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20/09/2018

Plastique : la grande intox

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 « Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.
Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »

  la publication de Flores Magon.

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Le pillage des ressources de la planète, l’abondante production d’énergie ou de marchandises, les rejets et autres déchets de la consommation ostentatoire hypothèquent gravement les chances de survie de notre Terre et des espèces qui la peuplent. Mais pour laisser libre court au capitalisme sauvage, la croissance ne doit jamais s’arrêter. Il faut produire, produire et reproduire encore.
 
 La prolifération vertigineuse des déchets autour du globe constitue une menace supplémentaire pour la santé de la population et l'environnement, déjà fragilisés par le changement climatique, estime la Banque mondiale dans un rapport publié aujourd'hui.

 Quand Elise Lucet se prend un râteau, elle ne le coupe jamais au montage. Ce nouvel épisode de Cash Investigation n'échappe pas à la règle : on lui raccroche au nez, on lui claque la porte au nez, on ne lui répond pas. C'est devenu une marque de fabrique, alors s'en amuse, elle en rajoute. Évidemment, la mise en scène permet aussi d’insister sur sa ténacité. Mais l’essentiel, c’est la qualité de cette enquête sur la grande intox du plastique.

Addiction catastrophique

Il se fabrique dix tonnes de plastique par seconde dans le monde. 

En 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans la mer. Sur les dix tonnes produites dans le monde chaque seconde, une tonne finit sa route dans les océans. Le continent plastique n'en finit pas de grandir.

Si aucune mesure n'est prise urgemment, le volume des déchets à l'échelle mondiale va s'accroître de 70% d'ici 2050 pour représenter 3,4 milliards de tonnes contre 2,01 milliards en 2016, précise l'institution de Washington. "La mauvaise gestion des déchets nuit à la santé humaine et à l'environnement, ce qui s'ajoute au problème du climat", a commenté Laura Tuck, vice-présidente chargée du développement durable à la Banque mondiale. "Malheureusement, ce sont souvent les plus pauvres de la société qui subissent l'impact d'une gestion inadéquate des déchets", souligne-t-elle. Bien que les pays riches ne comptent qu'à hauteur de 16% de la population mondiale, ils produisent plus d'un tiers (34%) des déchets de la planète. L'Asie de l'est et la région pacifique sont, eux, responsables de près d'un quart (23%) du total des déchets, détaille la Banque mondiale. Et, d'ici 2050, l'Afrique sub-saharienne devrait plus que tripler le niveau de ses déchets et l'Asie du sud plus que doubler.

La Banque mondiale s'inquiète particulièrement de la mauvaise gestion du plastique, particulièrement problématique puisque le plastique peut avoir un impact sur les écosystèmes pendant des centaines voire des milliers d'années. En 2016, le monde a généré 242 millions de tonnes de déchets plastiques, soit 12% du total des déchets solides. Enfin, si les pays riches recyclent environ un tiers de leurs déchets, seuls 4% des déchets sont recyclés dans les pays pauvres. 

» A LIRE AUSSI - Décharges sauvages : retour à l'envoyeur pour ces déchets jetés en pleine nature» Sur l'autoroute, un tiers des Français jette ses déchets par la fenêtre  

Les grandes marques, qui ont rendu le consommateur dépendant de ce matériau, se dédouanent souvent. Une équipe a enquêté sur les stratégies secrètes d'un des géants mondiaux des sodas et ses promesses de recyclage. Certains plastiques sont contaminés par des substances chimiques dangereuses pour la santé. Lesquelles ?

Sur une plage, des bénévoles, tee-shirts jaunes et gants, s’emploient à récupérer les déchets sauvages que la mer recrache sur la dune. L’essentiel des objets récoltés n’est pas biodégradable : bienvenue dans notre monde de polymères. S’appuyant sur cette fructueuse collecte organisée par l’association Gestes propres, Cash investigation démarre une enquête approfondie sur l’épineuse question du recyclage. Comme à son habitude, l’équipe dépasse vite le stade des constats (catastrophique pollution des océans, « économie de la misère » avec ces ramasseurs de bouteilles vides dans des décharges à ciel ouvert…) pour explorer l’univers des fabricants d’emballages, le discours des lobbys à Bruxelles et les stratégies des géants de l’agroalimentaire (Coca-Cola, Danone, Nes­tlé…). Conflits d’intérêts, doubles jeux, objectifs non tenus… : le bilan est édifiant.

bernard blier - Pétrole ! Pétrole ! - film entier

Si le mag ne nie pas les mauvaises habitudes des « consommateurs-pollueurs », qui doivent évoluer, il met en cause la responsabilité des industriels. Quid des promesses de The Coca-Cola Company, qui conditionne ses boissons dans des millions de bouteilles jetables, et de son objectif « zéro déchet » d’ici à 2030 ? Pourquoi la Tanzanie n’a-t-elle bénéficié d’aucun plan de recyclage lorsque la firme américaine a décidé, en 2006, d’abandonner les bouteilles en verre consignées pour passer au plastique ? La dernière partie nous ­ramène en France, où le recyclage des ­déchets plastiques contenant des composants bromés (aux propriétés ignifuges) laisse à désirer. A l’autre bout de la chaîne, on retrouve, dans des jouets notamment, des polluants organiques persistants (POP) toxiques pour la santé. Une enquête sidérante et inquiétante à bien des égards. 

 

Plastique : Élise Lucet dénonce! - C à Vous - 11/09/2018

s’arrêter. Il faut produire, produire et reproduire encore.

 

 

Cash investigation - Plastique : la grande intox (Intégrale)

11 septembre 2018 "Plastique, la grande intox"

15/09/2018

Vous avez dit réformisme...

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Vous avez dit réformisme...

 
Aucun texte alternatif disponible.
Les Enragés
 
LA FIN DES ILLUSIONS
 
 
 
 
 
 
Depuis son arrivée au gouvernement, le militant écologiste subit les assauts répétés des groupes de pression de toutes sortes. "Leur influence a énormément pesé sur ses épaules. lls sont présents dans tous les ministères. Hulot expliquait souvent combien c’était compliqué de mener une politique environnementaliste à cause de leur omniprésence", se désole le sénateur EELV Joël Labbé. Comme de nombreux ministres avant lui, Nicolas Hulot n'est pas parvenu à réguler le poids de ces lobbys dans la prise de décision finale. Symbole de cet échec : l’implantation de la bioraffinerie Total dans les Bouches-du-Rhône, bien qu'elle importe 300 000 tonnes d’huile de palme par an.
 

C’était David contre Goliath : il n’a rien pu faire contre la puissance des lobbys. Leur couvert est mis à l’Elysée.

1 – Par le suffrage universel ou catégoriel, l’élection des représentants dans les structures politiques, voire sociales et économiques, la bourgeoisie fait sanctifier l’exploitation par l’élection et se disculpe de son oppression. La loi étant sensée venir du peuple, toute critique devient anti-démocratique, voire dirigée contre le peuple, et on pourra réprimer en toute bonne conscience.

2 – Les réformistes, pour être éligibles, ne doivent pas enfreindre le cadre légal et constitutionnel forgé par la bourgeoisie (prémices de la pacification et de l’intégration au cadre légal). La bourgeoisie lâchera quelques menus avantages aux élus, pour séduire l’électeur, et créditer la tactique réformiste (début de la collaboration et du partenariat).

3 – Les réformistes doivent défendre le parlementarisme et l’Etat. L’Etat, selon eux, serait neutre ou arbitre, donc juste, ou bien encore et tout au contraire, utile pour faire du social, redistribuer les richesses. Il pourrait même être progressiste et il deviendrait alors l’Etat prolétarien contrôlé par les travailleurs. L’impasse est faite sur l’origine et la fonction de l’Etat comme outil d’oppression. Dans nos démocraties, les prolétaires peuvent-ils constituer une majorité électorale, vues les couches sociales intermédiaires dites classes moyennes, les divergences entretenues par le corporatisme et les diverses tendances du réformisme ?

4 – Les salariés, quand ils croient au parlementarisme, s’écartent des révolutionnaires en fondant leur espoir sur la prochaine élection. Pendant ce temps, ils restent corvéables, exploitables et divisés.

5 – Les organisations politico-syndicales de gauche, pour obtenir le plus de voix et d’élus, combattent les révolutionnaires et les anti-parlementaristes. La bourgeoisie est heureuse que l’attaque contre le radicalisme des salariés vienne des structures de gauche, ce qui accélère les divisions des travailleurs.

6 – La bourgeoisie va accroître les moyens et les pouvoirs des réformistes : subventions, heures de détachement ou heures syndicales, locaux, indemnités de fonctionnement et de formation, remboursements très généreux de frais de toutes sortes, etc… En fondant l’attribution des moyens sur la représentativité électorale, on élimine toute organisation anti-parlementaire, voire celle favorables aux élections mais trop petites. On les prive des moyens logistiques et de certains droits légaux, voire on peut nier leur existence. Bref, les grosses structures se renforcent, et combattent encore plus violemment toute critique et pratique anti-électorale.

7 – Le lobby réformiste est puissant, représenté par les syndicats institutionnels dans les lieux de travail et les structures qui en découlent. Il conforte son influence par les partis, dans les parlements ou structures équivalentes (locales, régionales, internationales). Il gouverne, gère ou cogère l’Etat, ses administrations et institutions, ainsi que de nombreuses caisses sociales (retraites, santé, aides sociales, chômage, mutuelles, etc…).

8 – Les réformistes recrutent pour leurs objectifs du personnel formé dans les écoles de la bourgeoisie. Ces individus recherchent argent et pouvoir, et concourent à embourgeoiser les structures réformistes, et à les intégrer au système social et politique adéquat. Sociologiquement, la croissance des élus, permanents, … bureaucratise les structures qui se juxtaposent à la réalité sociale (dirigeants, cadres, subalternes). Les adhérents se taisent ou se désaffilient, n’ayant aucun poids face aux dirigeants. Ils servent de main d’œuvre gratuite.

9 – La corruption sévit : détournements des protections juridiques, des heures de délégations, dérogations, favoritisme, avantages, passe-droits ; chacun négocie son pouvoir pour ses intérêts personnels.

10 – Les ressources des partis et syndicats institutionnels proviennent majoritairement des finances publiques, les cotisations étant résiduelles. Résultat, les personnels de ces institutions sont des quasi-fonctionnaires. Elles-mêmes sont devenues, comme l’écrivait Althusser, des appareils idéologiques de l’Etat qui vendent du rêve, de l’espoir, prodiguent des grands principes humanistes pour séduire les électeurs, mais qui ont fonction d’encadrer, domestiquer, discipliner pour réprimer le prolétariat. Ce sont des outils efficaces car plus ils sont puissants, plus les inégalités se maintiennent ou croissent, plus l’oppression est subtile.

11 – Mais, si par le plus grand des hasards, par un accident de l’histoire, le réformisme et le cadre pseudo-démocratique du parlementarisme, devenaient une gêne, voire une menace, la bourgeoisie, fidèle à ce qu’elle est, ferait un coup d’Etat, établirait la dictature, le temps de liquider les subversifs, de mater les agités, avant de permettre le retour de la pseudo-démocratie.

n Le marché des réfugiés, de la pauvreté et de l'exploitation

 

Réfugiés, un marché sous influence

Daniel Peymans "Je recommande vivement l'ouvrage suivant: "CRITIQUE DE L IDEOLOGIE INSURRECTIONNALISTE" (Prolétaires internationalistes) Ed. Communauté de lutte"

13/08/2018

Dépression, une épidémie mondiale ?

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Genre : Santé

Origine : français

Realisateur : Michèle Dominici

Année : 2014

 

Dépression, une épidémie mondiale ?

"ça vous grattouille ou ça vous chatouille ?" extrait de Knock 1951

Engagé comme officier de santé sur un paquebot, Knock, sans aucune qualification mais professionnel de l'arnaque, voit rapidement en la médecine une source de profit. Diplôme en poche, il vient remplacer dans un village, le docteur Parpalaid, parti à la retraite. Knock a son idée sur la manière d'étoffer la patientèle de son prédécesseur.

 

 

Revoir un moment inoubliable du cinéma: Dr Knock"ça vous grattouille ou ça vous chatouille ?" extrait de Knock 1951 ...

 
Le docteur Knock, nouvellement installé à Saint-Maurice, persuade tout ses consultants qu'ils sont malades.

Voulant assurer le triomphe de la médecine qu'il fait passer avant l'intérêt des malades, et souhaitant devenir le maître des habitants du village et de ses environs, le docteur Knock arrive à Saint-Maurice pour succéder au docteur Parpalaid, brave honnête homme mais dont la clientèle est rare. L'état de santé du pays est excellent.
Se rendant compte qu'il a été dupé par son prédécesseur, mais loin de se décourager, Knock fait comprendre à chaque patient qui se presse à ses consultations que tout bien portant est un malade qui s'ignore. Le résultat ne se fait pas attendre. Tout le village se retrouve au lit. Entre le charlatan talentueux et l'ignorance des villageois le combat était gagné d'avance.

Le film dénonce les abus de certains médecins qui font croire à tous leurs patients qu'ils sont malades, et met en lumière l’asservissement à la médecine moderne, le rôle suprême du médecin, son autorité absolue, et son aboutissement commercial.

 Knock (1951) – gloria.tv

Dépression, une épidémie mondiale ?

Selon l'Organisation mondiale de la santé, la dépression affecterait 350 millions de personnes dans le monde et le nombre de cas ne cesserait de croître. A la une des journaux, on parle d'épidémie. Quant à la consommation mondiale d'antidépresseurs, elle a doublé en une décennie, de 2000 à 2011. Du Japon à la Grèce en passant par l'Allemagne, les Etats-Unis, la Suisse et la France, des médecins, des philosophes, des sociologues, des anthropologues et des travailleurs sociaux, tous témoins et acteurs de ce phénomène, s'interrogent sur les racines et les conséquences de cette vertigineuse «épidémie».

Près de quatre cents millions de personnes seraient atteintes de dépression à travers le monde, et la consommation d’anti­dépresseurs a presque doublé dans les pays de l’OCDE ces dix dernières années. Mais y a-t-il réellement plus de malades qu’avant ? Ou la dépression est-elle juste plus souvent diagnostiquée ?

Pour répondre à ces questions, Michèle Dominici convoque une foule de spécialistes, psychiatres, anthropologues, socio­logues ou philosophes, et envisage le phéno­mène dépressif sous toutes les coutures. S’il est mieux diagnostiqué, il est aussi sorti du domaine strictement médical pour entrer dans le langage commun, souvent confondu avec la déprime ou la démoralisation. A qui profite cette bana­lisation de la dépression ? Le psychiatre Allen Frances estime que les fabricants de médicaments s’en sont largement emparés : « Ils ont compris que le meilleur moyen de vendre des pilules c’est de vendre des maladies, de les promouvoir. » De coller l’étiquette « dépression » sur les maux du quotidien, en somme. Le médecin va plus loin en interrogeant la responsabilité de l’OMS, qui a « un intérêt particulier à ce que les maladies soient très communes » et à gonfler les chiffres, puisque « c’est ainsi que son budget est défini »…

Cette enquête extrêmement riche nous emmène plus loin dans la réflexion, prenant un tour philosophique passionnant. Dans quelle mesure est médicalisé, toujours plus à l’excès, le mal-être inhérent à une société qui ne cesse de nous désigner seuls responsables de nos malheurs, sans en interroger les causes collectives et sans jamais fournir de véritable solution ?

 

Dépression, une épidémie mondiale ?Pandémies, Une Menace Mondiale - Vidéo dailymotion, La dépression Documentaire Trés intérésseant En francais n

Glyphosate: Monsanto condamné, «un jugement qui devrait faire date» plus au niveau politique que judiciaire

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