjà vu disparaître." déclare t-il dans son interview.

"Homo sapiens devrait disparaître, peut-être dans 100 ans", dit-il. "Un grand nombre d'autres animaux également. C'est une situation irréversible. Je pense qu'il est trop tard. J'essaie de ne pas trop le dire car il y a des gens qui essaient de faire changer les choses. Les efforts de réduction ralentissent un peu les choses, mais il y a déjà trop de monde [sur Terre]" ajoute -til.

L'explosion démographique et ses corollaires : la boulimie énergétique, productiviste et consumériste mènent l'humanité à sa perte. Ce constat, tabou, est pourtant de plus en plus partagé par certains scientifiques et de plus en plus évoqué, mais étouffé par les sceptiques sur le changement climatique et une partie des personnes croyantes pour qui la reproduction est une recommandation divine, souligne Frank Fenner.

Un peu d'optimisme avant le naufrage de l'Humanité ?

Stephen Boyden, collègue et ami de Fenner, pense qu'il y a un profond pessimisme chez certains écologistes, mais que d'autres sont plus optimistes : "Frank a peut-être raison, mais certains d'entre nous nourrissent encore l'espoir que la situation entraînera une prise de conscience et, par conséquent, les changements révolutionnaires nécessaires pour atteindre la durabilité écologique".

Stephen Boyden ajoute : "C'est là que Frank et moi sommes différents. Nous sommes tous deux conscients de la gravité de la situation, mais je n'accepte pas qu'il soit forcément trop tard. Bien qu'il y n'ait qu'une lueur d'espoir, cela vaut la peine de résoudre le problème. Nous avons la connaissance scientifique pour le faire, mais nous n'avons pas la volonté politique."

A ce titre, Frank Fenner a ouvert le 23 juin 2010 le symposium "Healthy Climate, Planet and People"(3) à l'Académie australienne des sciences. Cette conférence vise justement à combler le fossé entre la science et les politiques environnementales.

En conclusion de son interview, Frank Fenner, qui a pourtant eu l'honneur d'annoncer l'éradication mondiale de la variole à l'ONU en 1980, contemple avec dépit le chaos de l'espèce humaine au bord de l'extinction de masse : "Les petits enfants des générations actuelles vont être confrontés à un monde beaucoup plus difficile..."

S'adapter au changement climatique plutôt que de le limiter ?

. La question à se poser face au effet irréversible du réchauffement : « S'adapter au changement climatique plutôt que de le limiter ? ICI Avec ce document, Bruxelles entend limiter la vulnérabilité de l’UE au réchauffement climatique. Malgré l’urgence, l'Europe attend 2012 pour définir sa stratégie « La Commission présente un Livre blanc sur le changement climatique » 

La Planète entre dans une nouvelle époque


Pour ce qui concerne la conduite des peuplements, bien que cela fasse partie intégrante de la gestion, ce chapitre est développé dans la page intitulée « La sylviculture ». Pour accéder à cette page, cliquez ici.

Voici les principales étapes de la gestion :

Une des idées a envisagée est celle « Système d'Informations Partagées pour la gestion forestière régionale ( SINPA) »

L’autre phénomène est l’augmentation et / ou l’amplification des catastrophes naturelles « Les pays doivent se préparer à subir des cyclones (intensité accrue d'ouragans) et s'adapter à leurs effets » ICI
Enfin, face au risque des conséquences climatiques, la question est de savoir si les organisations humanitaires pourront faire face dont celle des réfugiés climatiques ; dont l’exemple le plus flagrant est celui du Bangladesh touché par les cyclones, l’érosion, la salainisation des sols …. Le pays pourrait disparaître et leur population se retrouver réfugiés.

Juillet 2016 a été le mois le plus chaud de l'histoire, a annoncé aujourd'hui la NASA. Le mois dernier a été plus chaud de 0.84 degrés par rapport aux mêmes mois de 1951 à 1980, et de 0.11 degrés par rapport à juilllet 2015. Selon le scientifique Gavin Schmidt sur Twitter, "2016 a 99% de chance d'être l'année la plus chaude de l'histoire."

 Les pertes économiques liées aux désastres causées par l'homme et la nature dans le monde ont progressé de 38% au premier semestre 2016 à 71 milliards de dollars, selon les estimations préliminaires du réassureur helvétique Swiss Re, publiées aujourd'hui. 

La Planète entre dans une nouvelle époque

L'Homme a fait entrer la Terre dans une nouvelle époque géologique, l'Anthropocène, qui a débuté au milieu du XXè siècle, selon un groupe de scientifiques qui a présenté aujourd’hui ses conclusions devant le Congrès géologique international réuni en Afrique du Sud.

Selon ce groupe de travail sur l'Anthropocène ("l'âge de l'homme"), qui travaille depuis plus de sept ans sur la question, il est temps de dire adieu à l'Holocène, époque géologique qui a commencé il y a 11.700 ans avec la fin de la dernière glaciation. "L'Homme est devenu une force telle qu'il modifie la planète", déclare à l'AFP Catherine Jeandel, directrice de recherche CNRS au Laboratoire d'études en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS), et membre de ce groupe de travail. "C'est inquiétant".
Pour la première fois en 4,5 milliards d'années, une espèce unique a radicalement changé la morphologie, la chimie et la biologie de notre planète.

Composé de 35 personnes, le groupe qui réunit des géologues, des océanographes, des climatologues, des historiens ou des archéologues, a considéré à la quasi-unanimité (34 pour, une abstention) que l'Anthropocène était devenue une réalité sur le plan de la stratigraphie (l'étude des différentes couches géologiques). A une forte majorité (30 pour, 3 contre, deux abstentions), ils estiment que l'entrée dans l'Anthropocène, suspectée depuis plusieurs années, doit être formalisée, précise l'Université de Leicester dont le géologue Jan Zalasiewicz coordonne le groupe. Le concept d'Anthropocène a été forgé il y a plus d'une dizaine d'années par le prix Nobel de Chimie Paul Crutzen qui fait partie du groupe de travail. Il faisait débuter cette nouvelle époque avec la Révolution industrielle du XIXe siècle. Mais une majorité des membres du groupe de travail pense que la nouvelle époque a commencé aux alentours de 1950.

Le groupe de travail a exposé ses recommandations devant le Congrès Géologique International, qui se tient jusqu'au 4 septembre au Cap. Toutefois la route est encore longue avant que le changement d'époque ne soit officiellement acté. La proposition du groupe d'experts doit être soumise à une sous-commission sur la stratigraphie du Quaternaire, qui elle-même la présentera à la Commission internationale de stratigraphie avant qu'elle ne soit proposée au Comité exécutif de l'Union internationale des sciences géologiques (IUGS), une organisation non gouvernementale. Il faudra au moins encore deux ans pour parvenir au bout du processus.
 


Source :

L’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC)
Financer la protection contre le changement climatique avec les recettes des autorisations d'émission ICI
Catastrophes naturelles : Le changement climatique pourrait faire couler le système d’aide humanitaire

La gestion forestière durable

Notes

  1. La Terre sur un fil, Eric Lambin - Le Pommier, 2010
  2. Une population de 9 milliards de terriens en 2050... - notre-planete.info, 04/2009
  3. Healthy Climate, Planet and People- Fenner conference 2010 - ANU

Source

Frank Fenner sees no hope for humans -The Australian, 26/06/2010

Auteur

Christophe Magdelaine / notre-planete.info (tous droits réservés)

 

 

Pour en savoir plus  Le scénario de Nicolas Stern est entrain de se réaliser, , Climat : vers le point de rupture ?mat : vers le point de rupture ?, SEPTEMBRE 2009 : Deuxième plus chaud depuis 1880, Quels risques climatiques majeurs ?, Faut-il craindre les hydrates de méthane ? Documentary | L'Histoire des Choses, Extract a story of stuff :  Texte, Urgence d’un changement civilisationnel face à la nouvelle ruée minière mondiale

Chair a Canons Par Enkolo dans Accueil le

Sit-in de José Bové à Copenhague

NB : Voir aussi ( cliquez sur les liens )

«Les conséquences des changements climatiques peuvent être fatales»

Les gaz à effet de serre dopés par le développement

La température monte avant le sommet de Copenhague

 

LIRE AUSSI :
» Le réchauffement climatique atteint des records en 2015

Les temps changent suite

Les Temps Changent : enjeux des négociations sur le climat - l'indigné révoltéLes temps changent.... Le système reste !! - l'indigné révolté:Mickey 3D - Respire Créé le lundi 20 juillet 2015

 Les temps changent suiteLe scénario de Nicolas Stern est entrain de se réaliser - source citoyenactif

A lire dessus : risques climatiques, le point de rupture, bouleversements climatiques, catastrophe, rap­port d’évaluation (re4, giec, groupe d’experts intergouvernemental sur l’évo­lution du climat, gaz à effet de serre

 
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