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15/10/2016

Grindhouse (films)

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Grindhouse.TRAILER.2007
 

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Grindhouse est un diptyque de films thriller-épouvante imitant le style des films d'exploitation, sorti en 2007. Les deux épisodes, Boulevard de la mort (Death Proof) réalisé par Quentin Tarantino et Planète Terreur (Planet Terror) réalisé par Robert Rodriguez, devaient à l'origine être séparés par de fausses bandes annonces. Cependant, dans les pays non-anglophones, les deux parties sortent séparément, une décision prise par les producteurs, les frères Weinstein.

Planete Terreur Film d'horreur et leger qui ce moque volontiers des dictates du cinéma horreur . Avec une Rose Mcgowan plus que credible et un casting d'enfer notamment la participation de Fergie des blacks eyed peas GRINDHOUSE – PLANET TERROR Film Azione Completo Italiano | GRINDHOUSE Film Completo
 Completo Italiano

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Boulevard De La Mort Death Proof 2007 Film entier Action, Drame Fr Dvd
 

Le mot «Grindhouse» a été remis au goût du jour par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez pour leur double programme BOULEVARD DE LA MORT /PLANETE TERREUR. Hommage à un certain type de cinémas projetant des films d'exploitation identifiés d'abord comme étant des années 70. Depuis, nombre de société de distribution de DVD et autres diffuseurs mettent du «Grindhouse» à toutes les sauces. Le documentaire proposé va justement mettre les points sur les "I" en tentant une approche chronologique – peut-être trop classique mais clairement à vocation éducative. Donnant ainsi l'opportunité de comprendre les racines du terme et ce qu'il représente réellement.


American Grindhouse Theatrical Trailer - YouTube

Les aficionados n'apprendront sans doute pas grand-chose d'AMERICAN GRINDHOUSE qu'ils ne savent déjà. Hormis un aspect historique important remontant aux origines mêmes du cinéma – le fameux TRAFFIC IN SOULS de 1913 - et à son enracinement dans une réalité qui se verra confisquée par le code Hays jusque dans les années 50. Le travail effectué par les auteurs est à ce titre minutieux et remarquable. Et le film s'adjuge la voix de Robert Forster pour narrer l'ensemble. Un must, quoi.

 
Traffic in Souls, 1913 - YouTube

I Wake Up Screaming (1941) - With Greek Subtitles

Amusant de constater que la première vision dans un film d'un cinéma dit «Grindhouse» se trouve dans l'excellent thriller de série B I WAKE UP SCREAMING de Bruce Humberstone, où l'on voit les héros (Betty Grable et Victor Mature) dans une salle de cinéma. En fait,AMERICAN GRINDHOUSE est pétri d'anecdotes, de références (et d'extraits de films) qui, à défaut d'éclairer complètement le mystère du pouvoir d'attraction de ces métrages qui "exploitent", maintient facilement l'intérêt jusqu'au bout de ses 81 minutes. Les interventions amusées et hautement intéressantes de Fred WilliamsonLarry CohenDon Edmonds comptent pour beaucoup. Don Edmonds qui justement avoue avec beaucoup d'humour se considérer comme prostitué dans la manière d'avoir fait ILSA LA LOUVE DES SS. D'autant plus que le réalisateur Elijah Drenner sait équilibrer son propos : avoir un côté informatif à propos du Grindhouse, l'enrober dans une structure facilement appréhendable tout en parsemant les propos des intervenants d'extraits à forte contribution titillatoire. On vient voir AMERICAN GRINDHOUSE pour certes apprendre quelque chose, éventuellement se remémorer des VHS vues subrepticement mais aussi pour se rincer l'œil. Tout le sujet du genre en question !


Silent Running : Film de science-fiction : Silent Running 
Réalisé par>Douglas Trumbull (1972)

Au début du XXIe siècle, la Terre est en piteux état. Une guerre nucléaire a pratiquement anéanti la faune et la flore terrestres. A bord d'un vaisseau spatial, quatre hommes, parmi lesquels un botaniste, le professeur Freeman Lowell, sont chargés de préserver sous serre de précieux échantillons de vie animale et végétale, sauvés de la contamination nucléaire. C'est alors que leurs supérieurs leur ordonnent de détruire les serres. Les trois compagnons de Lowell, pour qui cet ordre est synonyme de retour à la maison, s'exécutent. Une à une, les serres sont pulvérisées par des charges atomiques. Lorsque vient le moment de détruire la dernière, Lowell se révolte...

"Slugs:The Movie" (1988) 

 

Mutations (Slugs) - Une série B réjouissante ! 

 
Dabs From Dusk Till Dawn (1996) Full Movie

Grindhouse (films)
 
AMERICAN GRINDHOUSE
 Grindhouse Trailer Classics - Volume 1 (Promo DVD)

Werewolf Women of the S.S. (2007) Fake Trailer.
Grindhouse Trailers of the Late 60s and early 70s
GRINDHOUSE TRAILERS
La Guerre des mondes selon Orson WellesCréé le mardi 09 août 2016
Horror Movies 2015 Full Movie English - Scary Thriller Movies 2015 Hollywood - HD

Grindhouse, films, Boulevard De La Mort, Death Proof, série B, films d'exploitation, American Grindhouse,Traffic in Souls, 1913, I WAKE UP SCREAMING

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11/02/2016

TV LOBOTOMIE"

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La télé est dangereuse pour les hommes... Demain, on pensera sans effort, puis on ne pensera plus et on crèvera enfin de la plus triste vie.

cher galabru, et  Borat , merci d'avoir réalisé en fiction mon rêve le plus cher.............

 

La télévision : moyen de nuisance

 
" Je vois ici les hommes les plus intelligents et les plus forts que je n'ai jamais vu. Je vois un potentiel, et je le vois gaché. Je vois une génération entière qui travaille a des pompes a essence, qui fait le service dans les restos, qui est un esclave d'un petit chef dans un bureau. La Pub nous fait courrir après des voitures, des fringues. On fait des boulots que l'on déteste et qui ne servent a rien. On est les enfants oubliés de l'Histoire mes amis, on n'a pas de but ni de vraie place, on n'a pas de Grande guerre pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirutuelle, notre grande dépression, c'est nos vies. La télévision nous fait croire qu'un jour on sera tous millionnaires, des dieux du cinema ou des rockstars, mais c'est faux... et nous apprenons lentement cette vérité. On en a vraiment plein le cul !" Tyler Durden

L’Incroyable histoire de la télé-réalité 

 

 

 

TV LOBOTOMIE"
 
 
 S'ils sont les animateurs les plus connus, Yann Barthès et Michel Cymes restent les plus appréciés.Audiovisuel: Aliagas, Arthur et Nagui, les indéboulonnables Tandis que le mercato agite les rédactions, les stars de la télévision et des plateformes vidéo sur Internet, elles, se renouvellent doucement. Connus pour être conservateurs, les Français restent fidèles à un trio indéboulonnable. Nikos Aliagas, Arthur et Nagui arrivent toujours en tête des animateurs les plus connus, selon le classement Animat 2017 réalisé par Omnicom Media Group (OMG) en partenariat avec Webedia. Yann Barthès et Michel Cymes sont les plus appréciés.
 
 
Le chiffre d'affaires publicitaire de C8 repose en effet quasiment intégralement sur une seule poule aux œufs d'or: Cyril HanounaTÊTU | Cyril Hanouna s'amuse à piéger des homosexuels en direct , TETU.COM , TV LOBOTOMIE"
 

le pouvoir de la télévision sur les individus.
Si comme en Italie, les gens ne se renseignent de l'actualité, alors les superflus deviennent la norme, écraser et vouloir s'affirmer que par elle. Elle devient analphabète, très dure envers elle même et les autres.
D'après le documentaire très bien construit : Les Italiens, faute d'infos autre ( livre, magazine intellectuel...) détient la palme de l'illettrisme, de l'inégalité entre homme et femme....

Ce documentaire m'a fait pensé au film  FARENHEIT 451et 1984 de Georges Orwell sur la dénonciation d'une société de consommation aseptisée, bourré de médoc et asservis. Pas besoin de milice pour contrôler un peuple. Il suffit de lui faire jouer de ses bas instinct et de jouer sur la peur. Sauf que la science fiction a rejoint le réel

Menace attentats: recommandations pour les émissions en direct
"Il faudra différer de quelques minutes le direct". De nombreuses chaînes de télévisions ont ces derniers jours reçu un courrier de la part du ministère de l'Intérieur, rapportent nos confrères de Europe 1. Une manière d'assurer une éventuelle coupure en cas d'attaque terroriste.

C'est notamment le cas de Secret Story, cite Europe 1. De ce fait, La Quotidienne et Le Débriefsont, depuis lundi, diffusés avec un léger décalage qui va de cinq à dix minutes. En revanche, aucun montage n'est effectué sur ces émissions, précise la rédaction.
 
 
 S'ils sont les animateurs les plus connus, Yann Barthès et Michel Cymes restent les plus appréciés.Audiovisuel: Aliagas, Arthur et Nagui, les indéboulonnables Tandis que le mercato agite les rédactions, les stars de la télévision et des plateformes vidéo sur Internet, elles, se renouvellent doucement. Connus pour être conservateurs, les Français restent fidèles à un trio indéboulonnable. Nikos Aliagas, Arthur et Nagui arrivent toujours en tête des animateurs les plus connus, selon le classement Animat 2017 réalisé par Omnicom Media Group (OMG) en partenariat avec Webedia. Yann Barthès et Michel Cymes sont les plus appréciés.

«Ce qui est frappant concernant Cyril Hanouna, c'est sa capacité à générer autant de détracteurs»

.ABC de la bêtise ambiance.... Jusqu'ou va t'il descendre?Jeudi soir, Cyril Hanouna organisait en live des canulars téléphoniques. Plusieurs gays intéressés par sa fausse annonce sur un site de rencontre  Je n'ai pas encore la réponse : " Créer un profil sur un site de rencontre et piéger un homosexuel. C'est ce que font les gens qui veulent "casser du pédé". Il est plus que temps que Hanouna soit durement condamné et son émission arrêté.

 

VIDÉO - Malgré les explications de l'animateur de « Touche pas à mon poste » sur son canular jugé homophobe, le Conseil supérieur de l'audiovisuel avait reçu 17.800 plaintes ce dimanche à 13 heures

Le message du trublion du PAF serait-

 
Le chiffre d'affaires publicitaire de C8 repose en effet quasiment intégralement sur une seule poule aux œufs d'or: Cyril Hanouna.
 
TETU.COM
 
 
 
k@m!k@ze 1/2 - vidéo Dailymotion Kamikaze (part1) - vidéo Dailymotion
 
 
Kamikaze (part1)

Dans cet enregistrement, Michel Desmurget, docteur en neurosciences et directeur de recherche à l’INSERM, dresse un constat accablant sur les effets négatifs de la télévision; une mise en cause préoccupante, alors que les études montrent que la consommation de télévision continue d'augmenter chez les jeunes, contrairement à ce qui est souvent affirmé en invoquant la concurrence d'Internet et des jeux vidéos ...

Première constatation: dans les sondages d'opinion, les téléspectateurs déclarent préférer nettement les chaînes et les émissions de qualité, ce qui  est totalement contredit par les statistiques d'audience ! Afin d’expliquer le niveau médiocre des programmes de télévision, Michel Desmurget cite Patrice Le Lay (PDG de TF1 en 2004), lequel expliquait à un journaliste selon quels principes les émissions sont conçues afin de rendre le cerveau réceptif aux messages des annonceurs.

Le neuroscientifique se tourne ensuite vers l'impact de la télévision sur les plus jeunes: il décortique les mécanismes par lesquels la télévision nuit à l'apprentissage du langage et fait naître des déficits d'attention, lesquels se traduiront plus tard par des difficultés scolaires. A environ 20' du début de l'exposé est montrée une comparaison de dessins d'enfants de 5 ans qui en dit long sur les effets du petit écran. Les parents ont des raisons d'être inquiets !

Enfin, Michel Desmurget démontre le rôle joué par la télévision dans l'obésité, dans le tabagisme - en dépit du fait que la publicité pour des cigarettes est interdite à la télévision - et sur le plan les comportements sexuels.

Toutes les explications de Michel Desmurget s'appuient sur des études scientifiques dûment validées, ce qui fait de son exposé un réquisitoire convainquant contre la si décriée télévision !

Source: YouTube - TV Lobotomie: La vérité scientifique sur les effets de la télévision  :

 
 

La Société du spectacle (1973) - Guy Debord [MultiSub]- La Société du spectacle est un film français réalisé par Guy Debord, sorti en 1973. Ce film, selon la théorie du détournement développée par les situationnistes, se compose d'extraitsd'autres œuvres mis en lien avec certains passages du livre du même nom, lus par lui-même.

 

La Société du Spectacle, par Guy Debord (extraits)
 
La Société du spectacle (1973) - Guy Debord [MultiSub]-
 


 La Société du spectacle (1973) - Guy Debord [MultiSub]

" Je vois ici les hommes les plus intelligents et les plus forts que je n'ai jamais vu. Je vois un potentiel, et je le vois gaché. Je vois une génération entière qui travaille a des pompes a essence, qui fait le service dans les restos, qui est un esclave d'un petit chef dans un bureau. La Pub nous fait courrir après des voitures, des fringues. On fait des boulots que l'on déteste et qui ne servent a rien. On est les enfants oubliés de l'Histoire mes amis, on n'a pas de but ni de vraie place, on n'a pas de Grande guerre pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirutuelle, notre grande dépression, c'est nos vies. La télévision nous fait croire qu'un jour on sera tous millionnaires, des dieux du cinema ou des rockstars, mais c'est faux... et nous apprenons lentement cette vérité. On en a vraiment plein le cul !" Tyler Durden

Le Temps de Cerveau Disponible (FR) :

Cruauté, violences psychologiques et sexuelles, humiliations : la téléréalité semble devenue folle. Son arrivée au début des années 2000 ouvrait une nouvelle ère dans l'histoire de l'audiovisuel. Cinquante ans d'archives retracent l'évolution du divertissement : comment la mise en scène de l'intime, dans les années 80, a ouvert un nouveau champ, comment la privatisation des plus grandes chaînes a modifié le rapport au téléspectateur. A l'aide de spécialistes, dont le philosophe Bernard Stiegler, ce documentaire démontre comment l'émotion a fait place à l'exacerbation des pulsions les plus destructrices.
(Diffusé sur France2 en 2010)


 
Black Mirror trailer / 

 l'incroyable histoire de la tele realité demain 20h55 W9 21 9 2015 part

Comment ne pas faire le rapprochement avec notre célèbre président http://television.telerama.fr/tele/emission.php?id=16281031

 »Le documentaire dresse le portrait d'Italiens pour montrer l'influence de Silvio Berlusconi sur les «esprits» et les médias italiens. Le président du Conseil est en effet la tête d'un puissant empire médiatique, groupe de presse et chaînes de télévision. Ricky, un ouvrier de 26 ans qui vit encore chez sa mère, n'a qu'un rêve : celui de passer enfin à la télé, pour devenir quelqu'un. Lele  Mora, un agent de stars du petit écran, est un ami de Berlusconi. Fan de Mussolini, il montre à la caméra son portable qui contient des photos du Duce. Fabrizio Corona, patron d'une agence employant des paparazzis, révèle avoir eu des photos compromettantes de la fille de Berlusconi... »

 

 Berlusconi et les médias, ou la démocratie à l'agonie - Le MondeLa télé-poubelle de Berlusconi - Myeurop.info, Perdants de la télé-réalité : comment ont-ils rebondi ? - #REPLAY #touteunehistoire

 

 º-ºblack.mirror.s01e02.720p hdtv x264

 

Bande annonce VF - YouTube 
Frank est un citoyen américain comme un autre. Néanmoins, quelque chose le distingue foncièrement : il n'a plus d'emploi depuis bien longtemps déjà et doit faire face à de sérieux problèmes de santé. Egalement célibataire, il a été imperceptiblement écarté de ses cercles d'amis. Peu à peu, il s'enlise dans son canapé, devant sa télévision. Constatant que le rêve américain est galvaudé par l'imbécilité ambiante, il prend son arme pour débarrasser le pays d'une vedette de la télé réalité qui l'agace profondément. Mettant son plan à exécution, il fait la connaissance de Roxy. Cette lycéenne ne cache pas son enthousiasme pour le projet quelque peu expéditif de Frank...
 
 
 

Privé de sommeil par le vacarme de ses voisins, viré de son open space à la suite d'une plainte douteuse pour harcèlement, Frank apprend dans la foulée qu'il va mourir d'une tumeur au cerveau. Avant de se suicider, ce vieux garçon aigri et misanthrope décide de partir en croisade contre la bêtise et la vulgarité de ses concitoyens, lobotomisés, selon lui, par la télé, et d'assassiner tous ceux qui, toujours selon lui, le méritent. Qui n'a jamais rêvé d'étriper ainsi le type qui répond à son portable dans une salle de cinéma ou l'intégralité du casting de ces émissions de télé-réalité débiles qui polluent nos écrans ?

 
 

Humour très noir, donc, pas loin de ­Borat, pour cette charge au bazooka contre la dégénérescence des médias et du public. Le réalisateur, Bobcat Goldthwait, est spécialiste de la provoc et des sujets scabreux. Dans Juste une fois ! (2007), il était question d'un inavouable désir zoophile ; dans World's Greatest Dad (2009), Robin Williams maquillait en suicide la mort accidentelle de son fils (par strangulation autoérotique) pour lancer sa carrière d'écrivain raté... Ici, la satire tourne au jeu de massacre quand Frank s'adjoint les services d'une adolescente qui partage sa fureur nihiliste. Le couple de justiciers, pris dans une spirale de violence, évoque alors l'équipée sauvage de Tueurs nés, d'Oliver Stone, en moins speed et en plus amusant.

M Desmurget, neuro-scientifique
à lire " TV LOBOTOMIE" 

God Bless America , 

 
God Bless America - blog Indigné révolté
 

Les dessous douteux de la télé-réalité - Télévision - Télérama.fr : réalité Entretien | Le réalisateur Grégory Héraud nous dévoile les coulisses de son enquête “Histoires secrètes de la télé-réalité”. Avec, en avant-première, un grand moment de cynisme assumé signé Patrick Le Lay, ex-PDG de TF1…  Le 04/09/2012 à 12h12 - Mis à jour

Spécial Investigation Histoires secrètes de la télé ... :

Serge Halimi - «L'ère des Restaurations» [HD]
Serge Halimi - La Collusion Politique/Média [HD] :

Serge Halimi - Les Nouveaux Chiens de Garde [HD] :

TV lobotomie - l'indigne, l'indigné révolté

Fight Club Créé le mercredi 06 juillet 2016
 

  A lire Qui est Jacques Sapir?

 

De la servitude moderne - DOCUMENTAIRE COMPLET - HD - VF - 52min : 

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14/09/2013

Le fascisme rouge

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Le fascisme rouge

Le fascisme rouge

3 mai 2012, 21:13

Je viens de lire un extrait de lettre de notre vaillant camarade A. Petrini, qui se trouve en U.R.S.S., dans une situation de proscrit. J'y trouve les lignes suivantes :

«... Un par un on nous emprisonne tous. Les vrais révolutionnaires ne peuvent pas jouir de la liberté en Russie. La liberté de la presse et celle de la parole sont supprimées, aucune différence donc entre Staline et Mussolini».

J'ai souligné exprès la dernière phrase, car elle est parfaitement juste.

Cependant, pour bien comprendre toute la justesse de cette brève formule, pour bien saisir tout son terrible réalisme, il est indispensable d'avoir du fascisme une notion profonde et nette : plus profonde et plus nette que celle qui est généralement admise dans les milieux de gauche.

Ayant cette notion, le lecteur comprendra la phrase de Petrini non pas comme une sorte de boutade, mais comme l'expression exacte d'une très triste réalité.

*

* * Lorsque il y a douze ans, le mouvement de Mussolini — le fascisme italien remporta sa victoire, on croyait généralement que celle-ci n'était qu'un épisode local, passager, sans lendemain.

Depuis, non seulement le «fascisme» s'est consolidé en Italie, mais des mouvements analogues se déclenchèrent et l'emportèrent dans plusieurs pays. Dans d'autres, le «fascisme», sous tel ou tel aspect, forme un courant d'idées menaçant. Le terme lui-même, d'abord purement national, est devenu général, international.

Cet état de choses nous impose la conclusion que voici : le mouvement dit «fasciste» doit avoir des bases historiques concrètes, profondes et vastes. Dans le cas contraire, il ne serait pas ce qu'il est.

Quelles seraient donc ses bases? Quelles seraient les raisons principales de la naissance et, surtout, des succès du fascisme?

Pour ma part, j'en conçois trois, que je considère, dans leur ensemble, comme raisons fondamentales de son triomphe.

1° Raison économique. Elle est assez nette et généralement bien comprise. En quelques mots la voici : Le capitalisme privé (dont la base économique est la libre concurrence des appétits pour le maximum de profits, et dont l'expression politique est la démocratie bourgeoise) est en pleine décomposition, en pleine faillite. Violemment attaqué par tous ses ennemis, de plus en plus nombreux, il s'écroule dans la boue, dans le crime, dans l'impuissance. Les guerres, la crise, les armées de chômeurs, la misère des masses, face à l'abondance des richesses matérielles et à la possibilité illimitée de les augmenter encore, démontrent cette impuissance du capitalisme privé à résoudre les problèmes économiques de l'époque. D'une façon de plus en plus générale, on est, aujourd'hui, conscient de son agonie, de sa mort imminente. Alors instinctivement ou sciemment, on pense à lui substituer un capitalisme nouveau modèle, dans l'espoir que ce dernier pourra «sauver le monde». On pense — une fois de plus dans l'histoire humaine — à la haute mission d'un État fort, tout-puissant, à base dictatoriale. On pense à un capitalisme d'État, dirigé par une dictature «au-dessus des intérêts privés». Telle est la nouvelle orientation du capitalisme qui alimente le mouvement fasciste économiquement.

2° Raison sociale. Elle est aussi très nette et, généralement, bien comprise. La faillite du capitalisme privé, avec toutes ses conséquences effroyables, crée une situation nettement révolutionnaire. Les masses, de plus en plus malheureuses, s'agitent. Les courants révolutionnaires gagnent du terrain. Les travailleurs organisés se préparent, de plus en plus activement, à combattre le système qui les écrase au profit de bandes de malfaiteurs. La classe ouvrière, librement et combativement organisée (politiquement, syndicalement, idéologiquement) devient de plus en plus gênante, de plus en plus menaçante pour les classes possédantes.

Ces dernières se rendent compte de leur situation précaire. Elles ont peur. Alors, instinctivement ou sciemment, elles cherchent le salut. Elles s'efforcent de maintenir, à tout prix, leur situation privilégiée, basée sur l'exploitation des masses laborieuses. Il importe surtout que ces dernières restent un troupeau exploité, salarié, tendu par les maîtres.

S'il est impossible de maintenir le mode d'exploitation actuel, il faudra changer le mode (ce qui n'est pas grave), pourvu que le fond reste. Les maîtres d'aujourd'hui pourront rester tels s'ils acceptent de devenir membres d'un vaste appareil dirigeant, économique, social et politique, essentiellement étatiste. Or, pour réaliser cette nouvelle structure sociale, il faut disposer, avant tout, d'un État omnipotent, mené par un homme fort, un homme à poigne, un dictateur, un Mussolini, un Hitler ! Telle est la nouvelle orientation du capitalisme qui alimente le fascisme socialement.

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Le fascisme rouge

* *

Si le fascisme n'avait que ces deux bases : base économique et base sociale, il n'aurait jamais acquis la puissance que nous lui connaissons. Sans aucun doute, les masses travailleuses organisées lui auraient, rapidement et définitivement barré la route. En effet, les moyens avec lesquels la classe laborieuse lutte généralement contre le capitalisme resteraient valables sauf quelques remaniements de détails, pour lutter efficacement contre la réaction et le fascisme. Ce ne serait que la continuation de la grande lutte historique des travailleurs contre leurs exploiteurs. Combien de fois, déjà, au cours de l'histoire, l'ennemi changea de méthode, de façade ou d'armes! Ceci n'empêchait nullement les travailleurs de continuer leur lutte, sans perdre l'équilibre ou l'assurance, sans se laisser démonter par les manœuvres de et les volte-face de l'adversaire.

Or, voici ce qui est important. Le fascisme, tout en étant considéré comme une nouvelle manœuvre (défensive et offensive) du capitalisme remporta partout où il s'est mis sérieusement à l'œuvre, un tel succès — éblouissant, extraordinaire, fantastique — que la lutte de la classe laborieuse s'avéra du coup et partout, — en Italie comme en Allemagne, en Allemagne comme en Autriche, en Autriche comme en d'autres pays, — non seulement difficile, mais absolument inefficace et impuissante. Non seulement la démocratie libérale bourgeoise ne sut se défendre, mais aussi le socialisme, le communisme (bolcheviste) ; le mouvement syndical, etc., furent absolument impuissants à combattre le capitalisme aux abois manœuvrant pour se sauver. Et non seulement toutes ces forces ne purent livrer une résistance victorieuse au capitalisme réorganisant ses rangs bouleversés, mais ce fut ce dernier qui, rapidement, se regroupa et écrasa tous ses ennemis.

Impuissance du socialisme, qui était si fort en Allemagne, en Autriche, en Italie. Impuissance du «communisme», très fort, lui aussi, surtout en Allemagne. Impuissance des organismes syndicaux. Comment expliquer cela ?

Le problème, déjà assez compliqué, le devient davantage si l'on songe à la situation actuelle en U.R.S.S. Comme on sait, ce fut le communisme autoritaire et étatiste (le bolchevisme) qui y remporta une victoire complète et assez facile lors des événements de 1917. Or, de nos jours, presque 17 ans après cette victoire, non seulement ce communisme s'avère impuissant à résister au fascisme dans d'autres pays, mais même en ce qui concerne le régime de l'U.R.S.S., on qualifie ce dernier, de plus en plus fréquemment, de plus en plus sciemment, de «fascisme rouge». On compare Staline à Mussolini. On constate dans ce pays l'exploitation féroce des masses travailleuses par l'appareil dirigeant, comprenant un million de privilégiés qui s'appuient, comme partout ailleurs, sur une force militaire et policière. On y constate l'absence de toute liberté. On y constate des persécutions arbitraires et impitoyables. Et ce qui importe, c'est que de pareilles constatations ou appréciations émanent non pas des milieux bourgeois, mais surtout des rangs révolutionnaires : socialistes, syndicalistes, anarchistes, et même des rangs de l'opposition communiste (trotskiste) qui, pour cette raison, «reprend la lutte émancipatrice» et forme la IVe Internationale.

 

Tous ces faits sont extrêmement troublants. Ils nous mènent fatalement à cette conclusion, paraissant paradoxale, que même en U.R.S.S., quoique sous des apparences différentes, c'est le fascisme qui l'emporte ; que c'est un nouveau capitalisme (capitalisme d'État dirigé par un homme à poigne, un dictateur, un Staline !) qui s'installe.

Comment expliquer tout cela ?

Y aurait-il donc encore un élément, encore une base, encore une raison d'être qui donnerait au fascisme une force tout à fait particulière ?

Je réponds : oui. C'est la troisième raison : celle, précisément, qu'il me reste à examiner. Je la considère comme la plus importante, en même temps que la plus compliquée et la moins comprise. C'est elle, cependant, qui nous explique tout.

3° Raison psychologique (ou idéologique). La raison fondamentale des succès fascistes et de l'impuissance des forces émancipatrices est, à mon avis, l'idée néfaste de la dictature. Je dirai même plus. Il existe une idée répandue à un tel point qu'elle est devenue presque un axiome. Des millions et des millions d'hommes s'étonneraient, aujourd'hui encore, si on la mettait en doute. Mieux encore : bon nombre d'anarchistes et de syndicalistes ne la tiendraient pas, eux non plus, pour suspecte. Pour ma part, je la considère comme foncièrement fausse. Or, toute idée fausse acceptée comme juste est un grand danger pour la cause qu'elle touche. L'idée en question est celle-ci : Pour gagner dans la lutte et conquérir leur émancipation, les masses travailleuses doivent être guidées, conduites par une «élite», par une «minorité éclairée», par des hommes «conscients» et supérieurs au niveau de cette masse.

Qu'une pareille théorie, — qui, pour moi, n'est qu'une expression adoucie de l'idée de dictature car, en fait, elle enlève aux masses toute liberté d'action et d'initiative — , qu'une pareille théorie soit préconisée par des exploiteurs, rien d'étonnant. Pour être exploitées, les masses doivent être menées et soumises comme un troupeau. Mais qu'une telle idée soit ancrée dans l'esprit de ceux qui se prétendent émancipateurs et révolutionnaires, c'est un des phénomènes les plus étranges de l'histoire. Car — ceci me paraît évident, — pour ne plus être exploitées, les masses ne doivent plus être menées. Tout au contraire: les masses travailleuses arriveront à se débarrasser de toute exploitation seulement lorsqu'elles auront trouver le moyen de se débarrasser de toute tutelle, d'agir par elles-mêmes, de leur propre initiative, pour leurs propres intérêts, à l'aide et au sein de leurs propres et véritables organismes de classe : syndicats, coopératives, etc., fédérés entre eux.

L'idée de la dictature — brutale ou adoucie — étant universellement répandue et adoptée, la route est toute prête pour la psychologie, l'idéologie et l'action fascistes. Cette psychologie pénètre, empoisonne et décompose tout le mouvement ouvrier et l'engage dans une voie périlleuse.

Si la dictature est jugée nécessaire pour mener la lutte émancipatrice de la classe ouvrière, la lutte des classes devient, en réalité, lutte des dictateurs entre eux. Au fond, il s'agit, dans cette lutte, de savoir qui conservera ou gagnera l'emprise décisive sur les masses. L'issue de la lutte dépend alors de toutes sortes de circonstances, d'un caractère plutôt accessoire. Ici, c'est le dictateur X, là le dictateur Y ou Z qui l'emporte. L'un ou l'autre peuvent afficher des idéals très différents, même opposés. Il n'en reste pas moins qu'au lieu d'une libre et vaste activité des masses elles-mêmes, c'est le vainqueur qui va mener les masses, forcées de le suivre, sous peine de répression terrible. Il est évident qu'une telle perspective ne peut avoir rien de commun avec l'émancipation réelle des masses travailleuses.

L'idée de la dictature, de l'élite dirigeante, mène fatalement à la formation de partis politiques: Organismes qui enfantent et soutiennent le futur dictateur. Enfin, tel ou tel parti l'emporte sur les autres. C'est alors sa dictature installée. Quelle qu'elle soit, elle crée rapidement des situations et, finalement, des couches privilégiées. Elle soumet les masses à sa volonté. Elle les opprime, les exploite, et, au fond, devient fatalement fasciste.

*

* *

Ainsi, je conçois le fascisme d'une façon vaste. Pour moi, tout courant d'idée qui admet la dictature — franche ou estompée, «droite» ou «gauche» — est au fond, objectivement et essentiellement, fasciste. Pour moi, le fascisme est surtout l'idée de mener les masses par une «minorité», par un parti politique, par un dictateur. Le fascisme, au point de vue psychologique et idéologique, est l'idée de la dictature. Tant que cette idée est émise, propagée, appliquée par les classes possédantes, on la comprend. Mais quand la même idée est saisie et mise en pratique par des idéologues de la classe laborieuse comme le moyen de son émancipation, on doit considérer ce fait comme une aberration funeste, comme une singerie aveugle et stupide, comme un égarement périlleux. Car étant essentiellement fasciste, cette idée, appliquée, mène fatalement à une organisation sociale foncièrement fasciste.

Cette vérité a été justement démontrée — sans contestation possible — par «l'expérience russe». L'idée de la dictature comme moyen d'émancipation de la classe ouvrière y a été pratiquement appliquée. Eh bien ! son application produisit fatalement l'effet qui devient aujourd'hui de plus en plus net et que, bientôt, les plus ignorants, les plus aveugles, les plus obstinés, seront obligés de constater : la révolution triomphante, au lieu de mener à l'émancipation de la classe ouvrière, aboutit en fait, et en dépit de toutes les théories des émancipateurs-dictateurs, à l'esclavage et à l'exploitation les plus complets, les plus terribles, de cette classe ouvrière par une classe dirigeante privilégiée.

Telle est la troisième et principale raison de la puissance particulière du fascisme. Il est alimenté surtout par l'idéologie foncièrement fasciste — inconsciemment fasciste — d'une multitudes de gens qui seraient les premiers étonnés et indignés si on les accusait de fascisme. Cette idéologie, répandue partout, voire parmi les «émancipateurs» et les travailleurs eux-mêmes, empoisonne le mouvement ouvrier, le ramollit, le décompose. Elle tue la vrai activité des masses et réduit à néant — ou plutôt au résultat fasciste — leurs luttes et même leurs victoires.

Voilà pourquoi — hélas ! — Petrini a raison. «Aucune différence n'existe entre Staline et Mussolini». Et voilà pourquoi le «fascisme rouge» n'est nullement une boutade, mais l'expression exacte d'une bien triste réalité.

Une consolation existe cependant. Les masses s'instruisent surtout par l'expérience vécue, bien palpable. Cette expérience est là. Elle est là tous les jours, sur une sixième partie du globe. Ses véritables résultats commencent à être connus de plus en plus amplement, avec de plus en plus de précisions. Il faut espérer que les masses travailleuses de tous les pays sauront en dégager, en temps opportun, la leçon indispensable pour le succès de leurs luttes futures.

La réalisation de cet espoir dépend beaucoup de la conduite de tous ceux qui ont déjà compris. Il est de leur devoir de s'employer, avec la plus grande énergie, à faire comprendre aux vastes masses travailleuses le véritable sens négatif de l'expérience russe.

Nous, les anarchistes, nous qui avons compris, nous devons amplifier, intensifier notre propagande, en tenant compte surtout de cette expérience. Si nous remplissons notre devoir, si nous aidons les masses à la comprendre en temps opportun, alors «le fascisme rouge» de l'U.R.S.S. aura rempli, historiquement parlant, un rôle utile : celui d'avoir tué, en l'appliquant, l'idée de la dictature.

VOLINE

 juillet 1934

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