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31/03/2014

L'ouvrier et la machine

 

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Attention danger travail est un film documentaire de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe qui se propose de donner la parole à certains RMIstes qui, notamment, tiennent une posture pour le moins

SOCHAUX , CADENCES EN CHAINES .

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UN PENDU EN PLUS, UN...

 

Suicides : le document qui accuse France Telecom Révélation : un document interne d'une rare brutalité annonçait dès 2006 la vague de suicides. 

20 octobre 2006. Devant des cadres supérieurs, Didier Lombard et les dirigeants de France Télécom annoncent l'accélération de la restructuration de l'entreprise. Mediapart et Santé & Travail s'en sont procuré le compte-rendu. Les propos sont crus, brutaux, martiaux parfois. Relire ce document trois ans et 34 suicides plus tard fait frémir : la tragédie est annoncée...

Suicide d’un salarié de Nutréa-Triskalia

http://www.congrespesticides.org/

" Depuis, quelques années, le sujet des pesticides

Les nouveaux esclaves des temps modernes - AgoraVox le média ...

 « Quand on gueule, on est des fous ! »,
 un ouvrier revient sur la lutte à PSA-Aulnay (0h33, mars 2014).
Retour sur la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay avec un ancien gréviste aujourd’hui au chômage. Politique syndicale, pression de la direction,répression étatique, liste noire patronale, chômage et nécessité d’agir collectivement sont les questions abordées. Dans ce court documentaire, Samir, un ouvrier de longue date et actif dans la grève, revient sur les conditions de travail imposées par PSA, sur sa double condition de prolétaire et d’enfant d’immigrés, sur le rôle des syndicats dans la lutte, les moyens d’actions... « Eux, PSA, ont repris l’ancienne politique de Michelin : "Tu travailles, tu fermes ta gueule. T’es pas content, tu prends tes affaires et tu dégages". Et ça c’est hors de question avec les
enfants d’immigrés ». cf Après PSA, c’est ta boite qui te jettera à la rue !

Quand on gueule, on est des fous! Retour sur la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay avec un ancien gréviste aujourd'hui au chômage.
Site internet : acontrechamp.net

acontrechamp

Le Peuple de l'Herbe - Parler le fracas - Official Video - YouTube

L'ouvrier et la machine

9 janvier 2014, 10:11

"Maudite machine!" peste l'ouvrier, suant à grosse gouttes, las et découragé. "Maudite machine qui m'obliges à suivre ton rythme infernal, comme si, moi aussi, j'étais fait d'acier et entraîné par un moteur! Je te hais, engin de malheur, car faisant le travail de dix, vingt ou trente ouvriers, tu m'ôtes le pain de la bouche — et tu me condamnes, ainsi que ma femme et mes enfants, à crever de faim."

La machine geint sous les coups du moteur, paraissant ainsi partager la fatigue de son compagnon de sang et de muscles. Toutes les pièces qui la composent sont en mouvement, ne s'arrêtant jamais. Certaines glissent, d'autres tressaillent. Celles-ci oscillent, celles-là pivotent, suintant l'huile noirâtre, couinant, trépidant, fatiguant la vue de l'esclave de chair et d'os qui doit suivre attentivement tous leurs mouvements et résister à l'abrutissement qu'ils provoquent pour ne pas se laisser prendre un doigt par un de ces rouages d'acier, ou perdre une main, un bras, voire la vie…

 

"Machines infernales! Vous devez toutes disparaître, suppôts de Satan! Joli travail que vous faîtes! En un jour, sans autre dépense que quelques seaux de charbon pour alimenter le moteur, et avec un seul ouvrier, vous abattez chacune davantage d'ouvrage que ne le fait un seul homme en un mois, de sorte qu'un travailleur, qui pourrait avoir du labeur pour trente jours, le voit réduit en un seul à cause de vous… Si nous crevons de faim, cela t'est indifférent! Sans toi, vingt familles de prolétaires auraient leur pain quotidien assuré."

Les milles et une pièces de la machine sont en action. Elles tournent, glissent dans tous les sens, se rejoignent et s'écartent, suant d'infectes graisses, trépidant et couinant jusqu'à en avoir le vertige… La sombre machine n'offre pas un moment de répit. Elle respire bruyamment comme si elle était vivante. Elle semble épier la moindre seconde d'inattention de l'esclave humain pour lui mordre un doigt, lui arracher un bras, ou la vie…

À travers un soupirail pénètre une pâle lueur carcérale et sinistre. Le soleil lui-même se refuse à éclairer cet antre de misère, d'angoisse et de fatigue où se sacrifient de laborieuses existences au profit de vies stériles. Des bruits de pas viennent de l'extérieur -c'est le troupeau qui est en marche! Des miasmes sont à l'affût dans chaque recoin de l'atelier. L'ouvrier tousse… tousse! La machine geint… geint!

"Cela fait sept heures que je suis à tes côtés et il m'en reste encore trois à tirer. J'ai le vertige mais je dois résister. J'ai la tête lourde, mais gare au moindre moment d'inattention! Je dois suivre tes mouvements si je ne veux pas que tes dents d'acier me mordre et que tes doigts de fer m'emprisonnent… Encore trois longues heures! Mes oreilles bourdonnent, une soif terrible me dévore, j'ai de la fièvre, ma tête va éclater."

Des sons joyeux parviennent du dehors : ce sont des enfants qui passent, espiègles. Leurs rires, gracieux et innocents, effacent un instant la grisaille environnante, engendrant une sensation de fraîcheur semblable à celle que procure le chant d'un oiseau dans un moment d'abattement. L'émotion s'empare de l'ouvrier. Ses propres enfants gazouillent de même! C'est ainsi qu'ils rient! Et tout en regardant le mouvement des mécanismes, il se met à gamberger. Son esprit rejoint le fruit de ses amours, qui l'attend chez lui. Il frissonne à l'idée qu'un jour ses enfants devront eux aussi venir crever pour une machine dans la pénombre d'un atelier où les microbes pullulent.

"Maudite machine, je te hais!" 

La machine se met à trépider avec plus de vigueur, elle a cessé de geindre. De tous ses tendons de fer, de toutes ses vertèbres d'acier, des dures dents de ses rouages, de ses centaines de pièces infatigable, sort un son rauque plein de colère qui, traduit en langage humain, signifie :

"Tais-toi, misérable! Cesse de te plaindre, espèce de lâche! Moi je ne suis qu'une machine, entraînée par un moteur, mais toi, tu as un cerveau et tu ne te révoltes pas, malheureux! Arrête de te lamenter sans cesse, imbécile! C'est ta lâcheté qui est cause de ton malheur, pas moi. Empare-toi de moi, arrache-moi des griffes de ce vampire qui te suce le sang, et travaille pour toi et les tiens, crétin! En elles-mêmes, les machines sont un bienfait. Nous épargnons des efforts à l'homme, mais vous autres travailleurs, êtes si stupides que vous nous laissez aux mains de vos bourreaux, alors que vous nous avez fabriquées. Comment concevoir plus grande bêtise? Tais-toi, ne dis plus un mot! Si tu n'as pas le courage de rompre tes chaînes, alors cesse de te plaindre! Allons, il est l'heure de sortir. Déguerpis et réfléchis!"

Les paroles salutaires de la machine, associées à l'air frais de la rue, provoquèrent une prise de conscience chez l'ouvrier. Il sentit qu'un monde s'écroulait dans son esprit : celui des préjugés, des interdits, du respect de l'ordre établi, des lois et des traditions et, le poing levé, il s'écria :

"Je suis anarchiste! Terre et liberté!"

 

Ricardo Flores Magon

Regeneraciòn, n° 226, 12 février 1916.

 
Bande annonce - Nous ouvriers
Dans les années 1960 au début des années 1980 : espoirs révolutionnaires, vagues de licenciements, crise énergétique, chômage... Et " enfin" Mitterrand
 
Deuxième épisode de cette saga de la France  industrielle. Des témoignages et analyses dessinent une période d'avancée sociales et retours de balanciers.

"Nous, ouvriers"Créé le mercredi 06 juillet

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23/12/2009

Suicides : le document qui accuse France Telecom

Révélation : un document interne d'une rare brutalité annonçait dès 2006 la vague de suicides.

20 octobre 2006. Devant des cadres supérieurs, Didier Lombard et les dirigeants de France Télécom annoncent l'accélération de la restructuration de l'entreprise. Mediapart et Santé & Travail s'en sont procuré le compte-rendu. Les propos sont crus, brutaux, martiaux parfois. Relire ce document trois ans et 34 suicides plus tard fait frémir : la tragédie est annoncée...

 

C'est un document que beaucoup à France Télécom ont oublié mais que Mediapart et Santé &Travail se sont procuré. Il s'agit du compte-rendu très précis de 14 pages (répétitions et maladresses syntaxiques comprises) d'une réunion de cadres supérieurs avec l'état-major de l'opérateur téléphonique, qui s'est tenue le 20 octobre 2006. Il correspond en tous points au compte-rendu mis en ligne à l'époque par le syndicat Sud (disponible sous ce lien).

Dans le petit amphithéatre de la Maison de la Chimie, à Paris, 200 cadres dirigeants de France Télécom sont conviés par Acsed, l'association des cadres supérieurs de France Télécom, réputée proche de la direction. Toute la matinée, ils vont débattre de la "transformation sociale" de l'entreprise avec des invités de marque : le PDG Didier Lombard, en poste depuis 2005 ; son numéro deux, Louis-Pierre Wenes, chargé des opérations en France et redoutable «tueur de coûts» ; le directeur des ressources humaines, Olivier Barberot ; le directeur financier, Gervais Pelissier. La réunion est informelle : pensant (à tort) ne pas être enregistrés, les cadres dirigeants ne prennent pas de gants pour parler de la transformation sociale en cours. Le ton est tranchant, martial parfois. Le DRH tente de galvaniser les troupes avec la métaphore guerrière du «combat». Dans un langage très cru, les dirigeants de l'entreprise y annoncent l'«accélération» de la vaste restructuration alors lancée depuis quelques mois.

Celle-ci a commencé début 2005, quand Didier Lombard est arrivé aux manettes. Après son prédécesseur Thierry Breton (parti au ministère de l'Economie), qui a en partie désendetté le groupe et déjà supprimé plus de 20 000 emplois, Didier Lombard veut aller plus loin. Il lance le programme NEXT, réorganisation en profondeur qui doit durer deux ans, entre 2006 et 2008. Obnubilé par la féroce concurrence mondiale, il veut internationaliser le groupe, tourner l'entreprise vers le client, dégager plus de cash pour les actionnaires. Et continuer à réduire les effectifs. Le plan Act ("Anticipation et compétences pour la transformation") est lancé. Objectif: supprimer 22 000 postes, recruter 6 000 personnes, en réorienter 10 000 vers des secteurs dédiés aux clients (par exemple les centres d'appel). Le tout, sans plan social, car une grande partie des salariés sont des fonctionnaires. Fin 2008, l'objectif sera atteint : 22 450 personnes auront quitté l'entreprise, 14 000 auront changé de métier. Entre 2001 et 2008, 44 700 postes auront été supprimés, dont 94 % étaient des emplois de fonctionnaires.Lire la suite. voir Le triomphe de la cupidité, Le film " Let's Make Money

 

 
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