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24/05/2014

fabrique des pauvres

 De La Servitude Moderne  par ClaVieFrere2011
 
" Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s'effondrer. Mo pessimisme sur tout ce qu'elle fait pour nous entrainer dans sa chute"

 Le Monde Diplomatique - L'art D'ignorer les Pauvres ,
 
 


 Bref, une vidéo a je sais pas si vous ne l'avez pas vu  vu. Le mouvement des indignés, doit être une des solutions de créer des mobilisations rassemblements avec les syndicalismes ( mais hors corporation), les anarchistes, féministes....  Il faut rassembler les luttes dispersées, sortir de l'égoisme et des luttes individuelles pour élargir les champs de combat

Europe, le mépris des peuples
Le mercredi 21 mai 2014

(dessin : Rainer Hachfeld)

« Quelle est la différence entre une machine folle et l’Union européenne ? Quand une machine dérape, elle s’arrête, pas l’Union européenne. » Ainsi s’exprime Herman Van Rompuy, pourtant président du Conseil européen !

 

Des salaires qui ont baissé dans 18 États sur 27, alors que dans la seule zone euro on compte 18,9 millions de chômeurs dont 3,5 millions sont directement imputables à la doctrine de Bruxelles. Faillite sociale, aveuglement économique, voilà « l’Europe dont plus personne ne veut : un monstre incontrôlable », selon l’UMP Henri Guaino. Ce mépris des peuples fait le miel de l’extrême droite en Europe et le succès de Marine Le Pen qui s’est contentée de voler les analyses et les prises de position que la gauche critique s’efforce de faire entendre depuis des années.

 

Comment en est-on arrivé là ? Entretien avec Coralie Delaume (Europe, les États désunis, aux éditions Michalon) et Aurélien Bernier (Désobéissons à l’Union européenne). Entretien : Daniel Mermet Programmation musicale :
  
Sag warum, par Camillo Felgen

 

 es Sales Majestés - Sois pauvre et tais-toi ! - YouTube :Les Sales Majestés - Sois pauvre et tais-toi ! - YouTube :



 
 

 

 

Documentaire poignant vu sur Arte, ou "la folie du système capitaliste global et les intérêts des puissantes multinationales".

On voit bien que pour que quelques individus s’enrichissent , ceci ne peut se faire systématiquement qu’au détriment d’un autre. C’est une règle impitoyable qui se vérifie chaque jour et qui est en train de créer une véritable bombe à retardement dans notre société.

Cela montre clairement que la pauvreté n’est pas une fatalité, mais bien une conséquence de la politique menée par nos gouvernements, inféodés au grand capital, tous partis confondus…

 

Comment faire pour plus de solidarité dans  ce contexte, pour avoir une action concrète et ne pas culpabiliser, et ne pas penser qu’il n’y a rien à faire?

 

 

Et là encore les avis divergent. D'un côté, certains signaux ont de quoi inquiéter, et tout particulièrement celui du coût salarial.

 

Le graphique ci-dessous représente l'évolution du coût salarial dans la Zone euro. Vous n'avez pas besoin de moi pour le commenter car il est fort clair : les salaires s'effondrent dans les pays du Sud. cf De la servitude moderne 

 

La guerre des salaires en Zone euro

Alors oui, certes, cela fait gagner en compétivité, mais à quel coût  :

 

"Les gérants continuent de se succéder devant les micros et les caméras pour nous vendre des lendemains qui chantent et faire l'apologie des pays du Sud qui redémarrent grâce à une compétitivité retrouvée.

 

Ils oublient de souligner que cette merveilleuse compétitivité a été obtenue grâce à l'effondrement des salaires (Grèce, Portugal, Espagne, Italie) qui constitue justement l'origine du cycle déflationniste que la BCE se fait fort de combattre y compris, nous fait-elle comprendre, par le biais d'expédients non conventionnels. ' (comprenez : des embauches à des salaires de misère et un écrémage impitoyable des effectifs chez les 50/60 ans qui coûtent trop cher aux entreprises)."

Austérité à tous les étages

Sur ce dernier point, le paragraphe 11( c’est le point 11 de la déclaration finale du sommet) évoque explicitement la nécessité de généraliser de tels efforts. Ce qui conduit le Nobel d’économie Paul Krugman à s’étrangler sur son blog :  

 « Pendant que les Espagnols réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Allemands, les Allemands réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Espagnols. Le progrès est en marche ! »

 

Un petit sparadrap d’un côté, une forte dose d’austérité budgétaire et salariale de l’autre : ce n’est pas ainsi que l’Europe sera remise à flot  source Austérité à tous les étages : L'indigné, Le "modèle" allemand ( google , citoyenactif), Le gouvernement annonce un geste sur les cotisations retraites des fonctionnaires, Chômage en avril: «Pas d'amélioration», ni «d'aggravation significative», annonce François Rebsamen

 


 

Zone euro en déflation

Ce tableau reprend les indices de prix à la consommation harmonisés (IPCH) de la Zone euro. A noter, que ces indices ne prennent en compte ni l'énergie, ni les produits alimentaires saisonniers."La déflation frappe surtout les pays qui ont pratiqué l'austérité, à savoir réduit leurs déficits budgétaires, diminué leurs nombres de fonctionnaires et réduit leurs prestations sociales.

 
Merci pour vos commentaires…generation precaire - YouTube
 
 

 n A lire : Documentaire Génération-Précaire, Génération Précaire | Facebook

 

Les déportés du libre échange - videos.arte.tv :Piñata mexicaine pour les enfants. Restauration légère traditionnelle mexicaine en continue.Los deportados de libre comercio - YouTube :

« Les déportés du libre échange »

Dans son film, Marie-Monique ROBIN dénonce les effets de l'ALENA, accord de libre-échange entre le Canada, les USA et le Mexique, entré en vigueur le 1er janvier 1994.

Au nom du «libre-échange», le Mexique a progressivement démantelé le système qui avait pourtant permis son autosuffisance alimentaire pendant des décennies. Ce traité inique a laminé l'agriculture mexicaine et contraint 3 millions de petits paysans à rejoindre les bidonvilles ou tenter leur chance comme travailleurs clandestins aux Etats-Unis, tandis que progressent les taux de malnutrition (mais aussi d'obésité) et de pauvreté dans tout le pays.

Actuellement, TAFTA, l'accord transatlantique en négociation, dans le plus grand secret, entre les USA et l'Union Européenne, obligera les États, au nom du libre-échange, à démanteler leur lois et règlements au profit des multinationales. C'est un véritable hold-up sur la démocratie qui se prépare...« Les déportés du libre échange »  Film de Marie Monique Robin

Lien : http://paris.demosphere.eu/rv/33181
Source : http://casa-poblano.fr/

Un cinquième cycle de négociations entre l'Union européenne et les États-Unis a débuté ce lundi 19 mai à Arlington (Virginie) et se poursuivra jusqu'au 23 mai.

 

Selon un document de négociation secret rendu public ce lundi par le Huffington Post, l'Union européenne propose aux États-Unis de libéraliser complètement le marché transatlantique de l'énergie et des matières premières.

Pour mieux comprendre :

Le document de négociation en anglais : http://france.attac.org/IMG/pdf/ttipenergyrm_nonpaper.pdf

Comment faire pour plus de solidarité dans  ce contexte, pour avoir une action concrète et ne pas culpabiliser, et ne pas penser qu’il n’y a rien à faire? 

Yourope  Une Europe sans frontières ? samedi 24 mai à 14h00 (26 min) , Rediffusion mardi 27.05 à 7h15, Rediffusion mercredi 28.05 à 3h45Les élections européennes de ce week-end sont l'occasion pour "Yourope" de poser la question des frontières internes de l'Union. Ont-elles vraiment disparu ? Sont-elles encore présentes dans le quotidien des jeunes Européens ?Dossier En savoir plus

Les élections européennes de ce week-end sont l'occasion pour « Yourope » de poser la question des frontières internes de l'Union. Ont-elles vraiment disparu ? Sont-elles encore présentes dans le quotidien des jeunes Européens ? Depuis l'entrée de la Lituanie dans l'UE un village est coupé en deux. Moitié en Europe, moitié en Biélorussie. Autrefois purement formelle, la frontière qui le traverse est devenue très difficile à franchir. Une difficulté pour les jeunes dans une région qui n'offre aucune perspective d'avenir. A l'inverse, d'autres territoires ont connu un essor économique notable après le grand élargissement de 2004. Un exemple parmi d'autres : la zone frontalière entre l'Allemagne et la Pologne est l'une des plus dynamiques de l'UE.

YOUROPE ARTE - démocratie participative - mobilisation ... - YouTube :

ESF - Européens sans frontières :

Yourope | ARTE :

Fabrique des pauvres – L’indigné Révolté

 

Bruxelles Business

Looking for Europe

Argent, sang et démocratie

Austérité à tous les étages : L'indigné

Foire aux questions abstentionnistes - citoyenactif

Lobby Planet - Saltabank 

Vidéo Le lobby des armes s'invite dans la campagne - Replay TV :  

Lobbycratie, lobby, influence, lobbying, analyse et commentaires ... : 

fabrique des pauvres - citizen khane

 

Assommons les pauvres !NOS VIES DISCOUNTCréé le mercredi 20 mars 2013

09/07/2013

Ces accords de libre-échange qui s’attaquent à l’environnement

Bonjour


Pour votre information, à l'occasion de l'ouverture des négociations entre l'UE et les Etats-Unis, voici une (longue) interview de Stuart Trew du Conseil des Canadiens, témoin privilégié des négociations en cours entre l’Union européenne et le Canada mais aussi des effets de l’Accord de libre-échange nord-américain entré en vigueur le 1er janvier 1994, qui pourra vous intéresser.

Bien cordialement

L'équipe d'Alter-Echos (www.alter-echos.org)

 

 

Ces accords de libre-échange qui s'attaquent à l'environnement

 

2013 | 1 Commentaire

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A l'occasion de l'ouverture des négociations entre l'UE et les Etats-Unis autour d'un futur accord de libre-échange et d'investissements, Alter-Echos (www.alter-echos.org) a décidé d’interroger Stuart Trew du Conseil des Canadiens, témoin privilégié des négociations en cours entre l’Union européenne et le Canada mais aussi des effets de l’Accord de libre-échange nord-américain entré en vigueur le 1er janvier 1994. Transparence, démocratie, droits sociaux, régulations environnementales… Voici un tour d’horizon

 

Lire la suite

 

Cela fait quatre années qu’un accord de libre-échange est en cours de négociations entre l’Union européenne et le Canada dans une totale opacité, et sans que l’on sache très bien où en sont les négociations. Sont-elles bloquées ? Vont-elles aboutir ? Quel est votre sentiment ?

Selon les dernières informations obtenues en marge du sommet du G8 en Irlande du Nord (17 – 19 juin 2013), les négociations sur « l’Accord économique et commercial global »1 entre le Canada et l’Union européenne (UE) sont toujours bloquées. La semaine précédente, le premier Ministre canadien a essayé d’obtenir le soutien des gouvernements français, anglais et irlandais sur les exigences canadiennes relatives aux exportations de viande vers l’Europe, mais il est difficile de savoir précisément ce qui coince. Le dernier cycle complet de négociations qui a eu lieu au Canada en octobre 2012 fut également la dernière occasion où les groupes de la société civile ont pu participer à une session d’information organisée par le gouvernement canadien sur l’état des négociations. Depuis, nous avons procédé à plusieurs demandes pour obtenir de nouvelles sessions de mises à jour, mais il n’y a plus aucune volonté de faire œuvre de transparence publique. Ils baissent la tête et essaient d’accélérer les choses pour obtenir un accord. A bien des égards, ce n’est pas notre plus gros problème.

En fait, nous nous félicitons des retards en coulisse et nous espérons qu’ils persistent. Notre objectif a été et continuera d’être d’informer les Canadiens sur la façon dont ces négociations, et les accords de libre-échange en général, portent finalement moins sur le commerce que sur l’extension des droits et des pouvoirs des multinationales au détriment des décisions souveraines des populations des deux côtés de l’Atlantique. C’est ce que nous avons fait depuis 2009, en partenariat avec de nombreux alliés au Canada et en Europe, avec différents niveaux de succès. Notre travail avec les collectivités locales a été très satisfaisant. Par le travail effectué avec nos groupes locaux et des alliés tels que les syndicats et les groupes environnementaux, nous avons été en mesure de parler avec les élus locaux des impacts directs qu’un tel accord allait avoir sur leur collectivité. L’introduction de règles de passation de marché qui promeuvent « l’achat local » pourrait être rendue difficile. Et si de telles règles ne sont pas du tout généralisées au Canada, elles sont toujours possibles et de nombreuses personnalités locales ne pouvaient pas croire qu’elles seraient interdites à travers un tel accord. Plus de 80 autorités locales ont adopté des motions ou des déclarations affirmant qu’elles étaient très préoccupés par un tel accord, et plus de 50 d’entre elles réclament d’être exclues complètement des prérogatives d’un tel accord. Ce fut une grande victoire pour nous, sur laquelle nous pourrons construire s’ils parviennent à un accord.


 

Avec d’autres organisations, vous avez récemment publié un rapport intitulé Le droit de dire non portant sur les menaces créées par le projet d’accord entre l’UE et le Canada, sur tout moratoire, restriction ou interdiction de la fracturation hydraulique, en insistant sur les droits excessifs donnés aux entreprises multinationales. Pourriez-vous préciser ?

On peut considérer que l’un des premiers accords sur l’investissement, même si ce n’est pas le tout premier, se trouve dans le chapitre 11 de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain). A l’époque, les militants travaillant sur les politiques commerciales n’ont pas particulièrement fait attention à ce chapitre sur lequel les entreprises se sont très vite appuyées pour contester les politiques environnementales au Canada et au Mexique, en gagnant dans certains cas. Ainsi, les investisseurs américains ont utilisé l’Alena pour contester une interdiction canadienne sur le commerce des PCB, une interdiction du commerce des carburants contenant la neurotoxine MMT, et une décision concernant un plan local d’urbanisme au Mexique qui stoppait la construction d’une décharge publique toxique. Ces cas, comme dans la plupart des arbitrages dans le cadre de traités d’investissement, se déroulent hors du système juridique normal et les décisions sont prises par des tribunaux ad hoc rémunérés sans grande transparence et responsabilité. Leurs décisions sont en revanche définitives.

 

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L’expérience de l’Alena a encouragé les militants canadiens travaillant sur les politiques commerciales à s’opposer aux efforts de l’OCDE pour généraliser le régime des droits des investisseurs à travers l’Accord multilatéral sur les investissements (AMI). Grâce à une incroyable mobilisation transfrontalière en France, aux Etats-Unis, au Canada et ailleurs, le mouvement altermondialiste a obtenu une grande victoire lorsque l’AMI s’est effondré par manque de soutien politique. Malheureusement, un tel programme a progressé à travers les traités bilatéraux. Le Canada est le sixième pays le plus poursuivi dans le monde en vertu de ces règles de droit favorable au secteur privé incluses dans les accords commerciaux.

Les poursuites entamées par Lone Pine contre le moratoire québécois bloquant les explorations et l’exploitation des gaz de schiste dans la Vallée du Saint-Laurent, pour lequel l’entreprise demande 250 millions de dollars de compensation pour la perte de profits attendus, est de loin le cas le plus flagrant au Canada où des investisseurs utilisent ce dispositif pour contester des décisions environnementales complètement raisonnables et soutenues par la population. Ces poursuites ont déclenché une vague d’indignation au Canada et une campagne de courriers contre l’entreprise afin de lui faire abandonner ses poursuites.

Cela a également aidé à susciter une réaction négative contre les traités d’investissement et les chapitres de protection des investisseurs comme celui que le Canada et l’UE souhaitent inclure dans l’accord en cours de négociation. Nous avons pu lire des versions « fuitées » de ce chapitre sur les investissements et, à certains égards, il serait bien pire que celui de l’Alena en termes d’opportunités offertes aux entreprises pour contrecarrer les gouvernements qui voudraient se pencher sérieusement sur la fracturation hydraulique, ou les communautés locales qui, comme en Grèce ou Roumanie, s’opposent à des grands projets miniers menés par des entreprises canadiennes.

Cet accord UE-Canada serait un puissant outil pour les entreprises minières, gazières et pétrolières canadiennes pour poursuivre l’UE dès que leurs profits seraient compromis par des mesures environnementales. En fait, c’est précisément la raison pour laquelle le gouvernement canadien négocie ces protections dans les accords commerciaux avec les pays africains et latino-américains. Pourquoi ne serait-ce pas le cas avec l’Union européenne ?

L’Allemagne est un cas d’école de ce à quoi les Européens peuvent s’attendre avec l’Accord UE-Canada. L’Allemagne a déjà fait face à deux poursuites sur les investissements liées à l’environnement de la part de Vattenfall. Le gouvernement allemand a réglé le premier cas pour un montant inconnu et en réduisant ses normes environnementales pour une centrale électrique à Hambourg. Le deuxième cas porte contre la décision allemande de sortir du nucléaire. Comment de tels traités peuvent-ils donner aux entreprises le droit d’être indemnisées, alors que les décisions avaient été prises démocratiquement ? C’est absurde.

 

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Les pays membres de l’UE se sont récemment mis d’accord sur un mandat commun pour entamer des négociations pour un accord commercial et d’investissements avec les Etats-Unis. En France, la majeure partie des discussions ont porté sur l’exception culturelle, avec l’objectif de sortir du mandat une série de biens et services culturels. Beaucoup moins sur d’autres sujets comme l’agriculture (OGM, hormones…), l’énergie, les ressources naturelles, les normes sociales et environnementales. Quels sont les enjeux ?

Les secteurs canadiens et américains de l’agriculture sont fortement intégrés. A quelques exceptions près comme le blé et la luzerne au Canada, la plupart de nos cultures traditionnelles contiennent un certain niveau d’OGM. Dans le cas du colza, il me semble que la quasi-totalité de la production est génétiquement modifiée. Le bœuf canadien et les produits de transformation du porc sont également des marchés intégrés avec les Etats-Unis, sur la base des normes américaines. La majorité de la viande a été traitée aux hormones ou, dans le cas du porc, avec des antibiotiques interdits en Europe si je me souviens bien. Les négociateurs canadiens se sont précipités dans les pourparlers avec l’UE en espérant contourner les normes alimentaires européennes. C’était très important pour des groupes et lobbies agricoles au Canada, comprenant de nombreuses entreprises comme Cargill. Raison pour laquelle elles soutiennent également les négociations UE – Etats-Unis. Qu’ils aient réussi ou pas, nous ne le savons pas avec certitude. Il est possible que l’UE ait exclu les OGM de l’accord. Il est probable que l’UE augmente ses quotas de viande non traitées pour les producteurs canadiens. Au final, nous pourrions avoir plus de produits sans hormone dans les épiceries canadiennes mais jusqu’à présent, c’est principalement un produit d’exportation.

Que ce soit dans l’accord UE – Canada ou UE – Etats-Unis, les grands lobbies agricoles aurons de nouveaux outils pour contrecarrer la politique alimentaire européenne. Il y aura les chapitres de l’OMC sur les obstacles techniques au commerce et sur les normes sanitaires et phytosanitaires relatives aux normes alimentaires et aux mesures de contrôle. Si les différends sur ces sujets sont jugés à travers le mécanisme d’arbitrage de l’accord UE – Canada plutôt qu’à l’OMC, cela pourrait encore réduire l’espace dont les gouvernements disposent pour établir leurs propres politiques.

L’accord UE-Canada comprendra un chapitre sur la coopération règlementaire, à travers lequel le gouvernement canadien pourrait avoir plus que son mot à dire dans la production de régulations et normes européennes, un accès à toutes les données scientifiques utilisées pour justifier telle ou telle politique, et des opportunités pour lutter contre des politiques qui ne conviendraient pas à des secteurs exportateurs canadiens. Cela ne conduira pas seulement à de nouveaux retards dans la politique alimentaire mais également dans la mise en place de mesures environnementales qui ne conviendraient pas au Canada, comme par exemple la directive sur la qualité des carburants. Notre gouvernement est tellement en colère à propos de cette politique établissant des normes sur les carburants, pourtant par ailleurs modeste, qu’il a menacé de mener l’UE devant l’OMC si elle devait appliquer un taux élevé de carbone au pétrole issu des sables bitumineux. L’accord UE-Canada, dans la mesure où il est biaisé en faveur des échanges commerciaux et des investissements, et restrictif sur les capacités des gouvernements à réduire leurs émissions et protéger l’environnement, pourrait être dangereux pour l’UE, tout en créant un précédent fâcheux en perspective des négociations à venir entre l’UE et les Etats-Unis.


 

Alors que l’UE prétend être à la tête de la lutte contre le changement climatique, elle s’engage dans des négociations avec le Canada et les Etats-Unis dont les politiques climat sont parmi les pires de la planète et dont la seule préoccupation est d’extraire plus de gaz et pétrole de schiste et de sables bitumineux. Qu’en pensez-vous ? Faut-il exiger des clauses en matière de climat ?

Il n’y a pas de chapitre sur le développement durable dans les accords de libre-échange canadiens ou américains. Pendant un certain temps, il semblait que l’insistance européenne pour inclure un tel chapitre dans l’accord avec le Canada, incluant des chapitres sur le travail et l’environnement et en les rendant exécutoires, pouvait être un aspect positif. Mais nous avons vu dès le début que le Canada était mal à l’aise et il a repoussé l’inclusion du protocole de Kyoto et de plusieurs autres traités dans le projet d’accord UE-Canada. Et ce alors qu’il existe une liste d’accords multilatéraux sur l’environnement qui sont à prendre en considération et à mettre en balance avec les obligations commerciales et d’investissement en cas d’un différend sur la politique environnementale. Nous ne savons pas où en sont ces négociations à l’heure actuelle. Mais je ne pense pas que nous devrions mettre trop de force dans le soutien d’un chapitre sur le développement durable et penser qu’un tel chapitre serait un antidote aux effets extrêmes de la libéralisation du commerce et des investissements sur les salariés, l’environnement, la pauvreté et les inégalités.

L’objectif ultime des accords de libre-échange est de réduire les attentes des populations d’amélioration de l’existence, de protection de l’environnement, et plus généralement de répartition de la richesse de façon égalitaire. Par exemple, depuis l’Alena, le Canada n’a pas mis en place une nouvelle politique sociale importante malgré le besoin évident d’un service public de la petite enfance accessible, ou d’un plan de luttes contre la drogue, etc. Les gouvernements fédéraux successifs ont évité d’introduire de nouvelles réglementations portant sur les sables bitumineux ou les activités minières, ou d’autres industries extrêmement polluantes, parce qu’ils sont inquiets que cela déclenche des différends commerciaux. Mais je ne pense pas que cela soit exclusif du Canada ou des Etats-Unis.

Vous dites que la seule préoccupation du Canada est d’extraire plus de pétrole. C’est vrai mais cela est également une des plus grandes préoccupations de l’UE quand elle sollicite le Canada et les Etats-Unis pour signer des accords commerciaux. Dans les mandats de négociations pour ces deux accords, l’UE affirme qu’elle cherche à sécuriser son accès aux sources d’énergies et ressources naturelles. Les protections des investisseurs dans le cadre de l’accord UE-Canada rendront certainement plus facile les actions des entreprises minières et énergétiques nord-américaines pour punir les gouvernements européens qui voudraient s’immiscer sur la route de leurs futurs profits. Mais l’accord UE-Canada rendra également difficile toute possibilité pour les autorités canadiennes, qu’elles soient locales ou fédérales, de sortir des énergies fossiles. Nous avons donc une responsabilité commune de travailler ensemble à travers l’Atlantique pour nous opposer aux accords de libre-échange qui manifestent un intérêt de pure forme à l’environnement, aux droits humains et au droit du travail, pendant que tous les obstacles à l’exploitation insoutenable des énergies fossiles sont levés.

 

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De telles négociations sont toujours menées en totale opacité, mais elles se font au nom des populations des Etats impliqués dans les négociations. Que peut-il être fait pour avoir accès au contenu des négociations ? Qu’attendez-vous de la société civile européenne en termes d’initiatives et de mobilisations sur ces accords commerciaux ?

Il y a eu de nombreuses coopérations transatlantiques à propos des négociations UE-Canada, qui remontent à 2010, quand le réseau Trade Justice (Canada) et le réseau québécois sur l’intégration continentale (RQIC) se sont rendus à Bruxelles pour l’une des réunions de négociations, afin de rencontrer la société civile européenne et les membres du Parlement européen, mais aussi pour rencontrer les négociateurs canadiens qui avaient commencer à informer les groupes de la société civile. C’était quelques mois après avoir publié une version du texte de négociations entre l’UE et le Canada, et nous avions pu voir que le texte n’était pas prêt de satisfaire la liste des principes pour un accord commercial juste, que 32 organisations canadiennes avaient proposée.

Au retour de notre voyage à Bruxelles, nous sommes restés en contact étroits avec le réseau Seattle to Brussels, la Via Campesina, les syndicats européens et Attac France, l’Aitec et les Amis de la Terre intervenant au cours des cycles de négociations ultérieurs en rendant publiques plusieurs déclarations transatlantiques, notamment sur le chapitre des droits des investisseurs. Ces relations ont été extrêmement précieuses et je crois qu’elles vont devenir encore plus fortes maintenant que les discussions entre l’UE et les Etats-Unis ont débuté. A certains égards, c’est le scénario idéal, puisqu’il ne peut que rapprocher nos mouvements, nous obligeant à tisser des liens entre ce qui est souvent perçu comme des négociations séparées mais qui sont clairement les composantes d’une même consolidation du pouvoir du secteur privé et de la mondialisation néolibérale.

Propos reccueillis par Alter-Echos (www.alter-echos.org)

L’intégralité de cette interview est disponible en anglais dans ce document .pdf.

1En anglais, Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA)

Ecrit par maximecombes

Catégorie: Les peuples avant la finance · Tags: ALENA, AMI, arbitrage, canada, climat, démocratie, Développement durable, droits sociaux, environnement, Etats-Unis, fracking, fracturation hydraulique, gaz de schiste, hormones, investissement, investisseurs, libre-échange, néolibéralisme, OGM, opacité, pétrole de schiste, réglementation, sables bitumineux, transparence, Union Européenne

 

22/04/2013

La Guerre de l'ombre

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Cyber-attaque contre Téhéran - Le Monde diplomatique :

A la veille des négociations d’Istanbul sur le programme nucléaire iranien, en janvier 2011, des révélations fracassantes paraissent dans la presse : le virus informatique Stuxnet qui a affecté l’Iran aurait été mis au point en Israël avec l’aide des Etats-Unis. Ciblant des infrastructures industrielles, cette attaque présage-t-elle une nouvelle ère de cyberguerre ?

 

par Philippe Rivière, mars 2011

 

« Un nouveau Tchernobyl ! » En ce début de 2011, M. Dmitri Rogozin, l’ambassadeur russe auprès de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), fait sensation en demandant l’ouverture d’une enquête sur Stuxnet, le virus informatique qui a attaqué les installations nucléaires iraniennes au cours des derniers mois. Ce virus, affirme-t-il, aurait pu conduire à une explosion thermonucléaire à Bushehr, la centrale de production d’énergie nucléaire située au sud du pays.

Une hypothèse « virtuelle [et] complètement infondée », répond l’expert en sécurité allemand Ralph Langner, auteur en septembre de la première étude complète sur ce virus. « Tout d’abord, Stuxnet ne ciblait pas Bushehr. » C’est en effet Natanz, où sept mille centrifugeuses enrichissent de l’uranium, qui est touchée. « Et même dans ce cas, il n’aurait pu interagir avec les systèmes du circuit primaire [au contact de la radioactivité] (1). »

 

Les Allemands en question sont ceux de la firme Siemens, qui fabrique les systèmes informatiques de supervision industrielle (dits « Scada ») employés dans l’usine de Natanz. Selon certains scénarios, après s’être diffusé à travers la planète, notamment en Inde et en Indonésie, Stuxnet aurait fini par pénétrer sur le site de Natanz à travers la clé USB infectée d’un de ses fournisseurs russes.

- Assassinats de physiciens

- Le piratage est un sport de combat

 

A Washington, où l’on garde un vif souvenir du piratage de la messagerie de Google par les Chinois (vraisemblablement), le président demande un bouton lui permettant de couper tout Internet, ultime ligne de défense en cas de « cyberattaque provenant de l’étranger ». L’Estonie, qui a fait les frais en 2007 d’une telle agression non élucidée (mais dont tout laisse penser qu’elle provenait de la Russie), héberge désormais le Centre d’excellence de l’OTAN pour la défense cybernétique

par Philippe Rivière, mars 2011

 

 Fiche du film La Guerre de l'ombre

scène avec jamal kadah Ad la guerre de l'ombre.avi - YouTube,

 

 

La guerre de l'ombre
 Cécile Chevré

 

 

Cécile Chevré, rédactrice de Défis & Profits

 

C'est une guerre de l'ombre qui se mène aujourd'hui, en toute discrétion, mais dont les ravages, bien réels, coûtent des milliards de dollars chaque année

.

Depuis quelques années, derrière chaque conflit, qu'il soit ouvert ou larvé, se tient la menace de cyber-attaques voire de cyber-guerre. Les exemples ne manquent pas

.

Dernier en date, la montée des tensions entre la Corée du Nord d'un côté, et son voisin du Sud et les Etats-Unis de l'autre. Alors que la Corée du Nord annonce être prête à lancer des attaques contre les Etats-Unis, ceux-ci préparent la riposte avec l'arrivée de navires de guerre et le déploiement d'un système de missiles antibalistiques dans le Pacifique

.

Si le conflit armé n'en est qu'au stade des menaces et des rodomontades, un autre conflit, virtuel mais pas sans conséquences, a déjà commencé. La Corée du Sud soupçonne en effet l'ennemi du Nord d'être à l'origine des cyber-attaques qui, le 20 mars dernier, ont visé le réseau informatique de trois chaînes de télévision du pays et de deux banques sud-coréennes. Autre victime, le fournisseur d'accès à Internet LGUplus. Ce n'est pas la première fois que le pays est victime de cyber-attaques suspectes. En 2009 et 2011, Séoul avait déjà subi des attaques de vastes envergures. A chaque fois, la Corée du Nord et la Chine sont soupçonnées

.

Une nouvelle forme de guerre prise au sérieux


En matière de cyber-attaques, la Chine se trouve régulièrement sur le banc des accusés. Il y a quelques semaines, les Etats-Unis ont ainsi dénoncé une vague d'attaques visant les entreprises américaines et, pour la première fois, Barack Obama a directement accusé de Pékin de soutenir des raids informatiques

.

Si le président américain est monté au créneau, c'est que cette guerre prend une dimension jusque-là inconnue. L'année dernière, un sénateur américain, Mike Rogers, avait accusé la Chine d'avoir volé un volume de données équivalent à 50 fois les informations contenues dans la bibliothèque du Congrès. Un chiffre très largement sous-estimé – d'au moins 5 fois – d'après la plupart des spécialistes de la question

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En février, un rapport mené par la société de cyber-sécurité Mandiant a mis en lumière les activités d'un groupe qu'il a appelé APT1 et qui serait à l'origine du piratage de plus de 140 entreprises américaines au cours des derniers mois. Localisation de ce groupe très actif ? Shanghai, dans un bâtiment de l'armée chinoise

.

Une guerre qui prend une telle ampleur que Barack Obama s'en est publiquement ému : "Les Etats-Unis doivent aussi faire face à une menace grandissante de cyber-attaques. Nous savons que des hackers s'emparent de l'identité d'individu et infiltrent leurs messageries email. Nous savons que des entreprises et des pays étrangers volent des informations stratégiques à nos entreprises. Maintenant nos ennemis cherchent également à saboter notre réseau électrique, nos institutions financières, nos systèmes de contrôle du trafic aérien. Aujourd'hui, il est impossible de ne pas regarder en arrière sans se demander : pourquoi n'avons-nous rien fait pour nous protéger de ces menaces contre notre sécurité et notre économie ?"

.

On ne peut pas dire les choses plus clairement : la guerre est déclarée. Et pas une semaine ne se passe sans qu'une cyber-attaque d'importance ne soit découverte

.

Qui sont les cibles ?


Les attaques sur les données personnelles (compte emails, informations bancaires, vol d'identité) sont aujourd'hui monnaie courante

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A ces attaques, qui s'apparentent à du vol à l'arrachée, s'ajoutent les tentatives d'espionnage industriel ou stratégique : vol de technologies, d'informations confidentielles...

Enfin, des attaques, par leur ampleur et leurs cibles, s'apparentent à de véritables tentatives de déstabilisation d'un Etat. Le récent exemple des attaques visant la Corée du Sud en sont l'illustration. Et c'est ce qu'évoque Barack Obama en soulignant les risques qui pèsent sur les réseaux électriques ou de communication américains. Et ne parlons même pas de la sécurité de sites nucléaires..

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Des entreprises sous pare-feu
Economiquement, le coût des cyber-attaques est estimé à 110 milliards de dollars chaque année dans le monde

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On estime qu'environ 80% des entreprises américaines et européennes ont subi des attaques de virus ou de chevaux de Troie et plus de 70% des tentatives de fishing (usurpation d'identité ou tentatives de fraudes)

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Selon une étude récente menée sur 45 grandes entreprises américaines, le coût moyen des cyber-attaques s'élève à 3,8 M$ par entreprise et par an. Une autre étude menée sur des PME cette fois estime ce coût à plus de 240 000 $ par an

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Les entreprises se sont donc tournées vers des spécialistes de la protection des réseaux, qui sont aussi souvent des fabricants de routeurs. Le principal outil de protection est le pare-feu qui protège le réseau des entreprises des intrusions extérieures en décidant quels types de données sont autorisés à y pénétrer. La capacité du pare-feu à filtrer les informations et surtout sa vitesse de réaction (de calcul, en fait) sont les deux points clés pour les entreprises

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Le marché du pare-feu pour les entreprises – et autres solutions de sécurité – est dominé par plusieurs entreprises : Cisco, Check Point Software ou encore Juniper Networks

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Ces dernières années, la sécurité des données est devenue encore plus cruciale pour les entreprises et donc pour les sociétés fournissant des pare-feux que les habitudes des utilisateurs ont changé, au fur et à mesure qu'ordinateurs portables, smartphones, tablettes et connexions mobiles s'imposaient dans notre quotidien, et notre manière de travailler. La plupart de salariés veulent maintenant pouvoir se connecter à leur réseau d'entreprise, accéder à leurs données, leur boîte email ou leur calendrier de rendez-vous qu'ils soient en déplacement ou chez eux

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Ces connexions mobiles, hors du réseau protégé de l'entreprise, sont particulièrement vulnérables aux cyber-attaques. Les fournisseurs de sécurité Internet doivent donc s'adapter à cette nouvelle demande et proposer des solutions efficaces pour ces nouveaux types d'usages

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Un secteur d'avenir... en restructuration


Au vu de la montée des cyber-menaces, vous pourriez en conclure que tout va bien pour le secteur de la sécurité et des réseaux. Eh bien, pas tant que cela. Première raison, conjoncturelle, une demande en baisse de la part des entreprises confrontées, engluées dans la crise et qui cherchent à réduire leurs dépenses. Plusieurs pointures du secteur, dont Cisco, viennent d'ailleurs d'être dégradées par un analyste qui justifie sa décision par les craintes grandissantes de récession durable en Zone euro

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De manière plus générale, le secteur des réseaux et de la sécurité informatique est extrêmement concurrentiel. Les réputations se font et se défont en quelques années au gré des choix stratégiques des entreprises et surtout de leur capacité d'innovation technologique.

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Dans les années 2000, Juniper Networks a par exemple connu une évolution foudroyante, menaçant par ses produits et son expertise le leader du domaine, Cisco. Mais depuis quelques années, le vent a tourné. Des concurrents plus agressifs et plus innovants comme Palo Alto Networks sont arrivés sur le marché et grignotent progressivement les parts de ses aînés.

L'exemple de Palo Alto Networks au hasard. La société a en effet été fondée par l'ingénieur israélien, Nir Zuk, ancien employé de Check Point Software et de Juniper, deux sociétés dont il est parti pour désaccord sur les évolutions stratégiques. En proposant un pare-feu plus efficace sur la sélection des données filtrées, Palo Alto peut aujourd'hui se targuer de proposer des solutions bien plus innovantes que ses concurrents

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Si le domaine de la sécurité Internet est particulièrement dynamique, il est aussi très compétitif. L'innovation ou la mort pourrait être leur devise. Innovation d'autant plus indispensable que les pirates et autres soldats du monde virtuel débordent de créativité et d'imagination

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sources

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(1) «  The virtual Chernobyl  », Langner.com, 1er février 2011.

(2) William J. Broad, John Markoff et David E. Sanger, «  Israeli test on worm called crucial in Iran nuclear delay  », The New York Times, 15 janvier 2011.

(3) Cf. Haaretz, Tel-Aviv, 7 janvier 2011.

(4) «  Iran’s nuclear setbacks : a key for U.S. diplomacy  », United States Institute of Peace, 18 janvier 2011.

(5) Scott Ritter, «  In perspective : The Stuxnet effect  », Nuclear Intelligence Weekly, New York, 31 janvier 2011

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