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26/08/2017

Report terrorism"

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Islamisme, 60 ans de lutte antiterroriste

 

"Cette réalité est là, pesante, historique, progressive, et elle s'aggrave au fil des décennies".

Ce livre a pour ambition de reconstituer l'histoire de la lutte anti- terroriste française contre l'islamisme depuis les premières heures du conflit algérien jusqu'à nos jours. Il décrypte de manière très précise comment les services de sécurité français sont devenus experts lors de la guerre d'Algérie au point de modéliser les différentes facettes de ce qui constitue les bases de l'antiterrorisme aujourd'hui. L'ouvrage montre ainsi l'évolution des techniques d'enquête, s'interroge sur la mauvaise coordination des services et pointe des errements dans la gestion politique des récents attentats et la mauvaise appréciation de la réalité par le pouvoir. Il dresse de nombreux portraits de groupes activistes et établit les coulisses de l'émergence des groupes islamistes dès les années 1970, décrit les liens de la mouvance islamiste avec le grand banditisme. Pour cette enquête inédite, l'auteur s'est appuyé sur un matériau très complet provenant des services secrets, de la police de renseignement, de la PJ ou encore de dossiers judiciaires, et sur une série d'entretiens avec des hauts responsables du renseignement et de la lutte antiterroriste. Les points forts : - une enquête avec du recul qui remonte le fil de 1954 à nos jours - un journaliste d'expérience - de nombreuses révélations Frédéric Charpier, né en 1955, est un journaliste d'investigation spécialisé dans les domaines du renseignement. Il est l'auteur de nombreux ouvrages : Génération Occident (2005), Nicolas Sarkozy, un homme de pouvoir (2007), Le roman noir de l'affaire Clearstream (2009), L'Agent Jacques Duclos : histoire de l'appareil secret du Parti communiste français (2015). A paraître : Arnaud Montebourg, l'homme girouette (janvier 2017

Les guerres cachées contre Daech, 10/02/2017-Les guerres cachées contre DaechFOCUS : "Al-Qaida profite du recul de Daech"

 

Où en est Al-Qaida , 16 ans après les attentats du 11-Septembre , et à l’heure où Daech, son rival, recule ? Etats des lieux avec Georges Malbrunot, Grand Reporter au Service Etranger du Figaro » Voir aussi - FOCUS : "Al-Qaida profite du recul de Daech"

A lire 60 ans de lutte antiterroriste - France InterQui sont les terroristes - France Inter : Note confidentielle sur le parcours de 265 (257 hommes et 8 femmes) djihadistes français morts sur le front syrien et en Iraq. Terrorisme : qui sont les djihadistes français morts en Syrie ? Jeune, issu de l'immigration et d'un milieu social défavorisé : c'est le profil type dégagé par les services de renseignement dans une note confidentielle. LEPOINT.FR

 

Special Report: Terror In Paris - YouTube

 La stratégie de la mouche: pourquoi le terrorisme est-il efficace ?

USA: un rapport sur le terrorisme parle pour la première fois de l’organisation terroriste guléniste

Pour .arcinfo.ch Terrorisme: 11'000 attentats ont fait plus de 25'000 morts dans le monde en 2016, des chiffres en baisse depuis 2015

Pour  quebec.huffingtonpost.ca 'Iran, «premier État soutenant le terrorisme» dans le monde selon les États-Unis La République islamique chiite reste la bête noire de Washington. 

Selon le rapport, les attaques terroristes ont baissé de 9% en 2016 par rapport à 2015. 

16 h · Plus de 13.400 actes de terrorisme en 2016 , soit 9% de moins qu'en 2015, causant la mort de plus de 34.000 personnes, selon les chiffres compilés par les chercheurs de l'Université du Maryland (États-Unis). Sur ce chiffre des victimes, en baisse de 10% par rapport à l'année précédente, plus de 11.600 morts sont des auteurs de ces attentats, précise cette étude annuelle, établie par le National consortium for the study of terrorism and responses to terrorism (Start) de l'université.

. L'étude remarque toutefois un accroissement notable en 2016 de l'usage de véhicules comme armes par destination, afin de renverser des piétons. "Cette tactique n'est pas sans précédent, mais il y a eu une augmentation marquée de sa fréquence et de sa mortalité", note le rapport.

Le texte indique que parmi les acteurs extra-étatiques, c’est DAESH qui est l’auteur du plus grand nombre d’attaques en 2016. Cette organisation terroriste aurait tendance à multiplier ses attaques terroristes après avoir perdu de grands territoires en Syrie et en Irak.

Commission d'enquête relative aux moyens mis en œuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 : A la Une - Le rapport - Composition - Agenda - Voir le dossier législatif - Rapport d'enquête - Comptes rendus, Les guerres cachées contre Daech Par Enkolo dans Accueil le

 
Monde et terrorisme: De Ben Laden à Daesh documentaire 2016 HD

 

 

 » Lire aussi - La montée en puissance d'Aqmi

La stratégie de la mouche: pourquoi le terrorisme est-il efficace ? 

 A (re)lire, pour prendre un peu de recul #Barcelona #terrorisme#uneautrepolitiqueestpossible La stratégie de la mouche: pourquoi le terrorisme est-il efficace ?
 
Il fait relativement peu de victimes, n'endommage pas les infrastructures de l'ennemi. Et pourtant, ça marche. Par Yuval Noah Harari, auteur de “Sapiens”.
 

Le théâtre de la terreur

Un terroriste, c’est comme une mouche qui veut détruire un magasin de porcelaine. Petite, faible, la mouche est bien incapable de déplacer ne serait-ce qu’une tasse. Alors, elle trouve un éléphant, pénètre dans son oreille, et bourdonne jusqu’à ce qu’enragé, fou de peur et de colère, ce dernier saccage la boutique. C’est ainsi, par exemple, que la mouche Al-Qaeda a amené l’éléphant américain à détruire le magasin de porcelaine du Moyen-Orient.

A lire EN DIRECT. Attentat à Marseille: «L'arme blanche, c'est entre guillemets la norme»VIDEO. Une fusillade lors d'un concert à Las Vegas fait au moins 2 morts, un suspect abattu

Comme son nom l’indique, la terreur est une stratégie militaire qui vise à modifier la situation politique en répandant la peur plutôt qu’en provoquant des dommages matériels.... Dans le cas du terrorisme, la peur est au cœur de l’affaire, avec une disproportion effarante entre la force effective des terroristes et la peur qu’ils parviennent à inspirer.

A lire Jean-Pierre Filiu : "En Syrie, les monstres ont été réveillés et lâchés"

C'est quelque chose de finalement très contemporain : on peut gagner une guerre sans mettre le pied dans le pays. 
LE MONDE SOUS LES BOMBES DE GUERNICA A HIROSHIMA

n les   progrès technologiques ont accouché de nouvelles promesses ou plutôt de nouvelles illusions. Sous les bombes, c’est toujours la même terreur". "Good Kill", un film édifiant sur l'utilisation des drones - 26 avril 2015 

Modifier une situation politique en recourant à la violence n’est pas chose aisée (..)  Il fallut encore deux ans et des millions de victimes supplémentaires pour que la situation bascule. En comparaison, le terrorisme est un petit joueur. Les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016 ont fait trente et un morts...  Mais cela reste dérisoire en comparaison du prix de la guerre conventionnelle. Faites le compte de toutes les victimes (tuées ou blessées) ous resterez toujours très en-deçà du nombre de victimes de n’importe quelle obscure bataille de l’une ou l’autre guerre mondiale.

Is the war on terror failing?

 A lire La guerre de demain?

Aujourd’hui, pour chaque Européen tué dans une attaque terroriste, au moins un millier de personnes meurent d’obésité ou des maladies qui lui sont associées. Pour l’Européen moyen, McDonalds est un danger bien plus sérieux que l’État islamique

 

lecture du matin... malheureusement toujours d'actualité. Dans son dernier ouvrage, le politologue revient sur sa vision de l’islam politique comme une réaction identitaire à la domination coloniale

Comment alors les terroristes peuvent-ils espérer arriver à leurs fins ? À l’issue d’un acte de terrorisme, l’ennemi a toujours le même nombre de soldats, de tanks et de navires qu’avant.... Ce qu’espèrent pourtant les terroristes, quand bien même ils n’ébranlent qu’à peine la puissance matérielle de l’ennemi, c’est que, sous le coup de la peur et de la confusion, ce dernier réagira de façon disproportionnée et fera un mauvais usage de sa force préservée. INSIDE STORY: Will the latest Iraqi offensive mean the end of ISIL in Mosul? (25:10)  Source: News agencies, 

Le chef des forces américaines au Moyen-Orient a qualifié hier Civils tués à Mossoul: "une terrible tragédie" n,  la mort de nombreux civils dans des frappes aériennes à Mossoul en Irak, 

 

Leur calcul est le suivant: en tournant contre eux son pouvoir massif, l’ennemi, fou de rage, déclenchera une tempête militaire et politique bien plus violente que celle qu’eux-mêmes auraient jamais pu soulever Terrorisme, raison d'Etat (1/2) - ARTE - YouTube La « mère de toutes les bombes » larguée en Afghanistan par les Etats-Unis En utilisant cette arme contre des djihadistes de l’EI, Washington met en scène sa détermination. De Ben Laden a EI

 

 lire 24/07/2016 Afghanistan, le prix de la vengeance , A voir Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : A lire Terrorisme, raison d'Etat , COMPTE RENDU 2 400 morts, 20 000 blessés, 840 milliards de dollars : le lourd bilan américain en Afghanistan 41 Le président Donald Trump a annoncé des renforts de troupes dans le pays, où l’armée américaine est présente depuis 2001.

Jean-Pierre Filiu : "En Syrie, les monstres ont été réveillés et lâchés"

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L'aviation russe a intensifié ses raids aériens ces derniers jours, a précisé l'ONG. dans des raids russes ou américains à Deir ez-Zor, selon l'OSDH. L'armée russe et américaine ont été plusieurs fois accusées d'avoir fait des victimes civiles dans ses frappes mais elle dément régulièrement, assurant cibler les "terroristes", en référence aux djihadistes.

Les sources sur lesquelles se basent l'Observatoire identifient les auteurs des frappes en fonction du type d'avion, leur localisation et les munitions utilisées.

Hier, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est dit "préoccupé" par les centaines de civils tués en Syrie, soulignant que le pays connaissait son "plus fort pic" de violences depuis la bataille d'Alep en 2016.

LIRE AUSSI : » Une force syrienne dit avoir été la cible de raids russes  , COMPTE RENDU Syrie : la coalition intensifie ses bombardements sur la ville de Rakka, tenue par l’EI 19 En frappant la « capitale » de l’organisation Etat islamique et ses alentours 250 fois en une semaine, les raids de la coalition auraient fait 170 morts parmi les civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l'homme » Syrie: les civils dans des conditions «terribles»

 Syrie : Raqqa est le «pire endroit sur terre» selon l'ONU «Je ne peux pas imaginer un pire endroit sur terre», a déclaré Jan Egeland, chef du groupe de travail humanitaire de l'organisation pour la Syrie. les personnes vivant dans Raqqa étaient «prises au piège dans un labyrinthe mortel où ils sont sous le feu de toutes parts».

Les terroristes ne peuvent pas prévoir exactement ce qui sortira de leur action de déstabilisation, mais ce qui est sûr, c’est que la pêche a plus de chance d’être bonne dans ces eaux troubles que dans une mer politique calme. Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ? Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. 

Face à la violence, notre société ne veut voir que la marginalité. Le djihadisme serait ainsi un sous produit de la délinquance, de la frustration, voire une forme de folie. r! Si tout se vaut, si rien ne compte, si l'avenir radieux de l'humanité se limite à une fusion dans le grand tout consumériste et cool, alors quand le «barbare» fait irruption, y compris en notre sein, nous sommes incapables de le nommer. Nommer l'ennemi c'est précisément définir ce qui nous distingue, ce qui nous discrimine, c'est tracer une frontière, une limite même normative, c'est s'affirmer contre, toutes choses auxquelles la culture contemporaine a décidé de renoncer…

Toutes les évolutions géopolitiques depuis quinze ans démentent la fable de la fin de l'Histoire et de l'intégration du village planétaire.

 

 Voilà pourquoi un terroriste ressemble à une mouche qui veut détruire un magasin de porcelaine. Petite, faible, la mouche est incapable de déplacer ne serait-ce qu’une simple tasse. Alors, elle trouve un éléphant, pénètre dans son oreille, et bourdonne jusqu’à ce qu’enragé, fou de peur et de colère, ce dernier saccage la boutique. C’est ce qui est arrivé au Moyen-Orient ces dix dernières années. Les fondamentalistes islamiques n’auraient jamais pu renverser eux-mêmes Saddam Hussein. Alors ils s’en sont pris aux États-Unis, et les États-Unis, furieux après les attaques du 11 Septembre, ont fait le boulot pour eux: détruire le magasin de porcelaine du Moyen-Orient. Depuis, ces décombres leur sont un terreau fertile.

A lire 29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorismeBilan de la guerre "contre le terrorisme" Par Enkolo dans Accueil l

Rebattre les cartes

Le terrorisme est une stratégie militaire peu séduisante, parce qu’elle laisse toutes les décisions importantes à l’ennemi. Comme les terroristes ne peuvent pas infliger de dommages matériels sérieux, toutes les options que l’ennemi avait avant une attaque terroriste sont encore à sa disposition après, et il est complètement libre de choisir entre elles. Les armées régulières cherchent normalement à éviter une telle situation à tout prix. Quand elles attaquent, leur but n’est pas d’orchestrer un spectacle terrifiant qui attise la colère de l’ennemi et l’amène à répliquer.

À l’instar des terroristes, ceux qui les combattent devraient aussi penser en metteurs en scène plutôt qu’en généraux. Pour commencer, si l’on veut combattre le terrorisme efficacement, il faut prendre conscience que rien de ce que les terroristes font ne peut vraiment nous détruire. C’est nous seuls qui nous détruisons nous-mêmes, si nous surréagissons et donnons les mauvaises réponses à leurs provocations.

Les terroristes s’engagent dans une mission impossible, quand ils veulent changer l’équilibre des pouvoirs politiques par la violence, alors qu’ils n’ont presque aucune capacité militaire. Pour atteindre leur but, ils lancent à nos États un défi tout aussi impossible : prouver qu’ils peuvent protéger tous leurs citoyens de la violence politique, partout et à tout moment. Ce qu’ils espèrent, c’est que, en s’échinant à cette tâche impossible, ils vont rebattre les cartes politiques, et leur distribuer un as au passage.

Certes, quand l’État relève le défi, il parvient en général à écraser les terroristes. En quelques dizaines d’années, des centaines d’organisations terroristes ont été vaincues par différents États

Les terroristes savent parfaitement bien que, dans une telle confrontation, ils ont peu de chance de l’emporter. Mais, comme ils sont très faibles et qu’ils n’ont pas d’autre solution militaire, ils n’ont rien à perdre et beaucoup à gagner. Il arrive parfois que la tempête politique déclenchée par les campagnes de contre-terrorisme joue en faveur des terroristes: c’est pour cette raison que cela vaut le coup de jouer. Un terroriste, c’est un joueur qui, ayant pioché au départ une main particulièrement mauvaise, essaye de convaincre ses rivaux de rebattre les cartes. Il n’a rien à perdre, tout à gagner.

Quelle est la véritable guerre ?, par Tristan Garcia

Une petite pièce dans une jarre vide

Pourquoi l’État devrait-il accepter de rebattre les cartes ? Puisque les dommages matériels causés par le terrorisme sont négligeables, l’État pourrait théoriquement en faire peu de cas, ou bien prendre des mesures fermes mais discrètes loin des caméras et des micros. C’est d’ailleurs bien souvent ce qu’il fait. Mais d’autres fois, les États s’emportent, et réagissent bien trop vivement et trop publiquement, faisant ainsi le jeu des terroristes. Pourquoi les États sont-ils aussi sensibles aux provocations terroristes?

S’ils ont souvent du mal à supporter ces provocations, c’est parce que la légitimité de l’État moderne se fonde sur la promesse de protéger l’espace public de toute violence politique

Aujourd’hui, un gouvernement peut tout à fait fermer les yeux sur la violence domestique ou sexuelle, même si elle atteint de hauts niveaux, parce que cela ne sape pas sa légitimité (...)  A contrario, les cas, bien plus rares, de terrorisme, sont perçus comme une menace fatale, parce que, au cours des siècles derniers, les États occidentaux modernes ont peu à peu construit leur légitimité sur la promesse explicite d’éradiquer la violence politique à l’intérieur de leurs frontières.

A lire Globalia. JC RuffinQuand de Gaulle était la cible d'une "fatwa chrétienne"Djihadisme : Olivier Roy répond à Gilles Kepel

 Au cours de l’époque moderne, les États centralisés ont peu à peu réduit le niveau de violence politique sur leur territoire, et depuis quelques dizaines d’années les pays occidentaux l’ont pratiquement abaissé à zéro.... Les gens se sont vite habitués à cette façon de faire, qu’ils considèrent désormais comme leur droit le plus naturel. Par conséquent, des actes, même sporadiques, de violence politique, qui tuent quelques dizaines de personnes, sont vus comme une atteinte fatale à la légitimité et même à la survie de l’État. Une petite pièce, si on la lance dans une jarre vide, suffit à faire grand bruit.

A lire Le paradoxe de notre époque , BFMTV Hier, à 16:48 ·

"Mettre sur le même plan l’islam et le terrorisme est très dangereux" a propos de la une de Charlie hebdo

C’est ce qui explique le succès des mises en scène terroristes. L’État a créé un immense espace vide de violence politique – un espace qui agit comme une caisse de résonance, amplifiant l’impact de la moindre attaque armée, si petite soit-elle. Moins il y a de violence politique dans un État, plus sa population sera choquée face à un acte terroriste... Paradoxalement, donc, c’est parce qu’ils ont réussi à contenir la violence politique que les États modernes sont particulièrement vulnérables face au terrorisme. Un acte de terreur qui serait passé inaperçu dans un royaume médiéval affectera bien davantage les États modernes, touchés au cœur.

Après des siècles de batailles sanglantes, nous nous sommes extraits du trou noir de la violence, mais ce trou noir, nous le sentons, est toujours là, attendant patiemment le moment de nous avaler à nouveau. Quelques atrocités, quelques horreurs – et nous voilà, en imagination, en train de retomber dedans.

Désormais, nous serons gouvernés par la peur et les bons sentiments

The Siege 1998 Bruce Willis ✪ Bruce Willis Movies, Denzel Washington, Annette Bening


The Siege 1998 on Vimeo

Tout se passe comme si les sociétés occidentales ne pouvaient pas penser le djihadisme en dehors du registre de la psychiatrie.

Afin de soulager ces peurs, l’État est amené à répondre au théâtre de la terreur par un théâtre de la sécurité....L’État se sent donc obligé de mettre en scène un contre-drame aussi spectaculaire, avec plus de feu et de fumée encore. Alors au lieu d’agir calmement et efficacement, il déclenche une énorme tempête qui, bien souvent, comble les rêves les plus chers des terroristes


 

 n Lutte antiterroriste: "pas une excuse pour torturer" (OMCT)

L'organisation mondiale contre la torture (OMCT), dont le conseil exécutif était réuni à Tunis aujourd'hui, a souligné que la lutte contre le terrorisme à travers le monde n'était pas une excuse pour recourir à la torture.

 » Lire aussi - La France est-elle en pointe avec sa loi antiterroriste ?

Au contraire, "lutter contre les menaces à la sécurité avec brutalité nourrit le terrorisme", a conclut l'OMCT, déplorant le déclin de l'engagement contre la torture y compris en Europe et en Amérique du Nord, et la situation de plus en plus alarmante selon le réseau international en Turquie, aux Philippines ou encore en Egypte.

L'organisation a indiqué lancer une campagne pour mobiliser la société civile, et se pencher sur le cas des migrants, dont nombre ont fait état de traitements inhumains aux mains de passeurs.

 A lire Couvre-feu : Les lois d'urgences - l'indigné,Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. Terrorisme, raison d'Etat

Comment l’État devrait-il faire face au terrorisme ? Pour réussir, la lutte devrait être menée sur trois fronts. Les gouvernements, d’abord, devraient se concentrer sur une action discrète contre les réseaux terroristes. Les médias, ensuite, devraient relativiser les événements et éviter de basculer dans l’hystérie. Le théâtre de la terreur ne peut fonctionner sans publicité. Or malheureusement, les médias ne font souvent que fournir cette publicité gratuitement:

Le troisième front, enfin, est celui de notre imagination à tous. Les terroristes tiennent notre imagination captive, et l’utilisent contre nous.... C’est notre propre terreur intérieure qui incite les médias à traiter obsessionnellement du terrorisme et le gouvernement à réagir de façon démesurée.

"L'obsession de la guerre civile est d'une absurdité totale"

Que dire encore du terrorisme nucléaire ou bio-terrorisme? Que se passerait-il si ceux qui prédisent l’Apocalypse avaient raison? si les organisations terroristes venaient à acquérir des armes de destruction massive, susceptibles, comme dans la guerre conventionnelle, de causer d’immenses dommages matériels? Quand cela arrivera (si cela arrive), l’État tel que nous le connaissons sera dépassé. Et du même coup, le terrorisme tel que nous le connaissons cessera également d’exister, comme un parasite meurt avec son hôte.

Si de minuscules organisations représentant une poignée de fanatiques peuvent détruire des villes entières et tuer des millions de personnes, l’espace public ne sera plus vierge de violence politique. La vie politique et la société connaîtront des transformations radicales. Il est difficile de savoir quelle forme prendront les batailles politiques, mais elles seront certainement très différentes des campagnes de terreur et de contre-terreur du début du XXIe siècle. Si en 2050 le monde est plein de terroristes nucléaires et de bio-terroristes, leurs victimes songeront au monde occidental d’aujourd’hui avec une nostalgie teintée d’incrédulité: comment des gens qui jouissaient d’une telle sécurité ont-ils pu se sentir aussi menacés ?

© Yuval Harari 2016
© Albin Michel pour la traduction française 2016, par Clotilde Meyer

A lire Actualités > Bibliobs > Idées > La stratégie de la mouche: pourquoi le terrorisme est-il efficace ?

LIRE AUSSI :

» L'éditorial du Figaro : «Terrorisme low-cost»

» Terrorisme : «La maladie mentale est influencée par l'air du temps»

» Ils ont vécu sous le terrorisme

» Policiers, avocats, magistrats : le quotidien usant des professionnels confrontés aux terroristes

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09/07/2017

Is it over for ISIL?

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As ISIL's 'caliphate' crumbles, its ideology remains Analysts say the end of the self-proclaimed caliphate's territorial rule 'does not mean the end of ISIL'.

The battle against ISIL is currently centred in the group's last urban stronghold, Mosul [File: Reuters]

 

 

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien,  . Le serpent qui se mort la queue : Alep, chronique d’une révolution impossible Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un LE MONDE |

ISIL is bitterly hostile to the Arab Gulf governments, which suspect it of trying to stoke a Sunni-Shia sectarian confrontation to destabilise and ultimately topple their governments.

Trois ans après l'offensive-éclair qui avait permis aux djihadistes de s'emparer d'un tiers de l'Irak et de près de la moitié de la Syrie, leur territoire se réduit comme peau de chagrin.

Outre Hawija, les djihadistes contrôlent encore trois localités dans la province d'Al-Anbar, dans l'ouest du pays: Anna, Rawa et surtout Al-Qaïm, tout près de la frontière syrienne.

Un officier supérieur irakien dans la région a indiqué à l'AFP que les forces irakiennes s'étaient emparés hier de la ville d'Anna et poursuivaient leur offensive.

n L’Etat islamique acculé à Rakka et Mossoul titrait le Monde, Le crépuscule de l' Etat islamique (EI) a à Mossoul mettait en avant de son coté le Figaro.  L’émergence de l’EI, sous l’égide de son « calife » autoproclamé, Abou Bakr Al-Baghdadi, a marqué un tournant dans l’histoire du djihadisme. Le groupe a voulu contrôler un territoire et établir un Etat, le gérer, et accaparer les richesses qui en découlaient. Ce processus, qui a duré trois ans, s’achève à Mossoul au milieu des cendres et des ruines.

  Is Trump committing war crimes in Iraq and Syria? by Hamid Dabashi Source: Al Jazeera and news agencies 

Le 10 juillet 2017, un soldat des forces irakiennes célèbre l’annonce de la reprise de Mossoul par le gouvernement.  PHOTO FADEL SENNA/AFP

Dimanche 9 juillet, le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, s’est rendu à Mossoul pour annoncer que la ville était “libérée” du joug de l’État islamique. Mais cela ne signifie pas la fin de l’organisation terroriste, avertit cet éditorialiste libanais.

» Le crépuscule de l'État islamique à Mossoul

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Daech recule. L’armée irakienne a repris la semaine dernière le site en ruine de la mosquée Al Nouri à Mossoul, où avait été proclamé le califat a échoué, estiment les experts. / AFP PHOTO / FADEL SENNA - FADEL SENNA/AFPSelon Les Echos - Sponsorisé ·" L’EI a vu ses revenus divisés par 5 en quelques mois et est en passe de perdre ses capitales syrienne et irakienne" dans le post intitulé " Pour quoi l’Etat islamique au bord de l’effondrement militaire et financier "En savoir plus LESECHOS.FR

 

Watch Inside Story: Is the threat from ISIL over?

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A map showing damaged and destroyed areas of Raqqa released by the REACH initiative on July 11 [REACH 2017)

 n Malgré la présence en leur sein d’un noyau dur de combattants aguerris par plus de trois années de lutte contre les djihadistes, et en dépit du degré d’organisation de l’ensemble de leur appareil militaire, les FDS n’auraient pas été en mesure de faire reculer l’EI des centres urbains du nord syrien sans le soutien constant des frappes aériennes de la coalition. A l’été 2016, la ville de Manbij, proche de la frontière avec la Turquie, a également été reprise aux djihadistes au prix d’un lourd bilan pour les populations civiles

Le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, a beau célébrer la “victoire” contre l’État islamique et la “libération” de la ville, la réalité apparaît nettement plus nuancée. Mossoul est en grande partie détruite. Sa population a vécu de multiples traumatismes : trois ans d’occupation djihadiste, puis les bombardements de la coalition internationale, le déplacement de presque 1 million de civils dans des conditions souvent déplorables, sans oublier les exactions commises à leur encontre par les forces loyalistes et miliciennes.

 Baghdadi est vivant selon un chef du renseignement kurde

Le chef des services de lutte antiterroriste du Kurdistan irakien est pratiquement sûr qu'Abou Bakr al Baghdadi, "calife" autoproclamé de l'Etat islamique, est encore en vie et qu'il se trouve au sud de Rakka, en Syrie.

» Lire aussi - Selon l'OSDH, le chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, serait mort

Le mouvement djihadiste, qui vient de perdre Mossoul, dans le nord de l'Irak, après trois ans d'occupation et tente de résister à Rakka, est selon lui en train de changer de stratégie pour se muer en une sorte d'"Al Qaïda sous stéroïdes". Son éradication prendra encore trois ou quatre ans, a-t-il prédit.

 

MIDDLE EAST Turkish and Kurdish forces clash in northern Syria, tensions rise Mounting tensions between Kurdish and Turkish troops in northern Syria have threatened to open a new front in the country’s complex war.

La guerre contre l’EI continue 

En Iran, ces jeunes qui rêvent de faire la guerre en Syrie Des militants liés aux organes de sécurité et de propagande tentent de s’enrôler, mais les places sont convoitées. Louis Imbert (Téhéran, envoyé spécial)  Demande immense » « La guerre en Syrie accélère une division entre les civils et les proches des forces de sécurité : les Gardiens, les bassidjis, les policiers, qui sont de plus en plus idéologisés, relève Said Golkar
Editorial. Malgré la reprise de Mossoul par les forces armées irakiennes, l’organisation Etat islamique reste en mesure de déstabiliser les pays de la région.LE MONDE |

Mais la perte de cet ancrage territorial ne signifie pas la disparition du groupe djihadiste, qui contrôle toujours une vaste bande territoriale le long de la vallée de l’Euphrate, à cheval entre l’Irak et la Syrie, et qui, en muant d’une forme de proto-Etat à une guérilla ou à un réseau terroriste, reste en mesure de déstabiliser les pays de la région et au-delà. La dispersion de plusieurs dizaines, voire de centaines de ses combattants étrangers, jusqu’ici occupés quasi exclusivement à la défense de son territoire, pose plus que jamais la question de leur retour dans leurs pays d’origine et le danger qu’ils y font peser.

UE - Dans tout le monde développé, l'État islamique se restructure sous la forme d'un réseau social cherchant à radicaliser et enrégimenter la jeunesse.

 

L’Etat islamique restera en embuscade

Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Madjid Zerrouky, il fait peu de doute que l’EI poursuivra ses efforts visant à saper les fondements d’Etats défaillants, et à approfondir les crises et fractures sociales dans les pays musulmans.« Dawlati baqiya » (« Mon Etat restera »).

A défaut de disparaître, c’est le « califat » qui, aujourd’hui, s’effondre. La reprise de Mossoul acte l’impasse d’une entreprise djihadiste inédite, la tentative d’administrer de vastes territoires. Cette tentative était vouée à l’échec, l’EI s’est bâti sur une dualité intenable : construire un Etat tout en menant une guerre totale au reste du monde. Mais au cours de ses trois dernières années d’existence, le califat d’Al-Baghdadi a paradoxalement assumé cette dualité, en anticipant et préparant sa défaite.

1 500 attaques dans 16 villes d’Irak et de Syrie

 Syrie: 58 combattants du régime tués par l'EI  dans des attaques surprise du groupe Etat islamique contre des barrages dans une zone désertique, rapporte aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L’enregistrement a été identifié par SITE Intel Group, spécialisé dans la surveillance des sites Internet islamistes

IS Leader Abu Bakr al-Baghdadi Rallies Fighters in Audio, Calls to Attack Media Centers and HQs of "Ideological War" http://tinyurl.com/y93olaft  

» Lire aussi - Diminué en hommes, Daech reste menaçant  , Irak: assaut lancé pour prendre Hawija à l'EI

Ces attaques ont été menées le jour de la diffusion par l'EI d'un enregistrement audio attribué à son chef, EI) Abou Bakr al-Baghdadi, dans lequel il a appelé ses combattants, en déroute aussi en Irak, à "résister" et à multiplier les attaques contre leurs ennemis. Abou Bakr al-Baghdadi avait appelé hier les combattants de l'EI à "faire preuve de patience et résister face aux infidèles", en référence aux nombreux pays qui le combattent en Irak et en Syrie.

En Irak, la métamorphose de Daech

 - Privé de territoire, l'État islamique se lance dans une campagne d'attentats. Un retour aux années de sang de Zarqaoui.

«Nous entrons dans une nouvelle phase où Daech va se venger de ses pertes en intensifiant ses attaques kamikazes, ses assassinats ciblés et ses enlèvements»

Hisham al-Hashimi, spécialiste de la mouvance terroriste à Bagdad

A lire aussi ISIL posts 'Baghdadi audio' issuing 'resistance' call

«La stratégie que le groupe adopte désormais est celle de l’émirat des talibans après leur défaite en 2001», ajoute-t-il : «passer d’une organisation contrôlant un territoire à un groupe capable d’organiser d’importantes opérations terroristes. Il a pour cela sa grande expertise militaire et sécuritaire et ses importantes capacités financières».

- Pas facile à débusquer

Al-Bagdhadi et les chefs de l’EI «tentent de survivre pour préparer leur retour», confie-t-il à l’AFP. «Ils suivent leur manuel des années 2009-2012 en Irak, au cours desquelles l’organisation qui les avait précédés, l’État islamique en Irak, avait été défaite sur le plan tactique par l’alliance de tribus sunnites et de l’armée américaine mais était parvenue à survivre stratégiquement», jusqu’à se transformer en EI après un changement de chefs et de nom.

Ces confins désertiques ( la vallée de l’Euphrate près des frontières syrienne, irakienne et jordanienne, ) traversés par le grand fleuve, peuplés de tribus sunnites rétives aux pouvoirs centraux, sont son dernier bastion et son dernier espoir de reconstituer, dans la clandestinité, un mouvement de guérilla pour les années à venir.

«La stratégie que le groupe adopte désormais est celle de l’émirat des talibans après leur défaite en 2001», ajoute-t-il : «passer d’une organisation contrôlant un territoire à un groupe capable d’organiser d’importantes opérations terroristes. Il a pour cela sa grande expertise militaire et sécuritaire et ses importantes capacités financières».

La région dans laquelle il se cache est peuplée de tribus sunnites souvent converties de longue date au salafisme, sous l’influence d’imams wahhabites formés en Arabie Saoudite, qui ont accueilli les combattants de l’EI en libérateurs, face à des pouvoirs, à Damas ou à Bagdad, considérés comme hostiles.

Rompu à la clandestinité, méfiant à l’extrême, entouré d’hommes de confiance issus de son clan ou qu’il connait de longue date, «le fantôme» ne sera pas facile à débusquer. La contrebande entre des frontières que rien ne matérialise dans le désert y est une tradition millénaire, comme une féroce résistance à l’autorité de quiconque en dehors des chefs tribaux. C’est dans cette région, juste après l’invasion américaine de 2003, qu’Al Qaïda en Irak avait installé ses principaux camps et centres d’entraînement.

Sentiment d’humiliation

L’EI militairement aux abois, il reste à le défaire idéologiquement. Une bataille qui ne peut être menée sans une réelle reconstruction de ces pays et une participation politique de populations marginalisées depuis des années par les pouvoirs en place. En Irak, la montée en puissance de l’EI, né sur les cendres d’Al-Qaida, qu’on avait déclaré défaite dans les années 2000, est le fruit de la marginalisation des populations sunnites ; des populations étouffées et réprimées par un gouvernement central, revanchard, dominé par la majorité chiite.

En Syrie, l’implosion du pays et la guerre totale menée par Bachar Al-Assad et ses alliés contre les régions insurgées avait là aussi ouvert un boulevard aux radicaux, EI en tête, après deux ans de révolte populaire. La présence massive de forces iraniennes et de milices chiites soutenues par Téhéran dans ces deux pays alimente un clivage chiites-sunnites et ne peut qu’attiser un sentiment d’humiliation dans ces régions.

Lire aussi :   A Mossoul, les luttes de pouvoir et d’influence ont commencé

Si le terrain sur lequel a prospéré l’EI reste inchangé, le terreau sur lequel prospère le radicalisme islamiste au prétexte de la défense des sunnites laisse planer le risque, à terme, d’une « renaissance » djihadiste dans des régions plus « pacifiées » que libérées. Contre le djihadisme, la solution ne peut venir d’un régime qui se voudrait centralisé et dominateur. L’Etat irakien doit désormais assurer aux populations arabes sunnites une pleine citoyenneté.
the Middle East are the real obstacles facing the region.  

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Frédéric Pichon est géopolitologue, spécialiste du Moyen-Orient. Auteur d'une thèse de doctorat sur la Syrie, il est l'auteur deSyrie, une guerre pour rien (éd. du Cerf, 2017)


FIGAROVOX.- Mossoul, la «capitale» de l'État islamique, a été reprise à l'EI par les forces irakiennes soutenues par la coalition internationale. En Syrie, Raqqa est en passe d'être reprise par les Kurdes. Est-ce la fin de l'État islamique?

Frédéric PICHON.- L'année 2017 sera celle de la fin de l'État Islamique. Né en Irak, il mourra en Irak... et renaîtra en Irak. Mais tandis que les efforts militaires se concentrent sur son cœur mésopotamien, la recomposition de la région qui est en cours annonce des années de soubresauts violents.

Une chose est sûre: la question syrienne, le nationalisme kurde, le bourbier irakien et l'influence de l'Iran sont là pour des décennies. On se souvient que Mossoul fut prise en moins de quatre jours durant le mois de juin 2014 par une organisation qui disposait de nombreux soutiens au sein même de la ville. L'armée irakienne, peu aguerrie et surtout prisonnière des choix politiques désastreux du gouvernement al Maliki, apparaît comme une armée d'occupation face à des sunnites, qui depuis 2003, furent non seulement les grands perdants des décisions américaines mais aussi les victimes du sectarisme des nouveaux dirigeants irakiens, désireux de se venger de près de soixante-dix ans d'humiliations et de massacres à l'encontre de la majorité chiite.

Même les forces sunnites-baptisées Sahwa- au nombre de 90000 combattants, qui avaient été associées dès 2006 par les Américains à la lutte contre les djihadistes, furent neutralisées par le gouvernement central chiite qui n'a jamais eu confiance en leur loyauté. Il faut bien comprendre que les tribus sunnites ont gravité durant toutes ces années par opportunisme entre Al Qaida, l'État Islamique et le gouvernement central au gré de leurs intérêts à court terme, en particulier financiers.

À Mossoul, l'État Islamique n'a pas eu besoin d'instaurer une dictature obscurantiste comme on se plaît par sensationnalisme à l'imaginer depuis l'Occident, à grand renfort d'informations spectaculaires. Certes, les exécutions publiques furent légion, la police de la charia existait bien, mais le véritable ordre était assuré par la notabilité préexistante des clans sunnites, à condition de se conformer a minima aux règles austères de Daech. Je ne dis pas que les populations y trouvaient entièrement leur compte mais au moins la relative probité de ceux qui étaient chargés de faire régner cet ordre tranche furieusement avec la situation précédente de corruption généralisée.

Bien entendu, pour cela, encore faut-il être sunnite: l'exode forcé des chrétiens de Mossoul et des autres minorités fut la résultante tragique de cette prise de contrôle de Mossoul. On peut ainsi invoquer l'injustice faite aux «sunnites» dans leur globalité, en expliquant que l'État Islamique est venu leur redonner leur dignité. Mais ce discours simplifie à outrance les alternatives dont disposerait la minorité sunnite d'Irak. Certes la volatilité de la loyauté des clans sunnites, leur situation qu'il faut considérer à l'aune de la longue histoire, où ils se comportèrent souvent en bourreaux à l'égard de leurs maîtres d'aujourd'hui, ne méritent pas la marginalisation dont ils font l'objet. Mais ces facteurs ne peuvent être négligés à l'heure où la compassion victimaire les fait passer de façon binaire comme des opprimés.

Ce qui est sûr c'est que les retours de balanciers tragiques sont le fruit de l'histoire et de la complexité d'une région où les États n'ont toujours été considérés que comme des structures oppressives, la longue expérience ottomane ayant laissé des traces. Mais imaginer reconstruire un État irakien sur des bases légitimes et représentatives relève de la gageure. Ce qu'il faut à l'Irak, c'est peut-être déjà un État tout court, qui assure ses missions régaliennes a minima. Le problème de l'État Islamique en Irak est qu'il est en quelque sorte chez lui et que sa présence est vue comme légitime par nombre d'Arabes sunnites. Il renaîtra sous une forme ou une autre à n'en pas douter.

Que va changer la mort d'Al-Baghdadi, le chef de l'EI?

Rien ou presque. D'abord cela sera vu comme un honneur et un appel à le remplacer ou du moins à continuer le combat y compris sur un mode encore plus apocalyptique. L'État islamique est né dans un moment eschatologique pour ses partisans, il disparaîtra (provisoirement) de manière apocalyptique.

Ensuite, un chef se remplace. Ni la mort de Zarqaoui, ni celle de Ben Laden n'ont entraîné la disparition de leurs organisations respectives (EIIL/ Al Qaida). Mais je voudrais insister sur une dimension que nous avons du mal à prendre en compte en Occident. S'il y eut bien un calife (turc) jusqu'en 1924, en réalité la fonction avait été largement vidée de son sens dès le Moyen-Âge, sous l'action des différences culturelles et linguistiques présentes au sein du monde musulman. Du coup, la proclamation d'Al Baghdadi comme Calife nous est apparue comme désuète, mais constitua en fait une formidable bouffée d'utopie, d'autant que les terres convoitées par ce proto-État ont une résonance eschatologique dans les textes de l'Islam, Coran et Hadiths inclus.

Cette dimension a un effet d'entraînement sur les populations musulmanes sunnites locales mais aussi pour cette jeunesse française qui ne se reconnaît pas dans le modèle culturel français: pour ces derniers, le djihad est aussi le moyen d'une forme de «régénération» par les lieux. La géographie joue ici un rôle majeur: il n'est que de consulter la littérature jihadiste pour constater combien notamment les références au «Shâm», à l' «Irak» sont prépondérantes: elles furent celles précisément des premiers déchirements de l'Islam (Hussein, fils d'Ali fut vaincu et tué à Kerbala en Irak) et seront celles du combat final contre Shaytan à la fin des temps (Damas ou Shâm).

L'attractivité de l'État Islamique s'appuie sur un triptyque récurrent: régénération, émotion, renonciation. Régénération par le retour sur des terres historiques et apocalyptiques, émotion religieuse et effusions entre ces jeunes hommes qui reconstituent une Oumma concrète et enfin renonciation au style de vie occidental, souvent jugé corrompu et permissif. Les jeunes djihadistes, qui se sentent en opposition avec la société, avec leur famille, marquent leur différence en s'engageant dans un mouvement religieux extrême, critiqué et rejeté par la grande majorité des gens, très médiatisé et très spectaculaire qui les arrache de façon radicale et extrêmement contraignante à leur milieu et à leur mode de vie.

De ce point de vue, ils participent sans le savoir de la mondialisation de l'offre religieuse, horizontale, sans magistère, nomade et déculturée, épousant ainsi les formes de la globalisation de l'information permise par les réseaux sociaux et que l'on retrouve, toutes choses égales d'ailleurs, dans le mouvement évangélique né aux États-Unis et le phénomène des «born again christians». Le succès de ce néo-fondamentalisme réside dans le fait que ce dernier fait l'apologie paradoxale de la déculturation qui permet de penser une «pure «religion indépendamment de toutes ses variations et influences culturelles.

La disparition ou l'affaiblissement de l'État islamique dans cette région du globe signifierait-elle la fin provisoire du terrorisme islamiste? Où et sous quelle forme pourrait-on le voir revenir?

n Trois Marocains expulsés pour liens avec « la mouvance islamiste radicale » Deux d’entre eux sont les frères d’un détenu qui avait violemment agressé deux surveillants dans une unité de prévention de la radicalisation de la maison d’arrêt d’Osny. Depuis le début de l’Etat d’urgence en novembre 2015, 51 arrêtés ministériels d’expulsion ont été exécutés, selon le ministère de l’intérieur.

Le problème se pose de la même façon pour les voisins de la Syrie et même l'Europe. La priorité est à l'éradication de l'État Islamique certes, alors que se profilent des batailles sanglantes dans la vallée de l'Euphrate. Mais que faire de tous ces combattants étrangers? Les pays émetteurs comme la France, la Tunisie ou l'Arabie Saoudite devront alors s'attendre à une vague de retour qu'il sera extrêmement difficile de contrôler.

Plus sûrement, l'essaim des djihadistes se déplacera sur un autre sanctuaire, probablement africain dont la Libye et le Sinaï et l'Asie  offrent déjà les garanties en termes d'impunité et de réseaux. Au niveau local, pour certains combattants et les civils qui soutiennent la politique de l'État Islamique, il faudra en passer par une politique de main tendue, avec attributions de places politiques ou économiques en échange de leur inclusion dans le nouveau système. Une fois de plus, le clientélisme vient en renfort du politique. Tout cela aura un coût financier évidemment et politique assurément.

Mais le problème est aussi géopolitique: comment penser que le salafisme wahhabite, qui a connu un déploiement conceptuel massif grâce à l'argent des pétrodollars et la constitution d'un réseau mondial de relais sous-forme d'ONG, d'écoles et de mosquées, présentes en Afrique, dans les Balkans, en Asie et en Europe pourra cesser d'influencer l'islam global sans une remise en cause théologique et politique de la part de ces mêmes États qui l'ont instrumentalisé et qui commencent à en subir les effets «Frankenstein»? C'est en premier lieu vers l'Arabie Saoudite que se portent les regards critiques. Mais la Turquie elle-même devra être confrontée au même questionnement étant donné son rôle actif dans l'instrumentalisation du salafisme en Syrie face au nationalisme kurde.

Donald Trump est reçu en France cette semaine par Emmanuel Macron. Peut-on s'attendre à ce que ce sujet soit au cœur de leurs discussions?

En tous les cas, Emmanuel Macron a préparé le terrain, avec ses déclarations sur la Syrie et le rôle de la Russie: maintien à moyen terme d'Assad, spectre d'un État failli, coopération avec la Russie sur le dossier terroriste. Il a d'ailleurs semé le trouble parmi certains de ses soutiens qui se sont sentis visés par sa pique sur le «néoconservatisme». En s'exprimant de la sorte, c'est vraisemblablement la ligne d'Hubert Védrine qui a été privilégiée. Le choix des priorités, la crainte d'un énième État failli dans la région auraient dû être privilégiées dès le début. Pour autant, je ne crois pas qu'il y aura d'alignement sur Moscou. Traiter correctement la Russie, c'est s'assurer de pouvoir aussi négocier durement avec elle. Cela s'appelle de la diplomatie et il est utile de parler de Realpolitik.

 

» Nicolas Baverez : «L'État islamique n'est pas mort, il mute»  n  READ MORE: As ISIL's 'caliphate' crumbles, its ideology remains

L’EI en a pourtant fait sa signature, sonore ou écrite. Il remonte à l’EII, l’Etat islamique d’Irak d’avant les années 2010, dirigé alors par Abou Omar Al-Baghdadi, le prédécesseur de l’actuel Baghdadi. Il opposait la résilience du groupe à la campagne anti-insurrectionnelle américaine qui, s’appuyant sur des milices sunnites, l’avait alors mis à terre : l’Etat islamique ne disparaîtrait pas, quel que soit le revers qu’il subirait.

Lire aussi :   L’Etat islamique restera en embuscade

A défaut de disparaître, c’est le « califat » qui, aujourd’hui, s’effondre. La reprise de Mossoul acte l’impasse d’une entreprise djihadiste inédite, la tentative d’administrer de vastes territoires. Cette tentative était vouée à l’échec, l’EI s’est bâti sur une dualité intenable : construire un Etat tout en menant une guerre totale au reste du monde. Mais au cours de ses trois dernières années d’existence, le califat d’Al-Baghdadi a paradoxalement assumé cette dualité, en anticipant et préparant sa défaite.

  Après une période de calme relatif, la capitale irakienne fait face à une recrudescence d’attentats de l’Etat islamique depuis le lancement, le 17 octobre, de l’offensive pour reconquérir Mossoul, la deuxième ville du pays et le plus important bastion de l’organisation extrémiste L'État islamique fait plus de 120 morts dans des attentats en Irak et au Pakistan, 
 
Pendant plus de trente ans, Islamabad a soutenu des groupes djihadistes pour satisfaire ses intérêts stratégiques. Plus largement, aujourd'hui, les talibans pakistanais menacent directement l'État. Islamabad n'a pas à chercher bien loin les racines du problème. 

 

A lire sur ce blog & les sites du Groupe Les djihadistes gagnants à un contre cent dans le SinaïComment les Etats-Unis viennent de sauver Daech d’une défaite annoncée en SyrieLes dangers pour l’Europe de la bataille de Mossoul

Les guerres cachées contre Daech, 10/02/2017-Les guerres cachées contre Daech, FOCUS : "Al-Qaida profite du recul de Daech"

06/06/2017

Emni, la branche secrète de L'EI -

 "Dans mon analyse c'est le totalitarisme islamique qui va l'emporter parce qu'il s'appuie sur une divinité et une jeunesse qui n'a pas peur de la mort, alors que la mondialisation s'appuie sur l'argent, le confort, des choses futiles et périssables"


 Et le totalitarisme fasciste n'a rien a envié aux totalitarismes islamique. Ils pourront comme les religions se partager les cartes du monde en vue de garder dans leurs escarcelles

 

Bastille Day  - YouTube 
 

 
✔ @SimNasr#UK L'#EI revendiqué l'attentat de #Londres qualifiant les assaillants de "cellule sécuritaire" pic.twitter.com/cjS7rzSNw3"Cellule sécuritaire" = cellule dormante

» Lire aussi - Iran : deux attaques simultanées en plein coeur de Téhéran

Loin de signifier la fin des attaques terroristes, cette formation de cellules clandestines annonce plutôt d'autres modes opératoires sous forme d'attaques suicides. D'une extrême violence, ces attaques se sont déjà intensifiées ces dernières semaines en Irak et en Syrie. Même avec une structure centrale détruite et moins d'argent, Daech reste donc une menace, aussi bien au Levant qu'en Europe

mposible de prévenir un acte terroriste sauf avoir plusieurs vie et de recommencer a eéro comme Denzel Washington dans déjà ❀ Deja Vu 2006

The Siege 1998 Bruce Willis ✪ Bruce Willis Movies, Denzel Washington, Annette Bening


The Siege 1998 on Vimeo

Tout se passe comme si les sociétés occidentales ne pouvaient pas penser le djihadisme en dehors du registre de la psychiatrie.

Citation de Frédéric Pichon est géopolitologue, spécialiste du Moyen-Orient. Auteur d'une thèse de doctorat sur la Syrie et chercheur associé à l'Université de Tours, il est l'auteur de Syrie, une guerre pour rien(éd. du Cerf, 2017)What's behind ISIL attacks?Gilles Kepel, author of The Roots of Radical Islam, weighs in on the motivation behind increasing ISIL attacks.

Sadiq Khan : "Le terrorisme est le terrorisme, qu'il soit inspiré par l'islam ou pas", dit Sadiq Khan

 A lire Qu'est-ce qu'un terroriste ? L, 1NiceA lire PDF]Socio-Economic Roots of Radicalism?: Towards ... - GlobalSecurity.org«Un tiers» des personnes signalées radicalisées «présentent des troubles psychologiques»Marseille: «un processus psychotique» chez l'homme qui a foncé sur des piétons
GAV : Dans sa voiture, on a trouvé, outre un courrier d'établissement psychiatrique, «un livre de philosophie et un livre très généraliste sur l'islam. La justice caractérisera les faits mais on ne peut pas dire dans son parcours de vie que c'était quelqu'un qui était porté à commettre des actes terroristes»

Le groupe État islamique (EI) a revendiqué la responsabilité de l'attaque au couteau à Sourgout, en Russie, dans un message diffusé par son organe de propagande, Amaq.Les services secrets russes ont annoncé lundi l'arrestation de quatre membres présumés de l'organisation Etat islamique qui planifiaient des attentats suicide contre des centres commerciaux et des transports en commun à Moscou. En Russie, un attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg avait fait 16 morts et des dizaines de blessés le 3 avril. Depuis le début de son intervention militaire en Syrie le 30 septembre, la Russie, alliée du régime de Damas, a elle aussi été menacée de représailles par l'EI et par la branche syrienne d'Al-Qaïda.

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Cette attaque intervient au lendemain d'un assaut en Finlande où un homme a poignardé à mort deux personnes et en a blessé huit autres dans la ville de Turku (sud-ouest).

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Jeudi et vendredi, l'Espagne a aussi été la cible d'un double attentat meurtrier, à Barcelone et Cambrils en Catalogne (nord-est), qui a fait au moins 14 morts et 120 blessés.

L'ancien juge antiterroriste Marc Trévidic a indiqué qu'il pouvait exister des liens importants entre les réseaux djihadistes de Barcelone et les réseaux belges. "Simplement parce que la Belgique a une structure terroriste qui est, elle aussi, marocaine", a-t-il dit sur Europe 1. Il remonte la naissance de ces liens aux années 90.

La Catalogne et en particulier Barcelone ont longtemps été considérées comme des plaques tournantes du djihadisme du sud de l’Europe. Un rapport du think tank Real Instituto Elcano datant de 2016 précisait que « la région métropolitaine de Barcelone 

source : ISIL claims responsibility for van attack in Barcelona : WATCH: What's driving the ISIL attacks?,   Suivez notre live sur les attentats en Espagne : Plus d'information dans notre live sur les attaques terroristes en Catalogne

Des intermédiaires «propres» pour ne pas se faire repérer

La cellule djihadiste responsable des attentats en Catalogne semble s’être formée en circuit fermé autour d’un « gourou », un modèle ancien qui a réussi à tromper la vigilance policière en évitant l’usage des nouvelles technologies, selon les experts.

 Au cœur du groupe, « il y a un personnage central qui réunit, qui fait l’amalgame entre les jeunes avec leur perte de repères, et les réponses salafistes qu’il peut leur apporter », poursuit Alain Rodier, un ex-officier du renseignement français. L’imam Abdelbaki Es Satty, tué dans l’explosion de la planque d’Alcanar, est soupçonné d’être ce chef charismatique.

Imam autoproclamé « Il n’y a pas une formation spécifique pour devenir imam »

« imam autoproclamé ». « Ce terme est galvaudé, note le sociologue, car en réalité l’imam n’est pas nommé contrairement à la religion catholique. Il ne s’agit pas d’un titre ou d’un rang spécifique. Pour devenir imam, il n’y a aucune règle spécifique, il suffit d’être reconnu comme tel par un groupe de fidèles. »


Bande-annonce : La Désintégration - vidéo Dailymotion

«La désintégration» : le film prémonitoire sur la tuerie de Toulouse
La désintégration : film choc sur le terrorisme - vidéo Dailymotion

Le frère du tueur de Marseille avait combattu en Syrie - Enquête. Anis Hanachi, le frère du Tunisien qui a tué deux jeunes femmes début octobre à Marseille, a combattu en Syrie, ont annoncé lundi les autorités italiennes, après son arrestation dans le nord du pays. «Une hypothèse encore à vérifier est que c'est lui qui a endoctriné son frère Ahmed et provoqué sa radicalisation», a expliqué Lamberto Giannini, chef de l'antiterrorisme italien.


CINÉMA. Quand les kamikazes font rire | Courrier international
Soldats d AllahCréé le dimanche 08 mai 2016 

 

« Un cercle fermé »

Composée de fratries, d’amis ou de voisins, elle fonctionnait avec des « éléments d’un même entourage, proches, un cercle fermé, où les personnes se connaissaient », comme « les cellules à l’origine des attentats du 11 septembre 2001 à New York (2750 morts au moins) et celui du 11 mars 2004 à Madrid » (191 morts), explique Yves Trotignon, ancien membre des services antiterroristes de la Direction générale de la sécurité extérieure française (DGSE).

Radicalisation « offline »

Autre caractéristique de la cellule : « Nous avons affaire à une radicalisation "offline" (hors internet) », selon Alberto Bueno. Les « contacts directs » ont rendu impossible toute détection en amont. La police surveille les réseaux sociaux où d’autres djihadistes récents semblent s’être radicalisés.

A lire Espagne : La cellule djihadiste, un groupe «fermé», avec un fonctionnement «sectaire»

Of the estimated 30,000 or so foreign fighters who have travelled to Syria and Iraq since 2011, more than 5,000 came from Western Europe : On estime a 30 000 le nombre de combattants qui ont voyagé vers la Syrie et l'Irak depuis 2011, 5000 sont revenus en Europe"

 Le risque de retour dans leurs pays des combattants de Daesch n'est pas négligeable.  les terrifiants récits des enfants-soldats de  Les terrifiants récits des «lionceaux» de l'État islamique Par Jean Chichizola  

OPINION: Brussels attacks - EU's 'terror' problem will get worse

 

A lire : Seulement un mauvais rêve ? Selon le directeur des services des urgences de Téhéran, les deux attaques simultanées ont fait au moins 12 morts et 39 blessés.Le Monde.fr avec AFP et Reuters |

Selon Courrier international A la demande du gouvernement libyen d'union nationale, l'armée américaine a bombardé Syrte, fief de l'Etat islamique dans le pays. Elle ouvre ainsi un troisième front contre l'organisation terroriste, après l'Irak et la Syrie.
Une enquête du New York Times révèle en partie les rouages de cette «filiale», chargée de recruter des combattants et de planifier des attentats à l'étranger.

A lire Terrorisme, raison d'EtatLES DERNIERS HOMMES D'ALEP



 
On savait encore peu de chose sur la cellule secrète «Emni». Une longue enquête duNew York Times publiée ce mercredi permet d'en apprendre davantage sur cette branche de l'État islamique chargée d'exporter le terrorisme à travers le monde. Selon le quotidien américain qui a pu consulter des documents des services de renseignements européens, interroger des officiels américains et rencontrer un ancien combattant de Daech, Emni serait un rouage essentiel de l'organisation terroriste.
Objectif de cette «filiale» créée en 2014: planifier des attaques en dehors des territoires contrôlés par Daech.

La France avait demandé, après le drame de Nice, que le thème du terrorisme soit inscrit à l'agenda du conseil des ministres européens des affaires étrangères, lundi 18 juillet, à Bruxelles.Au-delà du « message fort » de tous les Etats membres – entendu après chaque attentat et même appuyé, cette fois, par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, présent à la réunion –, Paris sollicitait l'article 42.7 de l'Union européenne. Il énonce que lorsqu'un Etat membre est l'objet d'une agression armée, tous les autres doivent lui témoigner de la solidarité et lui fournir aide et assistance « par tous les moyens nécessaires ». pas sur que cela convient a cette lutte très assymétrique du faible contre le fort.« La France frappe l'EI tous les jours » en Irak et en Syrie, selon Le Drian

 
Interrogé par le New York Times, un ancien combattant de Daech dit avoir rencontré plusieurs membres de l'Emni l'année dernière, lorsqu'il était en Syrie. Avant les attentats de Paris, «ils m'avaient dit qu'ils avaient plusieurs personnes positionnées en Europe, prêtes à passer à l'action», raconte ce détenu aujourd'hui incarcéré en Allemagne. «Ils voulaient avoir une action simultanée. Ils souhaitaient que plusieurs attaques aient lieu en même temps en Angleterre, en Allemagne et en France». Arrêté le 20 juillet 2015 à son retour de Syrie, Harry Sarfo purge depuis une peine de trois ans de prison.
 


Al-Adnani, chef de l'Emni
À la tête de cette organisation secrète, on retrouve le porte-parole de l'État islamique Mohammed al-Adnani, également responsable de la propagande. Né dans le nord de la Syrie, cet homme âgé de 39 ans est un personnage discret, dont on sait peu de chose. Même les combattants les plus entraînés n'ont jamais vu son visage. Le djihadiste allemand Harry Sarfo dit l'avoir rencontré une fois au moment de prêter allégeance à l'État islamique. Mais il n'a jamais pu le voir: l'entourage d'al-Adnani ayant pris soin de lui bander les yeux lors de l'entretien.


Emni, la branche secrète de l'organisation État islamique - YouTube

 

b Avec son « buzz » permanent, Aamaq, aujourd’hui dans le collimateur de la coalition internationale, est le bras armé médiatique de l’organisation Etat islamique.

 War & Conflict, ISIS, Middle East

In the past week, at least 12 people were killed in Tehran and eight killed in London by attacks claimed by the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL).

 

"It's not necessarily bigger, but it's very important," says Gilles Kepel, scholar and author of The Roots of Radicalism. "You cannot shun it, and you can't shun the social factor either, you know."

 

Follow UpFront on Twitter @AJUpFront and Facebook.Source: Al Jazeera News

Les agences de presse et les médias — dont Le Monde — reprenaient alors cette revendication, tant Aamaq incarne aujourd’hui la parole multilingue et l’image de l’EI (en jouant le rôle de prérevendication de ses attaques), même si elle a été créée et présentée, à l’origine, comme un organe prétendument « indépendant », depuis 2014, cette « agence attentats » sert en effet de canal de communication à l’EI.

Certaines revendications récentes de cet organe d’attaques commises sur le sol européen comme aux Philippinesoù les liens entre leurs auteurs et le groupe djihadiste sont loin d’être évidents — interrogent pourtant sur leur nature potentiellement opportuniste.

La mort du fondateur d’Aamaq n’a, à ce jour, été confirmée ni par l’EI ni par la coalition internationale, qui s’est bornée à déclarer à la fin de mai qu’elle avait effectué « une série de raids aériens ciblant l’infrastructure médias de l’EI et ses installations de propagande pour affaiblir la capacité du groupe à inspirer des attaques à l’extérieur ».

COMPTE RENDU Attentat de Londres : comment Aamaq est devenue l’« agence attentats » de l’EI 5 Madjid Zerrouky

» Irak : au moins 50 morts dans une double attaque terroriste

Une demi-douzaine d'hommes ont pris d'assaut un restaurant de Nassiriya, dans le sud-ouest du pays, alors qu'une voiture piégée a explosé quelques kilomètres plus loin. L'attentat, qui a également blessé au moins 80 personnes, a été revendiqué par l'État islamique.

Pour le chercheur Gilles KEPEL , l'organisation terroriste n'a plus besoin de commanditer des attentats. Des électrons libres réalisent ses objectifs "Cet attentat produit le double effet recherché par Daech: l'efficacité d'une grande réussite opérationnelle et un effet de sidération dans la population. Daech, dans la logique de ce que j'appelle «le djihadisme de 3e génération», récupère ainsi le bénéfice de toute l'opération".Oui, car la réalité concrète de ce qu'on appelle Daech se dilue de plus en plus, au fur et à mesure que son territoire, en Syrie et en Irak, se rétracte. Aujourd'hui, il n'y a peut-être même plus de centre de commandement de l'État islamique (EI) à Raqqa. Mais peu importe! 

Dans un INTERVIEW- La spécialiste de l'Irak Myriam Benraad analyse les enjeux et les conséquences du terrible attentat qui a frappé la communauté chiite de Bagdad dimanche. ACTUALITEINTERNATIONAL«Plus l'État islamique perd du territoire, plus il renoue avec l'action clandestine»Mis à jour

 
Pour Alain Frachon  dans sa CHRONIQUE " La défaite du « califat » signera-t-elle la fin de l’Etat islamique ? 21 "Avec la reprise de Rakka et de Mossoul, l’embryon d’Etat qu’est l’EI sera détruit. Mais l’idéologie qui anime son action, le djihadisme sunnite, lui survivra."Que signifiera la perte de Rakka et de Mossoul pour l’organisation d’Al-Baghdadi ? Elle marquera la démantèlement des structures paraétatiques du « califat » : ce début d’administration, de collecte de l’impôt, d’application de la charia, de vente de pétrole – ce qui a fait dire que l’EI était un mouvement terroriste plus riche et plus durable que les autres. Conséquence salutaire : les six millions de personnes qui, de part et d’autre de la frontière, vivent sous la tyrannie de la soldatesque du « calife », seront libres.Il ne faut pas se tromper

Il semble que la perte de territoire par Daech se traduise en recrudescence d'actes de terrorisme… Et un retour a la guerre asymétrique fait d'attentats suicide  Cet attentat nous montre, que, contrairement à ce qu'on avait pu croire en 2014, Bagda et les villes occidentales d n'est pas une enclave sécurisée, et que l'État islamique y est bien implanté.Ainsi Le ramadan 2016 marqué par un nombre record de victimes de l’Etat islamique POST DE BLOG L’attentat d’Istanbul est le dernier d’une longue série d’attaques menées par l’organisation terroriste depuis le 9 juin, en Europe et surtout au Moyen-Orient.

En Syrie, en Irak et en Libye, l'organisation de l'État islamique perd des territoires. Daech affronte une triple offensive sur ses bastions syriens de Manbij et Raqqa, et sur celui de Faloudja en Irak, le sud de la Syrie. A Syrte, en Libye, les brigades loyales au gouvernement d'union nationale ont fait une avancée spectaculaire cette semaine, en entrant dans ce bastion des djihadistes. Bombardé, poussé au sol depuis le sud, l'ouest et l'est de la ville, l'EI est aujourd'hui encerclé.

Syrie : Les derniers attentats arrangent les affaires de Bachar El-Assad tout en répondant aux intérêts de Daech. Quoi qu’il en soit, tout règlement international de la crise syrienne nuirait finalement aux deux. courrier international Publié le Car la situation la plus profitable, aussi bien pour Daech que pour Assad, serait la perpétuation de la situation telle qu’elle est depuis trois ans. Pour les deux, c’était la meilleure garantie de survie puisque l’existence de l’un renforce celle de l’autre.  En attendant, des gens meurent…
 
 
n Visite du roi Salman à Moscou : «Pour Riyad, les Russes font partie de la solution au Levant» Alors que les deux pays s'opposent sur la question syrienne, Salman Al-Saoud est à Moscou pour la première visite officielle d'un roi saoudien en Russie. Pour l'historien Igor Delanoë, la Russie a une carte à jouer pour tenter un rapprochement entre l'Arabie Saoudite et l'Iran
 
Nous sommes à un moment charnière. D'une part, Daech est refoulé et ne semble pas avoir encore bâti une nouvelle stratégie pour réussir sa déterritorialisation. D'autre part, le processus des négociations d'Astana[capitale du Kazakhstan, ndlr] est arrivé à maturation et n'a plus vocation à produire de nouvelles zones de désescalade
 

Face à ces revers, Daech a commencé à mettre en place une «stratégie de survie». Celle-ci consiste à disperser ses troupes en une multitude de cellules clandestines, dissimulées au sein des populations sunnites irakienne et syrienneVIDÉO - Le climat de violences qui pèse sur le pays remet en cause la construction du corridor énergétique et routier destiné à relier la province chinoise et orientale du Xinjiang au port de Gwadar, sur la mer d'Arabie.

Face à la violence, notre société ne veut voir que la marginalité. Le djihadisme serait ainsi un sous produit de la délinquance, de la frustration, voire une forme de folie. Ce refus de prendre au mot les djihadistes signe le vide abyssal des réponses à ce phénomène mondial et nous empêche de voir que notre post modernité, liquidatrice du sacré, du tragique et donc de la mort alimente en retour cette expansion. L'incapacité à penser la dimension religieuse du phénomène en l'évacuant ou en la minorant a ceci de tragique qu'elle s'accompagne simultanément d'un discours normatif sur la religion musulmane, à l'aune de nos valeurs post modernes. Dans la peur panique qui suit chaque attentat en France, il est une priorité: déclarer que ces actes «n'ont rien à voir avec l'islam». En niant la singularité de l'engagement des djihadistes, il s'agit d'en faire des produits de la modernité. Des hommes ordinaires en somme, aussi dépravés que nous. Ainsi la violence ne peut être que marginale, le fait de «loups solitaires», parce qu'il est impensable que l'Autre ne puisse adhérer à notre système de valeurs dont le cœur est précisément la relativité de toute valeur! Si tout se vaut, si rien ne compte, si l'avenir radieux de l'humanité se limite à une fusion dans le grand tout consumériste et cool, alors quand le «barbare» fait irruption, y compris en notre sein, nous sommes incapables de le nommer. Nommer l'ennemi c'est précisément définir ce qui nous distingue, ce qui nous discrimine, c'est tracer une frontière, une limite même normative, c'est s'affirmer contre, toutes choses auxquelles la culture contemporaine a décidé de renoncer…

Toutes les évolutions géopolitiques depuis quinze ans démentent la fable de la fin de l'Histoire et de l'intégration du village planétaire.

 


Dieu Jésus et compagnie - Caljbeut : Arte Génération djihad 28 06 2016
 

 

A lire: Daech, vers un retour à la clandestinité , » «Daech va revenir au bercail, en Afghanistan» Pour le chercheur Karim Pakzad, la défaite de Daech en Irak et en Syrie provoquera une migration du groupe terroriste vers la région afghane.

Combattants solitaires de Daesch Créé le lundi 04 juillet 2016, 29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme,  n Afghanistan, le prix de la vengeanceCréé le samedi 27 juin 2015, Daech, naissance d'un Etat terroriste Créé le samedi 27 juin 2015, 24/07/2016 Afghanistan, le prix de la vengeance

[PDF]Explaining the appeal of Islamic radicals - eScholarship


Qu'est-ce qu'un terroriste ?

 
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