19.04.2012
Hollande et le patronat
Keny Arkana : « Un autre... est possible
Le film commence par cette phrase prémonitoire :
« Il ne faut pas confondre :
L’espoir dans lequel gagne le moins mauvais
Et l’espoir dans lequel gagne
Un projet de transformation
De notre réalité »
Hollande cultive discrètement ses relations avec le patronat
18/04/2012 à 16:56 / Mis à jour le 18/04/2012 à 17:29
"Il ne faut pas rêver, il y a plus de patrons de droite que de patrons de gauche", concède un chef d'entreprise français, proche du Parti socialiste.
Dans la course aux soutiens patronaux, François Hollande refait son handicap face à Nicolas Sarkozy. Discret sur ses relations avec le monde des affaires, le candidat socialiste cultive ses relais et a conquis une audience auprès des patrons, à l'image des banquiers maintenant ouverts à une discussion sur son projet de séparer les dépôts des activités spéculatives.
"En 2007, il y avait dans le patronat français une vraie dynamique pour Nicolas Sarkozy", souligne, sous le couvert de l'anonymat, un dirigeant d'entreprise sympathisant socialiste et fin connaisseur du milieu patronal.
"Au sein du CAC 40, je crois qu'il n'y a eu en 2007 qu'un seul patron qui a voté à gauche. Aujourd'hui, je dirais qu'on est dans un rapport un tiers pour la gauche, deux tiers pour la droite", ajoute-t-il.
Même si la présidente du Medef, l'organisation patronale qui regroupe les grands groupes du pays, a officiellement pris position en faveur de Nicolas Sarkozy.
"Le Medef est trop clairement une organisation qui soutient Nicolas Sarkozy, et vous ne pouvez donc pas passer par le Medef pour avoir des débats de fond avec les socialistes", explique un responsable financier. "Les entreprises nouent des relations directes avec les socialistes. C'est un fait nouveau."
JOUYET ET MACRON, DEUX HOMMES-CLÉS
"Je n'ai jamais vu autant de chefs d'entreprise et de banquiers, même quand j'étais ministre de l'Economie et des Finances, que depuis trois mois", déclarait de son côté Michel Sapin, chargé du projet présidentiel de François Hollande, lors d'un entretien accordé à Reuters la semaine dernière.
Les déçus du "sarkozysme" prêtent désormais une oreille attentive au député de Corrèze, d'autant qu'il s'est engagé à combattre les déficits publics s'il accède à l'Elysée.
"Les patrons ont d'abord respecté Nicolas Sarkozy pour son énergie", relève un patron. "Mais ils ont été déçus quand ils ont réalisé que, derrière cette énergie, se cachaient un manque de cohérence dans la stratégie mais aussi des processus de décision imprévisibles, très éloignés des règles de gouvernance élémentaires dans les grandes entreprises."
"A l'exception des plus sarkozystes, les patrons des grandes entreprises ne sont plus effrayés par le retour des socialistes", renchérit un observateur du milieu patronal.
"Je trouve qu'il y a chez François Hollande beaucoup de choses bien dites et réalistes, je crains cependant qu'il ait encore une connaissance insuffisante du monde de l'entreprise et de ses mécanismes", tempère toutefois un ancien patron.
Dans l'équipe de campagne socialiste, c'est André Martinez, un ancien dirigeant d'Accor, qui conseille le candidat sur les relations avec les entreprises.
DES HOMMES-CLÉS
Dans son entourage, François Hollande peut aussi s'appuyer sur deux hommes-clés : Jean-Pierre Jouyet, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) et son "ami de 30 ans", et Emmanuel Macron, associé-gérant à la banque Rothschild.
S'y ajoute Jean-Jacques Augier, ancien patron des taxis G7, chargé du financement de la campagne.
"Jean-Pierre Jouyet a la confiance totale de François Hollande", explique un chef d'entreprise, soutien du candidat socialiste. "Il l'aide à comprendre les enjeux économiques et financiers et à entrer en contact avec des grands patrons."
François Hollande peut compter sur une kyrielle d'appuis sérieux et de relais dans le monde des affaires, notamment les partisans de l'ancien directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn, qui a dû renoncer à briguer la présidentielle après l'affaire du Sofitel de New York ( voir DSK : Flamme bourgeoise,...).
Il devrait aussi disposer de relais importants dans plusieurs secteurs clés de l'économie. Des affinités de gauche sont prêtées à toute une série de personnalités qui dirigent ou ont dirigé de grands groupes, comme l'ex-patronne d'Areva Anne Lauvergeon, Paul Hermelin, prochain PDG de Capgemini, Jean-Cyril Spinetta, PDG d'Air France-KLM, Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez ou encore François Villeroy de Galhau, directeur général délégué de BNP Paribas.
A ce jeu des devinettes reviennent aussi régulièrement les noms de Stéphane Fouks, coprésident d'EuroRSCG Worldwide, Stéphane Boujnah , patron de la banque Santander pour la France et le Benelux, Matthieu Pigasse, directeur-général délégué de la banque Lazard en France et copropriétaire du journal Le Monde, et Pierre Bergé, autre copropriétaire du Monde.
DES AMITIÉS
Reste le cas plus énigmatique de Xavier Niel, le PDG d'Iliad, maison mère de l'opérateur de téléphonie mobile Free.
"Oui, il joue un rôle, même s'il n'est pas exactement de gauche. C'est plus complexe que cela. C'est un libéral libertaire", confie un proche du PS à son propos.
On prête aussi à François Hollande des relations d'amitié avec des dirigeants comme Christophe de Margerie, PDG de Total, Henri de Castries, président d'Axa ou encore Jean-Bernard Lévy, PDG de Vivendi.
"La caractéristique de François Hollande est de fonctionner en étoile. Personne ne sait, sauf lui, qui le soutient. Il fait beaucoup de rencontres bilatérales et peu de consultations collectives", souligne un patron français. "C'est quelqu'un de méfiant, il ne donne pas sa confiance facilement."
Ses partisans rappellent que s'il s'en est pris directement à la "finance sans visage" pendant la campagne et a promis de taxer à 75% les revenus au-delà d'un million d'euros, il s'est gardé de stigmatiser les patrons.
"François Hollande essaie d'éviter la facilité de la démagogie 'anti-patron'", dit l'un de ses soutiens dans le milieu patronal.
"A la différence de Nicolas Sarkozy, François Hollande n'est pas fasciné par les grands patrons. Il les respecte mais ne les fantasme pas", souligne un autre dirigeant d'entreprise. "Il est parfaitement conscient que ce sont des acteurs importants pour la croissance économique du pays. Ni plus, ni moins."
Avec Elizabeth Pineau et Jean-Michel Belot
Voir : La finance a-t-elle un... visage, La Finance imaginaire , voir "Le PS a embrassé très tôt la doxa néolibérale", , Très bon article de Serge Halimi, surtout après le désarroi de la gauche ( PS) après le scandale de DSK. 10 mai 1981, triste anniversaire( source monde diplomatique ) 10 mai 1981 - 15 mai 2011 ,... , La gauche est foutue, c'est... Le Diplo d’Avril, Programmes électorales, La révolution néolibérale, Total et néolibéralisme, Karl Marx, Semer des dragons !, Globalia de Jean Christophe Ruffin., néolibéralisme : dates et noms, Programmes électorales, Quelles leçons en tirer !, Garde fous du néolibéralisme, Lois et lobby financiers, Grèce, Hongrie, même combat ?, Stagiaires à vie | Quel avenir pour nos jeunes?, Berlusconi se retire,..., Les plus belles planques de... l’état, La démocratie menacée? Je..., GO ON, WATCH ME !, Travailleurs et pauvres:..., Les mille et un discours de..., Les ouvriers, les oubliés, Aujourd'hui, PETITE..., Le «Time Magazine» dévoile son top 100 des personnalités influentes
Voir aussi :
* FRANCE-PRESIDENTIELLE-MARCHES-DETTE
* FRANCE-PRESIDENTIELLE-GOUVERNANCE
* FRANCE-PRESIDENTIELLE-PATRONAT :
Quand le patronat français impose sa refondation sociale, par Paul ...,
Le plan de bataille des financiers - Les Mutins de Pangée : "« Nicolas Doisy, chief economist à Chevreux (Crédit Agricole), nous fait part du plan de bataille des financiers en cas de victoire de François Hollande aux présidentielles... Et de l’angoisse en cas de montée excessive du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon".
[Projection] "La City"...en eau trouble, Les nouveaux rois des marchés, Les vrais maitres du monde ???
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08:50 Publié dans Enquete | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : la finance a-t-elle un visage, hollande, relations avec le patronat, dominique strauss-kahn, flamme bourgeoise programmes électorales, quelles leçons en tirer, garde fous du néolibéralisme, lois et lobby financiers, grèce, hongrie, même combat, médias, travail, capitalisme
31.01.2012
Garde fous du néolibéralisme
Se préparer au pire pour se mobiliser et espérer le meilleur. Depuis quelques mois, je parle régulièrement aux lecteurs de mon bog de la possibilité pour la France de connaître une récession en 2012 et de ses conséquences sur l’économie, la société. Qu'en est-il maintenant que la note obligataire de la France a été dégradée ?
Jacques Attali: tous ruinés dans 10 ans ? La question est de savoir si le système capitaliste puisse disparaît… La question est de savoir si le système capitaliste puisse disparaitre, comme l'a été le communisme. Pour certain, ce n'est pas le cas : Le capitaliste a toujours eu des garde fou carotte ( social) et baton(licenciements, réductions des couts…) ont été tous utilisé et que l'on es au bord du précipice. Peut être faut il une catastrophe sociale et écologique grave pour que les gens se réveille. Face a cette peur, Jean-Claude Trichet, Mario Monti Jacques Attali ...essayent de mettre des garde fous. voir Libéralisation selon Monti
Nous connaissons un raidissement d’un système qui a anticipée et essaye de sauvegarder ses profits et son pouvoir a tout pris. Une idéologie déclinante, mais elle ne s’est pas passée comme Marx (Karl MARX (1818 – 1883)) l’avait pronostiquait dans Le capital de Marx expliqué, : Le capitalisme ne peut pas, à long terme, résoudre le problème économique de fournir une vie humaine pour les masses… Cette proposition est la base de l’approche de classe du Marxisme. Sans elle il n’y a pas d’approche de classe, et il ne peut pas y en avoir. Si ce n’est pas vrai alors il n’y a aucune raison de ne pas être simplement un bon réformiste Le Capital explique pourquoi il ne suffit pas d’être un bon réformiste. Dans Capital, plus-value, et exploitation Un des traits distinctifs du capitalisme est que, contrairement aux précédentes formes de sociétés, il est poussé par le besoin de créer de la valeur d’échange plutôt que des valeurs utiles Il pronostiquait que la recherche constante des profits, plus-value entrainerait leurs chutes et donc du système idéologique capitaliste.
Malgré une décadence de l’idéologie néolibérale, les profits sont toujours voir plus élevée « Dans les faits, les grands créanciers internationaux avaient déjà intégré une dégradation "officieuse" du pays. Comme le prouvait le spread OAT Bund 10 ans (l'écart entre les taux d'intérêts à 10 ans des emprunts français et allemands), ils prêtaient à la France à des conditions qui étaient déjà plus proches d'un BBB+ que d'un AAA. "Mais quelles seront les implications de cette nouvelle sur nos petites et moyennes valeurs ?" me demanderez-vous peut-être ».
Tout le monde ne vivra pas « la crise » de la même manière
Les incertitudes seront les même pour tous, soyons réalistes. En revanche les conséquences de cette détérioration ne sanctionneront pas toutes les travailleurs. Loin de là !
Le premier effet négatif attendu est la dégradation des conditions de d'accès « au marché .du travail » Elles deviendront globalement plus difficiles en raison notamment de la précarisation/paupérisation. Une majorité devrait souffrir, pendant qu’une minorité trouverait des jobs encore grassement payer..
Les gardes fous du système (extrait pris) :
Une économie financiarisée mondialisée qui n’a pas d’autres concurrents et peut donc faire jouer la pression des masses salariales du monde.
Gérer leurs investissements mondialisés : « Les investisseurs vont essayer de se mobiliser sur des « valeurs » entreprises dont le type de profil solide, équilibré et présentant une trésorerie confortable qu'il faudra privilégier. des valeur anti-crise. D'autant plus que les mid caps ont beaucoup travaillé sur leur bilan depuis la crise de 2009 ».
Baisser les couts sociaux, fonds propres et environnementaux : « Une majorité des dirigeants que je rencontre n'a jamais baissé la garde et les sociétés continuent de réduire leur endettement et diversifient leurs ressources de financement. Je suis donc confiant dans leur capacité à se révéler beaucoup mieux armés pour affronter une nouvelle crise. En tout état de cause, les petites valeurs ne sont plus désormais les plus vulnérables en cas de credit Crunch ». Autre garde fous attendu : « le resserrement des crédits tend à réduire la capacité d'investissement et de développement de nos small et mids caps. Concrètement cela signifie moins d'acquisitions en 2012 ».
Les chiffres de l'investissement privé hors immobilier de l'OCDE (formation brute de capital fixe du secteur privé non-résidentiel), confirment un net ralentissement des investissements en France pour 2012 (variation de 0,7% par rapport à 2011).
Mais là encore, certains profils peuvent tirer leur épingle du jeu. « En particulier, ceux qui misent sur une croissance organique plutôt qu'externe seront moins dépendants des aléas du marché. 1000Mercis devrait ainsi profiter de la croissance de l'e-commerce sur l'un des seuls secteurs qui n'est pas frappé par la crise ».
Les néolibéralismes (marché…) s ont-ils tiré quelques leçons du passé ?
« Par ailleurs, les marchés eux-mêmes sont plus prudents qu'en 2009. Pour preuve, le price earning ratio(prix par bénéfice) se trouve actuellement à environ 10 de moyenne. Il s'agit d'un niveau très faible, en tout cas bien loin des montants entre 15 et 20 habituellement constatés. Cela signifie que le potentiel d'amélioration du marché des actions est élevé »
Ainsi les investisseurs ont-ils déjà intégré une sous-valorisation de la plupart des valeurs, à des degrés au moins aussi bas que lors de la crise en octobre 2008. « Aujourd'hui, par exemple, sur l'indice CAC Mid & Small constitué de 174 valeurs, le ratio de valeur sur fonds propre. Il faut donc raisonnablement tenter de tirer parti de ces sous-valorisations excessives. Car ces niveaux extrêmement faibles, voire inférieurs au niveau de trésorerie nette des entreprises parfois, constituent une aberration économique qui finira bien par se corriger. D'autant que ces entreprises, je le répète, restent en majorité bien gérée »s.
La question de timing
« Il existe donc un bon potentiel d'appréciation à terme sur les marchés. "Oui mais à quel terme ?" voilà la question que l'on doit se poser. Il dépendra bien évidemment tout d'abord de la capacité des Etats à résoudre la crise qui menace leurs dettes. Un horizon macro-économique un peu obscurci en France, par la perspective des élections présidentielles, qui pourraient retarder certaines décisions peu populaires... ( voir Question TVA antisociale)
« A plus court terme, le rebond dépendra probablement fortement des futures publications financières en février et mars. Et en particulier de la propension des sociétés à intégrer le maximum d'éléments négatifs dans leurs comptes de 2011, afin que le pire soit atteint. En effet, les investisseurs pourraient voir dans ces bilans assainis, un signal de rebond et se tourner sereinement vers 2012... »
Seule une lutte mondiale, unitaire travaillant sur la démocratie et adaptant sa lutte aux différentes problématiques (attaques du néolibéralisme : écologie, culture, liberté de vivre…) au rapport de force en présence est viable. On peut appeler les altermondialistes (avec idée d’internationalisme), les indignés si l'organisation et le réalisme suit ou d'autres nom.
17:11 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise institutionnalisée, garde fous du néolibéralisme










