22.07.2011
Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien

J’ai écouté ce matin la très bonne émission sur Ici et Maintenant ( posez leur vos questions en direct au 08 92 23 95 20 ) concernant ce plan européen (Dans la douleur, l'Europe sauve sa monnaie – Euractiv - 22 juillet ), "Les Etats membres ont sauvé la zone euro à court terme ... – l’Expansion / Economie et finance pour sauver ou hypothéquer la Grèce. Je vais reprendre dans l’article de Rue 89, l’interview de Pascal Riché sur ce énième plan. Sans réforme en profondeur du système POLITIQUE et ECONOMIQUE, cet argent injecté ira se perdre dans la spéculation financière. Ce n’est pas la seul critique que l’on peut faire dessus.
Je reprends les extrait de ce bon article : Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89
Convaincre que la solidarité des pays de l'UE est totale : « Dans le cadre de ce plan, les créanciers privés sont invités à échanger une partie de leurs
obligations contre des titres moins avantageux. Voilà pour l'effort du privé. Aucune taxation des banques n'est prévue ; des mécanismes sont en revanche imaginés pour les protéger.
Discuté entre les dirigeants franco-allemands, ceux de la Banque centrale européenne et ceux des grandes banques commerciales (ce qui n'est pas sans soulever des questions en termes de démocratie), ce plan est très loin de celui qui serait aujourd'hui nécessaire pour stopper la crise et remettre l'Union européenne sur de bons rails économiques
Les spéculateurs ont senti la faiblesse des Européens. Pour que l'euro tienne le choc, il faut les convaincre une fois pour toute qu'ils font face à une seule entité ; que la solidarité des pays membres de la zone est totale, en marbre. Si aujourd'hui la Californie a des problèmes financiers, personne ne va spéculer sur la sortie de celle-ci du dollar. Mais pour aboutir à un tel résultat, il faut vouloir plus d'Europe. Il faut penser ambitieux, audacieux, large. Compte tenu des leaders politiques européens actuels (particulièrement en Allemagne), ce n'est pas dans l'air du temps »
ou encore Austérité à tous les étages « Ils s'engagent en effet (c'est le point 11 de la déclaration finale du sommet) à ramener tous leurs déficits à 3% dès 2013. Autrement dit, tous les pays, tant ceux qui sont en situation de crise financière que ceux qui ont la confiance des marchés, vont s'engager simultanément dans des programmes d'austérité. Désastre garanti. Si l'on résume, l'Europe s'apprête à vivre avec : « des taux d'intérêts à court terme en hausse (la BCE vient de relever son taux directeur) ; des programmes de rigueur budgétaire, partout ; des efforts de compétitivité redoublés, qui pèseront sur les salaires »
Important article 11 : « Sur ce dernier point, le paragraphe 11 évoque explicitement la nécessité de généraliser de tels efforts. Ce qui conduit le Nobel d'économie Paul Krugman à s'étrangler sur son blog : « Pendant que les Espagnols réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Allemands, les Allemands réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Espagnols. Le progrès est en marche »
Pour finir, il conclut : « Un petit sparadrap d'un côté, une forte dose d'austérité budgétaire et salariale de l'autre : ce n'est pas ainsi que l'Europe sera remise à flot. Seule un plan audacieux sauvera l'économie européenne, seule une véritable intégration permettra de faire face aux marchés et au pouvoir des banques. La politique des « plans prudents », en revanche, est probablement aujourd'hui la voie de l'imprudence. A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89 Grèce, euro : ce que cache la négociation franco-allemande :un scénario Globalien, le scénario, entretien de JC Ruffin
Dans un autre article Toute l'Europe: Joschka Fischer veut fédérer la relance européenne : Ils propose nt ( avec José Manuel Barroso)Plus d'intégration économique, Vers une "union sacrée" ?
Pour finir, je souhaite reprendre encore cet interview d’Eric Toussaint dans « Crise financière - ce que le public devrait savoir. - on Dailymotion » : Ils nous ont provoqué la situation gravissime et ceux sont les mêmes qui nous proposent les solutions bancales – voir pire. La faillite de la première économie du monde ?
19:23 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : crises, états, gouvernance, économique, fédérale, européenne, plan, budgétaire, grèc
06.07.2011
[InfOGM] UE : Parlement et Commission européenne avancent chacun de leur côté
par Eric MEUNIER, Pauline VERRIERE
Article OGM – Parlement et Commission européenne avancent chacun de leur côté Réunis en plénière ce mardi 5 juillet 2011, les députés européens ont discuté de la proposition faite par la Commission européenne de fournir aux États membres la possibilité d'interdire la culture d'une ou plusieurs PGM, sur tout ou partie de leur territoire. Le vote du Parlement en première lecture qui vient d'avoir lieu a débouché sur l'adoption d'un texte qui reprend pour une large part les propositions de la Commission environnement [1]. En effet, cette discussion prenait pour base le rapport de la Commission environnement, vice-présidée par Corinne Lepage, qui, s'il acceptait le principe de cette proposition, demandait des aménagements pour une mise en œuvre opposée sur certains points aux positions de la Commission européenne [2].
Le Parlement a notamment adopté que des arguments scientifiques concernant les impacts potentiels sur l'environnement des
cultures GM soient utilisables pour des décisions d'interdiction nationale, contrairement à la proposition de la Commission européenne qui soutenait que toutes notions scientifiques d'impacts sur la santé et l'environnement devaient relever du seul niveau européen. Par ailleurs, la base légale de la modification de la directive européenne 2001/18 régissant les OGM, devrait être changée pour reposer non sur une harmonisation du marché intérieur mais sur la protection de l'environnement, ce qui renforce les décisions nationales d'interdiction. A noter que la Commission des affaires juridiques avait également soutenu ce changement de base légale. Le Parlement européen a également rappelé, à l'instar de certains états membres dont la France, que la priorité de la Commission européenne devait être la mise en œuvre des conclusions adoptées par les ministres de l'environnement en 2008, sur le renforcement des procédures d'autorisation des PGM, avant de modifier la directive 2001/18.
Corinne Lepage se dit « très contente » du vote qui vient d'avoir lieu au Parlement européen, qui selon elle, « met enfin en accord le droit avec le fait ». De plus, « la très large majorité du vote du Parlement européen en faveur des amendements de la Commission environnement, est un signal fort à destination du Conseil Européen, lequel refuse jusqu'à présent de prendre ses responsabilités sur ce dossier ». L'eurodéputée se félicite que plusieurs amendements essentiels aient obtenus une large majorité de vote : le changement de base légale, la liste des arguments à dispositions des États pour justifier d'une interdiction sur leur territoire, et enfin, une proposition émanant du groupe politique des verts sur la possibilité de donner aux régions le droit d'interdire la culture d'OGM sur leur territoire.
C'est désormais au tour du Conseil Européen de se pencher sur le texte qui vient d'être voté par le Parlement. De son vote dépend l'adoption définitive du texte ou une seconde lecture (retour devant le Parlement européen). Or, les discussions au sein du Conseil des ministres de l'Environnement du 21 juin ont montré que les États membres restent partagés, certains états ayant encore des doutes quant « à la conformité des interdictions nationales relatives à la culture d'OGM qui seraient adoptées dans le cadre de la législation proposée avec les règles du marché intérieur et celles de l'OMC » [3]. Le vote du Parlement européen d'aujourd'hui risque donc de raccourcir le délai de réflexions et d'analyses demandé par certains États membres. Surtout, l'adoption par le Parlement d'une telle position pourrait, si le Conseil Européen suit, déboucher sur une décision de règlement plus rapide que prévue si la Commission ne s'y oppose pas. Cette dernière pourrait alors se sentir libre de reprendre le train des autorisations après avoir fait adopter un règlement sur la tolérance zéro et avoir avancé sur les nouvelles lignes directrices d'évaluation des OGM [4].
Du côté de la Commission européenne, le dossier des OGM fait également l'objet de plusieurs décisions. Le 17 juin 2011, elle a officialisé l'autorisation de commercialisation pour deux PGM et le renouvellement d'autorisation d'une troisième. Ainsi, le coton GHB614 de Bayer, tolérant au glyphosate et le maïs 89034*88017 de Monsanto, résistant à des insectes et au ver des racines de maïs ainsi que tolérant les herbicides à base de glyphosate sont tous les deux autorisés à l'importation et la transformation à destination de l'alimentation humaine et animale. De son côté, le maïs TC1507 de Pioneer, résistant à des insectes et tolérant des herbicides à base de glufosinate d'ammonium a vu son autorisation pour l'alimentation humaine et animale renouvelée [5]. Ces trois décisions ont été prises conformément aux anciennes règles de comitologie qui établissaient que la Commission devait valider une autorisation commerciale lorsqu'elle avait été proposée aux États-membres par la Commission elle-même. Les nouvelles règles de comitologie en vigueur depuis le 1er mars et qui lèvent cette obligation ne s'appliqueront qu'aux demandes déposées après le 1er mars et à toutes les demandes précédant cette date mais pour lesquels aucun comité européen ne s'est encore exprimé. La Commission européenne, par le biais de ces décisions d'autorisations, reprend pied en tant qu'acteur majeur de la gestion du dossier des OGM. Le vote du Parlement européen allant dans le sens de la proposition de « subsidiarité » mais avec une mise en œuvre opposée à ce que proposait la Commission, l'année 2012, qui doit être l'année d'évaluation de la législation européenne sur les OGM, s'annonce animée.
[1] Source Inf'OGM
[2] http://www.infogm.org/spip.php?arti...
[3] Conseil Environnement de l'Union européenne du 21 juin 2011 http://www.consilium.europa.eu/show...
[4] http://www.infogm.org/spip.php?arti... et http://www.infogm.org/spip.php?arti...
[5] Voir le moteur de suivi des autorisations d'Inf'OGM, http://www.infogm.org/spip.php?rubr...
Nouvelle publication Entretien avec Christian Vélot à propos de « OGM, un choix de société », mars 2011, Raconte-moi AUTREMENT les OGM,(L'Europe des lobbies), " Le Monde selon Mosanto"(diffuser en sur ARTE, entier sur google), Industriels Contre Verts : La Bataille Du Lobbying, Bénéficiaires de la PAC : les industriels en tête, Documentaire L'Histoire des Choses, a story of stuff : Texte, Société de la connaissance - société de la conscience
00:23 Publié dans OGM | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ogm, communiqué, [infogm] ue : parlement, commission, européenne
22.10.2009
Pour une Cour Pénale Européenne de l'Environnement
Tandis que les Etats sont mis dans l'incapacité d'opposer une défense suffisante face à l'éco-terrorisme devenue systémique, la création d'une Cour Pénale Internationale de l'Environnement est nécessaire. Dans ce dessein, un tribunal pénal européen de l'environnement pourrait constituer une première étape. S'est tenu à Venise, sous l'impulsion du Professeur Abrami, un colloque de l'IAES (International Academy oF Environmental Sciences) destiné à promouvoir une Cour Pénale Internationale et une Cour Pénale Européenne de l'Environnement.
L'objectif est de reprendre une résolution qui avait été déposée par les parlementaires appartenant au précédent Parlement et qui avaient été soutenus par le Président Pöttering. Malheureusement, cette résolution n'avait pu être votée compte tenu des élections et c'est la raison pour laquelle le flambeau doit être impérativement repris.
Pourquoi une telle Cour ? Les raisons de créer une juridiction spéciale sont très nombreuses et de nature différente.
Premièrement, la dégradation irréversible des milieux et des ressources met en cause la survie même de l'humanité. Les sujets d'inquiétude ne manquent pas et le catastrophisme ambiant, même s'il est contre-productif- s'inscrit sur une base, hélas, rationnelle sur l'humanité.
Secondo, de sectoriels et limités, les liens entre ces menaces et la criminalité organisée avec ses instruments que sont les fraudes en tous genres, la corruption et le trafic d'influence, sont devenus systémiques. Et ce, sous de multiples formes : terrorisme écologique, mais surtout éco-mafia et ramifications croissantes des trafics en tous genres et de la fraude dans des activités conventionnelles.
Enfin, les choix cyniques et stratégiques d'un certain nombre de multinationales apparaissent criminels : Bhopal constitue un point d'orgue de l'horreur, plusieurs milliers de morts, des centaines de milliers de blessés et d'aveugles non indemnisés et une pollution qui continue puisque personne ne s'est donné la peine de la réduire à supposer qu'une telle opération soit effectivement possible. ( voir le Prix Pinnochio) Un documentaire sur France 2 : La terre vue du ciel donne des frisson, ais aussi des points d'optimistes concernant l'état actuel de la terre lié a notre surconsommation de produit non bio dégradables.
Face à cette situation, les Etats sont en réalité mis dans l'incapacité d'opposer une défense suffisante. Plusieurs facteurs y contribuentLLire la suite..
Source : actu environnement.
18:56 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : pour une cour pénale, européenne, l'environnement, l'éco-terrorisme










