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09/07/2017

Is it over for ISIL?

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As ISIL's 'caliphate' crumbles, its ideology remains Analysts say the end of the self-proclaimed caliphate's territorial rule 'does not mean the end of ISIL'.

The battle against ISIL is currently centred in the group's last urban stronghold, Mosul [File: Reuters]

 

n L’Etat islamique acculé à Rakka et Mossoul titrait le Monde, Le crépuscule de l'État islamique à Mossoul mettait en avant de son coté le Figaro.  L’émergence de l’EI, sous l’égide de son « calife » autoproclamé, Abou Bakr Al-Baghdadi, a marqué un tournant dans l’histoire du djihadisme. Le groupe a voulu contrôler un territoire et établir un Etat, le gérer, et accaparer les richesses qui en découlaient. Ce processus, qui a duré trois ans, s’achève à Mossoul au milieu des cendres et des ruines.

C’est dans la célèbre mosquée Al-Nouri de cette ville que le chef de l’EI avait fait son unique apparition publique en juillet 2014. Aujourd’hui, l’édifice a été détruit, pulvérisé par les djihadistes en déroute. Des milliers d’habitants ont été tués, des centaines de milliers de personnes, qui ont fui les combats, ne rentreront pas chez elles avant longtemps.

 

Watch Inside Story: Is the threat from ISIL over?

 Is Trump committing war crimes in Iraq and Syria? by Hamid Dabashi

Source: Al Jazeera and news agencies 

Le 10 juillet 2017, un soldat des forces irakiennes célèbre l’annonce de la reprise de Mossoul par le gouvernement.  PHOTO FADEL SENNA/AFP

Dimanche 9 juillet, le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, s’est rendu à Mossoul pour annoncer que la ville était “libérée” du joug de l’État islamique. Mais cela ne signifie pas la fin de l’organisation terroriste, avertit cet éditorialiste libanais.

 

Reprendre la capitale irakienne de l’organisation djihadiste était une nécessité. En administrant un territoire, l’EI pouvait endoctriner la population, profiter des différentes ressources, entraîner ses combattants, s’ériger en modèle et façonner son mythe. Mais les populations locales ont payé ces victoires militaires au prix fort, sans pour autant que leur soit proposé un avenir plus radieux. La situation est la même dans tous les territoires “libérés” ou en voie de l’être du joug des djihadistes : la victoire militaire est nécessaire, mais fondamentalement insuffisante.

L’EI contrôlait il y a deux ans un territoire de la superficie de la Grande-Bretagne et avait symboliquement effacé la frontière syro-irakienne. Il est désormais retranché dans ses derniers réduits, en Irak et en Syrie. L’organisation est affaiblie : une grande partie de ses cadres ont été éliminés, ses ressources ont été asséchées et le proto-État jihadiste est sur le point de s’effondrer. Bien que la situation sur les deux terrains ne soit pas similaire, en Irak comme en Syrie, l’EI n’a pas les moyens de résister militairement sur le moyen terme. La défaite militaire du groupe est inéluctable, mais elle a été anticipée depuis longtemps par les cadres de l’EI, qui ont appelé dès 2016 les aspirants djihadistes à frapper en priorité les territoires dans lesquels ils résident plutôt que d’essayer de rejoindre le califat.

 

L'OSDH affirme que le chef de l'EI al-Baghdadi est mort (OSDH) a affirmé, aujourd'hui, détenir des informations de hauts responsables du groupe djihadiste Etat islamique (EI) confirmant la mort de leur chef, Abou Bakr al-Baghdadi

La mort de Baghdadi, qui a été annoncée à plusieurs reprises depuis qu'il a proclamé un califat en 2014, serait si elle est officialisée l'un des coups les plus durs subis par l'Etat islamique, qui recule un peu partout en Syrie et en Irak et vient de perdre la grande ville de Mossoul.

 Dans le POINT DE VUE d u monde « A Rakka, plus encore qu’à Mossoul, les civils sont laissés pour compte » Le 6 juin, l’offensive était lancée contre Rakka, le fief de l’Etat islamique en Syrie. Mais rien n’a été fait pour l’évacuation des civils, déplore Hakim Khaldi de Médecins sans frontière. Equation strictement militaire et Intensité des bombardements ponctuent la vie sur place
 
 

Between June 1 and July 25, the Syrian Network for Human Rights confirmed the deaths of 391 civilians in Raqqa at the hands of the coalition and the SDF

destruction there will be until Raqqa is captured.

 

A map showing damaged and destroyed areas of Raqqa released by the REACH initiative on July 11 [REACH 2017)

Ce contraste entre l’intensité des bombardements sur une petite zone de la ville hermétiquement fermée et le faible nombre de blessés soignés par nos équipes évoque la dernière phase de la bataille de Mossoul, dont l’armée irakienne vient de reprendre le contrôle.

L’offensive contre l’ouest de la ville irakienne était d’une violence telle qu’un tiers de la vieille ville a été entièrement détruit et que le décompte de cadavres sous les décombres se poursuit encore.

La comparaison entre Mossoul et Rakka a ses limites, du fait d’un environnement et d’un contexte différents. Mais à Mossoul, des dispositifs pour les déplacés et des structures médicales ont été mises en place rapidement. Alors qu’à Rakka ils n’ont même pas été pensés. Et les déclarations du commandant de la coalition ne sont pas là pour nous rassurer, quand il explique par exemple que toute embarcation essayant de quitter la ville par l’Euphrate sera détruite.

La réalité, c’est qu’aujourd’hui comme hier, en Syrie comme en Irak, le sort des civils présents dans les territoires contrôlés par l’Etat islamique ne compte pas.

En juin 2014, quelques milliers de djihadistes combattant sous la bannière de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) étaient parvenus à s’emparer de la deuxième ville d’Irak en seulement quatre jours. Trois ans plus tard, il aura fallu pas moins de neuf mois à Bagdad pour reprendre Mossoul, malgré le soutien de la coalition internationale, des peshmergas et des milices chiites.

Le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, a beau célébrer la “victoire” contre l’État islamique et la “libération” de la ville, la réalité apparaît nettement plus nuancée. Mossoul est en grande partie détruite. Sa population a vécu de multiples traumatismes : trois ans d’occupation djihadiste, puis les bombardements de la coalition internationale, le déplacement de presque 1 million de civils dans des conditions souvent déplorables, sans oublier les exactions commises à leur encontre par les forces loyalistes et miliciennes.

 Baghdadi est vivant selon un chef du renseignement kurde

Le chef des services de lutte antiterroriste du Kurdistan irakien est pratiquement sûr qu'Abou Bakr al Baghdadi, "calife" autoproclamé de l'Etat islamique, est encore en vie et qu'il se trouve au sud de Rakka, en Syrie.

» Lire aussi - Selon l'OSDH, le chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, serait mort

Le mouvement djihadiste, qui vient de perdre Mossoul, dans le nord de l'Irak, après trois ans d'occupation et tente de résister à Rakka, est selon lui en train de changer de stratégie pour se muer en une sorte d'"Al Qaïda sous stéroïdes". Son éradication prendra encore trois ou quatre ans, a-t-il prédit.

 

» Le crépuscule de l'État islamique à Mossoul

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Daech recule. L’armée irakienne a repris la semaine dernière le site en ruine de la mosquée Al Nouri à Mossoul, où avait été proclamé le califat a échoué, estiment les experts. / AFP PHOTO / FADEL SENNA - FADEL SENNA/AFP

 

Selon Les Echos - Sponsorisé ·" L’EI a vu ses revenus divisés par 5 en quelques mois et est en passe de perdre ses capitales syrienne et irakienne" dans le post intitulé " Pour quoi l’Etat islamique au bord de l’effondrement militaire et financier "En savoir plus LESECHOS.FR

MIDDLE EAST Turkish and Kurdish forces clash in northern Syria, tensions rise Mounting tensions between Kurdish and Turkish troops in northern Syria have threatened to open a new front in the country’s complex war.

La guerre contre l’EI continue

Editorial. Malgré la reprise de Mossoul par les forces armées irakiennes, l’organisation Etat islamique reste en mesure de déstabiliser les pays de la région.LE MONDE |

Mais la perte de cet ancrage territorial ne signifie pas la disparition du groupe djihadiste, qui contrôle toujours une vaste bande territoriale le long de la vallée de l’Euphrate, à cheval entre l’Irak et la Syrie, et qui, en muant d’une forme de proto-Etat à une guérilla ou à un réseau terroriste, reste en mesure de déstabiliser les pays de la région et au-delà. La dispersion de plusieurs dizaines, voire de centaines de ses combattants étrangers, jusqu’ici occupés quasi exclusivement à la défense de son territoire, pose plus que jamais la question de leur retour dans leurs pays d’origine et le danger qu’ils y font peser.

UE - Dans tout le monde développé, l'État islamique se restructure sous la forme d'un réseau social cherchant à radicaliser et enrégimenter la jeunesse.

Tout cela a conduit le premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, à l'occasion de la libération de Mossoul, à proclamer la fin de l'État islamique. Cette annonce est tout aussi prématurée et aventureuse que la proclamation par George W. Bush, le 1er mai 2003, de la victoire et de l'arrêt des combats en Irak.

La libération de Mossoul est très loin d'enterrer l'idéologie du djihad mondialisé

LIRE AUSSI:

» Nicolas Baverez : «L'État islamique n'est pas mort, il mute»  n  READ MORE: As ISIL's 'caliphate' crumbles, its ideology remains

L’Etat islamique restera en embuscade

Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Madjid Zerrouky, il fait peu de doute que l’EI poursuivra ses efforts visant à saper les fondements d’Etats défaillants, et à approfondir les crises et fractures sociales dans les pays musulmans.« Dawlati baqiya » (« Mon Etat restera »).

A défaut de disparaître, c’est le « califat » qui, aujourd’hui, s’effondre. La reprise de Mossoul acte l’impasse d’une entreprise djihadiste inédite, la tentative d’administrer de vastes territoires. Cette tentative était vouée à l’échec, l’EI s’est bâti sur une dualité intenable : construire un Etat tout en menant une guerre totale au reste du monde. Mais au cours de ses trois dernières années d’existence, le califat d’Al-Baghdadi a paradoxalement assumé cette dualité, en anticipant et préparant sa défaite.

1 500 attaques dans 16 villes d’Irak et de Syrie

Sentiment d’humiliation

L’EI militairement aux abois, il reste à le défaire idéologiquement. Une bataille qui ne peut être menée sans une réelle reconstruction de ces pays et une participation politique de populations marginalisées depuis des années par les pouvoirs en place. En Irak, la montée en puissance de l’EI, né sur les cendres d’Al-Qaida, qu’on avait déclaré défaite dans les années 2000, est le fruit de la marginalisation des populations sunnites ; des populations étouffées et réprimées par un gouvernement central, revanchard, dominé par la majorité chiite.

En Syrie, l’implosion du pays et la guerre totale menée par Bachar Al-Assad et ses alliés contre les régions insurgées avait là aussi ouvert un boulevard aux radicaux, EI en tête, après deux ans de révolte populaire. La présence massive de forces iraniennes et de milices chiites soutenues par Téhéran dans ces deux pays alimente un clivage chiites-sunnites et ne peut qu’attiser un sentiment d’humiliation dans ces régions.

Lire aussi :   A Mossoul, les luttes de pouvoir et d’influence ont commencé

Si le terrain sur lequel a prospéré l’EI reste inchangé, le terreau sur lequel prospère le radicalisme islamiste au prétexte de la défense des sunnites laisse planer le risque, à terme, d’une « renaissance » djihadiste dans des régions plus « pacifiées » que libérées. Contre le djihadisme, la solution ne peut venir d’un régime qui se voudrait centralisé et dominateur. L’Etat irakien doit désormais assurer aux populations arabes sunnites une pleine citoyenneté.

A Mossoul, les luttes de pouvoir et d’influence ont commencé : Le contrôle de la province au cœur de laquelle se situe la grande cité du nord de l’Irak est l’enjeu d’une lutte d’influence entre des groupes aux allégeances variées. Le militaire ne cache pas ses ambitions. « Je veux être le gouverneur militaire de Mossoul. Je peux faire beaucoup pour reconstruire la ville et donner du travail aux gens. Je ne gaspillerai pas une partie de l’argent en pots-de-vin comme le font les politiciens », dit-il dans un anglais hérité de neuf ans passés en Virginie, aux Etats-Unis.  le major général Najim Al-Joubouri ne ménage aucune critique contre les responsables politiques « qui attisent le confessionnalisme pour remporter les élections ». Il assure travailler à rétablir des bonnes relations entre la population et les forces de sécurité – elles étaient désastreuses avant 2014.

Experts predict that the group will also retain the ability to mobilise and plan underground, dispersed attacks via cells based around the world.

But ISIL is "not the most important problem of the region", said Khouri, explaining that mismanagement, corruption and the lack of political participation in the Middle East are the real obstacles facing the region.  

"Will new government systems be just as bad? That's the real challenge," he said.

 

Is it over for ISIL? - UpFront special

 

Source: Al Jazeera

by Stanley L Cohen : The battle for Mosul is almost over. What next? by Ibrahim Al-Marashi 

 

READ MORE: Syria's civil war explained from the beginning

 

 

06/06/2017

Emni, la branche secrète de L'EI -

 "Dans mon analyse c'est le totalitarisme islamique qui va l'emporter parce qu'il s'appuie sur une divinité et une jeunesse qui n'a pas peur de la mort, alors que la mondialisation s'appuie sur l'argent, le confort, des choses futiles et périssables"


 Et le totalitarisme fasciste n'a rien a envié aux totalitarismes islamique. Ils pourront comme les religions se partager les cartes du monde en vue de garder dans leurs escarcelles

 

Bastille Day  - YouTube 
 

 
✔ @SimNasr#UK L'#EI revendiqué l'attentat de #Londres qualifiant les assaillants de "cellule sécuritaire" pic.twitter.com/cjS7rzSNw3"Cellule sécuritaire" = cellule dormante

» Lire aussi - Iran : deux attaques simultanées en plein coeur de Téhéran

Loin de signifier la fin des attaques terroristes, cette formation de cellules clandestines annonce plutôt d'autres modes opératoires sous forme d'attaques suicides. D'une extrême violence, ces attaques se sont déjà intensifiées ces dernières semaines en Irak et en Syrie. Même avec une structure centrale détruite et moins d'argent, Daech reste donc une menace, aussi bien au Levant qu'en Europe

mposible de prévenir un acte terroriste sauf avoir plusieurs vie et de recommencer a eéro comme Denzel Washington dans déjà ❀ Deja Vu 2006

The Siege 1998 Bruce Willis ✪ Bruce Willis Movies, Denzel Washington, Annette Bening


The Siege 1998 on Vimeo

Tout se passe comme si les sociétés occidentales ne pouvaient pas penser le djihadisme en dehors du registre de la psychiatrie.

Citation de Frédéric Pichon est géopolitologue, spécialiste du Moyen-Orient. Auteur d'une thèse de doctorat sur la Syrie et chercheur associé à l'Université de Tours, il est l'auteur de Syrie, une guerre pour rien(éd. du Cerf, 2017)What's behind ISIL attacks?Gilles Kepel, author of The Roots of Radical Islam, weighs in on the motivation behind increasing ISIL attacks.

Sadiq Khan : "Le terrorisme est le terrorisme, qu'il soit inspiré par l'islam ou pas", dit Sadiq Khan

Le groupe État islamique (EI) a revendiqué la responsabilité de l'attaque au couteau à Sourgout, en Russie, dans un message diffusé par son organe de propagande, Amaq.Les services secrets russes ont annoncé lundi l'arrestation de quatre membres présumés de l'organisation Etat islamique qui planifiaient des attentats suicide contre des centres commerciaux et des transports en commun à Moscou. En Russie, un attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg avait fait 16 morts et des dizaines de blessés le 3 avril. Depuis le début de son intervention militaire en Syrie le 30 septembre, la Russie, alliée du régime de Damas, a elle aussi été menacée de représailles par l'EI et par la branche syrienne d'Al-Qaïda.

» Lire aussi - Russie: un homme abattu par la police après avoir blessé plusieurs personnes

Cette attaque intervient au lendemain d'un assaut en Finlande où un homme a poignardé à mort deux personnes et en a blessé huit autres dans la ville de Turku (sud-ouest).

» Lire aussi - Finlande: la police enquête sur un acte terroriste après l'attaque au couteau à Turku

Jeudi et vendredi, l'Espagne a aussi été la cible d'un double attentat meurtrier, à Barcelone et Cambrils en Catalogne (nord-est), qui a fait au moins 14 morts et 120 blessés.

L'ancien juge antiterroriste Marc Trévidic a indiqué qu'il pouvait exister des liens importants entre les réseaux djihadistes de Barcelone et les réseaux belges. "Simplement parce que la Belgique a une structure terroriste qui est, elle aussi, marocaine", a-t-il dit sur Europe 1. Il remonte la naissance de ces liens aux années 90.

La Catalogne et en particulier Barcelone ont longtemps été considérées comme des plaques tournantes du djihadisme du sud de l’Europe. Un rapport du think tank Real Instituto Elcano datant de 2016 précisait que « la région métropolitaine de Barcelone 

source : ISIL claims responsibility for van attack in Barcelona : WATCH: What's driving the ISIL attacks?,   Suivez notre live sur les attentats en Espagne : Plus d'information dans notre live sur les attaques terroristes en Catalogne

Of the estimated 30,000 or so foreign fighters who have travelled to Syria and Iraq since 2011, more than 5,000 came from Western Europe : On estime a 30 000 le nombre de combattants qui ont voyagé vers la Syrie et l'Irak depuis 2011, 5000 sont revenus en Europe"

 Le risque de retour dans leurs pays des combattants de Daesch n'est pas négligeable.  les terrifiants récits des enfants-soldats de  Les terrifiants récits des «lionceaux» de l'État islamique Par Jean Chichizola  

OPINION: Brussels attacks - EU's 'terror' problem will get worse

Face à la violence, notre société ne veut voir que la marginalité. Le djihadisme serait ainsi un sous produit de la délinquance, de la frustration, voire une forme de folie. Ce refus de prendre au mot les djihadistes signe le vide abyssal des réponses à ce phénomène mondial et nous empêche de voir que notre post modernité, liquidatrice du sacré, du tragique et donc de la mort alimente en retour cette expansion. L'incapacité à penser la dimension religieuse du phénomène en l'évacuant ou en la minorant a ceci de tragique qu'elle s'accompagne simultanément d'un discours normatif sur la religion musulmane, à l'aune de nos valeurs post modernes. Dans la peur panique qui suit chaque attentat en France, il est une priorité: déclarer que ces actes «n'ont rien à voir avec l'islam». En niant la singularité de l'engagement des djihadistes, il s'agit d'en faire des produits de la modernité. Des hommes ordinaires en somme, aussi dépravés que nous. Ainsi la violence ne peut être que marginale, le fait de «loups solitaires», parce qu'il est impensable que l'Autre ne puisse adhérer à notre système de valeurs dont le cœur est précisément la relativité de toute valeur! Si tout se vaut, si rien ne compte, si l'avenir radieux de l'humanité se limite à une fusion dans le grand tout consumériste et cool, alors quand le «barbare» fait irruption, y compris en notre sein, nous sommes incapables de le nommer. Nommer l'ennemi c'est précisément définir ce qui nous distingue, ce qui nous discrimine, c'est tracer une frontière, une limite même normative, c'est s'affirmer contre, toutes choses auxquelles la culture contemporaine a décidé de renoncer…

Toutes les évolutions géopolitiques depuis quinze ans démentent la fable de la fin de l'Histoire et de l'intégration du village planétaire.

A lire : Seulement un mauvais rêve ? Selon le directeur des services des urgences de Téhéran, les deux attaques simultanées ont fait au moins 12 morts et 39 blessés.Le Monde.fr avec AFP et Reuters |

Selon Courrier international A la demande du gouvernement libyen d'union nationale, l'armée américaine a bombardé Syrte, fief de l'Etat islamique dans le pays. Elle ouvre ainsi un troisième front contre l'organisation terroriste, après l'Irak et la Syrie.
Une enquête du New York Times révèle en partie les rouages de cette «filiale», chargée de recruter des combattants et de planifier des attentats à l'étranger.

A lire Terrorisme, raison d'EtatLES DERNIERS HOMMES D'ALEP

 
On savait encore peu de chose sur la cellule secrète «Emni». Une longue enquête duNew York Times publiée ce mercredi permet d'en apprendre davantage sur cette branche de l'État islamique chargée d'exporter le terrorisme à travers le monde. Selon le quotidien américain qui a pu consulter des documents des services de renseignements européens, interroger des officiels américains et rencontrer un ancien combattant de Daech, Emni serait un rouage essentiel de l'organisation terroriste.
Objectif de cette «filiale» créée en 2014: planifier des attaques en dehors des territoires contrôlés par Daech.

La France avait demandé, après le drame de Nice, que le thème du terrorisme soit inscrit à l'agenda du conseil des ministres européens des affaires étrangères, lundi 18 juillet, à Bruxelles.Au-delà du « message fort » de tous les Etats membres – entendu après chaque attentat et même appuyé, cette fois, par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, présent à la réunion –, Paris sollicitait l'article 42.7 de l'Union européenne. Il énonce que lorsqu'un Etat membre est l'objet d'une agression armée, tous les autres doivent lui témoigner de la solidarité et lui fournir aide et assistance « par tous les moyens nécessaires ». pas sur que cela convient a cette lutte très assymétrique du faible contre le fort.« La France frappe l'EI tous les jours » en Irak et en Syrie, selon Le Drian

  
Bande-annonce : La Désintégration - vidéo Dailymotion

«La désintégration» : le film prémonitoire sur la tuerie de Toulouse
La désintégration : film choc sur le terrorisme - vidéo Dailymotion
CINÉMA. Quand les kamikazes font rire | Courrier international
Soldats d AllahCréé le dimanche 08 mai 2016 


Interrogé par le New York Times, un ancien combattant de Daech dit avoir rencontré plusieurs membres de l'Emni l'année dernière, lorsqu'il était en Syrie. Avant les attentats de Paris, «ils m'avaient dit qu'ils avaient plusieurs personnes positionnées en Europe, prêtes à passer à l'action», raconte ce détenu aujourd'hui incarcéré en Allemagne. «Ils voulaient avoir une action simultanée. Ils souhaitaient que plusieurs attaques aient lieu en même temps en Angleterre, en Allemagne et en France». Arrêté le 20 juillet 2015 à son retour de Syrie, Harry Sarfo purge depuis une peine de trois ans de prison.
 
Des intermédiaires «propres» pour ne pas se faire repérer


Al-Adnani, chef de l'Emni
À la tête de cette organisation secrète, on retrouve le porte-parole de l'État islamique Mohammed al-Adnani, également responsable de la propagande. Né dans le nord de la Syrie, cet homme âgé de 39 ans est un personnage discret, dont on sait peu de chose. Même les combattants les plus entraînés n'ont jamais vu son visage. Le djihadiste allemand Harry Sarfo dit l'avoir rencontré une fois au moment de prêter allégeance à l'État islamique. Mais il n'a jamais pu le voir: l'entourage d'al-Adnani ayant pris soin de lui bander les yeux lors de l'entretien.


Emni, la branche secrète de l'organisation État islamique - YouTube

 

b Avec son « buzz » permanent, Aamaq, aujourd’hui dans le collimateur de la coalition internationale, est le bras armé médiatique de l’organisation Etat islamique.

 War & Conflict, ISIS, Middle East

In the past week, at least 12 people were killed in Tehran and eight killed in London by attacks claimed by the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL).

 

"It's not necessarily bigger, but it's very important," says Gilles Kepel, scholar and author of The Roots of Radicalism. "You cannot shun it, and you can't shun the social factor either, you know."

 

Follow UpFront on Twitter @AJUpFront and Facebook.Source: Al Jazeera News

Les agences de presse et les médias — dont Le Monde — reprenaient alors cette revendication, tant Aamaq incarne aujourd’hui la parole multilingue et l’image de l’EI (en jouant le rôle de prérevendication de ses attaques), même si elle a été créée et présentée, à l’origine, comme un organe prétendument « indépendant », depuis 2014, cette « agence attentats » sert en effet de canal de communication à l’EI.

Certaines revendications récentes de cet organe d’attaques commises sur le sol européen comme aux Philippinesoù les liens entre leurs auteurs et le groupe djihadiste sont loin d’être évidents — interrogent pourtant sur leur nature potentiellement opportuniste.

La mort du fondateur d’Aamaq n’a, à ce jour, été confirmée ni par l’EI ni par la coalition internationale, qui s’est bornée à déclarer à la fin de mai qu’elle avait effectué « une série de raids aériens ciblant l’infrastructure médias de l’EI et ses installations de propagande pour affaiblir la capacité du groupe à inspirer des attaques à l’extérieur ».

COMPTE RENDU Attentat de Londres : comment Aamaq est devenue l’« agence attentats » de l’EI 5 Madjid Zerrouky


Pour le chercheur Gilles KEPEL , l'organisation terroriste n'a plus besoin de commanditer des attentats. Des électrons libres réalisent ses objectifs "Cet attentat produit le double effet recherché par Daech: l'efficacité d'une grande réussite opérationnelle et un effet de sidération dans la population. Daech, dans la logique de ce que j'appelle «le djihadisme de 3e génération», récupère ainsi le bénéfice de toute l'opération".Oui, car la réalité concrète de ce qu'on appelle Daech se dilue de plus en plus, au fur et à mesure que son territoire, en Syrie et en Irak, se rétracte. Aujourd'hui, il n'y a peut-être même plus de centre de commandement de l'État islamique (EI) à Raqqa. Mais peu importe! 

Dans un INTERVIEW- La spécialiste de l'Irak Myriam Benraad analyse les enjeux et les conséquences du terrible attentat qui a frappé la communauté chiite de Bagdad dimanche. ACTUALITEINTERNATIONAL«Plus l'État islamique perd du territoire, plus il renoue avec l'action clandestine»Mis à jour

 
Pour Alain Frachon  dans sa CHRONIQUE " La défaite du « califat » signera-t-elle la fin de l’Etat islamique ? 21 "Avec la reprise de Rakka et de Mossoul, l’embryon d’Etat qu’est l’EI sera détruit. Mais l’idéologie qui anime son action, le djihadisme sunnite, lui survivra."Que signifiera la perte de Rakka et de Mossoul pour l’organisation d’Al-Baghdadi ? Elle marquera la démantèlement des structures paraétatiques du « califat » : ce début d’administration, de collecte de l’impôt, d’application de la charia, de vente de pétrole – ce qui a fait dire que l’EI était un mouvement terroriste plus riche et plus durable que les autres. Conséquence salutaire : les six millions de personnes qui, de part et d’autre de la frontière, vivent sous la tyrannie de la soldatesque du « calife », seront libres.Il ne faut pas se tromper

Il semble que la perte de territoire par Daech se traduise en recrudescence d'actes de terrorisme… Et un retour a la guerre asymétrique fait d'attentats suicide  Cet attentat nous montre, que, contrairement à ce qu'on avait pu croire en 2014, Bagda et les villes occidentales d n'est pas une enclave sécurisée, et que l'État islamique y est bien implanté.Ainsi Le ramadan 2016 marqué par un nombre record de victimes de l’Etat islamique POST DE BLOG L’attentat d’Istanbul est le dernier d’une longue série d’attaques menées par l’organisation terroriste depuis le 9 juin, en Europe et surtout au Moyen-Orient.

En Syrie, en Irak et en Libye, l'organisation de l'État islamique perd des territoires. Daech affronte une triple offensive sur ses bastions syriens de Manbij et Raqqa, et sur celui de Faloudja en Irak, le sud de la Syrie. A Syrte, en Libye, les brigades loyales au gouvernement d'union nationale ont fait une avancée spectaculaire cette semaine, en entrant dans ce bastion des djihadistes. Bombardé, poussé au sol depuis le sud, l'ouest et l'est de la ville, l'EI est aujourd'hui encerclé.

Syrie : Les derniers attentats arrangent les affaires de Bachar El-Assad tout en répondant aux intérêts de Daech. Quoi qu’il en soit, tout règlement international de la crise syrienne nuirait finalement aux deux. courrier international Publié le Car la situation la plus profitable, aussi bien pour Daech que pour Assad, serait la perpétuation de la situation telle qu’elle est depuis trois ans. Pour les deux, c’était la meilleure garantie de survie puisque l’existence de l’un renforce celle de l’autre.  En attendant, des gens meurent…
 
A lire Syrie, dans l'enfer d'Alep

Face à ces revers, Daech a commencé à mettre en place une «stratégie de survie». Celle-ci consiste à disperser ses troupes en une multitude de cellules clandestines, dissimulées au sein des populations sunnites irakienne et syrienneVIDÉO - Le climat de violences qui pèse sur le pays remet en cause la construction du corridor énergétique et routier destiné à relier la province chinoise et orientale du Xinjiang au port de Gwadar, sur la mer d'Arabie.


Dieu Jésus et compagnie - Caljbeut : Arte Génération djihad 28 06 2016
 

 

A lire: Daech, vers un retour à la clandestinité 

Combattants solitaires de Daesch Créé le lundi 04 juillet 2016, 29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme,  n Afghanistan, le prix de la vengeanceCréé le samedi 27 juin 2015, Daech, naissance d'un Etat terroriste Créé le samedi 27 juin 2015, 24/07/2016 Afghanistan, le prix de la vengeance

[PDF]Explaining the appeal of Islamic radicals - eScholarship


Qu'est-ce qu'un terroriste ?

01/12/2016

Syrie, dans l'enfer d'Alep

 

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 "Quand létat t'enseigne a tuer, il se fait appeler patrie." Friedrich Dürrenmatt
musique: Harold Berg

 

Marc Robine - Le Déserteur (Version non censurée) 

 "Today 150,000 people are threatened with extermination. We are calling for a halt to the bombing and guarantees of safe passage of all," Brita Haji Hassan said during a trip to Geneva.

24 heures à Alep, reportage exclusif en Syrie - YouTube :

v=atebT28Dt4U 19 mois d'un conflit sanglant et toujours pas la moindre issue de paix en Syrie. Vue la bataille impitoyable que se livrent les insurgés de l'Armée syrienne libre et les forces loyalistes depuis plus de deux mois, à Alep, cette situation ne semble pas en mesure d'évoluer dans l'immédiat 

 

"Le soulèvement en Syrie pose des questions dramatiques auxquelles il n'existe pas de réponses simplistes — à moins de jouer la politique du pire. Il faut rappeler ce que le renversement de Saddam Hussein par les Etats-Unis a coûté, coûte et continuera de coûter aux Irakiens dans les prochaines décennies."Nous sommes dans une impasse. L’opposition — ou plutôt les oppositions — est incapable de renverser le régime, et le régime est incapable de venir à bout de l’opposition"

> "A propos de la Syrie" Syrie : posez vos questions sur la situation à Alep LIVE Benjamin Barthe, le correspondant du « Monde » à Beyrouth, va répondre à vos questions sur la bataille d’Alep, qui semble approcher de son dénouement. Syrie : la bataille d’Alep en 23 cartesVisualisez la bataille d’Alep en cartes

Et toujours la population en otage…

Alep, le cri d'alarme - C à vous - 08/12/2016

 

Syrie : à Alep, un carnage parmi les civils en fuite
Des familles tentant de quitter les quartiers est ont été bombardées par des tirs d'artillerie. Ils avaient enfilé leur manteau d'hiver, en prévision des nuits qu'il faudrait peut-être passer dehors. Ils portaient à l'épaule ou tiraient derrière eux de gros bagages, remplis de tous les effets qu'ils n'avaient pu se résoudre à abandonner.Le bombardement a fait 45 morts et des dizaines de blessés, selon les casques blancs, la défense civile de la partie est d'Alep, qui impute ce carnage à l'artillerie gouvernementale. « Ces gens fuyaient la mort, s'indigne un secouriste sur la vidéo. Les déplacés passent par là pour rejoindre la partie ouest de la ville. C'est pour cela que l'endroit a été visé. »

 

Alep-Est, le 30 novembre. Image extraite d’une vidéo diffusée par les casques blancs (la défense civile syrienne).
Alep-Est, le 30 novembre. Image extraite d’une vidéo diffusée par les casques blancs (la défense civile syrienne). HO / AFP

 

Alep « est devenu le summum de tout ce que compte le catalogue d’horreurs en Syrie », s’est ému Stephen O’Brien, qui a fustigé « des règles de la guerre systématiquement bafouées en Syrie ». « Il n’y a plus de limites, plus de lignes rouges », a t-il déploré

L'enjeux d'ALEP est devenu l'enjeux stratégique, politique et  militaire de la / les guerres en Syrie. 

Editorial. ( le Monde)  Des sources crédibles font état de près de 500 000 morts. Le nombre de blessés dépasse les 2 millions. Sur les 22 millions de Syriens, pas moins de la moitié sont considérés comme des « personnes déplacées », à l’intérieur ou à l’étranger. Des villes de plus de 100 000 habitants ont été rasées dans les bombardements et provoqué la pire crise humanitaire depuis la Seconde guerre mondiale.. Le flot des malheureux qui fuient les combats autour de la deuxième agglomération du pays, Alep, ne tarit pas.

L'escalade de la violence en Syrie, particulièrement dans les quartiers rebelles d'Alep, montre qu'une solution politique à ce conflit "n'est plus une option viable", a indiqué ce mercredi un responsable de l'opposition au régime de Bachar al-Assad. Les rebelles sont en train d'"envisager toutes les options pour défendre le peuple syrien contre l'agression russe" en Syrie, a déclaré dans un communiqué Mouwafaq Nyrabia, vice-président de la Coalition nationale syrienne (CNS), la principale formation de l'opposition syrienne en exil.

Les images sont cauchemardesques : celles de parents, nouveau-nés dans les bras, émergeant des décombres des dernières frappes aériennes. Les camps de réfugiés aux frontières débordent, en Jordanie comme en Turquie : la machine à fabriquer les djihadistes de demain tourne à plein.


Accélération de l'offensive
« Nous partions à cause de l'injustice, des frappes aériennes, des bombardements, du manque de nourriture, raconte un rescapé sur d'autres images. J'ai perdu ma femme. Ma fille de 11 ans a aussi été tuée. Et j'ai une autre petite à l'hôpital. » Quelques instants plus tard, l'homme est filmé en train d'envelopper ces deux cadavres dans des linceuls en plastique orange, fournis par les casques blancs.

Avec l’aide de sa mère, Bana Al-Abed raconte depuis septembre son quotidien fait de peur, de bruits de bombardements et de destructions dans les quartiers est d’Alep.Bana Al-Abed, 7 ans, raconte depuis plus de deux mois son quotidien à Alep, fait de peur, de bruits de bombardements, de destructions, sur un compte Twitter tenu par sa mère, Fatemah. Les messages sont retranscrits dans un anglais simple et décrivent la difficulté et l’horreur de vivre dans des quartiers assiégés depuis près de quatre mois par l’armée, avec des photos, des petites vidéos, comme une enfant décrirait sa vie normale dans une autre ville.

Le compte Twitter de Bana Al-Abed a été largement médiatisé et, de ce fait, a gagné une audience importante. Elle donne à ceux qui ne sont pas susceptibles de « suivre » ce qu’est la guerre en Syrie une « fenêtre » pour se rendre compte de ce qu’est la vie dans une ville encerclée. Régulièrement, la fillette et sa famille, qui n’ont pas dit où elles habitaient précisément, croient voir leur dernière heure arriver à mesure que l’armée syrienne continue ses bombardements : près d’une centaine étaient des enfants, selon l’Unicef. Les enfants comme Bana Al-Abed« vivent un cauchemar », a souligné Justin Forsyth, directeur adjoint de l’organisation. Un docteur sur le terrain cité dans le communiqué de l’Unicef ajoute : « La souffrance et le choc que nous avons constatés chez les enfants sont les pires qu’on n’ait jamais vus. »

Les quartiers rebelles d’Alep pourraient être totalement détruits à la fin de l’année si l’armée syrienne, appuyée par son allié russe, poursuit sa vaste offensive, a averti jeudi 6 octobre l’envoyé spécial de l’ONU sur la Syrie, Staffan de Mistura.

« Dans deux mois, deux mois et demi au maximum, à ce rythme, la partie est d’Alep risque d’être totalement détruite, a-t-il dit lors d’une conférence de presse. Nous parlons de la vieille ville en particulier, et des milliers de civils syriens vont être tués. »

D’après ses estimations, en plus de ce millier de djihadistes ront Fateh Al-Cham (ex-Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaida), 8 000 combattants insurgés « au maximum » assurent la défense d’Alep-Est.

L’armée syrienne et ses milices tiennent désormais près d’un tiers de la partie insurgée d’Alep. La chute de la ville marquerait un tournant dans le conflit.LE MONDE |

Syria’s war: Government forces push into Aleppo's old city

 

"In the past several days an intensive

 

  

«Les Américains nous ont demandé si nous voulions partir ou rester, nous leur avons dit que c'est notre ville et que nous la défendrions»

Zakaria Malhifji, un responsable du groupe Fastakim, membre de l'ASL, basée en Turquie

Les revers qu'ils ont subis sont aussi la conséquence des divisions entre groupes rebelles, écrit le correspondant du journal qatarien al-Qods al-Arabi à Alep. «Les groupes ont oublié l'obligation religieuse de s'unir entre eux», explique le journal prorebelle, qui cite un responsable, Abdul Razzak al-Mahdi, se lamentant: «On aurait dû se regrouper en une seule faction comme un mini-État.»

East Aleppo resident: 'They are trying to exterminate my neighbourhood'

 Le pouvoir n’a d’ailleurs pas commenté l’annonce russe.

« Celle-ci est purement médiatique, c’est pour calmer les Américains et la communauté internationale. Mais sur le terrain, les bombardements continuent car le régime ne veut pas donner de répit aux rebelles ou aux civils », estime le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.


Guerre en Syrie : Alep, la chute finale ? (partie 1), (partie 2)

 Syrie, dans l'enfer d'Alep Ligne de Front Documentaire sur la guerre à Alep en Syrie réalisé par ... - YouTube :   Alep Syrie , vivre avec la guerre documentaire - YouTube : Alep Syrie , vivre avec la guerre documentaire - YouTube 

DÉCRYPTAGE - pour le figaro "La chute annoncée d'Alep modifiera profondément la donne en Syrie".

La perte d’Alep constituerait pour les insurgés leur pire défaite depuis le début de la guerre : ils ne contrôleraient alors plus que la province d’Idlib, voisine de celle d’Alep, et quelques poches près de Damas et dans le sud du pays.

Pour Damas, le succès des armes paraît désormais tellement certain que le ministre de la «Réconciliation», Ali Haidar, n'hésite pas à parler de «victoire stratégique» pour l'armée syrienne. La chute annoncée d'Alep, dont la vieille ville était entièrement reconquise par l'armée gouvernementale mercredi, sera sans nul doute un «game changer», un événement qui modifiera profondément la donne en Syrie. Le premier gagnant est Bachar el-Assad, l'allié de Moscou et de Téhéran, celui qui au début de la guerre a vidé les prisons de ses djihadistes afin qu'ils distillent leur poison dans l'opposition syrienne. En septembre 2015, le régime de Damas a été sauvé par l'intervention militaire de la Russie. La conquête d'Alep, la deuxième ville du pays, qui fut sa capitale commerciale avant la guerre et qui était jusque-là l'un des rares centres urbains tenus par les rebelles 

«L'effet des armes russes commence à se faire sentir sur le territoire syrien» Haut responsable militaire

Benyamin Nétanyahou, qui se rendra lundi à Moscou pour partager ses inquiétudes avec Vladimir Poutine, pointe les risques de bavure aérienne et redoute un renforcement du Hezbollah.Que le déploiement de troupes et de matériel militaire russes dans l'ouest de la Syrie ait été dévoilé, fin août, par la presse israélienne, ne doit à l'évidence rien au hasard.

 

Pour le Monde Bachar Al-Assad, une victoire à la Pyrrhus 35 Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.La tragédie d’Alep rappelle les dirigeants occidentaux à leurs errements. Que peut encore faire l’Europe ? Et la France ? Marc Semo, journaliste spécialiste de géopolitique au « Monde », a répondu à vos questions. Le président syrien s’est spectaculairement rétabli,  mais il reste l’otage de ses parrains étrangers, l’Iran et la Russie.  La Russie et l’Iran sont désormais comptables de l’avenir de la Syrie. Mais les deux puissances, sans lesquelles la dictature de Bachar Al-Assad n’aurait pas survécu, ne s’entendent pas forcément sur ce qu’il convient de faire. CHRONIQUE Alep, après la chute 13. Pour François Burgat : « C’est la victoire usurpée d’une minorité soutenue par des régimes autoritaires » 25 Selon le politologue et spécialiste du monde arabe, le désastre syrien provient de la mortifère erreur du désengagement proche-oriental de Barack Obama et de la focalisation des Occidentaux sur le combat exclusif contre l’organisation Etat islamique.François Burgat (Politologue, directeur de recherche à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) à Aix-en-Provence)
 

de Mistura a par ailleurs convié le gouvernement syrien et les groupes d’opposition à un cinquième cycle de négociations sous l’égide de l’ONU à Genève, le 23 mars.

 
 
 
 
 
Pour les universitaires Adam Baczko, Gilles Dorronsoro et Arthur Quesnay, « La chute annoncée d’Alep est d’abord le résultat de l’isolement croissant d’une insurrection confrontée à la répression sans limites d’un régime bénéficiant de l’appui de forces étrangères » au premier rang desquelles les Etats-Unis qui souhaitent la victoire de Bachar Al-Assad, et de la Turquie, obsédée par la liquidation du PKK. « Rien n’a pu créer le choc moral qui aurait pu sauver Alep, comme si, au désengagement stratégique des Etats occidentaux, répondait l’abandon de nos valeurs », concluent-ils.

Cette alliance de revers, parrainée par la Russie, embarrasse Ankara et ses alliés de l’ASL, et renforce la fragmentation du conflit. 

Soucieuses de bloquer l’avancée de l’armée turque et de ses alliés rebelles de l’Armée syrienne libre (ASL) dans le nord de la Syrie, les milices kurdes syriennes (YPG) ont choisi de s’allier au régime de Damas afin d’empêcher les Turcs de gagner du terrain.

Cette alliance de revers renforce la fragmentation du conflit syrien où de multiples acteurs s’affrontent sur le terrain, au risque de voir s’opposer militairement les deux forces syriennes soutenues par les Etats-Unis – l’ASL et les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition kurdo-arabe appuyée et formée par les Américains.

Exclusive: Russia's Secret Soldiers Fighting In Syria


"On nous a amené ici, on était quatre. Qu'est-ce qui était le plus important pour nous? L'argent, bien sûr. Tout le monde cherche de l'argent facile. Et nous, nous nous y sommes décidés", a confié le mercenaire à la chaîne.

L'appui militaire russe décisif aux forces syriennes Alors que la reprise en main d'Alep-Est par le régime s'amorçe, les pertes russes s'accumulent sur le terrain  La liste des pertes russes en Syrie s'est sensiblement allongée ces derniers jours sur fond d'assauts russo-syriens redoublés sur les quartiers est d'Alep. Le ministère russe de la Défense a indiqué mercredi le décès du colonel ... 

En Syrie, la Russie prépare déjà l’après-Alep Des unités spéciales tchétchènes, envoyées en Syrie, vont être chargées d’une mission de police militaire. LE MONDE |

Des dizaines de soldats suréquipés s’apprêtant à embarquer sur une piste aérienne sont apparus dans une vidéo rendue publique le 6 décembre et diffusée, jeudi, par un site Internet lié au ministère de la défense, et par des médias russes.

« Ramzan, qu’est-ce tu fais ? Rouslan, t’as décidé d’y aller ? », entend-on sur la bande. « Oui, j’ai décidé d’y aller », répond un militaire. « Qu’Allah vous protège », poursuit la voix.

Filmés par un téléphone portable, ces hommes, qui s’exprimaient en langue tchétchène, appartiennent aux bataillons « est » et « ouest » établis sur la base russe de Khankala, à l’est de Grozny, la capitale de la Tchétchénie, une république autonome de Russie à majorité musulmane. Tous arborent des bérets rouges et un nouvel insigne sur leur bras, « MP », pour police militaire.

Selon Pavel Felgenhauer, un analyste spécialisé dans la défense, Moscou chercherait ainsi à endosser un rôle de pacificateur et redorer en Russie le blason d'un Vladimir Poutine par ailleurs confronté au conflit en Ukraine

Il y a cent ans, une crise locale avait dégénéré en conflagration générale, parce que les « petites torches » des conflits, que dénonçait Jaurès juste avant sa mort , avaient fini par allumer l'incendie

Syrie, le cessez-le-feu de la honte

Un énième accord sur un cessez-le-feu a été conclu entre Russes et Américains en Syrie. Les circonstances entourant les discussions ne sont toutefois guère meilleures que celles des accords précédents et rien n’incite à l’optimisme. (...) 

Tous ces évènements confortent les sunnites de ces pays dans l’idée d’être les victimes d’une guerre visant à les écarter. La passivité face aux crimes de Bachar al-Assad a contribué à renforcer l’idée d’un parti pris contre les sunnites et à donner naissance à un sentiment de haine inédit au sein de la population syrienne, convaincue que ni Américains ni Européens ne souhaitent réellement voir les Syriens accéder à la liberté demandé en 2011 .Aujourd’hui, ces deux puissances négocient entre elles, en l’absence total de cadre légitime, des partis concernées et avec le mépris le plus total du droit international. Ils ont ainsi torpillé toute chance d’application de la résolution 2254 de l’ONU qui prévoyait de mettre en place un gouvernement de transition et  une nouvelle constitution, avant de procéder à des élections libres a lire Un ennieme sommet syrien

A lire UN OEIL SUR LA SYRIESyrie, le cessez-le-feu de la honteUN OEIL SUR LA SYRIEHistoire(s) de Daraya : 2001-2016 (6), Aid group for Palestinians in Syria warned Yarmouk's "humanitarian situation is going from bad to worse" http://aje.io/qs6k

Cliquez ici pour agrandir l'infographie

WAR & CONFLICT

Where is the next battleground in Syria?

The Syrian government celebrates the retaking of Aleppo, but is it enough to secure the final victory?

War & Conflict, Middle East, Syria's Civil War, Battle for Aleppo, Bashar al-Assad

 

The capture of all of Aleppo is President Bashar al-Assad's biggest success since the war in Syria began almost six years ago. It is a crushing defeat for opposition fighters who have been forced to retreat. Does Assad have enough manpower and weapons to protect the territory his forces have retaken while at the same time trying to win back more areas?

Presenter: Hazem Sika

Guests:

Louay Safi - chairman of the Syrian American Council and a former spokesman for the Syrian National Coalition

Pavel Felgenhauer - Russian military and defence specialist

Michael Horowitz - director of intelligence at the geopolitical consultancy, Prime Source

Source: Al Jazeera News

 

LIRE AUSSI:» Alep: une femme médecin militaire russe tuéeVentes d'armes : Moscou maintient son rangVladimir Fédorovski: «Les sanctions contre Poutine renforcent le nationalisme russe»L'oeil de Moscou -Homs, chronique d'une révolte

C’est dire que l’irruption actuelle des Gardiens de la Révolution d’Iran représente un basculement majeur, d’autant qu’elle s’accompagne de la participation massive de milices pro-iraniennes, libanaises, irakiennes et même afghanes.

Téhéran assure la survie militaire du régime de Damas en finançant et en armant des mercenaires Depuis la mi-novembre, des milices chiites étrangères, forces de choc indispensables au régime de Bachar Al-Assad, participent à la reconquête des quartiers rebelles d’Alep.

movement fighting a Saudi-led military coalition in Yemen.

Ces groupes accompagnent l’armée régulière syrienne, usée par plus de cinq ans de lutte, et opèrent de façon autonome, sous commandement général iranien. Téhéran, leur parrain, a maintenu les capacités du camp loyaliste en finançant et en armant ces mercenaires, tout en noyautant l’armée et les milices syriennes. 

« Espérons que l’histoire ne lui fera pas payer trop vite et trop cher ces énièmes manquements à ses vieilles ambitions humanistes », analyse le politologue François Burgat qui insiste sur le discrédit des Occidentaux : « la mobilisation kurde d’une part et djihadiste d’autre part ont peu à peu borné leurs agendas syriens respectifs. C’est donc sur l’autel de l’irrédentisme kurde et du djihadisme transnational que la révolution populaire syrienne a été très égoïstement sacrifiée ».

Five years since the civil war began, more than 450,000 Syrians have been killed in the fighting, more than a million injured and over 12 million Syrians - half the country's prewar population - have been displaced from their homes. 
 

Une attaque contre les services de sécurité du régime a fait 42 mortsLE MONDE |

Dani Kappani craint autant un encerclement total qu’une intensification des bombardements. Mais pour lui, gagner Idlib était « la seule option. D’autres militants et combattants ont choisi de resterà Mouadamiya, en retournant sous le contrôle d’Assad. Pour moi, cette réconciliation qu’impose le régime à des villes où ses forces ont tué et affamé les gens est insupportable. »

« J’étais heureux qu’ils soient sortis vivants de cet enfer, raconte Abeer Hussein, une habitante d’Atareb, jointe par WhatsApp, qui a observé l’arrivée des Alépins depuis le toit de sa maisonnette.Mais eux avaient l’air si triste. Ils ressemblent aux Palestiniens de 1948 [date de la création dIsraël, qui a poussé à l’exode des centaines de milliers de Palestiniens]. Ils ne parlent que d’une chose, retourner sur leur terre, alors que leur exil commence à peine et qu’il promet d’être long et douloureux. 
 
 
Les évacuations de centaines d’hommes d’Alep-Est, dans des camions arborant le portrait officiel d’Assad, rappellent la tragédie de Srebrenica, souligne l’écrivaine, réalisatrice et journaliste Sylvie Matton.
 


 
Editorial du « Monde ». 

Alep brûle
 

 

 Les djihadistes chiites, l’autre menace pour l’avenir de la Syrie et des Syriens (3/3,Alep Syrie, vivre avec la guerre)La décision de L'Assemblée qualifie l'Etat islamique de "génocidaire" est hypocrite, car  la résolution ne faisant pas référence "aux centaines de milliers de victimes du régime syrien" ni aux bombardements de la ville d'Alep, en Syrie.

 

Alex Younger,  le chef du MI6 (service de renseignement extérieur).qui prononçait jeudi son premier grand discours public depuis sa nomination en 2014, a ajouté que la Russie cherchait à anéantir les opposants au régime de Bachar al Assad en transformant la Syrie en un désert humain. Selon lui, la Russie et Assad empêchent toute victoire sur le groupe Etat islamique et rendent illusoire toute perspective de fin de la guerre civile en considérant tous les adversaires du régime comme des "terroristes".

"La Russie et le régime syrien cherchent à tout transformer en désert, et appellent cela la paix. C'est là une tragédie humaine déchirante", a dit le patron du MI6. "Nous ne pourrons être à l'abri des menaces qui proviennent de ce pays tant que la guerre civile n'aura pas pris fin", a-t-il continué.

Syrie: 26 combattants prorégime tués par l'EI, 22 civils par des raids aériens

L’EI s’approche à nouveau de la ville syrienne de Palmyre L'EI, qui occupe d'importantes régions du pays, contrôlait auparavant plusieurs villes de la province de Homs, dont l'ancienne cité de Palmyre, avant d'en être chassé ces derniers mois.Depuis, il ne domine plus qu'une vaste zone désertique de l'est de la province mais lance régulièrement des attaques contre des positions isolées de l'armée, y compris les champs pétroliers, difficiles à protéger. Des attaques simultanées menées par les djihadistes près des champs pétroliers et gaziers de Mahr et Chaar, ainsi qu'ailleurs dans la province", a précisé l'ONG.

"L'EI a réussi à s'emparer de sept checkpoints et d'autres positions tenues par les progouvernementaux qui ont été forcés de se retirer au milieu de violents combats", a-t-

Le groupe djihadiste État islamique (EI) qui poursuit son offensive près de la ville antique de Palmyre, dans le centre de la Syrie, a indiqué une ONG Le Monde.fr avec AFP et Reuters | .Il s'agit d'un sérieux revers pour Damas face à ses ennemis djihadistes qui mènent une guerre extrêmement mouvante dans le désert, faite de harcèlement contre l'armée, avant de se retirer lorsque celle-ci contre-attaque.

La capacité de Bachar el-Assad à regagner le contrôle de la Syrie est loin d'être acquise, car la violence de l'opposition contre le gouvernement et son désir de vengeance ne feront que grossir. Mais la chute d'Alep ne signe pas la fin de la guerre, seulement son entrée dans une nouvelle phase. Cette dernière passera sans doute, pour le pouvoir, par la nécessaire sécurisation des ...

La reprise de la cité antique dimanche, ainsi que la lenteur de la reconquête de Mossoul par les Irakiens, peut être considérée comme des victoires militaires pour les djihadistes, après de nombreuses défaites ces derniers mois, notamment en Libye. Le gouvernements syriens et ses milices sont incapables de garder durablement des positions " gagnés" et s'en remettent a des bombardements aveugles sur les civiles Syrie: raids meurtriers sur un secteur tenu par l'EI21 civils tués dans des frappes contre Raqqa

Ce revers dans une ville où Vladimir Poutine avait organisé un concert symphonique en mai pour en célébrer la libération, illustre la difficulté de l’armée de Bachar Al-Assad, engagée dans la reconquête d’Alep, à combattre sur plusieurs fronts en même temps, en dépit du soutien aérien de la Russie et celui au sol de milices chiites libanaise, irakienne et iranienne.


Au-delà de Palmyre, l’EI agrandit sa zone d’influence dans la province de Homs, presque entièrement sous contrôle de l’armée syrienne. A 250 kilomètres de là, l’EI est solidement implanté dans la ville de Deir ez-Zor et ses alentours, où il assiège 80 000 habitants pris au piège depuis juillet 2014 dans une enclave contrôlée par Damas. Une zone d’où il peut acheminer des renforts, et où seraient arrivés ces derniers temps des militants en provenance d’autres régions où il perd du terrain.

Offensive de l'EI près de Palmyre en Syrie LIRE AUSSI:»Syrie : Palmyre de nouveau encerclée par Daech, »100 millions de dollars pour le patrimoine en danger Syrie/Palmyre: combats entre l'EI et le régimeL'armée syrienne envoie des renforts à Palmyre

 

Une des dimensions les plus dangereuses de ce conflit tient aux risques de sa transformation en affrontements « confessionnels ». Il serait faux de dire que tout se réduit, en Syrie, à une appartenance religieuse ou communautaire : il existe des alaouites qui soutiennent l’opposition, et des sunnites qui préfèrent le régime aux insurgés. Mais le pouvoir, s’appuyant sur sa base alaouite, a incontestablement avivé les tensions. De son côté, l’opposition — ou certaines de ses composantes, notamment le CNS — n’est pas en reste et se montre incapable d’offrir des garanties sérieuses pour l’avenir. Personne ne semble remarquer comment les Kurdes, par exemple, qui furent parmi les premiers à manifester (notamment pour obtenir des documents d’identité) se tiennent désormais à l’écart, choqués par le refus du conseil national syrien de reconnaître leurs droits (Dogu Ergil, « Syrian Kurds », Zaman, 21 février). Pour sa part, le régime semble vouloir relancer les activités du PKK, un parti qu’il avait utilisé dans son affrontement avec la Turquie dans les années 1990 et qui reste très populaire parmi les Kurdes de Syrie. 
 
La Situation deviendrait alors incontrôlable car il n'y aurait une impasse diplomatique aux conflits. Nous verrions un recrutement accéléré des organisations terroristes comme Daesch ou le Front Al Nosra, première bénéficiaire de l'abandon des pays européen dans le conflit et de l'échec d'une transition diplomatique.Car la militarisation du conflit est en marche, et porte avec elle les germes d’une ( multiple ) guerre civile (peut-être la seule voie de sortie pour le régime)
 

Les derniers attentats arrangent les affaires de Bachar El-Assad tout en répondant aux intérêts de Daech. Quoi qu’il en soit, tout règlement international de la crise syrienne nuirait finalement aux deux. courrier international Publié le

Car la situation la plus profitable, aussi bien pour Daech que pour Assad, serait la perpétuation de la situation telle qu’elle est depuis trois ans. Pour les deux, c’était la meilleure garantie de survie puisque l’existence de l’un renforce celle de l’autre.

 
En attendant, des gens meurent…
 
 
Marc Robine - Le Pieu

 Battle for Aleppo, Aleppo Bombing, Middle East

Lire aussi :   En Syrie, les Occidentaux impuissants, la Russie maîtresse du jeu

 

Documentaire - Le crépuscule des Assad (Syrie - Arte)

 

Syrie - Dans l'enfer de la répression :

 

Source "A propos dela Syrie"« Burning Country »La contestation

 

Les blogs

 

Les causes de la révolte

Militarisation

La voie de la négociation 

Lettre de Syrie

La bataille stratégique d'ALEP

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»Alep, ville symbole et enjeu stratégique pour le régime syrien

»Alep-Est : la situation dégénère alors que plus aucun hôpital ne fonctionne

COMPTE RENDU La petite Syrienne de 7 ans qui tweete en direct la destruction de sa maison à Alep 6 Avec l’aide de sa mère, Bana Al-Abed raconte depuis septembre son quotidien fait de peur, de bruits de bombardements et de destructions dans les quartiers est d’Alep. Syrie : la rébellion s’effondre à Alep  

 COMPTE RENDULes milices chiites en première ligne dans la bataille d’AlepTéhéran assure la survie militaire du régime de Damas en finançant et en armant des mercenaires Louis Imbert (Erbil (Irak), envoyé spécial)

 Quoi encore, la Syrie ? 19/11/2016 15:52

Alep Syrie, vivre avec la guerre Créé le jeudi 01 décembre 2016, SYRIA'S CIVIL WAR Aleppo locals say bombing goes on despite 'suspension' Syrie : les leçons du martyre d’AlepLa bataille stratégique d'ALEP

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