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26/08/2017

Report terrorism"

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Islamisme, 60 ans de lutte antiterroriste

 

"Cette réalité est là, pesante, historique, progressive, et elle s'aggrave au fil des décennies".

Ce livre a pour ambition de reconstituer l'histoire de la lutte anti- terroriste française contre l'islamisme depuis les premières heures du conflit algérien jusqu'à nos jours. Il décrypte de manière très précise comment les services de sécurité français sont devenus experts lors de la guerre d'Algérie au point de modéliser les différentes facettes de ce qui constitue les bases de l'antiterrorisme aujourd'hui. L'ouvrage montre ainsi l'évolution des techniques d'enquête, s'interroge sur la mauvaise coordination des services et pointe des errements dans la gestion politique des récents attentats et la mauvaise appréciation de la réalité par le pouvoir. Il dresse de nombreux portraits de groupes activistes et établit les coulisses de l'émergence des groupes islamistes dès les années 1970, décrit les liens de la mouvance islamiste avec le grand banditisme. Pour cette enquête inédite, l'auteur s'est appuyé sur un matériau très complet provenant des services secrets, de la police de renseignement, de la PJ ou encore de dossiers judiciaires, et sur une série d'entretiens avec des hauts responsables du renseignement et de la lutte antiterroriste. Les points forts : - une enquête avec du recul qui remonte le fil de 1954 à nos jours - un journaliste d'expérience - de nombreuses révélations Frédéric Charpier, né en 1955, est un journaliste d'investigation spécialisé dans les domaines du renseignement. Il est l'auteur de nombreux ouvrages : Génération Occident (2005), Nicolas Sarkozy, un homme de pouvoir (2007), Le roman noir de l'affaire Clearstream (2009), L'Agent Jacques Duclos : histoire de l'appareil secret du Parti communiste français (2015). A paraître : Arnaud Montebourg, l'homme girouette (janvier 2017

Les guerres cachées contre Daech, 10/02/2017-Les guerres cachées contre DaechFOCUS : "Al-Qaida profite du recul de Daech"

 

Où en est Al-Qaida , 16 ans après les attentats du 11-Septembre , et à l’heure où Daech, son rival, recule ? Etats des lieux avec Georges Malbrunot, Grand Reporter au Service Etranger du Figaro » Voir aussi - FOCUS : "Al-Qaida profite du recul de Daech"

A lire 60 ans de lutte antiterroriste - France InterQui sont les terroristes - France Inter : Note confidentielle sur le parcours de 265 (257 hommes et 8 femmes) djihadistes français morts sur le front syrien et en Iraq. Terrorisme : qui sont les djihadistes français morts en Syrie ? Jeune, issu de l'immigration et d'un milieu social défavorisé : c'est le profil type dégagé par les services de renseignement dans une note confidentielle. LEPOINT.FR

 

Special Report: Terror In Paris - YouTube

 La stratégie de la mouche: pourquoi le terrorisme est-il efficace ?

USA: un rapport sur le terrorisme parle pour la première fois de l’organisation terroriste guléniste

Pour .arcinfo.ch Terrorisme: 11'000 attentats ont fait plus de 25'000 morts dans le monde en 2016, des chiffres en baisse depuis 2015

Pour  quebec.huffingtonpost.ca 'Iran, «premier État soutenant le terrorisme» dans le monde selon les États-Unis La République islamique chiite reste la bête noire de Washington. 

Selon le rapport, les attaques terroristes ont baissé de 9% en 2016 par rapport à 2015. 

16 h · Plus de 13.400 actes de terrorisme en 2016 , soit 9% de moins qu'en 2015, causant la mort de plus de 34.000 personnes, selon les chiffres compilés par les chercheurs de l'Université du Maryland (États-Unis). Sur ce chiffre des victimes, en baisse de 10% par rapport à l'année précédente, plus de 11.600 morts sont des auteurs de ces attentats, précise cette étude annuelle, établie par le National consortium for the study of terrorism and responses to terrorism (Start) de l'université.

. L'étude remarque toutefois un accroissement notable en 2016 de l'usage de véhicules comme armes par destination, afin de renverser des piétons. "Cette tactique n'est pas sans précédent, mais il y a eu une augmentation marquée de sa fréquence et de sa mortalité", note le rapport.

Le texte indique que parmi les acteurs extra-étatiques, c’est DAESH qui est l’auteur du plus grand nombre d’attaques en 2016. Cette organisation terroriste aurait tendance à multiplier ses attaques terroristes après avoir perdu de grands territoires en Syrie et en Irak.

Commission d'enquête relative aux moyens mis en œuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015 : A la Une - Le rapport - Composition - Agenda - Voir le dossier législatif - Rapport d'enquête - Comptes rendus, Les guerres cachées contre Daech Par Enkolo dans Accueil le

 
Monde et terrorisme: De Ben Laden à Daesh documentaire 2016 HD

 

 

 » Lire aussi - La montée en puissance d'Aqmi

La stratégie de la mouche: pourquoi le terrorisme est-il efficace ? 

 A (re)lire, pour prendre un peu de recul #Barcelona #terrorisme#uneautrepolitiqueestpossible La stratégie de la mouche: pourquoi le terrorisme est-il efficace ?
 
Il fait relativement peu de victimes, n'endommage pas les infrastructures de l'ennemi. Et pourtant, ça marche. Par Yuval Noah Harari, auteur de “Sapiens”.
 

Le théâtre de la terreur

Un terroriste, c’est comme une mouche qui veut détruire un magasin de porcelaine. Petite, faible, la mouche est bien incapable de déplacer ne serait-ce qu’une tasse. Alors, elle trouve un éléphant, pénètre dans son oreille, et bourdonne jusqu’à ce qu’enragé, fou de peur et de colère, ce dernier saccage la boutique. C’est ainsi, par exemple, que la mouche Al-Qaeda a amené l’éléphant américain à détruire le magasin de porcelaine du Moyen-Orient.

A lire EN DIRECT. Attentat à Marseille: «L'arme blanche, c'est entre guillemets la norme»VIDEO. Une fusillade lors d'un concert à Las Vegas fait au moins 2 morts, un suspect abattu

Comme son nom l’indique, la terreur est une stratégie militaire qui vise à modifier la situation politique en répandant la peur plutôt qu’en provoquant des dommages matériels.... Dans le cas du terrorisme, la peur est au cœur de l’affaire, avec une disproportion effarante entre la force effective des terroristes et la peur qu’ils parviennent à inspirer.

A lire Jean-Pierre Filiu : "En Syrie, les monstres ont été réveillés et lâchés"

C'est quelque chose de finalement très contemporain : on peut gagner une guerre sans mettre le pied dans le pays. 
LE MONDE SOUS LES BOMBES DE GUERNICA A HIROSHIMA

n les   progrès technologiques ont accouché de nouvelles promesses ou plutôt de nouvelles illusions. Sous les bombes, c’est toujours la même terreur". "Good Kill", un film édifiant sur l'utilisation des drones - 26 avril 2015 

Modifier une situation politique en recourant à la violence n’est pas chose aisée (..)  Il fallut encore deux ans et des millions de victimes supplémentaires pour que la situation bascule. En comparaison, le terrorisme est un petit joueur. Les attentats de Bruxelles du 22 mars 2016 ont fait trente et un morts...  Mais cela reste dérisoire en comparaison du prix de la guerre conventionnelle. Faites le compte de toutes les victimes (tuées ou blessées) ous resterez toujours très en-deçà du nombre de victimes de n’importe quelle obscure bataille de l’une ou l’autre guerre mondiale.

Is the war on terror failing?

 A lire La guerre de demain?

Aujourd’hui, pour chaque Européen tué dans une attaque terroriste, au moins un millier de personnes meurent d’obésité ou des maladies qui lui sont associées. Pour l’Européen moyen, McDonalds est un danger bien plus sérieux que l’État islamique

 

lecture du matin... malheureusement toujours d'actualité. Dans son dernier ouvrage, le politologue revient sur sa vision de l’islam politique comme une réaction identitaire à la domination coloniale

Comment alors les terroristes peuvent-ils espérer arriver à leurs fins ? À l’issue d’un acte de terrorisme, l’ennemi a toujours le même nombre de soldats, de tanks et de navires qu’avant.... Ce qu’espèrent pourtant les terroristes, quand bien même ils n’ébranlent qu’à peine la puissance matérielle de l’ennemi, c’est que, sous le coup de la peur et de la confusion, ce dernier réagira de façon disproportionnée et fera un mauvais usage de sa force préservée. INSIDE STORY: Will the latest Iraqi offensive mean the end of ISIL in Mosul? (25:10)  Source: News agencies, 

Le chef des forces américaines au Moyen-Orient a qualifié hier Civils tués à Mossoul: "une terrible tragédie" n,  la mort de nombreux civils dans des frappes aériennes à Mossoul en Irak, 

 

Leur calcul est le suivant: en tournant contre eux son pouvoir massif, l’ennemi, fou de rage, déclenchera une tempête militaire et politique bien plus violente que celle qu’eux-mêmes auraient jamais pu soulever Terrorisme, raison d'Etat (1/2) - ARTE - YouTube La « mère de toutes les bombes » larguée en Afghanistan par les Etats-Unis En utilisant cette arme contre des djihadistes de l’EI, Washington met en scène sa détermination. De Ben Laden a EI

 

 lire 24/07/2016 Afghanistan, le prix de la vengeance , A voir Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : A lire Terrorisme, raison d'Etat , COMPTE RENDU 2 400 morts, 20 000 blessés, 840 milliards de dollars : le lourd bilan américain en Afghanistan 41 Le président Donald Trump a annoncé des renforts de troupes dans le pays, où l’armée américaine est présente depuis 2001.

Jean-Pierre Filiu : "En Syrie, les monstres ont été réveillés et lâchés"

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L'aviation russe a intensifié ses raids aériens ces derniers jours, a précisé l'ONG. dans des raids russes ou américains à Deir ez-Zor, selon l'OSDH. L'armée russe et américaine ont été plusieurs fois accusées d'avoir fait des victimes civiles dans ses frappes mais elle dément régulièrement, assurant cibler les "terroristes", en référence aux djihadistes.

Les sources sur lesquelles se basent l'Observatoire identifient les auteurs des frappes en fonction du type d'avion, leur localisation et les munitions utilisées.

Hier, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est dit "préoccupé" par les centaines de civils tués en Syrie, soulignant que le pays connaissait son "plus fort pic" de violences depuis la bataille d'Alep en 2016.

LIRE AUSSI : » Une force syrienne dit avoir été la cible de raids russes  , COMPTE RENDU Syrie : la coalition intensifie ses bombardements sur la ville de Rakka, tenue par l’EI 19 En frappant la « capitale » de l’organisation Etat islamique et ses alentours 250 fois en une semaine, les raids de la coalition auraient fait 170 morts parmi les civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l'homme » Syrie: les civils dans des conditions «terribles»

 Syrie : Raqqa est le «pire endroit sur terre» selon l'ONU «Je ne peux pas imaginer un pire endroit sur terre», a déclaré Jan Egeland, chef du groupe de travail humanitaire de l'organisation pour la Syrie. les personnes vivant dans Raqqa étaient «prises au piège dans un labyrinthe mortel où ils sont sous le feu de toutes parts».

Les terroristes ne peuvent pas prévoir exactement ce qui sortira de leur action de déstabilisation, mais ce qui est sûr, c’est que la pêche a plus de chance d’être bonne dans ces eaux troubles que dans une mer politique calme. Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ? Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. 

Face à la violence, notre société ne veut voir que la marginalité. Le djihadisme serait ainsi un sous produit de la délinquance, de la frustration, voire une forme de folie. r! Si tout se vaut, si rien ne compte, si l'avenir radieux de l'humanité se limite à une fusion dans le grand tout consumériste et cool, alors quand le «barbare» fait irruption, y compris en notre sein, nous sommes incapables de le nommer. Nommer l'ennemi c'est précisément définir ce qui nous distingue, ce qui nous discrimine, c'est tracer une frontière, une limite même normative, c'est s'affirmer contre, toutes choses auxquelles la culture contemporaine a décidé de renoncer…

Toutes les évolutions géopolitiques depuis quinze ans démentent la fable de la fin de l'Histoire et de l'intégration du village planétaire.

 

 Voilà pourquoi un terroriste ressemble à une mouche qui veut détruire un magasin de porcelaine. Petite, faible, la mouche est incapable de déplacer ne serait-ce qu’une simple tasse. Alors, elle trouve un éléphant, pénètre dans son oreille, et bourdonne jusqu’à ce qu’enragé, fou de peur et de colère, ce dernier saccage la boutique. C’est ce qui est arrivé au Moyen-Orient ces dix dernières années. Les fondamentalistes islamiques n’auraient jamais pu renverser eux-mêmes Saddam Hussein. Alors ils s’en sont pris aux États-Unis, et les États-Unis, furieux après les attaques du 11 Septembre, ont fait le boulot pour eux: détruire le magasin de porcelaine du Moyen-Orient. Depuis, ces décombres leur sont un terreau fertile.

A lire 29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorismeBilan de la guerre "contre le terrorisme" Par Enkolo dans Accueil l

Rebattre les cartes

Le terrorisme est une stratégie militaire peu séduisante, parce qu’elle laisse toutes les décisions importantes à l’ennemi. Comme les terroristes ne peuvent pas infliger de dommages matériels sérieux, toutes les options que l’ennemi avait avant une attaque terroriste sont encore à sa disposition après, et il est complètement libre de choisir entre elles. Les armées régulières cherchent normalement à éviter une telle situation à tout prix. Quand elles attaquent, leur but n’est pas d’orchestrer un spectacle terrifiant qui attise la colère de l’ennemi et l’amène à répliquer.

À l’instar des terroristes, ceux qui les combattent devraient aussi penser en metteurs en scène plutôt qu’en généraux. Pour commencer, si l’on veut combattre le terrorisme efficacement, il faut prendre conscience que rien de ce que les terroristes font ne peut vraiment nous détruire. C’est nous seuls qui nous détruisons nous-mêmes, si nous surréagissons et donnons les mauvaises réponses à leurs provocations.

Les terroristes s’engagent dans une mission impossible, quand ils veulent changer l’équilibre des pouvoirs politiques par la violence, alors qu’ils n’ont presque aucune capacité militaire. Pour atteindre leur but, ils lancent à nos États un défi tout aussi impossible : prouver qu’ils peuvent protéger tous leurs citoyens de la violence politique, partout et à tout moment. Ce qu’ils espèrent, c’est que, en s’échinant à cette tâche impossible, ils vont rebattre les cartes politiques, et leur distribuer un as au passage.

Certes, quand l’État relève le défi, il parvient en général à écraser les terroristes. En quelques dizaines d’années, des centaines d’organisations terroristes ont été vaincues par différents États

Les terroristes savent parfaitement bien que, dans une telle confrontation, ils ont peu de chance de l’emporter. Mais, comme ils sont très faibles et qu’ils n’ont pas d’autre solution militaire, ils n’ont rien à perdre et beaucoup à gagner. Il arrive parfois que la tempête politique déclenchée par les campagnes de contre-terrorisme joue en faveur des terroristes: c’est pour cette raison que cela vaut le coup de jouer. Un terroriste, c’est un joueur qui, ayant pioché au départ une main particulièrement mauvaise, essaye de convaincre ses rivaux de rebattre les cartes. Il n’a rien à perdre, tout à gagner.

Quelle est la véritable guerre ?, par Tristan Garcia

Une petite pièce dans une jarre vide

Pourquoi l’État devrait-il accepter de rebattre les cartes ? Puisque les dommages matériels causés par le terrorisme sont négligeables, l’État pourrait théoriquement en faire peu de cas, ou bien prendre des mesures fermes mais discrètes loin des caméras et des micros. C’est d’ailleurs bien souvent ce qu’il fait. Mais d’autres fois, les États s’emportent, et réagissent bien trop vivement et trop publiquement, faisant ainsi le jeu des terroristes. Pourquoi les États sont-ils aussi sensibles aux provocations terroristes?

S’ils ont souvent du mal à supporter ces provocations, c’est parce que la légitimité de l’État moderne se fonde sur la promesse de protéger l’espace public de toute violence politique

Aujourd’hui, un gouvernement peut tout à fait fermer les yeux sur la violence domestique ou sexuelle, même si elle atteint de hauts niveaux, parce que cela ne sape pas sa légitimité (...)  A contrario, les cas, bien plus rares, de terrorisme, sont perçus comme une menace fatale, parce que, au cours des siècles derniers, les États occidentaux modernes ont peu à peu construit leur légitimité sur la promesse explicite d’éradiquer la violence politique à l’intérieur de leurs frontières.

A lire Globalia. JC RuffinQuand de Gaulle était la cible d'une "fatwa chrétienne"Djihadisme : Olivier Roy répond à Gilles Kepel

 Au cours de l’époque moderne, les États centralisés ont peu à peu réduit le niveau de violence politique sur leur territoire, et depuis quelques dizaines d’années les pays occidentaux l’ont pratiquement abaissé à zéro.... Les gens se sont vite habitués à cette façon de faire, qu’ils considèrent désormais comme leur droit le plus naturel. Par conséquent, des actes, même sporadiques, de violence politique, qui tuent quelques dizaines de personnes, sont vus comme une atteinte fatale à la légitimité et même à la survie de l’État. Une petite pièce, si on la lance dans une jarre vide, suffit à faire grand bruit.

A lire Le paradoxe de notre époque , BFMTV Hier, à 16:48 ·

"Mettre sur le même plan l’islam et le terrorisme est très dangereux" a propos de la une de Charlie hebdo

C’est ce qui explique le succès des mises en scène terroristes. L’État a créé un immense espace vide de violence politique – un espace qui agit comme une caisse de résonance, amplifiant l’impact de la moindre attaque armée, si petite soit-elle. Moins il y a de violence politique dans un État, plus sa population sera choquée face à un acte terroriste... Paradoxalement, donc, c’est parce qu’ils ont réussi à contenir la violence politique que les États modernes sont particulièrement vulnérables face au terrorisme. Un acte de terreur qui serait passé inaperçu dans un royaume médiéval affectera bien davantage les États modernes, touchés au cœur.

Après des siècles de batailles sanglantes, nous nous sommes extraits du trou noir de la violence, mais ce trou noir, nous le sentons, est toujours là, attendant patiemment le moment de nous avaler à nouveau. Quelques atrocités, quelques horreurs – et nous voilà, en imagination, en train de retomber dedans.

Désormais, nous serons gouvernés par la peur et les bons sentiments

The Siege 1998 Bruce Willis ✪ Bruce Willis Movies, Denzel Washington, Annette Bening


The Siege 1998 on Vimeo

Tout se passe comme si les sociétés occidentales ne pouvaient pas penser le djihadisme en dehors du registre de la psychiatrie.

Afin de soulager ces peurs, l’État est amené à répondre au théâtre de la terreur par un théâtre de la sécurité....L’État se sent donc obligé de mettre en scène un contre-drame aussi spectaculaire, avec plus de feu et de fumée encore. Alors au lieu d’agir calmement et efficacement, il déclenche une énorme tempête qui, bien souvent, comble les rêves les plus chers des terroristes


 

 n Lutte antiterroriste: "pas une excuse pour torturer" (OMCT)

L'organisation mondiale contre la torture (OMCT), dont le conseil exécutif était réuni à Tunis aujourd'hui, a souligné que la lutte contre le terrorisme à travers le monde n'était pas une excuse pour recourir à la torture.

 » Lire aussi - La France est-elle en pointe avec sa loi antiterroriste ?

Au contraire, "lutter contre les menaces à la sécurité avec brutalité nourrit le terrorisme", a conclut l'OMCT, déplorant le déclin de l'engagement contre la torture y compris en Europe et en Amérique du Nord, et la situation de plus en plus alarmante selon le réseau international en Turquie, aux Philippines ou encore en Egypte.

L'organisation a indiqué lancer une campagne pour mobiliser la société civile, et se pencher sur le cas des migrants, dont nombre ont fait état de traitements inhumains aux mains de passeurs.

 A lire Couvre-feu : Les lois d'urgences - l'indigné,Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. Terrorisme, raison d'Etat

Comment l’État devrait-il faire face au terrorisme ? Pour réussir, la lutte devrait être menée sur trois fronts. Les gouvernements, d’abord, devraient se concentrer sur une action discrète contre les réseaux terroristes. Les médias, ensuite, devraient relativiser les événements et éviter de basculer dans l’hystérie. Le théâtre de la terreur ne peut fonctionner sans publicité. Or malheureusement, les médias ne font souvent que fournir cette publicité gratuitement:

Le troisième front, enfin, est celui de notre imagination à tous. Les terroristes tiennent notre imagination captive, et l’utilisent contre nous.... C’est notre propre terreur intérieure qui incite les médias à traiter obsessionnellement du terrorisme et le gouvernement à réagir de façon démesurée.

"L'obsession de la guerre civile est d'une absurdité totale"

Que dire encore du terrorisme nucléaire ou bio-terrorisme? Que se passerait-il si ceux qui prédisent l’Apocalypse avaient raison? si les organisations terroristes venaient à acquérir des armes de destruction massive, susceptibles, comme dans la guerre conventionnelle, de causer d’immenses dommages matériels? Quand cela arrivera (si cela arrive), l’État tel que nous le connaissons sera dépassé. Et du même coup, le terrorisme tel que nous le connaissons cessera également d’exister, comme un parasite meurt avec son hôte.

Si de minuscules organisations représentant une poignée de fanatiques peuvent détruire des villes entières et tuer des millions de personnes, l’espace public ne sera plus vierge de violence politique. La vie politique et la société connaîtront des transformations radicales. Il est difficile de savoir quelle forme prendront les batailles politiques, mais elles seront certainement très différentes des campagnes de terreur et de contre-terreur du début du XXIe siècle. Si en 2050 le monde est plein de terroristes nucléaires et de bio-terroristes, leurs victimes songeront au monde occidental d’aujourd’hui avec une nostalgie teintée d’incrédulité: comment des gens qui jouissaient d’une telle sécurité ont-ils pu se sentir aussi menacés ?

© Yuval Harari 2016
© Albin Michel pour la traduction française 2016, par Clotilde Meyer

A lire Actualités > Bibliobs > Idées > La stratégie de la mouche: pourquoi le terrorisme est-il efficace ?

LIRE AUSSI :

» L'éditorial du Figaro : «Terrorisme low-cost»

» Terrorisme : «La maladie mentale est influencée par l'air du temps»

» Ils ont vécu sous le terrorisme

» Policiers, avocats, magistrats : le quotidien usant des professionnels confrontés aux terroristes

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28/06/2017

Radicalisation policière

Radicalisation policière : le poids de l’extrême droite
partagé un lien dans le groupeANARCHISTESINDIVIDUALISTES.
Des riverains et des associations ont manifesté mercredi soir à Bordeaux contre l’occupation du local « Le Menhir » par des groupuscules d’extrême droite
 
 
 

Violences policières
VIDEO. « Cassé à tête » : Le nouveau jeu de la police pour humilier les jeunes des quartiers
C’est un "un contre un" avec accord de chaque partie. Mais si finalement le policier perd ses collègues chargent et embarquent les participants...

Alors que jour après jour les vidéos de violences policières ne cessent de circuler sur internet, l’observatoire des violences policières a publié une vidéo montrant le nouveau jeu viriliste de la police pour humilier les jeunes des quartiers.

VIDEO. « Cassé à tête » : Le nouveau jeu de la police pour humilier les jeunes des quartiers REVOLUTIONPERMANENTE.FR

 

Il existe évidemment un contexte, celui du monopole de la violence délivré à l’État, associé à celui des orientations sécuritaires et racistes des gouvernements qui tout deux permettent et couvrent les violences policières que nous connaissons aujourd’hui, mais cela ne peut pas être la seule explication aux comportements policiers d’aujourd’hui. 

Violence légitime de l’État et poids des politiques gouvernementales, masquent les multiples dynamiques politiques qui travaillent chaque policiers et  qui s’articulent autour du nationalisme, du républicanisme, des valeurs d’ordre et du sécuritaire. Thématiques qui forment aujourd’hui l’ossature de nombreux mouvements d’extrême droite en France. 

Cette influence idéologique de l’extrême droite dont on voit les manifestations concrètes dans les votes des forces de l’ordre  et que traduit la surreprésentation du Front National dans des bureaux de vote à proximité de casernes de gendarmes par exemple mais aussi et surtout dans les oppositions de plus en plus affichées et franches à l’encontre des autres institutions (syndicats, justice, gouvernement, partis institutionnels).

 

De plus en plus de policiers revendiquent un rôle politique au sein même de l’exercice de leur métier.

Bien sûr de par sa fonction au sein de la société : garantes de l’ordre et de l’application des lois et détentrices du monopole de la violence d’état, les forces de l’ordre sont plus sujettes à attirer des gens qui ont ce type de convictions. Il ne faut donc pas s’étonner de la surreprésentation d’un vote de droite et d’extrême droite en son sein et de l’intérêt que lui ont porté les mouvements et les militants d’extrême droite. Les faits divers policiers regorgent d’exemple de ces histoire d’amour entre fafs et policiers comme en témoigne l’affaire des trafiquants d’armes d’extrême droite qui ont fournis les armes au terroriste du 13 novembre grâce a la protection que leur offrait leur amis des forces de l’ordre. Si les liens d’amitiés entre militants d’extrême droite et policiers sont monnaie courante, la police est aussi travaillée plus en profondeur par les organisations de l’extrême droite radicale.

On a assisté lors de ce rassemblement de policier au coming out de l’extrême droite policière : Marion Maréchal Le Pen et Gilbert Collard, les deux députés Front National ont participé à ce rassemblement sans la moindre opposition des policiers dits républicains et au contraire ont reçu un accueil chaleureux et ont multiplier les selfies avec les policiers présents. De nombreux policiers à visage découvert dans le cadre d‘un rassemblement officiel ont affiché leurs sympathies frontistes.

 

Gilbert Collard et Marion Maréchal Le Pen à la manifestation du syndicat policier Alliance.

Les manifestations policières illégales d’octobre 2016 dans lesquelles se mêlaient de multiples revendications matérielles et politiques sont la séquence politique la plus importante. Lors de ces nuits d’octobre 2016, des policiers, cagoulés et armés dans des manifestations sauvages ont organisé un coup de pression politique. Ces manifestations ont débordé les syndicats et ont été un moyen d’expression et surtout de critiques à l’encontre de leur hiérarchie, de la justice et du gouvernement. Des slogans type « les francs-mac en prison » qui appartiennent au registre de l’extrême droite classique comme la présence avérée de militants d’extrême droite ont témoigné, si besoin en était, de la radicalisation politique de la Police nationale. Alliance, syndicat classé pourtant bien à droite, par la voix de son secrétaire générale a parlé d’infiltration et de manipulation de l’extrême droite, reconnaissant par là une radicalisation de la base policière.

 

À gauche, le même slogan du FN à 20 ans d’intervalle : Jean-Marie Le Pen (avec Marion Maréchal bébé) en 1992, et Wallerand de Sain-Just en 2015. À droite, un visuel du FN pour les réseaux sociaux.

 Des policiers n’hésitent plus à menacer publiquement de mort des militants politiques ou de simple journaliste comme en témoigne les menaces et violences qu’ont subi entre autre les journalistes Nnoman Cadoret et Gaspard Glanz (Taranis News). 

Ces dernières séquences traduisent une accélération de l’autonomisation et de la radicalisation politique de fractions importante des forces de l’ordre. Face au fantasme d‘une faiblesse et d’un laxisme des institutions républicaines, l’idée d’une rupture politique avec le « cadre républicain démocratique » existant fait tranquillement son chemin dans la police.

Les différentes législations d’exception (Etat d’urgence, loi sur la légitime défense…) et le large consensus de soutien inconditionnel qui émane de la classe politique conforte cette dynamique d’une autonomisation et radicalisation politique des forces de l’ordre, en particulier dans la Police Nationale.

C’est cette autonomisation et radicalisation politique qui permet l’augmentation de la répression violente du mouvement social comme celle des quartiers populaires.

Ce n’est donc plus seulement à l’aune de la couleur politique des pouvoirs en place que le comportement des forces de l’ordre doit se comprendre mais aussi à celui des dynamiques politiques internes de l’institution et de l’hégémonie de plus en assumée de la radicalité politique d’extrême droite au sein de la police. Ce simple constat doit permettre à chacun et chacune de se prémunir des dangers qui en découlent et des risques que nous courrons face à la radicalisation policière.

« La sécurité est la première des libertés. » Ou l’inverse ?

On n’est plus très loin du « Minority Report » de Spielberg. Dans ce film de 2002, le système policier mis en place repose sur un déterminisme absolu. Le libre arbitre est complètement nié. Bye, bye la liberté.

Actualités > Rue89 > Politique > « La sécurité est la première des libertés. » Ou l’inverse ? C'est encore l'opposition entre le centre ville riche et les banlieues pauvres et déshérités que nos chère politiciens aiment surfer. Non, cher Manuel Valls, les quartiers populaires ne sont pas antisémites Monsieur le Premier Ministre,Vous avez déclaré… HUFFINGTONPOST.FR

A lire Globalia. JC Ruffin

16/03/2017

Geert Wilders.

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Après le Brexit au Royaume-Uni et la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine, tous les yeux étaient braqués sur les élections législatives aux Pays-Bas, ce mercredi

READ MORE: What is the Wilders effect?

Ahead of the vote, opinion polls showed Rutte's liberal VVD narowly leading the race, and even if Wilders' PVV emerges as the biggest party in parliament, it is unlikely to obtain the majority of the 150 seats enabling it to form a government.

Most parties have pledged not to form a government coalition with the PVV.

People across The Netherlands are casting their ballots in crucial legislative elections.

The vote on Wednesday has come down to a tight race between Prime Minister Mark Rutte's centre-right party and that of far-right, anti-Islam populist's Geert Wilders.

Source: Al Jazeera News

remiers décomptes officiels partiels étaient attendus vers 23h30.

Parti pour la liberté, (PVV), mené par le leader d'extrême droite, Geert Wilders.

Le député d’extrême droite, dont le parti est arrivé deuxième aux législatives, a déclaré à la presse : « Si cela est possible, j’aimerais cogouverner. » Le Monde.fr avec AFP |

 

Geert Wilders prépare déjà l’après-vote. Quelques heures après la diffusion des sondages de sorties des urnes, qui créditent son Parti pour la liberté (PVV) de 19 sièges au Parlement néerlandais, le député eurosceptique et islamophobe s’est dit prêt, jeudi 16 mars, à participer à une coalition gouvernementale.

Lire aussi :   Aux Pays-Bas, Mark Rutte l’emporte face au populiste Geert Wilders

Se positionnant en vue de longues négociations qui vont commencer au lendemain des législatives, il a affirmé à la presse locale : « Si cela est possible, j’aimerais cogouverner, mais si cela ne marche pas… nous supporterons le gouvernement où cela est nécessaire, sur les questions qui nous sont chères. » L’ensemble des autres partis du pays ont exclu une collaboration avec la formation d’extrême droite.

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