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10/04/2017

Yémen

Yémen, la guerre occultée ? 

Jean-Philippe Rémy, grand reporter au « Monde », a réussi à pénétrer au Yémen, un pays en guerre depuis 2014. De retour en France, il raconte son reportage et répond à vos questions.LE MONDE | |Propos recueillis par Pierre Trouvé et Marc Bettinelli

C’est un conflit qui dure depuis déjà trois ans, qui a provoqué la mort de plus de 10 000 personnes, dont une majorité de civils, mais dont on parle peu : la guerre civile yéménite. Elle oppose les rebelles houthistes, ralliés à l’ancien président Ali-Abdallah Saleh, aux forces loyales au gouvernement d’Abd Rabbo Mansour Hadi. Un conflit qui cristallise l’affrontement larvé entre lArabie saoudite et l’Iran et dans lequel de multiples problématiques s’enchevêtrent. Jean-Philippe Rémy, grand reporter au « Monde » a réussi à pénétrer au Yémen en compagnie du photographe Olivier Laban-Mattéi. De retour à Paris, il répond à toutes vos questions en direct.

Activez le son en bas à droite du lecteur :

 
 N La guerre du Yémen oppose des forces progouvernementales aux rebelles houthistes, soutenus par l’Iran et alliés à des unités de l’armée restées fidèles à l’ex-président Ali Abdallah Saleh Lire aussi :   La guerre du Yémen déborde en Arabie saoudite


Le Yémen, "Vietnam" de l'Arabie saoudite ?
Le Yémen, "Vietnam" de l'Arabie saoudite ?
Des explosions à Sanaa, capitale du Yémen, en mai 2015. (Mohammed Huwais/AFP)
Pour stopper la progression des rebelles houthis, le royaume wahhabite a pris la tête d'une coalition de pays arabes qui bombarde le Yémen, avec l'aide de la France et des Etats-Unis. Mais l'opération menace de virer au fiasco.L'Obs
 

Plus de 40 rebelles, soldats et civils ont été tués en 24 heures au Yémen dans des combats et une tentative d'attentat contre un commandant des forces loyales au gouvernement.

» Lire aussi - Yémen : «Des familles meurent de faim»

Terrible est le bilan de la guerre qui se déroule au Yémen : Deux ans de combats, depuis l'intervention de la coalition arabe, ont fait plus de 7.700 morts, majoritairement des civils, et 42.500 blessés, selon l'ONU. et 2,5 millions de déplacés (d'après l'ONU). Le 26 mars 2015, l'Arabie saoudite a pris la tête d'une coalition de pays arabes qui bombarde les positions des rebelles houthis, issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme).

La famine, les destructions, les attaques menées sur les civils ont indigné le chef du Comité international de la Croix-Rouge, Peter Maurer, qui a eu au mois d'août dernier cette formule qui en dit long :

Le Yémen, après cinq mois, ressemble à la Syrie après cinq ans."

Comment a débuté le conflit ? Partis en juillet 2014 de Saada, leur fief dans le Nord, les Houthis ont conquis de larges pans du territoire yéménite : d'abord la capitale, Sanaa, en septembre 2014, puis Aden, deuxième ville du pays, en mars 2015. Redoutant la progression d'une milice soutenue par l'Iran, l'Arabie saoudite a décidé d'intervenirpour stopper l'"expansionnisme perse".

En Syrie comme au Yémen, la santé publique utilisée comme arme de guerre
 Attaques, meurtres, emprisonnements, enlèvements et actes de torture… L’année 2016 a été celle de tous les dangers pour les personnels soignants en Syrie, pays qui vient d’entrer dans sa septième année de conflit. Une étude de l’université américaine de Beyrouth publiée le 15 mars dans la revue hebdomadaire scientifique britannique The Lancet est venue étayer les observations sur le terrain de différentes ONG, dénonçant l’instrumentalisation de la santé comme arme de guerre.

Lire aussi :   Du soulèvement populaire au conflit international, 6 ans de guerre en Syrie

« Etre soignant, c’est être suspect »

Le Dr Jean-François Corty, directeur des opérations internationales pour Médecins du monde, a également constaté l’anéantissement du système médical et la persécution des personnels de santé. « Etre soignant, c’est être suspect, résume-t-il. La pression psychologique est énorme. On est une cible au même titre qu’un militaire, on peut être arrêté, dénoncé et bombardé, quotidiennement sur son lieu de travail. Le droit humanitaire n’est absolument pas appliqué. »

 

Lire aussi l’entretien avec Obaida Al-Moufti, président d’un collectif de médecins syriens :   « Les hôpitaux sont ciblés afin de faire fuir les populations civiles » Le monde sous les bombes de Guernica à Hiroshima Par Enkolo dans Accueil le

Le système de santé est tout aussi proche de l’effondrement au Yémen, frappé depuis exactement deux ans par l’offensive armée d’une coalition de pays menée par l’Arabie saoudite. Malnutrition aiguë, risque de famine, choléra…

Les ONG y dénoncent le mépris du droit humanitaire international par les belligérants, notamment la coalition arabe accusée de bombarder des hôpitaux de ce pays de 26 millions d’habitants, déjà le plus pauvre de la péninsule Arabique avant ce conflit responsable de plus de 7 500 morts et 40 000 blessés, selon l’ONU.

Toutefois, selon Mego Terzian, président de Médecins sans frontières, il n’est pas certain que la situation des personnels de santé soit plus dramatique en Syrie ou au Yémen que lors de conflits antérieurs. « En Afghanistan ou en Tchétchénie, les collègues se faisaient tirer dessus tout le temps, et au Rwanda, on a compté au moins 200 morts dans nos rangs, mais on ne communiquait pas forcément sur les atteintes faites au personnel médical », rappelle-t-il. Le médecin préfère mettre en exergue le terrain gagné par les ONG dans les zones de conflits. « Chez MSF, nous sommes aujourd’hui 33 000 contre 6 000 il y a trente ans. »

What does the Houthis' new military capabilities mean for Yemen?

 n Yémen : les cas de choléra dépassent la barre d'un demi-million Epidémie.

Le nombre de cas de choléra a dépassé le demi-million au Yémen, où l'épidémie a déjà fait près de 2 000 morts depuis fin avril, a annoncé ce lundi l'Organisation mondiale de la santé. Selon l'agence de l'ONUdans ce pays ravagé par la guerre. Elle relève cependant que la vitesse à laquelle l'épidémie se répand s'est nettement ralentie depuis début juillet, mais a averti que la maladie touchait encore environ 5 000 personnes chaque jour.

Après une première épidémie l'an dernier, le choléra est réapparu en avril (lire notre interview) dans ce pays pauvre de 27 millions d'habitants. Le contexte de guerre complique un peu plus les livraisons de médicaments et l'arrivée de l'aide humanitaire internationale. Des millions de Yéménites sont privés d'eau potable, ce qui facilite la propagation de l'épidémie.

Source: News agencies

LIRE AUSSI:

» Au Yémen, une situation humanitaire catastrophique

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» Lire aussi - Dans le Yémen en guerre, le choléra a déjà fait près de 1000 morts

Les débats

 

07/04/2017

Libye : les maîtres de Tripoli

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quelques livres en format PDF ou e-pub
https://www.facebook.com/groups/1317658628341996/

Le gouvernement est la conséquence de l’esprit de domination et de violence, que des hommes ont imposé à d’autres...

On ne peut pas abolir les privilèges et établir définitivement la liberté et l'égalité sociale, sans mettre fin au Gouvernement, et non à tel ou tel gouvernement, mais à l'institution gouvernementale elle-même.

E. MALATESTA
dans "le programme anarchiste":
http://kropot.free.fr/Malatesta-Programme.htm

Les deux principaux pôles de pouvoir qui ont émergé après 2014 du chaos libyen, à Tripoli et à Tobrouk, sont moins que jamais disposés à dialoguer pour sauver le pays de la dislocation. À moins que l’influence des pays voisins, inquiets de cette perspective désastreuse, et le retour sur la scène diplomatique de la Russie ne viennent bousculer les règles du jeu…À 300 kilomètres des frontières de l’Europe, un pays se disloque sous les yeux inquiets de ses voisins, impuissants. Six ans après le déclenchement de la révolte qui a débouché en octobre 2011 sur la mort de Mouammar Kadhafi, la Libye est toujours en proie aux rivalités et aux conflits qui opposent ses multiples milices locales, forces tribales et bandes armées. Pour la conquête du pouvoir, le contrôle des richesses naturelles, ou la gloire d’Allah, notables, politiciens, chefs de guerre djihadistes ou non se livrent une guerre civile qui a transformé le pays en espace sans État où prospèrent l’intégrisme islamique, la contrebande d’armes et le trafic de migrants.

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Les miliciens de Fajr Libya sont les nouveaux maîtres de Tripoli, la capitale libyenne. Depuis qu'ils ont chassé cet été le gouvernement jusqu'à l'autre bout du pays, ils règnent au sommet de l'Etat. Dans la rue, leurs milices font la loi. Qui sont-ils ? 

Ils seraient autour de 20 000, à combattre s

Libye : les maîtres de Tripoli | ARTE Info

 

Dix jours après l’entrée des rebelles à Tripoli, ARTE Reportage propose le carnet de route de son envoyé spécial, Gwenlaouen Le Gouil. Cette chronique quotidienne témoigne des scènes de liesse, d’espoir et d’exaltation suite à la prise de la capitale libyenne par les rebelles, des déceptions face aux dernières poches de résistance, des règlements de compte infligés par les nouveaux maîtres des lieux, des charniers découverts par les insurgés. Plongée dans la réalité quotidienne d’une capitale en cours de libération. 

 

Dernière màj le 8 décembre 2016
 
Le , France 24 démontrait Maître du croissant pétrolier libyen depuis mardi, le général Haftar complique la réunification d’une Libye éclatée depuis la chute de Kadhafi, en 2011. Et pourrait mettre en danger la lutte contre l’organisation État islamique. Depuis le 13 septembre, la Libye est de nouveau militairement coupée en deux. D’un côté, le gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli et adoubé par la communauté internationale, de l’autre, le général Khalifa Haftar, qui s’est rendu maître, mardi 13 septembre, du "croissant pétrolier" libyen. Cette zone côtière, où transite près de la moitié du pétrole libyen destiné à l’exportation, s’étend du terminal pétrolier d'Al-Sedra au port de Zoueitina en passant par les terminaux de Ras Lanouf et de Brega.

Tripoli: affrontements entre groupes armés dans l'ouest de la capitale libyenne Tripoli sous la coupe des milices depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, selon des autorités.

Les combats ont commencé hier soir dans les quartiers résidentiels et commerciaux de Hay al-Andalous et Gargaresh. Des tirs et des explosions ont été entendus ce matin dans ces deux quartiers situés à deux kilomètres à l'ouest du centre de Tripoli, des témoins faisant état de "combats de rues". Plusieurs axes routiers étaient bloqués et la plupart des habitants n'étaient pas en mesure de se rendre à leurs lieux de travail ou à leurs écoles en raison des violences. 

» Lire aussi - Six ans après la révolution, la Libye s'enfonce dans l'anarchie

Depuis la chute de l'ancien régime, les groupes armés se livrent à une lutte d'influence sans merci dans la capitale en l'absence d'une armée ou d'une police régulières. Depuis son entrée en fonction en mars 2016, le GNA a échoué à asseoir son autorité sur l'ensemble du pays. A Tripoli, il a réussi à obtenir la ralliement de quelques milices mais plusieurs quartiers restent contrôlés par d'autres groupes qui lui sont hostiles.

Libye: une offensive sur les sites pétroliers

Les troupes loyales au maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est libyen, ont lancé aujourd'hui une offensive pour reprendre deux importants sites pétroliers du nord-est du pays dont s'étaient emparés début mars des groupes armés rivaux."Les forces terrestres, navales et aériennes mènent des attaques conjointes pour purger le port de Ras Lanouf des groupes terroristes", a annoncé Khalifa al-Abidi, un porte-parole des forces pro-Haftar, précisant que le maréchal controversé avait donné ses "ordres" ce matin pour le début de l'offensive qui vise aussi le site d'Al-Sedra.

Libye, la bataille de Brega (version longue partie 1) - YouTube  

À l'heure où les Occidentaux s'interrogent sur l'opportunité d'armer les rebelles libyens, les principales agences de renseignement manquent d'informations sur l'infiltration, par des membres d'al-Qaida, de l'insurrection anti-Kadhafi.

Devant le Sénat américain, l'amiral James Stavridis, commandant des Forces de l'Otan en Europe, vient d'évoquer «des soupçons» de présence djihadiste parmi les insurgés. «Nous devons être très vigilants quand on parle d'armer les rebelles , affirme au Figaro Mike Shereur, ancien haut responsable de la CIA en charge de la traque d'Oussama Ben Laden. Les Libyens ont été parmi les premiers à établir leur propre camp d'entraînement en Afghanistan au milieu des années 1980. Et, aujourd'hui, ils jouent un rôle important autour de Ben Laden, qu'il s'agisse d'Abou Yaya, le numéro 3 d'al-Qaida, ou d'Abou Laith, l'un des plus importants chefs militaires de l'organisation terroriste.»

Les Américains n'ignorent pas que la Libye a été l'un des principaux pourvoyeurs de moudjahidin étrangers en Irak (...) «Il ne s'agit pas de commettre la même erreur qu'en Afghanistan», prévient un diplomate français, qui rappelle les livraisons d'armes américaines consenties aux djihadistes avant que ces derniers ne les utilisent contre leurs ex-alliés.

En Libye, les sympathisants d'al-Qaida ont aujourd'hui tout intérêt à masquer leurs amitiés. Ils ont besoin des Occidentaux pour se débarrasser de Kadhafi et asseoir leurs positions. Un peu comme les rebelles chiites d'Irak, qui avaient accueilli à bras ouverts les soldats américains en 2003 afin que la démocratie leur donne le pouvoir. Avant de retourner ensuite leurs armes contre leurs libérateurs.

Rival factions fight over key oil ports [Al Jazeera]

Source: Al Jazeera and news agencies

la photo de CNT AIT 71.
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» Libye : le pétrole, la nouvelle arme du maréchal Khalifa Haftar

Comprendre le chaos en Libye, cet Etat qui n'en est plus un | ARTE Info

Libye : les maîtres de Tripoli - ARTE Reportage - Univers Podcast

Libye: comment éviter la «somalisation»? PAR RENÉ BACKMANN

14/03/2017

Tahrir al Cham.

Avec des effectifs désormais évalués à moins de 20 000 combattants par les renseignements américains, l’organisation Etat islamique (EI)  (en foncé le territoire effectivement contrôlé, en clair les zones d'influence) continue de perdre du terrain en Syrie et en Irak et voit désormais son projet d’ancrage territorial de plus en plus menacé. Cette longue retraite profite essentiellement aux régimes de Badgad   et de Damas  mais aussi aux Kurdes de Syrie et d'Irak . Après avoir contrôlé près de 60 000 km2 en octobre 2014 – son plus haut niveau –, quatre mois après la proclamation du « califat », l'organisation a reculé à environ 23 000 km2 au début du mois de mars 2017, soit une baisse de 60 %

A lire Syrie : mission impossible

Le quotidien libanais revient par ailleurs sur la guerre qui déchire la Syrie et rappelle : “Le 15 mars 2011, dans le sillage du Printemps arabe, un mouvement de protestation éclate en Syrie, pays gouverné d’une main de fer depuis quarante ans par la famille Assad. Bachar, le fils, a succédé en 2000 à son père Hafez.”

À LIRE AUSSI Vu du Liban. En 2017, Assad va-t-il s’en sortir ?

Six ans plus tard, en mars 2017, on ne peut que constater la complexité des rapports entre les participants à ce conflit. Des groupes rebelles et des djihadistes se battent contre les forces du régime syrien, chaque partie étant soutenue par des groupes régionaux, impliquant des puissances internationales sur un territoire de plus en plus morcelé.

A lire 10/02/2017 -Les guerres cachées contre Daech

“Dès avril 2013, Hassan Nasrallah, le secrétaire général du [parti libanais] Hezbollah, allié de l’Iran, reconnaît l’engagement de ses combattants aux côtés du régime. L’Iran chiite est le principal allié régional du régime d’Assad”, relève L’Orient-Le Jour. Sans oublier l’entrée en scène en 2014 du groupe État islamique.

À LIRE AUSSI Syrie. Daech et Damas coupables d’attaques chimiques

Une configuration qui complique toute tentative de négociations pour trouver une issue politique à ce conflit qui a déjà fait plus

Tendance, favorable à Damas, Moscou  Téhéran, Hezbollah Libanais , Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra ) et Etat Islamiste

 

 


12 jours et 12 nuits à Damas - [ARTE Documentaire]

 

Le monde La province d’Idlib deviendrait-elle le pendant syrien de la région yéménite du Hadramaout, où les Etats-Unis multiplient les frappes contre le réseau Al-Qaida ?Idlib, terminus des naufragés de la révolution syrienne Les groupes armés et radicaux y font régner leur ordre.Les rêves d’Hossam Ayash s’y sont brisés.

« Il n’y a plus de révolution ici ou, du moins, plus celle qu’on voulait mener. Il y a la guerre, juge amèrement le jeune homme. Il n’y a pas de règles claires. Il n’y a que la loi du plus fort. » 

Comment l’Etat islamique a reculé en Irak et en Syrie depuis 2014 LE MONDE |

Ces difficultés profite a un autres groupe Tahrir Al-Cham, une alliance de groupes armés, dominée par Fatah Al-Cham,Suicide bomb blast targets main judicial building in central Damascus, killing and wounding dozens, state media says; The blast followed twin attacks on Saturday that killed at least 40 people in Damascus, an attack claimed a hardline coaltion known as Tahrir al-Sham, which includes groups with links to al-Qaeda.

Attentats sanglants contre les renseignements syriens, faisant 42 morts dont le chef du renseignement militaire, dans une attaque audacieuse contre des services généralement bien défendus.

Les attaques, revendiquées par l'ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie, ont visé le siège du service de la Sécurité de l'Etat et celui des renseignements militaires dans deux quartiers différents du centre de Homs, troisième ville de Syrie sous contrôle des troupes du régime de Bachar al-Assad.» Syrie : le rapport qui évalue la place de la France dans le conflit

Parmi les morts figurent le chef des Renseignements militaires de Homs, Hassan Daaboul, un proche du président Bachar al-Assad et l'une des personnalités les plus connues des milieux des renseignements syriens, a annoncé la télévision d'Etat. 

Ces attentats visant l'appareil sécuritaire du pouvoir intervient au moment où un quatrième round de négociations se tient à Genève sous l'égide de l'ONU entre régime et opposition.

Plusieurs attentats ont eu lieu à Homs le mois dernier. L'attentat du 25 février, particulièrement meurtrier, a été revendiqué par l'alliance djihadiste Tahrir al Cham.L'ex-branche d'Al-Qaïda revendique le double attentat de Damas 

LIRE AUSSI:

» L'aviation syrienne bombarde un quartier rebelle de Homs

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières commises dans la capitale syrienne en six ans de guerre. 

Dans son communiqué de revendication, Tahrir Al-Cham, une alliance de groupes armés, dominée par Fatah Al-Cham, la nouvelle appellation du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaida, a affirmé avoir visé les « milices iraniennes » soutenant le « régime tyrannique » de Bachar Al-Assad. Ces dernières années, les troupes gouvernementales syriennes ont reçu le renfort de milliers de combattants chiites étrangers, notamment libanais et irakiens, souvent financés par Téhéran.

Ce double attentat survient au moment où l’EI recule, sous les coups de boutoir des Kurdes, des rebelles et de l’armée syrienne, engagés dans une course à la reconquête de Rakka, la « capitale » des partisans du « califat », dans le nord de la Syrie. En parvenant une deuxième fois en deux semaines à percer les défenses du régime syrien, alors que son rival djihadiste est sur la défensive, Tahrir Al-Cham marque des points importants. Il peaufine sa stratégie visant à se présenter comme la seule force efficace face au camp pro-Assad et comme le défenseur numéro un des sunnites, la communauté majoritaire en Syrie, opposée en grande partie au pouvoir.

COMPTE RENDU Tahrir Al-Cham sème la terreur en plein cœur du régime AssadLIRE AUSSI:» À Idlib, en Syrie, la guerre est déclarée entre djihadistes et rebelles

Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad 

n n Syrie: la nouvelle alliance djihadiste jure de chasser Assad  qui comprend l'ancien Front al Nosra, a juré d'intensifier le combat contre l'armée syrienne et ses alliés du Hezbollah libanais, dans le but de chasser du pouvoir le président Bachar el-Assad.

Hachem al Cheikh, le chef du Hayat Tahrir al Cham, alliance formée au mois de janvier, a également dit, dans son premier discours enregistré dans une vidéo, que ses forces aspiraient à "libérer" la totalité du territoire syrien. "Nous assurons au peuple que nous allons engager une intensification des opérations militaires contre le régime criminel. Nous attaquerons ses casernes et ses positions et mènerons une nouvelle lutte de libération", a-t-il expliqué.

Hayat Tahrir al Cham, qui signifie Organisation de libération du Levant, résulte de la fusion du Djabhat Fateh al Cham (l'ancien Front al Nosra, naguère affilié à Al Qaïda) et de plusieurs autres groupes. L'alliance djihadiste a enrôlé des milliers de combattants qui ont déserté ces dernières semaines les groupes de l'Armée syrienne libre (ASL, plus modérée), indignés qu'ils étaient par la volonté de leurs dirigeants de prendre part à un processus de paix avec le régime Assad.

La région d’Idlib est le théâtre d’une offensive des formations djihadistes regroupées au sein de Tahrir Al-Cham contre les modérés de l’Armée syrienne libre.

Après la victoire des forces progouvernementales à Alep, à la mi-décembre 2016, tous les regards se sont tournés vers la région d’Idlib. Cette province rebelle du nord-ouest de la Syrie, contrôlée par une myriade de brigades, dont le Front Fatah Al-Cham, une émanation d’Al-Qaida, devait être la nouvelle cible du régime Assad. « La prochaine Alep », selon les mots de Staffan de Mistura, l’envoyé spécial de l’ONU.

Mais le cessez-le-feu, décrété le 30 décembre 2016 par la Russie et la Turquie, a bouleversé la donne. Plutôt que de faire route au sud, les troupes loyalistes employées à Alep sont parties vers l’est, pour couper la route de Rakka, la « capitale » syrienne de l’organisation Etat islamique (EI) aux rebelles proturcs de l’opération « Bouclier de l’Euphrate ». Idlib s’est offert un sursis, avec l’assentiment de Damas et de son allié iranien, persuadés que dans cette région, le temps joue en leur faveur.

« Les plus cohérents idéologiquement »
La région d’Idlib sombre insensiblement sous la coupe des djihadistes. « Ce sont les plus forts d’un point de vue militaire, les plus motivés et les plus cohérents idéologiquement,juge Oussama Chourbaji, le directeur d’une ONG syrienne qui travaille dans la région d’Idlib. Si une bataille généralisée éclate, ce sont eux qui la gagneront. »

Les affrontements des deux derniers jours entre des rebelles proches du groupe Etat islamique (EI) et une autre faction islamiste dans le nord-ouest de la Syrie ont fait plusieurs dizaines de morts, rapporte aujourd'hui l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Ces combats opposent le Djound al Aqsa, jugé idéologiquement proche de l'EI, et le groupe Tahrir al Cham (Libération du Levant), nouvelle alliance formée le mois dernier par plusieurs factions dont le Front Fateh al Cham, ex-Front Al Nosra, qui dit avoir rompu avec Al Qaïda.

Les deux factions se disputent le contrôle de ressources et de territoires, principalement dans nord de la province d'Hama et dans le sud de celle, voisine, d'Idlib.

Tahrir al Cham a pris au moins six villages au Djound al Aqsa depuis lundi, précise l'OSDH, qui fait état de 69 morts au total.

Syria: 40,000 displaced as fighting rages near Hama

Additional reporting by Dylan Collins: @collinsdyl 

Can Syrian rebels build on their Damascus attack? - Inside Story

 

Source: Al Jazeera and news agencies

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