Avertir le modérateur

16/09/2017

The State

n

Une étude sociologique menée directement auprès de djihadistes permet de mettre diverses théories à l’épreuve du terrain. #abonnés la publication de Le Monde

 
Au terme de cette étude, publiée le 7 août, peut-on en conclure qu’il existe des constantes dans la radicalisation d’un individu ? Oui, répondent les auteurs de l’enquête, à condition de raisonner en termes de processus plutôt que de seuls déterminants psychosociologiques, pour pouvoir « mettre en résonance les causes structurelles et les choix individuels qui vont construire un parcours militant de plus en plus violent ».

Pas de passé militant

Parmi les caractéristiques que l’on retrouve fréquemment, figure le fait que presque aucun de ces hommes n’a de passé militant et ne dit avoir été victime de discrimination en amont de son implication dans une entreprise terroriste.

« Tous arrivent tardivement à la religion, explique Romain Sèze. Ce sont des “born again” [venus à la foi à l’âge adulte] ou des convertis. Cet apprentissage tardif est individualisé, le plus souvent autodidacte dans un premier temps

LEMONDE.FR
 

Daech, paroles de déserteurs - Arte 15 mars 2016 - Video Dailymotion

sculé vers Raqqa .

 

 

Des transfuges de l’organisation État islamique témoignent. Un documentaire exceptionnel sur la vie quotidienne et les pratiques de Daech et sur les conditions de ce périlleux travail d’exfiltration... Des témoignages illustrés par des vidéos, souvent d'une grande violence, trouvées sur les téléphones portables de combattants de l'État islamique ou de déserteurs. En aidant les déserteurs à fuir et en recueillant leurs témoignages, les membres du réseau veulent dénoncer les mensonges de l’EI et son culte de la violence  
Les déserteurs de lÉtat Islamique 

 

ootball d’Homs, devenu chef rebelle, s’est radicalisé au fil des désillusions, un nombre important de rebelle modéré ne pourrait pas digéré "la lâcheté" de ceux qui ont signé et renforcé la rébellion djihadiste. Abdel Basset Sarout, décharné et les traits tirés, jurait à la caméra de la chaîne d’opposition syrienne Orient News :  Le jeune gardien de but, promis à une carrière internationale, a évolué avec la révolution. Son cheminement a été immortalisé dans le documentaire Homs, chronique d’une révolte, du réalisateur damascène Talal Derki, qui a filmé le jeune homme dès les débuts du soulèvement contre le régime, en 2011, jusqu’en avril 2013. Basculement progressif

A lire  A lire Homs, chronique d'une révolte

L’attirance de Sarout pour l’EI est symptomatique d’une « radicalisation d’une partie des révolutionnaires syriens, se sentant abandonnés à la fois par les démocraties occidentales, les monarchies du Golfe et les brigades rebelles modérées », analyse le chercheur Romain Caillet, dans un rapport sur la progression de l’EI dans la région d’Homs, publié en août par la fondation norvégienne Noref. De plus en plus de rebelles d’Homs, impressionnés par la richesse et la force de l’EI, se tournent vers cette organisation, qui a renforcé son implantation dans le centre de la Syrie après avoir conquis les provinces de Rakka et Deir ez-

Le replis depuis un an de Daesch ne vient pas des frappes a répétition, ou d'une / des coalitions anti daesch aux intérêts contradictoires, mais de la fermetures des frontières empêchant les nouvelles recrues d'arriver et de l'aliénation d'une partie de la population aux contrôle de ce mouvement autoritaire, répressif...

ARTE+7 | Daech, paroles de déserteurs : Daech, terrorisme, soldat, Syrie, Turquie , Géopolitique Daech, paroles de déserteurs 

 
Trailer | The State | New Drama | Coming Soon

 The State est une mini-série britannique créé par Peter Kosminsky et diffusée entre le 20 et 23 août 2017 sur Channel 4. En France et en Suisse elle est diffusée depuis le 4 septembre 2017 sur Canal +Wikipédia Plusieurs jeunes britanniques se rendent en Syrie pour rejoindre les rangs de Daesh.

 
Elle cherchait à percer les mystères de l'endoctrinement par Daech. La minisérie britannique The State, qui suit quatre jeunes Britanniques ayant rejoint l'organisation terroriste, n'est pas du goût de tous outre-Manche, et surtout pas des tabloïds britanniques.
 
À LIRE AUSSI Terrorisme. Djihadi John : une leçon de marketing
 
Un autre journaliste du Guardian juge que la minisérie est “bien documentée et fondée sur des histoires vraies” :
C'est ce qui a été le plus difficile pour M. Kosminsky : comment permettre aux spectateurs de s'identifier à ces personnages et même de trembler un peu pour eux, sans en faire l'apologie.”
 
Royaume-Uni. “The State”, la série sur Daech qui fait polémique

Pour Le telérama Une fiction très documentée relate l'histoire de Britanniques partis rejoindre l'Etat islamique en Syrie. Avec une volonté d'objectivité qui provoque le débat. Avec The State, Peter Kosminsky s'empare d'un sujet brûlant : celui des Britanniques qui abandonnent leur patrie au nom du djihad.
 

En 2007, il avait exploré une thématique approchante dansThe Britz (Les Graines de la colère), avec l'histoire d'une fratrie musulmane en Angleterre. « Le film évoquait le processus qui transforme les gens en terroristes », explique le réalisateur. Le sujet de la radicalisation a été largement abordé dans la presse et au cinéma, mais, à ma connaissance, aucune fiction n'a encore raconté ce qui se passe pour les volontaires étrangers une fois arrivés en Syrie. C'est cette confrontation entre le fantasme et la réalité que j'avais envie d'explorer. »

 
“Nous avons eu accès à une documentation foisonnante sur le Web, à des blogs, des posts Facebook.”
 

Censée se dérouler à Raqqa, dans le fief syrien de Daech — mais tournée en Espagne —, la série offre un aperçu très documenté de ce qui était resté jusque-là un angle mort de la fiction : la formation des combattants, le bourrage de crâne idéologique, mais aussi la vie quotidienne des femmes : « Parachuter des Anglaises ayant grandi dans un environnement libéral au cœur d'un système où elles sont considérées comme des citoyens de seconde zone, c'est l'aspect que je trouvais le plus intéressant. Shakira, la femme médecin désireuse de travailler à l'hôpital de Raqqa, incarne ce paradoxe : intellectuellement, elle accepte d'entrer dans une organisation où les femmes sont mises à l'écart, mais viscéralement, cela la révolte. »

“Cette jeune fille est issue d'un milieu équilibré et aimant.”
 
La série ne détaille ni le passé des protagonistes, ni les raisons de leur endoctrinement. Mais au fil des épisodes se dessinent des motivations diverses. Ainsi découvre-t-on le sentiment d'exclusion dont souffre Ziyaad, venu accompagner son copain Jalal en Syrie : « Lorsqu'il parle de son foyer, il dit qu'il ne retournera jamais dans ce taudis », explique Ryan McKen, qui l'incarne. Il n'a jamais trouvé sa place en Angleterre, s'y est senti harcelé en tant que musulman. » Tout l'inverse de Jalal, qui, selon l'acteur Sam Otto, « partait avec toutes les chances dans la vie ». Etudiant prometteur, Jalal a suivi les traces de son frère, mort au combat, tout en venant d'un milieu éclairé « qui ne prédisposait pas à l'extrémisme ».


C'est également le cas d'Ushna, jeune fille radicalisée en ligne. « Cette jeune fille est issue d'un milieu équilibré et aimant », explique son interprète, Shavani Cameron, qui, pour caractériser le personnage, s'est inspirée de l'histoire de trois adolescentes du quartier londonien de Bethnal Green parties pour la Syrie en 2016. « Ushna a des points communs avec elles : une scolarité sans problème, une famille solide. La grande question est donc : pourquoi est-elle partie ? Il me semble qu'elle voyait la vie au sein de l'Etat islamique comme une sorte de conte de fées. Le film montre à quel point elle est ignorante, à l'image des jeunes filles endoctrinées sur les réseaux sociaux qui écrivent des tweets très immatures, avec des cœurs partout... »


“Plus la connaissance du Coran est poussée, ancrée, moins les gens sont disposés à se radicaliser.”
 
Avec The State, le réalisateur qui, depuis vingt ans, empoigne des thématiques de société (la guerre en Bosnie dans Warriors, le conflit israélo-palestinien dans Le Serment) agit en défricheur, désireux de privilégier le débat. « Je savais que ce serait compliqué, s'amuse-t-il. C'est plus facile de faire un épisode de Game of thrones !
»
 
Ces encombrantes épouses de djihadistes étrangers emprisonnées en Irak Plus de 1300 femmes et enfants, dont six Français, sont actuellement détenus par les autorités irakiennes après la déroute de l'État islamique. Leur sort est source de négociations.
 
Enfants jihadistes : Comment l'État islamique prépare "la relève" ?

Ajouter cette vidéo à mon blog

ÉTAT ISLAMIQUE - L'EI vient de diffuser une vidéo de propagande mettant en scène un camp d'entraînement jihadiste pour enfants : "les lionceaux du califat" dans la région de Ninive en Irak. Quels sont les messages qui se cachent derrière cette vidéo ? Explications avec notre journaliste Wassim Nasr.
 
Les enfants de DAECH - DOCUMENTAIRE

n Depuis l'instauration du califat islamique en Irak et en Syrie, Daech mène une politique d'embrigadement des enfants, appelés à former une nouvelle génération de djihadistes. Même en dehors des terrains de guerre, Daech pousse des enfants au meurtre.
 
Les enfants de Daech Documentaire

(1) Citons par exemple Ashbal : les lionceaux du califat, de Thomas Dandois et François-Xavier Trégan, diffusé en juin 2017 sur Arte, et le reportage réalisé par Sofia Amara pour Envoyé spécial, en mai 2017.


Réalisé par Dorothée LépineSeamus Halley
Fiche programme

Cette Anglaise considérée comme une recruteuse de l'État islamique avait annoncé des attaques terroristes à Londres l'an dernier. Son fils de 12 ans pourrait avoir été tué avec elle. En 2013, Sally Jones quitte l'Angleterre - avec son fils - pour la Syrie afin de rejoindre l'Anglais Junaid Hussain, à la tête du «CyberCalifat». Il sera tué dans un raid de la coalition internationale en 2015, ce qui vaudra à Jones le surnom de «White widow», «veuve blanche». En Syrie, le couple est accusé d'avoir radicalisé de nombreux Britanniques afin de commanditer un attentat en Angleterre depuis la Syrie.

 n La djihadiste britannique Sally Jones serait morte dans un raid en Syrie

The State -1- (TV Mini-Series 2017)
 
 

n

Tueries de Toulouse et Montauban : « l'Oslo » de la France - Rue89  Les crimes de Toulouse, Montauban, et de nouveau Toulouse ce lundi matin, coïncidant avec la campagne électorale, risquent de générer emballements et récupérations de toutes sortes. Il y a suffisamment d'horreur dans ces drames pour tenter d'échapper à ces pièges qui sont tendus aux Français et à leurs représentants politiques. Le lien reste à établir avec certitude entre ces trois actes criminels, même si les enquêteurs le font prudemment ce lundi matin, sur la base des premiers éléments.
 
Un caractère « communautaire »
 
Il y a néanmoins un point commun à toutes les victimes de cette série noire de meurtres froids : elles ont toutes un caractère « communautaire ». Les tués sont d'origine maghrébine, ou antillais, musulmans ou juifs En direct - Fusillade devant un collège juif à Toulouse: Au moins 3 morts, 2 armes différentes utilisées

Le procureur a pris des réquisitions maximales, eux ont tenté de dissiper le souvenir omniprésent des attentats du 13 novembre: le tribunal correctionnel de Paris rend mercredi son jugement pour sept Strasbourgeois, poursuivis pour un séjour en Syrie entre décembre 2013 et avril 2014. Une "extrême dangerosité": c'est ce qu'a décelé le procureur Nicolas Le Bris dans les prévenus de la filière dite "de Strasbourg", dont Karim Mohamed-Aggad. Son frère Foued, qui était du voyage en Syrie, a été identifié comme l'un des kamikazes du Bataclan. 

Un reportage du Journal du Dimanche révèle aujourd'hui que l'administration pénitentiaire de Fleury-Mérogis (Essonne), où est incarcéré Salah Abdeslam depuis plus de deux mois et où il est censé être totalement isolé et surveillé 24 heures sur 24, s'est aperçue que ce dernier pouvait échanger, la nuit, avec d'autres détenus.

Réalisant l'incident, ses "voisins" ont aussitôt été transférés dans d'autres cellules

Une structure qui donne les moyens et les envie : La prison :C'est comme un grand dépotoire de la délinquance ou des jeunes désœuvrés pourront a la fois se constituer un carnet d'adresse professionnel. Un genre de Linkel du terrorisme , donc ils peuvent se mettre avec d'autre jeunes qui n'ont pas les mêmes compétences Un jeune spécialisé sur le traffic de stupéfiant pourra rencontrer un spécialisé dans le cars jakkong qui pourra lui permettre de lui fournir une voiture volée . Il y a une vraie mutualisation des compétences et en parallèle ces jeunes pourront rencontrer un futur employeurs " Terroriste). terroriste certes, mais employeur. Nous on pensait ! Mon dieu, protégez nous des terroristes, enfermez les en prison. Au final, on devrait dire l'inverse : Mon dieu, protégez nous des terroristes, faites les sortir de prisons. "

 Canada: condamné pour avoir tenté de rejoindre l'EI Ismaël Habib, 29 ans, était devenu en juin le premier adulte au Canada déclaré coupable à l'issue d'un procès pour un chef d'inculpation prévu par la loi antiterroriste votée sous le précédent gouvernement conservateur. "Son adhésion à l'idéologie de l'EI est totale", a noté le juge Serge Delisle avant de prononcer la sentence. "Il était prêt à tout faire pour l'Etat Islamique, même mourir". une motivation personnelle" de sa part pour aller en Syrie, celle "d'aller rejoindre sa femme et ses enfants". 

La loi antiterroriste canadienne adoptée par le précédent gouvernement conservateur permet de porter des accusations contre toute personne soupçonnée d'"une participation à une activité d'un groupe terroriste", selon le code pénal.

Cela vise également les cas où un individu "quitte ou tente de quitter le Canada".

Un combattant américain de Daech capturé L'association américaine de défense des libertés ACLU a appelé vendredi les autorités à dévoiler des renseignements sur l'arrestation d'un combattant américain de l'organisation Etat Islamique (EI), et a également exprimé son souhait de le voir jugé par des tribunaux civils.

Dans une lettre adressée au secrétaire américain à la Défense Jim Mattis, Anthony Romero, le directeur de l'ACLU, demande que cet Américain, qui semble être détenu en Irak, ne soit pas catégorisé comme un "combattant ennemi".

L'administration Bush avait créé ce statut après le 11-Septembre pour pouvoir emprisonner les suspects accusés de terrorisme et arrêtés à l'étranger, sans s'embarrasser des protections conférées par la loi américaine.

 Cette affaire permettra notamment d'observer la position de l'administration de Donald Trump sur les droits des détenus suspectés de terrorisme.

Bien qu'aucune politique n'ait été officiellement mise en place, l'administration a semblé être plutôt favorable à l'idée d'enfermer de nouveaux suspects dans la prison de Guantanamo, que Barack Obama voulait fermer, dans le cadre de sa lutte contre les groupes jihadistes.

Mais selon Anthony Romero, aucune base juridique ne justifie l'envoi de ce citoyen américain à Guantanamo, où étaient enfermés dans le passé les prisonniers non-américains capturés lors de la lutte des Etats-Unis contre les talibans et Al-Qaïda.

The State -2- , The State -3- , The State -4  (TV Mini-Series 2017)

  THE STATE (El Estado Islámico) Cap II FULLHD (NATGEO)

Flores Magon · 

 

02/09/2017

-Les guerres cachées contre Daech

n

 
 
 Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech Arte 2016 11 08 20 50
 

"Un documentaire passionnant qui met parfaitement en perspective les enjeux géopolitiques et religieux de la lutte contre Daech dans tout le Moyen-Orient. Un décryptage extrêmement utile pour comprendre les failles de la coalition, le double-jeu de certaines puissances comme la Turquie ou l'Arabie-Saoudite, et la question délicate mais cruciale de l'après Daech."
 
 
 
 
Le plus inquiétant, dans ce grand jeu de culbuto mondial, est, comme le soulignent les divers interlocuteurs de Fritel, que « bombarder sans avoir de programme politique sérieux derrière » est la porte ouverte au chaos. —
 
Après Daech, naissance d'un État terroriste, Jérôme Fritel a de nouveau enquêté sur les coulisses d’une guerre qui a balayé les frontières tracées depuis un siècle et d'ores et déjà changé le cours de l’histoire. De l’ancien gouverneur de Mossoul, qui dirige aujourd'hui une armée de 4 000 hommes financée et entraînée par les Turcs, au numéro 2 du Hezbollah libanais, bras armé de l’Iran en Syrie, en passant par le dernier ambassadeur américain à Damas, ce documentaire donne la parole aux acteurs de premier plan dans le conflit. Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".
 
Au fil de son enquête — des environs de Mossoul à Dubai, en passant par Istanbul, Beyrouth, Vienne et Washington —, Fritel décrypte les enjeux cachés de cette lutte contre l'internationale de la terreur. Montrant qu'elle fait écran à un autre affrontement des puissances réunies sous la même bannière, pour le contrôle des terres et des populations dans le territoire aujourd'hui détenu par Daech.
Si vaincre Daesch en Irak est difficile, elle est quasiment impossible en Syrie.  Depuis un siècle, les guerres se sont succédé sans répit dans cette région. D'où vient, alors, cette impression que les conflits en cours sont d'une autre nature ?
Depuis les révolutions arabes de 2011, l'histoire s'est accélérée au Proche-Orient. Pour le meilleur, a-t-on voulu croire au début. Pour le pire, par la suite. Depuis un siècle, les guerres se sont succédé sans répit dans cette région. D'où vient, alors, cette impression que les conflits en cours sont d'une autre nature ? Qu'ils vont décider de l'orientation politique des Etats, mais aussi de leurs frontières et de leur survie ? 
 
L'ingérence constante des grandes puissances se servant des mouvements locaux pour faire la guerre par procuration ainsi que l'ambition de mettre la main sur les ressources naturelles de la région et de s'implanter dans une région, carrefour entre l'Europe, le moyen Orient et l'Asie.
 
La bataille pour Mossoul va-t-elle sonner le glas de l’'Etat islamique ? Depuis 2 ans, le monde entier a déclaré la guerre à Daech. Pourtant l’'organisation de l’'Etat Islamique est toujours là. Ce documentaire nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’'Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux de cette "troisième guerre mondiale". OPINION: ISIL after Mosul - Insurgency and rivalry, Bilan de la guerre "contre le terrorisme"
 
"The battle for Mosul may be in its final stages, but so long as there is a market for extremist groups to offer protection and livelihoods to vulnerable populations, the shape-shifting war goes on"
 
« Mossoul tombera, la question c’est en combien de temps et avec combien de pertes »

’EI s’était emparé de Mossoul en juin 2014 à la faveur d’une offensive éclair qui lui avait permis d’occuper de vastes territoires au nord et à l’ouest de Bagdad dont il a, depuis, perdu l’essentiel..Cliquez ici pour agrandir l'infographie  Décryptage de cette nouvelle offensive avec Hélène Sallon, du service International du Monde..Hélène Sallon (Mossoul (Irak), envoyée spéciale)  Toutes les forces de sécurité – forces antiterroristes, armée et police fédérale – ont été mobilisées. There are more than 5,100 US forces in Iraq, and up to about 500 in Syria.  contre 2000 combattants de Daesch  Source: News agencies - la bataille de Mossoul, et après? 

L’Etat islamique  a t'il fait exploser la mosquée Al-Nouri, emblème historique de MossoulGuerre de communiqués Lire aussi :   Les forces irakiennes ont lancé l’assaut sur la vieille ville de Mossoul

 
 
 

Le 23 juin

« Un membre de Daech a 75 % de chances de passer entre les mailles du filet, parmi le flot de réfugiés, soit parce que les listes antiterroristes ne sont pas à jour, soit parce qu’ils étaient adolescents quand ils ont rejoint Daech », dit, sans illusion, le colonel Arkan Fadhel, des forces antiterroristes.

 
L’émergence de l’EI est due à la marginalisation des sunnites d’Irak depuis 2003. Si, une fois reprise, Mossoul n’est pas confiée, d’une manière ou d’une autre, à une administration à dominante arabe sunnite, le terreau sur lequel a fleuri le djihadisme sera inchangé : l’EI aura été démantelé, mais le radicalisme islamiste renaîtra sous une autre appellation, au prétexte de la défense des sunnites. Entre les différentes forces qui progressent vers la « capitale » de l’EI en Irak, il y a un plan de bataille commun, mais, hélas, pas d’accord politique pour le jour d’après la victoire militaire. Cent ans après les accords Sykes-Picot qui ont tracé ses frontières, la région est en proie au chaos. Un « grand jeu » dont l’Iran est le gagnant.Analyse. La conquête des quartiers rebelles de la ville par les troupes de Bachar Al-Assad ébranle le système des Nations unies, paralysé comme aux pires moments de la guerre froide par les vetos russe et chinois.
 
Alep, Mossoul. Deux batailles distinctes, avec des coalitions différentes, voire antagonistes, dans deux pays ­séparés. Et pourtant nul ne peut s’empêcher de dresser des parallèles, de chercher des similitudes ( cf Proche-Orient : le grand bouleversement) La Syrie et l’Irak sont les deux pays qui englobent les mosaïques communautaires les plus complexes (à l’exception du Liban) de cette région. Tous deux ont été dirigés par des juntes baasistes et confessionnelles. L’une, sunnite, de Saddam Hussein en Irak (jusqu’en 2003), et l’autre, alaouite, des ­Assad, qui s’accroche encore au pouvoir en Syrie, ont volé en éclats.

 

 Inside Story - Is ISIL embracing a new approach?

 

 

COMPTE RENDU L’Etat islamique accroît sa pression sur l’armée syrienne à Deir ez-Zor 14 Benjamin Barthe (Gaziantep, envoyé spécial) COMPTE RENDUL’EI lance une offensive majeure à Deir ez-Zor en Syrie 9 Madjid ZerroukyEn difficulté en Irak, l'Etat islamique progresse en Syrie - Le Monde

Source: News agencies

 

Le référendum, loin de faire avancer la cause kurde, s’avère n’être qu’une manoeuvre politicienne du président Barzani pour consolider un pouvoir sans partage. D’un séjour au Kurdistan d’Irak en avril dernier,il avais retiré la conviction, exprimée sur ce blog, d’une « question kurde dans l’impasse« . où il est en affrontement direct avec le PKK . Les Chrétiens des plaines de Ninive . Téhéran, tout aussi résolument engagé qu’Ankara contre le principe même du référendum kurde, pourrait encourager des milices kurdes à s’opposer au pouvoir de Barzani.

 ÉDITORIAL • De la guerre froide au Grand Jeu

 Veto russe et chinois sur la Syrie, menace israélienne de frappes en Iran, tergiversations occidentales, succession périlleuse en Corée du Nord...
 
  Proche-Orient : le grand bouleversement  Has the rule of engagement changed in Iraq? - Inside Story .Source: Al Jazeera News
 
 
 
 
 Bras de fer entre les Etats-Unis, Bachar el Assad et l’Iran dans le désert syrien

Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po (Paris). , les incidents se multiplient autour de la bourgade syrienne d’Al-Tanf, contrôlée par les Etats-Unis à la jonction des trois frontières entre la Syrie, la Jordanie et l’Irak.

A lire ISIS The rise and fall of ISIL explained

Si la population ne faisait pas suffisamment les frais de la guerre contre Daesch, ISIL continue d'imprimer son empreinte sur la région. cette fois si, cela est lié aux incendies intentionnels de Daesch ' (massive oil fires ) pour que dans leurs fuite, ils puissent freiner l'avancer des forces de la coalitions, des milices chiites et de l'armée Syrien. Bref, pratiqué la terre brûle. ... Cela a de grave répercutions / retombée environnementale et sanitaire  à  Qayyara. source of incomeIN PICTURES: ISIL's blazing trail of destruction in Qayyara 

Escalade sérieuse

Ce carrefour stratégique, à mi-chemin entre Damas et Bagdad, se trouve au croisement des frontières irakienne, syrienne et jordanienne. 

Des torchères de gaz à Kirkouk, en Irak, le 18 octobre 2018.

Lire aussi :   La discrète bataille pour la frontière irako-syrienne

Toutefois, l’objectif du régime ne semble pas être Rakka, mais plutôt d’empêcher les forces soutenues par les Occidentaux de s’emparer de la province de Deir ez-Zor, riche en pétrole. L’armée syrienne a chassé l’EI de plusieurs zones dans la Badiya, le grand désert syrien oriental, et a atteint, le 9 juin, la frontière irakienne, où des rebelles soutenus par Washington ont établi une base au niveau du poste-frontière d’Al-Tanf.

 Le contrôle des puits pétroliers et le rapport de force entre Moscou et Washington sont en toile de fond de la reconquête de la dernière province aux mains de l’EI en Syrie. La chute des possessions de l’EI dans cette région marquerait l’écrasement définitif du « califat » en Syrie

COMPTE RENDUA Deir ez-Zor, le face-à-face ambigu entre forces kurdes et prorégime syrien Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)

Les milices chiites et les pechmergas se disputent aussi le pays yazidi n

 Le 3 août 2014, au Sinjar, les djihadistes de l'État islamique ont perpétré une tentative de génocide. Libérée en novembre 2015, la ville est toujours en reconstruction. Mais malgré l'insouciance apparente, tous les chefs militaires de la région s'accordent à penser que Sinjar est avant tout une zone disputée.

«Nous contrôlerons l'ensemble de la montagne dans les six mois à venir», lance Khal Ali, commandant du bataillon Lalish, milice yazidie affiliée à l'organisation paramilitaire chiite soutenue par l'Iran. Il poursuit avec une autorité naturelle: «Sinjar, ce n'est pas la Syrie, ce n'est pas le Kurdistan, c'est l'Irak.»

 

Riche en pétrole et auréolée d’un passé illustre, la grande cité du nord de l’Irak reste un objet de convoitises. Les multiples communautés qui y vivent ont été tour à tour victimes et bourreaux des forces qui cherchent à s’en emparer. 

Près de quatre-vingt-dix ans après leur découverte, les ressources pétrolières de Kirkouk sont toujours au cœur des tensions politiques autour de la ville. L’enjeu est de taille, le volume de brut récupérable des champs pétroliers géants de Kirkouk étant estimé à 40 % de l’ensemble des réserves de brut de l’Irak, deuxième pays producteur, derrière l’Arabie saoudite, de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

RÉCITIrak : Kirkouk, la guerre d’après par  Allan Kaval (Kirkouk (Irak), envoyé spécial

 Ces richesses considérables et convoitées se trouvent cependant dans une zone grise, disputée depuis 2003 et la chute de Saddam Hussein entre le gouvernement de Bagdad et les factions kurdes qui jouissent d’une large autonomie dans le nord du pays. Cette zone est aujourd’hui plus troublée encore par la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI).

 Les revenus des champs de pétrole de Kirkouk sont répartis à égalité entre l’Etat irakien et le gouvernement de la région autonome kurde (GRK).

RÉCIT Irak : le pétrole, manne considérable et convoitée Allan Kaval (Kirkouk, Irak, envoyé spécial)

Le gouvernement du Kurdistan irakien (KRG) a affirmé aujourd'hui que les forces irakiennes s'apprêtaient à reprendre militairement les champs de pétrole de la région de Kirkouk, que se disputent Bagdad et Erbil. Le premier ministre irakien Haider al-Abadi avait démenti hier des préparatifs en vue d'une attaque contre des positions kurdes, information qui avait poussé les forces kurdes à couper préventivement des routes.

Un an jour pour jour après le déclenchement de la bataille pour la libération de Mossoul et de Ninive, les deux alliés de la guerre contre l'État islamique s'entre-déchirent. La fragile alliance, sorte de mariage entre la carpe et le lapin encadré par les puissances occidentales, a volé en éclats peu après la perte par Daech de Hawija, la dernière poche de résistance des djihadistes dans la région. Les hostilités entre les forces irakiennes et les pechmergas kurdes ont débuté lundi au lendemain de la fin de l'ultimatum lancé par Bagdad, après la tenue le 25 septembre du référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien.

 

 

SOURCE: AL JAZEERA AND NEWS AGENCIES

ISIL capitalises on Peshmerga retreat in northern Iraq : Le groupe Etat islamique en Irak et au Levant  (ISIL, also known as ISIS) a saisi deux villages a l'est de Kirkuk profitant du retrait des combattants Peshmerga de la zone

Alors que l’armée irakienne a délogé les Kurdes de Kirkouk, ville disputée entre le gouvernement régional kurde et l’autorité de Bagdad, Washington fait profil bas pour plaire à l’Irak et à la Turquie, déplore la presse d’Erbil

.À LIRE AUSSI Kurdistan irakien. Référendum : les “zones” disputées au cœur du conflit arabo-kurde

Cette thématique sera au cœur du conflit arabo-kurde non seulement en Irak mais également dans les autres pays de la région où vivent des Kurdes depuis le partage de leur territoire qu’ils convoitent / ils se convoitent chiites et sunnites.

A lire aussi Les Kurdes accusent Bagdad de vouloir reprendre le pétrole de KirkoukMIDDLE EAST Kurds on high alert as Iraqi forces mass near Kirkuk

L’armée irakienne a repris en quarante-huit heures presque toutes les zones gagnées par les combattants kurdes, dont la région pétrolière prise en 2014.

Poursuite de la restauration de l’autorité du pouvoir fédéral

De son côté, le chef du service de presse du premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, commandant en chef des forces armées, a confirmé l’opération dans la ville d’Altun Kupri. « Nous allons poursuivre la restauration de l’autorité du pouvoir fédéral » dans les zones encore tenues par les peshmergas, à travers le pays, a-t-il exposé.

A Altun Kupri, les peshmergas ont provoqué des explosions qui ont endommagé un pont enjambant le fleuve Zab et reliant la ville de Kirkouk à celle d’Erbil, a déclaré un responsable de la sécurité. La zone rurale et agricole d’Altun Kupri, « le pont doré » en turc, est habitée par des populations kurdes et turkmènes et s’étend sur 520 kilomètres carrés.

ISIL

 Depuis dimanche, les troupes fédérales irakiennes et des unités paramilitaires alliées ont évincé les forces kurdes de la riche province pétrolière. L’opération vise à rétablir l’autorité après le référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien.Irak : le dernier secteur aux mains des peshmergas repris dans la province de Kirkouk n

 COMPTE RENDU Kirkouk : le Conseil de sécurité de l’ONU appelle à la désescalade - Kirkouk: combats entre forces irakiennes et kurdesCOMPTE RENDU

 

Kurdistan irakien : « Les conditions pour une guerre civile sont réunies »

Adel Bakawan, sociologue franco-irakien, analyse la crise qui oppose l’Irak à sa région autonome, après la large victoire du oui lors du référendum interdit sur l’indépendance. Propos recueillis par Romain Geoffroy

Les conditions pour une guerre civile sont réunies. Il y a clairement un risque. Il suffit d’un événement tout banal, un meurtre ou une explosion entre deux brigades de l’armée irakienne ou des peshmergas [les combattants kurdes] et ça peut dégénérer.

Tout va dans le sens d’une guerre civile entre deux peuples, et non pas entre deux gouvernements. Le problème étant qu’une guerre entre deux peuples est beaucoup plus dangereuse qu’entre deux gouvernements, car beaucoup plus difficile à résoudre.

 Les forces irakiennes se sont emparées le 16 octobre de la ville de Kirkouk, jusqu’ici tenue par les Kurdes. Une opération surprise menée pratiquement sans combat.  La rivalité – alimentée par les Iraniens – entre le PDK et l’UPK, et les divisions au sein de l’UPK semblent avoir été des éléments décisifs dans la conquête éclair de Bagdad, alors que les peshmergas se disaient “prêts à mourir” pour défendre la ville quelques heures plus tôt.Les deux protagonistes sont armés, financés, et même entraînés par les Américains, Washington a décidé de ne pas prendre parti dans le conflit. 

 
Si les Iraniens ont contribué à allumer la mèche, les divisions interirakiennes suffisent en elles-mêmes à faire éclater de nouveaux conflits post-État islamique, alors même que l’EI n’est pas encore complètement éliminé en Irak. La coopération entre les différentes composantes – armée, milices chiites, peshmergas, tribus sunnites – au sein d’une vaste coalition visant à défaire l’EI pouvait difficilement survivre face aux intérêts divergents, sinon contraires, de ces différents protagonistes. Autrement dit, si Kirkouk est la première (non-) bataille de l’après EIen Irak, il serait bien optimiste de considérer que cela puisse également être la dernière.
 

Les guerres cachées contre DaechLe bourbier: l'impossible coalition contre Daech 2016 FRENCH HD

-
 
 

n Iran: la fin de la sanctuarisation du pays Par Georges Malbrunot DÉCRYPTAGE - Daech a revendiqué les attaques coordonnées qui ont ensanglanté Téhéran. L'Iran n'est plus à l'abri d'attentats commis par son ennemi juré.«Conquérir l'Iran et le rendre à la nation musulmane sunnite» comme le confie au Figaro, le patron du Conseil national de sécurité, le général Ali Shamkhani - ont à leur disposition de nombreux relais

OMPTE RENDULa discrète bataille pour la frontière irako-syrienne Hélène Sallon, n FOCUS « Pourquoi l’intervention militaire russe en Syrie est un succès » 63 s.La stratégie du « piéton imprudent » des Russes  10/02/2017,

  « Les Kurdes pris au piège du référendum », par Jean-Pierre Filiu POST DE BLOG , TURQUIE : CHRONIQUE D'UNE RÉVOLTE - l'indigné révolté Merci à P24, pour votre super travail. Rojava : Un processus démocratique en cours n REPORTAGE En Iran, les menaces régionales consolident le pouvoir  Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance) « révolte de grande ampleur » Par Enkolo dans Accueil le 23 Décembre 2016

 

Source: Al Jazeera and news agencies , How bad is the humanitarian crisis in Mosul? – Inside Story n la bataille de Mossoul, et après?Créé le jeudi 27 octobre 2016, Al Jazeera English HD Live Stream.FRANCE 24 Live – International Breaking News & Top stories - 24/7 stream

 Vision trop courte pour l’antiterrorisme : A lire : Vision trop courte pour l’antiterrorismeAux origines du chaos proche-oriental , COMPTE RENDU Proche-Orient : le grand bouleversement 43Christophe Ayad,  L'ART DE LA GUERRE IMBÉCILESyrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad

Géopolitique Les guerres cachées contre DaechLes guerres cachées contre Daech » Lire aussi - La Turquie et la Russie s'accordent sur un cessez-le-feu en Syrie , Les guerres cachées contre Daech , ARTE+7 | Les guerres cachées contre Daech n Bachar el-Assad reçoit le chef de l'armée iranienne Les guerres cachées contre Daech 

  

09/07/2017

Is it over for ISIL?

n

As ISIL's 'caliphate' crumbles, its ideology remains Analysts say the end of the self-proclaimed caliphate's territorial rule 'does not mean the end of ISIL'.

The battle against ISIL is currently centred in the group's last urban stronghold, Mosul [File: Reuters]

 

 

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien,  . Le serpent qui se mort la queue : Alep, chronique d’une révolution impossible Et le régime joue à merveille de ses réticences. Il coopte, infiltre, distribue de l’argent, agite l’épouvantail du sectarisme, menace et surtout terrorise. Les meneurs les plus politisés disparaissent un par un LE MONDE |

ISIL is bitterly hostile to the Arab Gulf governments, which suspect it of trying to stoke a Sunni-Shia sectarian confrontation to destabilise and ultimately topple their governments.

Trois ans après l'offensive-éclair qui avait permis aux djihadistes de s'emparer d'un tiers de l'Irak et de près de la moitié de la Syrie, leur territoire se réduit comme peau de chagrin.

Outre Hawija, les djihadistes contrôlent encore trois localités dans la province d'Al-Anbar, dans l'ouest du pays: Anna, Rawa et surtout Al-Qaïm, tout près de la frontière syrienne.

Un officier supérieur irakien dans la région a indiqué à l'AFP que les forces irakiennes s'étaient emparés hier de la ville d'Anna et poursuivaient leur offensive.

n L’Etat islamique acculé à Rakka et Mossoul titrait le Monde, Le crépuscule de l' Etat islamique (EI) a à Mossoul mettait en avant de son coté le Figaro.  L’émergence de l’EI, sous l’égide de son « calife » autoproclamé, Abou Bakr Al-Baghdadi, a marqué un tournant dans l’histoire du djihadisme. Le groupe a voulu contrôler un territoire et établir un Etat, le gérer, et accaparer les richesses qui en découlaient. Ce processus, qui a duré trois ans, s’achève à Mossoul au milieu des cendres et des ruines.

  Is Trump committing war crimes in Iraq and Syria? by Hamid Dabashi Source: Al Jazeera and news agencies 

Le 10 juillet 2017, un soldat des forces irakiennes célèbre l’annonce de la reprise de Mossoul par le gouvernement.  PHOTO FADEL SENNA/AFP

Dimanche 9 juillet, le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, s’est rendu à Mossoul pour annoncer que la ville était “libérée” du joug de l’État islamique. Mais cela ne signifie pas la fin de l’organisation terroriste, avertit cet éditorialiste libanais.

» Le crépuscule de l'État islamique à Mossoul

r
 
Daech recule. L’armée irakienne a repris la semaine dernière le site en ruine de la mosquée Al Nouri à Mossoul, où avait été proclamé le califat a échoué, estiment les experts. / AFP PHOTO / FADEL SENNA - FADEL SENNA/AFPSelon Les Echos - Sponsorisé ·" L’EI a vu ses revenus divisés par 5 en quelques mois et est en passe de perdre ses capitales syrienne et irakienne" dans le post intitulé " Pour quoi l’Etat islamique au bord de l’effondrement militaire et financier "En savoir plus LESECHOS.FR

 

Watch Inside Story: Is the threat from ISIL over?

n

 

A map showing damaged and destroyed areas of Raqqa released by the REACH initiative on July 11 [REACH 2017)

 n Malgré la présence en leur sein d’un noyau dur de combattants aguerris par plus de trois années de lutte contre les djihadistes, et en dépit du degré d’organisation de l’ensemble de leur appareil militaire, les FDS n’auraient pas été en mesure de faire reculer l’EI des centres urbains du nord syrien sans le soutien constant des frappes aériennes de la coalition. A l’été 2016, la ville de Manbij, proche de la frontière avec la Turquie, a également été reprise aux djihadistes au prix d’un lourd bilan pour les populations civiles

Le Premier ministre irakien, Haïder Al-Abadi, a beau célébrer la “victoire” contre l’État islamique et la “libération” de la ville, la réalité apparaît nettement plus nuancée. Mossoul est en grande partie détruite. Sa population a vécu de multiples traumatismes : trois ans d’occupation djihadiste, puis les bombardements de la coalition internationale, le déplacement de presque 1 million de civils dans des conditions souvent déplorables, sans oublier les exactions commises à leur encontre par les forces loyalistes et miliciennes.

 Baghdadi est vivant selon un chef du renseignement kurde

Le chef des services de lutte antiterroriste du Kurdistan irakien est pratiquement sûr qu'Abou Bakr al Baghdadi, "calife" autoproclamé de l'Etat islamique, est encore en vie et qu'il se trouve au sud de Rakka, en Syrie.

» Lire aussi - Selon l'OSDH, le chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, serait mort

Le mouvement djihadiste, qui vient de perdre Mossoul, dans le nord de l'Irak, après trois ans d'occupation et tente de résister à Rakka, est selon lui en train de changer de stratégie pour se muer en une sorte d'"Al Qaïda sous stéroïdes". Son éradication prendra encore trois ou quatre ans, a-t-il prédit.

 

MIDDLE EAST Turkish and Kurdish forces clash in northern Syria, tensions rise Mounting tensions between Kurdish and Turkish troops in northern Syria have threatened to open a new front in the country’s complex war.

La guerre contre l’EI continue 

En Iran, ces jeunes qui rêvent de faire la guerre en Syrie Des militants liés aux organes de sécurité et de propagande tentent de s’enrôler, mais les places sont convoitées. Louis Imbert (Téhéran, envoyé spécial)  Demande immense » « La guerre en Syrie accélère une division entre les civils et les proches des forces de sécurité : les Gardiens, les bassidjis, les policiers, qui sont de plus en plus idéologisés, relève Said Golkar
Editorial. Malgré la reprise de Mossoul par les forces armées irakiennes, l’organisation Etat islamique reste en mesure de déstabiliser les pays de la région.LE MONDE |

Mais la perte de cet ancrage territorial ne signifie pas la disparition du groupe djihadiste, qui contrôle toujours une vaste bande territoriale le long de la vallée de l’Euphrate, à cheval entre l’Irak et la Syrie, et qui, en muant d’une forme de proto-Etat à une guérilla ou à un réseau terroriste, reste en mesure de déstabiliser les pays de la région et au-delà. La dispersion de plusieurs dizaines, voire de centaines de ses combattants étrangers, jusqu’ici occupés quasi exclusivement à la défense de son territoire, pose plus que jamais la question de leur retour dans leurs pays d’origine et le danger qu’ils y font peser.

UE - Dans tout le monde développé, l'État islamique se restructure sous la forme d'un réseau social cherchant à radicaliser et enrégimenter la jeunesse.

 

L’Etat islamique restera en embuscade

Analyse. Pour le journaliste du « Monde » Madjid Zerrouky, il fait peu de doute que l’EI poursuivra ses efforts visant à saper les fondements d’Etats défaillants, et à approfondir les crises et fractures sociales dans les pays musulmans.« Dawlati baqiya » (« Mon Etat restera »).

A défaut de disparaître, c’est le « califat » qui, aujourd’hui, s’effondre. La reprise de Mossoul acte l’impasse d’une entreprise djihadiste inédite, la tentative d’administrer de vastes territoires. Cette tentative était vouée à l’échec, l’EI s’est bâti sur une dualité intenable : construire un Etat tout en menant une guerre totale au reste du monde. Mais au cours de ses trois dernières années d’existence, le califat d’Al-Baghdadi a paradoxalement assumé cette dualité, en anticipant et préparant sa défaite.

1 500 attaques dans 16 villes d’Irak et de Syrie

 Syrie: 58 combattants du régime tués par l'EI  dans des attaques surprise du groupe Etat islamique contre des barrages dans une zone désertique, rapporte aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L’enregistrement a été identifié par SITE Intel Group, spécialisé dans la surveillance des sites Internet islamistes

IS Leader Abu Bakr al-Baghdadi Rallies Fighters in Audio, Calls to Attack Media Centers and HQs of "Ideological War" http://tinyurl.com/y93olaft  

» Lire aussi - Diminué en hommes, Daech reste menaçant  , Irak: assaut lancé pour prendre Hawija à l'EI

Ces attaques ont été menées le jour de la diffusion par l'EI d'un enregistrement audio attribué à son chef, EI) Abou Bakr al-Baghdadi, dans lequel il a appelé ses combattants, en déroute aussi en Irak, à "résister" et à multiplier les attaques contre leurs ennemis. Abou Bakr al-Baghdadi avait appelé hier les combattants de l'EI à "faire preuve de patience et résister face aux infidèles", en référence aux nombreux pays qui le combattent en Irak et en Syrie.

En Irak, la métamorphose de Daech

 - Privé de territoire, l'État islamique se lance dans une campagne d'attentats. Un retour aux années de sang de Zarqaoui.

«Nous entrons dans une nouvelle phase où Daech va se venger de ses pertes en intensifiant ses attaques kamikazes, ses assassinats ciblés et ses enlèvements»

Hisham al-Hashimi, spécialiste de la mouvance terroriste à Bagdad

A lire aussi ISIL posts 'Baghdadi audio' issuing 'resistance' call

«La stratégie que le groupe adopte désormais est celle de l’émirat des talibans après leur défaite en 2001», ajoute-t-il : «passer d’une organisation contrôlant un territoire à un groupe capable d’organiser d’importantes opérations terroristes. Il a pour cela sa grande expertise militaire et sécuritaire et ses importantes capacités financières».

- Pas facile à débusquer

Al-Bagdhadi et les chefs de l’EI «tentent de survivre pour préparer leur retour», confie-t-il à l’AFP. «Ils suivent leur manuel des années 2009-2012 en Irak, au cours desquelles l’organisation qui les avait précédés, l’État islamique en Irak, avait été défaite sur le plan tactique par l’alliance de tribus sunnites et de l’armée américaine mais était parvenue à survivre stratégiquement», jusqu’à se transformer en EI après un changement de chefs et de nom.

Ces confins désertiques ( la vallée de l’Euphrate près des frontières syrienne, irakienne et jordanienne, ) traversés par le grand fleuve, peuplés de tribus sunnites rétives aux pouvoirs centraux, sont son dernier bastion et son dernier espoir de reconstituer, dans la clandestinité, un mouvement de guérilla pour les années à venir.

«La stratégie que le groupe adopte désormais est celle de l’émirat des talibans après leur défaite en 2001», ajoute-t-il : «passer d’une organisation contrôlant un territoire à un groupe capable d’organiser d’importantes opérations terroristes. Il a pour cela sa grande expertise militaire et sécuritaire et ses importantes capacités financières».

La région dans laquelle il se cache est peuplée de tribus sunnites souvent converties de longue date au salafisme, sous l’influence d’imams wahhabites formés en Arabie Saoudite, qui ont accueilli les combattants de l’EI en libérateurs, face à des pouvoirs, à Damas ou à Bagdad, considérés comme hostiles.

Rompu à la clandestinité, méfiant à l’extrême, entouré d’hommes de confiance issus de son clan ou qu’il connait de longue date, «le fantôme» ne sera pas facile à débusquer. La contrebande entre des frontières que rien ne matérialise dans le désert y est une tradition millénaire, comme une féroce résistance à l’autorité de quiconque en dehors des chefs tribaux. C’est dans cette région, juste après l’invasion américaine de 2003, qu’Al Qaïda en Irak avait installé ses principaux camps et centres d’entraînement.

Sentiment d’humiliation

L’EI militairement aux abois, il reste à le défaire idéologiquement. Une bataille qui ne peut être menée sans une réelle reconstruction de ces pays et une participation politique de populations marginalisées depuis des années par les pouvoirs en place. En Irak, la montée en puissance de l’EI, né sur les cendres d’Al-Qaida, qu’on avait déclaré défaite dans les années 2000, est le fruit de la marginalisation des populations sunnites ; des populations étouffées et réprimées par un gouvernement central, revanchard, dominé par la majorité chiite.

En Syrie, l’implosion du pays et la guerre totale menée par Bachar Al-Assad et ses alliés contre les régions insurgées avait là aussi ouvert un boulevard aux radicaux, EI en tête, après deux ans de révolte populaire. La présence massive de forces iraniennes et de milices chiites soutenues par Téhéran dans ces deux pays alimente un clivage chiites-sunnites et ne peut qu’attiser un sentiment d’humiliation dans ces régions.

Lire aussi :   A Mossoul, les luttes de pouvoir et d’influence ont commencé

Si le terrain sur lequel a prospéré l’EI reste inchangé, le terreau sur lequel prospère le radicalisme islamiste au prétexte de la défense des sunnites laisse planer le risque, à terme, d’une « renaissance » djihadiste dans des régions plus « pacifiées » que libérées. Contre le djihadisme, la solution ne peut venir d’un régime qui se voudrait centralisé et dominateur. L’Etat irakien doit désormais assurer aux populations arabes sunnites une pleine citoyenneté.
the Middle East are the real obstacles facing the region.  

"

 


Frédéric Pichon est géopolitologue, spécialiste du Moyen-Orient. Auteur d'une thèse de doctorat sur la Syrie, il est l'auteur deSyrie, une guerre pour rien (éd. du Cerf, 2017)


FIGAROVOX.- Mossoul, la «capitale» de l'État islamique, a été reprise à l'EI par les forces irakiennes soutenues par la coalition internationale. En Syrie, Raqqa est en passe d'être reprise par les Kurdes. Est-ce la fin de l'État islamique?

Frédéric PICHON.- L'année 2017 sera celle de la fin de l'État Islamique. Né en Irak, il mourra en Irak... et renaîtra en Irak. Mais tandis que les efforts militaires se concentrent sur son cœur mésopotamien, la recomposition de la région qui est en cours annonce des années de soubresauts violents.

Une chose est sûre: la question syrienne, le nationalisme kurde, le bourbier irakien et l'influence de l'Iran sont là pour des décennies. On se souvient que Mossoul fut prise en moins de quatre jours durant le mois de juin 2014 par une organisation qui disposait de nombreux soutiens au sein même de la ville. L'armée irakienne, peu aguerrie et surtout prisonnière des choix politiques désastreux du gouvernement al Maliki, apparaît comme une armée d'occupation face à des sunnites, qui depuis 2003, furent non seulement les grands perdants des décisions américaines mais aussi les victimes du sectarisme des nouveaux dirigeants irakiens, désireux de se venger de près de soixante-dix ans d'humiliations et de massacres à l'encontre de la majorité chiite.

Même les forces sunnites-baptisées Sahwa- au nombre de 90000 combattants, qui avaient été associées dès 2006 par les Américains à la lutte contre les djihadistes, furent neutralisées par le gouvernement central chiite qui n'a jamais eu confiance en leur loyauté. Il faut bien comprendre que les tribus sunnites ont gravité durant toutes ces années par opportunisme entre Al Qaida, l'État Islamique et le gouvernement central au gré de leurs intérêts à court terme, en particulier financiers.

À Mossoul, l'État Islamique n'a pas eu besoin d'instaurer une dictature obscurantiste comme on se plaît par sensationnalisme à l'imaginer depuis l'Occident, à grand renfort d'informations spectaculaires. Certes, les exécutions publiques furent légion, la police de la charia existait bien, mais le véritable ordre était assuré par la notabilité préexistante des clans sunnites, à condition de se conformer a minima aux règles austères de Daech. Je ne dis pas que les populations y trouvaient entièrement leur compte mais au moins la relative probité de ceux qui étaient chargés de faire régner cet ordre tranche furieusement avec la situation précédente de corruption généralisée.

Bien entendu, pour cela, encore faut-il être sunnite: l'exode forcé des chrétiens de Mossoul et des autres minorités fut la résultante tragique de cette prise de contrôle de Mossoul. On peut ainsi invoquer l'injustice faite aux «sunnites» dans leur globalité, en expliquant que l'État Islamique est venu leur redonner leur dignité. Mais ce discours simplifie à outrance les alternatives dont disposerait la minorité sunnite d'Irak. Certes la volatilité de la loyauté des clans sunnites, leur situation qu'il faut considérer à l'aune de la longue histoire, où ils se comportèrent souvent en bourreaux à l'égard de leurs maîtres d'aujourd'hui, ne méritent pas la marginalisation dont ils font l'objet. Mais ces facteurs ne peuvent être négligés à l'heure où la compassion victimaire les fait passer de façon binaire comme des opprimés.

Ce qui est sûr c'est que les retours de balanciers tragiques sont le fruit de l'histoire et de la complexité d'une région où les États n'ont toujours été considérés que comme des structures oppressives, la longue expérience ottomane ayant laissé des traces. Mais imaginer reconstruire un État irakien sur des bases légitimes et représentatives relève de la gageure. Ce qu'il faut à l'Irak, c'est peut-être déjà un État tout court, qui assure ses missions régaliennes a minima. Le problème de l'État Islamique en Irak est qu'il est en quelque sorte chez lui et que sa présence est vue comme légitime par nombre d'Arabes sunnites. Il renaîtra sous une forme ou une autre à n'en pas douter.

Que va changer la mort d'Al-Baghdadi, le chef de l'EI?

Rien ou presque. D'abord cela sera vu comme un honneur et un appel à le remplacer ou du moins à continuer le combat y compris sur un mode encore plus apocalyptique. L'État islamique est né dans un moment eschatologique pour ses partisans, il disparaîtra (provisoirement) de manière apocalyptique.

Ensuite, un chef se remplace. Ni la mort de Zarqaoui, ni celle de Ben Laden n'ont entraîné la disparition de leurs organisations respectives (EIIL/ Al Qaida). Mais je voudrais insister sur une dimension que nous avons du mal à prendre en compte en Occident. S'il y eut bien un calife (turc) jusqu'en 1924, en réalité la fonction avait été largement vidée de son sens dès le Moyen-Âge, sous l'action des différences culturelles et linguistiques présentes au sein du monde musulman. Du coup, la proclamation d'Al Baghdadi comme Calife nous est apparue comme désuète, mais constitua en fait une formidable bouffée d'utopie, d'autant que les terres convoitées par ce proto-État ont une résonance eschatologique dans les textes de l'Islam, Coran et Hadiths inclus.

Cette dimension a un effet d'entraînement sur les populations musulmanes sunnites locales mais aussi pour cette jeunesse française qui ne se reconnaît pas dans le modèle culturel français: pour ces derniers, le djihad est aussi le moyen d'une forme de «régénération» par les lieux. La géographie joue ici un rôle majeur: il n'est que de consulter la littérature jihadiste pour constater combien notamment les références au «Shâm», à l' «Irak» sont prépondérantes: elles furent celles précisément des premiers déchirements de l'Islam (Hussein, fils d'Ali fut vaincu et tué à Kerbala en Irak) et seront celles du combat final contre Shaytan à la fin des temps (Damas ou Shâm).

L'attractivité de l'État Islamique s'appuie sur un triptyque récurrent: régénération, émotion, renonciation. Régénération par le retour sur des terres historiques et apocalyptiques, émotion religieuse et effusions entre ces jeunes hommes qui reconstituent une Oumma concrète et enfin renonciation au style de vie occidental, souvent jugé corrompu et permissif. Les jeunes djihadistes, qui se sentent en opposition avec la société, avec leur famille, marquent leur différence en s'engageant dans un mouvement religieux extrême, critiqué et rejeté par la grande majorité des gens, très médiatisé et très spectaculaire qui les arrache de façon radicale et extrêmement contraignante à leur milieu et à leur mode de vie.

De ce point de vue, ils participent sans le savoir de la mondialisation de l'offre religieuse, horizontale, sans magistère, nomade et déculturée, épousant ainsi les formes de la globalisation de l'information permise par les réseaux sociaux et que l'on retrouve, toutes choses égales d'ailleurs, dans le mouvement évangélique né aux États-Unis et le phénomène des «born again christians». Le succès de ce néo-fondamentalisme réside dans le fait que ce dernier fait l'apologie paradoxale de la déculturation qui permet de penser une «pure «religion indépendamment de toutes ses variations et influences culturelles.

La disparition ou l'affaiblissement de l'État islamique dans cette région du globe signifierait-elle la fin provisoire du terrorisme islamiste? Où et sous quelle forme pourrait-on le voir revenir?

n Trois Marocains expulsés pour liens avec « la mouvance islamiste radicale » Deux d’entre eux sont les frères d’un détenu qui avait violemment agressé deux surveillants dans une unité de prévention de la radicalisation de la maison d’arrêt d’Osny. Depuis le début de l’Etat d’urgence en novembre 2015, 51 arrêtés ministériels d’expulsion ont été exécutés, selon le ministère de l’intérieur.

Le problème se pose de la même façon pour les voisins de la Syrie et même l'Europe. La priorité est à l'éradication de l'État Islamique certes, alors que se profilent des batailles sanglantes dans la vallée de l'Euphrate. Mais que faire de tous ces combattants étrangers? Les pays émetteurs comme la France, la Tunisie ou l'Arabie Saoudite devront alors s'attendre à une vague de retour qu'il sera extrêmement difficile de contrôler.

Plus sûrement, l'essaim des djihadistes se déplacera sur un autre sanctuaire, probablement africain dont la Libye et le Sinaï et l'Asie  offrent déjà les garanties en termes d'impunité et de réseaux. Au niveau local, pour certains combattants et les civils qui soutiennent la politique de l'État Islamique, il faudra en passer par une politique de main tendue, avec attributions de places politiques ou économiques en échange de leur inclusion dans le nouveau système. Une fois de plus, le clientélisme vient en renfort du politique. Tout cela aura un coût financier évidemment et politique assurément.

Mais le problème est aussi géopolitique: comment penser que le salafisme wahhabite, qui a connu un déploiement conceptuel massif grâce à l'argent des pétrodollars et la constitution d'un réseau mondial de relais sous-forme d'ONG, d'écoles et de mosquées, présentes en Afrique, dans les Balkans, en Asie et en Europe pourra cesser d'influencer l'islam global sans une remise en cause théologique et politique de la part de ces mêmes États qui l'ont instrumentalisé et qui commencent à en subir les effets «Frankenstein»? C'est en premier lieu vers l'Arabie Saoudite que se portent les regards critiques. Mais la Turquie elle-même devra être confrontée au même questionnement étant donné son rôle actif dans l'instrumentalisation du salafisme en Syrie face au nationalisme kurde.

Donald Trump est reçu en France cette semaine par Emmanuel Macron. Peut-on s'attendre à ce que ce sujet soit au cœur de leurs discussions?

En tous les cas, Emmanuel Macron a préparé le terrain, avec ses déclarations sur la Syrie et le rôle de la Russie: maintien à moyen terme d'Assad, spectre d'un État failli, coopération avec la Russie sur le dossier terroriste. Il a d'ailleurs semé le trouble parmi certains de ses soutiens qui se sont sentis visés par sa pique sur le «néoconservatisme». En s'exprimant de la sorte, c'est vraisemblablement la ligne d'Hubert Védrine qui a été privilégiée. Le choix des priorités, la crainte d'un énième État failli dans la région auraient dû être privilégiées dès le début. Pour autant, je ne crois pas qu'il y aura d'alignement sur Moscou. Traiter correctement la Russie, c'est s'assurer de pouvoir aussi négocier durement avec elle. Cela s'appelle de la diplomatie et il est utile de parler de Realpolitik.

 

» Nicolas Baverez : «L'État islamique n'est pas mort, il mute»  n  READ MORE: As ISIL's 'caliphate' crumbles, its ideology remains

L’EI en a pourtant fait sa signature, sonore ou écrite. Il remonte à l’EII, l’Etat islamique d’Irak d’avant les années 2010, dirigé alors par Abou Omar Al-Baghdadi, le prédécesseur de l’actuel Baghdadi. Il opposait la résilience du groupe à la campagne anti-insurrectionnelle américaine qui, s’appuyant sur des milices sunnites, l’avait alors mis à terre : l’Etat islamique ne disparaîtrait pas, quel que soit le revers qu’il subirait.

Lire aussi :   L’Etat islamique restera en embuscade

A défaut de disparaître, c’est le « califat » qui, aujourd’hui, s’effondre. La reprise de Mossoul acte l’impasse d’une entreprise djihadiste inédite, la tentative d’administrer de vastes territoires. Cette tentative était vouée à l’échec, l’EI s’est bâti sur une dualité intenable : construire un Etat tout en menant une guerre totale au reste du monde. Mais au cours de ses trois dernières années d’existence, le califat d’Al-Baghdadi a paradoxalement assumé cette dualité, en anticipant et préparant sa défaite.

  Après une période de calme relatif, la capitale irakienne fait face à une recrudescence d’attentats de l’Etat islamique depuis le lancement, le 17 octobre, de l’offensive pour reconquérir Mossoul, la deuxième ville du pays et le plus important bastion de l’organisation extrémiste L'État islamique fait plus de 120 morts dans des attentats en Irak et au Pakistan, 
 
Pendant plus de trente ans, Islamabad a soutenu des groupes djihadistes pour satisfaire ses intérêts stratégiques. Plus largement, aujourd'hui, les talibans pakistanais menacent directement l'État. Islamabad n'a pas à chercher bien loin les racines du problème. 

 

A lire sur ce blog & les sites du Groupe Les djihadistes gagnants à un contre cent dans le SinaïComment les Etats-Unis viennent de sauver Daech d’une défaite annoncée en SyrieLes dangers pour l’Europe de la bataille de Mossoul

Les guerres cachées contre Daech, 10/02/2017-Les guerres cachées contre Daech, FOCUS : "Al-Qaida profite du recul de Daech"
 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu