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14/12/2017

Loin du Vietnam de Chris Marker :

Grandiose

sur les guerres passées, présentes ou  qui s’annoncent

la publication de Flores Magon.

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« l’antimilitarisme ouvrier n’a pas sa source dans une horreur abstraite ou sentimentale de la guerre et de l’armée ; il a sa source dans la lutte de classe ; il est né de l’expérience des grèves et des luttes, où toujours, en face de lui, l’ouvrier rencontre l’armée, gardienne du Capital et gardienne de l’Ordre, en sorte qu’elle lui est apparue comme un simple prolongement de l’atelier capitaliste, et par conséquent comme le symbole vivant de sa servitude.un communard »( peut être Jules Vallès)

 

 

La Fabrique de l’Histoire par Emmanuel Laurentin

 

du lundi au vendredi de 9h00 à 10h00 Réécouter Histoire de l’année 1967 (3/4) : Loin du Vietnam de Chris Marker : cinéma et politique en 1967 52min

 
Histoire de l’année 1967 (3/4) Loin du Vietnam de Chris Marker : cinéma et politique en 1967

 

 

11/11/2017

En ce 11 novembre.

 

En ce 11 novembre.

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 Nicolas Hernandez Cointot " Notre monde est bourré d'hypocrisie, mais pas d'incohérence dés lors que l'on annalyse les rapports de force, les conflits d'intérêts"
 
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la publication de José Filipe Rouen.

Quel culot ces dirigeants #politiques #assassins !
Ils commémorent l'#armisticetout en vendant leurs #bombes à travers le monde

 

 

Lord of War (VF) - Bande Annonce

Il est impossible de « parler » de la boucherie de 14-18 sans évoquer le dilemme tragique que la guerre a posé au mouvement ouvrier, sur son soutien ou son opposition à l’Union sacrée. Cette Grande Guerre, mobilisant tout le pays, fut une rupture majeure pour le pacifisme.
L’Union sacrée c’était surtout la volonté de tous les Français de servir la patrie. Elle a traduit le patriotisme de tous les...

En mémoire, et pour la réhabilitation de ces soldats perdus dont les noms ne figurent sur aucun des monuments aux morts, ni au Royaume-Uni, ni en France, et qui, pour leur mémoire, n'ont reçu que la part de honte de cette grande boucherie que fut la Grande Guerre.
Plus de 639 soldats français, 307 britanniques. Un grand nombre n’avait pas 20 ans, fusillés pour l’exemple, achevés au pistolet.

Parmi eux, Herbert Morris, engagé volontaire dans le 6e British West Indies, et fusillé à 17 ans pour abandon de poste après un procès en cour martiale d’un petit quart d'heure. Un quart d'heure qui avait permis à ce gosse de bredouiller, hagard : «J'ai mal à la tête. Je ne peux plus supporter le bruit des canons. Je l'ai dit au docteur, mais il n'a rien pu faire...».

Un autre, Herbert Francis Burden a menti sur son âge pour s’enrôler à 16 ans. Il est fusillé quelques mois plus tard pour avoir paniqué et couru après avoir vu ses camarades massacrés sur le champ de bataille de Bellewaarde Ridge en 1915. Burden servira de modèle à la statue commémorative érigée en 2001 en mémoire des « Shot at dawn » (photo).

En France, l'exemple le plus célèbre est celui des 4 caporaux de Souain appartenant à la 21e compagnie du 336e bataillon d'infanterie, dont l'histoire inspira en partie le film de Stanley Kubrick «Les Sentiers de la gloire». Film, d'ailleurs, qu'on se garda bien à l’époque de distribuer en France.

Certes, ils ne sont pas nombreux face aux millions de morts de ce conflit interminable. Mais malgré tout, ils hantent nos cœurs et nos esprits, ces jeunes soldats qui n’ont pas su, pas pu survivre à la peur, au devoir, à la folie qui les a meurtris jusqu’à la mort.
Force est aujourd'hui d’admettre que face à l’horreur de cette guerre, nous ne pouvons que reconnaître ces hommes qui ont, par un sentiment bien humain, tenté de survivre et de s’échapper de cet enfer.

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Pour Ballé Preira : 

Disons-le tout net, ce qu’il est convenu d’appeler terrorisme, extrémisme violent est une réalité tangible avec des ravages incommensurables. L’actualité est souvent ponctuée dans plusieurs pays (Nigéria, Somalie, Mali, Kenya, Libye, Afghanistan, France, Etats-Unis, Irak, Syrie, etc.) des agissements de ces multiples bandes et groupuscules armés écumant et pillant villes et villages avec de nombreuses victimes innocentes.
 
Ce fléau se nourrit de la prolifération et de la distribution des armes de tout calibre, facilitées notamment par le business florissant des complexes militaro-industriels qui tirent grand profit du surarmement, du terrorisme et des conflits (il y a même des guerres dites préventives pour justifier les énormes dépenses militaires). Une véritable économie de la guerre et de la peur qui appelle de tous ses vœux et stratégie la poursuite et le développement d’un monde de tensions et de luttes armées.

De l'économie de la peur - impact.sn

Point n’est besoin de s’attarder sur les crises en Irak, en Syrie, en Libye, en Afghanistan, en Palestine où la stratégie ressemble plus à celle du pyromane-pompier. Le chaos qui s’y installe est notamment le résultat de l’œuvre de ceux qui disent vouloir maintenant l’éteindre. Un remède qui crée plus de mal. Drôle de médecins, drôles de thérapies !
 
Aujourd’hui, sous prétexte de lutter contre le phénomène inquiétant du terrorisme, des Etats se dotent d’équipements militaires impressionnants qui laissent souvent en jachères les véritables priorités en matière d’éducation, de santé, d’agriculture, d’industrie, de services, de lutte contre la délinquance et l’insécurité, le phénomène des enfants de la rue, le désœuvrement des jeunes. Il ne faut pas lâcher la proie pour l’ombre, la réalité pour les supputations. Certes, l’adage dit que « qui veut la paix, prépare la guerre » mais avec des proportions raisonnables.
 
De nos jours, il est admis et démontré que l’outil militaire, aussi important soit-il, n’est qu’un maillon de la chaîne de lutte efficace contre l’extrémisme violent.C’est ce qu’avait soutenu lors du Forum Paix et Sécurité à Dakar en novembre 2015, Elissa Slotkin, ancienne Secrétaire adjointe à la Défense pour les affaires de sécurité internationale américaine :


 
« Nous avons malheureusement beaucoup appris de 2001 à maintenant. Et nous l’avons appris à travers un travail acharné mené par l’armée américaine, mais aussi par tout le gouvernement américain et par les gouvernements de nos partenaires. Nous avons également appris qu’il n’y a pas seulement une solution militaire à ce problème terroriste. Une approche militaire directe peut de temps en temps exacerber le problème terroriste. ».


 
Dans le même ordre d’idées, l’éminent chercheur sénégalais Alioune Sall, directeur exécutif de l’Institut des futurs africains basé à Pretoria, avait ajouté :

« J’étais quand même heureux d’entendre des responsables civils et militaires dire que la lutte contre le terrorisme devait être inscrite dans la durée, qu’il n’y avait pas de solution militaire, purement militaire à la lutte contre le terrorisme. J’ai dit que cela me paraissait être des réflexions qui allaient dans la bonne direction. »


 

Manar Moalin quitte son observatoire pour aller se percher sur une espèce de trône en bois dans le jardin

Amabilités et gros contrats, le bilan de la visite de Trump en Chine 

Pour son premier voyage en Chine, le président américain a reçu un accueil impérial, mercredi 8 novembre, note le Shun Po (Hong Kong Economic Journal). “À la veille de ses entretiens avec le président chinois, Trump a pu prendre le thé à la Cité interdite, admirer une représentation d’opéra de Pékin, et avoir des échanges informels avec Xi Jinping. La Chine a traité Trump de manière impériale, et celui-ci a loué la ‘grande victoire’ enregistrée au XIXe congrès [du Parti communiste chinois en octobre dernier]. Tous deux ont échangé des compliments et fait des amabilités”.

Au cours d’une conférence de presse conjointe, le lendemain, les deux présidents sont tombés d’accord pour placer très haut dans leurs préoccupations la situation en Corée du Nord, relate le South China Morning Post. Mais les divergences de méthode subsistent, souligne le quotidien. Donald Trump s’est fait pressant : “Si vous vous y mettez vraiment, [la dénucléarisation] va venir, cela ne fait aucun doute”, a-t-il dit. “Le temps presse, nous devons agir vite, et espérons que la Chine va accélérer son action”, a-t-il ajouté, selon le quotidien.

 

Xi s’est dit engagé en faveur de la dénucléarisation dans la péninsule coréenne, il a aussi insisté sur le fait que le dialogue est nécessaire pour résoudre la crise.”

 

253 milliards de dollars de contrats en vue

Une série d’accords a finalement été signée en vue de contrats commerciaux d’une valeur totale de 253 milliards de dollars (218 milliards d’euros). Cela recouvre des activités allant de la fourniture de gaz de schiste, à l’échange de pièces détachées automobiles, en passant par l’achat de 300 Boeing pour 37 milliards de dollars (32 milliards d’euros) par la compagnie nationale Air China, annonce le quotidien officiel chinois Huanqiu Shibao.

Au menu également, une participation de 43 milliards de dollars (37 milliards d’euros) de la Chine à l’exploration de réserves de gaz en Alaska, souligne le South China Morning Post. Une manière pour la Chine de démontrer sa volonté de réduire le déficit commercial américain, commente le quotidien hongkongais. Celui-ci était de 26,6 milliards de dollars (22,9 milliards d’euros) pour le seul mois d’octobre.

Mais “dès avant son départ des États-Unis, Trump avait fait un cadeau non négligeable à la Chine”, ajoute par ailleurs le Huanqiu Shibao : la licence d’exploitation (airworthiness) accordée au gros-porteur commercial chinois C919par l’administration fédérale de l’aviation. “Or pour entrer sur le marché international, le C919 a besoin d’agréments internationaux”, commente le journal. Selon lui, l’agrément américain devrait aider à obtenir celui de l’Europe, et ces deux licences sont essentielles pour pénétrer les marchés mondiaux.

 

 

Ainsi donc, nous avons besoin de solutions plus holistiques qui englobent les aspects d’éducation, de formation et de sensibilisation, de lutte contre la pauvreté et l’exclusion pour couper l’herbe sous les pieds de ces entrepreneurs du chaos qui exploitent ces terreaux fertiles avec des manipulations et raccourcis théologiques poussant notre frange juvénile vers des projets chimériques et dangereux.
 
Au demeurant, les Etats puissants doivent aussi, pour la stabilité du monde, faire preuve de plus lucidité en cessant cet hégémonisme guerrier et sanguinolent qui a fini de déstabiliser de nombreuses zones géographiques pour des intérêts de domination et d’influence. Cela développe malheureusement des réactions primaires, incontrôlées et regrettables dans ces pays.
 

Pour assurer une paix durable, il nous faut plus de justice, de solidarité, d’échanges, de développement et moins de business désincarné et dévastateur, de diabolisation et de phobie par rapport aux visions et croyances des autres. L’heure est à la nécessité de substituer l’économie de la paix au business de la peur.
 

04/07/2014

Bussiness des drones

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God - John Lennon - YouTube : Imagine all the people living life in peace. You may say I'm a dreamer, but I'm not the only one. I hope someday you'll join us, and the world will be as one”

 Petite leçon d'Europe par Jean Gabin dans "Le président"

 

14-18
« On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels »

 

 

sur le site investig'action - Michel Collon

 

Et pendant que l'Europe se penche sur les sanctions possibles contre Moscou, la France prévoit de livrer des nouveaux appareils à Moscou, en l'occurrence des Mistrals pour une valeur d' 1,2 milliards d'euros. Hasard du calendrier, 400 marin russes sont arrivés hier à St Nazaire pour se familiariser avec leurs nouveaux matériels

 

 Petite leçon d'Europe par Jean Gabin dans "Le président"

 

 La pauvreté est la pire forme de violence. j'aime

 

·                     Vaincre la pauvreté ce n'est pas un geste de charité, c'est un acte de justice. j'aime

 

·                     La pauvreté est le parent de la révolution et du crime. j'aime

 

·                     Si la pauvreté était une banque, il n'y aurait pas de pauvreté. j'aime

 

·                     La pauvreté s'encombre rarement de principes et surtout de contingences. j'aime

 

 

 

Des armes pour le monde Arte 2014 02 04 20 50 

 

Les autorités ont-elles encore une chance dans la lutte contre le trafic d'armes international ?
Diffusé sur Arte le mardi 4 février 2014 à 20:50 - Durée : 1 h 29 :
En dépit des contrôles, les zones de conflit sont inondées d'armes importées illégalement, notamment de l'Allemagne. Cette passionnante enquête nous mène du Mexique au Darfour en passant par la Bosnie-Herzégovine. Ventes record

 

  

 L'UE « Nobel de la guerre »: record de vente d'armes pour les pays de l'Union européenne en 2011  

la guerre mondiale fut essentiellement l'œuvre des hommes d'argent; que ce sont les hauts industriels des différents États de l'Europe qui, tout d'abord la voulurent, la rendirent nécessaire, la firent, la prolongèrent. Ils en firent leur état, mirent en elle leur fortune, en tirèrent d'immenses bénéfices et s'y livrèrent avec tant d'ardeur, qu'ils ruinèrent l'Europe, se ruinèrent eux-mêmes et disloquèrent le monde."

Mais aujourd'hui, j'aimerai vous emmener dans un monde qui n'est plus de la science-fiction que cela. Celui des drones.  


Une question qui est au coeur de l'actualité puisque plusieurs pays européens -- le Royaume-Uni, l'Espagne et l'Italie -- ont décidé d'intégrer les revenus de la prostitution, la vente d'arme (  Des armes pour le monde Arte  , Ventes record ) et de la drogue dans le calcul du PIB. cf 
Quand le vice les rend plus riches , L'Allemagne et les Drones d'attaques : L'Indigné L'ère des robots traders est arrivée ,

 

 

Alors que David Cameron

 

Il vient d'abandonner sa proposition d'armer les rebelles syriens, le Royaume-Uni a-t-il livré des composants permettant de fabriquer des armes chimiques au régime de Bachar el-Assad Un rapport parlementaire révèle l'exportation par le pays de 12,3 milliards de livres (14 milliards d'euros) d'armement à 25 nations figurant sur sa propre liste de régimes sensibles.

Selon le comité de contrôle des exportations d'armesd e la Chambre des communes, du fluorure de sodium, qui peut servir à la fabrication d'armes chimiques, a été exporté vers la Syrie ces deux dernières années. source : le Figaro du 18/07/2013 

 

A Damas, Assad rejette les propositions de négociations.
- "Négocier, mais pourquoi ?! Tout est sous contrôle".
Sur les panneaux : Bureaux du président ; examens oculaires ; on demande de l'aide.  Ophtalmo et aveugle  

 
Lord of War Bande Annonce VF - YouTube :


Des drones américains armés de missiles s

La privatisation de la guerre s’est aggravée avec Obama”

 « Les révolutions sortent, non d'un accident, mais de la nécessité. » Victor Hugo

  « Un homme ça s’empêche : il se définit pas simplement par ses prouesses ou ses droits, il se définit aussi par ce que la honte ou le scrupule le retienne de faire. L’homme qui se révolte est aussi un homme qui se résiste » - Albert Camus

 Survolent Bagdad, mais uniquement pour «protéger» le cas échéant les militaires et diplomates américains présents, a indiqué à l’AFP un diplomate américain

 Rapport sur la sécurité intérieur : La menace djihadistes pèse aussi sur l'Europe. Dans un rapport, l'agence de sécurité allemande est particulièrement inquiète face à la montée des islamistes qui gagnent du terrain Le point en Allemagne :

 L'Allemagne et les Drones d'attaques L'Indigné

Ifweweresyrians

 

 

Et si la guerre en Syrie avait lieu en France ? Post de blog Si la France était la Syrie, les habitants d'Avignon et de Cannes seraient tous morts, selon les calculs du projet « If we were Syrian ».

 
Voilà ce qu'a annoncé Jeff Bezos, le fondateur d'Amazon, dimanche dernier : le projet Amazon Prime Air.

Ce qui se cache derrière, ce sont des mini-drones qui remplaceraient les livreurs traditionnels. Principal atout de ces drones : la livraison de votre colis une demi-heure après votre commande. De quoi donner à Amazon un avantage de poids dans la compétition que mènent les sites de commerce électronique pour livrer leurs clients au plus vite. Amazon avait déjà lancé un service Premium (payant) assurant une livraison sous les 24h.

Jeff Bezos en a dévoilé un peu plus sur ce fameux drone, l'Octocopters : équipé de 8 hélices, il sera capable de porter des colis pesant jusqu'à 2,3 kg, ce qui représente 86% des commandes passées sur Amazon. L'Octocopters devrait en outre pouvoir se passer de l'intervention humaine, du moins dans sa phase de vol. Les coordonnées GPS du client permettront au drone de se diriger automatiquement à bon port.

Avouons-le, l'annonce de Bezos tombe à point nommé car lundi dernier était le Cyber Monday, jour pendant lesquels les sites d'ecommerce américains offrent d'attractives réductions à leurs clients. Difficile d'imaginer que le fondateur d'Amazon a choisi le jour précédent cette grande frénésie e-consommatrice par hasard. Les drones d'Amazon ont fait grand bruit et le géant du commerce en ligne s'est offert une publicité gratuite.

Faut-il y voir un lien de cause à effet, en tout cas, les ventes en ligne ont augmenté de 19% par rapport au même jour l'année dernière, et ce sont Amazon et eBay qui en ont le plus profité.

Enorme coup de pub ou pas, l'annonce de Bezos a au moins eu l'avantage de mettre en avant une tendance Ingrid Labuzan .

La robotique en France, et tout particulièrement à la volonté affichée du gouvernement de favoriser la robotique de service. Vous pouvez retrouver ces articles ici et .

Aujourd'hui, je vous propose donc de nous intéresser à cette branche particulière que sont les drones.


Des armées de drones
Le marché des robots de service est depuis des années dominé par le domaine de la défense et de l'exploration. En 2012, les robots de défense représentaient 40% des ventes de robots de services à usage professionnel.

Le point commun à ces deux secteurs : des environnements hostiles. Car c'est un des points forts des robots : leur capacité à intervenir dans des domaines qui sont inaccessibles ou dangereux pour l'homme. Un robot n'a pas besoin d'atmosphère viable ; il peut, s'il est conçu pour cela, résister à des températures extrêmes, à la pression, à la radioactivité ou à toutes autres sortes de pollution. Il ne se ressent pas la peur, obéit au doigt et à l'oeil et, quel que soit son coût, il a moins de valeur qu'une vie humaine.

Les robots se sont donc très rapidement fait une place dans le domaine de la défense. Apparus au cours de la Seconde Guerre mondiale, le premier robot à usage militaire, le Goliath, était utilisé pour transporter des explosifs et les diriger vers les troupes ennemies. Il faut bien reconnaître que l'efficacité de ces premiers robots était vraiment réduite : utilisés sur les plages du débarquement par les Allemands, ils n'ont fait que peu de victimes parmi les alliés.

Robot Goliath
 

Depuis, l'amélioration des capacités d'analyse, de réactivité, d'adaptabilité et de communication, de leur capacité à travailler avec des humains ou d'autres robots leur ont permis de se faire une place de choix dans les armées modernes. Surveillance, repérage, déminage, sécurisation, communication mais aussi attaque, les robots de défense moderne tendent à de plus en plus remplacer et suppléer les forces armées humaines.

Aujourd'hui, voici donc à quoi le Goliath pourrait ressembler : le SnakeBot, un robot serpent développé par l'armée israélienne dont chaque élément peut soit travailler en collaboration avec les autres soit se détacher et agir de manière indépendante. Le SnakeBot est utilisé pour des missions de reconnaissance et d'espionnage ainsi que pour transporter des explosifs.

Robot SnakeBot
 

Les robots sont aujourd'hui présents sur les principaux terrains d'opération. Leur utilisation s'est accélérée ces dernières années, initiée par les armées israélienne et américaine. Les Américains en ont fait un usage très important en Irak et en Afghanistan. Selon le sénateur américain Lindsey Graham, entre 2008 et 2013, les drones de combat américains auraient abattu 4 700 personnes. En une dizaine d'années, la fréquence des frappes menées par des drones américains est passée d'une tous les 40 jours à une tous les 3 jours.

Ce qui laisse entrevoir une refonte en profondeur de la composition des principales armées de la planète... vers la robotisation. Les chiffres précis sont évidemment secret défense mais on estime par exemple que l'armée américaine dispose déjà de 8 000 drones et de 12 000 robots terrestres. Et les robots devraient être de plus en plus présents dans ses rangs : ils représenteront un tiers de ses effectifs d'ici 2020. Ainsi le nombre de drones devrait atteindre les 20 000 unités d'ici là.

En Europe, un des projets de drones militaires le plus avancé est le projet Neuron, mené par la France, l'Italie, la Suède, l'Espagne, la Grèce et la Suisse en collaboration avec Dassault Aviation. Son objectif : doter l'Europe d'un drone de combat furtif -- un avion piloté à partir du sol -- capable de mener des attaques au sol et même des combats aériens.

Evidemment, l'utilisation de plus en plus généralisée des drones pose toute une série de questions, en particulier éthiques, qui devront être résolues dans les années à venir mais aussi techniques puisque comme l'explique à Challenges Patrick Ky, directeur exécutif de l'Agence de sécurité aérienne européenne (AESA) : " Nous avons analysé une soixantaine d'accidents de drones dont les données ont été transmises par l'OTAN et l'US Air Force : 85% ont eu lieu à cause de la perte de contrôle du drone". Tout le comme le mythe de des attaques "chirurgicales", l'utilisation de drone ne signifie en aucun cas la disparition de ce que l'on appelle les pudiquement les "dommages collatéraux".

L'exploration et la surveillance : nouveau terrain de jeu des drones ?
Il y a un autre domaine dans lequel l'utilisation des robots est lui aussi en pleine explosion -- et beaucoup moins controversé : celui de l'exploration.

Pensez au robot Curiosity qui explore la planète Mars depuis 2012. Plus proche de nous, des robots sont ainsi utilisés au coeur de la centrale de Fukushima aux travaux de d'exploration, de sécurisation et de décontamination, à des niveaux de radioactivité mortels pour l'homme.

L'exploration des domaines inconnus -- que ce soit les profondeurs extrêmes des océans ou encore les planètes du système solaire -- passe maintenant par les robots.

En matière de civil, l'exploration, la surveillance et la cartographie sont des domaines dans lesquels les drones ont le plus de chance de rapidement devenir indispensables. Un exemple : la SNCF teste depuis novembre dernier la surveillance de son réseau entre le Gard et le Vaucluse grâce à des drones. Le dispositif pourrait être étendu au reste du territoire dans les années qui viennent.

Ces nouveaux domaines d'application pour les drones civils, et aux sociétés qui vont en profiter.

 

Amazon l'a tout récemment remis sous le feu des projecteurs par la voix de son fondateur Jeff Bezos qui a annoncé travailler sur un projet de livraison de vos colis, par drone, 30 minutes après votre commande. Comme je vous le disais hier, cette annonce constitue un joli coup de pub pour le géant du commerce électronique mais aussi pour les drones civils.

Ces robots avaient déjà conquis le domaine de la défense et qu'ils s'apprêtaient à s'emparer de celui de la surveillance.

Les exemples se multiplient depuis quelques mois. La SNCF a lancé un test grandeur nature de surveillance de son réseau par des drones. Une mission qui était jusque-là accomplie de nuit, par des agents. Le drone a ainsi repéré des microfissures sur le viaduc ferroviaire de Roquemaure emprunté par le TGV Paris-Marseille. Outre la surveillance technique de son réseau, la SNCF compte aussi utiliser ces drones pour lutter contre les vols croissants de câbles.

Si la SNCF s'est lancée dans un tel projet, c'est que, contrairement aux Etats-Unis, la France a autorisé dès 2012 l'accès de son espace aérien aux drones civils. Ne nous emballons pas : leur utilisation est cependant très contrôlée, pas de risque que vous en surpreniez un en train de vous espionnez pendant que vous prenez votre bain -- du moins dans les années qui viennent.

Des drones multifonctions
De l'autre côté de l'Atlantique, les drones civils doivent, pour le moment, rester au sol. Ce qui limite d'autant le projet d'Amazon puisque son projet de drone livreur est tout simplement interdit. Cependant, fin 2015, l'agence de sécurité aérienne américaine pourrait autoriser ces vols aux entreprises souhaitant livrer leurs clients.

Les missions de surveillance et de repérage pourraient rapidement devenir le quotidien des drones dans nombre de pays de la planète. Il suffit d'aller faire un rapide tour sur les sites spécialisées pour découvrir une liste longue comme le bras de missions et de services que pourraient rapidement nous rendre ces petits engins automatiques : surveillances des foules, des forêts, de la météo (non seulement au quotidien mais aussi pour repérer les phénomènes climatiques comme orages, tempêtes et ouragans), surveillance et lutte contre les incendies, des réseaux routiers, de la circulation.

Quelques exemples -- plus ou moins effrayants ou utiles d'ailleurs -- de ces utilisations possibles. Au Brésil, les forces de l'ordre devrait recourir de manière massive aux drones Hermes pour surveiller la foule et les stades pendant la prochaine coupe du monde de football. Evidemment, certains imaginent déjà des drones policiers capables de tirer des balles en caoutchouc ou d'immobiliser des personnes.

C'est dans un autre tout autre domaine que l'ONG allemande Definetz s'est illustrée. Elle a mis au point un drone qui parachute un défibrillateur près des victimes accidents cardiaques. Des chercheurs espagnols utilisent quant à eux des drones pour photographier et cartographier des champs. Objectif : repérer les rangs qui ont besoin d'herbicides pour réduire jusqu'à 70% le volume de produits utilisés.

Et puis il y a les projets de robots livreurs de tacos, burritos, sushis, livres, etc. etc.

Un marché global qui est estimé à 2 milliards d'euros d'ici 2015.

France, nouvelle patrie des drones ?
Et la France dans tout cela ?, vous demandez-vous peut-être. Bonne question, cher lecteur. Eh bien, figurez-vous que nous ne sommes pas si mal situés que cela. Ou du moins que nous avons de grandes ambitions (ce qui est souvent le cas). Il faut dire que l'orgueil national a été titillé par un raté (semi)complet : celui des robots et drones de défense. Heureusement qu'il y a le projet Neuron dont je vous parlais hier pour nous permettre de sauver la face. Même raté avec les robots industriels (qui ont fait l'objet d'une précédente Quotidienne).

Le drone intéresse les entreprises
Qu'à ne cela tienne : la France a décidé de se rattraper avec les robots de service ainsi qu'avec les drones civils. Un pari qui pourrait réussir, du moins pour les drones civils. Premièrement, les entreprises et les équipes de recherche s'intéressent au sujet. L'Hexagone compte ainsi 20 constructeurs homologués de drones et 277 opérateurs autorisés. Parmi elles, des micro-sociétés mais aussi de grands noms comme Parrot ou Thalès. Parmi elles, 80% environ se consacrent à l'audiovisuel. Les prises de vues aériennes du Tour de France ou les survols des sites historiques des émissions culturelles sont déjà filmées grâce à des drones.

Le secteur est d'ailleurs en pleine mutation et réorganisation. Outre la création en 2011 de la Fédération professionnelle des drones civils (FPDC), le secteur se structure progressivement, comme l'expliquait en début de mois Emmanuel de Maistre co-fondateur de l'opérateur Redbird et président de la FPDC au Parisien : "Les constructeurs se structurent et rachètent d'autres PME. Parmi les opérateurs, il y a beaucoup de petites entreprises nées grâce à des indemnités chômage mais bientôt il faudra faire du chiffre d'affaires et tout le monde ne passera pas ce cap. Il y aura aussi des alliances entre opérateurs et des gens qui voudront vendre à des plus gros".

Un coup de pouce réglementaire
Autre atout des drones en France : une législation qui, comme nous l'avons vu, est une des premières à avoir autorisé le vol des drones civils. "L'absence de réglementation freinait le décollage des drones civils et son adoption en avril 2012 a ouvert de nouveaux horizons", confirme Jean-Marc Masenelli, directeur de Survey Copter, une filiale du groupe EADS, à Challenges.

Certes, les drones sont très encadrés. Quatre scénarios d'utilisation de drones ont été définis, dont des vols à moins de 50 m au-dessus du sol et dans un rayon de 1 kilomètre au maximum, hors d'une zone peuplée. De manière générale, aucun drone n'est autorisé à voler au-dessus de 150 m. Et seuls les appareils de petite taille ont été autorisés (25 kg maximum pour les drones pilotés et uniquement 2 kg pour ceux volant de manière complètement autonome). Enfin, les autorisations de vols sont délivrées par la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Au niveau européen, une législation est attendue pour 2015-2016, et devrait normalement réglementer le vol des drones supérieurs à 25 kg et le vol en plus haute altitude.

Tout le monde veut son drone
Dernière carte à jouer pour le secteur français : un marché en demande, aussi bien dans l'Hexagone qu'à l'international. Parmi les200 nouvelles autorisations délivrées à des opérateurs par la DGAC, 37% concernent des projets d'observation terrestre et de cartographie, 12% de surveillance d'incendies et 13% de surveillance des frontières.

 

Les exemples d'utilisation des drones dans ces domaines se multiplient en effet. En 2012, les pompiers des Landes ont été aidés dans leur lutte contre les incendies par les drones de la société Fly-n-Sense qui leur fournissait des cartes en temps réel de l'avancée des flammes. La société française Delta Drone a été chargée par la station de l'Alpe d'Huez d'effectuer des missions d'inspection du relief. Le partenariat entre plusieurs grandes entreprises et des sociétés spécialisées dans les drones leur a fourni une couverture médiatique supplémentaire. Nous avons vu que la SNCF faisait appel à des drones pour surveiller son réseau. Un exemple que devrait rapidement suivre ERDF avec un projet pilote de surveillance de ses lignes électriques en Rhône-Alpes, grâce aux drones de Delta Drone et en Midi-Pyrénées avec Delair Tech.

Dans les années à venir, plusieurs secteurs devraient tirer la demande. Selon une étude de l'Association internationale pour les systèmes de véhicule sans pilote (Auvsi) sur le marché des drones civils aux Etats-Unis, les deux marchés prometteurs sont l'agriculture et la sécurité publique. Emmanuel de Maistre citait quant à lui, à l'international, la topographie de l'Afrique ou de la surveillance des réseaux d'énergie en Amérique du Sud dans son interview au Parisien.

Ajoutons à cela le marché pas si négligeable des loisirs. La société Parrot a ainsi lance en 2010 son AR Drone, un drone environ 30 cm, piloté par iPhone.

Drone de Parrot
 

Le potentiel est donc là, le marché en pleine mutation et la demande prête à décoller... Reste à savoir comment en profiter.

Plusieurs sociétés françaises se sont déjà fait un nom dans le domaine des drones. EADS bien sûr, ou encore Thalès. Du côté des pure players, Delair Tech (qui devrait afficher un chiffre d'affaires de 700 000 euros cette année et vise plusieurs millions l'année prochaine), Fly-n-Sense, PARROT et DELTA DRONE -- ces deux dernières étant cotées.

Outre ses drones jouets, PARROT vient aussi de se lancer dans les drones à destination des professionnels et a obtenu l'autorisation de la DGAC. Du point de vue des résultats, la société, en pleine transition et diversification, devrait afficher un chiffre d'affaires et une rentabilité en baisse cette année, résultats qui ont déjà bien été intégrés en Bourse, l'action perdant 30% depuis le début de l'année. Pourtant le potentiel est là... et la reprise pourrait se faire d'ici 2015. Un pari sur le long terme donc.

Delta Drone, un fabricant grenoblois de drones, a fait son entrée en Bourse en juin dernier. La société a remporté d'importants contrats ces derniers mois. Le chiffre d'affaires devrait atteindre 400 000 euros et les perspectives sont encourageantes. D'un point de vue boursier, Delta Drone est une micro-capitalisation, avec les dangers que cela comporte. Le titre fait le Yo-Yo depuis son introduction en Bourse. Pour investisseurs ayant le coeur vraiment très bien accroché.

Les leaders du secteur de la robotique, qui peut s'appuyer sur des produits diversifiées : robots de défense, robots domestiques mais aussi, et c'est une nouveauté, des robots médicaux.

 

Des armées de drones Mercredi 04 décembre 2013 Cécile Chevré

La machine à broyer le monde : patronnat,... - ZEC plus Ultra, Zebre en cavale, business du drone youtube

 
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