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05/04/2017

BÊTISE DE LA PURETÉ, PURETÉ DE LA BÊTISE

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Yannis Youlountas
 

– Ne te révolte pas, c'est violent.
– Ne vote pas non plus, c'est humiliant.
– N'essaie pas de squatter, c'est illégal.
– Ne perd pas ton temps à aider, ça change rien.
– Ne vise pas la révolution, c'est impossible.
– Ne vivez plus, ça vous fatigue.

source la publication de Yannis Youlountas.

 

Ma page est un espace ouvert aux publications pour tou-te-s mes ami-e-s. Et si je pouvais en accepter plus, je le ferais volontiers. Mais par contre, merci me laisser en dehors des polémiques à deux balles.

BÊTISE DE LA PURETÉ, PURETÉ DE LA BÊTISE

Déchirez-vous si vous voulez pour savoir si voter, c'est hallal, et si s'abstenir, c'est cachère. Crevez-vous les yeux réciproquement pour avoir bouffé ceci ou cela. Dénoncez-vous à chaque poignée de main avec des voisins de lutte idéologiquement hétérodoxes. Faites les beaux, les purs, les parfaits...

Soumission impossible

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la publication de Xavier Delucq.

Le débat d'hier a beaucoup servi à Jean-Luc Mélenchon. La présence des "petits" candidats lui a donné une position centrale sur l'ensemble des sujets abordés. Et du coup, l'a placé au-dessus de la mélée. Finie l'extrême-gauchisation" caricaturale vendue par les médias, son image a été nettement recentrée, tout en conservant la radicalité de changement complet exprimée dans le programme "L'avenir en commun". Tout en laissant l'envoi de SCUD à destination de Fillon ou Le Pen à Phillppe Poutou en premier tireur bien efficace hier soir. Macron, du coup, a passé son temps à essayer de passer entre les gouttes, et du coup, sa discrétion, le vide qui le caractérise n'en ont été que plus frappants. Il faut profiter de l'élan, on avance et on progresse.

Hervé Crouzet 4 avril, 22:25 · Annonay, Rhône-Alpes ·

( JL Melenchon largement au dessus des 10 autres sur LA POLITIQUE INTERNATIONALE !!!!! Même Jean Lassale approuve, LE BERGER va rejoindre les insoumis et votez pour JLM " Nous avons rallumé une flamme " !!!!  Votez pour vos idées, votez MELENCHON #JLM2017  #LeGrandDébatElysée2017 la publication de Hervé Crouzet.

Mais fichez-moi la paix : personne ici ne va me dire ce que je dois faire pour obéir à un dogme quelconque. J'irai voter si je veux et je n'irai pas si je ne veux pas. Je ne me suis pas lavé la pogne après avoir croisé Mélenchon, Poutou, Rouillan ou Coupat, ni après avoir trinqué comme à l'habitude avec mes compagnons anars et mes camarades antifascistes. Peu m'importe que beaucoup d'entre vous ne piffriez pas certains de ces noms : justement, je fais exprès de les citer. Oui, moi non plus je ne suis pas d'accord avec eux sur certains points, parfois importants, et alors ?

Je vous laisse la pureté qui vous importe tant.

Le mieux est l'ennemi du bien. L'absolu est une voie sans issue. La surenchère ne mène qu'à l'isolement, au solipsisme et à l'impuissance. Je ne fréquente ni les fachos ni leurs passerelles, ni la droite ni le PS, et c'est déjà bien il me semble.

Je ne mange pas au râtelier des médias mainstream, alors que bien peu déclinent leurs invitations.

Je ne me nourris pas de mes créations quand d'autres se dépêchent de développer habilement leur business et leur packaging.

Et je ne veux surtout pas du pouvoir qui est, à mes yeux, le principal fléau.

Alors, allez voir ailleurs si ça n'est pas assez pour mériter votre respect.

Je ne suis qu'un compagnon de lutte parmi d'autres, ni plus ni moins. Et j'aime tout autant monter sur les barricades que philosopher avec les enfants.

J'avance, avec celles et ceux qui le souhaitent, vers une société moins autoritaire, tant pour les humains que pour tous les autres, même si je sais que le chemin sera long et que les révolutions désirées ne tomberont pas du ciel.

Je vous laisse votre sectarisme et votre bêtise. Je garde l'amour de la diversité et le pari de l'intelligence collective.

La porte est là et j'ai mieux à faire qu'argumenter sans cesse face à des rabâcheurs de dogmes brandissant je ne sais quelle table de la foi. Intolérants de tous bords, passez votre chemin, vous n'êtes pas les bienvenus ici.

A la veille de repartir en Grèce, avec cette fois plus de 60 camarades et 26 fourgons remplis grâce à des milliers d'entre vous, j'ai une pensée pour mon camarade et ami "H." de Marseille, poignardé par deux fachos, dans la nuit de lundi à mardi. Tout mon soutien à lui, à son entourage et à nos camarades de l'Action Antifasciste Marseille.

En effet, quand elle n'est pas seulement de la bêtise, l'obsession de la pureté tourne au crime.

 

Yannis Youlountas

Aucun texte alternatif disponible.
Soyons sauvages la photo de Soyons sauvages. NE VOTONS PAS ........
 

Ne pas voter ? Brûler sa carte électorale, s'organiser sans les politiques !

design par Lille Offensive.

 

L’abstentionniste manque-t-il à son devoir civique ou est-il le révolutionnaire de demain ? En tout cas, les Français sont nombreux aujourd’hui à ne pas déposer de bulletin dans l’urne, autour de 20 % lors du dernier scrutin présidentiel de 2012.

Antoine Peillon est l’auteur de Voter, c’est abdiquer. Il y explique que les abstentionnistes sont en grande majorité très politisés. Loin des clichés véhiculant souvent l’image d’un désintérêt global pour la chose publique.

Alors qui sont les abstentionnistes militants aujourd’hui ? De quelle « culture » politique sont-ils issus et quel est leur projet de société ? Interview vidéo avec Antoine Peillon.

https://www.youtube.com/watch?v=wS3_PYGT55U

la publication de Yannis Youlountas23 mars, 20:03 ·
 
★ Un point de vue donné dans Le Monde Libertaire en 2012 : Selon la réponse, découleront grilles d’analyses, schémas de pensée, postures, propagandes,…
SOCIALISME-LIBERTAIRE.FR|PAR SOCIALISME LIBERTAIRE
 
France Info résumé la soirée débat en 10 dessins ... dont 4 de Deluc qhttp://www.francetvinfo.fr/…/en-images-presidentielle-le-...

11/12/2016

.geants.du.net.ennemis.d.etat.

 

 

Comment les géants du net veulent libéraliser la société special.investigation."geants.du.net.ennemis.d.etat"  sur Daylimotion et youtube  .Enquête sérieuse, qui montre que les géants du net sont entrain de détrôner les rois de la finance cf post de Nicolas Hernandez

 


 

 revolution. com - No one is innocent : 

 Dans l'émission de spécial investigation, l'émission qui contre enquête notre monde : Aujourd'hui les entreprises comme google, Facebook, tweeter - les entreprises réputées les plus cool de la planète - bureaux sumpa, ambiance créatives, boulots sympa. Le rève avec le soleil de la Californie en prime... Mais aujourd'hui les géants de l'Internet font polémiques jusque dans leurs fief californien de la Silicone Valley. Sur place , nous avons découvert l'envers du miracle économique 2.0 : Destruction d'emplois, expulsion, pauvreté en hausse... Ils nous démontre aussi dans ce très bon reportage l’égoïsme de ces géants du net . A San Francisco, Tweeter ne veut plus payer d’impôt locaux, Facebook a privatiser le commissariat du quartier, quand a Google et Apple , ils utilisent les infrastructure de la ville pour faire circuler leurs buses privés.... La population est furieuse. 

Spécial investigation - Émission du 30 Novembre ... - YouTube
 

>special.investigation.geants.du.net.ennemis.d.etat.do...

 

 A écouter :
Serge Halimi - Le Grand Bond en Arrière [HD]

1444-special.investigation.geants.du.net.ennemis.d.etat ... - Dailymotion

Quand on parle de Facebook et de son entrée en bourse, on pense bien sûr immédiatement à Mark Zuckerberg, dont la success story fait fantasmer tous les jeunes startupers de la planète. Mais quel est son poids réel dans Facebook, et comment sont réparties les parts du capital de la société, ou en tout cas comment l’étaient-elles avant Wall Street ? Qui sont ces actionnaires devenus millionnaires ou milliardaires parce-qu’il ont un jour cru dans le potentiel du réseau social, ou parce-qu’ils ont eu la chance de travailler avec Zuckerberg à ses débuts ?
Voici les 20 premiers actionnaires de Facebook ...

A qui appartient Facebook ?Facebook est en bourse, mais sait-on exactement quels sont ses actionnaires les plus importants?PRESSE-CITRON.NET

 

Les tout puissants de la nouvelle économie veulent aujourd'hui jouer un rôle politique et ils ont un programme : Plus de services publics, plus d'impots, plus de frontières . Une nouvelle révolution qui reformatera le monde pour leurs plus grands bénéfice. 

 

 Alexandre G : « Les dirigeant de ces boîtes sont libertariens. Je sais parfaitement ce dont tu parles. C'est pas la peine de m'en poster une tartine sur le sujet, j'ai écris dessus à de nombreuses reprises. Mais concernant les GAFA, comme on dit (Google, Amazon, Facebook, et Apple), leurs dirigeants sont libertariens. Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon, finance un des plus puissants think tank libertariens US : Reason (http://reason.com/.../06/jeff-bezos-and-the-great-beyondi...). Les dirigeants de Google, de leur côté, voudraient voir l’avènement d'une société transhumaniste et libertarienne. Quant à Steve Jobs, il était aussi libertarien. Leur idéologie est bien pire que le néo-libéralisme ».

 

 

 Ils poursuivent ce que dénonçait déjà Serge Halimi. Entretien avec Serge Halimi, journaliste au mensuel le Monde diplomatique, autour de son livre "Le grand bond en arrière" (Editions Fayard).
Comment est-on passé à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance ?
Emission France Inter "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet, première diffusion le vendredi 2 juillet 2004.
"Le prix du reniement" , "Flamme bourgeoise, cendre prolétarienne" - Monde 

 

 Ce que l'on appel le néolibéralisme a conquis la planète entière à la façon d'un empire mondiale qui aurait imposé une hégémonie politique, économique et culturelle et médiatique. Les moindre recoins depuis des années. Chaques jours, chaques matins ont nous répètent qu'ils s'agit là de phénomènes naturelles, incontournable et sans alternatives possibles. Tout juste peut on réguler "un petit peu" , humaniser un petit peu , judiciariser un petit peu. 

 

Des contre feu sont allumés, des mouvements se font entendre  pour lutter contre cette révolution ultralibérale ou libertarienne. Ce qui manquait, c'est de comprendre les mécanisme idéologique. Car bien entendu, il n'y a rien de naturelle, là dedans. Tout cela, ce sont des idées - des idées politiques - qu'il y a derrière tout cela. Il y a bien sur une volonté et Serge Halimi 

 

Est ce que l'Etat est susceptible de canaliser la folie du capitalisme?

 

L'Etat a souvent aider le capitaliste a se développer et le protège contre ses politiques autodestructrice ( ex les années 20). Le petit patron n'est pas content, mais il a besoin de l'Etat. A l'époque d'Hayek, l'Etat est assez fort ( ex le plan Marshall). On ne verra plus maintenant des interventions de l'Etat pour protéger le capitaliste. 

 

L'idée d'une utopie libéral " par Serge Halimi... On pense a une utopie sociale, mais pas le cas ici.

 

Nous avons des personnes comme Hayek, Tchatcheur Reagan qui disent que les crises proviennent d'un trop contrôle de l'Etat..... Ils disent donc qu'il faut revenir a un retour au libre échange

A écouter : Serge Halimi - Le Grand Bond en Arrière [HD]

Le droit capitaliste du travail

Les protections accordées aux salariéEs par la réglementation du travail ne doivent pas masquer les contradictions d’un droit tout aussi...

A lire aussi

 Chantal Joubert Agricole, Yannis Youlountas, Jacques Ricau : 

geants.du.net.ennemis.d.etat - L'indigné Révolté

geants.du.net.ennemis.d.etat" - Citizen Khane

 geants.du.net.ennemis.d.etat - Citoyenactif

20/11/2016

Pourquoi parler de "crise" ?

 

 

Je vous transmets le texte, cela peut servir de groupe de réflexion

 

Photo 073.jpg

 

 

 

Pourquoi parler de crise ?

Posted on 22 avril 2012 by risc

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes.

 

 

De l’extrême droite à l’extrême gauche, on entend partout aujourd’hui un même discours: l’économie réelle serait saine, seule une finance ayant échappé à tout contrôle mettrait en danger l’économie mondiale.

 

 

Dans une version plus conspirationniste, la crise ne serait qu’un prétexte, une stratégie des capitalistes eux-mêmes qui seraient en réalité en parfaite santé. Car, en fait, ces gros menteurs ont un trésor bien caché qu’il faudrait trouver pour ensuite le redistribuer à tous les pauvres. C’est pourquoi de la gauche à la droite on propose de raboter les niches fiscales et de trouver l’argent caché pour le réinjecter dans les États. cf : pensée complotiste d'A. Soral, théorie du complot

 

 

 

Ce discours se décline de différentes manières selon qu’on désigne les traders comme seuls responsables ou qu’on dénonce la partialité des agences de notation, ce qui revient à accuser le thermomètre en cas de fièvre. Mais par-dessus tout, « c’est la faute à la finance et à l’endettement », ou comment confondre la maladie et le symptôme.

 

 

Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

 

 

Photo 154.jpgLes dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. Les causes les plus profondes de la crise actuelle ne sont à rechercher ni du côté de la spéculation, ni du côté de l’endettement. Les achoppements financiers récents : crise des subprimes, crise de la dette, krachs boursiers à répétition, rôle des agences de notation, menace de faillite des États…tout cela est avant tout l’expression d’une crise du capitalisme lui-même.une photo de Cathy PG. : "ahahahahaa!!! Ils n'ont rien de mieux en Italie, la patrie de tant de génies?????"

 

En effet, le capitalisme est confronté à une contradiction récurrente: d’un côté, il lui faut diminuer (ou en tout cas limiter) les salaires pour baisser les coûts de production et maintenir les profits. D’un autre, il faut que les consommateurs aient suffisamment de revenu pour acheter les marchandises produites.
 
Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction On augmentait les salaires, mais on augmentait plus encore la production. On rendait marchands de nombreux secteurs qui ne l’étaient pas auparavant, comme aujourd’hui on est en train de le faire avec l’éducation, la santé ou la sécurité. On fournissait à coûts plus bas (par l’effet de l’industrialisation et de la massification) une foule de produits plus nombreux, et qui faisaient vivre les prolétaires tout en maintenant les bénéfices. Pour développer la production de cette manière, il fallait que la consommation envahisse la société entière, avec tout ce que cela signifie: publicité, manipulation du désir, production d’une foule de saloperies destinées à satisfaire des besoins socialement créés.f L'histoire secrète du patronat ; de 1945 à nos jours , Globalia de Jean Christophe RuffinGlobalia de Jean Christophe Ruffin, Rencontre avec Jean-Christophe Rufin, à l'occasion de la parution de Globalia
 
Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. Les délocalisations d’industries et de services ont alors permis de baisser le coût du travail au niveau mondial. La consommation a été soutenue par le développement du crédit, qu’il s’agisse de dépense publique (et de dette publique) ou privée. Mais ce système est lui-même à bout de souffle, comme le montre la crise qui a commencé en 2007. Le krach de 2008 n’a pu être rattrapé qu’au moyen d’une expansion massive de l’endettement étatique. Le montant de cette dette, désormais impossible à rembourser, est l’expression concrète de cette impasse. La crise de la dette publique en Europe et les perspectives de défaut de la Grèce, désormais bien réelles, en sont la preuve. Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard.
 
Celle-ci frappe actuellement les États sous la forme d’une crise budgétaire et de divers programmes d’austérité. Partout en Europe, on nous explique que nous vivons au-dessus de nos moyens, qu’il va falloir travailler plus et se serrer la ceinture. Face à cette situation beaucoup se retournent vers l’État comme ce qui permettrait d’imposer des limites aux « dérèglements du marché ».
 
« Avec plus d’État pour encadrer la finance, nous pourrons construire une économie plus sociale et plus prospère.» Mais le discours antilibéral se heurte à une évidence[1] : l’État n’est pas ce qui s’oppose à la sphère de l’économie, il est dans un rapport de totale interdépendance avec l’économie. La raison en est simple: il doit se servir de l’argent pour financer ses projets. Lorsque l’économie commence à ralentir, elle limite et étouffe son action. Avec la diminution de ses moyens financiers, l’Etat se réduit à la gestion toujours plus répressive de la pauvreté.
 
 

Les différentes structures du système capitaliste

 

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Le nouveau capitalisme

 

« Le capitalisme est en train de se transformer et connaît une nouvelle étape dans son évolution historique : c’est le passage du « capitalisme fordiste », qui a prévalu dans l’après-guerre, au nouveau « capitalisme actionnarial » (…)

 

La crise du capitalisme « fordiste » de l’après-guerre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle organisation de l’économie se met en place aux Etats-Unis et en Europe. Ce nouveau « régime de croissance », qualifié de « fordiste » par l’école de la Régulation, repose sur 4 piliers principaux :

·         Le rapport salarial « fordiste », organisant le partage des gains de productivité issus des principes tayloriens de l’organisation scientifique du travail sur la base d’un compromis capital/travail. Ce compromis est le fruit de négociations entre patronat et syndicats au niveau des branches et des entreprises. Il a permis une hausse rapide des salaires ;

·         Des politiques économiques actives, budgétaires et monétaires, dont l’objectif est d’assurer une progression régulière de la demande adressée aux entreprises ;

·         L’Etat-providence, c’est-à-dire un système de protection sociale fondé sur la solidarité entre les classes sociales et entre les générations ;

·         Des systèmes financiers administrés, destinés à assurer le financement de l’accumulation du capital productif par endettement bancaire à des taux d’intérêt faibles et contrôlés par les autorités monétaires.

Cet environnement institutionnel a contribué à créer un contexte économique et social d’une grande stabilité, particulièrement favorable à l’accumulation du capital industriel et à la croissance de la production : c’est la période des Trente glorieuses. La croissance est alors soutenue par la progression de la demande (…) et surtout par la progression du pouvoir d’achat des salaires découlant de leur indexation sur les gains de productivité et sur les prix. Enfin, la fixation administrative des taux d’intérêt garantit aux entreprises un coût du capital stable et bas, ce qui stimule l’investissement.

Ce régime de croissance rapide s’est essoufflé à partir des années 1970 avec le ralentissement de la croissance et la montée de l’inflation. La décélération des gains de productivité a été un facteur décisif et est allée de pair avec une baisse des profits des entreprises. Cette évolution résulte de la perte d’efficacité des méthodes tayloriennes d’organisation du travail ainsi que de la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus, conflits qui créent des tensions inflationnistes. Les événements de 1968 et l’échec des accords de Grenelle en France en sont l’illustration.

La crise du capitalisme fordiste résulte aussi de la déstabilisation du Système monétaire international (SMI). Les rythmes d’inflation différant selon les pays, le régime de changes fixes – qui assurait la stabilité des monnaies entre elles dans le cadre du SMI de Bretton Woods – est remplacé par un système de changes flexibles en 1973. Cette crise du SMI vient fragiliser (…) les économies [qui] deviennent de plus en plus interdépendantes. C’est le début du processus de mondialisation. (…)

 

 

Les débuts du « capitalisme actionnarial »

A partir de la fin des années 1970, en réaction à la crise du régime fordiste, les politiques économiques changent de cap dans les principaux pays industrialisés. Ces politiquent prennent place dans trois domaines principaux : une nouvelle régulation macroéconomiques, la libéralisation du système financier et, en France, la privatisation de la quasi-totalité des grandes entreprises industrielles et financières.

 

Les principaux piliers du régime fordiste sont remis en cause. Les politiques de rigueur salariale déconnectent l’évolution des salaires de celle des gains de productivité, les politiques de libéralisation et de privatisation font reculer la régulation publique et les réformes financières bouleversent la logique du système financier : l’économie d’endettement administrée fait place à une économie de marchés financiers libéralisée. A la suite de ces choix politiques et idéologiques, un nouveau régime de croissance se met progressivement en place : le « capitalisme actionnarial », dans lequel la finance de marché joue un rôle central. La création de richesse financière par les entreprises en constitue le cœur. (…) Ses principales caractéristiques sont : (…) le rôle primordial des marchés d’actions et des investisseurs (…), la prépondérance de la logique actionnariale induisant de nouvelles formes de gouvernement d’entreprise ; (…) la perte d’autonomie des politiques économiques face aux marchés financiers (…) »

 

Extraits de D. Plihon (2003), Le nouveau capitalisme, Paris, La Découverte, coll. Repères, pp. 48-

 

 

Alors pourquoi cette analyse, qui est à peu près la seule à se trouver confirmée aujourd’hui par la crise récente, suscite-t-elle si peu d’attention? Pourquoi est-il si difficile d’admettre aujourd’hui que notre système est à bout de souffle? Avant tout parce que personne ne peut vraiment imaginer la fin du capitalisme. L’idée même suscite une peur panique. Tout le monde pense qu’il a trop peu d’argent, mais chacun se sent menacé. Or, c’est bien l’argent mais aussi la marchandise, le travail, la propriété et l’État, qu’il faut attaquer. 
 
La disparition de cette société représente un tel bouleversement qu’on ne l’envisage pas nécessairement avec légèreté. Mais nous ne sommes pas condamnés à tenter de sauver l’économie qui chancelle et nous écrase. Nous pouvons contribuer à sa disparition. Pas pour le néant, mais pour un monde  un monde pour toutes et tous, sans exploitation ni domination.
_________________________
 
[1] Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme.

 L'extrême droite en Ukraine

Des groupes néo-nazis ukrainiens sont regroupés dans la formation nationaliste d’extrême droite Pravy Sektor(Secteur de droite) qui est à l'intiative des violences lors des manifestations pro-UE "EuroMaïden". Pour Jean-Marie Chauvier, ceux qu'on appelle  par euphémisme les jeunes " volontaires de l’autodéfense" sont en fait de véritables commandos levés par l’extrême droite dans son bastion de Galicie.

Collectif de la Revue Internationale Sur la Crise – Paris


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Observez le CAC 40, qui compte entre autres Total et son milliard d'euros de bénéfices mensuels, dont la valeur était de 7 000 points en l'an 2000 pour une valeur de seulement 3 500 points treize ans plus tard, soit 50% de baisse sur la période. Il n'est pas le seul indice boursier à avoir "plongé" au niveau mondial... ce qui ne durera pas.

Mais d'autres actifs doivent faire partie de votre patrimoine, tels les SCPI (sociétés civiles de placements immobiliers) de grande qualité, payées cash et/ou à crédit, sans oublier les maisons de retraites médicalisées, qui, avec la fiscalité du LMNP (loueur en meublé non-professionnel) vous feront profiter de plusieurs réductions d'impôts et d'une récupération de TVA.

Pour comprendre comment nous sommes arrivés dans les difficultés actuelle de la crise de la dette, de la hausse du chomage, de la récession  en France et en Europe et à plus long terme du ralentissement mondial ( et peut être blocage) de l'économie mondiale, il faut comprendre les différentes théories et iédologies qui ont façonné notre environnement :

- Les fondements du système mondial

- Les principaux échanges de bien et service

 

Ces principes permettents a des initiés dans des banques, des funds de pensions, des Etats.... d'investir au meilleures couts, de rentabiliser aux maximum leurs fonds et de le revendre après bénéfice pour maintenir ( les 7 à 8% promis aux clients pendant la crise.



Comme nous l'avons déjà écrit, les personnes qui vont payer la crise sont celles qui placent de l'argent à 2% ou 3% dans une inflation réelle de 6%, 10% ou 15%...

Photo 095.jpgC

source : 2013, l'optimisme est permis ! | La Chronique Agora

Impasse de la « compétitivité »

Il faut en effet tout le pouvoir de distorsion de la vue néolibérale du monde pour persister à voir dans la situation économique présente une crise d’offre, (...)

. La crise qui suit un choc financier comme celui de 2007-2008 n’est pas une crise d’offre, mais une crise de demande par contraction du crédit, une crise d’effondrement cumulatif de l’investissement et de la consommation par incapacité des agents à renouveler leurs financements ordinaires ((....) ajouter de la récession à la récession. (....) .

En premier lieu, le commerce extérieur des Etats européens étant : les stratégies de compétitivité sont des stratégies non-coopératives, puisqu’elles visent à la constitution d’un avantage unilatéral, (....)Bien sûr « nullité » ne s’entend pas pour tout le monde puisque entre temps les entreprises engrangent méthodiquement les avantages (les régressions) qui leur ont été concédés sous couleur d’une « compétitivité » dont l’amélioration est en fait totalement étrangère aux données réelles du problème. On n’en revient donc pas de l’énormité des conquêtes patronales,

Croissance économique : l'OCDE abaisse ses prévisions - Euronews

 
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