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01/12/2016

Syrie, dans l'enfer d'Alep

 

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 "Quand létat t'enseigne a tuer, il se fait appeler patrie." Friedrich Dürrenmatt
musique: Harold Berg

 

Marc Robine - Le Déserteur (Version non censurée) 

 "Today 150,000 people are threatened with extermination. We are calling for a halt to the bombing and guarantees of safe passage of all," Brita Haji Hassan said during a trip to Geneva.

24 heures à Alep, reportage exclusif en Syrie - YouTube :

v=atebT28Dt4U 19 mois d'un conflit sanglant et toujours pas la moindre issue de paix en Syrie. Vue la bataille impitoyable que se livrent les insurgés de l'Armée syrienne libre et les forces loyalistes depuis plus de deux mois, à Alep, cette situation ne semble pas en mesure d'évoluer dans l'immédiat

 

"Le soulèvement en Syrie pose des questions dramatiques auxquelles il n'existe pas de réponses simplistes — à moins de jouer la politique du pire. Il faut rappeler ce que le renversement de Saddam Hussein par les Etats-Unis a coûté, coûte et continuera de coûter aux Irakiens dans les prochaines décennies."Nous sommes dans une impasse. L’opposition — ou plutôt les oppositions — est incapable de renverser le régime, et le régime est incapable de venir à bout de l’opposition"

> "A propos de la Syrie" - Alain Gresh 23 février 2012 - Nouvelles d'Orient  - Les blogs du Diplo

Quoi encore, la Syrie ?

 

.mceHideBrInPre PRE BR { DISPLAY: none }Syrie : images aériennes de la vieille ville d’Alep détruiteLe Monde.fr avec Reuters La reconquête de champs de ruines dépeuplés A lire déjà Quoi encore, la Syrie ?

La population est abreuvée de slogans comme :

  • « La guerre, c'est la paix. »
  • « La liberté, c'est l’esclavage. »
  • « L'ignorance, c'est la force. »

Le président syrien affirme que la défaite des rebelles à Alep marquera un tournant dans la guerre :

« C’est vrai qu’Alep sera une victoire pour nous, mais, soyons réaliste, cela ne signifie pas la fin de la guerre en Syrie (…). Mais ce sera une étape énorme vers la fin [du conflit]. »

Ce slogan, répété à plusieurs reprises, est particulièrement significatif du point de vue du lecteur/spectateur. Il vient heurter la possibilité d'une liberté individuelle.

La ville incarne la tragédie syrienne : des milliers de civils sont pris au piège dans ses quartiers insurgés, cibles de bombardements incessant et sans recours à l’aide humanitaire ; des milliers d’autres partent sur les routes, tentant de fuir les combats

Syrie : posez vos questions sur la situation à Alep LIVE Benjamin Barthe, le correspondant du « Monde » à Beyrouth, va répondre à vos questions sur la bataille d’Alep, qui semble approcher de son dénouement. Syrie : la bataille d’Alep en 23 cartesVisualisez la bataille d’Alep en cartes

Et toujours la population en otage…

Alep, le cri d'alarme - C à vous - 08/12/2016

 

Syrie : à Alep, un carnage parmi les civils en fuite
Des familles tentant de quitter les quartiers est ont été bombardées par des tirs d'artillerie. Ils avaient enfilé leur manteau d'hiver, en prévision des nuits qu'il faudrait peut-être passer dehors. Ils portaient à l'épaule ou tiraient derrière eux de gros bagages, remplis de tous les effets qu'ils n'avaient pu se résoudre à abandonner.Le bombardement a fait 45 morts et des dizaines de blessés, selon les casques blancs, la défense civile de la partie est d'Alep, qui impute ce carnage à l'artillerie gouvernementale. « Ces gens fuyaient la mort, s'indigne un secouriste sur la vidéo. Les déplacés passent par là pour rejoindre la partie ouest de la ville. C'est pour cela que l'endroit a été visé. »

 

Alep-Est, le 30 novembre. Image extraite d’une vidéo diffusée par les casques blancs (la défense civile syrienne).
Alep-Est, le 30 novembre. Image extraite d’une vidéo diffusée par les casques blancs (la défense civile syrienne). HO / AFP

 

Alep « est devenu le summum de tout ce que compte le catalogue d’horreurs en Syrie », s’est ému Stephen O’Brien, qui a fustigé « des règles de la guerre systématiquement bafouées en Syrie ». « Il n’y a plus de limites, plus de lignes rouges », a t-il déploré

L'enjeux d'ALEP est devenu l'enjeux stratégique, politique et  militaire de la / les guerres en Syrie. 

Editorial. ( le Monde)  Des sources crédibles font état de près de 500 000 morts. Le nombre de blessés dépasse les 2 millions. Sur les 22 millions de Syriens, pas moins de la moitié sont considérés comme des « personnes déplacées », à l’intérieur ou à l’étranger. Des villes de plus de 100 000 habitants ont été rasées dans les bombardements et provoqué la pire crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale.. Le flot des malheureux qui fuient les combats autour de la deuxième agglomération du pays, Alep, ne tarit pas.

L'escalade de la violence en Syrie, particulièrement dans les quartiers rebelles d'Alep, montre qu'une solution politique à ce conflit "n'est plus une option viable", a indiqué ce mercredi un responsable de l'opposition au régime de Bachar al-Assad. Les rebelles sont en train d'"envisager toutes les options pour défendre le peuple syrien contre l'agression russe" en Syrie, a déclaré dans un communiqué Mouwafaq Nyrabia, vice-président de la Coalition nationale syrienne (CNS), la principale formation de l'opposition syrienne en exil.

Les images sont cauchemardesques : celles de parents, nouveau-nés dans les bras, émergeant des décombres des dernières frappes aériennes. Les camps de réfugiés aux frontières débordent, en Jordanie comme en Turquie : la machine à fabriquer les djihadistes de demain tourne à plein.


Accélération de l'offensive
« Nous partions à cause de l'injustice, des frappes aériennes, des bombardements, du manque de nourriture, raconte un rescapé sur d'autres images. J'ai perdu ma femme. Ma fille de 11 ans a aussi été tuée. Et j'ai une autre petite à l'hôpital. » Quelques instants plus tard, l'homme est filmé en train d'envelopper ces deux cadavres dans des linceuls en plastique orange, fournis par les casques blancs.

Avec l’aide de sa mère, Bana Al-Abed raconte depuis septembre son quotidien fait de peur, de bruits de bombardements et de destructions dans les quartiers est d’Alep.Bana Al-Abed, 7 ans, raconte depuis plus de deux mois son quotidien à Alep, fait de peur, de bruits de bombardements, de destructions, sur un compte Twitter tenu par sa mère, Fatemah. Les messages sont retranscrits dans un anglais simple et décrivent la difficulté et l’horreur de vivre dans des quartiers assiégés depuis près de quatre mois par l’armée, avec des photos, des petites vidéos, comme une enfant décrirait sa vie normale dans une autre ville.

Le compte Twitter de Bana Al-Abed a été largement médiatisé et, de ce fait, a gagné une audience importante. Elle donne à ceux qui ne sont pas susceptibles de « suivre » ce qu’est la guerre en Syrie une « fenêtre » pour se rendre compte de ce qu’est la vie dans une ville encerclée. Régulièrement, la fillette et sa famille, qui n’ont pas dit où elles habitaient précisément, croient voir leur dernière heure arriver à mesure que l’armée syrienne continue ses bombardements :

Parmi les plus de 350 personnes tuées en une semaine dans l’est d’Alep, près d’une centaine étaient des enfants, selon l’Unicef. Les enfants comme Bana Al-Abed« vivent un cauchemar », a souligné Justin Forsyth, directeur adjoint de l’organisation. Un docteur sur le terrain cité dans le communiqué de l’Unicef ajoute : « La souffrance et le choc que nous avons constatés chez les enfants sont les pires qu’on n’ait jamais vus. »

Les quartiers rebelles d’Alep pourraient être totalement détruits à la fin de l’année si l’armée syrienne, appuyée par son allié russe, poursuit sa vaste offensive, a averti jeudi 6 octobre l’envoyé spécial de l’ONU sur la Syrie, Staffan de Mistura.

« Dans deux mois, deux mois et demi au maximum, à ce rythme, la partie est d’Alep risque d’être totalement détruite, a-t-il dit lors d’une conférence de presse. Nous parlons de la vieille ville en particulier, et des milliers de civils syriens vont être tués. »

D’après ses estimations, en plus de ce millier de djihadistes ront Fateh Al-Cham (ex-Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaida), 8 000 combattants insurgés « au maximum » assurent la défense d’Alep-Est.

L’armée syrienne et ses milices tiennent désormais près d’un tiers de la partie insurgée d’Alep. La chute de la ville marquerait un tournant dans le conflit.LE MONDE |

Syria’s war: Government forces push into Aleppo's old city

 

"In the past several days an intensive

 

  
Syrie, dans l'enfer d'Alep Ligne de Front

 

Documentaire sur la guerre à Alep en Syrie réalisé par ... - YouTube :  

 


Alep, un an après, c'est le portrait d'une ville dévastée qui tente de renaitre dès que les bombardements cessent, c'est le portrait surtout de ses habitants. De ceux qui vivent et qui font la guerre en Syrie.

 

Le Conseil de sécurité est paralysé par le veto russe. Certes Moscou est isolée et même Pékin ne suit plus. Mais elle reste maîtresse du jeu avec son soutien à un régime en passe de reconquérir une bonne partie de la Syrie dite utile. Ce sera une victoire de courte durée qui ne fera qu’alimenter encore un peu plus le djihadisme mais le Kremlin aura réussi à démontrer qu’il est à nouveau incontournable comme à l’époque de la guerre froide.

 

Alep Syrie , vivre avec la guerre documentaire - YouTube : Alep Syrie , vivre avec la guerre documentaire - YouTube

 

«Les Américains nous ont demandé si nous voulions partir ou rester, nous leur avons dit que c'est notre ville et que nous la défendrions»

Zakaria Malhifji, un responsable du groupe Fastakim, membre de l'ASL, basée en Turquie

Les revers qu'ils ont subis sont aussi la conséquence des divisions entre groupes rebelles, écrit le correspondant du journal qatarien al-Qods al-Arabi à Alep. «Les groupes ont oublié l'obligation religieuse de s'unir entre eux», explique le journal prorebelle, qui cite un responsable, Abdul Razzak al-Mahdi, se lamentant: «On aurait dû se regrouper en une seule faction comme un mini-État.»

East Aleppo resident: 'They are trying to exterminate my neighbourhood'

 Le pouvoir n’a d’ailleurs pas commenté l’annonce russe.

« Celle-ci est purement médiatique, c’est pour calmer les Américains et la communauté internationale. Mais sur le terrain, les bombardements continuent car le régime ne veut pas donner de répit aux rebelles ou aux civils », estime le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.


Guerre en Syrie : Alep, la chute finale ? (partie 1), (partie 2)

 

DÉCRYPTAGE - pour le figaro "La chute annoncée d'Alep modifiera profondément la donne en Syrie".

La perte d’Alep constituerait pour les insurgés leur pire défaite depuis le début de la guerre : ils ne contrôleraient alors plus que la province d’Idlib, voisine de celle d’Alep, et quelques poches près de Damas et dans le sud du pays.

Pour Damas, le succès des armes paraît désormais tellement certain que le ministre de la «Réconciliation», Ali Haidar, n'hésite pas à parler de «victoire stratégique» pour l'armée syrienne. La chute annoncée d'Alep, dont la vieille ville était entièrement reconquise par l'armée gouvernementale mercredi, sera sans nul doute un «game changer», un événement qui modifiera profondément la donne en Syrie. Le premier gagnant est Bachar el-Assad, l'allié de Moscou et de Téhéran, celui qui au début de la guerre a vidé les prisons de ses djihadistes afin qu'ils distillent leur poison dans l'opposition syrienne. En septembre 2015, le régime de Damas a été sauvé par l'intervention militaire de la Russie. La conquête d'Alep, la deuxième ville du pays, qui fut sa capitale commerciale avant la guerre et qui était jusque-là l'un des rares centres urbains tenus par les rebelles 

«L'effet des armes russes commence à se faire sentir sur le territoire syrien» Haut responsable militaire

Benyamin Nétanyahou, qui se rendra lundi à Moscou pour partager ses inquiétudes avec Vladimir Poutine, pointe les risques de bavure aérienne et redoute un renforcement du Hezbollah.Que le déploiement de troupes et de matériel militaire russes dans l'ouest de la Syrie ait été dévoilé, fin août, par la presse israélienne, ne doit à l'évidence rien au hasard.

 

Exclusive: Russia's Secret Soldiers Fighting In Syria


"On nous a amené ici, on était quatre. Qu'est-ce qui était le plus important pour nous? L'argent, bien sûr. Tout le monde cherche de l'argent facile. Et nous, nous nous y sommes décidés", a confié le mercenaire à la chaîne.

L'appui militaire russe décisif aux forces syriennes Alors que la reprise en main d'Alep-Est par le régime s'amorçe, les pertes russes s'accumulent sur le terrain  La liste des pertes russes en Syrie s'est sensiblement allongée ces derniers jours sur fond d'assauts russo-syriens redoublés sur les quartiers est d'Alep. Le ministère russe de la Défense a indiqué mercredi le décès du colonel ... 

En Syrie, la Russie prépare déjà l’après-Alep Des unités spéciales tchétchènes, envoyées en Syrie, vont être chargées d’une mission de police militaire. LE MONDE |

Des dizaines de soldats suréquipés s’apprêtant à embarquer sur une piste aérienne sont apparus dans une vidéo rendue publique le 6 décembre et diffusée, jeudi, par un site Internet lié au ministère de la défense, et par des médias russes.

« Ramzan, qu’est-ce tu fais ? Rouslan, t’as décidé d’y aller ? », entend-on sur la bande. « Oui, j’ai décidé d’y aller », répond un militaire. « Qu’Allah vous protège », poursuit la voix.

Filmés par un téléphone portable, ces hommes, qui s’exprimaient en langue tchétchène, appartiennent aux bataillons « est » et « ouest » établis sur la base russe de Khankala, à l’est de Grozny, la capitale de la Tchétchénie, une république autonome de Russie à majorité musulmane. Tous arborent des bérets rouges et un nouvel insigne sur leur bras, « MP », pour police militaire.

Selon Pavel Felgenhauer, un analyste spécialisé dans la défense, Moscou chercherait ainsi à endosser un rôle de pacificateur et redorer en Russie le blason d'un Vladimir Poutine par ailleurs confronté au conflit en Ukraine

Il y a cent ans, une crise locale avait dégénéré en conflagration générale, parce que les « petites torches » des conflits, que dénonçait Jaurès juste avant sa mort , avaient fini par allumer l'incendie

Syrie, le cessez-le-feu de la honte

Un énième accord sur un cessez-le-feu a été conclu entre Russes et Américains en Syrie. Les circonstances entourant les discussions ne sont toutefois guère meilleures que celles des accords précédents et rien n’incite à l’optimisme. (...) 

Tous ces évènements confortent les sunnites de ces pays dans l’idée d’être les victimes d’une guerre visant à les écarter. La passivité face aux crimes de Bachar al-Assad a contribué à renforcer l’idée d’un parti pris contre les sunnites et à donner naissance à un sentiment de haine inédit au sein de la population syrienne, convaincue que ni Américains ni Européens ne souhaitent réellement voir les Syriens accéder à la liberté demandé en 2011 .Aujourd’hui, ces deux puissances négocient entre elles, en l’absence total de cadre légitime, des partis concernées et avec le mépris le plus total du droit international. Ils ont ainsi torpillé toute chance d’application de la résolution 2254 de l’ONU qui prévoyait de mettre en place un gouvernement de transition et  une nouvelle constitution, avant de procéder à des élections libres a lire Un ennieme sommet syrien

A lire UN OEIL SUR LA SYRIESyrie, le cessez-le-feu de la honteUN OEIL SUR LA SYRIEHistoire(s) de Daraya : 2001-2016 (6), Aid group for Palestinians in Syria warned Yarmouk's "humanitarian situation is going from bad to worse" http://aje.io/qs6k

Cliquez ici pour agrandir l'infographie

WAR & CONFLICT

Where is the next battleground in Syria?

The Syrian government celebrates the retaking of Aleppo, but is it enough to secure the final victory?

War & Conflict, Middle East, Syria's Civil War, Battle for Aleppo, Bashar al-Assad

 

The capture of all of Aleppo is President Bashar al-Assad's biggest success since the war in Syria began almost six years ago.

It is a crushing defeat for opposition fighters who have been forced to retreat.

Does Assad have enough manpower and weapons to protect the territory his forces have retaken while at the same time trying to win back more areas?

Presenter: Hazem Sika

Guests:

Louay Safi - chairman of the Syrian American Council and a former spokesman for the Syrian National Coalition

Pavel Felgenhauer - Russian military and defence specialist

Michael Horowitz - director of intelligence at the geopolitical consultancy, Prime Source

Source: Al Jazeera News

LIRE AUSSI:» Alep: une femme médecin militaire russe tuéeVentes d'armes : Moscou maintient son rangVladimir Fédorovski: «Les sanctions contre Poutine renforcent le nationalisme russe»L'oeil de Moscou -Homs, chronique d'une révolte

C’est dire que l’irruption actuelle des Gardiens de la Révolution d’Iran représente un basculement majeur, d’autant qu’elle s’accompagne de la participation massive de milices pro-iraniennes, libanaises, irakiennes et même afghanes.

Téhéran assure la survie militaire du régime de Damas en finançant et en armant des mercenaires Depuis la mi-novembre, des milices chiites étrangères, forces de choc indispensables au régime de Bachar Al-Assad, participent à la reconquête des quartiers rebelles d’Alep.

movement fighting a Saudi-led military coalition in Yemen.

Ces groupes accompagnent l’armée régulière syrienne, usée par plus de cinq ans de lutte, et opèrent de façon autonome, sous commandement général iranien. Téhéran, leur parrain, a maintenu les capacités du camp loyaliste en finançant et en armant ces mercenaires, tout en noyautant l’armée et les milices syriennes. 

Alep brûle
 

 

 Les djihadistes chiites, l’autre menace pour l’avenir de la Syrie et des Syriens (3/3,Alep Syrie, vivre avec la guerre)La décision de L'Assemblée qualifie l'Etat islamique de "génocidaire" est hypocrite, car  la résolution ne faisant pas référence "aux centaines de milliers de victimes du régime syrien" ni aux bombardements de la ville d'Alep, en Syrie.

 

Alex Younger,  le chef du MI6 (service de renseignement extérieur).qui prononçait jeudi son premier grand discours public depuis sa nomination en 2014, a ajouté que la Russie cherchait à anéantir les opposants au régime de Bachar al Assad en transformant la Syrie en un désert humain. Selon lui, la Russie et Assad empêchent toute victoire sur le groupe Etat islamique et rendent illusoire toute perspective de fin de la guerre civile en considérant tous les adversaires du régime comme des "terroristes".

"La Russie et le régime syrien cherchent à tout transformer en désert, et appellent cela la paix. C'est là une tragédie humaine déchirante", a dit le patron du MI6. "Nous ne pourrons être à l'abri des menaces qui proviennent de ce pays tant que la guerre civile n'aura pas pris fin", a-t-il continué.

Syrie: 26 combattants prorégime tués par l'EI, 22 civils par des raids aériens

L’EI s’approche à nouveau de la ville syrienne de Palmyre L'EI, qui occupe d'importantes régions du pays, contrôlait auparavant plusieurs villes de la province de Homs, dont l'ancienne cité de Palmyre, avant d'en être chassé ces derniers mois.Depuis, il ne domine plus qu'une vaste zone désertique de l'est de la province mais lance régulièrement des attaques contre des positions isolées de l'armée, y compris les champs pétroliers, difficiles à protéger. Des attaques simultanées menées par les djihadistes près des champs pétroliers et gaziers de Mahr et Chaar, ainsi qu'ailleurs dans la province", a précisé l'ONG.

"L'EI a réussi à s'emparer de sept checkpoints et d'autres positions tenues par les progouvernementaux qui ont été forcés de se retirer au milieu de violents combats", a-t-

Le groupe djihadiste État islamique (EI) qui poursuit son offensive près de la ville antique de Palmyre, dans le centre de la Syrie, a indiqué une ONG Le Monde.fr avec AFP et Reuters | .Il s'agit d'un sérieux revers pour Damas face à ses ennemis djihadistes qui mènent une guerre extrêmement mouvante dans le désert, faite de harcèlement contre l'armée, avant de se retirer lorsque celle-ci contre-attaque.

La capacité de Bachar el-Assad à regagner le contrôle de la Syrie est loin d'être acquise, car la violence de l'opposition contre le gouvernement et son désir de vengeance ne feront que grossir. Mais la chute d'Alep ne signe pas la fin de la guerre, seulement son entrée dans une nouvelle phase. Cette dernière passera sans doute, pour le pouvoir, par la nécessaire sécurisation des ...

La reprise de la cité antique dimanche, ainsi que la lenteur de la reconquête de Mossoul par les Irakiens, peut être considérée comme des victoires militaires pour les djihadistes, après de nombreuses défaites ces derniers mois, notamment en Libye. Le gouvernements syriens et ses milices sont incapables de garder durablement des positions " gagnés" et s'en remettent a des bombardements aveugles sur les civiles Syrie: raids meurtriers sur un secteur tenu par l'EI21 civils tués dans des frappes contre Raqqa

Ce revers dans une ville où Vladimir Poutine avait organisé un concert symphonique en mai pour en célébrer la libération, illustre la difficulté de l’armée de Bachar Al-Assad, engagée dans la reconquête d’Alep, à combattre sur plusieurs fronts en même temps, en dépit du soutien aérien de la Russie et celui au sol de milices chiites libanaise, irakienne et iranienne.


Au-delà de Palmyre, l’EI agrandit sa zone d’influence dans la province de Homs, presque entièrement sous contrôle de l’armée syrienne. A 250 kilomètres de là, l’EI est solidement implanté dans la ville de Deir ez-Zor et ses alentours, où il assiège 80 000 habitants pris au piège depuis juillet 2014 dans une enclave contrôlée par Damas. Une zone d’où il peut acheminer des renforts, et où seraient arrivés ces derniers temps des militants en provenance d’autres régions où il perd du terrain.

Offensive de l'EI près de Palmyre en Syrie LIRE AUSSI:»Syrie : Palmyre de nouveau encerclée par Daech, »100 millions de dollars pour le patrimoine en danger Syrie/Palmyre: combats entre l'EI et le régimeL'armée syrienne envoie des renforts à Palmyre

 

Une des dimensions les plus dangereuses de ce conflit tient aux risques de sa transformation en affrontements « confessionnels ». Il serait faux de dire que tout se réduit, en Syrie, à une appartenance religieuse ou communautaire : il existe des alaouites qui soutiennent l’opposition, et des sunnites qui préfèrent le régime aux insurgés. Mais le pouvoir, s’appuyant sur sa base alaouite, a incontestablement avivé les tensions. De son côté, l’opposition — ou certaines de ses composantes, notamment le CNS — n’est pas en reste et se montre incapable d’offrir des garanties sérieuses pour l’avenir. Personne ne semble remarquer comment les Kurdes, par exemple, qui furent parmi les premiers à manifester (notamment pour obtenir des documents d’identité) se tiennent désormais à l’écart, choqués par le refus du conseil national syrien de reconnaître leurs droits (Dogu Ergil, « Syrian Kurds », Zaman, 21 février). Pour sa part, le régime semble vouloir relancer les activités du PKK, un parti qu’il avait utilisé dans son affrontement avec la Turquie dans les années 1990 et qui reste très populaire parmi les Kurdes de Syrie. 
 
La Situation deviendrait alors incontrôlable car il n'y aurait une impasse diplomatique aux conflits. Nous verrions un recrutement accéléré des organisations terroristes comme Daesch ou le Front Al Nosra, première bénéficiaire de l'abandon des pays européen dans le conflit et de l'échec d'une transition diplomatique.Car la militarisation du conflit est en marche, et porte avec elle les germes d’une ( multiple ) guerre civile (peut-être la seule voie de sortie pour le régime)
 

Les derniers attentats arrangent les affaires de Bachar El-Assad tout en répondant aux intérêts de Daech. Quoi qu’il en soit, tout règlement international de la crise syrienne nuirait finalement aux deux. courrier international Publié le

Car la situation la plus profitable, aussi bien pour Daech que pour Assad, serait la perpétuation de la situation telle qu’elle est depuis trois ans. Pour les deux, c’était la meilleure garantie de survie puisque l’existence de l’un renforce celle de l’autre.

 
En attendant, des gens meurent…
 
 
Marc Robine - Le Pieu

 Battle for Aleppo, Aleppo Bombing, Middle East

Lire aussi :   En Syrie, les Occidentaux impuissants, la Russie maîtresse du jeu

 

Documentaire - Le crépuscule des Assad (Syrie - Arte)

 

Syrie - Dans l'enfer de la répression :

 

Source "A propos dela Syrie"« Burning Country »La contestation

 

Les blogs

 

Les causes de la révolte

Militarisation

La voie de la négociation 

Lettre de Syrie

La bataille stratégique d'ALEP

LIRE AUSSI:

»Alep, ville symbole et enjeu stratégique pour le régime syrien

»Alep-Est : la situation dégénère alors que plus aucun hôpital ne fonctionne

COMPTE RENDU La petite Syrienne de 7 ans qui tweete en direct la destruction de sa maison à Alep 6 Avec l’aide de sa mère, Bana Al-Abed raconte depuis septembre son quotidien fait de peur, de bruits de bombardements et de destructions dans les quartiers est d’Alep. Syrie : la rébellion s’effondre à Alep  

 COMPTE RENDULes milices chiites en première ligne dans la bataille d’AlepTéhéran assure la survie militaire du régime de Damas en finançant et en armant des mercenaires Louis Imbert (Erbil (Irak), envoyé spécial)

 Quoi encore, la Syrie ? 19/11/2016 15:52

Alep Syrie, vivre avec la guerre Créé le jeudi 01 décembre 2016, SYRIA'S CIVIL WAR Aleppo locals say bombing goes on despite 'suspension' Syrie : les leçons du martyre d’AlepLa bataille stratégique d'ALEP

Les débats

11/09/2016

fragile le cessez-le-feu

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Bonjour !

 

Barack Obama a proclamé avec le plus grand sérieux à la convention démocrate de Philadelphie qu’il reviendrait à Hillary Clinton de défaire Daech. En transmettant ce lourd fardeau à son éventuelle héritière, Obama se comporte une fois encore de manière aussi irresponsable que son propre prédécesseur, George W. Bush.La seconde erreur est d'avoir laissé la situation en Syrie s'embourber avec la multiplication des acteurs locaux, régionaux et internationaux aux intérêts contradictoires

 
 
Here is a closer look at the truce deal set to begin on Monday http://aje.io/4bmf , UPDATE: The death toll from today's air strikes in Idlib and Aleppo now stands above 80 http://aje.io/4yha "A violation by the regime should be met with a perhaps military response," said the HNC's Bassma Kodmani http://aje.io/8qmm
 
 
"Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre."Winston Churchill  Déclaration à Chamberlain propos des Accords de Munich :  - Discours du Président Edouard Daladier au Bourget le 1er octobre 1938,
 
L'accord de Munich (1938) Seconde Guerre Mondiale Les Accords de Munich. 2000 ans d'histoire sur France Inter de Patrice Gélinet avec Jean-Pierre Azéma (historien). 15.01.2009 Les jeux d'Hitler Une relecture bien salutaire pour voir les lâchetés, les complaisances des diplomaties occidentales, américaine, russes, syrienne et chinoise....
 
L'impuissance et / ou lâcheté des occidentaux associé aux cynisme et à l'esprit de conquête des Russes a radicalisé une opposition syrienne qui se sent abandonné par les diplomatie et par peur de mourir de faim, de froid, sous les bombes  et de maladie sous les sièges impitoyable du régime syrien se tourne vers les djihadistes comme dernier recours.  En derniers recours, l'externalisation du conflit syriens des américains qui se désengagent vers la Russie va faire le jeux des plus radicaux, dont l'ex Front Al Nosra et Daesch qui devraient sortir grand vainqueur de cette impasse politique, militaire et diplomatique.
 
 
A Luxembourg, l’Europe sanctionne des officiels syriens, pas la Russie

Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, réunis lundi, estiment que « le fait de viser délibérément » des hôpitaux, des écoles et des infrastructures essentielles pourrait « équivaloir à des crimes de guerre. En désaccord sur d’éventuelles sanctions contre la Russie pour son rôle dans les bombardements meurtriers d’Alep, les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, réunis à Luxembourg, lundi 17 octobre, ont, en revanche, approuvé le principe de nouvelles mesures restrictives contre « des individus et des entités » qui soutiennent le régime de Bachar Al-Assad. Avec le faible espoir - faute de conviction - qu’une telle mesure servira à quelque chose. 

Un précédent accord qui n'a pas tenu plus d'une semaine

Le régime syrien approuve l'accord de trêve russo-américain qui doit entrer en vigueur lundi entre régime et rebelles, a rapporté l'agence officielle Sana, citant des "sources informées". 

"Le gouvernement syrien a approuvé l'accord russo-américain (...) dont l'un des objectifs est de parvenir à une solution politique à la crise en Syrie", a indiqué l'agence, précisant qu'il "y aura une cessation des hostilités dans la ville d'Alep pour des raisons humanitaires".

Les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov, dont les pays soutiennent des camps adverses en Syrie, ont annoncé vendredi soir cet accord sur une trêve qui doit débuter lundi dans ce pays déchiré par cinq ans de guerre.  Le début de la trêve coïncidera avec l'Aïd el-Adha, la grande fête musulmane du sacrifice.

L’accord sur la Syrie scellé à Genève entre le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, et le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, est semé d’embûches. Son annonce surprise, au milieu de la nuit, a suscité sur les réseaux sociaux un flot de commentaires sceptiques, voire cyniques. « Personne ne sera dupé par sept jours de calme. Les Syriens ont besoin d’une paix de longue durée et d’une véritable transition politique pour se sentir concernés », a écrit Kenan Rahmani, une figure de la twittosphère anti-Assad.

Le scénario d’une chute d’Alep au lendemain de la présidentielle américaine

La déclaration finale dit aussi que « le fait de viser délibérément des hôpitaux, le personnel médical, des écoles et des infrastructures essentielles, ainsi que l’utilisation de barils d’explosif, de bombes à fragmentation et d’armes chimiques, pourraient équivaloir à des crimes de guerre » Des propos maintes fois répétés alors que c’est un constat « glaçant », selon la formule du ministre belge Didier Reynders, qui a, en réalité, été dressé : l’action diplomatique touche peut-être à ses limites face à la catastrophe humanitaire et à la volonté de Damas et de ses alliés de changer radicalement la donne sur le terrain.
La grande crainte des Occidentaux étant que leur but soit de faire à tout prix tomber la ville, ce qui pourrait n’être qu’une question de semaines, selon Staffan de Mistura, l’envoyé spécial des Nations unies, présent à la réunion de Luxembourg. Des officiels européens dressent même le scénario d’une chute d’Alep au lendemain de la présidentielle américaine, ce qui représenterait le premier défi majeur pour celle, ou celui, qui succédera à Barack Obama.
En savoir plus ( Le Monde)  s

 

Une dizaine de groupes rebelles en Syrie ont annoncé ce lundi qu'ils suspendaient toute discussion liée aux pouparlers de paix prévus à Astana, en réponse aux "violations" par le régime de la trêve en vigueur depuis quatre jours.

"Ces violatons se poursuivant, les factions rebelles annoncent (...) le gel de toute discussion liée aux négociations d'Astana", ont-ils indiqué dans un communiqué, en référence aux pourparlers de paix que doivent parrainer fin janvier au Kazakhstan la Russie, alliée du régime de Damas et la Turquie, soutien de la rébellion.

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» Quel nouveau monde après la chute d'Alep ?

Cinq ans et demi de guerre tous azimuts entre une multitude d’acteurs aux intérêts contraires ont produit sur le terrain un tel chaos qu’on voit mal comment de simples documents diplomatiques, élaborés dans le secret d’un salon genevois, pourraient ramener le calme en Syrie. Le précédent cessez-le-feu, conclu par les deux hommes en février, avait été violé quasi immédiatement, et s’était définitivement effondré après un mois, sous les coups conjugués des troupes loyalistes, pro-Assad et des djihadistes du Front Al-Nosra, la branche locale d’Al-Qaida

 La grande ville martyre du nord du pays, dont les 300 000 habitants des quartiers orientaux, aux mains de la rébellion, sont bombardés depuis quatre ans, est un parfait concentré du maelström syrien. Dans cette métropole s’enchevêtrent toutes les dimensions de cette guerre inextricable, à la fois nationale (l’insurrection anti-Assad), régionale (l’Iran rival de lArabie saoudite et de laTurquie) et internationale (l’antagonisme Etats-Unis - Russie).

« Alep est la clé, le levier, témoigne Sinan Hatahet, analyste au think tank Omran, basé à Istanbul. Si le cessez-le-feu fonctionne là-bas, il fonctionnera sur tout le territoire. Et s’il doit s’effondrer, c’est d’abord là que cela se produira. »

Eight-hour pause in fighting announced for later this week as EU says assault on Syrian city could amount to war crimes. source Al Jazeera

"The latest assessment from the aid agencies [however] is that 12 hours is needed so work is needed to find common ground."

More peace talks over Syria, but can they end the war?

 

More than 430 people have been killed in bombardment on the eastern half since the government announced its offensive to retake Aleppo on September 22, the SOHR said.

Another 82 people have died in rebel fire on government-held neighbourhoods in the west.

Further west in Aleppo province, Russian raids killed 23 people in the village of Uwaijal on Monday, said the SOHR.

 

Démilitarisation de la route du Castello

Les chances d’un apaisement de longue durée paraissent minimes. Certes, aucun acteur, hormis les djihadistes du Front Fatah Al-Cham – l’ex-Front Al-Nosra, qui dit avoir rompu ses liens avec Al-Qaida mais reste considéré par Moscou et Washington comme un groupe terroriste –, ne s’est permis de dire ouvertement non au secrétaire d’Etat américain John Kerry et au ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, les concepteurs du projet de trêve négocié à Genève. Mais les communiqués publiés depuis son annonce sont remplis au mieux d’arrière-pensées, au pire de critiques en forme de rejet inavoué

« Un piège militaire destiné à nous tuer encore plus »

Echaudés par l’échec d’une précédente trêve, en février, instantanément violée par les avions du régime, les rebelles déplorent l’absence de mécanismes de sanctions en cas de non-respect des clauses du nouvel arrangement. C’est un « piège militaire destiné à nous tuer encore plus », a vitupéré sur Twitter Ahmed Al-Saoud, le commandant de la Division 13, un groupe estampillé ASL.

 

Selon Al Jazeera "Air strikes killed more than 80 people in rebel-held areas of Idlib and Aleppo on Saturday, just hours after Russia and the US announced a deal intended to put a stop to more than five years of fighting"

Ce qui est sur c'est qu'il y a un exces de violence dans une guerre particulièrement meutrière. Chacun essayant d'engranger le plus de victoire avant un ennieme cessé le feu

 « Si le cessez-le-feu avait été annoncé quand la route de Ramoussah était encore ouverte, il n’y aurait pas eu toutes ces hésitations, analyse Mohamed Kanjo, du centre d’études Orient, basé à Gaziantep, en Turquie. Pour les rebelles, accepter la trêve, cela équivaut à donner Alep au régime. » « Tout le monde va parier sans le dire sur l’échec de cet accord, côté régime comme côté opposition », prédit l’analyste Sinan Hatahet, qui ne croit pas que le gouvernement turc lâchera les rebelles : « Même s’il donne la priorité à son combat contre l’EI et les Kurdes, Ankara garde une marge de manœuvre. »

Après une possible accalmie de quelques jours, le risque est donc grand que le front de Ramoussah s’embrase de nouveau. Le président syrien Bachar Al-Assad, qui clame son intention derétablir son pouvoir sur l’ensemble du territoire, ne peut pas laisser la deuxième ville du pays lui échapper. Sans la reprendre, il ne pourra jamais revendiquer la victoire. Quant aux rebelles, ils jouent leur survie. Une expulsion de la partie est d’Alep réduirait leur mouvement à une simple guérilla dispersée dans quelques poches rurales. Et leur ferait perdre, lentement mais sûrement, l’oreille de la communauté internationale.

CONVERGENCE Le sort du cessez-le-feu en Syrie se joue à AleLE MONDE |

Syrie : l’appel d’Hollande, le silence d’Obama

Pour le dernier discours de leurs mandats respectifs aux Nations unies, les chefs d’Etat français et américain ont marqué leurs différences d’approche du conflit syrien.

« Ambiance dramatique »

Mais même si la diplomatie française compte évoquer cette question lors des discussions au Conseil de sécurité, elle n’est, pour le moment, guère suivie. Tout est bloqué, Moscou continuant d’appuyer Damas envers et contre tout. « Ce serait pourtant dans l’intérêt même de la Russie de faire pression sur le régime, car son soutien ne permettra pas la reconquête de la Syrie, mais va précipiter sa partition et un chaos encore plus grand », a dit le président français.

Impasse totale

Le Français, qui s’adressait là à ses pairs pour la dernière fois de son quinquennat, a, lui, lancé un vibrant appel afin que « cette tragédie ne reste pas comme une honte pour la communauté internationale »« Ce sont les Nations unies qui ont été frappées, mais cela n’a eu aucune conséquence, c’est une nouvelle illustration de la faiblesse totale de la communauté internationale », a déploré Riyad Hijab, le coordinateur du Haut Conseil des négociations, principal représentant de l’opposition syrienne.

Syrie : les quartiers d’Alep-Ouest sous le feu de l’artillerie rebelle

Une cinquantaine de civils ont péri dans la partie gouvernementale de la ville, dans une attaque que la Coalition nationale syrienne refuse de condamner.


De la guerre, les habitants des quartiers ouest d’Alep, sous contrôle gouvernemental, n’ont longtemps vu que les colonnes de fumée, s’élevant sur l’autre moitié de la ville, pilonnée par l’aviation syrienne ou russe. La majorité d’entre eux, en dehors d’accès de tension passagers, dus à un tir de mortier ou de sniper, n’étaient affectés qu’indirectement par le conflit. Mais depuis le lancement de l’offensive rebelle visant à briser le siège des quartiers est, vendredi 28 octobre, Alep-Ouest est entré de plain-pied dans la guerre.

L’offensive est orchestrée par lArmée de la conquête, une coalition du Front Fatah Al-Cham (ex-Front Al-Nosra), lié à Al-Qaida, et Ahrar Al-Cham, un puissant groupe salafiste. Plusieurs factions de l’Armée syrienne libre (ASL), la branche dite « modérée » de l’insurrection, participent elles aussi aux combats. Au mois d’août, lors d’une première tentative destinée à casser l’encerclement des quartiers est, les assaillants avaient porté leur attaque sur le secteur de Ramoussah, une zone relativement dépeuplée, au sud de la ville, distante d’à peine 5 km des rebelles.

Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, s’est dit « horrifié et choqué » par le bilan de cette attaque à l’artillerie lourde

Cette fois-ci, dans l’espoir de prendre ses adversaires à contre-pied, l’Armée de la conquête a ciblé des quartiers plus éloignés, Dahyat Al-Assad et Hamdaniya, sur le flanc sud-ouest de la ville. Durant les deux premières années de la guerre à Alep, déclenchée par la conquête des quartiers Est par les insurgés en 2012, la situation à l’ouest est restée relativement calme. Des mortiers artisanaux et des bonbonnes de gaz bourrées d’explosifs ont commencé à s’abattre sur ces districts à partir de 2013, de façon sporadique, puis plus régulière, causant un nombre croissant de victimes.

Tirs plus soutenus et meurtriers

Au début de cette année, les tirs sur l’ouest sont devenus plus soutenus et meurtriers, parallèlement à l’intensification des raids aériens sur l’est. Aux mois de février, mai et septembre, de violentes salves de mortiers et de roquettes se sont écrasées sur les quartiers tenus par l’armée, sans faire toutefois autant de victimes que les bombardements des Soukhoï russes, au pouvoir de destruction incomparablement supérieur.

« Les responsables de ces tirs pensent qu’ils mettent le régime sous pression, explique Bassel Al-Junaidy, un analyste syrien basé à Gaziantep, dans le sud de la Turquie. On a tenté de les raisonner. Mais dans le contexte actuel, avec la pluie de bombes larguées par les Russes, plus personne ne nous écoute. »

Les derniers scrupules des rebelles ont été balayés par la pression du siège de leurs quartiers. La peur d’une lente agonie, comme celle qu’ont connue Daraya et Mouadhamiya, des banlieues de Damas, asphyxiées pendant quatre ans, avant que leurs défenseurs ne finissent par baisser les armes. « Si vous étiez à la place des civils d’Alep [Est], tenaillés par la faim et bombardés par un régime criminel, vous aussi vous brandiriez le drapeau des djihadistes, clame Modar Shekho, un infirmier des quartiers Est joint par WhatsApp. Les gens soutiennent ceux qui les soutiennent. »

Interrogé par Le Monde, Abdelahad Astepho, vice-président de la Coalition nationale syrienne (CNS), la principale plate-forme politique anti-Assad, a assuré « condamner toutes les morts de civils, quelle qu’en soit l’origine ». Mardi soir, le site Internet de la CNS ne contenait cependant aucune désapprobation officielle des tirs de missiles Grad sur Hamdaniya et Dahyat Al-Assad. Dans un communiqué, son président, Anas Al-Abdah, applaudissait au contraire les « valeureux combattants d’Alep ». Source Le Monde 

Pour Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po (Paris) sur son blog En Syrie, Poutine veut miser sur la carte djihadiste POST DE BLOG L’enlisement de la campagne russe en Syrie amène Poutine à miser de plus en plus sur la carte jihadiste, quitte à en exagérer la menace. Vladimir Poutine est contraint d’admettre qu’il n’a atteint aucun de ses objectifs de guerre en Syrie, et ce malgré l’extrême violence des bombardements qu’il a ordonnés sur Alep-Est. Les quelque 250.000 habitants de ces quartiers contrôlés par les forces révolutionnaires ont refusé l’offre russe d’évacuation « humanitaire ». Et une coalition insurgée tente même, à partir de la province d’Idlib, de briser le siège d’Alep-Est, comme elle avait pu le faire brièvement en août dernier.

SAUVER ALEP POUR SAUVER LA SYRIE OU POUR SAUVER ASSAD ?

La campagne aérienne menée durant de longues semaines par la Russie contre Alep-Est et ses alentours a été d’une intensité sans précédent, avec ciblage systématique d’institutions civiles, scolaires et médicales. Le débat sur de tels crimes de guerre n’est pas prêt d’être clos. Mais un simple regard sur la carte ci-dessus des frappes russes les plus récentes prouve qu’elles ont épargné le territoire contrôlé par Daech (en zone grise sur ce document établi par l’Institute for the Study of War de Washington).



 ENTRE WASHINGTON ET MOSCOU AU PROFIT DE DAECH

. Dans l’intervalle, les Etats-Unis se bornent à remporter des « victoires » en trompe-l’œil, dont le coût exorbitant pour la population civile (arabe et sunnite) alimente la propagande et le recrutement de Daech.

 Et d’affirmer ( Riyad Hijab ) que « les Russes poursuivent toujours la même stratégie et instrumentalisent les résolutions du Conseil de sécurité, les accords de cessez-le-feu et le processus de Genève pour consolider les positions du régime sur le terrain ».

Comme si cette politique n’était pas assez désastreuse, Washington est en passe de se rallier aux objectifs de guerre de Moscou en Syrie. L’administration Poutine n’a pas reculé devant plusieurs épreuves de force sur le terrain, avec même bombardements de positions américaines, pour imposer ses vues à la Maison Blanche. Une officialisation de la coopération russo-américaine n’aurait qu’un effet limité dans la lutte à court terme contre Daech. Elle serait en revanche catastrophique pour les forces révolutionnaires, ainsi sommées, comme dans Alep encerclé, de se rallier aux djihadistes, de capituler devant Assad ou de périr, moins dans les combats que dans d’impitoyables sièges.

Rappelons que ces mêmes révolutionnaires d’Alep, aujourd’hui menacés de liquidation, avaient dès janvier 2014 libéré leur ville de l’emprise de Daech. La convergence entre Moscou et Washington en Syrie vise donc pratiquement à détruire cette troisième voie entre Assad et Daech, pour le plus grand bénéfice de l’organisation djihadiste. Alep-Est avait été « libérée » de Daech, dès janvier 2014, par ces mêmes forces révolutionnaires sur lesquelles s’acharne aujourd’hui la Russie. En outre, la victoire majeure remportée contre Daech ces dernières semaines par des milices syriennes, soutenues par la Turquie, permet enfin de clore le corridor de passage des terroristes depuis le Jihadistan vers l’Europe. Donc, non seulement la Russie bombarde les alliés potentiellement les plus solides dans la lutte contre Daech, mais elle ne contribue en rien aux succès remportés contre les partisans de Baghdadi à quelques dizaines de kilomètres à vol d’oiseau de ses propres positions.

Un tel cessez-le-feu doit se fonder sur l’échec avéré de toutes les options militaires suivies par les uns comme par les autres. Et s’appuyer sur une forme de « paix des braves » entre Syriens de l’Est comme de l’Ouest de la ville. Il faut neutraliser toutes les interventions extérieures, celles de la Russie, de l’Iran et de ses milices affidées au profit d’Assad, mais aussi celle des jihadistes étrangers du côté insurgé (la contre-offensive rebelle a été ouverte, le 28 octobre, par un triple attentat-suicide perpétré par des jihadistes de nationalité saoudienne, égyptienne et turque).

Alep doit être sauvé. A tout prix. Et maintenant.

Le risques des retours ou des radicalisés sur place : Bastille Day  - YouTube cf Le MONDE SOUS SURVEILLANCE / , Le MONDE SOUS SURVEILLANCE Par Enkolo dans Accueil le

Berlin craint la présence sur son sol de plus de 500 islamistes

Plus de 500 activistes islamistes sont présents sur le sol allemand et sont susceptible de commettre des attentats, a prévenu samedi le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière.

Lors d'un entretien accordé au journal Bild, Thomas de Maizière a estimé à au moins 520 le nombre "d'assaillants potentiels" présents dans un pays où les forces de sécurité sont en état d'alerte depuis les deux attaques commises en juillet par des individus se réclamant de l'Etat islamique. Selon lui, 360 autres personnes sont connues des autorités en raison de leur liens avec des assaillants potentiels. De nombreux Allemands redoutent que des combattants appartenant à l'EI se soient glissés dans les rangs des réfugiés et migrants arrivés l'année dernière en provenance de Syrie, d'Afrique du Nord et d'Asie.
 
 

"Russia has made it clear that this

 
 

Sources :

Comme le lancement du programme Apollo vers la Lune en 1961, l'idée de "Mars" donnerait au moins à l'humanité un cap mobilisateur positif.
 

nTrafic d'art -Créé le mardi 06 septembre 2016"Voyage en barbarie"Créé le samedi 03 septembre 2016 , Bagdad, chronique d'une ville emmurée Créé le mardi 30 août 2016 2, Au nom du Temple Créé le lundi 15 août 2016 11:15, Infrarouge, vous êtes en Garde a Vue! Créé le jeudi 28 juillet 2016, Combattants solitaires de DaeschCréé le lundi 04 juillet 2016

Au Coeur De La Maison Blanche Barack ObamaCréé le lundi 18 juillet 2016

29/07/2016

L'histoire sans fin contre le terrorisme

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TED
Members of the Libyan pro-government forces gesture as they stand on a tank in Benghazi, Libya, May 21, 2015. [Reuters]
 
On ne vaincra jamais l'idéologie salafistes par la force brute. Il y a onze ans, les Etats-Unis suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l'ombre d'un doute. Comme un acte de légitime défense, après lesattaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n'a résisté à l'épreuve des faits. Tous les acteurs du conflit, membres des services secrets américains, commandants des force américaines, cadres talibans, seigneurs de guerre afghans, négociateurs de l'ONU, dirigeants pakistanais, responsables des ONG, racontent et démontent l'engrenage d'une guerre. Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : Afghanistan, le prix de la vengeance - l'Indigné Révolté  http://fr.wikisource.org/wiki/Bandit!Flores Magon, Bilan de la guerre "contre le terrorisme"
 Si vaincre Daesch en Irak est difficile, elle est quasiment impossible en Syrie. 
 
 Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech Arte 2016 11 08 20 50
 

"Un documentaire passionnant qui met parfaitement en perspective les enjeux géopolitiques et religieux de la lutte contre Daech dans tout le Moyen-Orient. Un décryptage extrêmement utile pour comprendre les failles de la coalition, le double-jeu de certaines puissances comme la Turquie ou l'Arabie-Saoudite, et la question délicate mais cruciale de l'après Daech."
 
 
 nLa guerre en Syrie, un «cancer à l'échelle mondiale» (Guterres)a estimé aujourd'hui le prochain patron des Nations unies Antonio Guterres, exprimant l'espoir que la Russie et les Etats-Unis allaient "surmonter leurs divergences" pour y mettre fin. Cette guerre "provoque non seulement la souffrance du peuple syrien", mais engendre aussi des "réactions violentes qui conduisent même dans certains cas à des actes terroristes", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à la chaîne de télévision portugaise SIC.

Début décembre, M. Guterres avait cependant reconnu que "le secrétaire général n'est pas le maître du monde" dans la mesure où c'étaient les cinq grandes puissances membres du Conseil de sécurité qui menaient le jeu. Celui-ci reste profondément divisé entre les occidentaux et la Russie. Le régime syrien, soutenu par la Russie, avait annoncé jeudi dernier avoir repris le contrôle total d'Alep, deuxième ville du pays, remportant sa plus grande victoire face aux rebelles depuis le début de la guerre en 2011.

Les risques , mise en garde contre "le retour des djihadistes étrangers" dans leurs pays d'origine ou leur repli en Syrie, le chaos après la chute de Mossoul, d'enlissement en Irak et Syrie :
 
"La reconquête n'est pas une fin en soi. Nous devons d'ores et déjà anticiper les conséquences de la chute de Mossoul"
 
.... Ni la surenchère médiatique et guerrière des états.Dans un ENTRETIEN Irak : « On risque de passer d’une bataille aux fronts clairs à une guérilla » VIDÉO.  De retour d’Irak, Hélène Sallon, journaliste au service international du Monde, détaille le quotidien des habitants de la capitale, Bagdad, quadrillée par les barrages, et analyse l’évolution du conflit sur place.
 

Bagdad, chronique d'une ville emmurée - ARTE ... - YouTube
 Bagdad, chronique d'une ville emmurée Créé le mardi 30 août 2016

 

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien,  . Le serpent qui se mort la queue :



Les guerres cachées contre Daech : Les guerres cachées contre Daech
Publié le 20/11/2016 à 19:11 par saltabank

«Comme à ­Mossoul, nous essayerons de mettre en place à Raqqa une force d'assaut capable de resserrer l'étau autour de la ville et à laquelle nous fournirons les capacités nécessaires»  - Ashton Carter, secrétaire à la Défense des États-Unis

Les guerres cachées contre DaechQuoi encore, la Syrie ?Publié le 19/11/2016 à 15:52 par saltabank

 

With multiple, unaligned armed forces simultaneously pushing towards Raqqa, efforts to take the city from ISIL are bound to be complicated."After taking al-Bab, which [the Turkish military] hopes is not that far away, they will take on Raqqa. But Raqqa is much more complicated because of the formation of forces in and around Raqqa. There are many sides there, not just the SDF, but the FSA, and others," said Al Jazeera's Bin Javaid

  
Une réunion de la coalition militaire anti-EI concernant la bataille de Mossoul en Irak aura lieu le 25 octobre à Paris, a annoncé aujourd'hui le ministère français de la Défense. Un live est maintenu par Al Jazeera et Associated Press pendant toute la durée de l'attaque de Mossoul, ville irakienne aux mains de l'État Islamique depuis 2014. L'opération militaire est menée par les forces irakiennes et soutenue par les forces kurdes, turques et la coalition formée autour des États-Unis. La bataille pour la reprise de la ville irakienne de Mossoul au groupe jihadiste Etat islamiste (EI) promet de durer "plusieurs semaines", voire "des mois", a averti aujourd'hui le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.
 

This week he told a televised news conference that Iraqi forces would now require at least another three months.

Dozens have been killed since the push on Mosul started in apparent retaliation attacks. 

In a monthly report released by the UN Assistance Mission for Iraq, 1,792 people were killed in violence in Iraq in October, up from 1,003 the previous month.

An estimated 1,120 of the dead were civilians.

What is the Kurdish role in the Mosul offensive?

 

Source: Al Jazeera News And News Agencies : IraqBattle,  for MosulWar & Conflict , Haider al-AbadiMiddle East

 

 

Battle for Mosul: Shia militias advance towards Tal Afar

Source: Agencies

 
Adopter une posture uniquement militaire pour reprendre au plus vite la ville tenue par Daech est dangereux, estime cet éditorialiste : l’accueil n’est pas prêt pour les populations sunnites qui fuiront inévitablement la ville. 
 

Un déplacement massif de la population pourrait débuter d'ici une semaine à Mossoul, s'est alarmée l'ONU aujourd'hui, quelques heures après l'annonce du début de l'opération des forces irakiennes pour reprendre la deuxième ville du pays, aux mains du groupe djihadiste Etat islamique.LIRE AUSSI:» Irak/Mossoul: un déplacement massif de population possible d'ici une semaine (ONU)

La Bataille de Mosoul, plus dure que prévus

Compte tenu du déséquilibre des forces en présence, le Premier ministre irakien a de quoi être à priori confiant Voitures piégées, snipers, kamikazes, mines… les combattants islamistes tentent par tous les moyens de ralentir la progression des soldats kurdes. Envoyé spécial du figaro  à Bashiqa ( ...) Même s’ils parviennent à retarder la progression des assaillants, notamment en multipliant les pièges explosifs et en prenant en otage une partie de la population, ils finiront par être chassés de la ville, un peu plus de deux ans après s’en être emparés. Daech a truffé Mossoul d’explosifs? « guerre au terrorisme » Par Enkolo dans Accueil le la bataille de Mossoul, et après? 

 

Battle for Mosul intensifies

 Source: Al Jazeera News And Agencies : "A depraved, cowardly strategy." http://aje.io/cplk

VIDÉO Publié - . Un effondrement soudain de la défense de l'État islamique, que rien ne semble pour le moment présager, la prise de la ville se présente comme une opération de longue haleine, beaucoup plus longue que la victoire rapide escomptée par un certain nombre de médias enthousiasmés par les premiers succès remportés

Selon le Figaro Acculé sur tous les fronts depuis plusieurs semaines, l'État islamique épuise depuis plusieurs jours l'armée de Bagdad. Les forces irakiennes sont par ailleurs accusée par Amnesty International d'actes de torture lors de l'offensive contre le fief des djihadistes.. Face à un ennemi bien préparé, mobile et d'une efficacité redoutable, exploitant à merveille le couvert des constructions et la présence des habitants, les blindés sont inutiles et ses hommes ne sont pas formés pour la guérilla urbaine, explique l'officier.L'officier souligne qu'il est impossible au premier coup d'œil de distinguer les civils des djihadistes qui se cachent parmi eux.

Face à l’avancée des forces armées irakiennes, les djihadistes utilisent les habitants comme boucliers humains et multiplient les exécutions sommaires.Cette tactique, l’EI l’a réemployée sur plusieurs fronts depuis le début de l’offensive contre Mossoul, le 17 octobre. Les djihadistes se protègent en massant les civils, qui servent à couvrir leurs déplacements ; ils se réservent la possibilité d’en lâcher des milliers, par vagues, face à la pression de leurs assaillants ( le Monde)

Des enquêteurs européens ont inspecté six usines à Mossoul, appartenant au mini-complexe militaire bâti par les djihadistes.

 

Ces combats ont forcé plus de 5000 personnes à fuir leur domicile pour trouver refuge dans les zones reprises à l'EI. L'administration locale est mal équipée pour faire face à un afflux de déplacés. Cela prouve le manque de confiance des civils sunnites envers le pouvoir chiite et préfère se réfugié chez les territoires contrôle par l'organisation terroriste plutôt que dans le territoire kurde. A terme ses populations déplacées peuvent etre des recrue facile pour Daesch.

A lire Irak. Précipiter la bataille de Mossoul est une erreur MOYEN-ORIENT , IRAKMIDDLE EAST EYE - LONDRESREAD MORE: Mosul civilians face 'impossible choice'la bataille de Mossoul, et après?la bataille de Mossoul, et après? Créé le jeudi 27 octobre 2016

 

«On n'éradiquera pas Daech sans prendre Raqqa et sans régler le problème libyen» - Le ministère français de la Défense

L’offensive en cours sur Mossoul risque fort d’entraîner le repli de l’état-major de Daech sur Rakka et, donc, la relance à partir de la Syrie de la campagne de terreur djihadiste en Europe.

 

«Nous craignons que Daech en profite, s'infiltre et lance une contre-attaque» - Un chef militaire des Forces démocratiques syriennes

  
 Vous craignez que de la crise actuelle au Sahel émerge un nouvel Afghanistan. D’autres Etats sont-ils susceptibles de s’effondrer comme le Mali en 2012 ?Vers une nouvelle guerre civile ?
 

Ce qui en ressort est une combinaison de plusieurs facteurs " Le Sud libyen : un espace de convoitise en mutations", Des armes aux narcotiques, le fezzan libyen : un carrefour de trafics.La question des hydrocarbures : nouvelle source de tensions entre Touaregs et Toubous., Vers une « professionnalisation des trafics » : le convoyage de migrants....

L'Afrique le monde : l'afrique poudrière terrorisme : L'Afrique offre de nombreuses conditions permettant des opportunités pour les djihadistes de s'y installé. Ainsi selon Géopolitique du sud libyen: une poudrière régionale - Afrique du .diploweb.com en date du 1 févr. 2016, Comment le Sahel est devenu une poudrière - Le Monde ... Ainsi selon le monde "La menaceterroriste s'étend en Afrique de l'Ouest sur fond de concurrence entre Al-Qaida et l'Organisation de l'Etat islamique Mais l'article le plus interessant reste l'ENTRETIEN de Serge Michailof : « Le Sahel est constitué d’une série de poudrières»Pour ce spécialiste de l’Afrique, la démographie, la misère rurale, les fractures ethniques et religieuses, les trafics, les carences des Etats mettent la zone sahélienne sous tension. Face à cette crise, les politiques d’aide de l’Occident se fourvoient ou sont insuffisantes. 

 

 Pour l'Ancien directeur à la Banque mondiale et à l’Agence ­française de développement (AFD), conseiller de plusieurs gouvernements africains, Serge Michailof est engagé depuis près de quarante ans dans les questions de développement. Dans son dernier ­livre, Africanistan. L’Afrique en crise va-t-elle se retrouver dans nos banlieues ? (Fayard, 2015), il dresse un parallèle entre la situation au Sahel et en Afghanistan

Le problème majeur : Le soutien inconditionnel de l'occident a des régimes corrompus aux nom de la stabilité et de la lutte contre le terrorisme alors que c'est même régime ont facilité le développement de l'intégrisme islamistes ou salafistes aux nom de leurs controles de leurs population. C'est ce que révèle le Monde :

« Il ne faut pas s’attendre à ce que les élites des pays arabes réforment l’éducation si cela doit mettre leur survie en péril » 13 "Paradoxe : certains régimes arabes laïques sont responsables de l’islamisation de l’école. Car ils voient dans la religion un outil pour imposer le respect du pouvoir, explique Ishac Diwan, titulaire de la chaire d’excellence « Monde arabe » à l’université de recherche Paris sciences et lettres" 

Autres problématiques : le financement du terrorisme par l'économie souterraine« Pour lutter contre l’argent de la terreur, traitons vraiment la question de l’économie souterraine et des trafics »Pour Marie-Christine Dupuis-Danon, spécialiste de la finance criminelle, tant que l’on ne cassera pas les réseaux de l’économie criminelle, la lutte  contre le financement du terrorisme ne débouchera sur aucun résultat tangible.

 n « Enfin, l'argent de l'aide internationale ( les États-Unis ont injecté 1 000 milliards de dollars dans cette guerre, qui leur coûte encore actuellement 150 milliards de dollars par an [18] ) a été largement détournait par les " amis" de la coalition : les nouveaux maîtres d' Afghanistan" , c'est a dire des seigneurs de guerre ( encore eux) qui se sont fait une " virginité" en accédant aux pouvoir, tout en finissant des milices privés" » 

 Somalie : Les secrets d’une invasion - source Lettre d'afrique

Somalie rime bien trop souvent avec instabilité politique, terrorisme, islamistes, guerre… Mais il y a une autre réalité. Une réalité sordide. Celle où se confondent famine et pétrodollars. La Somalie a un sous-sol riche en uranium, en fer, en gaz naturel… Et en pétrole ! D’énormes potentiels convoités depuis plus de vingt ans par des majors pétroliers. Nombreux sont ceux qui veulent une part du butin.

Jean Christophe Servant : « La menace Boko Haram sert les intérêts de beaucoup de personnes » - Afri : L’organisation, qui fait beaucoup parler d’elle dans les médias, est en réalité méconnue. Qui se cache derrière Boko Haram ? Éléments de réponse avec Jean-Christophe Servant, journaliste spécialiste du Nigeria pour Le Monde diplomatique Un ancien porte-parole du président nigérian arrêté (Goodluck Jonathan) . Cette insurrection a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009 et a atteint son pic en 2013. L'ancien président a été battu l'an dernier par son rival Muhammadu Buhari qui a depuis lancé une vaste campagne anti-corruption visant les proches du gouvernement précédent.

 
Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : Une partie des "soldats du Califat" ne pouvant se rendre dans la zone Irak - Syrie, se sont repliés en Afghanistan ou ils espèrent créer un nouveau califa appelé le "Grand Khorasan" Le début du bras de fer entre les Taliban et dasch estime la BBC e
Des luttes complexes contre L'EI du fait des intérêts personnels des belligérants dans le conflits  
Que ce soit en Irak, Syrie, Yemen et maintenant Lybie.... Et demain, je sais ou.... Le constat est le même.
 
 

Filmmakers: Najibullah Quraishi and Jamie Doran

 n Afghanistan, le prix de la vengeanceCréé le samedi 27 juin 2015, Daech, naissance d'un Etat terroriste Créé le samedi 27 juin 2015, 24/07/2016 Afghanistan, le prix de la vengeance

Cliquez ici pour agrandir l'infographieA lire: L'EI sur le point de perdre Syrte, son bastion en Libye

Perdre pour mieux revenir, le nouveau credo de la propagande de l’organisation Etat islamique

Dans ses publications, l’organisation djihadiste minimise ses défaites et adapte son discours, mettant en exergue la résistance de ses hommes. LE MONDE | L’apocalypse attendra celle de la bataille finale entre les armées de l’islam et celles du mal. Une bataille finale renvoyée finalement à des jours meilleurs : la prise de Dabiq par des rebelles syriens a été reléguée par les djihadistes au rayon des mouvements quotidiens des factions dans le nord de la Syrie, où des dizaines de villages sont pris et repris chaque semaine au gré des affrontements. « Business as usual », l’apocalypse attendra.

A lire La Guerre d'Image

L’EI avait, dans un passé récent, déjà dû adapter son discours après la perte, en juin, de son bastion de Fallouja, qu’il avait conquis en janvier 2014. Un tournant dans la propagande djihadiste, qui est passée de la célébration de son expansion territoriale, symbolisée par le slogan triomphaliste « Baquiya [« permanente »] et en expansion », qui avait accompagné ses succès initiaux, à celle de la résistance de ses hommes et de la permanence de son idéologie.

Le retour au « désert »

Quelques semaines plus tôt, fin mai, Abou Mohammed Al-Adnani, l’ancien porte-parole et propagandiste en chef de l’EI, tué en septembre, avait explicité cette nouvelle ligne du mouvement : « Avons-nous été défaits quand nous avons perdu des villes en Irak, quand nous étions dans le désert sans ville et sans territoire ? Pensez-vous que vous serez victorieux et que nous serons défaits si vous prenez Mossoul, Syrte ou Rakka et même toutes les villes, et que nous retournons à notre condition initiale ? Sûrement pas ! »

Ce « désert » est d’abord un espace physique : les confins irako-syriens, bastion djihadiste depuis près de deux décennies, ou les campagnes de la province de Diyala (à l’est de Bagdad), où l’EI n’a jamais été aussi implanté, prévient leCombatting Terrorism Center de West Point, l’académie militaire américaine.

C’est aussi le synonyme d’un retour à la clandestinité : des sources sécuritaires irakiennes constatent une résurgence de cellules djihadistes terroristes dans les zones libérées du contrôle de l’EI. Une évolution déjà perceptible dans le nord de Bagdad ou dans la province de Slaheddine, au nord de Diyala.

« Il ne restera que l’élite, ceux qui ont été purifiés et nettoyés des impuretés de ce bas monde », proclame le numéro d’octobre de Rumiyah, le mensuel de l’EI, qui n’a pas renoncé à ses prophéties millénaristes, les « épreuves » du jour étant même un signe divin de victoires à venir. La « prophétie » dépeint surtout le « coup d’après », que l’EI théorise et que ses adversaires seraient bien inspirées de prendre au sérieux s’ils veulent prévenir toute nouvelle « sortie du désert ».


Sous la pression de la coalition internationale, l'État islamique est contraint de changer de stratégie en abandonnant sa structure centralisée mais en promettant de multiplier les attaques terroristes. En France, jamais l'hypothèse d'un nouvel attentat n'a autant pris corps.

Dans un INTERVIEW- La spécialiste de l'Irak Myriam Benraad analyse les enjeux et les conséquences du terrible attentat qui a frappé la communauté chiite de Bagdad dimanche. ACTUALITEINTERNATIONAL«Plus l'État islamique perd du territoire, plus il renoue avec l'action clandestine»Mis à jour

 
Pour Alain Frachon  dans sa CHRONIQUE " La défaite du « califat » signera-t-elle la fin de l’Etat islamique ? 21 "Avec la reprise de Rakka et de Mossoul, l’embryon d’Etat qu’est l’EI sera détruit. Mais l’idéologie qui anime son action, le djihadisme sunnite, lui survivra."

Il semble que la perte de territoire par Daech se traduise en recrudescence d'actes de terrorisme… Et un retour a la guerre asymétrique fait d'attentats suicide  Cet attentat nous montre, que, contrairement à ce qu'on avait pu croire en 2014, Bagda et les villes occidentales d n'est pas une enclave sécurisée, et que l'État islamique y est bien implanté.Ainsi Le ramadan 2016 marqué par un nombre record de victimes de l’Etat islamique POST DE BLOG L’attentat d’Istanbul est le dernier d’une longue série d’attaques menées par l’organisation terroriste depuis le 9 juin, en Europe et surtout au Moyen-Orient.

En Syrie, en Irak et en Libye, l'organisation de l'État islamique perd des territoires. Daech affronte une triple offensive sur ses bastions syriens de Manbij et Raqqa, et sur celui de Faloudja en Irak, le sud de la Syrie. A Syrte, en Libye, les brigades loyales au gouvernement d'union nationale ont fait une avancée spectaculaire cette semaine, en entrant dans ce bastion des djihadistes. Bombardé, poussé au sol depuis le sud, l'ouest et l'est de la ville, l'EI est aujourd'hui encerclé.

Syrie : Les derniers attentats arrangent les affaires de Bachar El-Assad tout en répondant aux intérêts de Daech. Quoi qu’il en soit, tout règlement international de la crise syrienne nuirait finalement aux deux. courrier international Publié le Car la situation la plus profitable, aussi bien pour Daech que pour Assad, serait la perpétuation de la situation telle qu’elle est depuis trois ans. Pour les deux, c’était la meilleure garantie de survie puisque l’existence de l’un renforce celle de l’autre.  En attendant, des gens meurent…
 
A lire Syrie, dans l'enfer d'Alep

Face à ces revers, Daech a commencé à mettre en place une «stratégie de survie». Celle-ci consiste à disperser ses troupes en une multitude de cellules clandestines, dissimulées au sein des populations sunnites irakienne et syrienneVIDÉO - Le climat de violences qui pèse sur le pays remet en cause la construction du corridor énergétique et routier destiné à relier la province chinoise et orientale du Xinjiang au port de Gwadar, sur la mer d'Arabie.

A lire: Daech, vers un retour à la clandestinité

Loin de signifier la fin des attaques terroristes, cette formation de cellules clandestines annonce plutôt d'autres modes opératoires sous forme d'attaques suicides. D'une extrême violence, ces attaques se sont déjà intensifiées ces dernières semaines en Irak et en Syrie. Même avec une structure centrale détruite et moins d'argent, Daech reste donc une menace, aussi bien au Levant qu'en Europe

 Somalie ou les insurgés islamistes après avoir été délogé par des coalitions armées et un temps affaiblit, avait peu s'adapter et lancer des attaques de plus en plus coordonnées et meutrières contre leurs ennemis ou les shebab revendique régulièrement leurs l'attaques sur le site internet de leur station, Radio Andalus.Le nord-est du Kenya, frontalier de la Somalie, est confronté depuis environ trois mois à une recrudescence d'attaques attribuées aux shebab. Enfin récemment une cellule de l'EI ( ancien miliciens 'Al Chabaab) ont fait leurs apparitionSomalie: des pro-EI s'emparent d'une ville Un groupe de partisans de l'organisation Etat islamique s'est emparé aujourd'hui d'une ville portuaire située dans la région semi-autonome du Puntland, en Somalie, o Somalie: une explosion au camion piégé fait plus de 20 morts à Mogadiscio

A lire La Somalie

L'Egypte est engagée dans un bras de fer entre le gouvernement toujours plus répressif avec les frêres musulmans et attaques régulières de l'Etat Islamique.L'escalade de la violence en Egypte. Hier le Sinaï a été l'une des journée les plus sanglante de son histoire avec une vague d'attentats. Depuis son allégeance à l’EI en novembre 2014, sous le nom de « Province du Sinaï », le groupe semble avoir accru ses capacités opérationnelles et accéléré sa convergence avec les branches actives en Syrie, en Irak ou en Libye.Les défis des Égyptiens . Egypte: exécution d'un islamiste de renomCOMPTE RENDU L’Etat islamique promet une guerre contre les « infidèles » en Egypte .  n L’attentat du Caire fait peser la menace d’une expansion de l’organisation djihadiste dans la capitale du pays.Hélène Sallon

 

Is Egypt facing a crisis?A high ranking military officer has been assassinated in Egypt amid a worsening security and economic situation. Egypt, Middle East

 

Since President Hosni Mubarak was forced to step down in 2011, Egypt has faced difficult times. A lire Les défis des Égyptiens

Au Nord Mali, la situation s'enlisse dans une guerre asymétrique faite d'acte de guérilla urbaine : . Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques djihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays, y compris à Bamako.

A lire La guerre de l'ombre au...

 

Des contrecoups terroristes sont redoutés en Europe. Des contacts ont eu lieu entre le Levant et la Libye, quoique «limités», assure-t-on. Il faut veiller aussi à ce que d'autres «théâtres» de crise ne prennent le relais en attirant les djihadistes, pointe une bonne source, en évoquant Boko Haram.

Avec Mossoul et ses suites, les risques d' «éparpillement» des djihadistes au-delà du Levant est donc important. Les flux de djihadistes ont pu être réduits, mais la vigilance s'impose. Et les avatars de Daech suscitent des interrogations sur la forme que pourrait prendre à l'avenir Daech dans nos pays», a relevé Ashton Carter. Une menace qu'il faut combattre sur le terrain militaire, mais qui est aussi un «califat virtuel»,  les risques d'attractivité que pourraient continuer à susciter les djihadistes même après la perte de leurs territoires au Levant.

Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?

Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. 

Et si Donald Trump était un tract de propagande djihadiste ? La thèse, relayée avant la présidentielle par des analystes américains défavorables au milliardaire, continue de faire son chemin, le scrutin passé : l’élection du candidat républicain offrirait ainsi un boulevard à Al-Qaida, notamment.

En cause, la sympathie manifestée par le vainqueur de la présidentielle américaine pour les autocrates du monde arabe. « Si la politique étrangère de Trump priorise ces hommes forts comme alliés, Al-Qaida va bénéficier d’un coup de pouce inimaginable », s’alarme ainsi Charles Lister, chercheur au Middle East Institute, dépité par le triomphe de Trump.

Les djihadistes en question n’ont rien fait pour la démentir. Surtout les « al-qaidistes » ou proches de la mouvance salafiste-djihadiste, hors organisation Etat islamique, l’EI s’étant globalement désintéressé de l’élection américaine. Après les premières manifestations d’« indignation » de façade et de sympathie intéressée exprimée envers les Noirs et musulmans américains, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu.

« La guerre devient publique »

 

« Puisse le mandat de Trump être le début d’une division de l’Amérique et le temps de la désintégration », conclut Abou Mohammed Al-Maqdissi

« Trump révèle la vraie mentalité des Américains, leur racisme et leur haine contre l’islam et les Arabes. Tout ceci ne fait qu’exposer au grand jour ce que ses prédécesseurs ne faisaient que masquer », ajoutait Abou Mohammed Al-Maqdissi.

En Syrie, le Front Fatah Al-Cham a vite trouvé, le 9 novembre, une vertu à l’élection du nouveau président américain, celle, visiblement, de lui alléger la tâche : « A partir d’aujourd’hui, nous n’aurons plus besoin de diffuser des communiqués exposant les machinations de l’Occident, il nous suffira de retweeter les déclarations de Trump », ironisait Hamza Al-Karibi, un responsable du groupe.

US admits civilians were "likely" killed in a US raid in Yemen and children may have been among the deadhttp://

The think-tank warned strikes like the January 29 raid on Bayda province could increase fear of or even hostility towards the US among civilians, providing fertile ground for recruitment by AQAP. "The use of US soldiers, high civilian casualties and disregard for local tribal and political dynamics... plays into AQAP's narrative of defending Muslims against the West and could increase anti-US sentiment and with it AQAP's pool of recruits," said the Brussels-based ICG. Romania anti-govt protests biggest since communism fell, more than 100,000 people have taken to the streetshttp://

aje.io/mqj6

US President Trump's national security adviser has signalled a toughening US stance on Iran http://aje.io/pbd6La torture vue de la Maison Blanche

En affirmant, le 27 janvier, que la torture « ça marche », Donald Trump l’a dépouillée de toute connotation éthique. Jamais un président américain en exercice, au moins depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, n’avait, devant des journalistes du monde entier, livré une telle opinion.LE MONDE | 

George W. Bush en avait banalisé l’usage, autorisant la technique des simulations de noyade – le waterboarding. Donald Trump, lui, « normalise » le sujet. Il le dépouille de toute connotation éthique. La torture, on peut en débattre. Il y a du pour et du contre. C’est affaire de coûts-résultats, un problème technique – pas moral. Au nom du refus du politiquement correct – qu’on finira par regretter –, un tabou tombe : la torture revient.

 

La nouvelle stratégie d'implantation locale d'al-Qaida

Contrairement à Daech, la mouvance terroriste ne veut pas s'aliéner les populations pour établir des sanctuaires au Levant et en Afrique.

Il y a cinq ans, al-Qaida perdait son leader historique, Oussama Ben Laden, et semblait être happée dans une spirale déclinante. Aujourd'hui, la mouvance terroriste compte sur la défaite prochaine de sa rivale Daech en Syrie et en Irak pour au contraire rebondir, grâce à une stratégie d'implantation locale patiemment mise en place ces dernières années, que ce soit au Yémen, en Syrie ou au Maghreb. Le tournant s'est produit en 2010-2011.

Au cours des années qui ont suivi les attaques du 11 septembre 2001, al-Qaida fut soumis à d'intenses pressions qui forcèrent sa direction à fuir le sanctuaire afghan pour se disperser sans autre stratégie que de sauver sa peau. L'invasion américaine de l'Irak en 2003 et l'insurrection sunnite qui en résulta vit la naissance en octobre 2004 de la première filiale d'al-Qaida hors de sa zone afghane. 

Depuis des mois, la communauté du renseignement américain ne cache pas son inquiétude face aux allées et venues de cadres d’Al-Qaida de la zone afghano-pakistanaise en Syrie, où le Pentagone craint que les zones sous contrôle du Front Fatah Al-Cham et de ses alliés deviennent un nouveau sanctuaire. Le tout sur fond d’un regain de menaces proférées à l’encontre de Washington.

Au Yémen, Al-Qaida dans la péninsule Arabique se félicitait il y a quelques jours « du retour, du Machrek au Maghreb, des armées de moudjahidin qui dévoreront l’Amérique ». Autre source d’inquiétude américaine, le Front Fatah Al-Cham pourrait également combler le vide laissé par son rival, l’Etat islamique, qui perd de plus en plus du terrain. Trump ou pas, la guerre continue.

 


LIRE AUSSI
» Somalie: nouvelle attaque meurtrière des shebab à MogadiscioEn Somalie, al-Chebab est de retourn   A lire : L'empilement des lois antiterroristes - Le Monde diplomatique : Infrarouge, vous êtes en Garde a Vue! - France 2 : Jeudi 28 juillet 2016 de 20:30 à 21:30 sur La Chaîne parlementaire Voir dans la grille

 

Pourtant, la gauche kurde est aujourd’hui le meilleur rempart contre Daech. Elle lui a infligé des défaites militaires et elle lui oppose une alternative politique, avec un projet de société démocratique, laïque, féministe et écologiste.

 

ENTRETIEN « Le terrorisme favorise un état d’esprit antidémocratique » Michel Rosenfeld, ­professeur de droit à la Cardozo School of Law de New York, est spécialiste de droit constitutionnel comparé et de philosophie du droit.
 

 Soutenir les forces progressistes au Moyen-Orient

L’éradication du djihadisme dépend des forces organisées au Moyen-Orient et en Afrique. Les forces progressistes peuvent parfois profiter des bombardements mais la participation de grandes puissances étrangères pose beaucoup plus de problèmes qu’elle n’en résout.

La fin de l’interventionnisme militaire ne sera pas la solution miracle, mais un préalable indispensable à l’extinction du djihadisme. Enrayer le délitement de la société

 

Militariser la société ? Sûrement pas !

a LIRE , il réduit les libertés publiques et entrave la contestation socialeUn œil sur vous, citoyens...

On connaît d’avance les boucs émissaires de ce climat militariste : les quartiers populaires, les migrant-e-s qui fuient la guerre et la misère, la population musulmane qui a déjà subi plusieurs « représailles » racistes depuis les attentats. C’est révoltant.

Refusons cette logique. Contre le djihadisme, contre l’interventionnisme militaire, contre la militarisation de la société, pour les luttes sociales, pour le soutien aux forces progressistes en Afrique et au Moyen- Orient.

 

 
 

Pour info :

 
- ci-dessous le récapitulatif par la Coalition Climat 21
- CHAINE HUMAINE à Paris le dimanche 29 novembre confirmée - toutes les modalités sur le site d'Attac : https://france.attac.org/agenda/article/dimanche-29-novem...
- Pour vous inscrire sur Facebook : https://www.facebook.com/events/1525119174473260/

Le blog de Maxime Combe : "Paris2015 : Changer le système, pas le climat ! (en accès libre)

Pétition à signer : Laissons les fossiles dans le sol pour en finir avec les crimes climatiques

 

 

 COMPTE RENDU Turquie : assassinat du bâtonnier de Diyarbakir, figure de la cause kurde : Tahir Elçi a été mortellement touché à la tête, samedi, alors qu’il s’apprêtait à faire une déclaration sur les destructions survenues dans le quartier historique de la ville.

Sécurité élevée pour la COP21 - Hensozu

 

 Middle East, War & Conflict,  Politics, Middle East, Libya,Khalifa HaftarISIS, Libya,

1919-1939 : la drôle de paix

Daech, naissance d'un Etat terroriste - l'indigné révoltéDaech, naissance d'un Etat terroriste Créé le samedi 27 juin 2015 , Vu des Etats-Unis. Faut-il voir la main de l’Etat islamique derrière les attentats du 26 juin ? Terrorisme: Le mois du Ramadan, moment propice aux attentats Vu des Etats-Unis. Faut-il voir la main de l’Etat islamique derrière les attentats du 26 juin ?, Attentat en Isère : un défi politiqueLe djihad de la terreur, stratégie de vengeance et de diversionAux États-Unis, les extrémistes blancs tuent plus que les djihadistesQu'est-ce qu'un terroriste ? LSyrie, dans l'enfer d'AlepLa Confrérie, enquête sur les Frères musulmans Géopolitique

éIran, la présidentielle déjà verrouillé.Lire : Présidentielle en Iran : M. Rafsandjani condamné à rester dans les coulisses Lire aussi : Présidentielle en Iran : le dauphin de M. Ahmadinejad éliminé par le clergéVidéoAl-Manar diffuse des images des combats à Qoussair

La Confrérie : enquête chez les Frères musulmans (RTBF] - MeFeedia

 La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans Documentaire/Reportage: Les Frères Musulmans, cette secte au pouvoir dans de nombreux paysDaesch, fruit des contradictions Publié le 06/12/2016 à 08:22

Guerre-terrorisme-guerre-terrorisme... Sortir de l'engrenage ALTERNATIVELIBERTAIRE.ORG

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Qu'est-ce qu'un terroriste ? Lle tourbillon jihadiste :Les défis des ÉgyptiensGlobalia. JC Ruffin« l'EIIL est à son apogée...

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The War

Histoire réalisé en 2007 par Ken Burns, Lynn Novick  

The War : liste des épisodes

 

  "Le studio de la terreur" : Au coeur du Hollywood de Daech Créé le samedi 03 décembre 2016 

 
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