Avertir le modérateur

28/12/2017

Comment Daech va se transformer

n

 n
 
 

Terrorisme islamiste, quelle victoire ? -Géopolitis

 Il y a quatre ans, l'État islamique d'Iraq et le groupe du Levant (EIIL ISIL) ont lancé une série d'avancées fulgurantes en Irak et en Syrie, profitant de l'instabilité régionale pour réaliser des gains territoriaux rapides

VIDÉO - Près de deux ans après les attaques du 13 novembre, «nous avons gagné» a assuré le chef de l'État, en visite sur la base militaire française d'Abu Dhabi. Il a reconnu que les «foyers terroristes» restaient «nombreux dans la zone».

 Depuis lors, il y a eu des centaines de batailles, des tueries horribles et une campagne d'attaques aériennes dirigée par les États-Unis. Aujourd'hui, l'EIIL est un groupe en déclin, chassé de ses bastions urbains alors que les forces locales et internationales revendiquent un territoire clé.

L’intégration des milices, un défi pour l’Etat irakien 1

Si l'islamisme radical est en passe de perdre son état, les foyers terroristes demeurent nombreux dans la zone.

Terrorisme islamiste, quelle victoire ? -Géopolitis

En Irak et en Syrie, le groupe Etat islamique a perdu près de 80% de son territoire, notamment les bastions de Mossoul et Raqqa. Mais à quel prix ? Les victoires proclamées contre le terrorisme vont-elles nourrir les djihads de demain ? Géopolitis, une émission de la Radio Télévision Suisse, dimanche 22 octobre 2017.​ Le site de Géopolitis : http://geopolitis.ch #géopolitis
 
L’intégration des milices, un défi pour l’Etat irakien

« Après le califat » (2|5). Alors que la fin des combats contre l’Etat islamique en Irak a été proclamée le 9 décembre, le premier ministre Haïder Al-Abadi souhaite réduire le nombre et l’influence des combattants chiites (140 000 hommes au total). La contribution des milices de la Mobilisation populaire à la lutte anti-EI a suscité autant de fierté que d’inquiétude dans le pays Le pouvoir centrale soucieux d’affirmer son autorité sur la MP, un groupement de milices . Sans la mobilisation de ces civils en 2014, les djihadistes auraient pu s’attaquer à la capitale et aux villes saintes chiites abandonnées par une armée en déroute leur porte-parole, Ahmed Al-Assadi. Mais cet héroïsme a été entaché par des accusations de pillages et d’exactions contre les populations sunnites.

Après le « califat » de l’EI en Irak et en Syrie, l’Iran, maître du jeu régional

« Après le califat » (3|5). La guerre engagée depuis juin 2014 contre l’organisation Etat islamique a permis à Téhéran d’étendre fortement leur influence en Syrie et en Irak. 

Après trois ans de combats contre l’EI dans ces deux pays, Soleimani avait l’honneur de proclamer la « victoire » finale contre les djihadistes, dans une lettre ouverte adressée au Guide suprême iranien, Ali Khamenei.

Quelques jours plus tôt, Javan, le quotidien des gardiens, avait publié une tribune résumant l’enjeu de cette bataille : « La libération d’Al-Boukamal signifie l’achèvement du corridor terrestre de la résistance, qui ouvrirait à Téhéran un accès terrestre à la mer Méditerranée et à Beyrouth : un fait notable dans l’histoire millénaire de l’Iran. » Entre les lignes du texte triomphal, pointait comme une nostalgie impériale…

Ce « corridor terrestre » relie trois capitales arabes sous emprise iranienne – Bagdad, Damas, Beyrouth –, selon un axe orienté vers la Méditerranée. C’est une zone d’influence plutôt qu’une véritable autoroute, comme certains critiques de Téhéran aiment pourtant le laisser croire. Il est d’ailleurs étonnant de lire ce terme aux accents coloniaux dans un journal iranien.

L’Etat islamique, menace pour le « croissant chiite »

ISIS The rise and fall of ISIL / A chronology of ISIL's quick territorial victories and defeats in Iraq and Syria.  | ISIS, Iraq, Syria's Civil War, Middle East, Interactive



 A lire « l'EIIL est à son apogée... en Irak »

Comment Daech va se transformer

 

VIDÉO - Si les derniers territoires en Syrie et en Irak sont sur le point d'être perdus, l'organisation terroriste a déjà prévu sa reconversion.


 

 
Comment Daech va se transformer - YouTube

Les forces militaires et alliées syriennes ont complètement repris la ville de Deir Az Zor de l'EIIL, le dernier bastion urbain du groupe armé dans ce pays déchiré par la guerre.

View image on Twitter
 

: The TV: The city of is completely purged from terrorists. What a great victory!! - Replies - 44 Retweets 1717 likes

Une coalition internationale menée par les Etats unis, pendant ce temps fournit un support / aide aérien à une alliance arabo-kurdes , the Syrian Democratic Forces (SDF), qui combat aussi   ISIL à et dans Deir Az Zor. 

A voir Multiple frontlines in fight against ISIL in Syria's Deir Az Zor - YouTube

Les forces irakiennes ont repris aujourd'hui un important poste-frontière reliant l'Irak à la Syrie, au coeur du territoire encore aux mains du groupe Etat islamique (EI) à cheval entre ces deux pays, a indiqué le Commandement conjoint des opérations (JOC).

«Il faut considérer que l'après-Daech a commencé». Ce sont les mots de Jean-Yves Le Drian, le 20 octobre dernier. Avant même la reprise intégrale des territoires en Syrie et en Irak, les parties prenantes du conflit dissertent sur la reconstruction à mener. Un air de Yalta.

Si Daech vit les dernières heures de son rêve territorial, le projet djihadiste hante toujours les têtes des combattants du Levant. Depuis plusieurs années, l'organisation a essaimé son idéologie aux quatre coins de la planète, se préparant ainsi à une mue à mesure que les villes et les puits de pétrole étaient repris par les armées adverses. Mardi, une attaque à Manhattan faisant 8 morts a été perpétrée par un homme se revendiquant de Daech, d'après des documents retrouvés dans son véhicule. De quoi montrer que l'organisation peut encore multiplier les frappes, même sans «état» pour les planifier.

Autour de la table cette semaine: le journaliste d'investigation Clément Fayol, co-auteur du livre «Un cartel nommé Daech» (First) ; Delphine Minoui, la correspondante du Figaro à Istanbul, et Georges Malbrunot, grand reporter au Figaro et spécialiste du Moyen-Orient.

MAPS Who controls what? Une carte de la guerre civile syrienne qui montre qui contrôle quoi après des années de combats.

L'EIIL a non seulement perdu des territoires en Syrie, also in Iraq,, où les Kurdes et les forces de sécurité irakiennes ont récemment repris le dernier bastion de l'ISIL, Mossoul.

Who controls what in Syria

en perdant des territoires non seulement en Irak, mais aussi en Syrie, comme le montre cette carte de la guerre civile syrienne - this map of the Syrian civil war shows.

Iraq war control map

READ MORE

What will happen to post-ISIL Raqqa? Al Jazeera's Hash

 What is left of ISIL in Iraq?

Selon l'observatoire  , ISIL  controle encore 40% de la province de  Deir Az Zor province, d'ou Daesch peut mener des attaques sur l'armée syrienne et les Forces Démocratique Syrienne ( FDS) alliance entre kurdes et arabes syrien soutenu par les Etats Unis. . Même si son "califat" autoproclamé sur l'Irak et la Syrie s'est effondré, l'organisation ultraradicale retranchée dans une zone désertique garde sa capacité à frapper par des attaques meurtrières. Le bilan élevé est dû au fait qu'"un nouveau convoi de déplacés était en train de rejoindre le rassemblement au moment de l'attaque", d'après Abdel Rahman les civils fuyaient les deux offensives contre l'EI dans cette province riche en pétrole et frontalière de l'Irak.

 NEWS/MIDDLE EAST Scores killed in ISIL car bomb attack in Deir Az Zor

L’attaque, toujours en cours, et qui a fait au moins quinze morts, a été revendiquée par l’organisation Etat islamique

COMPTE RENDU Yémen : double attentat meurtrier à Aden, sur fond de tensions croissantes dans la ville

Récap'.

Etat Islamique. Au moins quarante personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées dans plusieurs explosions ayant frappé un centre culturel chiite jeudi 28 décembre 2017 à Kaboul (Afghanistan), où les attentats se multiplient, a indiqué le ministère de l'Intérieur afghan. Cet attentat a été revendiqué par l'Etat islamique.

 

15 novembre 2017 Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 -  NEWS / UNITED KINGDOM Ex-ISIL fighters returning to UK ‘a serious danger’by

 
 

The Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL, also known as ISIS) group is on the retreat in Syria and Iraq, where their two main bases were located. But what will happen to the thousands of foreigners, including some from the United Kingdom, who have travelled to fight or support its cause? The group has boasted of its involvement in attacks on British soil, as well as other European countries. So how should those who do return to the UK be treated?

Al Jazeera's Barnaby Phillips reports from London.

» LIRE AUSSI - En Irak, la métamorphose de Daech, » LIRE AUSSI - Comment Daech va se transformer

L’organisation terroriste islamiste a bel et bien perdu son assise territoriale en Syrie et en Irak. Mais il peut encore compter sur ses filiales à l’étranger.

Près de la moitié des posts publiés sur ce blog ont depuis été liés au défi jihadiste, directement ou indirectement. J’aurais naturellement préféré me saisir plus fréquemment d’autres sujets. Mais la persistance de cette menace et une actualité tragique en ont décidé autrement. Et, aujourd’hui, à l’heure où la coalition menée par les Etats-Unis proclame volontiers sa « victoire » contre Daech, force est de constater que les ressources de la terreur jihadiste restent considérables.

LE RETOUR A LA GUERILLA EN SYRIE ET EN IRAK

le contrôle totalitaire exercé pendant trois ou quatre années sur des millions de femmes et d’hommes dans ces régions a permis à Daech d’y implanter des réseaux en profondeur

Loin de trahir une organisation « démoralisée », ces évacuations ont permis à la hiérarchie de Daech de préserver un potentiel milicien désormais mobilisé dans une guérilla du type de celle menée par les jihadistes avant leur « territorialisation » de 2013-14. En outre, un groupe affilié à Daech reste solidement implanté au pied du Golan occupé par Israël, profitant de la polarisation croissante entre le Hezbollah et l’Etat hébreu.

LES FILIALES DE DAECH A L’OFFENSIVE

D’autres branches d’Al-Qaida ont prouvé récemment à la fois leur résilience et leur capacité offensive: la « province du Sinaï »,

La matrice syro-irakienne de Daech et ses différentes branches se doublent désormais de réseaux développés dans le monde entier, animés par une propagande jihadiste certes moins performante, mais toujours aussi porteuse de haine.  Leur passage à l’acte n’est pas forcément lié au « retour » de jihadistes ayant combattu dans la zone syro-irakienne. Il est revanche certain qu’ils profitent partout des tensions politiques ou communautaires: ainsi la Catalogne prise de fièvre indépendantiste a très gravement baissé la garde face à la terreur jihadiste.

N’oublions enfin jamais qu’une « victoire » avait déjà été annoncée avec emphase contre « l’Etat islamique en Irak » en 2011. La contre-insurrection habilement menée par les Etats-Unis à partir de 2007, avec soutien à des forces arabes et sunnites seules légitimes face aux jihadistes, paraissait alors couronnée de succès. Mais les politiques sectaires suivies par le gouvernement irakien et la contre-révolution déchaînée par le régime Assad avaient permis à Baghdadi de reprendre l’initiative, jusqu’à contrôler un territoire aussi étendu que la Jordanie. C’est avec 2011, et non 2014, qu’il faut comparer la « victoire  » actuelle. Les jihadistes étaient alors réduits à environ 700, ils sont aujourd’hui au moins dix fois plus nombreux entre la Syrie et l’Irak. Ils disposent de surcroît de filiales et de relais solides à l’étranger qui faisaient défaut à Baghdadi en 2011.

Surtout, surtout, les mêmes causes produiront implacablement les mêmes effets. En pire. Si la population arabe et sunnite, majoritaire en Syrie, minoritaire en Irak, se voit privée de tout pouvoir réel, voire soumise à de sanglants règlements de compte, les jihadistes apparaîtront tôt ou tard comme un recours. la « victoire totale » contre Daech à une « stabilisation dans la durée » de la Syrie et de l’Irak, ainsi qu’à une « solution politique inclusive et plurielle ». C’est en effet le seul moyen de conjurer enfin le cauchemar jihadiste. "la France soit une fois encore bien seule à prôner une telle solution".

Daech après la chute de son pseudo-califat POST DE BLOG

Je ne suis pas positif sur " l'après Daesch".... Je pense que comme pour Al Qaida après la perte de son sanctuaire en Afghanistan, Daesch a les même capacité de réminiscence, surtout que le contexte régional et international lui est toujours favorable... La victoire de Bachar El Assad, des milices chiites, de l'Iran et la Russie signifie de facto une marginalisation de la population sunnite qui est le vivié de l'Etat Islamique, comme la haine que se porte sunnite et chiite et la lutte pour le pouvoir et les ressources naturelles dans la région

Il suffit de voir la lutte qui ne dit pas son nom dans le Sahel pour voir que c'est une lutte sans fin

Accueil - terrorisme - Is it over for ISIL? - cnikos, Is it over for ISIL? - citoyenactif , Comment Daech va se transformer I- Indigné révolté

 A Lire aussi Bilan de la guerre "contre le terrorisme" 29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme : " Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. Terrorisme, raison d'EtatAfghanistan, le prix de la vengeance

 France Etat d'urgence, vu de l'intérieur Créé le mercredi 01 novembre 2017

n Chute de Rakka : « Un “califat” s’effondre, un nouveau Moyen-Orient émerge »
ISISIraqSyria's Civil WarMiddle EastInteractive, « La guerre de l’ombre au Sahara »

« AU SAHEL, NOTRE POLITIQUE D’AIDE AU DÉVELOPPEMENT S’EST COMPLÈTEMENT FOURVOYÉE » 

Daech, naissance d'un Etat terroriste – – Titre du Site , -Les guerres cachées contre Daech - syd-viciousPour que leurs mémoires vivent dans nos luttes... - Indigné révolté

La LibyeL’Ouzbékistan, foyer de radicalisme"Ashbal - Les lionceaux du califatSomalieLes guerres cachées contre DaechLa stratégie de la mouche ?Libye

29/11/2017

« En Afrique, la mondialisation de la violence et pauvreté»

L’image contient peut-être : 1 personne, barbe et texte
 

Emmanuel Macron au Burkina Faso

Face a la jeunesse, il essaye de relancer sur de nouvelles bases

C'est un lourd passif qu'essaye de faire oublier le gouvernement français en Afrique. Un passif d'un passé coloniale qui tient a des régimes autoritaires et a des pillages de richesse. A Ouagadougou hier, Emmanuel Macron a proposé une nouvelle relation avec la France, l'Europe et le continent Africain . On fait le point.

Devant l'université de Ouagadougou , quelques étudiants pas vraiment ravi de la visite u président français. Rapidement, ils ont été dispersés par les forces de l'ordre dans une capital sécurisé au maximum.

" A mon avis, Macron n'est pas le bienvenu au Burkina Faso et encore moins a l'université"

Une jeunesse diplômée qui réclame une vrai rupture dans la politique France Afrique commr la fin du franc CFA que le chef de l'Etat envisage comme possible. Une nouvelle coopération ou encore la fin de soutien a des vielles dictatures aux nom des intérêts français sur le vieux continent

"Il y a eu des combats, il y a eu des fautes et des crimes. Mais j'ai une conviction profonde : notre responsabilité n'est pas de nous y enfermer" Macron

"Nous sommes gérer aussi par cette traversée par toutes les passions, toutes les contradictions, toutes les demandes, les attentes à savoir certaines formes d'hostilités à l'égard de la France et je pense que ce que l'on a pu observé au sein de cette jeunesse burkinabaise peut se retrouver dans plusieurs pays africains" expert africain

Car pour beaucoup de Burkinabais, et d'autre l'objectif reste toujours de pouvoir travailler en Europe ou cette initiative du roi africain pour lutter contre les passeurs.

"Je proposerais également que l'Afrique et l'Europe viennent en aide aux populations prise aux piège en Lybie en apportant un soutient massif au population africaine en dangers.

Mais une aide qui doit également être proposée sur de nouvelles bases entre la France et ses partenaires africains.

Il faudra retenir de ce discours deux choses :- Il n'y a plus de politique africaine de la France, mais je vous propose un protocole en forme d'amitié , je vous propose une amitié partagée et surtout une responsabilité partagée.

Emmanuel Macron a enfin reparler de la force multinational du G5 Sahel pour lutter contre les groupes djihadistes, une manière de réaffirmer la présence française, notamment au Burkina

Pour Jakkie Cilliers, de l’Institute for Security Studies, la multiplication des conflits armés est due au fait que les Etats n’ont pas la capacité de faire respecter la loi.

Pour le programme sur l’avenir et l’innovation en Afrique (AFI), je fais des prévisions à long terme et des analyses de tendances globales. Regardons donc d’où nous venons. Les conflits armés en Afrique ont atteint leur apogée en 1990-1991 à la fin de la guerre froide. Par la suite, cela a diminué jusqu’aux années 2005-2006 et demeuré à des niveaux relativement bas jusqu’en 2010. Les conflits armés en Afrique ont ensuite augmenté à partir de 2010, mais pas aux niveaux enregistrés à la fin de la guerre froide. Depuis 2015, ces conflits se sont stabilisés et ont commencé à diminuer.

La nature des violences a changé

Aujourd’hui, il y a beaucoup plus d’acteurs non étatiques – une plus grande fragmentation des groupes armés. Ce n’est donc pas un gouvernement contre un groupe armé, mais un gouvernement contre de nombreux groupes armés. Les insurgés sont souvent divisés et parfois même se combattent entre eux.

 

Sud-Soudan

Des affrontements interethniques ont fait 43 morts et 19 blessés dans l'Etat sud-soudanais de Jonglei, au centre du pays, rapportent aujourd'hui les autorités locales. Les Murle et la tribu rivale des Dinka Bor entretiennent un cycle de violences et de représailles que les autorités sud-soudanaises ne parviennent pas à enrayer. La guerre civile qui a éclaté en 2013 et les multiples rivalités entre rebelles, militaires et milices ont fait plus de quatre millions de déplacés et de réfugiés, soit le tiers de la population du Sud-Soudan.

RDC

La mission de maintien de la paix de l’ONU en République démocratique du Congo a été visée par une attaque. Une quarantaine d’autres soldats ont été blessés.

« Contrairement à d’autres groupes, les ADF ne communiquent pas et ne revendiquent plus de message. Il est donc facile de leur imputer n’importe quel massacre », remarque la même source

La Monusco et les FARDC se connaissent bien, et leur collaboration ne se déroule pas sans anicroches. Déployée en 1999, au plus fort d’un conflit régional si vaste qu’il gagnera le nom de deuxième guerre du Congo, la Monusco, la plus ancienne et la plus fournie des missions onusiennes dans le monde, est restée en RDC pour combattre une myriade de groupes armés dans l’Est et, depuis l’été 2016, au centre de ce pays vaste comme l’Europe.

 L’Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

 L'Ethiopie : L'Éthiopie rongée par les violences interethniques

Les affrontements entre Oromos et Somalis ont fait des centaines de morts et ont déplacé 600.000 personnes depuis le mois de septembre.L'Éthiopie a beau se targuer d'être «un îlot de stabilité au milieu d'une région troublée», le pays fait face depuis la mi-septembre à des violences interethniques qui virent au «meurtre de masse», concédait dimanche le premier ministre Hailemariam Desalegn lors d'une allocution télévisée. Si les tensions ne sont pas nouvelles entre éleveurs oromos et somalis, qui se disputent puits et pâturages le long de la frontière entre leurs deux régions semi-autonomes, un conflit si généralisé, si meurtrier et si long, est inédit.La mort de deux personnalités politiques oromos après leur arrestation par la police Liyu, un groupe paramilitaire somali, a mis le feu aux poudres le 11 septembre. 

 

 LIRE AUSSI :Trump lève l'embargo économique à l'encontre du Soudan

Le terrorisme a également augmenté, mais selon la définition que l’on retient de ce terme, le terrorisme a toujours été beaucoup plus répandu en Afrique qu’ailleurs. On peut toutefois se demander si le terrorisme extrémiste violent va passer du Moyen-Orient à l’Afrique. Est-ce en Afrique qu’Al-Qaida et l’Etat islamique tourneront leurs prochaines vidéos ?

Les frappes de la coalition occidentale ont tué 129 djihadistes étrangers et 12 autres syriens en l’espace de 48 heures. Originaires de pays européens, arabes ou africains, certains étaient affiliés à l'EI tandis que d’autres l’étaient au Front al-Nosra. Deux organisations parmi une quinzaine qui forment une sorte d’internationale effrayante et disparate du djihadisme. Retrouvez ses principaux membres sur notre carte.

Cliquez sur les noms des groupes djihadistes pour plus d’information. Cliquez sur le texte pour fermer la fenêtre.

 

 Somalie.

Une frappe américaine en Somalie sur un camp d'entraînement des shebab, affiliés à Al-Qaïda, a tué plus de 100 combattants ce mardi, annonce le commandement américain pour l'Afrique (AFRICOM). Le bombardement a eu lieu à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale Mogadiscio. Les Etats-Unis ont intensifié leurs opérations en Somalie ces dernières semaines, accélérant notablement le rythme de leurs attaques de drones contre les islamistes locaux, les shebab et les jihadistes du groupe Etat islamique.

29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme

L’Union africaine redoute le retour de 6 000 combattants de l’Etat islamique sur le continent

Les djihadistes africains de l’EI, défaits en Irak et en Syrie, représentent de « sérieuses menaces pour la sécurité et la stabilité », selon le commissaire de l’UA Smail Chergui.
« Des rapports font état de la présence de 6 000 combattants africains parmi les 30 000 éléments étrangers ayant rejoint ce groupe terroriste au Moyen-Orient », a déclaré M. Smail Chergui, lors d’une rencontre sur la lutte contre le terrorisme.

« Le retour de ces éléments en Afrique pose de sérieuses menaces sur la sécurité et la stabilité nationales et exige un traitement spécifique et une coopération intense entre les pays africains », a estimé M. Chergui, cité par l’agence de presse APS.

Le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité a appelé les pays concernés à notamment « échanger les renseignements sur les éléments armés regagnant leurs pays respectifs », après leurs défaites en Irak et en Syrie.

OMPTE RENDU L’Union africaine redoute le retour de 6 000 combattants de l’Etat islamique sur le continent,  C dans l'air du 20-11-2015 | L'INTERNATIONALE DJIHADISTE ,  Who Supports ISIS?

 
 
25 novembre 2017 Le Mali

Les turbulences antigouvernementales sont plus fortes. Dans les pays développés, la mondialisation conduit au populisme de droite. En Afrique, elle conduit à la désaffection et à la violence au moment des élections.

Typiquement associés dans les médias internationaux à l'instabilité politique, à la maladie, à la pauvreté, à la corruption, aux dictatures et au manque de droits de l'homme et de démocratie, les pays africains luttent pour déconstruire les stéréotypes.

L'une des rares exceptions semble être la Republic of Ghana . faisons le point ensemble : car elle a pris rapidement ces responsabilité et s'est éloigné de la " logique racial" inexistante avant la venu des colons occidentaux.

Sept facteurs de la violence en Afrique

1. La pauvreté Les conflits armés internes sont beaucoup plus fréquents dans les pays pauvres que dans les pays riches. Ce n’est pas parce que les pauvres sont violents, mais parce que l’Etat n’a pas la capacité de faire respecter la loi et l’ordre. L’impact de la pauvreté est exacerbé par les inégalités – comme en Afrique du Sud. Inégalité plus pauvreté égalent violence et parfois extrémisme.(..) Les chiffres absolus devraient augmenter d’environ 80 millions (en raison de la croissance démographique).

Sur la base d’une trajectoire de croissance actuelle d’environ 4 % du PIB par an pour les 55 pays africains, il est très improbable que l’Afrique atteigne le premier des objectifs de développement durable de l’ONU visant à mettre fin à la pauvreté absolue.
Ainsi, s’il existe une forte corrélation entre pauvreté et instabilité, l’Afrique risque de rester turbulente. Le rapport entre le développement et la croissance est aussi un élément perturbateur.Lire aussi :   « La lecture exclusivement ethnique des conflits en Afrique est fallacieuse » 

Nous repartons en Afrique : Une personne sur deux n'a pas accès à l'électricité. 600 millions d'Africains, c'est l'équivalent de la population européenne Alors évidemment, les conséquences sont lourdes pour la santé, la sécurité, l'emplois , l'éducation. c'est cette injustice énergétique que le photographe Pascal Met à voulu montrer Il est en ce moment à Paris

 

 " Cela fait pas mal d'année que je voyage en Afrique et il n'y a pas une seule journée sans que le problème de l'électricité ne soit venus dans les discutions. la phrase qui est revenu le plus souvent me disait monsieur : " à partir de 19 heure, quand la nuit tombe, nous avons l'impression de tomber dans une tombe.

Kenya, Nigéria, Ethiopie, Congo, Niger... A la lueur des lampes a pétroles, Pascal maitre s'est glissé avec passion dans la nuit africaine

C'est un sujet éminemment politique. Cela touche l'éducation, c a d que les enfants ne peuvent pas étudier le soir, ou alors ils étudient avec des lampes a pétroles qui sont nocives pour la santé et qui créaient énormément d'accidents domestiques. La santé : les soins se font à la lampe a pétrole, les accouchements. cela touche la sécurité . lorsque les gens vous parlent, il y a l'insécurité par rapport aux voleurs mais aussi par rapport aux serpents. Après il y a l'aspect économique évidemment du développement : vous ne pouvez pas installer des mini entreprise qui peuvent avoir des coupures d'électricités régulière. Beaucoup de gens migrent pour ces aspects là aussi."

La moitié des africains n'ont pas aces à l'électricité, soit 620 millions de personnes. bien plus que l'ensemble de la population européenne.A l'exception de quelques initiatives d'ONG , la majorité des zones rurales et périrurbaines en Afrique ne sont pas alimenter en électricité.

 

2. La démocratisation Le processus de démocratisation peut déclencher la violence à court ou moyen terme, en particulier au moment des élections. Les événements au Kenya en constituent un exemple récent. Là où il y a un déficit démocratique important, comme ce fut le cas en Afrique du Nord avant le « printemps arabe », les tensions s’accumulent. Là où le niveau de démocratie est inférieur à celui d’autres pays ayant des niveaux de revenu et d’éducation similaires, ce déficit démocratique (manipulation de la Constitution, troisième mandat…) conduit à l’instabilité.

 

3. Le type de régime La plupart des pays stables sont soit des démocraties à part entière, soit des autocraties à part entière. Le régime de la plupart des pays africains est mixte, c’est-à-dire qu’ils ont des éléments des deux et se situent quelque part entre les deux. Ils ont la façade de la démocratie, mais ils n’ont pas beaucoup d’éléments de démocratie de fond. Les régimes mixtes sont intrinsèquement plus instables et davantage sujets à des perturbations que les démocraties pleines ou les autocraties pleines.

 

nAkufo-Addo: Africa's march of democracy hard to reverse : The president of Ghana talks to Al Jazeera about his country's democratic success and his hopes for the continentDemocracy, Ghana, Politics, Africa, Robert Mugabe 

Akufo-Addo: la marche de la démocratie en Afrique difficile à inverser Le président du Ghana parle à Al Jazeera du succès démocratique de son pays et de ses espoirs pour le continent.

 

Le Ghana aujourd'hui - au moins en apparence - jouit d'une stabilité politique, avec une population multiethnique réunie dans des élections démocratiques et pacifiques.


 

La présidente Nana Akufo-Addo s'entretient avec Jane Dutton, d'Al Jazeera, sur les raisons pour lesquelles son pays est si différent de ses voisins à cet égard - et quel travail reste encore à faire au Ghana et dans le reste du continent.

En 1957, le Ghana est devenu le premier pays sub-saharien à obtenir son indépendance de la domination coloniale.

"Nous avons eu nos problèmes tôt", a déclaré Akufo-Addo à Al Jazeera. "Après la volatilité des 30 premières années après l'indépendance, le peuple du Ghana ... a décidé qu'ils voulaient un gouvernement démocratique."

Akufo-Addo a pris ses fonctions le 7 janvier 2017, après avoir remporté les septièmes élections démocratiques démocratiques du Ghana depuis le retour de la démocratie multipartite dans le pays en 1992.

"La détermination du peuple ghanéen à passer par les principes et les valeurs démocratiques a signifié que les élections après les élections ont été plus fortes en termes de crédibilité et de transparence - et cela signifie aussi que la population a accepté les résultats de notre électorat le conseil a augmenté », dit-il.

Ailleurs sur le continent, la démocratie a beaucoup moins réussi à prendre racine. Au Kenya, le président Uhuru Kenyatta a devrait prêter serment pour un deuxième mandat, mardi 28 novembre, après que la Cour suprême du pays a rejeté deux pétitions visant à annuler les résultats des élections du mois dernier.

On retrouve les mêmes difficultés de gouvernance dans d’autres pays d’Afrique. Les dirigeants considèrent l’Etat comme leur bien personnel et s’accaparent ainsi les ressources du pays. Le statut de président devient celui de « big man », inspiré par une stratégie d’accumulation financière pour s’assurer une clientèle électorale dépendante. Le Kenya est un bon exemple de gouvernance dite néopatrimoniale, où l’ethnie constitue un mode de mobilisation commode pour les politiciens qui se disputent le pouvoir et les ressources attenantes à celui-ci.

 

4. La structure de la population La population africaine est jeune.  Les pays jeunes sont plus turbulents. Les jeunes hommes sont généralement responsables de la violence et de la criminalité. C’est également le cas en Afrique. Le manque d’emplois chez les jeunes et des taux d’urbanisation élevés provoquent l’exclusion sociale, source d’instabilité.

Lire aussi :   Deux attaques meurtrières contre les Nations unies au Mali

5. La répétition des violences Les violences passées sont souvent annonciatrices de la violence future. Des pays comme le Mali, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo (RDC) sont pris au piège dans un cycle de violence très difficile à briser. Cela demande un effort considérable et très coûteux, nécessitant souvent une mission de paix multidimensionnelle de grande envergure.

6. Un mauvais voisinage Il accroît le risque de violence parce que les frontières ne sont pas contrôlées et que la police est absente des zones rurales. La plupart des conflits en Afrique sont soutenus par des pays voisins.

7. L’augmentation des inégalités et du terrorisme transnational L’Afrique est un continent d’inégalités où la croissance ne se traduit donc pas par une réduction de la pauvreté. (..). En Occident, la faible croissance alimente le populisme. En Afrique, elle conduit souvent à la violence.

Dans ce contexte, l’objectif de l’Union africaine de « faire taire les armes à feu d’ici à 2020 » est irréaliste. Nous, Africains, partons sur de mauvaises bases et nous sommes surpris lorsque le reste du monde ne nous prend pas au sérieux. En effet, la violence restera inévitablement une caractéristique de plusieurs pays africains pour de nombreuses années à venir.

8 - Critère racial

On le voit, l’approche uniquement ethnique exclut toute analyse des événements ayant conduit au conflit et les « dépolitise ». De quoi cette lecture est-elle le symptôme ? Comment expliquer qu’elle soit particulièrement répandue dans l’étude des conflits en Afrique ?

Il semblerait qu’au-delà des classifications identitaires, l’analyse dépend du rapport entre l’observateur et l’observé. La lecture exclusivement ethnique est, en partie, héritière des travaux sur l’anthropologie de la race, élaborée à la fin du XIXe siècle. Cette littérature refuse de penser le racisme en Afrique comme une idéologie construite politiquement et socialement. L’étude de la trajectoire du concept d’« ethnie » est particulièrement éclairante.

C’est à partir du XIXe siècle que le critère racial est intégré. Il faut noter que cette période correspond à la domination européenne sur le reste du monde. Dans l’Essai sur l’inégalité des races humaines (1854

Jakkie Cilliers.

 

Que peut-on faire ?

J’ai fait valoir que l’Afrique restera turbulente parce qu’elle est pauvre et jeune, mais aussi parce qu’elle est en croissance et dynamique. Le développement est perturbateur, mais il offre aussi d’énormes possibilités.

Mais aujourd’hui, les Etats africains clés, comme le Mali et la RDC, semblent plus faibles, plus fragiles que jamais. Il semble que nous puissions améliorer les approches actuelles. Reconnaître que le maintien de la paix et les efforts extérieurs ne peuvent régler les problèmes internes.

D’un côté, le maintien de la paix par l’ONU est coûteux et désuet. D’autre part, l’Afrique n’a pas les ressources nécessaires pour mener des opérations de maintien de la paix multidimensionnelles de grande envergure et la communauté internationale n’est pas disposée à investir substantiellement dans la paix en Afrique.

Nous devons plutôt mettre en place des systèmes et des institutions à faible coût pour la prévention, la gestion et la reconstruction post-conflit en cours. Nous devons sérieusement aider nos voisins.

Sept recommandations (du monde)

1. A long terme, une bonne gouvernance et. L’emploi .

2. Le renforcement des capacités nationales.

Lire aussi :   RDC : l’ONU « s’inquiète » des violences et de l’incertitude politique

3. Ne nous étonnons pas si la violence se généralise en RDC, au Zimbabwe, au Burundi, en Ouganda… Dans tous ces pays, une petite élite a confisqué le pouvoir. Ils ont fait passer des lois sur la responsabilité des gouvernants, mais cela n’a pas été suivi d’effets. Et d’une manière générale, le reste du continent a regardé ailleurs.

4. Le travail de l’ISS et un rapport récent du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) concluent qu’une certaine forme d’action gouvernementale a servi de « point de basculement » incitant des personnes à rejoindre un groupe extrémiste. Par exemple, « le meurtre ou l’arrestation d’un membre de la famille ou d’un ami ».

En outre, l’Afrique semble avoir adhéré à l’approche américaine de la guerre contre le terrorisme – en s’appuyant sur l’armée pour répondre à une menace, le terrorisme, qui nécessiterait avant tout une approche fondée sur le renseignement et des enquêtes respectant l’Etat de droit. Nous serions bien avisés de revenir à une intervention des services de renseignement et de police plutôt qu’à une intervention militaire contre le terrorisme dans la mesure du possible.

5. Les liens entre la criminalité transnationale organisée et le terrorisme se développent. D’une certaine façon, nous avons assisté à la fin des guerres conventionnelles entre Etats. Le monde entier est maintenant un champ de bataille. Le terrorisme et les attaques contre des civils peuvent intervenir partout.

Les paradis fiscaux, la corruption des gouvernements africains, le vol par les élites dirigeantes, tous ces phénomènes alimentent la radicalisation. .

6. L’inégalité croissante et la concurrence croissante dans le secteur des ressources nous menacent tous. . L’Afrique doit continuer à défendre le consensus d’Ezulwini – texte de l’Union africaine prônant notamment une réforme du Conseil de sécurité –, mais elle doit aussi sortir des sentiers battus. .

7. Une coopération internationale et régionale beaucoup plus poussée est nécessaire.  

Il convient de se méfier des explications simplistes et essentialistes où les conflits sont vus comme inhérents aux cultures africaines, déterminés uniquement par les identités. Pourtant, cette lecture continue d’être reprise et guide les commentaires sur les conflits en Afrique.

Il faut donc porter notre attention sur les jeux de pouvoir locaux, sur les relations internationales africaines et sur l’intégration du continent au grand jeu mondial. La lecture exclusivement ethnique est extrêmement réductionniste, très spéculative et profondément fallacieuse.


Dites-nous ce que vous pensez?

Source: Al Jazeera

 



Dessous des Cartes - 2037, un monde décarboné ? par Ledessousdescartes  Dessous des Cartes - 2037, un monde décarboné ? par Ledessousdescartes - DISPARITION Jean-Christophe Victor, voyage sans retour

Laurence Defranoux
 

INFOGRAPHIE - Alors que le gouvernement hongrois a annoncé la fermeture de sa frontière avec la Serbie et le début de la construction d'une barrière anti-immigration, Le Figaro liste les principaux murs du monde.

 

 

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/28/en-afrique-la-mondialisation-conduit-a-la-violence-au-moment-des-elections_5221663_3212.html#LVUiPHtx27RbIUEa.99

Sommaire
Guerre de l'ombre au Sahara

 

Seulement un mauvais rêve ? - l'indignéSeulement un mauvais rêve ? : citoyen actif

RÉFLEXION SUR LE(s) MOUVEMENT(s) EN COURS Créé le dimanche 15 mai 2016 

Les temps changent.... Le système reste !! Par Enkolo dans Accueil le Seulement un mauvais rêve ? Par Enkolo dans Accueil le 

Seulement un mauvais rêve ? : citoyen actifSeulement un mauvais rêve ? - l'indigné"Mon rat s'appelle Judas" - Enkolo, 11 novembre 2017 Seulement un mauvais rêve ?Migrants for sale

 Migrants for sale: Slave trade in Libya, 10/12/2017 Hommage à Jean Christophe Victor

Après Daech, naissance d'un État terroriste Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".

A lire 21 novembre 2017-Les guerres cachées contre DaechYémen : «L'effondrement va secouer la région et le monde» Publié le 02/12/2017 à 20:06 par saltabank, 01 décembre 2017Daech, naissance d'un Etat terroriste

16/11/2017

Liban

n

 Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech , pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".

 
 

Dessous des cartes Liban

L'après Daesch

Le premier ministre du Liban, Saad Hariri, a surpris ses concitoyens autant que la communauté internationale en annonçant brusquement sa démission, le 4 novembre. Huit jours plus tard, son allocution, prononcée depuis Riyad, a alimenté le soupçon : aurait-il été contraint de quitter son poste par le pouvoir saoudien, son parrain ? La crise a brutalement fait monter la tension entre Téhéran et Riyad. Le correspondant du Monde à Beyrouth, Benjamin Barthe, l’a décryptée au cours d’un tchat avec les internautes.

Par 

 

Saad Hariri est un allié et même un client de l’Arabie saoudite. Mais le royaume aujourd’hui n’est pas le même qu’avant 2015, date de l’arrivée au pouvoir du roi Salman et de son fils, Mohamed Ben Salman, promu prince héritier en juin. Ce duo a tordu la diplomatie saoudienne dans un sens anti-iranien inédit. Ce raidissement est allé crescendo, de l’intervention militaire au Yémen en mars 2015 (contre les milices houthistes pro-iraniennes) en passant par la crise avec le Qatar (accusé d’être trop proche de Téhéran) qui a éclaté ce printemps, jusqu’à l’affaire Hariri d’aujourd’hui.

Situation du Moyen Orient et monde arabe

Du coup, l’attitude de Saad Hariri, son insistance à faire fonctionner son gouvernement d’unité, ses accommodements inévitables avec le Hezbollah, représenté dans la coalition, sont devenus inacceptables pour Riyad.

La position du Hezbollah face à cette nouvelle tension  dans la mesure où il occupe une position de force au sein du gouvernement libanais, il pousse pour que Saad Hariri revienne sur sa démission et que le gouvernement reste en place.

» LIRE AUSSI - Saad Hariri accepte l'invitation d'Emmanuel Macron à venir en France

A ses côtés, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a déclaré que Saad Hariri, invité mercredi soir par Emmanuel Macron à se rendre en France, s'y rendrait "quand il le souhaitera et dès qu'il souhaitera". "Il sera accueilli en ami", a-t-il ajouté, à quelques heures d'un entretien avec le premier ministre démissionnaire.

» LIRE AUSSI - Comment le premier ministre libanais Saad Hariri a été piégé chez les Saoud

Liban : y a-t-il un pilote dans l’avion ?

Pour Peter Harling, spécialiste du Proche-Orient, le Liban, en pleine crise gouvernementale, est un pays qui « se désagrège de lui-même, en raison d’une corruption et d’une mauvaise gouvernance endémiques » Par Peter Harling (fondateur et directeur de Synaps)

La démission surprise, depuis la capitale saoudienne Riyad, du premier ministre libanais Saad Hariri a suscité des réactions paradoxales au Liban. D’un côté, la dissolution d’un rare gouvernement d’unité nationale, dans ce pays ou se déchire, traditionnellement, une multitude de factions issues de la guerre civile, ébranle une stabilité fragile. De l’autre, ce coup d’éclat redonne de l’importance au Liban, qui se situait à la marge, depuis des années, des grands enjeux régionaux. Une armée de commentateurs politiques libanais semble revivre, surenchérissant de théories flamboyantes : Hariri a été kidnappé… Israël va attaquer… des explosions secouent Riyad… Le Liban, de retour au centre du jeu, a peur et respire à la fois.

Ce climat psychologique se comprend historiquement. Le Liban est une terre aussi riche humainement que pauvre en ressources, aussi petite que connectée au monde, par son immense diaspora, ainsi que ses factions politiques, qui toutes cherchent des points d’appui étrangers. Le Hezbollah, mouvement shiite lourdement armé, a raison de reprocher à Hariri son abandon de poste depuis l’Arabie Saoudite, si ce n’est qu’il placarde, sur tous les murs, des portraits du Guide suprême iranien… Le Liban a toujours vécu, pour le meilleur et pour le pire, d’une attention extérieure exagérée. C’est ce qui l’a rempli (de populations diverses cherchant refuge), définit dans ses frontières actuelles (à l’époque coloniale), ravagé (durant la guerre civile) et enrichi (de capitaux divers).

Aujourd’hui, cependant, il n’y a rien de bon à attendre de ce coup de projecteur. Les motivations vraisemblables de Hariri peuvent aider à discerner pourquoi. Lorsqu’il a accepté, en novembre 2016, de devenir premier ministre, au prix d’une réconciliation avec le Hezbollah, soupçonné d’avoir assassiné son père Rafic, Saad était acculé. Il était

«Tant que le Liban n'aura pas d'institutions efficaces, les terroristes pourront le frapper» 

dans une interview :  Ziad Majed estime - L'Etat islamique exploite les failles du Liban paralysé par une crise politique pour attaquer des civils chiites et aggraver les tensions sectaires dans toute la région, estime Ziad Majed, professeur des études du Moyen Orient à l'Université américaine de Paris.

Un regain de violence qui risque de se poursuivre, estime Ziad Majed, tant que le Liban n'aura pas d'institutions étatiques efficaces et tant qu'il n'y aura pas de consensus national pour adopter la «neutralité positive» sur le dossier syrien.

L’Iran a réagi à cette mise en cause par son ministère des affaires étrangères. Son porte-parole, Bahram Ghassemi, a parlé « d’accusations sans fondement contre l’Iran » dont « la répétition montre que cette démission est un nouveau scénario pour créer des tensions au Liban et dans la région ».

« La subite démission de M. Hariri et son annonce depuis un pays tiers est non seulement regrettable et surprenante mais montre qu’il joue sur un terrain conçu par ceux qui ne veulent pas le bien de la région (...) Avec la fin proche de Daech [acronyme arabe de l’organisation Etat islamique] dans certains pays de la région, le temps est venu de (...) réparer les dégâts causés par les terroristes créés par les Etats-Unis et leurs alliés régionaux ».

LE FIGARO.- L'attentat d'hier a frappé une rue commerçante de Bourj el-Barajné. Qu'est-ce que l'Etat islamique veut démontrer en attaquant ce quartier de la banlieue sud de Beyrouth, tenu par le Hezbollah libanais?

l'EI prouve également qu'il est capable d'opérer au-delà de l'Irak et de la Syrie pour punir ses ennemis et pour faire monter les tensions sectaires dans la région.

Pour autant, vous ne voulez pas parler d'exportation au Liban du conflit syrien. Pourquoi?

L'expression est inexacte, c'est plutôt le Liban qui est impliqué dans le conflit syrien par le biais du Hezbollah, présent sur le terrain depuis 2012, soit un an avant la création de l'Etat Islamique. Donc cela fait trois ans maintenant que la milice chiite libanaise se bat en Syrie pour soutenir le régime d'Assad, avec les risques que cela comporte pour la sécurité intérieure du Liban. D'ailleurs, la crise politique libanaise actuelle est en partie causée par les divisions entre les partisans et les opposants à son intervention en Syrie.

Le Hezbollah est-il toujours en mesure d'assurer la sécurité de ses partisans au Liban?

Je ne pense pas qu'un parti politique soit en mesure de contrôler réellement un territoire au Liban, surtout contre ce type d'attaque où ce sont des individus isolés qui se font exploser en public. Dans un Etat «normal», ce n'est pas à une milice d'assurer la protection des civils. Mais le Liban n'est pas capable de le faire aujourd'hui à cause du blocage politique qui paralyse ses institutions.

Doit-on s'attendre à une nouvelle vague de violences au Liban?

Malheureusement, on peut s'attendre à une poursuite des violences. La dernière vague d'attentats avait commencé en août 2013 et s'était poursuivi jusqu'en janvier 2014. Il y a eu des attaques dans la banlieue sud de Beyrouth, dans la Bekaa et à Tripoli. Tant que le Liban n'aura pas d'institutions étatiques efficaces, tant qu'il n'y aura pas de consensus national pour adopter la «neutralité positive» sur le dossier syrien, l'Etat islamique et autres entités terroristes pourront le frapper en exploitant ses failles.

 n Crise au Liban : « En l’état, l’opération saoudienne est un fiasco »
 

L'escalade au Liban a également été alimentée par le fait que l'administration Trump s'est montrée beaucoup plus réceptive aux exigences saoudiennes et israéliennes que celle d'Obama.Le fait de parler de l'abandon de l'accord nucléaire et d'une concentration accrue des efforts pour cibler et sanctionner le Hezbollah a créé un contexte dans lequel une confrontation au Liban devient de plus en plus probable.

Et comme l'a récemment noted le chercheur Joseph Bahout:
 
"Sur le plan régional, l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis cherchent maintenant des moyens de compenser la perte de la Syrie comme un endroit où ils pourraient défier et saigner l'Iran ... Si jamais ils cherchent à rééquilibrer la relation régionale Téhéran au Levant, le seul endroit où le faire serait le Liban, malgré les nombreux risques qui accompagneraient un tel effort. "
 
Benjamin Netanyahu , nuclear deal
 

Seule la désescalade peut sauver le Liban

Cherchant à capitaliser sur les efforts régionaux et internationaux pour contrer l'influence grandissante du Hezbollah, Hariri et d'autres dirigeants Sunni pourraient finir par refouler le pays dans un abysse d'escalade sunnite-chiite et d'un autre conflit violent.

Accrocher le Hezbollah à la pression régionale et internationale ou à une guerre israélienne ne fera rien de bon pour le pays. Ceci est particulièrement vrai parce que le Hezbollah prospère dans une atmosphère de "nous contre le monde". Outre le fait qu'ils sont le seul parti politique armé et formé dans le pays ayant l'expérience de la lutte contre Israël et une guerre civile en Syrie.

En même temps, le Hezbollah ferait bien de se rappeler que l'une des raisons pour lesquelles l'Arabie Saoudite a des partisans au Liban est que le parti se constitue une aile armée.

Après des années d’introversion, sous Fahd et Abdallah, période durant laquelle le royaume répugnait à user de son pouvoir, la direction saoudienne pêche aujourd’hui par excès de confiance. Elle a tendance à mal lire les dynamiques politiques dans les pays auxquels elle se confronte.

Une guerre froide au Moyen-Orient

Hier à Kalam al-Nass, le premier talk-show politique du Liban, Sabhan a affirmé qu'il n'y avait pas de différence entre le Hezbollah et les autres groupes terroristes. En réponse à la question de l'hôte sur la question de savoir s'il y aura une large coalition internationale antiterroriste contre le Hezbollah, il a dit que les racines du terrorisme se situent dans la seule République islamique d'Iran.

Riyad a officiellement déclaré la guerre au Hezbollah avec al-Sabhan, notant qu'il n'y a pas de place pour une "organisation terroriste" au gouvernement libanais signalant qu'il n'y aura aucune légitimité "sunnite" pour un gouvernement incluant des ministres du Hezbollah à l'avenir.

 

READ MORE

Yemen's Houthis fire ballistic missile at Riyadh

En d'autres termes, le président Aoun aura besoin de beaucoup de patience et de créativité pour obtenir un second gouvernement pendant sa présidence.

La raison en est que la Constitution stipule:

"Il n'y aura pas de légitimité constitutionnelle pour toute autorité qui contredit le pacte d'existence mutuelle".

Cela a été interprété comme la nécessité pour tous les groupes religieux d'être représentés au gouvernement pour que toute autorité puisse avoir une légitimité constitutionnelle dans le système confessionnel libanais. Les opposants à Hariri ont used cet argument en novembre 2006 lorsque le gouvernement à l'époque a été jugé inconstitutionnel après la démission des Shia  ministres chiites.

Maintenant, le rôle de l'Arabie Saoudite n'est que la moitié de l'histoire. L'autre moitié est l'influence iranienne toujours croissante au Liban et la présence d'un parti armé qui prête ouvertement allégeance au chef suprême de la République islamique.

La décision du Hezbollah d'entrer dans le Syrian conflict a été perçue par beaucoup comme l'incapacité de l'Etat libanais à contrôler les décisions majeures de politique étrangère et militaire, permettant au parti armé de cimenter son "état dans un état".

Le président iranien Hassan Rouhani a ajouté du pétrole il ya deux semaines en essayant de renforcer son positionnement interne vis-à-vis des extrémistes. Il a fustigé "l'impérialisme" et l'arrogance américaine et a qualifié la grandeur de l'Iran de "plus qu'à tout autre moment".

La décision du Hezbollah d'entrer dans le conflit syrien a été perçue par beaucoup comme l'incapacité de l'Etat libanais à contrôler les décisions majeures de politique étrangère et militaire, permettant au parti armé de cimenter son "état dans un état".

Le président iranien Hassan Rouhani a ajouté du pétrole il ya deux semaines en essayant de renforcer son positionnement interne vis-à-vis des extrémistes. Il a fustigé "l'impérialisme" et l'arrogance américaine et a qualifié la grandeur de l'Iran de "plus qu'à tout autre moment".

Il ne s'est pas arrêté là, malheureusement.

Rouhani a poursuivi ensay:

"En Irak, en Syrie, au Liban, en Afrique du Nord, dans la région du golfe Persique - où peut-on agir sans l'Iran?"

 

Évidemment, cela ne s'est pas bien passé au Liban. Depuis le règlement politique sur la présidence, Hariri a été confronté à des critiques acerbes de sa «reddition» à l'hégémonie iranienne.

Hariri a carrément nié de telles accusations et a prétendu qu'il agissait seulement dans l'intérêt et la stabilité du Liban. Dans une interview récente, son conseiller Okab Sakr a défendu avec passion les accomplissements de Hariri en disant que toute discussion de "Sunni frustration" est hors de propos.

Pourtant, il est clair qu'il y a eu des perceptions de frustration à Riyad, où les décisions de Hariri sont maintenant prises. Et clairement, la démission est une réponse directe aux revendications de Rouhani d'avoir un monopole sur la prise de décision au Liban.

s expressed in this article are the author's own and do not necessarily reflect Al Jazeera's editorial policy.


ABOUT THE AUTHOR 

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu