05.01.2012
Sarkozy brandit la "TVA sociale" pour marquer sa volonté de réformer :
A moins de quatre mois de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy ( Bilan de Sarkozy) veut montrer sa détermination à lutter contre le chômage et les délocalisations en poussant dans l'urgence une réforme controversée du financement de la protection sociale, dite "TVA sociale". Evoquée lors des vœux aux Français, débattue avec syndicats et patronat le 18 janvier et examinée au parlement en février: c'est tambour battant que Nicolas Sarkozy veut mener les dernières semaines de son mandat. Cela ressemble a une épée dans l’eau :
Le chômage au plus haut : Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité inscrits à Pôle emploi a augmenté de 1,1 % sur un mois en novembre pour s'élever à 2 844 000, selon les chiffres du ministère du Travail publiés lundi soir. C'est 29 000 de plus qu'en octobre. Le chômage a atteint son plus haut niveau depuis 12 ans en France. Sur un an, le nombre de chômeurs en catégorie A a progressé de 5,2 %. Depuis le 1er janvier, la progression atteint 140 000, soit près du double de celle observée sur l'ensemble de l'année 2010. Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d'emploi s'établit à 4 244 800 en France métropolitaine
"Oui nous devons faire évoluer l'assiette sur laquelle repose le financement d'une partie de notre protection sociale", a encore martelé jeudi le Premier ministre François Fillon. "Notre but est clair: notre fiscalité doit favoriser la création d'emplois productifs sur notre territoire."
Président impopulaire ( Dans DOSSIER SPECIAL : SARKOZY : LE BILAN
Un lourd héritage (article en accès libre) « Les erreurs du début de mandat en matière de finances publiques ont privé le pays de marges de manoeuvre qui seraient bien utiles aujourd'hui , Emploi : pas à la hauteur de la crise, Finances publiques : de l'art d'aggraver les choses, Protection sociale : des réformes injustes, donné battu par le socialiste François Hollande qui l'emporterait au second tour avec 57% des suffrages selon le dernier sondage de décembre, Nicolas Sarkozy veut apparaître comme un dirigeant volontariste qui, jusqu'au bout, aura cherché à "réformer" la France. Il continue surtout sur la voie de l’impasse pour lui, mais surtout pour les français.
François Fillon a précisé jeudi le calendrier du débat sur cette "TVA sociale": "Nous discuterons de tous ces sujets le 18 janvier. Nous déciderons ensuite à la fin du mois de janvier. La réforme du financement de la protection sociale sera soumise au Parlement en février."
La porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse avait annoncé un peu plus tôt que cette réforme voulue par l'exécutif "avant l'élection présidentielle" ferait l'objet d'un amendement budgétaire soumis au parlement, sans préciser de date.
Le principe de la TVA sociale :
- consisterait à alléger les charges salariales et patronales pesant sur les entreprises pour les transférer sur la TVA, augmentée de plusieurs points. Il s'agirait ainsi de favoriser la production sur le territoire national, en pénalisant parallèlement les biens importés.
Cette prime au "made in France" s'est imposée comme un thème de campagne dans un pays où l'industrie a perdu des centaines de milliers d'emplois ces dernières années, et dont la perte de compétitivité se traduit par un déficit commercial abyssal. J'ai essayé d'acheter français, je suis presque ruinée – rue 89
"Il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d'oeuvre à bon marché", avait plaidé Nicolas Sarkozy le 31 décembre.
Pour 100 euros de salaire brut, les charges sont de 39 euros en Allemagne et de 50 euros en France, avait fait valoir mardi le ministre du Travail, Xavier Bertrand.
Après trois ans de crise, le chômage a explosé en France et une récession est imminente: un contexte difficile qui laisse peu de marge de manoeuvre et que le président sortant cherche à dramatiser, en affirmant que le "destin de la France" est en jeu.
Nicolas Sarkozy devrait pas annoncer sa candidature avant fin février, pour rester "président" le plus longtemps possible, selon son entourage. Mais il prend aussi un risque en misant gros sur une réforme impopulaire.
Cette "TVA sociale" a été évoquée à de nombreuses reprises ces dernières années en France mais à chaque fois remise à plus tard, à cause de son impopularité et parce qu'elle toucherait directement, selon certains experts, le moteur principal de la croissance française, c'est-à-dire la consommation.
On y voit une "mystification économique" et "une faute sociale", une "arnaque" et une "mesure anti-sociale ». Selon un sondage CSA paru jeudi, près des deux tiers (64%) des Français se disent opposés à la TVA sociale, contre un tiers (33%) seulement qui y sont favorables.
En savoir plus source alternative économique : Éducation : l'école de l'inégalité des chances, Insécurité : tout reste à faire, Réforme de l'Etat : une approche comptable contreproductive, Pauvreté une politique en échec, Immigration : l'acharnement contre les sans-papiers, Mondialisation : de la coupe aux lèvres...
19:10 Publié dans emplois | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : emploi, social, sarkozy, "tva sociale" pour marquer sa volonté de réformer
23.08.2010
L’économie actuelle est restée dans les mêmes erreurs
L’économie actuelle est restée dans les mêmes erreurs qu’il y a 2 ans, dix ans (bulles Internet) voir sur plus de 30 ans A l'origine de cette hausse du chômage et du retour des profits des grosses boites : « Je l'ai dit et je le répète : il va falloir se faire à l'idée que le système essaye de se sauver, tant pis pour un marché de l'emploi très tendu et un chômage élevé. C'est bien triste, je le sais, mais c'est ainsi. Les entreprises ont su s'adapter à la crise en réduisant leurs coûts de manière drastique. Cela est notamment passé par des suppressions de postes qui ne seront pas re-créés. Cela pour 2 raisons :
1/La substituabilité du capital au travail a largement augmenté ces dernières années, grâce au progrès technique
2/La délocalisation de la production vers des zones où le coût du travail est moindre que dans les pays occidentaux s'est accélérée et les entreprises ne reviendront pas en arrière »
Pourquoi? Car les marchés sont manipulés, il ne peut y avoir d'autre explication. Naturellement, ceux qui disent " oui mais la croissance va continuer a augmenter " sont les mêmes que ceux qui prévoyaient des taux de croissance bien supérieur à ceux qui viennent d'être publiés en Europe. Il y a visiblement de la manipulation, plus aisée dans un marché sans volumes! C'est comme si les chartistes et leurs apôtres cadenassaient le marché devenu conséquemment artificiel..
N'écoutez pas les marchands de sommeil mais restez prudents.. Il viennent de dire que les 2% ne seront pas atteint et que cela devrait filtré entre 1.5 et 1.8%. "C'est fort, c'est excessif. Il faudrait connaître sur quoi ils fondent cette prévision, sur quels ressorts elle s'appuie. S'ils tablent sur une reprise des exportations comme en Allemagne ou sur une forte demande intérieure, je n'y crois pas !" Si ce n'est une hausse des impôts, du chômage et encore (malheureusement) un sursis des marchés.
C'est pour cela qu'il faut une insurrection des consciences. Voir Pourquoi l’insurrection des consciences ? ( mon blog), : Libéralisme, écologie et Europe ( plusconcient.net) Année: 2008 Durée: 24' 16'', Tribune de Yves Cochet : Quel projet pour Europe Ecologie ? Dire la vérité et assumer la décroissance , Les vrais maîtres du monde ??? Serge Halimi sur "Le grand bond en arrière (plusconcient.net) Année: 2004 Durée: 50' 51''
12:17 Publié dans Finance,Economie, société | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : finance, société, emploi, l’économie, rester, les mêmes erreurs










