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12/10/2018

2°C avant la fin du monde

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Bonjour, et bienvenue dans ce documentaire.

C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas.

Environnement. «Il est plus que temps d'agir»: une trentaine de personnalités du monde politique, religieux, économique ou encore syndical pressent les Etats, dont la France, d'agir sans attendre face à l'urgence climatique, dans une tribune publiée par le quotidien La Croix. 4Climat : 80 mobilisations citoyennes prévues samedi, en France et en Europe

Dans un rapport publié lundi, les experts du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) ont appelé à des transformations "rapides" et "sans précédent" si l'on veut limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C. Elhadj As Sy a toutefois estimé qu'il n'y avait "pas de fatalité à ce que ces chocs climatiques deviennent des catastrophes", appelant à une meilleure préparation grâce à "des alertes précoces".

Climat : « Il est parfaitement illusoire de demeurer sous le seuil des 1,5 °C »

 Le changement climatique, l'impuissance de l'ONU, les noeuds dans notre cerveau pour changer de modèle et rendre notre Terre plus vivable...Tout ça en data, interview, graphisme et reportage, ça valait bien 90 minutes de #Datagueule spécial"

La COP 21, c'est génial ! Tous ensembles, on va régler tous les problèmes. On va sauver la planète Terre. Et ça va être extraordinaire ! En une semaine, on va tout changer. Enfin, nous on n'est pas invités... Mais je fais vraiment confiance aux industriels, et aux gouvernants, et aux industriels, pour avancer ensemble main dans la main. Une nouvelle ère s’ouvre devant nous. Ils vont tous venir dans des très gros avions. Nos dirigeants vont prendre  des décisions déterminantes. Mais pas trop déterminantes quand même. Bah oui, pas trop ! Faut être réaliste. Ne faut pas trop bouleverser l’économie, bien sûr. On doit continuer à consommer toujours plus, c’est normal. Ben ouais, faut pas déconner ! On va se redire des trucs qu’on se dit depuis 15 ans et qu’on va appliquer dans 30 ans. Ça va être génial ! Si tous les acteurs économiques  et tous les États sont d’accord. Bien évidemment ! Oui, faut avant tout que tout le monde soit content. Ça va être réellement incroyable. Ils vont absolument tout changer. Mais vous y croyez, vous ?

« Trump essaie de justifier avec cynisme ce retour en arrière »

L’industrie de la construction chinoise utilise un gaz illégal

Publié le 

La méthode d’isolation des maisons en Chine est accusée de provoquer une augmentation massive des émissions d’un gaz très dommageable pour la couche d’ozone qui protège la Terre.

Trump prévient le Mexique qu’il veut une renégociation “rapide” de l’Alena  rapporte le magazine économique mexicain ExpansiónBASTAMAG.NETUn document révèle comment les multinationales entravent toute action climatique ambitieuse

une vidéo.

 Tous ensembles ! On va faire n’importe quoi ! Et sinon, ça serait possible de regarder ce documentaire ? Merci !
 
 

Le réchauffement de la planète a multiplié par quatre le nombre des catastrophes liées au climat depuis les années 70, ont relevé aujourd'hui des humanitaires, mettant en garde contre les risques de famine et d'exode.

» LIRE AUSSI - «Avoir un enfant nuit à la planète» : quand l'écologie déraille

"Dans les années 70, nous faisions face à 80 à 100 chocs et dangers graves liés au climat" chaque année, alors que leur nombre a été d'environ 400 l'an dernier, "quatre fois plus", a déclaré Elhadj As Sy, le secrétaire général de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), dans un entretien avec l'AFP. S'exprimant en marge d'une conférence à Genève sur l'impact humanitaire du réchauffement, d'autres humanitaires ont également mis en garde contre les déplacements de population et les risques de famine si l'on ne parvient pas à limiter la hausse des températures.

» LIRE AUSSI - Climat: le coût des catastrophes a explosé en 20 ans

Selon Gernot Laganda, chargé des risques de catastrophes liées au climat au Programme alimentaire mondial (PAM), si la planète se réchauffe de 2°C, il y aura 189 millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire. "Et si c'est 4°C, on dépassera le milliard", a-t-il ajouté. Il a rappelé que les chocs climatiques provoquaient déjà le déplacement de quelque 22,5 millions de personnes chaque année et avaient un impact important sur les pays en conflit, comme la Syrie, le Yémen et la République démocratique du Congo, en créant un phénomène de "cocotte-minute".

» LIRE AUSSI - Climat: en 1979, Haroun Tazieff prévoyait déjà les changements d'aujourd'hui

Selon un rapport de septembre 2017 de l'International Crisis Group, plus de 2.500 personnes ont ainsi été tuées en 2016.

 

 nChangements climatiques, une menace pour la paix doc complet  , Réfugiés, un marché sous influence

 

" 2 degrés avant la fin du monde " - #DATAGUEULE - YouTube

réchauffement climatique : citoyen actif

2°C avant la fin du monde — Wiki Datagueule

 08 octobre 20182075 Sur Terre ; Les Temps Changent

MAD MARX - La Websérie Par Enkolo dans Accueil le 

09/12/2017

Total lance Yamal,

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De la servitude moderne

 

  « Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.
Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »

 

 

Avec une belle unanimité, les observateurs interrogés (géologues, analystes, pêcheurs, politiques) tirent la sonnette d’alarme. Et, in fine, préviennent : les calculs et les projections existants ne permettraient plus d’évaluer correctement les risques futurs, les dangers causés par une surexploitation sans contrôle. Seule certitude ? « On ne sait pas où l’on va. »

 Les défenseurs de l’environnement expriment des craintes pour la biodiversité, notamment pour les réserves de poissons.C’est l’amère ironie du Grand Nord : la consommation de gaz et de pétrole est directement responsable du changement climatique, et c’est précisément la fonte de la banquise qui va permettre de faciliter le transport d’hydrocarbures à travers l’Arctique.


Story of Stuff (2007, OFFICIAL Version)

 

Total lance Yamal, son mégaprojet gazier dans l’Arctique russe

Une première cargaison de gaz liquéfié a quitté, vendredi, le site sibérien inauguré par Vladimir Poutine. Ce projet va permettre à la Russie d’exporter du gaz vers le monde entier dans LE MONDE ECONOMIE | | Par Nabil Wakim (Sabetta (Russie)

Un désert de glace battu par les vents, des milliers d’hommes qui s’affairent autour de bâtiments métalliques, une tour qui crache du feu : Yamal semble l’endroit idéal pour tourner un remake de L’Empire contre-attaque. A plus de 4 000 kilomètres au nord de Moscou, le mégaprojet gazier de Total et Novatek semble avoir poussé sur une autre planète.

 

Sans frontières - Russie : Un chantier hors normes - 2016/05/19

La construction du site – parfois qualifié de plus grand chantier du monde – a mobilisé plus de 60 000 personnes pendant quatre ans. Le temps de bâtir dans cette zone totalement vierge une usine de liquéfaction de gaz, un port, un aéroport et une zone d’habitation entièrement tournée vers l’exploitation gazière. Quelque 27 milliards de dollars (23 milliards d’euros) pour vaincre les défis de la glace et du froid.

Pour s’installer dans une région gelée huit mois par an, il a fallu mobiliser 10 chantiers navals en Asie pour construire 140 modules immenses, les transporter par bateaux et les assembler sur place. « C’est comme un jeu de Lego géant, finalement ! », s’amuse Christophe Thomas, l’un des responsables des opérations pour Total. Le groupe pétro-gazier français, qui participe au projet à hauteur de 20 %, a invité Le Monde à visiter le site, vendredi 8 décembre, pour le départ du premier méthanier brise-glace rempli de gaz naturel liquéfié (GNL).

 

Poutine et l'Arctique, que veut-il vraiment?

Avec Yamal, Total parie sur le gaz low-cost dans l'Arctique de Vincent CollenLe 08/12 image: (Cliquez sur la carte pour l'agrandir). - Les Echos


 
Arctique, la conquête glacial

 
+VIDEO. Le site de production de gaz naturel liquéfié à 23 milliards d'euros est inauguré ce vendredi. Il permet au pétrolier français, actionnaire à hauteur de 20 %, de se renforcer dans les hydrocarbures à bas coût.

C'est une journée historique pour Total, pour la Russie et pour le secteur gazier. Ce vendredi dans la péninsule de Yamal, au Nord de la Sibérie, une première cargaison de gaz naturel liquéfiée (GNL) sera chargée à bord du « Christophe-de-Margerie »,  un navire méthanier brise-glace de 300 mètres de long . Patrick Pouyanné, le PDG de du pétrolier français, inaugure ce projet gazier géant aux côtés du président russe Vladimir Poutine.

Géant, Yamal LNG l'est d'abord par l'investissement nécessaire : 27 milliards de dollars (23 milliards d'euros), l'un des plus importants jamais réalisés pour le gaz naturel liquéfié, même s'il ne s'agit pas d'un record. Total détient 20 % du projet qui est opéré par le russe Novatek, actionnaire à 50,1 %. Le solde du capital est détenu par deux groupes chinois : le pétrolier CNPC et le fonds Silk Road.

80.000 pilotis plantés dans la glace

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Le site de production a été construit sur 80.000 pilotis plantés dans le permafrost. Le gaz est pompé en sous-sol avant d'être liquéfié puis chargé sur les navires méthaniers. - Crypt and Share pour Total

Yamal est également hors normes par sa situation géographique, à 600 km au Nord du cercle polaire Arctique. Les installations, qui s'étendent sur deux km2, ont été bâties sur 80.000 pilotis plantés dans le permafrost. Le gaz est pompé en sous-sol avant d'être liquéfié puis chargé sur les méthaniers.

Il a fallu construire un aéroport, des jetées pour les navires et un camp pouvant loger jusqu'à 32.000 personnes pendant les travaux . Autre défi, le projet a été financé sans recourir au dollar en raison des sanctions américaines contre la Russie. Total et ses partenaires ont fait appel à des banques européennes, russes et chinoises.

 

La première ligne de production qui entre en activité pourra livrer 5,5 millions de tonnes de GNL par an. Deux autres lignes doivent entrer en service en 2018 et 2019, portant la capacité à 16,5 millions de tonnes. Le gaz sera acheminé par l'Ouest vers l'Europe. Pour la première fois, les méthaniers pourront aussi emprunter  la route maritime par l'Est , accessible entre juin et novembre. « Cela permettra de relier l'Asie en 15 jours par le détroit de Bering contre 30 via le canal de Suez », explique Mike Borrell, directeur de l'exploration-production de Total pour la Russie.

VIDEO. Avec Yamal, Total parie sur le gaz low-cost dans l'Arctique

 

Premier projet low-cost pour Total

Patrick Pouyanné en est très fier, le projet a été mené à bien « sans retard et sans dépassement de budget »« C'est rare dans le secteur du GNL », relève Samuel Lussac, analyste chez Wood Mackenzie. La dévaluation de la devise russe a aidé, environ 40 % des investissements étant libellés en rouble. Et Moscou a accordé des exemptions fiscales sur douze ans. « Les actionnaires de Yamal ont surtout fait de gros efforts pour contenir les coûts. Il s'agit du premier grand projet low-cost pour Total », commente Thierry Bros de l'Oxford Institute for Energy Studies. L'investissement nécessaire pour produire un million de tonnes ne dépasse pas 1,6 milliard de dollars à Yamal, contre plus de 4 milliards pour  Ichthys en Australie , un autre projet de GNL plus ancien dont Total est aussi actionnaire.

 

La commercialisation du gaz liquéfié à Yamal est sécurisée : 95 % de la production a été prévendue dans le cadre de contrats sur vingt ou vingt-cinq ans, à un prix indexé sur les cours. « Notre point mort est assuré avec un baril à 45 dollars jusqu'en 2030, à 30 dollars au-delà une fois la dette remboursée », explique Mike Borrell.

Les défis de l'environnement arctique

Le premier acheteur est... Total lui-même. Le pétrolier français n'est pas seulement un producteur de GNL mais aussi un acteur du trading, se hissant au deuxième rang mondial  avec l'acquisition de l'activité amont d'Engie . Novatek et CNPC se sont eux aussi engagés sur des volumes ainsi que le russe Gazprom et l'espagnol Gas Natural.

« Des risques » d'exécution demeurent cependant, en particulier parce que la logistique reste un défi dans « le rude environnement de l'Arctique », souligne Wood Mackenzie. La voie maritime via le détroit de Bering n'est pas éprouvée. « Sa viabilité en tant que route majeure pour le GNL est incertaine », prévient le consultant.

 

Climat : vers le point de rupture ?
Nouvelles données scientifiques sur la crise climatique

"Le changement climatique, l'impuissance de l'ONU, les noeuds dans notre cerveau pour changer de modèle et rendre notre Terre plus vivable...Tout ça en data, interview, graphisme et reportage, ça valait bien 90 minutes de #Datagueule spécial"

 

11/11/2012

l'agrobusiness prend le large

 

humour 37.jpg

L'afrique : "nouvel eldorado des spéculateur"  -

 indigné révolté, Enjeux alimentaires et profits - citoyenactif, L'Afrique est une "mine d'or" pour les investissements, selon Pékin - Altermonde : " D'un côté, l'obésité, la précarisation accrue touche les pays développés ( page FB. De l'autre, la famine s'abat sur le Soudan et dans la Corne de l'Afrique (Article paru ICI : France Inter, Écouter jusqu’au 20/04/2014)

humour 147.jpgUn bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « :" C'est l'ONG Norwegian People's Aid qui s'alarme. Dans un récent rapport. Il est très difficile de vérifier ce genre d'information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l'Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l'hectare revient donc à… 3 centimes d'euro.  

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L'internationalisation de l'alimentation ; LES EMEUTES DE LA FAIM, Enjeux alimentaires et profits

humour 97.jpgCitation :

Les prix alimentaires sont repartis à la hausse. Cette constatation de la FAO ne vous étonnera pas. .

Si la FAO est plus crédible que l'INSEE dans ses méthodes de mesure, elle avait tout de même estimé que les prix étaient restés stables en juillet et en août, ce qui est très contestable. Elle constate désormais une augmentation de 1,4% des prix alimentaires en septembre, tirés par les produits laitiers (+7%) et par la viande (+2,1%).

Cette augmentation sans frein des prix alimentaires m'a conduit à faire de l'agrobusiness un des piliers des recommandations de Défis & Profits. Nous avons en portefeuille une série de valeurs qui couvrent toute la filière, de la terre agricole jusqu'à la distribution.

La terre agricole, justement, ne cesse de prendre de la valeur. Pourquoi donc ?

Il semble que certains investisseurs, plus visionnaires et plus anticipateurs que d'autres, ont pris conscience que la bombe à retardement qu'est la surpopulation. La valeur de l'hectare de terre ou de pré n'a cessé de progresser au cours des 15 dernières années en France (+40% !). Ce phénomène se retrouve dans de nombreux pays, avec une modulation suivant le contexte local.

Mais l'augmentation du nombre de bouches à nourrir met la pression sur les produits agricoles, tandis que le marché des terres agricoles est de plus en plus étroit vu la pénurie qui s'annonce : rien qu'en France, 7 000 hectares de bonne terre disparaissent chaque année sous la poussée de l'urbanisation.

Et puis, en période de crise monétaire telle que celle que nous vivons, la terre, comme la forêt, est un actif tangible et devient une valeur refuge.

Ailleurs, la terre cultivable est achetée en masse par la Chine ou les pays arabes. Je vous ai déjà parlé de ce qui se passe en Afrique et qui prend parfois une tournure dramatique pour les populations locales. C'est vrai pour les terres, c'est aussi vrai pour les forêts. Et même en France, les Chinois achètent du bois, à défaut de pouvoir prendre pied dans les forêts elles-mêmes, dans des quantités en croissance exorbitante (+300% en 5 ans !). Ce bois brut (les grumes) nous revient sous forme de meubles fabriqués par les fils du Ciel.

Ce n'est pas seulement la qualité de nos arbres qui attire les Chinois mais c'est qu'en procédant de la sorte, ils protègent leurs propres forêts. Vous voyez où se niche la guerre, dorénavant entamée, pour les ressources naturelles !

Au passage, sachez que les Chinois ont mis en place des taxes très faibles sur l'importation du bois et des taxes élevées sur l'importation des produits finis en bois, histoire de protéger aussi leur industrie : la guerre commerciale aussi fait rage.

Naturellement, la cupidité chinoise pour les chênes et les hêtres français a des conséquences sur l'approvisionnement de nos scieries et sur les prix. La réaction en chaine se déclenche alors de manière implacable : manque de matière première dans les scieries, baisse d'activité, baisse de l'investissement productif, fermetures, chômage…

Pour en revenir à la FAO, cela fait un certain temps qu'elle s'alarme des achats massifs de terres agricoles.

Entre 2000 et 2010, ce sont quelques 200 millions d'hectares qui ont été vendus ou loués, souvent au détriment des populations locales. En mai dernier, la FAO a adopté des directives visant à réguler l'achat de terres dans les pays pauvres, reconnaissant qu'une mauvaise gouvernance de la propriété terrienne conduit à la vulnérabilité, la faim, la pauvreté et est source de conflits et de dégradations environnementales.

Ce ne sont que des directives qui ne revêtent pas de caractère contraignant ; il est probable que l'appât du gain de court terme et la corruption conduiront à la poursuite de la vente des meilleures terres dans les pays en développement.

Si les surfaces cultivables reculent, hypothéquant la capacité mondiale à nourrir la population, une autre menace pèse sur la production agricole mondiale : la sécheresse.

Celle qui vient de sévir aux Etats-Unis a déjà eu des conséquences : augmentation du prix des céréales, du prix de l'éthanol à la pompe, baisse provisoire des prix de la viande (car on abat les troupeaux que l'on ne peut nourrir) avant une forte augmentation pour cause de pénurie. Ainsi, la récolte de maïs aux Etats-Unis était de 314 millions de tonnes en 2011, elle ne sera que de 274 millions de tonnes en 2012 malgré une surface semée atteignant un record, selon le Department of Agriculture. Unechute de 40 millions de tonnes !

Et encore, les professionnels estiment que ce sera pire. Comme 40% de la production part en éthanol, imaginez la pression sur les prix qu'il y aura sur les autres 40% destinés à nourrir le bétail et sur les 20% directement consommés par les humains !

Comme cela prend du temps pour que l'inflation se diffuse dans tout le système, attendez-vous à voir les effets de la hausse des prix (y compris de ce côté-ci de l'Atlantique) en 2013…

Car dans le même temps, la sécheresse touche aussi un autre grand producteur de céréales : la Russie. La récolte étant moins bonne, les exportations de céréales passeraient de 10/12 millions à 5/6 millions de tonnes, d'après les analystes russes. Or ils ont déjà été exportés, au moins sur le papier. Il est donc illusoire d'attendre une compensation de la faiblesse américaine de la part de la Russie qui en sera bien incapable.

La raréfaction des céréales disponibles va donc faire augmenter leur prix, au niveau mondial . Vous retrouverez bientôt cette augmentation dans le prix de votre baguette de pain, dans les prix de la viande (les poulets de grain, par exemple) et des produits laitiers. Ces derniers proviennent d'animaux nourris au fourrage ; or la sécheresse a grillé les prairies et le foin est devenu plus rare et plus cher.

Je pourrais continuer la litanie des pays dévastés par la sécheresse : Brésil, Argentine, Australie. Tous sont des pays exportateurs de produits agricoles. L'Inde est frappée par la sécheresse pour la quatrième fois depuis 2000. La mousson y a été plus faible de 10% environ cette année. Les climatologues laissent penser que de grandes sécheresses sont à venir dans les décennies prochaines, entrecoupées d'épisodes pluvieux inhabituellement intenses qui n'arrangent rien car les eaux ruissellent au lieu d'irriguer.

L'Inde est sensible aux variations climatiques car même si l'agriculture ne représente que 15% de l'économie, environ la moitié de la population travaille dans des exploitations agricoles. Et l'augmentation inévitable des prix des denrées alimentaires sera cruelle pour les millions de pauvres qui vivent dans le sous-continent indien.

Surpopulation, corruption, événements climatique, l'agrobusinesss… tout s'accorde pour faire de l un investissement incontournable sur le moyen/long terme sur des sociétés qui balaient toute la chaine de production : terres agricoles et la production, semences, engrais, eau, distribution...

source : Agriculture : prix et rareté font le bonheur de l'investisseur
Jean-Claude Périvier, rédacteur en chef de Défis & Profits

cF A VOIR : Golman Sachs , Les Etats-Unis le terrorisme institutionnalisé - hensozu, La face cachée du pétrole - citoyenactif , Géopolitique & Histoire, Documentaire, agriculture, envronnement, enjeux énergétiques, l'afrique, "mine d'or", pour les investissements, selon pékin , pétrole, crise pétrolière, 1973, campagne de manipulation, , crise, capitalisme, bataille de l'énergie, chine néolibéralisme, global warning, catastrophe, spéculation, l'agence internationale de l'énergie, l'arabie saoudite, délocalisation , risques climatiques

 
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