Avertir le modérateur

10/02/2017

Les guerres cachées contre Daech

n

Si vaincre Daesch en Irak est difficile, elle est quasiment impossible en Syrie. 
 
 Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech Arte 2016 11 08 20 50
 

"Un documentaire passionnant qui met parfaitement en perspective les enjeux géopolitiques et religieux de la lutte contre Daech dans tout le Moyen-Orient. Un décryptage extrêmement utile pour comprendre les failles de la coalition, le double-jeu de certaines puissances comme la Turquie ou l'Arabie-Saoudite, et la question délicate mais cruciale de l'après Daech."
 
 
 

« Mossoul tombera, la question c’est en combien de temps et avec combien de pertes »
Dimanche 19 février, l’armée irakienne a lancé une vaste offensive visant à récupérer l’ouest de la ville de Mossoul, considérée comme le dernier bastion important de l’organisation djihadiste Etat islamique en Irak.
En progressant vers l'aéroport de la grande ville du Nord, l'armée irakienne a rencontré une forte résistance des djihadistes.Cliquez ici pour agrandir l'infographie Le village d'Albou Seif se trouve sur un éperon rocheux qui domine le fleuve Tigre. À l'est se dessine la partie orientale de Mossoul, tout juste reprise par les forces irakiennes. Au nord se devine l'aéroport de la ville, encore aux mains de Daech. C'est l'objectif de la Force de réaction rapide (FRR), les unités spéciales de la police irakienne, avec la base militaire de Ghazlani, attenante.C'est leur bataille. L'aéroport de Mossoul aurait dû être repris au mois de décembre dernier, voire plus tôt encore, mais les djihadistes se sont montrés plus coriaces que prévu Décryptage de cette nouvelle offensive avec Hélène Sallon, du service International du Monde.

  

 
 11:09 Enquête sur ces musulmans des quartiers qui vivent sous la pression de l’islam radical Dans de nombreuses villes, un contrôle social agressif incite la communauté musulmane à respecter les rites et les codes d’un islam rigoriste. Des résistances s’organisent, non sans difficulté.

Vision trop courte pour l’antiterrorisme

Christophe Dubois et Eric Pelletier, tous deux journalistes, ont enquêté pendant un an et demi auprès des agents, cadres de haut rang ou opérationnels sur le terrain.Jacques Follorou

 Le temps est venu de dresser l’inventaire des failles qui ont conduit aux attaques terroristes sur le sol français. Auteurs de Où sont passés nos espions ?, Christophe ­Dubois et Eric Pelletier, tous deux journalistes, savent raconter les histoires, comme celles des allées et venues à travers l’Europe des auteurs de l’attaque du 13 novembre 2015 à Paris. Le propos est clair et pédagogique. Il donne une vue d’ensemble, surtout de l’organisation des services de l’Etat.
 
Dans « Une ligne dans le sable », l’historien James Barr revient sur les rivalités franco-britanniques au début du XXe siècle.

A lire : Vision trop courte pour l’antiterrorismeAux origines du chaos proche-oriental 

Cent ans après les accords Sykes-Picot qui ont tracé ses frontières, la région est en proie au chaos. Un « grand jeu » dont l’Iran est le gagnant.Analyse. La conquête des quartiers rebelles de la ville par les troupes de Bachar Al-Assad ébranle le système des Nations unies, paralysé comme aux pires moments de la guerre froide par les vetos russe et chinois.

 
La bataille pour Mossoul va-t-elle sonner le glas de l’'Etat islamique ? Depuis 2 ans, le monde entier a déclaré la guerre à Daech. Pourtant l’'organisation de l’'Etat Islamique est toujours là. Ce documentaire nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’'Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux de cette "troisième guerre mondiale".

There are more than 5,100 US forces in Iraq, and up to about 500 in Syria.

 Source: News agencies, 

 
 Après une période de calme relatif, la capitale irakienne fait face à une recrudescence d’attentats de l’Etat islamique depuis le lancement, le 17 octobre, de l’offensive pour reconquérir Mossoul, la deuxième ville du pays et le plus important bastion de l’organisation extrémiste L'État islamique fait plus de 120 morts dans des attentats en Irak et au Pakistan
 
Pendant plus de trente ans, Islamabad a soutenu des groupes djihadistes pour satisfaire ses intérêts stratégiques. Plus largement, aujourd'hui, les talibans pakistanais menacent directement l'État. Islamabad n'a pas à chercher bien loin les racines du problème. 
 
 
L’émergence de l’EI est due à la marginalisation des sunnites d’Irak depuis 2003. Si, une fois reprise, Mossoul n’est pas confiée, d’une manière ou d’une autre, à une administration à dominante arabe sunnite, le terreau sur lequel a fleuri le djihadisme sera inchangé : l’EI aura été démantelé, mais le radicalisme islamiste renaîtra sous une autre appellation, au prétexte de la défense des sunnites. Entre les différentes forces qui progressent vers la « capitale » de l’EI en Irak, il y a un plan de bataille commun, mais, hélas, pas d’accord politique pour le jour d’après la victoire militaire.

Lire aussi :   Irak : la bataille de Mossoul se joue aussi à BagdadCRITIQUEUN OEIL SUR LA SYRIELa croisade de Poutine en Syrie
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/#5utxjTIo8H18gAMY.99

Après Daech, naissance d'un État terroriste, Jérôme Fritel a de nouveau enquêté sur les coulisses d’une guerre qui a balayé les frontières tracées depuis un siècle et d'ores et déjà changé le cours de l’histoire. De l’ancien gouverneur de Mossoul, qui dirige aujourd'hui une armée de 4 000 hommes financée et entraînée par les Turcs, au numéro 2 du Hezbollah libanais, bras armé de l’Iran en Syrie, en passant par le dernier ambassadeur américain à Damas, ce documentaire donne la parole aux acteurs de premier plan dans le conflit. Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".
 
Au fil de son enquête — des environs de Mossoul à Dubai, en passant par Istanbul, Beyrouth, Vienne et Washington —, Fritel décrypte les enjeux cachés de cette lutte contre l'internationale de la terreur. Montrant qu'elle fait écran à un autre affrontement des puissances réunies sous la même bannière, pour le contrôle des terres et des populations dans le territoire aujourd'hui détenu par Daech.
 
 
 
L’image contient peut-être : une personne ou plus

Le monde sous les bombesJeux de pouvoirs Créé le dimanche 11 décembre 2016 ENQUÊTE Comment Lafarge a exposé ses employés aux rapts en Syrie 8 Le cimentier français a maintenu sa cimenterie en fonctionnement jusqu’en septembre 2014. Les salariés rétifs faisaient l’objet de menaces, voire de licenciements. De 2011 à septembre 2014, en pleine guerre civile, la cimenterie de Jalabiya a fonctionné au prix d’arrangements avec des groupes armés, dont des djihadistes.ENQUÊTE Le jeu dangereux de Lafarge en Syrie 8



Riche en pétrole et auréolée d’un passé illustre, la grande cité du nord de l’Irak reste un objet de convoitises. Les multiples communautés qui y vivent ont été tour à tour victimes et bourreaux des forces qui cherchent à s’en emparer. 

Près de quatre-vingt-dix ans après leur découverte, les ressources pétrolières de Kirkouk sont toujours au cœur des tensions politiques autour de la ville. L’enjeu est de taille, le volume de brut récupérable des champs pétroliers géants de Kirkouk étant estimé à 40 % de l’ensemble des réserves de brut de l’Irak, deuxième pays producteur, derrière l’Arabie saoudite, de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).


RÉCIT
Irak : Kirkouk, la guerre d’après par  Allan Kaval (Kirkouk (Irak), envoyé spécial

 

Ces richesses considérables et convoitées se trouvent cependant dans une zone grise, disputée depuis 2003 et la chute de Saddam Hussein entre le gouvernement de Bagdad et les factions kurdes qui jouissent d’une large autonomie dans le nord du pays. Cette zone est aujourd’hui plus troublée encore par la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI).

 

Les revenus des champs de pétrole de Kirkouk sont répartis à égalité entre l’Etat irakien et le gouvernement de la région autonome kurde (GRK).

RÉCIT Irak : le pétrole, manne considérable et convoitée Allan Kaval (Kirkouk, Irak, envoyé spécial)

 
Le plus inquiétant, dans ce grand jeu de culbuto mondial, est, comme le soulignent les divers interlocuteurs de Fritel, que « bombarder sans avoir de programme politique sérieux derrière » est la porte ouverte au chaos. —

Les autorités iraniennes ont annoncé le 10 février 2017 le démantèlement près de Téhéran d'une cellule terroriste liée à l'Etat islamique qui cherchait à "saboter" les manifestations liées au 38e anniversaire de la Révolution de 1979.

Avec la conquête d’Al-Bab, la Turquie consolide son influence dans le nord de la Syrie Cette localité est passée jeudi sous le contrôle des forces spéciales turques et de brigades rebelles syriennes, alliées à Ankara dans le cadre de l’opération « Bouclier de l’Euphrate ». Les civils ont payé très cher cette victoire.

 

» Lire aussi - Iran: manifestations de masse contre TrumpLa guerre en Syrie, un «cancer à l'échelle mondiale» (Guterres)

C’est une petite bataille, en termes militaires et un enjeu crucial, en termes géopolitiques. A l’échelle de la guerre en Syrie, la reconquête d’Al-Bab, une bourgade agricole, à l’est d’Alep, contrôlée depuis 2014 par l’organisation Etat islamique (EI), n’a rien d’un épisode-clé. Mais la multiplicité des forces en présence transforme cette opération a priori sans envergure en un test géopolitique majeur. Ankara et ses alliés rebelles assiègent Al-Bab depuis deux mois, dans le cadre d’une vaste offensive conjointe, baptisée « Bouclier de l’Euphrate », lancée à la fin de l’été, qui a déjà permis de déloger l’EI de Djarabulus et de Dabiq, deux localités proches de la frontière. L’objectif d’Ankara est de se doter dans le nord de la Syrie d’une zone de sécurité, un protectorat qui ne dit pas son nom, débarrassée non seulement des djihadistes, mais aussi des séparatistes kurdes Parti de l’union démocratique (PYD), la branche syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK),

La Russie est intervenue pour faire cesser des combats dans le nord de la Turquie entre l'armée syrienne et les rebelles syriens soutenus par la Turquie, apprend-on auprès des deux camps.

» Lire aussi - La Turquie et la Russie s'accordent sur un cessez-le-feu en Syrie

La Turquie et l’Iran s’affrontent de plus en plus ouvertement

Le rôle du PKK est au centre de la rivalité entre les deux puissances sunnite et chiite.

La prise d’Al-Bab, qui renforce la « zone de sécurité » de la Turquie dans le nord de la Syrie, ne va pas arranger les relations entre Ankara et Téhéran, principal soutien du président syrien Bachar Al-Assad, qui y voit une violation de sa souveraineté. Bien que parrains, avec la Russie, de la trêve imposée en Syrie lors des pourparlers d’Astana, la Turquie et l’Iran voient leurs ambitions régionales respectives s’opposer de plus en plus frontalement. Les deux voisins se sont affrontés verbalement comme jamais ces derniers jours, jetant un doute sur la solidité de l’attelage mis au point dans la capitale du Kazakhstan.

Malgré leurs rivalités ancestrales, Ankara et Téhéran s’étaient toujours gardés d’exposer ouvertement leurs divergences mais, cette fois-ci, la tension est palpable

COMPTE RENDU La Turquie et l’Iran s’affrontent de plus en plus ouvertement

 

Longtemps à couteaux tirés

Les combats vont mettre à l’épreuve la solidité du rapprochement entre Ankara et Moscou. Tutrices respectives des opposants et du régime syriens, longtemps à couteaux tirés, les deux puissances ont entamé depuis l’été une fragile coopération, qui en l’état actuel de l’échiquier militaro-diplomatique constitue la seule chance de désescalade en Syrie

Il s'agit de la première confrontation entre les deux parties belligérantes qui luttent chacune de leur côté contre l'Etat islamique dans le secteur.

L'accrochage entre forces gouvernementales syriennes soutenues notamment par la Russie et les rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL), épaulés par Ankara, a eu lieu hier dans un village situé au sud-ouest d'Al Bab, ville tenue par l'Etat islamique.

Un responsable d'une alliance militaire combattant en soutien au gouvernement syrien a confirmé l'accrochage. "Les Russes sont intervenus pour contrôler la situation", a-t-il déclaré sous le sceau de l'anonymat.

On ne sait pas si les heurts décrits par les deux camps ont eu lieu au même endroit que la frappe aérienne russe qui a tué par erreur trois militaires turcs hier.

 

"The regime forces are now 1.5km from Al Bab city," the SOHR said.

Inside Story - What are President Putin's plans for Syria?

L'histoire sans fin contre...

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien,  . Le serpent qui se mort la queue : Alep, chronique d’une révolution impossible Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un LE MONDE |

ISIL is bitterly hostile to the Arab Gulf governments, which suspect it of trying to stoke a Sunni-Shia sectarian confrontation to destabilise and ultimately topple their governments.

 Inside Story - Is ISIL embracing a new approach?

 

Source: News agencies

 
Le régime Assad a repris le contrôle de la deuxième ville du pays, remportant sa plus grande victoire depuis 2011.En vue des discussions d’Astana, les émissaires de Moscou multiplient les contacts au sein de tous les courants anti-Assad. « Les Russes ne sont pas comme les Iraniens, ils ne croient pas que Bachar Al-Assad puisse redevenir un jour le président de tous les Syriens, expose Sinan Hatahet, un analyste proche de l’opposition, régulièrement consulté par des envoyés du Kremlin. Aux opposants, ils disent la chose suivante : “Si vous reconnaissez la souveraineté de l’Etat et la légitimité de Bachar, alors nous vous aiderons à vous constituer en alternative et à gagner les élections.” Ils cherchent des gens susceptibles de cautionner un tel processus, un profil à la Qadri Jamil, mais avec plus de légitimité. »

Après cinq ans de guerre, pourquoi aucune intervention internationale n’a-t-elle arrêté le massacre ? Le point avec lejournaliste Marc Semo.
 Russia proposed the intra-Syrian negotiations in coordination with Turkey and Iran to reinforce a shaky ceasefire.
 
 
Pour le Monde Bachar Al-Assad, une victoire à la Pyrrhus 35 Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.La tragédie d’Alep rappelle les dirigeants occidentaux à leurs errements. Que peut encore faire l’Europe ? Et la France ? Marc Semo, journaliste spécialiste de géopolitique au « Monde », a répondu à vos questions. Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.  La Russie et l’Iran sont désormais comptables de l’avenir de la Syrie. Mais les deux puissances, sans lesquelles la dictature de Bachar Al-Assad n’aurait pas survécu, ne s’entendent pas forcément sur ce qu’il convient de faire. CHRONIQUE Alep, après la chute 13. Pour François Burgat : « C’est la victoire usurpée d’une minorité soutenue par des régimes autoritaires » 25 Selon le politologue et spécialiste du monde arabe, le désastre syrien provient de la mortifère erreur du désengagement proche-oriental de Barack Obama et de la focalisation des Occidentaux sur le combat exclusif contre l’organisation Etat islamique.François Burgat (Politologue, directeur de recherche à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) à Aix-en-Provence)
 
 
Pour les universitaires Adam Baczko, Gilles Dorronsoro et Arthur Quesnay, « La chute annoncée d’Alep est d’abord le résultat de l’isolement croissant d’une insurrection confrontée à la répression sans limites d’un régime bénéficiant de l’appui de forces étrangères » au premier rang desquelles les Etats-Unis qui souhaitent la victoire de Bachar Al-Assad, et de la Turquie, obsédée par la liquidation du PKK. « Rien n’a pu créer le choc moral qui aurait pu sauver Alep, comme si, au désengagement stratégique des Etats occidentaux, répondait l’abandon de nos valeurs », concluent-ils.

« Espérons que l’histoire ne lui fera pas payer trop vite et trop cher ces énièmes manquements à ses vieilles ambitions humanistes », analyse le politologue François Burgat qui insiste sur le discrédit des Occidentaux : « la mobilisation kurde d’une part et djihadiste d’autre part ont peu à peu borné leurs agendas syriens respectifs. C’est donc sur l’autel de l’irrédentisme kurde et du djihadisme transnational que la révolution populaire syrienne a été très égoïstement sacrifiée ».

Five years since the civil war began, more than 450,000 Syrians have been killed in the fighting, more than a million injured and over 12 million Syrians - half the country's prewar population - have been displaced from their homes. 
 
Comment imaginé que cette paix honteuse signé par les russes, le régimes syriens, le gouvernements turcs et une partie de l'opposition modérée va faire arrêter ce cycle de violence débuté il y a 5 ans. La situation est revenu au point de départ avec un gouvernement corrompu, dictatorial et meurtrier au pouvoir,  et alors qu'une population bombardée nuit et jours qui a vu sa famille, ses voisins ou amis massacrés dans des bombardements absurdes" et meurtriers, que la moitié de la population sont des réfugiés internes ou externes, que le tissus sociales et familiales a été rompu alors.... ne voudront pas chercher la vengance.... Elle va prendre d'autres formes plus complexes, et donc plus difficile a arrêter.
 
Dani Kappani craint autant un encerclement total qu’une intensification des bombardements. Mais pour lui, gagner Idlib était « la seule option. D’autres militants et combattants ont choisi de resterà Mouadamiya, en retournant sous le contrôle d’Assad. Pour moi, cette réconciliation qu’impose le régime à des villes où ses forces ont tué et affamé les gens est insupportable. »

« J’étais heureux qu’ils soient sortis vivants de cet enfer, raconte Abeer Hussein, une habitante d’Atareb, jointe par WhatsApp, qui a observé l’arrivée des Alépins depuis le toit de sa maisonnette.Mais eux avaient l’air si triste. Ils ressemblent aux Palestiniens de 1948 [date de la création dIsraël, qui a poussé à l’exode des centaines de milliers de Palestiniens]. Ils ne parlent que d’une chose, retourner sur leur terre, alors que leur exil commence à peine et qu’il promet d’être long et douloureux. »
 
Les évacuations de centaines d’hommes d’Alep-Est, dans des camions arborant le portrait officiel d’Assad, rappellent la tragédie de Srebrenica, souligne l’écrivaine, réalisatrice et journaliste Sylvie Matton.

 

 


 
Editorial du « Monde ». Après le rapport d’Amnesty International dénonçant la violence du régime de Bachar Al-Assad, l’ONU devrait ordonner une enquête indépendante De 2011 à 2015, 13 000 personnes, pour la plupart des civils, ont été pendues dans une prison du nord de Damas. Durant la même période, dans le même établissement, la prison de Saidnaya, des milliers d’autres détenus ont été tués sous les coups, la torture ou sont morts de faim, de soif, de maladie et d’épuisement.

Lire aussi :   Près de 13 000 détenus ont été tués dans une prison syrienne en cinq ans, selon AmnestyRithy Panh : « Je ne sais pas s’il y a un abattoir humain à Damas. Mais je veux savoir, connaître »

Dans un rapport soigneusement documenté, publié au début de la semaine, Amnesty International décrit, par le détail, cette machine de mort qu’est le régime de Bachar Al-Assad – celui qu’aiment tant visiter quelques députés français. Le plus triste dans cette affaire est qu’elle ne surprend pas ou à peine. Le plus terrible est qu’elle vient corroborer tant de témoignages recueillis par ailleurs. Même au regard de l’histoire d’une région aussi tourmentée que le Moyen-Orient, la violence du régime de Damas contre sa propre population reste sans équivalent.

Cette violence est au cœur de la crise syrienne, au moins autant que la présence dans le pays des hordes djihadistes d’Al-Qaida ou de l’organisation Etat islamique. La barbarie de ce régime est partie intégrante de cette tragédie. Impossible de fermer les yeux au prétexte rebattu, jusqu’à l’obscénité, qu’« il faut faire avec », car « l’alternative serait pire encore », ou tel autre argument de ce type avancé au nom du réalisme. Mais comment traite-t-on avec un régime qui a massacré des dizaines de milliers de ses compatriotes ? Et comment imaginer l’avenir de la Syrie avec Bachar Al-Assad ? Seuls les Syriens peuvent répondre à ces questions.

« Une politique d’extermination »

L’organisation parle d’une campagne organisée au plus haut niveau de cette dictature. La machine de mort de Saidnaya rappelle le dossier « César ». En 2014, ce photographe légiste a fait sortir de Syrie un stock de 50 000 photos de prisonniers morts de faim, de maladie ou de torture dans les geôles d’Al-Assad.

Qui sont ces milliers de Syriens dont la vie a ainsi été broyée ? Amnesty International dénonce « une politique d’extermination » destinée à écraser par la terreur la moindre dissidence. C’est la logique de ce régime. Il ne peut supporter d’autre opposition que l’islamisme le plus radical, lequel justifie précisément l’existence dudit régime, présenté, à l’intérieur comme à l’extérieur, comme l’ultime bouclier face à la sauvagerie djihadiste. La barbarie des uns entretient celle des autres : telle est l’histoire du drame syrien. Celle d’une complicité dans le crime de masse.

En Syrie, le crime de guerre est devenu la norme  Editorial. La situation empire chaque jour un peu plus dans la deuxième ville du pays, qui subit les bombardements incessants des forces de Bachar Al-Assad et de ses alliés. L’une des autres guerres, à laquelle ne participent ni Damas ni la Russie, est celle conduite contre lEtat islamique. Là, la coalition que pilote Washington en Syrie marque des points et prépare une offensive contre Rakka, le fief de l’EI. Mais là aussi, c’est le règne des milices pilotées par l’étranger (Turquie, Arabie saoudite etc.). La guerre ne s’arrêtera pas avec la chute d’Alep. Et, ce jeudi 24 novembre, des barils d’explosifs viendront à nouveau tuer et mutiler dans les ruines d’une ville qui fut l’un des joyaux de la région.


EDITORIAL A Damas, un « abattoir humain » au cœur de la crise syrienne 44

 "Le front d’Alep est assez représentatif de l’enchevêtrement de groupes armés aux agendas politiques et aux soutiens internationaux divergents" LE MONDE |

 

 

Après le choc d’Alep, les rebelles modérés obligés de jouer le jeu de Moscou

La conférence d’Astana pourrait accélérer la reconversion des insurgés dans la lutte antidjihadiste. Derrière l’ordre du jour officiel, à savoir la consolidation du cessez-le-feu décrété fin décembre 2016, « ce que la conférence d’Astana va entériner, c’est la fin de l’idée de renversement du régime », constate Assaad Al-Achi, une figure de la dissidence syrienne, qui dirige l’ONG Baytna Syria. « Une nouvelle phase s’ouvre, dont le mot d’ordre implicite sera le recyclage des rebelles dans l’antiterrorisme », poursuit-il. Autrement dit, dans la lutte contre les djihadistes, non seulement de l’organisation Etat islamique (EI), mais aussi du Front Fatah Al-Cham, proche d’Al-Qaida.

« Le jeu de l’allégeance a fonctionné à plein. Chacun des patrons de la rébellion a fait pression sur ses protégés », affirme un diplomate occidental. « Le cessez-le-feu est violé entre dix et vingt fois tous les jours, mais ces violations sont minimisées politiquement car il y a une volonté très forte qu’Astana se fasse », reconnaît un autre diplomate

iAnkara soutient les rebelles mais est associé à Moscou et Téhéran. Pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, il importe de sortir la tête haute de l’isolement et des impérities diplomatiques qui furent les siennes, lui qui ­assurait, il n’y a pas si longtemps, que les jours de Bachar Al-Assad à la tête de la Syrie étaient comptés. Sa priorité n’est plus de voir le ­tyran de Damas partir, mais d’empêcher l’apparition d’une région autonome kurde dans le nord de la Syrie.

 

Le royaume hachémite est le seul Etat arabe convié aux négociations sur le cessez-le-feu en Syrie organisées par le Kremlin à Astana, au Kazakhstan. Les postes- frontières jordaniens ne rouvriront pas tant que l’armée régulière syrienne n’aura pas repris le contrôle de ses propres terminaux, a ainsi déclaré le chef d’état-major à la BBC. Et les stages de formation que dispense Amman aux insurgés de la région sud visent à les préparer à combattre l’EI et non les forces pro-Damas, a insisté le général.Deux gages qui contredisent la politique de soutien clandestin à l’insurrection, suivie jusque-là par le royaume

Gérées depuis Amman par le Military Operation Center, une cellule de coordination, placée sous l’égide de l’Agence américaine de renseignement (CIA), ces livraisons ont baissé de volume après le début de l’intervention de Moscou en Syrie, à l’automne 2015. En échange, les bombardements russes ont – relativement – épargné les rebelles du front sud. L’intégration de la Jordanie dans le processus d’Astana pourrait conduire à la fermeture définitive de cette filière d’armement. Ce qui ouvrirait la voie, à moyen terme, à la reconquête de la région de Deraa par les forces gouvernementales. Avec la bénédiction tacite de la Jordanie.

COMPTE RENDU Syrie : le difficile exercice d’équilibre de Recep Tayyip Erdogan Marie Jégo (Istanbul, correspondante),  La Jordanie se rapproche de l’axe Moscou-Damas

Alep, chronique d’une révolution impossible

La répression du régime et la radicalisation des groupes armés ont eu progressivement raison des idéaux du soulèvement de la ville, en 2012.LE MONDE Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.


Que reste-t-il comme options aux Occidentaux face à un régime syrien, renforcé par sa victoire annoncée à Alep et soutenu par la Russie et l’Iran ?, s’interroge le chercheur Joseph Bahout.

En perdant Alep, la rébellion se retrouve expulsée de la « Syrie utile », l’axe nord-sud qui relie les principales villes du pays, et risque d’être cantonnée à une guérilla rurale. Le régime triomphe mais il est loin d’avoir retrouvé sa légitimité. Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant) Alep, un tournant majeur dans la guerre civile syrienne - Le Monde

Grâce à la Syrie, le Hezbollah est devenu une armée régionale

- Les combattants chiites libanais le Hezbollah, profitent de leur coopération naissante avec les commandos russes. Leur capacité militairea progresséen quatre ans d'engagement aux côtés de Damas, mais aussi en Irak et au Yémen. À tel point qu'Israël se prépare à une guerre, sur son sol cette fois.

«Tout le monde pense que c'est la Russie qui a gagné à Alep, mais c'est le Hezbollah»

Le chef du Hezbollah a jugé aujourd'hui que les propos entendus à Washington à l'issue de la rencontre entre le président Donald Trump et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, sonnaient le glas du processus de paix israélo-palestinien.

 

Depuis son entrée en guerre aux côtés de Bachar Al-Assad en Syrie – officielle en 2013 –, l’organisation chiite libanaise armée a pris de l’envergure. Le « Parti de Dieu  » n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban. RÉCIT Syrie - Liban : le Hezbollah, machine de guerre 51 Le Hezbollah n’est plus seulement l’acteur militaire le plus puissant du Liban, une force politique capable d’imposer son agenda sur la scène nationale, dictant, par exemple, le tempo de la récente élection de Michel Aoun à la présidence du pays. Il s’impose désormais, selon le politologue Ali Mourad, comme un « acteur régional non étatique » incontournable du Proche-Orient. Téhéran vient en aide au régime de Damas pour combattre l’organisation sunnite Etat islamique et pour continuer d’approvisionner en armes le Hezbollah chiite libanais.

D’une insurrection d’envergure nationale, même si ses perspectives de victoire ont toujours été très limitées, le mouvement anti-Assad se voit rétrogradé au niveau d’une guérilla, cantonnée dans des villes moyennes et des zones rurales, sans continuité les unes avec les autres.

Ce déclassement officialise ce qui était déjà évident depuis longtemps compte tenu de l’immense supériorité militaire du camp prorégime : le fait que l’opposition ne peut plus poser de défi militaire existentiel à Damas et ne peut donc plus prétendre constituer une alternative politique au régime Assad.

Tendance, favorable à Damas, Moscou  Téhéran, Hezbollah Libanais , Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra ) et Etat Islamiste

La guerre n’est pas terminée. Le retour en force de l’organisation Etat islamique (EI) à Palmyre indique combien l’opération de reconquête du régime sera longue. Dans le patchwork d’enclaves encore sous son contrôle, la rébellion compte entre 100 000 et 150 000 hommes en armes. Mais éparpillés, divisés, parfois encerclés, ces combattants sont peu susceptibles de renverser la tendance, favorable à Damas, Moscou et Téhéran.

Le groupe Etat islamique, pourtant absent de la bataille d’Alep, en apparaît comme le principal vainqueur et reprend l’offensive à Palmyre, analyse l’historien Jean-Pierre Filiu. L’historien Jean-Pierre Filiu déplore que la ville syrienne soit toujours sous le contrôle de l’organisation Etat islamique en raison d’un « accord par défaut entre Washington et Moscou ». Soyons clairs résume t'ilc : la chute de Rakka ne règlera pas à elle seule le problème jihadiste en France. Mais tant que Rakka demeure aux mains de Daech, une menace grave pèse sur notre pays. Il est tant d’en tirer enfin toutes les conséquences et de sortir de notre « terrible solitude ». Avant une nouvelle tragédie


Le monde La province d’Idlib deviendrait-elle le pendant syrien de la région yéménite du Hadramaout, où les Etats-Unis multiplient les frappes contre le réseau Al-Qaida ?Idlib, terminus des naufragés de la révolution syrienne Les groupes armés et radicaux y font régner leur ordre.Les rêves d’Hossam Ayash s’y sont brisés.

« Il n’y a plus de révolution ici ou, du moins, plus celle qu’on voulait mener. Il y a la guerre, juge amèrement le jeune homme. Il n’y a pas de règles claires. Il n’y a que la loi du plus fort. »

A l'image de Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l’EI : Le charismatique gardien de but de football d’Homs, devenu chef rebelle, s’est radicalisé au fil des désillusions, un nombre important de rebelle modéré ne pourrait pas digéré "la lâcheté" de ceux qui ont signé et renforcé la rébellion djihadiste. Abdel Basset Sarout, décharné et les traits tirés, jurait à la caméra de la chaîne d’opposition syrienne Orient News : « Nous allons nous organiser, changer nos armes, réunir les gens prêts à agir(…). Nous y retournerons. » Ecœuré d’avoir été « abandonné » par l’opposition – « lâche » et minée par les divisions – et « trahi » par la communauté internationale, l’ancien gardien de but de football propulsé icône de la révolte d’Homs ne s’avouait pas vaincu. Le jeune gardien de but, promis à une carrière internationale, a évolué avec la révolution. Son cheminement a été immortalisé dans le documentaire Homs, chronique d’une révolte, du réalisateur damascène Talal Derki, qui a filmé le jeune homme dès les débuts du soulèvement contre le régime, en 2011, jusqu’en avril 2013. Basculement progressif : Un an plus tard, foulard noué autour du front, petite barbe et kalachnikov à l’épaule, le chantre pacifique s’est fait guérillero. Face à la multiplication des massacres de civils, Sarout ne croit plus une victoire possible sans le recours aux armes. Il prend la tête d’un groupe de jeunes prêts à en coudre pour défendre leurs idéaux de liberté et de dignité. « Je veux mourir en martyr », confie-t-il à la caméra de Talal Derki, les yeux dans le vague et un lance-roquettes coincé négligemment entre les cuisses. Lui qui a réchappé plusieurs fois de la mort se sent bien seul face à la disparition de ses proches.Talal Derki a observé le basculement progressif du rebelle modéré d’Homs vers l’idéologie djihadiste. Quelques jours avant de capituler face aux troupes du ­régime en mai, Sarout s’en remet au Front Al-Nosra, la branche ­syrienne d’Al-Qaida, et à l’EI pour sauver les rebelles assiégés. Se sentant « trahi » par l’« abandon » d’Homs, puis « marginalisé » au sein de l’opposition, il avait confié à un ancien compagnon de dissidence, Thaer Al-Khalidiya, son désir de passer à l’EI. Dans une photo récente diffusée sur le site de Twitter, le jeune homme apparaît vêtu du qamis, le vêtement long et noir des djihadistes.

L’attirance de Sarout pour l’EI est symptomatique d’une « radicalisation d’une partie des révolutionnaires syriens, se sentant abandonnés à la fois par les démocraties occidentales, les monarchies du Golfe et les brigades rebelles modérées », analyse le chercheur Romain Caillet, dans un rapport sur la progression de l’EI dans la région d’Homs, publié en août par la fondation norvégienne Noref. De plus en plus de rebelles d’Homs, impressionnés par la richesse et la force de l’EI, se tournent vers cette organisation, qui a renforcé son implantation dans le centre de la Syrie après avoir conquis les provinces de Rakka et Deir ez-Zor.

A lire Sarout, icône de la révolution syrienne, rejoint l'EI - Le MondeUne figure de la révolte syrienne rejoint l'État islamique - Le FigaroDaech, al-Nosra, Armée de l'Islam : les sept familles du djihad en Syrie

La rebellion suite a l'accord russo-turc est en voie d'éclatement, de division : Depuis la chute d'Alep-Est, les combats fratricides se multiplient entre groupes rebelles syriens.

C'est une conséquence de la cuisante défaite subie par les rebelles à Alep-Est fin décembre. Le plus puissant des groupes insurgés non djihadistes, les salafistes d'Ahrar al-Cham, vient de fusionner avec cinq autres factions armées dans leur dernier bastion du nord-ouest de la Syrie. Il s'agit de mieux résister aux attaques que leurs ex-amis du Front Fatah al-Cham, l'ex-branche syrienne d'al-Qaida, ont lancées contre eux après leur évacuation d'Alep-Est, fin décembre. Dans la foulée de leur repli dans la région d'Idlib, où Fatah al-Cham est solidement implanté, celui-ci a accusé certains insurgés d'avoir conspiré pour mieux «isoler» ce groupe classé comme «terroriste» par la communauté internationale.

Les griefs portés par les djihadistes du Front Fatah al-Cham contre les autres rebelles sont nombreux. Ils leur reprochent surtout d'avoir communiqué leurs positions aux Américains

LIRE AUSSI:

» À Idlib, en Syrie, la guerre est déclarée entre djihadistes et rebelles

Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

Une nouvelle alliance de factions djihadistes syriennes, qui comprend l'ancien Front al Nosra, a juré d'intensifier le combat contre l'armée syrienne et ses alliés du Hezbollah libanais, dans le but de chasser du pouvoir le président Bachar el-Assad.

Hachem al Cheikh, le chef du Hayat Tahrir al Cham, alliance formée au mois de janvier, a également dit, dans son premier discours enregistré dans une vidéo, que ses forces aspiraient à "libérer" la totalité du territoire syrien. "Nous assurons au peuple que nous allons engager une intensification des opérations militaires contre le régime criminel. Nous attaquerons ses casernes et ses positions et mènerons une nouvelle lutte de libération", a-t-il expliqué.

Hayat Tahrir al Cham, qui signifie Organisation de libération du Levant, résulte de la fusion du Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra, naguère affilié à Al Qaïda) et de plusieurs autres groupes. L'alliance djihadiste a enrôlé des milliers de combattants qui ont déserté ces dernières semaines les groupes de l'Armée syrienne libre (ASL, plus modérée), indignés qu'ils étaient par la volonté de leurs dirigeants de prendre part à un processus de paix avec le régime Assad.

Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

Les affrontements des deux derniers jours entre des rebelles proches du groupe Etat islamique (EI) et une autre faction islamiste dans le nord-ouest de la Syrie ont fait plusieurs dizaines de morts, rapporte aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Ces combats opposent le Djound al Aqsa, jugé idéologiquement proche de l'EI, et le groupe Tahrir al Cham (Libération du Levant), nouvelle alliance formée le mois dernier par plusieurs factions dont le Front Fateh al Cham, ex-Front Al Nosra, qui dit avoir rompu avec Al Qaïda.

Les deux factions se disputent le contrôle de ressources et de territoires, principalement dans nord de la province d'Hama et dans le sud de celle, voisine, d'Idlib.

Tahrir al Cham a pris au moins six villages au Djound al Aqsa depuis lundi, précise l'OSDH, qui fait état de 69 morts au total.

LIRE AUSSI:

» Syrie: l'ONU s'alarme pour les lieux assiégés

Les djihadistes assurent leur emprise sur l’Est syrien en prévision de la chute de Mossoul, leur « capitale » irakienne. Les djihadistes auraient acheminé  des renforts depuis leur « capitale », Rakka.

A Deir ez-Zor, la grande ville de l’est syrien, nichée dans un coude de l’Euphrate, la guerre d’usure qui oppose depuis deux ans et demi les forces loyalistes aux troupes de l’organisation Etat islamique (EI), tourne lentement à l’avantage des djihadistes. Trois semaines après l’attaque surprise qui leur a permis de couper en deux le secteur sous le contrôle du gouvernement, les hommes au drapeau noir consolident leurs positions. Alors que par le passé, leurs percées étaient suivies d’une rapide contre-offensive, cette fois-ci, l’armée régulière et ses supplétifs n’ont pas regagné le terrain perdu.

Malgré le soutien de l’aviation russe, les combattants pro-Damas ne parviennent pas à rétablir la jonction entre la poche de l’aéroport, au sud-est, qui est vitale pour leur ravitaillement, et les quartiers d’habitations d’Al-Joura et Al-Qoussour, au nord-ouest, qui abritent environ 90 000 civils

 

« Capitale bis de l’EI »

« On a l’impression que Daech veut nettoyer le terrain avant la chute programmée de Mossoul [son quartier général en Irak, que les forces de Bagdad sont en train de reconquérir], poursuit Abou Ahmed. Ses troupes qui reculent là-bas pourraient venir se réfugier à Deir ez-Zor, qui deviendrait ainsi la capitale bis de Daech, à côté de Rakka, plus au nord. »

Selon Deirezzor24, un site d’informations local, l’offensive des soldats du « califat » a été facilitée par deux facteurs : l’arrivée de combattants irakiens, très expérimentés, et le butin de guerre saisi à Palmyre, en décembre 2016. Une vidéo diffusée sur Internet, peu après leur reconquête de la cité antique, 200 km à l’ouest de Deir ez-Zor, montrait des djihadistes en train d’ouvrir des caisses remplies de fusils d’assaut, à l’intérieur d’un campement militaire russe évacué à la hâte.



COMPTE RENDU L’Etat islamique accroît sa pression sur l’armée syrienne à Deir ez-Zor 14 Benjamin Barthe (Gaziantep, envoyé spécial) COMPTE RENDUL’EI lance une offensive majeure à Deir ez-Zor en Syrie 9 Madjid ZerroukyEn difficulté en Irak, l'Etat islamique progresse en Syrie - Le Monde

Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

ARTE+7 | Les guerres cachées contre Daech

 

09/02/2017

Du devoir de la désobéissance civile

n

1
 
 
L’image contient peut-être : 1 personne, sourit, texte
 

À travers les récentes révolutions et résistances contemporaines, de la Palestine à l’Égypte en passant par l’Ukraine et Hong Kong, un éclairage passionnant sur l’influence et l’héritage de la philosophe Hannah Arendt dans la pensée politique.

"Mon métier, c’est la théorie politique, je veux comprendre", disait Hannah Arendt. Née en 1906 en Allemagne, la brillante étudiante juive de Martin Heidegger, avec lequel elle entretient une relation intellectuelle passionnée, assiste à la montée du nazisme et s’engage, avant de choisir l’exil en 1933. Une expérience fondatrice qui imprégnera sa pensée et l’amènera à analyser l’essence des totalitarismes, avec une profonde acuité et un anticonformisme revigorant. "Réfléchir, cela signifie penser toujours de manière critique", aimait à rappeler l’auteure des Origines du totalitarisme. En 1963, son livre Eichmann à Jérusalem – fonctionnaire zélé qu’elle voit, après avoir suivi son procès, comme un "bouffon", incarnation de la "banalité du mal" – suscite la polémique.

Puissante modernité

Ardente avocate de la pluralité, de la dignité et de la liberté, Hannah Arendt a inspiré nombre de mouvements de désobéissance civile, attitude qu’elle estimait être un devoir, face à la violence d’État. C’est au cœur de son influence capitale que plonge ce documentaire, qui revisite les récentes révolutions et résistances contemporaines, à la lumière de sa pensée et de son héritage. De la Palestine à l’Égypte en passant par l’Ukraine et Hong Kong, la réalisatrice est allée à la rencontre de ceux, jeunes pour la plupart, qui font au quotidien acte de résistance, relisant son œuvre pour y puiser une force lucide.

 
Hannah Arendt Du devoir de la désobéissance civile - YouTube

 

"La finance, mon adversaire n'a pas de visage et elle ne se présente pas aux élections" Pour le chercheur Geoffrey GEUENS, cette phrase prononcée par François Hollande lors de son meeting du Bourget est emblématique du discours politique dominant qui oppose marché financier et Etat, deux entités sans chair et sans visage.Oui, la finance a un visage, oui l'Etat a un visage et c'est souvent le même !
Entretien de Daniel Mermet .

06/01/2013
Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi
 Capitalisme : Le triomphe de l'argent roi Mis sur Facebook
 
Figure imposée de la communication politique, la dénonciation des excès du capitalisme sauvage - aussi virulente qu'inoffensive - a duré le temps nécessaire à la recapitalisation des banques., La finance imaginaire, véritable Who's Who, rompt avec l'image désincarnée des marchés financiers que relaie, jour après jour, les penseurs de la doxa, et qui est bien faite, consciemment ou non, pour laisser impensés les véritables bénéficiaires des mesures de crise et politiques d'austérité à venir.. ...Google Books

ENTRETIEN | Que disent ces manifestations des grandes mutations sociales que traverse la Roumanie ?

Depuis quelques semaines, suite à d'importants scandales mettant en cause les personnalités politiques du pays, la Roumanie connait sa plus grosse mobilisation sociale depuis la chute de Ceaușescu. Que disent ces…
FRANCECULTURE.FR
 


 
  Trump ou la rue trahie
Editorial. Après s'être entouré d'anciens loups de Wall Street dès son élection, le président américain lance le détricotage de la régulation financière. On est loin des accents populistes de la campagne, où il prétendait dénoncer la trahison des élites.LE MONDE | 08.02.2017 
 

 
Aucun texte alternatif disponible.
a photo de Siné Mensuel.

[INTERVIEW] "Il existe un désir de fascisme en France"

L'interview du mois, c'est Gérard Mordillat : touche-à-tout, romancier, essayiste, polémiste, documentar...

Afficher la suite
 
 
 
 
Aucun texte alternatif disponible.
 

No comment ! Juste la colère !Le Parlement israélien a voté, le 6 février au soir, une loi controversée qui permettra à l'État hébreu de s'approprier des centaines d'hectares de terres palestiniennes dans les territoires occupés. Une décision qui suscite…

 
 « La banalisation, le double je de Trump »

Un petit oubli ? En ôtant la spécificité juive de l’Holocauste, le président américain participe, selon l’historienne Stéphanie Courouble-Share, à la banalisation du génocide nazi.LE MONDE | Cette mise au point était des plus nécessaires, car les propos de Donald Trump, loin d’être anodins, sont inquiétants à plusieurs égards.


DOCUMENTAIRE "Tous les GouverneMents Mentent" (A VOIR)

 

L'équipe de campagne de Donald Trump a travaillé avec Cambridge Analytica, une entreprise qui peut identifier le profil des utilisateurs de Facebook avec une grande précision.Cibler les électeurs, et contrôler ce qu’ils voient

 
 
 



Editorial du « Monde ». Ce devait être la revanche de Main Street contre Wall Street, de l'homme de la rue contre les banquiers, la victoire de Donald Trump sur Hillary Clinton. Il n'en sera rien. 


Lire aussi :   Un loup de Wall Street entre à la Maison Blanche
Lire aussi :   Donald Trump lance le détricotage de la régulation financière
 Lire aussi :   Les profits des banques américaines dopés par l'élection de Donald Trump

Lire aussi : Le criminel, c'est l'électeur

Transparency International lie populisme et corruption

L'ONG anticorruption Transparency International (TI) a dénoncé aujourd'hui l'émergence d'un cercle vicieux où essor des populismes et corruption se nourrissent mutuellement, adressant à cet égard une mise en garde au président américain Donald Trump

Sponsorisé ·Découvrez "La Bascule": le chemin de la Turquie vers la dictature, sur LesJours.fr
 

Ces manifestations font suite à la décision du gouvernement social-démocrate d'assouplir la législation anticorruption.

La Roumanie a connu, mercredi 1er février, des manifestations antigouvernementales de plusieurs dizaines de milliers de personnes, ont indiqué plusieurs médias nationaux. Selon ces médias, au moins 200 000 personnes sont descendues dans la rue à travers tout le pays, dont la moitié à Bucarest, pour dénoncer la décision du gouvernement social-démocrate d'assouplir la législation anticorruption."

 Documentaire Banlieue - Emeute de 2005 et Crise du CPE - Quand la France s'embrase
 
Les émeutes de 2005 dans les banlieues françaises sont des violences urbaines qui ont commencé à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005 puis se sont répandues dans un grand nombre de banlieues à travers la France. Ces émeutes ont eu lieu dans des « banlieues » pauvres et fortement touchées par le chômage et l'insécurité.

L'état d'urgence a été déclaré le 8 novembre 2005, puis prolongé pour une durée de 3 semaines consécutives. Au 17 novembre, la police déclare être revenue en situation normale mais après ce brutal déchirement du tissu social et culturel français, des inquiétudes persistent, ces émeutes étaient prévisibles et se reproduiront peut-être.
 

 

 Désormais, on ne dit plus "ça me troue le cul" mais "ça m'interpelle à Aulnay-sous-Bois"...
Jeudi 2 février ,Théo, un habitant d'Aulnay-sous-Bois de 21 ans, investi dans le milieu associatif, a été interpellé pour s'être interposé au « contrôle » à coup de gifles d'un jeune qu'il connaissait. Théo a été victime d'un viol à la matraque.…
 

6 mois direct pour les jeunes,les 4 flics dehors...allons dehors ,contre les violences policières. Le tribunal a condamné deux jeunes à six mois de prison ferme pour des faits d'embuscade contre les forces de l'ordre. RTL.FR

 

 
 
 allez,faut suivre les manifs en soutiens à Théo
si vous aviez encore un doute,je vous motive
n la vidéo de L'Obs

L'Obs"Ils vont toujours gagner, c'est la loi madame !". De nombreux jeunes de la cité des Roses (la cité des 3000) condamnent les violences policières qu'ils disent subir au quotidien. Témoignages

Nicolas Hernandez
 

Blog personnel
Photo de Justice pour THEO.
Justice pour THEO
25 417 J’aime
43 741 personnes en parlent

La tentation de l'émeute - YouTube : La Tentation de l'émeute - L'Express« La tentation de l'émeute » : un autre regard sur les « jeunes de ...

La rue s’exprime ces jours-ci à #Besançon et plus particulièrement dans les quartiers comme #Planoise, après une énième mais trop commune et sordide agression de flics sur #Aulnay-sous-Bois.

« Violeurs, tortionnaires, assassins, bienvenue dans la police », « les commissariats sont les premières zones de non-droit », ou « zbeul populaire contre la hogra » en sont des exemples.

Ici comme partout, foutons l’feu à leur système ! localement ces prochains mois l’organisation d’outils de riposte devrait s’ancrée, me contacter pour plus d’infos ou une volonté d’implication.

L’image contient peut-être : une personne ou plus, chapeau et texte
 
C'est l'information qui aurait du faire la « une » des médias aujourd'hui : la police a tiré à balles réelles face aux habitants d'Aulnay-sous-Bois, dans la nuit du 6 au 7 février.

Le contexte :

Alors que l'émotion est immense après le témoignage de Théo, violé à coup de matraque par les policiers lors d'une interpellation, des mères du quartier organisent un rassemblement pacifique dans l'après midi du 6 février. Quelque centaines de personnes s'y joignent, dans le calme.

Déjà, l’État décide de déployer des rangées de CRS cagoulés et armés de LBD face aux manifestants, qui gardent leur sang froid et demandent à être reçus au commissariat. Avant de se disperser.

A la nuit tombée, le préfet de Seine-Saint-Denis, sous les ordres du ministre de l'Intérieur socialiste, décide de verser de l'essence sur le feu, et met en place une provocation inédite. L'éclairage public est coupé dans la cité des 3000, à Aulnay, ainsi que les bus. Des centaines de policiers son déployés et quadrillent le quartier. Dans la pénombre, ils contrôlent un grand nombre de jeunes. Les CRS paradent avec leurs fusils d'assaut HK G36, distribués dans le cadre de l'état d'urgence. Des fusils de précision Tikka 3 sont également déployés en bas des tours. Un hélicoptère survole la zone, et éclaire les bâtiments.Le quartier est littéralement militarisé. Ambiance de guerre.

Dans cette ambiance, des affrontements sporadiques éclatent. Ils restent assez légers vu l’incroyable déploiement de force de l'ordre. Des poubelles sont incendiées, ainsi qu'un fast food et quelques voitures. Les attroupements sont dispersés immédiatement par des tirs de grenades. Les passants qui filment la police sont menacés physiquement. Il n'y a presque pas de journalistes.

Des habitants signalent alors des tirs à balles réelles venus des rangs de la police. Ils ramassent plusieurs douilles de 9mm en acier, et évoquent des « tirs en l'air, puis en direction d'une foule ». Un journaliste indépendant de Taranis News prend en photo les munitions.

Aujourd'hui 7 février, le syndicat Alliance et la préfecture confirment ces tirs d'armes à feu. Ils évoquent des « tirs de sommation ». Malgré le déploiement massif de force, les balles en caoutchouc, les grenades et l'hélicoptère, des policiers auraient eu besoin de sortir leur arme de service pour disperser quelques dizaines d'émeutiers ?

En réalité, ce qui s'est passé hier à Aulnay-sous-Bois est une nouvelle démonstration de la militarisation du maintien de l'ordre. Depuis 20 ans, avec les Flash-Balls, puis les LBD40, les policiers sont réhabitués à tirer, à presser sur la gâchette en direction de la foule, à viser des individus. Il ne s'agit plus d'un geste exceptionnel. Des milliers de balles en caoutchouc sont tirées chaque année en France, blessant et mutilant aussi bien dans les Cités que dans les manifestations ou les stades.

A Beaumont-sur-Oise, cet été, la gendarmerie avait déjà sorti ses fusils d'assaut face aux émeutiers, sans les utiliser. A Aulnay, l’État assume l'utilisation d'armes à feu dans le cadre du maintien de l'ordre. La boucle est bouclée. Et nous sommes sous un gouvernement socialiste.

Sources :

-Aulnay-sous-Bois: la préfecture confirme des tirs à balles réelles de sommation :
https://www.buzzfeed.com/…/aulnay-sous-bois-la-prefecture...

- Des tirs à balles réelles de la police dans la nuit de lundi à mardi à Aulnay-sous-Bois
http://www.liberation.fr/…/des-tirs-a-balles-reelles-de-l...

- Taranis News : http://taranis.news/…/aulnay-sous-bois-nuit-demeute-et-pr... 

Le sociologue Cédric Moreau de Bellaing, auteur de "Force publique, autour une enquête sociologique sur les violences policières" était l'invité de Sylvain Bourmeau dans La Suite dans les idées en juin dernier.

L'occasion de revenir sur les dérives qui touchent l'institution policière, et qui ne se limitent pas au cas de violences. Pour son livre, le sociologue a pu passer plusieurs semaines au sein de l'Inspection Générale des Services (IGS) chargée d'enquêter sur les policiers à Paris et en proche banlieue.

Il a constaté un "écart entre le nombre de plaintes déposées pour des violences et le nombre de sanctions prononcées". Ce qui peut nourrir un certain sentiment d'impunité dans l'opinion publique.

A ECOUTER L'abus de pouvoir policier, une sociologie. (La Suite dans les idées, juin 2016

 

Trois policiers de la division Nord de Marseille ont été mis en examen pour vol, révèle France Bleu Provence. Ils sont soupçonnés d'être entrés par effraction dans un appartement occupé par des trafiquants de drogue. Une enquête a été ouverte par l'IGPN, la police des polices. 

LIRE AUSSI:

» Marseille confrontée à une nouvelle flambée des règlements de comptes

 
 
 
FÉV11
sam 16:30 · Rouen, Haute-Normandie
195 personnes intéressées · 80 participants
 
 

Du devoir de la désobéissance civile -Créé le mardi 07 février 2017

 

05/02/2017

Le monde sous les bombes

 

Flores Magon a partagé sa photo.
 
 
L’image contient peut-être : texte
 
 
 

Théisme, Nationalisme, Capitalisme... Les religions vont bien.
...ni contre l'une ni contre l'autre des religions en particulier, mais contre toutes les religions qui de fait enrégimentent les consciences/vivants dans des idées/relations totalitaires, guerrières et qui laissent perdurer, pour la cause, la soumission/domination et l'exploitation des humains par d'autres.


 
 
L’image contient peut-être : une personne ou plus
 

ARTE Reportage Lire la suiteARTE Reportage - videos.arte.tvChine : frappée par la crise, la ville de Wenzhou, célèbre pour ses entreprises prospères, est en pleine débâcle.VIDEOS.ARTE.TV

 
 
 
Le président Donald Trump a choisi Mickey Pence comme vice-président.
Même dans vos rêves les plus fous, aviez-vous un jour imaginé que le monde serait dirigé par Mickey & Donald ?...(Camille de VitryLe gouvernement TrumpEtienne de la Boetie
 

Le président américain a porté ses premiers coups.
Les banquiers de Wall Street se sont aussitôt réjouis
Le directeur du Conseil économique national à la Maison Blanche est l'ancien numéro 2 de Goldman Sachs et il a aussitôt déclaré: "Tout cela n'a rien à voir avec une volonté de leur faire plaisir "
Un des mensonges grossiers du jour...

Extrait du film Docteur Folamour - Docteur Folamour - les précieux ..., Dr. Strangelove or How I Learned to Full MOvie, Dr. Strangelove or How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb 1964 Full Movie, The Making of "Dr. Strangelove", Inside the Making of Dr. Strangelove


"Le bombardement expérimente une autre façon de se battre : c'est l'armée qui se bat contre les civils"

A l'heure où Donald Trump reçoit les codes de l'arme nucléaire, France 3 propose de voir le documentaire d'Emmanuel Blanchard, "Le Monde sous les bombes", de Guernica à Hiroshima

 
 
Le monde sous les bombes de Guernica à Hiroshima Documentaire 2017
 

 


Prêts à changer l'Histoire ? Dirigez vos armées à la victoire. Choisissez de vous spécialiser en combat terrestre, naval, ou aérien. Débloquez des armes secrètes et des technologies et dévastez vos ennemi sous le feu de vos armes nucléaires. Prêt à rejoindre la bataille

 

  Élection de Donald Trump, réchauffement climatique, montée des nationalismes. Les scientifiques qui indiquent virtuellement depuis 1947 la proximité estimée de la fin du monde ont mis à jour jeudi leur horloge de l'apocalypse.

 
Les scientifiques Lauren Krauss et Thomas Pickering présentent la nouvelle image correspondant à l'horloge apocalyptique lors d'une conférence de presse, jeudi.

Cette célèbre horloge du Bulletin des scientifiques atomiques n'avait plus été aussi près de minuit depuis 63 ans, quand l'URSS a fait exploser sa première bombe à hydrogène en 1953, marquant le début de la course aux armements nucléaires. Les douze coups de ce compteur temporel un peu spécial sont censés correspondre à un cataclysme planétaire.

«C'est une métaphore», décrit le site du Bulletin des scientifiques atomiques, «un rappel des danger auxquels nous devons faire face si nous voulons survivre sur la planète.»

 

 

Le président philippin se dit prêt à une « guerre longue » avec la rébellion communiste

Le gouvernement et la rébellion ont dénoncé un cessez-le-feu en vigueur depuis cinq mois. Rodrigo Duterte a alors mis un terme aux négociations.Le Monde.fr avec AFP |

ALe président philippin Rodrigo Duterte a décidé samedi 4 février d’abandonner des négociations avec la rébellion communiste destinées à mettre fin à des décennies de conflit.

Lire aussi :   Philippines : Rodrigo Duterte, fossoyeur des droits

La rébellion communiste a annoncé cette semaine qu’elle mettait fin à la trêve décrétée unilatéralement par chacune des parties en août lorsqu’elles avaient entamé des négociations de paix à Oslo. Deux jours après, les forces gouvernementales dénonçaient aussi le cessez-le-feu.La rébellion communiste, qui veut renverser le régime capitaliste dans l’archipel, où le fossé entre riches et pauvres est l’un des plus larges d’Asie, dure depuis 1968. Selon l’armée philippine, elle a fait 30 000 morts.


n  Depuis une semaine, Washington et Téhéran échangent des philippiques qui marquent un net refroidissement des relations bilatérales, après un timide dégel consécutif à l’accord sur le nucléaire iranien, en 2015. C’est un duel d’hubris, un affrontement pour l’heure rhétorique, mais dont certains s’inquiètent qu’il ne puisse glisser à terme sur le terrain militaire. Depuis une semaine, les couteaux sont tirés entre le gouvernement Trump et le régime iranien. CNNEn réponse au tir de missile balistique effectué le 29 janvier par Téhéran, jugé « inacceptable » à Washington, les autorités américaines ont durci le ton et pris vendredi une nouvelle série de sanctions financières à l’égard de la République islamique. Politico, The Christian Science MonitorSignalant un changement de cap majeur par rapport à l’ère Obama, marquée par une tentative de rapprochement, le nouveau secrétaire à la défense, James Mattis, a déclaré que l’Iran était « le plus grand Etat soutenant le terrorisme au monde »

COMPTE RENDUEntre les Etats-Unis et l’Iran, une escalade pernicieuse

Trump veut étoffer l'arsenal nucléaire américain

Les Etats-Unis doivent se placer "en tête du peloton" et ils devront pour cela étoffer leur arsenal nucléaire, a déclaré aujourd'hui le président américain, Donald Trump, lors d'un entretien accordé à Reuters.

Selon lui, les capacités nucléaires militaires américaines accusent un retard, alors que la Russie vient de violer le traité sur la non-prolifération des armes atomiques, ce qu'il a déploré. Cette question sera abordée avec son homologue russe, Vladimir Poutine, s'ils se rencontrent, a-t-il dit.

Evoquant la question nord-coréenne, Donald Trump a jugé qu'elle pourrait être résolue "très, très facilement si elle (la Chine) le souhaitait", accentuant ainsi la pression sur Pékin afin que le gouvernement chinois use de son influence sur Pyongyang pour que le régime de Kim Jong-un cesse ses provocations.

Interrogé dans le Bureau ovale, Donald Trump s'est dit "très en colère" vis-à-vis de la Corée du Nord après l'essai balistique auquel elle a procédé le 12 février.

Donald Trump a également abordé l'Union européenne, un projet auquel il s'est dit "totalement favorable" et qu'il juge "formidable".

Trump veut étoffer l'arsenal nucléaire américain

Des secondes liées à Donald Trump : Menaces climatiques et nucléaires

Ils soulignent aussi que les États-Unis et la Russie, qui ensemble détiennent plus de 90% des armes nucléaires dans le monde, sont rivaux sur plusieurs théâtres de conflits comme en Syrie ou en Ukraine et poursuivent une modernisation étendue de leurs forces nucléaires, sans négociation sérieuse sur le contrôle de ces armements. La Corée du Nord a par ailleurs effectué deux nouveaux tests d'explosions nucléaires souterraines et indique clairement poursuivre ses efforts pour se doter de missiles capables de transporter des ogives nucléaires.

» Lire aussi: Pour Donald Trump, le Japon doit se doter de l'arme nucléaire

«La question est de savoir si la fabrique même de la démocratie pourrait être mise en péril en érodant la confiance dans l'intégrité d'une élection», s'est interrogé, lors d'une conférence de presse, Lawrence Krauss, un physicien de l'Université d'État d'Arizona et président du conseil d'administration.

«C'est la première fois que des déclarations faites par une ou deux personnes à de hauts niveaux de responsabilité ont autant d'impact sur notre perception des menaces» Le physicien Lawrence Krauss

 

 
 
 

MILITARY

The 10 countries that export the most major weapons

The global trade in heavy arms has skyrocketed to its highest level since the Cold War.  | Military, Charts

 

Ten countries are responsible for the vast majority of all major arms exports, accounting for 90 percent of global sales, according to  a report  by the Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

The new study said the  global trade of heavy weapons systems has now reached its highest level since the end of the Cold War in 1991.

The world's top five major arms exporters are the United States, Russia, Germany, France and China. Together, they account for 74 percent of the total volume of exports.

In the Middle East, major arms imports have surged over the past few years, the SIPRI report said. 

Between 2012 and 2016, imports by countries in the region skyrocketed by 86 percent, accounting for 29 percent of global weapons purchases.

Globally, India,  Saudi Arabia and the United Arab Emirates were the most prolific importers of major weapons.

arms trade import export infographic

gloabal arms trade since end of cold war

Source: Al Jazeera News

 

A lire Il est minuit moins deux minutes trente avant la fin du monde Par lefigaro.fr, AFP agence Publié

10 scénarios pour la fin de l'homme - partie 1 sur 2
 
n
vendredi 20 janvier 2017 
par Sonia Devillers

Les blogs


A lire aussi 
"Le bombardement expérimente une autre façon de se battre : c'est l'armée qui se bat contre les civils"
Théisme, Nationalisme, Capitalisme... Les religions vont bien.
Rédigé par denge - 17 octobre 2016 -
La fabrique de la désinformation
Créé le mardi 24 janvier 2017 
La fabrique de la désinformation
Créé le mardi 24 janvier 2017 

 
 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu