15.03.2012
Pourquoi je quitte Goldman Sachs"
Interview intéressante
« Aujourd'hui, c'est mon dernier jour chez Goldman Sachs. Après presque 12 ans dans cette entreprise -- d'abord en tant que stagiaire pendant que j'étais étudiant à Stanford, puis à New York pendant 10 ans, et maintenant à Londres -- je pense y avoir travaillé assez longtemps pour comprendre l'évolution de sa culture, ses membres, et son identité. Et je peux dire honnêtement que l'environnement y est désormais plus toxique et destructeur que jamais.
Pour tout dire de manière la plus simple possible, les intérêts du client continuent d'être mis de côté dans le fonctionnement de l'entreprise. Goldman Sachs est pourtant une des plus grandes et plus importantes banques d'investissements de la planète, et elle est trop fondamentale dans le monde de la finance pour se permettre de continuer ainsi. L'entreprise a tellement changé depuis le jour où je l'ai rejointe après mes études que je ne peux plus aujourd'hui, en bonne conscience, dire que je m'identifie à ce qu'elle représente.
Cela étonnera un public sceptique, mais la culture d'entreprise a toujours été un aspect important du succès de Goldman Sachs. La banque exigeait des principes tels que l'esprit d'équipe, l'intégrité, l'humilité, et surtout de toujours faire ce qui convient au client. Cette culture était le secret qui nous a permis d'obtenir et de garder la confiance de nos clients pendant 143 ans, et qui a fait qu'on aimait y travailler. Il n'était pas seulement question de gagner de l'argent, car s'il n'était question que de cela, l'entreprise n'aurait pas duré aussi longtemps. Je suis triste de dire qu'en regardant autour de moi aujourd'hui je ne vois plus aucune trace de cette culture qui m'avait tant donné envie de travailler pour cette entreprise, pendant tant d'années. Je n'ai plus du tout de fierté, ni de foi.
Cela n'a pas toujours été ainsi. Pendant plus de 10 ans j'ai recruté et encadré des candidats tout au long de notre pénible processus d'entretiens. J'ai été sélectionné parmi 10 personnes (dans une entreprise qui compte plus de 30 000 employés) pour apparaître dans notre vidéo de recrutement, qui tourne dans tous les campus étudiants auxquels nous rendons visite dans le monde entier. En 2006, je gérais le programme des stagiaires d'été en ventes et trading à New York que suivaient les 80 étudiants qui avaient réussi à se démarquer des milliers de postulants.
J'ai su qu'il était temps de partir lorsque je me suis rendu compte que je ne pouvais plus regarder ces étudiants dans les yeux et leur dire que Goldman Sachs était un endroit fantastique pour travailler.
Lorsqu'on écrira l'histoire de Goldman Sachs, on notera que l'actuel PDG, Lloyd C. Blankfein, et le président, Gary D. Cohn, ont été responsables de la perte de cette culture. Je crois sincèrement que le déclin de la fibre morale de cette entreprise représente la menace la plus importante pour sa survie à long terme.
Au cours de ma carrière, j'ai eu le privilège de servir de conseil pour le montage de deux des plus gros hedge funds de la planète, pour trois des plus importants fonds souverains du Moyen-Orient et de l'Asie, et pour cinq des plus grands gestionnaires d'actifs aux Etats-Unis. Les actifs sous gestion de mes clients valent plus de mille milliards de dollars. J'ai toujours été très fier de pouvoir conseiller mes clients dans leur propre intérêt, même si cela représentait moins de revenus pour la banque. Ce point de vue est devenu de moins en moins populaire chez Goldman Sachs. Encore une indication qu'il était temps de partir.
Comment en sommes-nous arrivés là ? L'entreprise a changé la façon dont elle perçoit le leadership, la position de dirigeant. Il fut un temps où être un bon leader signifiait avoir des idées, montrer l'exemple et faire ce qui est juste. Aujourd'hui, si vous gagnez assez d'argent pour la banque (sans être un tueur en série), vous serez tout de suite promu à un poste important.
Quelles sont les trois manières de devenir rapidement un leader, désormais ?
A) Exécuter son client avec les "haches" de l'entreprise, un terme utilisé chez Goldman Sachs pour dire qu'il faut convaincre les clients d'investir dans des actions ou d'autres produits dont on essaie de se débarrasser car ils ne représentent pas un profit potentiel.
B) "Chasser les éléphants". Traduction : convaincre ses clients -- certains sophistiqués, d'autres moins -- de négocier en Bourse ce qui rapportera le plus de profit à Goldman. Vous pouvez me traiter de ringard, mais je n'aime pas vendre à mon client un produit qui ne lui convient pas. C) Dénicher un poste consistant à placer un produit financier illiquide et opaque, résumé par un acronyme à trois lettres.
Aujourd'hui, beaucoup de ces leaders affichent la culture de Goldman Sachs à zéro pourcent. J'assiste aux réunions de ventes de produits dérivés, et pas une minute n'est consacrée à se demander comment aider nos clients. Il s'agit simplement de déterminer comment les utiliser pour gagner un maximum d'argent. Si vous étiez un Martien assistant à l'une de ces réunions, vous penseriez que le succès ou le progrès d'un client n'entre pas du tout en compte dans nos réflexions.
Cela me rend tout simplement malade de voir à quel point les gens peuvent parler sans gêne de voler leurs clients. Sur les 12 derniers mois, j'ai vu cinq directeurs gestionnaires différents traiter leurs clients de "marionnettes", parfois dans des e-mails en interne. Même après les histoires de fraude avec l'intervention de la SEC, l'affaire Fabulous Fab (1), Abacus, "l'oeuvre de Dieu" (2), Goldman Sachs traité de "vampire des abysses" par le magazine Rolling Stone (3) ?... Aucune humilité ? Allons donc. Et de l'intégrité ? Encore moins. Je ne parle pas de fraude ou de comportement illégal, mais quant à forcer les clients à acheter des produits compliqués et lucratifs, alors que ce sont ni les investissements les plus simples ni ceux qui s'accordent avec leurs objectifs ? On le fait tous les jo urs.
Je trouve stupéfiant de voir à quel point la direction ne comprend pas une vérité toute simple : si le client ne vous fait pas confiance, il ne travaillera plus avec vous, que vous soyez le plus intelligent ou non.
Ces jours-ci, la question la plus fréquemment posée par les analystes juniors au sujet des produits dérivés, c'est "combien d'argent avons-nous gagné sur le dos du client ?" Je suis gêné à chaque fois que je l'entends, car ce comportement reflète ce qu'ils observent chez leurs dirigeants, leurs "leaders". Projetons-nous dans 10 ans : inutile d'être psychologue pour comprendre que ces jeunes analystes, qui entendent à longueur de journée les termes "marionnettes", "arracher les yeux" et "se faire payer" ne vont pas devenir de petits anges.
Moi aussi, lorsque j'étais analyste junior de première année, je ne savais pas où étaient situées les toilettes ni comment faire mon noeud de cravate. On m'a plutôt appris à me préoccuper de savoir ce qu'était un produit dérivé, de comprendre la finance, de connaître nos clients et ce qui les motive, d'apprendre comment ils jaugent le succès et ce qu'on pouvait faire pour les aider à atteindre ce but.
Les grands moments de fierté de ma vie -- recevoir une bourse étudiante pour venir d'Afrique du Sud à Stanford, être sélectionné au niveau national pour la bourse Rhodes, gagner la médaille de bronze en tennis de table lors des Maccabiades -- ont tous été obtenus grâce au travail, sans raccourcis. Goldman Sachs aujourd'hui met en avant la culture du raccourci et non de l'accomplissement. Cela ne me paraît pas moral.
J'espère que ceci sera une sonnette d'alarme pour le conseil d'administration de Goldman Sachs. Remettez le client au coeur de l'activité. Sans clients, vous ne gagnerez rien. D'ailleurs vous n'existerez plus. Expulsez les employés corrompus, peu importe les montants qu'ils rapportent à la société. Revenez à la culture d'entreprise d'origine, afin que les gens viennent travaillent pour les bonnes raisons. Ceux qui se préoccupent uniquement de gagner de l'argent ne maintiendront pas la banque -- ni la confiance des clients -- en vie très longtemps.
© New York Times 2012
Texte traduit de l'anglais par Ségolène Zimmern
NDLR
(1) Fabulous Fab, alias Fabrice Tourre. Ce trader français fut au coeur de l'enquête menée par la SEC en 2010. Il fut l'un des concepteurs des produits titrisés subprime Abacus
voir aussi : Renflouages cachés , Libéralisation selon Monti, Confession d'un trader, Ces «hedge funds» qui..., Warren Buffett soutient... , Les nouveaux rois des..., Les implications des hedges..., Les vrais maitres du monde ???, Comment la « machine à...Goldman Sachs, documentaires : Les nouveaux maîtres du monde -Goldman Sachs, Goldman Sachs - Analyse d'une pieuvre financière mondiale
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30.01.2012
Lois et lobby financiers
Comment en est on arriver au développement de l’idéologie néolibérale, ces acteurs et les conséquences actuelles Un début de réponse, scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin. Au sortir de la seconde guerre mondiale, et la guerre froide : des dirigeants d'entreprises ont décidé de créer des marchés communs, ou certes un semblant de liberté parfaite ...Mais avec un prix très : ? Les crises systémiques qui se développent a travers le monde accompagnée d’exploitation, de liens étroits en régimes despotiques et libéraux.
Zones franches et libre echange _ Attac : « Les ZLE s’inscrivent dans le processus de libéralisation des échanges de marchandises et de capitaux à l’échelle mondiale. Elles prévoient l’élimination des barrières douanières et de toute entrave à la circulation des marchandises. Elles organisent le développement de l’économie de marché dans le cadre de la poursuite et de l’approfondissement des plans d’ajustement structurel imposés par le FMI et la BM aux pays endettés. Un exemple actuel : l'ALENA (EUA, Canada, Mexique), La zone Euro ») voir Le projet de zone de libre-échange concrétisé au terme du sommet.
Date clef de l’Europe « L'idée européenne plonge ses racines dans l'antiquité gréco-romaine et a traversé toute l'histoire du continent. Dès le début du 20e siècle, des esprits visionnaires tentent d'alerter leurs contemporains sur la nécessité de s'unir pour mettre fin aux conflits entre les nations. Après 1945, les différentes tentatives de rapprochement entre les Etats d'Europe de l'Ouest culminent avec la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier. La méthode communautaire trouve une application encore plus ambitieuse avec la mise en oeuvre du Marché commun dès 1957. Depuis lors, la Communauté, puis l'Union européenne, n'ont cessé de s'élargir à de nouveaux pays tout en acquérant des compétences supplémentaires, dans des domaines variés (environnement, économie, défense...) Retrouvez les événements qui ont marqué la construction européenne.
Je vais mettre en avant l’un des marchés communs ( la zone euro) avec date et conséquences ainsi que les différents lobbies financiers ( et leurs rôles) : L’AFECEI ( Association Française des Etablissement de crédit et des Entreprises d’Investissements), L’Association Française des Marchés Financier)( AMAFI) , AFPI LAssociation Française des professionnels des titres), Paris Europlace
Doc PDF Paris Europlace - Financial Forum - Intervention de Jean-Pierre ... – source AMF finance
« Premier défi : vous adapter en douceur au cadre de la régulation post crise, celui dessiné par l’agenda du G20.
Deuxième défi : Parachever la construction de l’Europe pour mieux l’inséré dans une économie de la gestion mondialisée
Troisième et dernier défi, et c’est a dessein que je finis par le plus important pour le régulateur, reconquérir les épargnants qui se sont détournés des marchés pour investir dans la pierre ou l’or de la pierre au détriment du financement de nos économies) ».
L’AMAFI : « Association Française des marchés et organismes financiers représentant les professionnel de la bourse et des marchés financiers en France. L’AMAFI regroupe 120 adhérents, en majorité des entreprises d’investissement, des établissements de crédits, des opérateurs d’infrastructures et de marché, soit plus de 10000 professionnel de la bourse et de la finance ». Source www.amafi.fr But : Assurer la représentation économique des intérêts financiers et moraux, informer ses adhérant, animer la réflexion collective de la profession, promouvoir la gestion française. Les principales instances externes auxquelles participe l'AMAFI .
FBF - Fédération Bancaire Française: « L’association française des banque a pour charge la mission de syndicats patronal dans le domaine de la convention collective de la banque et tient un role de liason entre les différentes catégories de banques »
Autres associations professionnelles :
AFTI : Association Française des professionnels des titres
Elle a été constituée en 1990 et a pour Object de rassemblement des établissements bancaires et financier concernés par les instruments financiers.
Paris Europlace Welcome to Paris EUROPLACE (39 Rue Cambon 75001 Paris ; 01 49 27 11 14):
Association dédiée aux développement de la place financière de Paris et a 4 missions principales (Mission et objectifs)
- Piloter les travaux du «haut comité de place» initié en 2007 et présidé par le Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie
-Être force de propositions sur les évolutions réglementaires et fiscales dans un contexte de renforcement de l'encadrement réglementaire et prudentiel des marchés financiers par les autorités publiques nationales (Parlement, Ministère de l'Economie), européennes (Parlement et commission) et internationales(G20
- Promotion internationale de la Place de Paris
- Les réformes des plans d’actions
- La sensibilisation des pouvoirs publics
- Les actions de lobbying au plan européen
« Créer par les principales institutions représentatives de la place financière de Paris, Paris Europlace est l’organisation en charge de développer et de moderniser la place financière de Paris et de mener une action de promotion de ses principaux facteurs d’activité au plan régional, européen et international. Paris Europlace regroupe a ce jour, 150 établissement adhérents, réunit la pluralité des acteurs de l’industrie financière : émetteurs, investisseurs, banques, société d’assurance et profession auxiliaires, français et internationaux, actif sur la place de Paris ».
Elle est opposées a la taxe tobine, qui nuirait a son développement.
Association française de gestion financière ( AFG) : « L’AFG est une organisation professionnelle de gestion pour le compte de tiers. Elles réunit tous les acteurs du métier de la gestion, qu’elle soit individualisée, sous mandat ou collective ( via
Bref, il y en a d’autres : C’est un réseau d’acteurs : « La place financière s’organise en réseau, chaque acteur étant relié a plusieurs autres. Chaque prestataire de service d’investissement est en liaison avec les associations qui les représentent. Ces associations dialoguent et défendent leurs droits et les membres, notamment auprès des autorités nationales, mais également au niveau européen.
Par ailleurs, l'Etat et les autorités de place mènent, en parrallèle de leur role de controle prudentiel et de surveillance des affaires, des concertations ponctuelles avec les acteurs de place et diligentent des études et rapports en préparation de nouveau réglements. C'est le cas du Minefi, qui mène des concertations avant de proposer des lois, et de l'AMF, qui réalise des concertations de professionnels, notamment via les associations professionnelles, avant d'effectuer des modification de son rendement général."Il ya des organismes de lobbing, et certains organismes prudentielles pour corriger parfois le tir, mais ne remmettent bien sur pas en cause le système et donc ne peuvent empécher les crises systémiques
Conséquences : par des lois légales mis avec le développement (des zones) de libre échange le développement des instruments de plus en plus perfectionner afin de spéculer sur les peuples (possibilité de jouer sur la dette (instruments de plus en plus complexe, des mathématiciens embauchés par le secteurs de la finance afin de créer des algorithmes de plus en plus perfectionner) . des outils se sont développer de façon légale sur les marchés (Sur les indices de volatilité implicite : le VIX (options sur le S&P 500), le Forex, le règne de l'argent roi . voir Renflouages cachés, le lobby bancaire international (IIF, Libéralisation selon Monti, Le Titanic pour bientot, témoignage en écho à "..., Documentaire: City de Londres, la finance en eaux troubles, ('Les marchés sont-ils responsables de tous nos maux ?', un article de nicocitoyenactif sur Netlog
18:03 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise systémique, mario monti, goldman sachs, zones franches et libre echange
24.01.2012
Tant qu'il y aura de l'argent...
Je ne vois qu'un mot pour définir ce qu'il se passe en ce moment sur le marché des matières premières : euphorie, folie, , soumission des peuples par la malédiction de l’or noir et de l’argent : Tant qu'il y aura de l'argent. Source Slate, tanquil... Hors Contrôle - Luttes d'hier et d'aujourdhui.
. Cette euphorie, folie, est construite en partie sur une illusion. Ou plutôt sur des mirages. Deux pour être exact :
- Le premier mirage est américain.
"La baisse du taux de chômage officiel américain continue d'alimenter la spéculation sur une éventuelle reprise américaine. Optimisme soutenu par le redémarrage de la production industrielle, qui a atteint son plus haut niveau depuis un an".
- Le deuxième mirage est chinois.
« Cette semaine, nous observons le double effet kiss kool des chiffres de la croissance chinoise. Après avoir permis d'atténuer l'annonce de la dégradation de neuf pays européens par S&P, la publication de chiffres sur la croissance chinoise meilleurs qu'attendus ont permis de gonfler le marché des métaux ».
Aux Etats-Unis comme en Chine, l'enthousiasme paraît cependant démesuré.
« Il n'y a que les pays européens qui peuvent imaginer sortir de la crise avec 8% de chômage. Aux Etats-Unis, ce chiffre est encore synonyme de crise. En Chine, la croissance de 9,2% en 2011 a renforcé l'hypothèse d'un scénario en soft landing ( définition : attrerissage en douceur, video), . Pourtant, nous sommes encore en plein atterrissage ».
« Ce scepticisme est bien résumé par Bart Melek, chef du département Stratégie matières premières chez TD Securities, un consultant financier. Pour cet analyste, le rally des marchés "défie la gravité et défie les défaitistes".
Les métaux en pleine forme. « Les bons indicateurs en Chine et aux Etats-Unis se sont conjugués à un fléchissement momentané du dollar pour soutenir les métaux. Ainsi tout a concouru pour permettre aux métaux de continuer sur leur lancée positive du début d'année ». Le cuivre en particulier a continué sur sa lancée de la semaine dernière. Le zinc et le nickel ont également franchi un cap. Tous les deux ont dépassé leur seuil psychologique 2 000 $ et 20 000 $ ».
Riyad veut boucher le trou de la Sécu
Logique libérale grrr !!: » Cette semaine, c'est l'Arabie Saoudite qui a inquiété les économies du monde entier.
Pourquoi ; Car Riyad a annoncé avoir besoin d'un baril à 100 $ pour financer les 125 milliards que le pays a l'intention de dépenser en infrastructures et programmes sociaux. Riyad a besoin d'acheter la paix sociale, et le coût de cette "Pax Saudia" vient d'augmenter après les printemps arabes. (dans A lire : Pétrole: pourquoi cette guerre entre pays de l'Opep ? « L’accord secret qui existait depuis 50 ans entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite, et qui consistait à assurer la protection de l’Arabie. Saoudite en contrepartie d’un pétrole bon marché, a volé en éclats avec le «printemps arabe »). C’est la politique du bâton et de la carotte face a la colère légitime : La révolte gronde aussi en Arabie saoudite | Slate. Raisons : 1- Une région riche, surtout en chômeurs : « Si l'Arabie saoudite est effectivement riche, une grande part de sa jeunesse peine à trouver du travail, que ce soit dans le secteur public ou privé- mais ne fournit pas d'emplois aux milliers de diplômés qui sortent chaque année de l’université. Des scandales bâillonnés. Le pétrole n'est plus le moyen de contrôle de la situation, Révolte virtuelle pour représailles réelles, Des tentatives d'apaisement qui ne suffisent plus mesures sociales)
Ainsi, Riyad a gravé dans le marbre les prévisions d'un baril cher en 2012. Le baril pourrait même dépasser le prix moyen annuel de 2011, selon Goldman Sachs.
C'est en particulier le WTI, le baril à New York, qui pourrait augmenter, alors que les stocks à Cushing, le gigantesque réservoir américain de l'Oklahoma, se vident rapidement.
L'Agence de l'énergie américaine (EIA) a annoncé que les stocks américains de pétrole ont baissé de 3,4 millions de barils. Les marchés s'attendaient à une hausse des stocks.
A lire : Tunisie : « Toute révolution subit des tentatives de contre-révolution » surRiad Ben Fadhel – Wordpress, A BAS L'ARGENT | Facebook, , Hors Contrôle - Luttes d'hier et d'aujourdhui (clique ici), enjeux pétrole en Lybie, Pétrole et gaz de schiste, une guerre pour 2012 – 1er blog,
17:34 Publié dans International, spéculations | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : spéculation, internationale, pétrole, iran, etats unis, arabie saoudite, euphorie, folie, soumission des peuples par la malédiction de l’or noir, l’agence américaine d’information sur l’Énergie (eia), goldman sachs










