25.06.2011
Le néocolonialisme - impérialisme alimentaire ( Chine, Inde….)
▪ L'impérialisme américain avec la CIA ( cf voir Confession d'un assassin Les Assassins Economiques 1/2 VOSTFR- John Perkins) ou la France avec la Francafrique au profit d'un nouvelle impérialisme que sont surtout la Chine, mais aussi l'inde, le Brésil, la Russie. Les pays dits émergeants.La semaine dernière, un titre a accroché mon regard, au-delà de toute l'encre versée sur les malheurs de la dette européenne. On lisait : "la Chine affamée fait ses courses en Argentine" ( voir aussi source mondialisme, Google) Gouvernance mondiale en mutation : et l'agriculture dans tout ça ? La Chine achète déjà la quasi-totalité des exportations de soja d'Argentine. A présent, la plus grande entreprise agricole chinoise essaie de mettre la main sur des superficies pour acquérir encore plus de soja. Elle a également dévoilé un plan pour cultiver du blé, du maïs, des légumes, des fruits et même du vin -- tout cela destiné à l'exportation vers la Chine. Ce n'est donc plus le seul fait des Etats Unis, mais aussi des pays dits émergents ou BRIC ( Brésil, Russie, Inde, Chine). Pour mieux comprendre ces enjeux Documentary | L'Histoire des Choses, Extract a story of stuff : Texte
Un bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre – Rue 89 extrait : " C'est l'ONG Norwegian People's Aid qui s'alarme. Dans un récent rapport. Il est très difficile de vérifier ce genre d'information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l'Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l'hectare revient donc à… 3 centimes d'euro" Ailleurs sur le Web
· ► Les fonds de pension se ruent vers les terres africaines, sur Grain.org
► Le jeune Sud-Soudan brade déjà ses terres agricoles, sur le site de La Tribune de Genève
Ces événements en Argentine reflètent les efforts des Chinois pour s'assurer des réserves de nourriture dans diverses parties du monde. La raison est simple : la Chine rencontre de plus en plus de difficultés à produire la nourriture dont elle a besoin pour sa consommation intérieure. Le plus grand défi est sans doute de trouver des sources d'eau. Pendant des mois, le sud et le centre de la Chine ont souffert de sécheresse. Au printemps, Pékin a envoyé des équipes de forage de puits de tout le pays vers ces provinces desséchées. Les aquifères sur lesquels se reposaient ces régions étaient secs. Ils devaient creuser plus profond. Cela nécessitait un équipement plus spécialisé. D'où l'ordre de Pékin.
Malheureusement pour eux, creuser des puits plus profonds ne résout les choses qu'à court terme. Les aquifères profonds sous terre peuvent prendre des centaines d'années à se remplir à nouveau. Utiliser ces puits revient à une sorte d'avance sur l'avenir, qu'il faudra rembourser plus tard lorsque l'eau ne pourra plus être utilisée.
C'est également l'idée qui sous-tend "les bulles alimentaires basées sur l'eau". On utilise une provision d'eau non renouvelable qui donne les moyens de cultiver de la nourriture. Mais, comme pour une bulle financière, elle éclatera obligatoirement. Alors, la production de nourriture s'effondrera. Les sécheresses vont et viennent mais elles ont été plus sévères en Chine ces dernières années. Le Shandong a souffert de sa pire sécheresse depuis 200 ans. Elle a persisté dans la province du Sichuan il y a quelques années, la plus grave en un siècle. Et l'année dernière, les cultures de maïs dans le nord de la Chine en ont été affectées (c'est à ce moment-là que pour la première fois la Chine devint un acheteur net de maïs à l'étranger). La sécheresse a également frappé des régions que l'on n'associe normalement pas à ce phénomène. Ainsi, Askia News Network ( Wall Street Journal Asia | Home - [ Traduire cette page ] a rapporté qu'en mai, les précipitations à Taiwan ont chuté de 35% comparé à la moyenne des 30 dernières années. Dans la partie occidentale de l'île, la pluviosité a dégringolé de 90% en avril et en mai. Taiwan est en temps normal une île relativement humide et son climat est favorable aux cultures. Avant de devenir un mini-Japon, Taiwan était un grand exportateur d'oranges, de bananes, d'asperges et de champignons. La base de son économie était l'agriculture.Les provinces du sud et du centre de la Chine sont normalement plus humides. Hubei, au centre du pays, est appelée "la province aux mille lacs" -- dont des centaines sont aujourd'hui "morts", c'est-à-dire qu'on ne peut plus y puiser de l'eau. En fait, la sécheresse a réduit le plus grand lac d'eau douce de Chine, à Jiangxi, de 80%.
▪ L'ironie de tout cela est que plus tôt ce mois-ci, le ciel a déversé des trombes d'eau sur la Chine. A présent, le pays a trop de pluie. Comme le rapporte le Wall Street Journal : "les inondations, provoquées par des pluies torrentielles qui ont commencé au début du mois, ont causé beaucoup de dégâts dans plus d'une douzaine de provinces et de régions. Les informations d'Etat les ont qualifiés de pire depuis des décennies dans certaines zones. En plus des 175 morts dénombrés, 86 personnes sont portées disparues et quelques 1,6 million de personnes ont été déplacées par les inondations. Le bilan établi lundi annonçait plus de cinq milliards de dollars de dégâts"...cf voir China News, Headlines, Top Stories, Current ... - Wall Street Journal - [ Traduire cette page ] Ces inondations ont aussi provoqué de lourdes pertes pour les récoltes. La production de céréales, de fruits et de légumes a chuté de plus de 20%. Les prix alimentaires montent en flèche. Des centaines de milliers d'hectares de cultures ont été détruits.
Je peux toujours essayer d'avancer des hypothèses pour expliquer pourquoi la météo en Chine s'est montrée plus capricieuse ces dernières années. Mais une chose est indéniable, et elle nous ramène à l'histoire par laquelle j'ai abordé avec d’autres posts : des bouleversements climatiques plus intense, un système capitalistes en fort déclin, une économie chinoise basée sur le capitalisme dans ce qu'il a de plus libérale - inégalitaire - destructeur couplet a un système autoritaire - despotique hérité du communisme. Lla Chine aura besoin d'acheter plus de nourriture à l'étranger. En important de la nourriture, elle augmente également ses besoins d'eau, la pollution, le réchauffement climatiques
De toutes les choses dont la Chine a besoin, la nourriture et l'eau semblent être parmi les éléments les plus importants et les plus résistants. Selon moi, une récession en Chine frapperait la demande de nourriture. Les gens ne mangeraient pas aussi bien. Ils consommeraient moins de viande. Moins de viande signifie moins de céréales pour le bétail. Par conséquent, le prix des céréales est lui aussi vulnérable aux récessions, tout comme le pétrole et le cuivre.
Mais les volumes sont assez stables dans le temps Plus récemment, si l'on observe la production, on remarque une hausse inexorable dans le temps. On voit également des pénuries persistantes par rapport à la consommation. C'est en partie la raison pour laquelle les niveaux des stocks ont été faibles et les prix sont restés élevés. voir Moraliser le capitalisme, comme le marché financier – système capitaliste ?, Les confessions d'un agent d'influence américain, Albert Camus et le "choc des civilisations", Peut-on quantifier les limites de la croissance ? Conférence ...,
13:41 Publié dans agriculture et envronnement, Eau, Economie, poitique, sciété, Finance,Economie, société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : le néocolonialisme - impérialisme, alimentaire, eau, chine, inde….)
29.04.2010
Interview ''Les marges de progrès pour protéger les océans sont considérables''
Du fait de leur nombre, les organisations internationales ont du mal à endiguer les menaces traditionnelles et émergentes pesant sur les milieux marins. Pas sûr que le Grenelle de la mer fasse avancer le dossier. Entretien avec Julien Rochette, chargé de projet Océans et zones côtières à l'Iddri à quelques jours de l'ouverture d'un forum mondial sur les océans à Paris. Julien Rochette répond ainsi sur le site Actu-Environnement.com a l’approche Forum mondial sur les océans (créé en 2001 en préparation du Sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg de 2002 afin de réunir la communauté marine sur les enjeux et problématiques spécifiques aux milieux marin et côtier. Après d'autres sessions organisées en 2003, 2006 et 2008, la France a la chance d'accueillir cette cinquième édition qui réunira près de 700 participants provenant de plus de 80 pays, les côtes et les îles qui se tient à Paris du 3 au 7 mai à Paris) :
Le peut-il aboutir à des résultats concrets ? Après l'échec de l'inscription du thon rouge à l'annexe 1 de la Cites, la protection de la mer et des océans peut-elle encore progresser ? Il ne faut donc en attendre aucune décision précise mais de tels échanges permettent incontestablement de porter les questions marines au plus haut niveau et de préparer les prochains rendez-vous internationaux…
Quelle est la responsabilité du consommateur en matière de chute des stocks de pêche ? Réponse Bien sûr que la protection des océans peut encore s'améliorer, les marges de progression sont même considérables !....
Quelles sont les menaces pesant le plus sur les milieux marins ? a) La pollution tellurique (80% de la pollution du milieu marin : Méditerranée, près de 60%. pollution peu visible mais quotidienne. b) croissance exponentielle des activités maritimes traditionnelles que sont le transport et la pêche (. Près de 90%) c) Enfin, la pêche couvre tous les espaces maritimes du globe, non seulement en surface mais également « en profondeur » (surexploitation) et les pratiques de pêche (ex : le chalutage de fond) participent la dégradation de la biodiversité par la destruction des écosystèmes. …
D'autres menaces sont moins connues…L'aquaculture est l'un des secteurs de l'industrie alimentaire qui a connu la plus forte croissance ces dernières années. Or, cette activité n'est pas sans conséquence sur le milieu : pollution…contamination…b) le changement climatique (direct (modifications du climat) et indirect (certaines solutions de géo-ingénierie qui sont aujourd'hui avancées. Le captage et stockage du carbone (CSC), la bioprospection intéressent beaucoup le secteur industriel, pharmaceutique notamment.
N'y a-t-il pourtant pas de nombreuses organisations internationales traitant des questions de mer ? Nombreuse et fragmentée. La FAO s'occupe de la gestion des pêches, le Pnue d'environnement, l'OMI de navigation, l'Unesco des questions scientifiques…s'ajoute une juxtaposition de conventions internationales applicables au milieu marin :… Et à ce cadre global s'ajoutent les approches régionales,
Comment l'UE tire-t-elle son épingle du jeu ? Renforcer considérablement la protection des écosystèmes marins (réglementation, réseau Natura 2000)… En France, plusieurs comités opérationnels du Grenelle de la mer ont fait récemment leurs premières propositions. Peuvent-elles porter leur fruit ? On peut tout de même se demander si le principe même du grenelle est une bonne idée. (Chercher à occulter au maximum les conflits entre acteurs, s'interroger sur le type de décision qu'un tel processus peut engendrer : compromis a tout pris : peut elle amener a une politique ambitieuse.
Conclusion : Plus généralement, il faut espérer que les décisions qui seront prises permettront de résoudre les grands « points noir » en matière de dégradation de la biodiversité marine et côtière, les pollutions d'origine agricole et l'artificialisation des sols notamment.
Pour en savoir plus :
Conférence de Nagoya d'octobre 2010 sur la biodiversité, Daniel Pauly (expert mondial de la pêche : vidéo sur l'IRD), réunion de l'Iccat, réseau Natura 2000, la « politique maritime intégrée ( vidéos) » sur ( UE , ), la zone économique exclusive (ZEE wikipedia), Thon rouge : mobilisez pour sa protection
17:01 Publié dans Interviews | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : eau, actu-environnement.com, forum mondial, océans, paris










