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03/02/2018

Corée du Nord, la dictature de la bombe

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UN report finds North Korea carried out US$200 mil. of ... - YouTube

 

Corée du Nord, la dictature de la bombe à 21 heures sur ... - YouTube

2017 aura été l'année de Kim Jong-un. En multipliant les provocations, le leader nord-coréen est parvenu à placer son pays au centre de l'échiquier mondial. Les derniers tirs de missiles balistiques intercontinentaux effectués par le régime de Pyongyang ont confirmé ce que tout le monde craignait : la Corée du Nord est désormais capable de frapper le territoire nord-américain. A travers le témoignage d'acteurs de premier plan - anciens cadres du régime, ministres, diplomates, agents de la CIA, spécialistes du nucléaire -, ce documentaire plonge dans les arcanes d'un régime obsédé par la bombe atomique, au point d'avoir institué un système mafieux qui repose notamment sur la production et le trafic de drogue.

Depuis un an, Kim Jong-un, 34 ans, est au cœur de l’actualité. Le leader suprême de la Corée du Nord est parvenu à hisser son pays au centre de l’échiquier international. Et au cœur de tensions extrêmes, après des essais nucléaires et l’envoi de missiles balistiques intercontinentaux, sans compter un premier essai souterrain de bombe thermonucléaire, le 3 septembre dernier. Sur Twitter, le président américain et le dirigeant nord-coréen s’insultent (de « vieux » et de « petit gros »), alors que le risque de guerre entre les deux pays n’a jamais été aussi élevé. Dans ce contexte, cette enquête sur le régime de Pyongyang raconté sous le prisme de l’arme nucléaire tombe à pic.

Nourri d’archives, le documentaire revient sur les fondements de la dynastie des Kim et leur obsession d’une cause historique : posséder la force atomique. Avec force exemples et récits, le film évoque le financement de leur programme militaire grâce à la production et à la vente d’opium et d’héroïne d’une part, de méthamphétamine d’autre part, à une échelle et une ampleur jamais atteintes par aucune organisation criminelle. Au fil des témoignages d’acteurs de premier plan (transfuges, spécialistes du nucléaire, politiques, ex-agents secrets, journalistes…), « la dictature de la bombe » se révèle, succession de mensonges étatiques, de dissimulations et de mises en scène. Jusqu’à la découverte par deux experts indépendants, Robert Carlin et Siegfried Hecker, fin 2010, de deux mille centrifugeuses, permettant à la Corée du Nord de « produire une nouvelle bombe atomique toutes les six semaines ». Intense.

Corée du Nord, la dictature de la bombe 

Dans le cadre du magazine proposé et présenté par Laurent Delahousse, Jeudi 20h55. Suivi d’un débat avec Dominique de Villepin, ancien ministre des Affaires étrangères, et de la rediffusion du documentaire Corée du Nord, la grande illusion (lire ci-contre). 

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18/01/2018

Demain, la guerre dans l'espace

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A la recherche d’un nouvel ordre mondial

Dans un essai géopolitique, Thierry de Montbrial, président de l’Institut français des relations internationales (IFRI), ausculte les enjeux de gouvernance d’un monde de plus en plus mouvant Par Marc Semo

 
« Vivre le temps des troubles », de Thierry de Montbrial, Albin Michel, 170 p., 15 euros

 

Déchiffrer un monde en train de basculer et analyser les nouveaux défis qui se posent à une gouvernance mondiale encore balbutiante : tel est l’objectif pour le moins ambitieux de Thierry de Montbrial dans un essai ramassé et alerte qui veut penser à nouveau la longue durée. Il revendique « sa conception du présent comme l’intersection d’un futur déjà là et d’un passé encore là » en réaction à un air du temps obsédé par l’instantanéité et qui, trop souvent, tend « à surestimer les changements à court terme et sous-estimer ceux à long terme ».

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Dessous des Cartes L'Europe en dangers - YouTube Sécurité nucléaire : le grand mensonge - ARTE 

n Forces spéciales : le nouveau fer de lance de la défense française

Equipées de matériels dernier cri, polyvalentes et dotées d'un rayon d'action considérable, elles offrent la solution idéale dans les guerres contre les groupes djihadistes.

Les forces spéciales sont à la mode. Les guerres qui ont suivi le 11 Septembre, les conflits contre l'islamisme armé qui se déroulent depuis 2001 du Pakistan au Sahel en passant par l'Afghanistan, la Syrie, le Yémen, la Somalie et la Libye ont vu le rôle de ces forces d'élite se renforcer, au point d'en faire l'outil militaire par excellence pour les gouvernements occidentaux.

Evoluant à la lisière de deux mondes, celui du renseignement et celui des forces armées, sans appartenir complètement à l'un ou à l'autre, les forces spéciales sont devenues, au début du XXIe siècle, un élément prépondérant dans toutes les opérations militaires d'envergure. Les «petits hommes verts» russes, soldats masqués et sans insignes qui s'emparent sans coup férir de la Crimée au printemps 2014 ; les soldats américains, britanniques, français ou australiens qui ont appuyé en toute discrétion la ...

 Edge Of Tomorrow Official Trailer #1 (2014) - Tom Cruise ... - YouTube

 

 

The Bourne Identity (Trailer) - YouTube : The Bourne Identity 1988 Richard Chamberlain, Jaclyn Smith

La cyber-guerre au niveau international

Aujourd’hui, de nombreuses guerres non déclarées éclatent dans le monde entier. Je ne parle pas ici de disputes de frontières en Afrique ou des opérations américaines en cours en Afghanistan. Vous n’entendrez pas parler de ces guerres dans les journaux, même si les pays parmi les plus importants du globe y sont impliqués. En fait, il est très probable que les Etats-Unis, La Russie.. soient impliqués en ce moment même dans au moins l’une de ces "guerres".

 La guerre invisible (ARTE)

En effet, ces conflits ont lieu dans le cinquième domaine de la guerre : le cyberespace — le tout dernier champ de bataille après la terre, la mer, le ciel et l’espace. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire dans ces chroniques, la guerre n’est plus strictement cinétique, dans le mouvement physique. La portée maximale d’une armée ne dépend plus de la taille de son plus grand fusil — et la portée d’un navire militaire ne se mesure plus en nombre de kilomètres que ses missiles peuvent parcourir.

Dans le cinquième domaine de la guerre, des signaux invisibles vont et viennent à travers des fils et des circuits dans une tentative de glaner des informations ou de mettre hors service des systèmes clés. Les professionnels du business de la cyber-guerre font souvent référence à ces programmes comme des "computer network operations" ["opérations d’ordinateurs en réseau", ndlr.] ou CNO. Et on compte de plus en plus de "cyber-guerriers" chaque année. ▪ Nouvelles guerres et science-fiction Les descriptions de cyber-guerres relèvent plus de la science-fiction que des annales de l’histoire militaire : les offensives se déclenchent en frappant simplement une touche de clavier.

Les sentinelles sont les firewalls, les cryptages et les mots de passe. Les virus sautent par delà les lignes ennemies comme des guérilleros pour semer la confusion. C’est une façon entièrement nouvelle de faire la guerre et on peut prédire qu’elle dominera les relations internationales dans les années à venir. En fait, l’importance de plus en plus forte de la cyber-guerre pourrait bien ébranler l’équilibre actuel des puissances militaires à travers le monde.

The Secret Space War - YouTube

 En vidéo Ce qu’une grand-mère chypriote peut vous apprendre sur la faillite de la France… … et trois moyens de vous en protéger. Tout est là !  Comment les responsables politiques et les généraux peuvent-ils résister ? Sans trop m’avancer, c’est ce que les militaires peuvent avoir de mieux comme guerre sans risque. Vous voulez détruire le programme d’armes secrètes d’un pays ennemi mais vous ne pouvez pénétrer dans leur espace aérien sans être détecté ? Lancez un virus au lieu d’une bombe ! Voilà le genre d’option que les responsables politiques et les militaires ont la possibilité de choisir aujourd’hui. La donne est complètement changée. En effet, selon certains experts, les guerres du futur ne seront menées qu’avec des opérateurs de forces spéciales et des programmeurs informatiques. De mon côté, je me contenterai de parler des programmeurs informatiques — la cyber-guerre et les opportunités de profits qu’elle vous offre à vous, investisseurs.

La cyber-guerre est une industrie de 55 milliards de dollars. C’est aussi l’industrie américaine qui connaît la plus forte croissance : on prévoit qu’elle doublera au cours des 12 prochains mois. Une étude récente a qualifié la cyber-guerre de "dernière arme asymétrique" — je préfère le terme de "cinquième domaine de la guerre". ▪ Changement de donne L’un des plus grands défis qui commence à apparaître depuis que la guerre est entrée dans le cinquième domaine est que les capacités de la cyber-guerre offrent un effet multiplicateur puissant et immédiat pour des Etats voyous.

Des pays qui auparavant présentaient une faible menace selon les standards militaires conventionnels — par exemple l’Iran — posent aujourd’hui de bien plus gros problèmes. Il y a eu un grand changement : l’Iran ne possède pas de force militaire conventionnelle adéquate pour défier directement ses ennemis de la région, l’Irak et Israël, sans parler de ses ennemis au niveau mondial comme les Etats-Unis.

L’armée iranienne conventionnelle n’entre même pas dans la liste des 10 premières armées au monde. Même si elle possède plus d’un million d’hommes sous les drapeaux et plusieurs milliers de véhicules blindés et d’avions de combat, il est peu envisageable qu’elle puisse survivre à une guerre conventionnelle. En fait, elle y a à peine réussi contre les forces de Saddam Hussein dans les années 1980, qui furent à leur tour écrasées par les forces de l’OTAN au cours de l’une des guerres les plus courtes de l’histoire moderne.

Pourtant, une récente étude sur la cyber-guerre menée par Atlantic Council, un think tank périphérique, a classé l’Iran comme une force cybermilitaire de niveau trois. Cela signifie que le pays est capable de provoquer des dégâts importants sur les réseaux civils aux Etats-Unis, si ce n’est au niveau des réseaux gouvernementaux. Quel progrès pour les capacités de cette puissance militaire de quatrième ordre à l’autre bout du monde ! Au plus fort de sa puissance, l’Iran pouvait à peine espérer couler un navire de guerre américain mais avec ses capacités croissantes dans le domaine de la cyber-guerre, soudain, la menace devient réelle. L’anonymat qui fait de la cyber-guerre le moyen parfait pour les Etats voyous d’attaquer les Etats-Unis et ses alliés en fait également l’arme parfaite pour les pays démocratiques.

Aujourd’hui, sans un mandat pour envoyer des troupes sur le terrain ou sans une autorisation de l’ONU, ils peuvent lancer des attaques préventives ou de représailles contre ces menaces. Des unes des journaux, ces attaques ne sont plus perçues que comme de simples clins d’oeil entendus. Plus récemment, on a su que la destruction du dernier centre d’essais nucléaires iranien a été menée dans le cinquième domaine par un virus appelé Stuxnet. Cette opération a été menée conjointement par la NSA, la CIA et l’armée israélienne. C’est la première fois qu’un virus provoque des dégâts importants dans un centre militaire.

 On nous écoute (1/2) : Cyberguerre, l'arme fatale ? - INFRAROUGE

A lire aussi :

 Poutine contre les USA , La guerre des boutons,

Il faut s’attendre à voir plus de ce genre d’attaques au cas où une cyber-guerre "froide" se réchaufferait.

 On nous écoute (2/2) : L'histoire secrète de la NSA - INFRAROUGE

Plus d'infos sur : http://la-chronique-agora.com/cyber-guerre-international/
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War In Space - The Next Battlefield - CNN - YouTube

La cyber-guerre au niveau international | La Chronique Agora

Une ONG et une firme de sécurité informatique disent avoir pisté des pirates à l’origine d’une campagne mondiale d’espionnage informatique jusqu’au cœur de Beyrouth.

COMPTE RENDUDark Caracal, une vaste opération de cyberespionnage lancée depuis Beyrouth Pierre-Olivier Chaput

A lire aussi :

 Bouche trou'Fire and Fury'Vivre le temps des troubles

Le présent s’écrit au futur Running Man"2084" - La fin du monde"La ferme des animaux –...Globalia. JC RuffinLe cauchemar climatisé...Les mondes de Philip K DickIDIOCRACY

01/01/2018

“Syrie : le cri étouffé”

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À FORCE DE NOUS CHERCHER...
S'il continue dans ses délires autoritaires, c'est nous qui pourrions, un jour, lui faire goûter sa recette : par exemple, en l'obligant à chanter La révolte(2) en brandissant un drapeau noir...
... ou autre chose selon vos préférences !
"Libérons-nous de cette pourriture... donnons l'assaut au monde autoritaire !"

Georges moustaki- Sans la nommer
 

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Le Willem du jour

» Lire aussi - La Syrie accuse Israël d'avoir bombardé un site militaire près de Damas

Macron face au piège Assad en 2018 ( extrait de Jean-Pierre Filiu)

u américains auxquels il a imperturbablement survécu, malgré les tentatives des uns ou des autres pour le déstabiliser. Tel est le privilège des despotes face aux dirigeants démocratiquement élus. Les despotes peuvent à loisir massacrer, charcuter, éventrer, piller, énucléer, torturer, martyriser, et bien sûr violer. Un Assad ne bouge pas, il campe sur des positions inébranlables et il attend que la donne internationale lui soit plus favorable, tout en serinant la même antienne.

Celle du tyran de Damas a été rabâchée ad nauseam: il n’y aurait jamais eu de protestation populaire en Syrie, mais un complot « terroriste », animé de l’étranger, contre un régime légitime. Macron a offert à Assad, sans contrepartie à son « aggiornamento », la validation du coeur de la propagande de la dictature. Selon le président français, il n’y aurait pas à ce stade de « successeur légitime » à Assad et « la démocratie ne se fait pas depuis l’extérieur à l’insu des peuples ». Oubliés, les millions de Syriens qui ont tant souffert pour enraciner sur leur terre des institutions alternatives à « l‘Etat de barbarie » des Assad. En outre, comme toujours face à un système dictatorial, obsédé par sa seule survie, c’est le premier reniement qui compte. Et le régime Assad l’a empoché, en attendant les inévitables renoncements qui allaient le suivre.

UN RENIEMENT EN APPELLE TOUJOURS UN AUTRE

La stabilité, pas la démocratie, alors qu’une éventuelle « reconstruction » aux conditions d’Assad ne serait que la poursuite par d’autres moyens de la guerre inexpiable qu’il mène à son propre peuple. La plus récente évolution a été exprimée par le chef de l’Etat lors de son intervention télévisée du 17 décembre. Après avoir affirmé que « Bachar al-Assad sera là », il ajoutait que « nous ne pouvons pas dire: on ne veut pas parler avec lui ou ses représentants ». L’Elysée pensait peut-être que cette main tendue serait saisie à Damas. Tout au contraire: Assad a rétorqué dès le lendemain que « la France a été le fer de lance du terrorisme et ses mains sont couvertes du sang syrien depuis le premier jour », martelant que « celui qui soutient le terrorisme n’a pas le droit de parler de paix ». Macron a eu beau juger de tels propos « inacceptables », il avait bel et bien perdu la première manche de son bras de fer avec Assad.

L’URGENCE DE RETABLIR UN RAPPORT DE FORCES

Si l’Elysée s’est rallié au principe, en soi terriblement discutable, d’un dialogue avec le régime Assad, qu’il ouvre un tel dialogue en position de force morale plutôt qu’en demandeur humilié. Qu’il soit « intraitable » dans l’exigence d’un accès inconditionnel de l’aide humanitaire à la Ghouta. Que le retour de la France à Damas s’opère sur les bases du droit international plutôt que d’un « aggiornamento » bâclé. Etre « intraitable » ne signifie pas ne pas vouloir traiter, mais refuser de le faire à n’importe quel prix.

Une bien noble résolution pour 2018 en Syrie.

 

In Syria, hundreds of thousands of people are besieged in five different provinces. Our map shows you which areas are most affected. 2:30 PM - May 8, 2017 -  44 Replies -  1414 Retweets -  22 likes - Twitter Ads info and privacy

Mais si Jobar à l'été 2017 semble abandonné et abandonné, il y a toujours de la vie ici.

READ MORE: Jobar: 'Death is a central part of their daily lives'

 

 Le président français avait aussi affaibli sa main en refusant, à ce jour, d’entendre les très nombreux appels à un retrait de la Légion d’honneur accordée en 2001 à Assad. Même les révélations de viols systématiques de femmes syriennes par les séides du dictateur n’ont pas suffi à Macron pour traiter Assad avec la même sévérité que Weinstein. Comme si les victimes n’avaient pas le même poids aux yeux de l’Elysée quand elles sont vedettes d’Hollywood ou Syriennes anonymes.

A voir sur Télérama.fr, “Syrie : le cri étouffé”, un documentaire exceptionnel de Manon Loizeau Emmanuelle Skyvington

 

 

Face caméra, des Syriennes témoignent des viols et des déshonneurs subis dans les geôles de Bachar el-Assad. Un documentaire exceptionnel, que Télérama.fr vous propose de voir en avant-première, avant sa diffusion sur France 2 jeudi 7 décembre.
 


Extérieur nuit. Dans une voiture lancée à bonne allure, une jeune femme raconte comment des soldats de Bachar el-Assad l’ont violée. Avant de devenir la proie de ces « monstres » et de vivre l’anéantissement, cette Syrienne avait vécu une jeunesse heureuse, chérie par son père. Elle avait des rêves d’avenir plein la tête. Originaire de Hama, Mariam, 31 ans, affronte, elle, la caméra du regard, brisant avec courage le tabou du viol, inavouable publiquement pour la majorité des femmes en Syrie. Avant la révolution, elle menait avec sa famille « la meilleure des vies », jusqu’à ce qu’elle se retrouve enfermée dans le centre de la Sûreté d’Etat, et subisse l’enfer des tournantes. Battue chaque matin et agressée chaque soir. « Je hurlais, hurlais, hurlais… » Miraculeusement sorties vivantes de ces geôles du régime « jonchées de cadavres », mais comme mortes dans leur tête, ces femmes sont des rescapées. Elles ont pour la majorité vécu un second drame : le reniement par leurs familles, qui s’estiment déshonorées… Arrêtés chez elles, à leur travail, lors de manifestations, Mariam et les autres ont été arbitrairement détenues en Syrie. Des milliers de femmes le sont encore. Dès le début de la révolution, en 2011, un chantage d’une extrême cruauté est mis en place « pour briser l’homme syrien […]. Tout citoyen engagé dans la révolution a eu une des femmes de sa famille envoyée en détention. Le message est : “Soit tu te rends, soit on garde ta femme, ta fille, chez nous”. »

Exceptionnel par sa portée, ce film est le fruit d’un travail à six mains, avec Annick Cojean, grand reporter au Monde, et Souad Wheidi, chercheuse. Fragmentation des corps, effondrement des esprits : dès qu’il s’agit de traduire l’indicible, Manon Loizeau dissémine, entre les témoignages et les silences, des bribes de paysages, un mur en ruine, des oiseaux dans le ciel. Un portrait de femmes héroïques, plus encore que victimes.


 

 Syrie - Le cri etouffe - YouTube 

SYRIE, LE CRI ETOUFFE. - YouTube

L'équipe

L’INSTANT M : Manon Loizeau : le viol des femmes syriennes

 
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