17.07.2011
NON AUX GAZ ET PETROLES DE SCHISTE
NON AUX GAZ ET PETROLES DE SCHISTE
D’autres manifestations sont prévues partout en France pour cette journée de mobilisation nationale polycentrée
Voir la carte : http://www.aldeah.org/fr/151617-avril-mobilisation-nationale-polycentree-pour-dire-stop-aux-gaz-et-petroles-de-schiste
Les annonces du gouvernement se veulent rassurantes : une proposition de loi déposée par l’UMP et visant à interdire l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels sera examinée en urgence. Toutefois, tant que la loi n’est pas adoptée et qu’elle ne s’accompagne pas d’un décret d’application, tant que tous les permis attribués à des entreprises pétrolières ne sont pas retirés définitivement, rien n’est gagné et LA MOBILISATION DOIT CONTINUER plus que jamais. Il est l’heure de dire à l’élite politique que nous n’avons pas confiance et que nous exigeons des actions et non pas des annonces médiatiques. Venez dire NON AUX GAZ ET PETROLES DE SCHISTE . MERCI DE DIFFUSER AUTOUR DE VOUS.
De quoi s’agit-il ?
Dans la plus grande discrétion, le Gouvernement a accordé en mars 2010 des permis de recherche et d’exploitation des gaz et huiles de schiste sur de vastes parties de notre territoire national, dont l’Ile-de-France (Seine-et-Marne, Yvelines).
Or, la technologie de forage utilisée, dite « non-conventionnelle » est aujourd’hui remise en cause en raison de graves contaminations de l’eau potable, de la pollution de l’air et de la destruction des paysages (sortie du film GASLAND le 6 avril en France http://www.terre.tv/fr/3703_bande-annonce--gasland ). Au moment où les Etats-Unis annulent les permis de forage, où le Québec a déclaré un moratoire, l’Europe et notamment la France s’apprêtent à lancer une gigantesque campagne d’exploitation de ces gaz et huiles enfouis en très grandes profondeurs.
Il est apparu que les entreprises engagées dans ces forages pratiquaient une désinformation systématique sur les conséquences sanitaires et environnementales de leurs activités. Les mêmes entreprises sont présentes en France et utilisent la même technologie (fracturation hydraulique provoquant des mini-séismes pour libérer les hydrocarbures). Elles emploient les mêmes discours rassurants tout en refusant de communiquer des informations précises, notamment sur les gigantesques quantités d’eau prélevées et sur les produits chimiques injectés dans le sol.
Il faut savoir que les parisiens sont alimentés en eau potable par les nappes phréatiques de Seine-et-Marne, donc directement concernés.
A l’heure où la catastrophe nucléaire au Japon nous conduit à nous interroger sur l’avenir de l’énergie atomique, ne passons pas d’un cauchemar à un autre en pariant sur les gaz et huiles de schiste au nom de l’indépendance énergétique. Car en plus des pollutions directes par les additifs chimiques, les forages libèrent de l’arsenic et des particules radioactives contenus dans les roches qui remontent par percolation vers les nappes phréatiques.
La véritable réponse au prix de l’énergie est aujourd’hui de cesser les gaspillages et de privilégier une économie sobre en énergie, créatrice d’emplois car redonnant à l’humain une place centrale. Cette sobriété est également la seule réponse raisonnable face aux conséquences mortelles à moyen terme du réchauffement climatique.
Au contraire, l’exploitation des gaz de schiste constitue un grave retour en arrière sur les engagements des nations à réduire leurs émissions de carbone car le bilan de ces forages est extrêmement lourd et contribue à accélérer la catastrophe planétaire.
COMMENT REAGIR ?
Signer la pétition en ligne http://www.petitions24.net/gaz_de_schiste__non_merci
D’autres manifestations sont prévues partout en France pour cette journée de mobilisation nationale polycentrée
Voir la carte : http://www.aldeah.org/fr/151617-avril-mobilisation-nationale-polycentree-pour-dire-stop-aux-gaz-et-petroles-de-schiste
23:26 Publié dans gaz de schisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mobilisation, contre, gaz, schisme, pétrole
13.04.2011
Communiqué de presse, le mercredi 13 avril 2011,
Communiqué de presse, le mercredi 13 avril 2011,
Les collectifs contre les explorations de gaz et d'huile de schiste annoncent trois jours de mobilisations contre les prospections
La Coordination nationale des collectifs contre la prospection et l’exploitation du gaz et de l’huile de schiste a décrété les journées du 15, 16 et 17 avril 2011 journées de mobilisation sur tous les territoires
concernés par les permis de prospection accordés par le Ministère de l’Ecologie en mars 2010, mais aussi dans les régions visées par d’autres permis à l’étude actuellement.
Le gouvernement français a été contraint de reculer face à la mobilisation de la grande majorité des habitants et des élus de ces territoires : il a suggéré aux industriels une pause pour tenter de calmer le jeu, a confié une mission chargée d’« expertiser » l’impact de cette nouvelle fuite en avant industrielle au Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et enfin, il a annoncé en fin de semaine dernière l'examen en urgence d'un projet de loi.
Si la coordination nationale se félicite des déclarations du gouvernement, elle attend avec impatience l'abrogation de la totalité des permis signés (Région Parisienne et sud de la France) et l'abandon de tous les permis en attente de signature.
Le weekend des 15, 16 et 17 avril sera l’occasion de maintenir notre mobilisation et de manifester notre refus de l’exploration de gaz et huile de schiste.
Les dates et lieux des mobilisations en France :
Le vendredi 15 avril :
- Avignon (Vaucluse): rassemblement devant la sous-préfecture à16H,
- Brignolles (Var): rassemblement devant la sous-préfecture à 15H
- Aix-en-Provence (Bouches du Rhône) : rassemblement devant la sous préfecture à 12h30.
Le samedi 16 avril :
- Meaux (Ile-de-France) : Rassemblement place de l'Europe devant la sous-préfecture puis cortège
- Rousson (Gard) : Festival multiculturel (Conférences, ateliers, animations musicales)
- Donzère (Drôme) : à partir de 12h pique nique et ateliers d'info (aire de repos de Combelonge - carrefour RN7 / D541) puis marche et rassemblement à la mairie de M. Besson (Ministre de l'énergie et maire de Donzère)
- Lyon (Rhône) : On en parle dans la rue: Information sur les marchés
- Marseille (Bouche-du-Rhône) : Rassemblement à 10h devant la préfecture
Le dimanche 17 avril :
- Cahors (Lot) : rassemblement et cortège à partir de 15H
- Nant (Aveyron) : pique nique puis cortège au fil de l'eau, à partir de 12H sur la place du village
- Blyes (Ain) : Caravane Stop gaz de schiste dans l'Ain et ailleurs, départ 9h30 de Meximieux (centre commercial) convergence à Blyes dès 12H face Mairie
Le lien vers la carte des mobilisations en France http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&msa=0&msid=216166472106132866573.0004a032870d38d4c670e&ll=46.589069,3.647461&spn=6.809697,14.128418&source=embed
La Coordination nationale des collectifs contre l'exploration de gaz et d'huile de schiste
Contact presse
20:21 Publié dans agriculture et envronnement | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : communiqué de presse, gaz, pétrole, schisme
29.03.2011
Gaz et pétrole de schiste, un « moratoire ad vitam aeternam » ? Chiche...
Gaz et pétrole de schiste, un « moratoire ad vitam aeternam » ? Chiche...
Ce lundi, Christian Jacob, patron des députés UMP, s'est exprimé très clairement contre toute exploitation des gaz de schiste en France en demandant à ce que le moratoire annoncé soit « prolongé ad vitam aeternam ». Trois mois à peine après les premières réunions, interpellations, prises de position et manifestations publiques, l'opposition aux gaz de schiste a gagné toutes les familles politiques.
Les techniques de fracturation hydraulique nécessaires à leur exploration et exploitation semblent susciter un rejet unanime en raison des diverses pollutions de l'eau, de l'air et de sols qu'elles produisent. Pourtant, un « moratoire ad vitam aeternam », qui revient à rendre caducs les permis accordés en catimini, est loin d'être acquis.
Tout d'abord, il n'y a pas à proprement parlé de moratoire. Un moratoire exige une décision écrite. Pour l'instant, ce ne sont que par des déclarations orales que François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Besson se sont engagés à ce qu'il n'y ait pas de forage. Ces engagements ont d'ailleurs une date de péremption. Le 31 mai, jour annoncé de la remise d'un rapport d'étude des « risques » qu'ils ont confié à leurs propres administrations. D'un gouvernement responsable et conséquent, on aurait pu espérer que cette étude soit réalisée par un organisme totalement indépendant. Ce n'est pas le cas puisque ce sont ces mêmes administrations qui ont donné leur aval aux permis délivrés. On aurait pu espérer que cette étude soit réalisée avant la délivrance des permis. Ce n'est pas le cas, ces derniers ayant été délivrés en mars et avril 2010 pour les gaz de schiste et dès 2008 et 2009 pour le pétrole de schiste. On aurait pu espérer qu'elle soit antérieure à toute utilisation, sur le territoire français, de techniques de fracturation hydraulique qui sont aujourd'hui mises à l'index. Ce n'est pas le cas non plus. Médiapart a révélé que des fracturations hydrauliques avaient déjà eu lieu sur la commune de Franquevielle (Haute-Garonne), en mars et en avril 2007, ainsi qu'a minima sur deux puits en Seine-et-Marne.
En plus d'être tardif et limité dans le temps, ce pseudo-moratoire est à géométrie variable. A la recherche de pétrole de schiste en Seine-et-Marne, les compagnies Toreador et Hess ne cachent pas vouloir reprendre leurs travaux de forage dès le 15 avril, date où la mission d'études rendra un rapport intermédiaire. Pourtant, extraire les pétroles de schiste nécessite les mêmes techniques de fracturation hydraulique que les gaz de schiste. A quelques dizaines de kilomètres de Paris, on s'apprête à jouer à pile ou face avec l'eau potable de 10 millions d'habitants. Christian Jacob, député de la 4ème circonscription de Seine-et-Marne, concerné directement par le pétrole de schiste, ne parle que de gaz de schiste. Pourquoi ?
Selon l'Institut français des pétroles (IFP), 60 à 100 milliards de barils de pétrole, soit l'équivalent de 70 à 120 années de production du Koweït, dormiraient sous le sol parisien. De quoi attiser les convoitises. Au point d'essayer de troquer un moratoire sur les gaz de schiste des trop rebelles Ardèche, Cévennes et Larzac contre une paisible exploitation de l'or noir du bassin parisien ? On n'ose l'imaginer.
Un gouvernement responsable et conséquent, alerté des risques pour l'environnement et la santé causés par l'utilisation de la fracturation hydraulique n'aurait pourtant pas d'autres solutions que de décréter un « moratoire ad vitam aeternam » sur toute exploitation d'énergies fossiles nécessitant l'emploi de ces techniques. Ne se limitant pas annuler les permis délivrés dans l'hexagone, il interviendrait auprès de l'Union Européenne pour qu'il en soit ainsi dans tous les pays européens, à commencer par la Pologne, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Convaincu par ses choix, un tel gouvernement interdirait l'importation de gaz ou de pétrole issu de tels procédés. De fait, il ouvrirait ainsi un immense débat citoyen sur l'avenir énergétique de notre société, un débat sans tabou nucléaire ni a priori croissantiste. Chiche...
Maxime Combes, membre de l'Aitec et engagé dans le projet Echo des Alternatives. et Alternative libertaire - Gaz de schiste, catastrophe nucléaire… et après ?
21:17 Publié dans stockage: gaz, déchets.... | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gaz, pétrole de schiste, un « moratoire, chiche...










