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23.05.2012

La vie est à nous : 1936, le Front populaire I, II, III et IV

La vie est à nous : 1936, le Front populaire , Le jeudi 17 mai 2012

La vie est à nous : 1936, le Front populaire (II) Le vendredi 18 mai 2012
La vie est à nous : 1936, le Front populaire (III) Le lundi 21 mai 2012

La vie est à nous : 1936, le Front populaire (IV) Le mardi 22 mai 2012

La Grèce et néolibéralisme ( forum planete attitude), La Grèce et néolibéralisme ( forum colibris)


 

Front Populaire.jpg

Le retour de la Gauche donne envie d’aller revoir les époques où elle fut au pouvoir.

En mai 1936, la victoire électorale du Front Populaire fut suivie d’une explosion sociale sans précédent qui débordait syndicats et partis. On connaît le résultat : congés payés, quarante heures, la dignité reconquise, un souffle neuf.

Les lendemains ne chantèrent pas autant que l’espéraient ceux qui, pour la première fois, voyaient la mer. N’empêche, le peuple en lutte prit conscience de son pouvoir de changer la vie. Et depuis, malgré toute sa puissance, le Parti de la Presse et de l’Argent ne lui en a pas fait perdre le goût.

Témoignages, archives, entretien avec l’historienne Danielle Tartakowsky.

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Programmation musicale :
  Jean Lorris" : "Aux hommes de l’an 2000"
  Jean Gabin : "Quand on s’promène au bord de l’eau" (Extrait du film de Renoir "La vie est à nous" (1936))
  Montehus : "Le décor va changer"
  Chantegrelet et Doubis : "La victoire du Front populaire"

 

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Programmation musicale :
  Ray Ventura : "La grève de l’orchestre"
  Marianne Oswald : "La grâce matinée"

Programmation musicale :
  Ray Ventura : "Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?"
  Mireille : "Fermé jusqu’à lundi"

Programmation musicale :
  Ray Ventura : "La grève de l’orchestre"
  Marianne Oswald : "La grâce matinée"

 


 

RASSEMBLEMENT AU PLATEAU DES GLIERES :

Les 26 et 27 mai prochain aura lieu le grand rassemblement annuel sur le plateau des Glières organisé par l’association "Citoyens Résitants d’Hier et d’Aujourd’hui". Avec notamment : Eric Toussaint, Xavier Mathieu, François Ruffin, Gilles Perret, Gérard Filoche, Michel Thievent, Bernard Friot etc. Dans ce cadre-là, nous nous retrouverons le samedi soir 26 mai à Thorens Glières pour notre deuxième Repère des Repaires.
Tous les renseignements sont sur www.citoyens-resistants.fr.

16.05.2012

La dette ou la vie !

 

La dette ou la vie !
Le jeudi 10 mai 2012

 

 

 

 

Humour 59.jpg


D’où vient la dette ? A-t-elle été contractée dans l’intérêt général ? Peut-on alléger le fardeau de la dette sans appauvrir les peuples ?

En France le service de la dette est le premier budget de l’État, avant celui de l’Éducation Nationale. La dette qui écrase le tiers monde depuis des années arrive au Nord.

A Liège, le CADTM propose des alternatives et milite pour un audit citoyen de la dette publique. Avec Éric Toussaint.

Nouvelle version d’un reportage d’Antoine Chao et de Daniel Mermet.


Programmation musicale :
  Anergy Afrobeat : "La dette africaine"
  Yves Robert : "Interêt à rester"


Site internet du CADTM : www.cadtm.org


Bibliographie :
  "Les dettes illégitimes - Quand les banques font main basse sur les politiques publiques", de François Chesnais (Raisons d’agir, 2011).
  "La dette ou la vie", de Eric Toussaint et Damien Millet (Aden, 2011).
  "Le piège de la dette publique", ATTAC (Les liens qui libèrent, 2011).
  "La finance imaginaire", de Geoffrey Geuens (Aden, 2011).


Illustration : "Peasant with rice", C.K. Wilde (2008).

La réponse à cette question n'est pas si simple. En février dernier, j'étais d'avis que les pouvoirs en place de l'Europe devaient absolument empêcher un défaut des obligations grecques : ils ne pouvaient se permettre un précédent.

« Si la Grèce peut faire défaut sans problème, alors pourquoi pas l'Espagne ? Pourquoi pas l'Italie ? La confiance dans l'ensemble du marché européen des obligations d'Etat volerait en éclats, emportant avec elle le système bancaire (capitalisé par de la dette d'état). La Banque centrale européenne (BCE) rentrerait dans les dommages collatéraux ».

Pour autant, personne dans l'establishment européen n'aime à mentionner l'Islande. Il y a probablement une raison : cela pourrait donner des idées aux Grecs. En 2008, les trois plus grandes banques islandaises devaient aux créditeurs étrangers plus d'argent que l'économie islandaise dans son entier. Le gouvernement ne pouvait garantir les dettes de ces banques. Il ne l'a donc pas fait.

L'exemple islandais
Si le gouvernement a assumé les obligations nationales des banques, il a envoyé paître les créditeurs étrangers. Il a fait défaut. La devise a chuté d'environ 80% par rapport à l'euro. Quelques années plus tard, grâce au défaut et à la dévaluation, l'Islande a enregistré un excédent commercial, et cette année l'agence de notation Fitch a relevé la note de crédit islandaise.

Certes, on pourrait penser que ne pas rembourser ses créditeurs est une décision moins qu'honorable. Mais elle a été prise démocratiquement. L'Islande a posé la question du défaut à son peuple et 90% a choisi le défaut. Le peuple a reporté le risque de crédit sur le prêteur, ce qui semble approprié si l'on considère que les emprunteurs n'étaient pas le peuple mais les banques. Le peuple a refusé de prendre à son compte la dette contractée par les banques. Et tant pis pour les créditeurs.

Les dirigeants Grèce a pris l'autre voie. Jusqu'ici, les responsables politiques ont rejeté ce que voulait le peuple. Les hommes politiques grecs obéissent aux ordres de Bruxelles, Berlin et Paris. Les dettes du secteur privé sont à présent les dettes du peuple. Peut-être cela explique-t-il pourquoi les Grecs sont actuellement incapables de former un gouvernement. A en croire certaines sources, ce gouvernement aurait moins de deux milliards d'euros de liquidités.

Il y a quand même une différence cruciale...
« Bien sûr, la principale différence entre l'Islande et la Grèce est que l'Islande possède sa propre monnaie. Le défaut s'est accompagné d'une dévaluation. C'est ce qui a permis d'effacer la dette. Le résultat fut une récession, courte, forte et douloureuse. Et en termes de PIB, l'économie est beaucoup moins importante aujourd'hui qu'en 2008. Mais la dette a été liquidée et c'est ce qui compte. Elle n'a pas été conservée comme un perpétuel fardeau sur les épaules des contribuables afin de satisfaire les créditeurs (les banques privées) ». « Les Grecs ne peuvent dévaluer s'ils ne sortent pas de l'euro ; et les Européens ne veulent pas que les Grecs sortent de l'euro pour l'instant. Si les Grecs refusent d'honorer leurs créditeurs étrangers, cela signifie qu'ils refusent de rembourser les dettes qu'ils doivent aux banques françaises, allemandes et aux autres banques européennes. Nul ne peut dire ce qui arriverait alors ».

Le but serait d'isoler le reste de l'Europe d'une sortie de l'euro par la Grèce. Mais une conséquence involontaire serait une dévaluation de l'euro... pour revenir à la parité avec le dollar américain !

La logique néolibérale ( Merkel, nouvelle tchatcher européenne) : Cela ferait certainement sensation. Quand même, nous sommes dans une sorte de course à la baisse s'agissant de des salaires, des valeurs sociales. . Chaque pays veut une monnaie bon marché pour booster les exportations. Les exportations conduisent à la croissance des multinationales. La croissance vaut mieux que l'austérité. Mais de toute évidence, tout le monde ne peut pas avoir la monnaie la meilleure marché.

Cette série d'expansions monétaires qui se répondent l'une l'autre montre bien l'absurdité de l'actuel système capitaliste néolibérale, dont la question monétaire n’est que le résidus. Le ‘nivellement par le bas' dans la « dévaluation monétaire concurrentielle a abaissé les taux d'intérêt mondiaux ».

Au début, des taux d'intérêt plus bas ont conduit à une augmentation des emprunts -- le boom du crédit. Les principaux bénéficiaires en ont probablement été des pays comme l'Australie et le Brésil. Y ont été combinés une inflation des matières premières et une demande pour des actifs 'risqués' comme des devises liées aux matières premières et des valeurs sur les ressources.

Bill Gross, gestionnaire du plus grand fonds obligataire au monde, reconnaît que nous atteignons le bout de ce nivellement par le bas. "Des changements majeurs de notre système monétaire mondial se profilent", écrit Gross dans un article publié par le Financial Times. Selon Gross, la diffusion d'obligations souveraines à intérêt faible de la part du monde développé nous a amenés à un point de basculement qui pourrait conduire à un ordre monétaire totalement nouveau.

 L'euro, facteur de recomposition du système monétaire international, La financiarisation de l'accumulation - Changement de société : En 1997, dans son dernier article publié, Paul Sweezy faisait référence à « la financiarisation du processus d’accumulation du capital » qu’il présentait comme l’une des trois principales tendances économiques au tournant du siècle (les autres étant la croissance du pouvoir des monopoles et la stagnation). Dans une tentative de répondre au rôle de la finance dans l’économie moderne, le travail de John Maynard Keynes est indispensable. Cela est tout particulièrement vrai de ce qu’il a fait au début des années 1930 quand il travaillait à La Théorie Générale de l’Emploi, de l’Intérêt et de la Monnaie (1936). C’est à ce moment là, en fait, que Marx figure au centre de l’analyse de Keynes. Confessions d'un assassin financier - John Perkins ,  Intervention de John Perkins vostfr , « Aider la Grèce » ? (Le...,  La faillite de la Grèce..., Equation néolibérale : Néolibéralisme : diviser pour mieux régner ? : citizen khane

14.05.2012

Le poison grec

 

Le poison grec
Le vendredi 11 mai 2012

 

 

 

Le poison grec , chronique, Daniel Mermet, la bas.org, France Inter, "La Grèce est considérée comme une nation peuplée d’enfants à qui il faut retirer des mains les clés de la voiture". Naomi Klein.

Suite aux élections en Grèce, la plupart de nos éditocrates ont dit leur angoisse devant la montée des extrêmes, faisant amalgame entre le parti néonazi "Aube Dorée" et (7%) et la coalition de gauche radicale Syriza (16,7%). Une façon de masquer l’effondrement des partis favorables au plan de rigueur imposé par la "Troïka".

Entretien avec Stathis Kouvelakis, enseignant chercheur en philosophie politique au King’s College (Londres).

Entretien de Daniel Mermet.


Programmation musicale :
  Imam Baildi ft.Εισβολέας - Δεν θέλω πια να ξαναρθείς
  Arno : "Putain putain"


Illustration : : © Dessin d’Alex paru dans La Liberté, Fribourg.

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