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06/03/2014

Le nouveau capitalisme

 

Bonjour à toutes et à tous!

 Coluche, notre regretté comique national, disait « Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça.  ».Comme il avait raison.
 

La crise. Quelle crise ?
la photo de Denis BeauchampLa crise. Quelle crise ?Pourquoi parler de crise ? 
La crise. Quelle crise ?

Posted on 22 avril 2012 by risc , Merde in France (english) Textes en Français

 

 

  1. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme . Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système. cf voir l’article cfLien entre capitalisme et l’endettement- Antalya

 "La social-démocratie, c'est le projet d'un capitalisme régulé dans l'équilibre des intérêts entre salariés et patrons. C'est cette idée que producteurs et entrepreneurs jouent un rôle complémentaire, et que la lutte de classe ne doit jamais franchir la ligne jaune de « l'intérêt général ». Un intérêt général qui se révèle systématiquement être l'intérêt du capital.
Selon cette acception, le Parti socialiste (PS), le Parti communiste français (PCF) et les Verts sont les trois principaux p artis sociaux-démocrates en France. Avec des nuances dans la radicalité et dans le degré d'intégration au système mais avec, in fine, une vision et un objectif commun."

La social-démocratie est un courant socialiste réformiste aujourd’hui non-marxiste, incarné en particulier par les socialismes allemand et scandinave. Les partis sociaux-démocrates sont étroitement liés aux organisations syndicales, ce qui explique la préférence et la pratique de la négociation, de la concertation pour réformer la société, plutôt que les luttes sociales.

La social-démocratie est peu à peu convertie au « social-libéralisme » et a intégré les thèses du libéralisme : économie de marché, liberté d’entreprendre, limitation du rôle de l’Etat aux périodes de crise.

Un sentiment d’exaspération traverse les sociétés occidentales. Le crédit des partis traditionnels est entamé ; les promesses d’un avenir meilleur après des années de rigueur sont démenties par la persistance du chômage et par l’approche d’une nouvelle bourrasque économique (lire « Le temps des colères »). Une vague migratoire, des lois sécuritaires et la peur du terrorisme complètent le tableau. La réponse des partis de gouvernement classés à gauche hésite entre la réaffirmation des utopies technologiques de la Silicon Valley (lire « Les démocrates américains envoûtés par la Silicon Valley ») et le recours à une « stratégie du choc » qui, au prétexte de libérer l’entreprise et l’individu, s’en prend frontalement au droit du travail. Mais sortir de la nasse imposerait peut-être au contraire de rehausser ses ambitions (lire « Pour la république sociale »)

Coluche, notre regretté comique national, disait « Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c'est une crise. Depuis que je suis petit, c'est comme ça.  ».Comme il avait raison.

François Hollande sur le pacte de responsabilité

: « il ne s'agit pas de changer de chemin, mais d'aller plus vite »… pour faire des cadeaux au patronat ? cf voir la finance imaginaire

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit.

 

. l. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme. Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système.

Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. L Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard.

A lire La crise. Quelle crise ?

PENSER CRITIQUE
Kit de survie* éthique et politique

Pour situations de crise[s]

Les agents économiques ne produisent plus, eux mêmes, ce dont ils ont besoin ; ils acquierent des biens et des services sur des services et des marchés.

 

 

La semaine passée aura encore été une semaine d'absence relative de résultats. Du coup, elle aura été marquée par les orientations de politique économique. Ainsi, autant la semaine d'avant avait été marquée par la FED et la BCE, autant la semaine dernière a été marquée par le discours de François Hollande. Un discours qui a pris les marchés, les journalistes et les politiques à contre-pied, car axé sur une politique de l'offre : "Il ne peut y avoir de création d'emplois dans la durée sans les entreprises. Il nous faut produire plus, il nous faut produire mieux. C'est donc sur l'offre qui faut agir. Sur l'offre ! Ce n'est pas contradictoire avec la demande. L'offre crée même la demande". Les économistes reconnaitront là une inspiration néo-classique, qui est une première pour un socialiste. Hollande s'en défend, mais le libéralisme est totalement hérité de la pensée néo-classique! Il profite de l'inculture économique ambiante pour s'en défendre.  La culture économique de Mr Hollande tranche avec l'inculture économique de son prédécesseur.

Opération séduction de François Hollande auprès des investisseurs mondiaux

Le président français reçoit aujourd'hui des patrons de poids lourds de l'industrie mondiale mais aussi des responsables de fonds koweïtien, qatari et chinois. Lire

 

 

Aujourd'hui, il y a une économie d'échanges fondée sur la division du travail, au plan mondial. Cela a provoqué une forte spécialisation des économies nationales en fonction de leurs avantages respectifs ( cf voir les Théorie explicative du commerce mondial : la théorie de l'avantage absolu d'Adams Smith, l'avantage relative de David Ricardo)

 

Une société fonctionnement sur l'endettement, le crédit, la consommation et la course aux profits :

 

  1. L’endettement de l’Etat : Partis du modèle du capitalisme pur des livres I et II, nous sommes montés dans l’échelle des fictions pour arriver enfin à la dernière d’entre elles, celle qui garantit toutes les autres : l’endettement de l’Etat. L’endettement de l’Etat est « purement fictif » (Capital, vol. III, p. 465). C’est son existence qui donne au capital la dimension d’un rapport social et politique. Comme il n’existe pas de capitalisme sans crédit, pas de crédit sans banque centrale, pas de banque centrale sans Etat et sans endettement de l’Etat, celui-ci est le l’axe autour duquel s’organise tout le système. cf voir l’article cfLien entre capitalisme et l’endettement- Antalya

Faut-il dire adieu à la croissance  ? Durant deux jours seront déclinés rencontres, animations, débats et projections consacrés aux grandes questions économiques et sociales du moment / Should we say goodbye to the growth? During two days will be declined meetings, events, debates and projections on the broad economic and social issues of the day

 

Sans croissance, point de salut ! répètent à l'envi les gouvernements européens. Mais à long terme, faut-il réellement faire de l'augmentation du PIB l'alpha et l'oméga du progrès humain ? Aujourd'hui, le PIB comme instrument de mesure de la richesse est de plus en plus contesté, nous obligeant à imaginer de nouveaux indicateurs et à nous interroger plus profondément sur le contenu même de la richesse Pourquoi parler de crise ? /

 

 

 « Spectacle à tous les étages ! | Page d'accueil | Les croûtes de Bush »  vendredi, 28 février 2014Farce tranquille du capitalisme patient - zebre plus ultra

 

 

Les "capitalistes patients" embaucheront quand la conjoncture sera meilleure. D'ici là nous sommes priés de les croire sur parole et le gouvernement est sommé de leur accorder  les royales baisses des charges qu'ils exigent. Elles se feront par un effort supplémentaire de 50 milliards d'euros d'économie. Sur le dos de qui se feront ces économies et qui paiera la note ? C'est si peu un mystère que le gouvernement est incapable d'oser le dire.

 

Quant au  Pacte de responsabilité : présenté comme un "donnant-donnant de Hollande aux entreprises", c'est un miroir aux alouettes où les pigeons donnent tête baissée.

 

Ce en quoi il rejoint le gouvernement PS qui se garde de chiffrer les créations d’emplois attendues.

Comme le démontre Frédéric Lordon : "Les entreprises ne créent pas l’emploi : elles « opèrent » l’emploi déterminé par la conjoncture. Si l’on veut de l’emploi, c’est à la conjoncture qu’il faut s’intéresser, pas aux entreprises."

« la conjoncture est un processus qui, dans une certaine mesure se laisse piloter. C’est précisément l’objet de cette action qu’on appelle la politique macroéconomique. Mais, de cela, le gouvernement " socialiste " a manifestement abdiqué toute velléité : ligoté par les contraintes européennes qui ont si bien neutralisé toute possibilité de politique économique active, et ayant renoncé par avance à tout effort de retrouver quelque marge de manœuvre en cette matière, il ne lui est plus resté qu’à dévaler avec tout le monde la pente de l’idéologie libérale-entrepreneuriale pour former le puissant raisonnement que si ce sont les entreprises qui créent les emplois, alors il faut être très gentil avec les entreprises. »

Les entreprises ne créent pas l’emploi  par Frédéric Lordon - La pompe à phynance - 26 02 2014

Sauve qui peut !, Ce soir Enfants forçats, Le chomage a une histoire, Andre Gorz, Laboratoire et cobayes, Le poison grec, Hollande, vrai changement?, Les "marchands de doute" ? L'Europe au bord du suicide !, ‘Les Vivants et les Morts’

 

 

 

.Les différentes structures du système capitaliste

 

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Le nouveau capitalisme

 

« Le capitalisme est en train de se transformer et connaît une nouvelle étape dans son évolution historique : c’est le passage du « capitalisme fordiste », qui a prévalu dans l’après-guerre, au nouveau « capitalisme actionnarial » (…)

 

La crise du capitalisme « fordiste » de l’après-guerre

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une nouvelle organisation de l’économie se met en place aux Etats-Unis et en Europe. Ce nouveau « régime de croissance », qualifié de « fordiste » par l’école de la Régulation, repose sur 4 piliers principaux :

·         Le rapport salarial « fordiste », organisant le partage des gains de productivité issus des principes tayloriens de l’organisation scientifique du travail sur la base d’un compromis capital/travail. Ce compromis est le fruit de négociations entre patronat et syndicats au niveau des branches et des entreprises. Il a permis une hausse rapide des salaires ;

·         Des politiques économiques actives, budgétaires et monétaires, dont l’objectif est d’assurer une progression régulière de la demande adressée aux entreprises ;

·         L’Etat-providence, c’est-à-dire un système de protection sociale fondé sur la solidarité entre les classes sociales et entre les générations ;

·         Des systèmes financiers administrés, destinés à assurer le financement de l’accumulation du capital productif par endettement bancaire à des taux d’intérêt faibles et contrôlés par les autorités monétaires.

Cet environnement institutionnel a contribué à créer un contexte économique et social d’une grande stabilité, particulièrement favorable à l’accumulation du capital industriel et à la croissance de la production : c’est la période des Trente glorieuses. La croissance est alors soutenue par la progression de la demande (…) et surtout par la progression du pouvoir d’achat des salaires découlant de leur indexation sur les gains de productivité et sur les prix. Enfin, la fixation administrative des taux d’intérêt garantit aux entreprises un coût du capital stable et bas, ce qui stimule l’investissement.

Ce régime de croissance rapide s’est essoufflé à partir des années 1970 avec le ralentissement de la croissance et la montée de l’inflation. La décélération des gains de productivité a été un facteur décisif et est allée de pair avec une baisse des profits des entreprises. Cette évolution résulte de la perte d’efficacité des méthodes tayloriennes d’organisation du travail ainsi que de la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus, conflits qui créent des tensions inflationnistes. Les événements de 1968 et l’échec des accords de Grenelle en France en sont l’illustration.

La crise du capitalisme fordiste résulte aussi de la déstabilisation du Système monétaire international (SMI). Les rythmes d’inflation différant selon les pays, le régime de changes fixes – qui assurait la stabilité des monnaies entre elles dans le cadre du SMI de Bretton Woods – est remplacé par un système de changes flexibles en 1973. Cette crise du SMI vient fragiliser (…) les économies [qui] deviennent de plus en plus interdépendantes. C’est le début du processus de mondialisation. (…)

 

 

Les débuts du « capitalisme actionnarial »

A partir de la fin des années 1970, en réaction à la crise du régime fordiste, les politiques économiques changent de cap dans les principaux pays industrialisés. Ces politiquent prennent place dans trois domaines principaux : une nouvelle régulation macroéconomiques, la libéralisation du système financier et, en France, la privatisation de la quasi-totalité des grandes entreprises industrielles et financières.

 

Les principaux piliers du régime fordiste sont remis en cause. Les politiques de rigueur salariale déconnectent l’évolution des salaires de celle des gains de productivité, les politiques de libéralisation et de privatisation font reculer la régulation publique et les réformes financières  bouleversent la logique du système financier : l’économie d’endettement administrée fait place à une économie de marchés financiers libéralisée. A la suite de ces choix politiques et idéologiques, un nouveau régime de croissance se met progressivement en place : le « capitalisme actionnarial », dans lequel la finance de marché joue un rôle central. La création de richesse financière par les entreprises en constitue le cœur. (…) Ses principales caractéristiques sont : (…) le rôle primordial des marchés d’actions et des investisseurs (…), la prépondérance de la logique actionnariale induisant de nouvelles formes de gouvernement d’entreprise ; (…) la perte d’autonomie des politiques économiques face aux marchés financiers (…) »

 

Extraits de D. Plihon (2003), Le nouveau capitalisme, Paris, La Découverte, coll. Repères, pp. 48-

 

 

 

Politique budgétaire :relance de l’économie par la hausse des dépenses publiques. L’état peut par exemple décider de financer des mesures de réduction d’impôt afin de relancer la consommation.

 

Politique monétaire :relance de l’économie par la hausse de la quantité de monnaie en circulation dans l’économie. Auparavant, les états pouvaient contrôler la quantité de monnaie en circulation dans leur économie en jouant sur les taux d’intérêt. De nos jours, une baisse des taux directeur de la banque centale peut entraîner une baisse des taux d'intérêt d’emprunt et donc une hausse de la demande de la part des ménages, puisqu'il diminue ainsi le coût des emprunts et donc augmente les achats à crédit des ménages, tout en assurant aux entreprises des possibilités d'investissement à bas coûts leur permettant ainsi de répondre à cette accélération de la demande tout en évitant l'inflation.

 

Politiques permettant d’assurer une progression régulière de la demande adressée aux entreprises :  voir ci-dessus.

 

Système financier administré : Le capitalisme fordiste des 30 glorieuses repose sur un système financier administré fondé sur le financement bancaire.

 

Le capitalisme du XIXe siècle est atomisé et concurrentiel. Puis après la Seconde guerre mondial, apparaît le capitalisme dit « fordiste »par l’école de la régulation. Une nouvelle organisation de l’économie se met en place aux USA et Europe. Il repose sur 4 piliers institutionnels :

  • le rapport salarial « fordiste » : organise le partage de gains de productivité issus du système taylorien.
  • Politiques économiques actives, budgétaires et monétaires.
  • L’État-Providence : système de protection social.
  • Des systèmes financiers administrés (assurer le fin de l’accumulation du K productif par endettement bancaire à des taux d’intérêt faibles contrôlés par les autorités monétaires.
Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. L Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard
 

1)      Suite au régime fordiste, quel nouveau régime s’est progressivement mis en place ?

L’essoufflement de la croissance dans les années 1970 avec ralentissement de la croissance et la montée de l’inflation provoque une baisse des gains de productivité et des profits des entreprises. La perte d’efficacité des méthodes tayloriennes d’organisation du travail entraîne la montée des conflits sociaux à propos de la distribution des revenus. Le capitalisme va devenir un capitalisme actionnarial.

On assiste à un vaste processus de transformations économiques, sociales, politiques à l’échelle mondiale. C’est l’émergence d’un nouveau capitalisme mondialisé sous l’effet de deux grandes forces : les nouvelles technologies et la globalisation financière. Ainsi s’opère une transition vers une nouvelle forme de capitalisme dominé par la finance et le savoir. Le nouvel état de l’économie porte plusieurs noms : le new age : âge d’or illustré par le modèle américain = croissance économique forte et durable (grâce aux nouvelles technologies et l’économie de marché) ou encore la nouvelle économie qui est l’ensemble des entreprises appartenant au secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication et dont le développement économique est fondé sur internet dans un nombre toujours plus grand d’activités).

 

2)      Qu’est-ce que la libéralisation des marchés financiers ? A quoi servent les marchés financiers ?

 

Les vingt dernières années ont été témoin de la libéralisation du secteur financier dans la plupartdes pays de l’OCDE. L’objectif premier était d’accroître l’efficacité du système financier, mais les implications macro-économiques ont sans doute été au-delà de cet objectif, affectant les fluctuationsdu cycle et les mécanismes de transmission des politiques monétaires et fiscales. Plus précisément, la déréglementation financière, avec une compétition accrue dans le secteur des services financier, devrait avoir relaxé les contraintes de liquidité des ménages, grâce à l’extension des crédits, et permettre ainsi un niveau de consommation plus élevé.

Un marché financier, comme tout marché, est un lieu de rencontre au sein duquel des acheteurs et des vendeurs achètent et vendent. Comme dans n'importe quel marché, le prix de vente et d'achat est déterminé par le niveau de l'offre et de la demande. Les marchés financiers assure un rôle de financement. Les agents économiques qui ont des besoins de financement peuvent trouver en face d’eux des agents disposés à avancer des fonds excédentaires en contrepartie d’une rémunération appropriée pour des financements à long terme et le marché monétaire par des financements à court terme.

 La tendance à la préouverture
Préouverture Paris : vers une cinquième semaine consécutive de hausse ?
Transgène : une augmentation de capital de 45,5 millions d'euros à 10 euros l'action

Interview de la semaine
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Le marché financier se présente donc comme une composante du marché de capitaux qui permet le financement de l’économie. C’est le lieu d’émission et d’échange des valeurs mobilières, principalement les actions et les obligations.  

La baisse tendancielle du taux de profit est un concept central du marxisme, qui affirme que le taux de profit dans une économie capitaliste est condamné à chuter tendanciellement, en raison de l’augmentation de l’intensité capitalistique au détriment du travail

Karl Marx, Semer des dragons !

 la grèce,néolibéralisme

Ce point de vue n' est du toutt erroné car il existe bel et bien une baisse tendancielle du taux de profit inhérente au capitalisme. Dit autrement, et si rien n’est fait, le système capitaliste se consume et voit son taux de profit diminuer inexorablement. Face à cette tendance, Marx souligne qu’il existe des contre-tendances. Il n’y a donc rien de contradictoire à parler d’une baisse tendancielle du taux de profit et de reconnaître avec Nicholas Kaldor que ce taux est resté stable sur deux décennies. Car s’il est resté stable, ce n’est qu’au prix de devoir injecter régulièrement dans le système, lors de crises, des contres-tendances qui lui redonnent du souffle.

Citons quelques contres-tendances :

  • une économie de guerre ;
  • une expansion des marchés (impérialisme et colonialisme) ; accentuée par la chute du système stalinien (maoïste…) lors de la guerre froide
  • l’innovation technologique ;
  • le marketing consumériste inventé par Edward Burnays

La crise permanente : La chute de la Grèce ferait office, comme Lehman en son temps, de déclencheur d'une nouvelle dépression des marchés. C’est bien l'analyse que font nombre d'investisseurs, alors que l'étau se resserre autour d'Athènes.

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La mort de la classe populaire et moyenne ?

 

Peut-on avoir une classe moyenne sans un secteur manufacturier ?

 

La façon dont on répond à cette question repose sur la manière dont on traite la question suivante : les pays ont-ils ou devraient-ils avoir de nos jours des "intérêts nationaux ?" Du point de vue du consommateur, il importe certainement peu que les objets soient fabriqués dans le pays lui-même. Aujourd'hui, on peut obtenir ce qu'on veut, en provenance de n'importe quel coin du monde.

 

Mais le système mondialisé actuel -- une chaîne d'approvisionnement diversifiée et mondiale, une logistique en flux tendu, de l'énergie bon marché et de grands conteneurs maritimes -- est encore tout jeune et peut-être pas si solide qu'on le croit lorsque les désaccords entre pays s'exacerbent.

 

En d'autres termes, veut-on être dépendant de technologies clés ou d'articles disponibles sur les marchés libres et ouverts ? Après tout, la pratiquent le libre-échange n'empèche pas l'état d'intervenir pour protéger les " fleuront français" comme les entreprises du CAC 40. Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme. Chacun protège son propre marché, que ce soit pour des raisons de chômage ou parce qu'il considère les technologies clés comme quelque chose qui ne devrait pas être confié à des étrangers.

 

Au 21ème siècle, avons-nous besoin d'une base industrielle pour avoir une économie en bonne santé ? Peut-être pas.

 La Grèce fait le tour du monde
Les investisseurs sont particulièrement inquiets car la sortie de la Grèce commence sérieusement à se matérialiser. Après le Bank run (bank run )  , la fuite des capitaux, le vote du 17 juin pourrait sonner le glas de l'intégration européenne de la Grèce. Cf Panique bancaire - Wikipédia, Source: Lesechos via Realinfos, BankRun du 15 Septembre | Facebook, Bankrun expliqué , l'argent dette + Cantona - YouTube,

Un rôle majeur tout au long de l'histoire
Toutefois, l'histoire montre que le secteur manufacturier a joué un rôle important pour faire accéder un grand nombre de personnes à la classe moyenne. C'est le travail qualifié qui a permis d'employer des millions de personnes en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis.

 

Le revenu par habitant a alors augmenté, tout comme le PIB et les salaires en valeur réelle. L'assiette de l'impôt a augmenté elle aussi. Les années 1950 et 1960 représentent l'âge d'or des Etats-Unis, l'époque où General Motors régnait sur le monde.

 

 Le passage à une économie "basée sur les services" est qualifiée par la majorité à la fois d'inévitable et de bénéfique. Mais l'est-elle réellement ? Si vous n'avez pas la somme des connaissances et les capitaux nécessaires pour fabriquer des biens -- et comment pouvez-vous les fabriquer de manière compétitive, en quantités massives, avec une main-d'oeuvre mondialisée ? -- alors il ne fait aucun doute que cela change la nature de votre marché intérieur de l'emploi.

 

 Aux Etats-Unis, le déclin de l'industrie s'est traduit par plus de travail à temps partiel, à des salaires réels plus bas, pour plus de monde. Et sans doute, cela a également signifié un travail moins satisfaisant pour les employés, un travail dont ils ne pouvaient plus être fiers et grâce auquel fonder une famille.

 

 . On a également assisté à un déclin structurel du taux de participation de la main-d'oeuvre, avec moins de personnes qui recherchent du travail et plus de gens qui sont licenciés et pointent au chômage.

 

Avec un libre échange, les prix des produits manufacturés sont certes plus bas mais les salaires ont eux aussi baissé. Qu'est-ce que vous pensez que cela signifie pour la qualité de vie ? Vous avez accès au crédit pour acheter des biens et des services moins chers mais votre salaire réel baisse, de même que la satisfaction que vous tirez de votre travail. Est-ce une bonne affaire ? Est-ce équitable ?

 

La désindustrialisation n'est pas la même pour tous
Les cités-Etats (comme Singapour) et les Etats-nations (comme la Suisse) sont en bien meilleure position pour dé-industrialiser ou se spécialiser (technologie de dessalement à Singapour, horlogerie en Suisse, par exemple). Mais cela ne fonctionne pas toujours aussi bien.

 

Regardez comment la finance et la City dominent l'économie du Royaume-Uni. La classe populaire et moyenne a été balayée. Les prix de l'immobilier dans les grandes villes grimpent en flèche. Il y a les gens très très riches... et les autres.

 

Le documentaire : Ainsi squattent-ils , un documentaire de Marie Maffre 2013 – 90' illustre bien cette problématique :

Dans nos villes, des milliers de mètres carrés sont vides. Au pied de ces immeubles, sur les trottoirs dorment les sans-abris. De jeunes militants refusent cette aberration sociale et décident, collectivement, de faire revivre ces maisons abandonnées. Elles deviennent des lieux de vie, de partage où s’inventent de nouvelles façons de lutter pour favoriser le vivre ensemble, l’ouverture à l’autre, le mélange social. En s’ancrant dans les immeubles occupés par le collectif Jeudi Noir, ce film explore les complexités de leur militantisme

 

Même chose en Amérique, même si le phénomène est plus ou moins atténué par le boom du gaz de schiste, grâce auquel l'énergie bon marché a ramené certains types d'usines sur les terres américaines. Mais alors même que l'économie passe des services pour les masses à la finance pour les élites, combien de gens peuvent devenir trader en obligations ou agents immobiliers dans un pays de 300 millions d'habitants ?

 

Au 20ème siècle, la fabrication de masse est allée de pair avec la création d'une classe moyenne solide.

 

Dans le monde occidental, la classe populaire et  moyenne est sous la pression des coûts de main-d'oeuvre plus bas sur les marchés émergents  et de la part "des élites". La révolution technologique n'arrivera pas suffisamment à l'avance parce que la guerre est déjà là... et elle est pour vous. 

 

MANIFESTE CNT-AIT 71

27 juin 2013, 11:48

Constatant que la situation sociale et économique ne cesse de s'aggraver, La CNT-AIT 71 syndicat anarchiste ré-affirme ses principes :
-que le consensus et la collaboration au pouvoir des organisations politiques ou syndicales n'entrainent qu une accélération de la destruction de nos conditions de vie.

De ce fait nous refusons toute alliance avec des partis, des syndicats ou associations réformistes, électoralistes etou dictatoriaux.


-que la seule solution est la lutte par la base que ce soit sur les lieux de travail comme dans le reste de la société par le biais de comités de lutte et de conseil libre.

-que l'anarcho-syndicalisme est le meilleur outil théorique-pratique pour faire face à la situation actuelle.


Son projet est l'instauration du communisme anarchiste soit :


-le refus et l'abolition du capitalisme ( propriété privée ou étatique)
-le refus et l'abolition du principe d autorité sous quelque forme que ce soit :Etat, hiérarchie religieuse , patronale ou autres.

et donc :
– pour l'émancipation économique et sociale
– pour une gestion collective par la base et fédéraliste.
 

 

"Tant qu'il n'y aura pas d'égalité économique et sociale, l'égalité politique sera un mensonge."
(Michel Bakounine)

 

Un vent glacial venu de l'Est

Homs, chronique d'une révolte

Homs, chronique d'une révolte

Le nouveau capitalisme

 

Faites le deuil du monde d'hier, Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer !Les maîtres ne sont pas à choisir, mais à destituer ! 

 

 DE LA SERVITUDE MODERNE - YouTube, Crise aux pays des merveilles, Lien entre capitalisme et l’endettement - Antalya, La Finance imaginaire - Hensozu

 

BA Les Infiltres Vendredi Prochain 22H50 Sur France 2 [ Inédit ] Pôle Emploi entretien #1 - YouTube :  

Reportage "Ils luttent contre le chômage" - YouTube :57 min Enquête : "Pôle emploi : Peugeot-Sochaux, Cadences en Chaîne - YouTube : 53 min , Pôle emploi au coeur de la crise :Nouveau Parti d'Emmanuel...Recul du Front de gauche,...Comprendre le capitalisme...

 

 n A lire État libéral dégénéré , Grande Bretagne : Un contrat Ultralibéral - L’indigné Révolté

  Suivez jour après jour les évènements marquant de la crise de la zone euro grâce à cet « article évolutif ».    13 septembre :   Agitations autour d’un éventuel 3e plan d’aide grec  Hausses d'impôts et croissance : la mise en garde des économistes   Sur le même sujet impôt sur le revenu : le gel du barème pénalisera 16 millions de foyers l'an prochain, Par Lucie Robequain : « Nous créons de toutes pièces une crise artificielle », Par Frederic Schaeffer : A gauche, le ton de Hollande rassure, le tour de vis inquiète, Par Elsa Freyssenet : La droite cherche le bon angle d'attaque, Par Isabelle Ficek : « Il manque encore un grand dessein, un grand récit », Par Pierre-Alain Furbury : Le Pen dénonce le « tournant de la rigueur » Par Isabelle Ficek

 "L'Equipe" lance un plan d'économies, avec 46 départs volontaires à la clé

26/10/2012

Conspirationisme : la paille et la poutre

 

 

 

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Le peuple est bête et méchant, le peuple est obtus. Au mieux il pense mal, le plus souvent il délire. Son délire le plus caractéristique a un nom : conspirationnisme. Le conspirationnisme est une malédiction. Pardon : c’est une bénédiction. C’est la bénédiction des élites qui ne manquent pas une occasion de renvoyer le peuple à son enfer intellectuel, à son irrémédiable minorité. Que le peuple soit mineur, c’est très bien ainsi. Surtout qu’il veille à continuer d’en produire les signes, l’élite ne s’en sent que mieux fondée à penser et gouverner à sa place.

Pour une pensée non complotiste des complots (quand ils existent) :

 

Photo : Les Illuminati - syti.net : cf : voir : théorie du complot, conspirationisme, théorie, complot

C'est un complot !EDITIONS-JCLATTES.FR
 

 « »On ne peut analyser la situation (en Algérie comme partout ailleurs dans le monde) sans tenir compte du "pouvoir de l'ombre", invisible, subversif, impitoyable, égocentrique, d'essence judéo-maçonnique, rassemblant des prédateurs adeptes du suprématisme (analogue à la croyance judaïque du "peuple élu"), ni proposer des remèdes, ni efficacement résoudre les maux qui saignent les finances et freinent le développement, à savoir la bureaucratie (c'est eux ), le pillage, la corruption et le détournement des biens publiques, le désordre sociale (l'anarchie est le milieu de prédilection de ce pouvoir), l'éducation en ruines détournée de sa noble mission, SONT LEURS MÉFAITS

Les débats, quelque soit leur pertinence-ingéniosité-érudition -niveau académique-compétence, ne répondront jamais, objectivement et concrètement, aux défis multiples nous faisant face, parcequ'occultant la source de nos problèmes, problèmes et malheurs IDENTIQUES observés en Grèce, en France, aux USA, ou ailleurs ! Sans reconnaitre l'ennemi nous tournerons en rond » 

C’est les Illuminati, c’est les francs-maçons, c’est les sionistes, c’est Wall Street... Les marchands de complots prospèrent. Ils détiennent la clé du brouillard et les peuples désorientés se font avoir. 

 
La France, 3e colonie d'Israël : 60 députés Français ont 1 passeport israélienUne soixantaine de députés à l'Assemblée nationale ont le passeport franco-israélienBESTOFACTUS.BLOGSPOT.COM 
 

 

« Les théories du complot sont devenues une excuse pour abandonner le djihad » déplore l'organisation djihadiste dans le dernier numéro de son magazine, Dabiq, versets coraniques à l'appui.

Dans un article intitulé «Conspiracy Theory Shirk (Sin)» (i.e. «L'idolâtrie de la théorie du complot», traduit ici), l'Etat islamique présente ainsi le conspirationnisme comme une «grave déviance» susceptible non seulement d'amoindrir ses succès militaires mais aussi de pousser ses combattants à faire défection.

 

L’Etat islamique déclare la guerre à... la théorie du complot CONSPIRACYWATCH.INFO|PAR RUDY REICHSTADT Satan crée un niveau en dessous de l’enfer pour les employés de Goldman Sachs LEGORAFI.FR

 

n De Francois Lichterowicz  à propos d'un lien( titre polémistes, racistes et xénophobes " Immigration, le ras le bol se confirme partout... .

 "Stéphane en toute honnêteté ne crois tu pas que les noms comme par exemple comme Pietrzykowski ou Lichterowicz ... etc .. ne soient pas des identités immigrées.. T' aurais pas un peu cette impression pas hasard ..? T' aurais pas l' impression que tout cela ne serait pas "organisé" par le Nouvel Ordre Mondial, les délocalisations, le dumping social et que les Grandes Fortunes du libéralisme ne seraient pas un peu derrière tout cela.. NON ...???????     Je me souviens avoir entendu en primaire à Durmignat 63700 : "Ces polacks qui viennent manger le pain des français".. 

Merci pour le ptg...

 Francois Lichterowicz 

« Merci Dany d' approuver car oui ca m' énerve de constater que des descendants d immigrés comme par exemple moi .. se veulent être plus franco français que les français et succombent au racisme et à la xénophobie. En polonais il y a un proberbe qui dit ; "Ne se rappelle pas le boeuf, le veau qu il a été" : ca veut dire ce qu ça veut dire...!? émoticône wink »

 

 Boualem Otmani « Bonjour François, c'est les pires ces descendants d'immigrés qui oublient d'où viennent leurs parents et ce qu'ils ont subit. Plus royalistes que le roi, ils me dégoutent au plus haut point ».

 Michele Berdah28 juillet, 12:50 · VOIR ICI 

J'ai hésité avant de partager.... je me suis dit : ils vont encore dire que c'est un fake, que je pousse à la haine et tati et tato ....
Et d'un coup, j'ai réalisé qu'ils étaient en train de faire en sorte que je m'auto-censure ...
Alors merde ...
Pas question de céder au chantage, je partage cette ignominie ...!

 

Des migrants musulmans violent une petite fille de 5 ans et lui urinent dans la bouche - Le blog politique de Thomas JOLY  THOMASJOLY.FR

 

Nico Sloz : "C'est un bonne exemple des possivilité de confusion que cherche a mettre la fachiophère sur la toile . Ainsi 85 partages partager par des forumeurs sans véritable vérification des infos montre la nocovité de la peste brune. C'est surtout dommage de partager une désinformation aussi minablement fausse sans la vérifier d'abord ! C'est pourtant simple à faire : qui parle, comment il parle, avec quelle source, qui d'autre relaie et quelle preuve (re)trouve-t-on ? Déjà l'auteur est secrétaire du PDF parti nationaliste fondé par Carl Lang d'autres membres du FN, ce qui donne le ton. Ensuite l'image utilisée provient d'un affrontement avec la police à la frontière serbe en septembre 2015 et donc pas du tout de l'Idaho en juin 2016. Enfin, dans les 3 sources citées, la première n'existe plus (kivitv), la seconde est une spécialiste de la fake news américaine (wnd) et la troisième est un blog raciste breton (breizatao) animé par un couard condamné de multiples fois et qui se planque au Japon (quel courage patriotique !). Mieux encore : les rares pseudo-médias qui relaient cette daube sont bien connus pour désinformer (actualite-israel, bidon à 100% et blancheurope déjà rien que le nom sérieux ça pue la haine) tandis que l'état d'Idaho est au courant de cette vague de désinformation partie des milieux racistes US et a fait un démenti clair et net ici UPDATED: Story of Syrian refugees raping Idaho girl is wrong, prosecutor says  IDAHOSTATESMAN.COM   ; bref, avant de partager ON VERIFIE au lieu de relayer ce genre de rumeur raciste !"

 UPDATED: Story of Syrian refugees raping Idaho girl is wrong, prosecutor says IDAHOSTATESMAN.COM

Les esprits éclairés fustigent ces obscurantistes. Assurément, la plupart des théoriciens du complot versent dans la paranoïa et surestiment le rôle des puissances occultes. Mais d’autres, plus simplement, se fourvoient dans une quête d’explication simple à des événements chaotiques dont ils sont mal informés. Et puis, il y a de vrais complots et d’authentiques conspirations. Il n’y a pas de complot partout, mais il n’y a pas de complot nulle part. C’est dans le Monde diplomatique de juin et nous en parlons aujourd’hui avec Évelyne PIEILLER et Benoît BREVILLE.

 

 Il faudrait sans doute commencer par dire des complots eux-mêmes qu’ils requièrent d’éviter deux écueils symétriques, aussi faux l’un que l’autre :

1) en voir partout ;

2) n’en voir nulle part. Quand les cinq grandes firmes de Wall Street en 2004 obtiennent à force de pressions une réunion longtemps tenue secrète à la Securities and Exchange Commission (SEC),.

Sans doute ne livre-t-il pas à lui seul l’intégralité de l’analyse qu’appelle la crise financière, et c’est peut-être là l’une des faiblesses notoires du conspirationnisme, même quand il pointe des faits avérés : son monoïdéisme, la chose unique qui va tout expliquer, l’idée exclusive qui rend compte intégralement, la réunion cachée qui a décidé de tout. Exemple type de monoïdéisme conspirationniste : Bilderberg (ou la Trilatérale). Bilderberg existe ! La Trilatérale aussi. …. Pour défaire le monoïdéisme de la vision complotiste, il suffit de l’inviter à se prêter à une expérience de pensée contrefactuelle : imaginons un monde sans Bilderberg ni Trilatérale, ce monde hypothétique aurait-il évité la mondialisation néolibérale ? La réponse est évidemment non. Il s’en déduit par contraposition que ces conclaves occultes n’étaient pas les agents sine qua non du néolibéralisme, peut-être même pas les plus importants. Et pourtant ceci n’est pas une raison pour oublier de parler de Bilderberg et de la Trilatérale, qui disent incontestablement quelque chose du monde où nous vivons.

Il suffirait donc parfois d’un soupçon de charité intellectuelle pour retenir ce qu’il peut y avoir de fondé dans certaines thèses immédiatement disqualifiées sous l’étiquette désormais infamante de « conspirationnistes », écarter leurs égarements explicatifs, et conserver, quitte à les réagencer autrement, des faits d’actions concertées bien réels mais dont la doctrine néolibérale s’efforce d’opérer la dénégation – il est vrai qu’il entre constitutivement dans la vision du monde des dominants de dénier génériquement les faits de domination (salariés et employeurs, par exemple, sont des « co-contractants libres et égaux sur un marché du travail »…), ….– mais faire ce genre de distinction est sans doute trop demander, et on voit d’ici venir les commentaires épais qui feront de ce propos une défense apologétique du complotisme et des complotistes…

On pourrait arguer que l’analyse sociologique ou politologique de ces actions concertées, précisément, se déploie hors des schèmes intellectuels caractéristiques du conspirationnisme : monoïdéisme, exclusivisme, attraction sans partage pour l’occulte, ignorance corrélative pour tous les effets impersonnels de structure, etc. [2].

Le conspirationnisme comme symptôme politique de la dépossession

Tout ceci cependant est dire à la fois trop et trop peu quand, du conspirationnisme, il est possible de prendre une vue latérale qui vient quelque peu brouiller l’image de ses habituelles dénonciations, et puis, plus encore, celle de ses frénétiques dénonciateurs. Sans doute trouve-t-on de tout à propos du conspirationnisme : des tableaux sarcastiques de ses plus notoires délires (le fait est qu’il n’en manque pas…), des revues de ses thèmes fétiches, jusqu’à de savantes (pitoyables) analyses de la « personnalité complotiste » et de ses psychopathologies. Mais d’analyse politique, point ! (...) .

Dépossession : tel est peut-être le mot qui livre la meilleure entrée politique dans le fait social – et non pas psychique – du conspirationnisme. Car au lieu de voir en lui un délire sans cause, ou plutôt sans autre cause que l’essence arriérée de la plèbe, …. etc. Décidément l’événement politique le plus important des deux dernières décennies, le référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005 a montré ce que peut, pourtant dans un extraordinaire climat d’adversité, un corps politique auquel on donne le temps de la réflexion et du débat : s’emparer des matières les plus complexes et se les approprier pour produire un suffrage éclairé.

Hors de ces conditions exceptionnelles, tous les moyens ou presque de faire sens des forces historiques qui l’assaillent et surtout d’avoir part aux délibérations qui décident de son destin lui sont refusés. Or, remarque Spinoza, le quant-à-soi ne saurait connaître aucune suspension : « nul ne peutcéder sa faculté de juger » (Traité politique), ….. Cela, nul ne le dit mieux que Spinoza : « Il n’est pas étonnant que la plèbe n’ait ni vérité ni jugement, puisque les affaires de l’Etat sont traitées à son insu, et qu’elle ne se forge un avis qu’à partir du peu qu’il est impossible de lui dissimuler. La suspension du jugement est en effet une vertu rare. Donc pouvoir tout traiter en cachette des citoyens, et vouloir qu’à partir de là ils ne portent pas de jugement, c’est le comble de la stupidité. Si la plèbe en effet pouvait se tempérer, suspendre son jugement sur ce qu’elle connaît mal, et juger correctement à partir du peu d’éléments dont elle dispose, elle serait plus digne de gouverner que d’être gouvernée » (Traité politique, VII, 27).

L’apprentissage de la majorité (à propos de la « loi de 1973 »)

Mais plus encore que de la dépossession, le conspirationnisme, dont les élites font le signe d’une irrémédiable minorité, pourrait être le signe paradoxal que le peuple, en fait, accède à la majorité puisqu’il en a soupé.

Le débat sur la « loi de 1973 », interdisant supposément le financement monétaire des déficits publics devrait typiquement être regardé comme l’une des étapes de cet apprentissage, avec son processus caractéristique d’essais et d’erreurs. Bien sûr la « loi de 1973 », objet dans certaines régions de l’Internet d’une activité effervescente, a connu (….) …

Au milieu de toutes ces scories, un principe de charité politique pourrait cependant voir :

1) ce petit miracle des non-experts se saisissant d’une question à l’évidence technique mais que ses enjeux politiques destinent au débat le moins restreint possible : la monnaie, les banques ;

2) le surgissement, peut-être désordonné mais finalement salutaire, d’interrogations sur la légitimité des taux d’intérêt, le financement des déficits publics, les figures possibles de la souveraineté monétaire, la place adéquate des émetteurs de monnaie dans une société démocratique ;

 3) une intense activité polémique, au meilleur sens du terme, avec production kilométrique de textes, lancement de sites ou de blogs, controverses documentées en tous sens, etc. Tout ceci, oui, au milieu d’ignorances élémentaires, de quelques dérapages notoires et de fausses routes manifestes – certains parmi les plus acharnés à dénoncer la loi de 1973 commencent à s’apercevoir qu’ils ont poursuivi un fantôme de lièvre

 [4] … Mais pourtant comme un exercice collectif de pensée qui vaut en soi bien mieux que toutes ses imperfections, et dans lequel, tout sarcasme suspendu, il faudrait voir un moment de ce processus d’apprentissage typique de l’entrée dans la majorité. Sans surprise, des trébuchements de l’apprentissage les élites installées tirent parti pour refuser l’apprentissage même. On les comprend : il y va précisément de la dépossession des dépossédeurs.

 'Sociétés Secrètes' - Illuminati, 11-09 et Théories du Complot - Arte 2013 - 02h31min. - Popop

À conspirationniste, conspirationniste et demi !

Mais les appeler « élites », n’est-ce pas beaucoup leur accorder ? Et que valent les élites en questions à l’aune même des critères qu’elles appliquent aux autres ? (….) .

De ce point de vue c’est peut-être l’affaire DSK qui aura le plus spectaculairement déchiré le voile. Car jamais on n’aura vu théories du complot fleurir aussi allègrement dans les plus hautes sphères du commentariat. …., quand il s’agit de DSK, évoque d’abord l’hypothèse d’une « manipulation » [6] ; François Loncle, député PS qui assure pour sa part « qu’il n’y a pas de complot » [7] mais « un coup monté » [8], c’est très différent. « La thèse du complot se répand sur le web » titre un des articles de Libération [9] – « sur le web », …..

D’un certain conspirationnisme européiste

Les illustrations les plus spectaculaires cependant ne sont pas forcément les meilleures, et si elle a fait la démonstration édifiante de ce que valent les régulations de la classe oligarchique – à savoir rien – en situation de grande tension – par exemple quand il s’agit de sauver de l’opprobre son meilleur espoir –, l’affaire DSK demeure trop exceptionnelle pour être parfaitement significative. Autrement parlantes les pulsions conspirationnistes qui émaillent à répétition le discours de la crise européenne, à plus forte raison quand elles se donnent libre cours dans l’un des journaux les plus rigoureusement donneur de leçon anti-conspirationniste, Libération, et sous la plume de son journaliste le plus attaché à traîner dans la boue – y compris pour conspirationnisme – toute position de gauche critique del’Europe telle qu’elle est, Jean Quatremer, auteur par exemple d’un magnifique « Quand l’euroscepticisme mène au conspirationnisme » [10].

Mais voilà : depuis que son objet chéri est en crise et attaqué de toutes parts, Jean Quatremer n’en finit pas de voir des complots partout. « Presse anglo-saxonne », « marchés financiers américains », « agences de notation », « hedge funds » : la monnaie unique européenne, pourtant plus franche que l’or, est la cible de pernicieuses entreprises de déstabilisation délibérée, orchestrées qui plus est par la plus maléfique des entités : « la finance anglo-saxonne ». Pour qui douterait qu’un esprit fondamentalement sain, puisque européen, ait pu ainsi être infecté par la maladie du complot, florilège de titres : « Les agences de notation complices des spéculateurs ? » (21 septembre 2011), « Les marchés financiers américains attaquent l’euro » (6 février 2010), « Comment le Financial Times alimente la crise » (30 mai 2010), « Moody’s veut la peau du triple-A français » (21 novembre 2011), « Les banques allemandes contre la zone euro » (31 juillet 2011), « Le jeu trouble de Reuters dans la crise de la zone euro » (29 juillet 2012).

Si le mal organisé est partout, il n’en a pas moins son superlatif en les agences de notation : elles sont les « complices des spéculateurs » [19]. « Allons plus loin : qui a déclenché la panique sur la dette française ? Moody’s justement (…). Donc Jean Quatremer a d’abord très fort envie de crier au complot – si fort que ça s’entend à longueur de billets –, puis, instruit par ses précepteurs de toujours, se convainc, mais difficilement, qu’il ne sert à rien d’y céder – moyennant quoi ses nerfs ne sont qu’à demi-soulagés, raison pour laquelle il y revient sans cesse.

Hedge Funds, médias, presse anglo-saxonne, agences de presse, marchés financiers américains, agences de notation, partout des malfaisants ligués contre l’objet chéri. De cette sorte de crumble intellectuel, les agences de notation sont peut-être l’ingrédient le plus caractéristique, boucs émissaires périphériques de toute une structure qui s’exprime par elles [23] – mais qu’évidemment on ne mettra jamais en question. Car les agences de notation, comme dans une moindre mesure la presse financière, sont les agents les plus représentatifs de la finance déréglementée comme pouvoir de l’opinion – (….) . Il faudrait donc expliquer à Jean Quatremer que la finance libéralisée, si constamment encouragée par la construction européenne, c’est cela même !, que dans cet ensemble, il entre constitutivement, et non accidentellement, rumeurs, erreurs, errances, absurdités, idées fausses, informations biaisées –…

Mais dans la vision du monde de Jean Quatremer, la finance est bonne… jusqu’à ce qu’elle s’en prenne à son talisman. ….. Car enfin qui a fait le choix de remettre entièrement les politiques économiques entre les mains de ce pouvoir déréglé qu’est la finance libéralisée ? Qui a décidé d’instituer les marchés obligataires comme puissance disciplinaire en charge de la normalisation des politiques publiques ? Qui a voulu constitutionnaliser la liberté de circulation des capitaux qui offre à ce régime son infrastructure ?

Non pas les agents du mal mais la force des structures

En fait c’est là la chose que Jean Quatremer a visiblement du mal à comprendre – déficience par quoi d’ailleurs il verse immanquablement dans le conspirationnisme, qu’il dénonçait chez les autres à l’époque où « tout allait bien » (pour lui) –, les crises s’expliquent moins par la malignité des agents que par l’arrivée aux limites des structures. Il est vrai qu’ayant toujours postulé la perfection de son objet, donc l’impossibilité de sa crise, il n’a pas d’autre hypothèse sous la main pour en penser la décomposition : celle-ci ne peut donc être que le fait des méchants (et des irresponsables : Grecs, Portugais, Espagnols…).

Mais il y a des aggiornamentos trop déchirants pour être consentis aisément, et des investissements psychiques trop lourds pour être rayés d’un trait de plume, aussi faut-il attendre l’infirmation définitive par le réel pour que se produise le premier mouvement de révision – et encore… On en connaît qui persistent à croire que la défaite de 40 est la faute du Front Populaire… Entre temps tous les moyens sont bons, y compris ceux de la stigmatisation complotiste, pour ravauder comme on peut le tissu de la croyance menacée de partir en lambeaux. Si l’euroscepticisme du peuple mène au conspirationnisme, il semble que l’eurocrétinisme des élites y conduise tout aussi sûrement…

 Pour une pensée non complotiste des complots (quand ils existent) :


 

 n  la publication de Djazair Aldente Fa Azur dans le groupe Contre L'Elite Mondiale qui nous Manipule.

Cette page est une vaste ressource de connerie les plus stupide les unes que les autres La vérité sur notre monde Hier, à 11:47 ·1 865 partages de  la publication de La vérité sur notre monde.Et le pire est que c'est ce genre de page qui attise les haines collectives à travers le monde. Tout cela pour faire du buzz. C'est vraiment triste une communauté de gens naïfs aussi cons

Le président russe Vladimir Poutine a sifflé sur la vraie raison pour laquelle le monde est au bord de la guerre nucléaire totale.

 
Le capitalisme n’est pas un complot : il ne se cache pas. Nous savons parfaitement comment il fonctionne, de même que nous connaissons aussi ceux qui en profitent et ceux qui en pâtissent.

Le capitalisme est une simple affaire d’hommes et de femmes, parmi lesquels certains en exploitent d’autres et s’offrent les services d’un panel de collaborateurs qui reçoivent une commission sur l'exploitation pour contribuer à maintenir cet état de fait.

C’est cette société qu’il nous revient d’abattre pour l’émancipation sociale et la sauvegarde de la vie. Tout le reste n’est que dispersion abrutissante, inutile et nuisible.

http://giphy.com/gifs/lo-london-3BFrmVLBe2gGA
 
Message à caractère informatif -
abri anti-nucléaire :   
À l'occasion de la sortie du film Black Storm le 13 août, zoom sur une communauté prête à affronter le pire : les survivalistes, ou comment se préparer à la fin du monde. À vos bunkers.
 
N'en déplaise aux Mayas, on a tous survécu au 21 décembre 2012, et sauf en cas d'apocalypse improvisée, le monde est encore là pour un petit bout de temps. Ce qui n'empêche pas certains de croire dur comme fer à sa destruction imminente : les survivalistes, ou preppers. Pour ces adeptes d'abris anti-atomiques et de rations d'urgence, la fin est pour bientôt !
 
 

 

Black Storm - Bande Annonce Officielle 2 VF  
 
Chaque prepper a ses propres raisons, ses propres craintes : attaque terroriste, guerre mondiale, pénurie de ressources... Ou pourquoi pas une catastrophe naturelle de grande envergure, comme dans Twister ou Black Storm, le film catastrophe de Warner Bros. qui sera sur les écrans le mois prochain.
Si le mode de vie survivaliste est présent en Europe (et notamment en France), c'est aux Etats-Unis que le phénomène a le plus d'importance. Les preppers s'y regroupent par associations comme l'American Preppers Network, disposent d'un site de rencontres dédié et sont les stars de plusieurs émissions de téléréalité (comme Familles Apocalypse, diffusé en France sur National Geographic Channel, ou Doomsday Bunkers et Prepper Hillbillies aux Etats-Unis).
 
Voici quelques-uns des survivalistes les plus médiatisés au pays de l'Oncle Sam.
 
Big Al, le musicien barré
Dans l'esprit de Big Al, la guerre froide n'est pas terminée. Ce musicien du Tennessee est persuadé que les États-Unis seront la cible prochaine d'une attaque nucléaire russe. Il se prépare donc à une longue isolation dans un abri anti-atomique enfoui à trois pieds sous terre. Histoire de passer l'hiver après le passage d'une bombe nucléaire, Big Al a tout prévu pour ne pas que son abri devienne un glacier souterrain : il a entreposé plus de quatre tonnes de bois.
 
Dans les vidéos et émissions auxquelles il a participé, cet Américain a une phrase qu'il répète souvent : “Je ne boirai pas ma propre urine, okay ? Regardez-moi, lisez bien sur mes lèvres : je ne boirai pas ma propre urine”. 
 
 
 

 

Big Al: Doomsday Prepper   Braxton Southwick

 
 
 

La pompe à phynance - Les blogs du Diplo : - de Frédéric Lordon ( cf  source : Conspirationnisme : la paille et la poutre - Les blogs du Diplo )

 

Notes

[1] Le coefficient de leviérisation désigne le multiple de dette, par rapport à ses fonds propres, qu’une banque peut contracter pour financer ses positions sur les marchés.

[2] Lire, dans l’édition de septembre du Monde diplomatique, en kiosques le mercredi 29 août, Richard Hofstadter, « Le style paranoïaque en politique ».

[3] Puisqu’avant de devenir Premier ministre, Georges Pompidou a été banquier d’affaire chez Rothschild. On remarquera tout de même que, banquier, il cesse de l’être en 1958 quand il devient directeur de cabinet de De Gaulle et que ladite loi date de 1973…

[4] Voir à ce sujet les contributions à la journée « Création monétaire » des Economistes Atterrés du 24 mars 2012, en particulier le texte d’Alain Beitone, « Idées fausses et faux débat à propos de la monnaie. Réflexion à partir de la “loi de 1973” ».

[5] 15 mai 2011.

[6] Cité in Libération, « DSK, la thèse du complot se répand sur le web », 15 mai 2011.

[7] France Info, 2 juillet 2011.

[8] LCI, 3 juillet 2011.

[9] Libération, 15 mai 2011.

[10] Libération, blog Coulisses de Bruxelles, 24 septembre 2008. Sauf indication contraire, tous les titres qui suivent correspondent à des billets de ce blog.

[11] « Les marchés financiers américains attaquent l’euro », 6 février 2010.

[12] Id.

[13] « Emmanuel Todd, Audiard d’or 2011 », 1er janvier 2012.

[14] « Comment le Financial Times alimente la crise », 30 mai 2010.

[15] « Le jeu trouble de Reuters dans la crise de la zone euro », 29 juillet 2012.

[16] « Comment les médias accroissent la panique des marchés », 26 novembre 2010.

[17] « Comment le Financial Times… », op. cit.

[18] « Les banques allemandes contre la zone euro », 31 juillet 2011.

[19] « Les agences de notation complices des spéculateurs ? », 21 septembre 2011.

[20] « Moody’s veut la peau du triple A français », 21 novembre 2011.

[21] « Les agences… », op. cit.

[22] Id.

[23] Pour quelques développements sur cette question : « Extension du domaine de la régression », Le Monde Diplomatique, avril 2011 ; « Les gouvernement sont soumis au règne de l’opinion financière] », Marianne, 13 août 2011.

[24] « Les banques allemandes contre la zone euro », 31 juillet 2011.

[25] « C’est Hotel California : une fois entré dans l’euro, on ne peut plus en repartir », 3 octobre 2011

 

 

A voir  ( thématique sur ):  documentaires, géopolitiques,  : les indignÉsdébats , , mouvements des indignés pour une démocratie réelle, démocratie directe , mobilisationssurveillance, société privé, privatisation de la sécurité, alain bauer, le consortium de la peur, la bande à bauer, l’idéologie sécuritaire , reportage, arte, mer, plastique , agrocarburants, énergies renouvelable , finance, economie, société scandales financiers, goldman sachs, la city, la finance en eau trouble, scandale du libor, documentaires, hedges fund , produits dérivés, :, crise de la dette, dette, spéculations , délocalisation, entreprise, emplois

 

 

Concernant la crise permanente :le cercle vicieux, wall street, hedge fund, mario monti, mario draghi, goldman sachs, finance, économiel'histoire, monétaire, la faillite la grèce, dégradation, agence de notationalgorithme financier

19/10/2012

Basculement de l'économie

PAUPERISATION DE L EUROPE

précarité.jpgHollande avait fait bouger les lignes sur la crise européenne, en mettant en avant l'idée d'un pacte de croissance. Le gouvernement avait par ailleurs anticipé - en partie - le freinage de la croissance. Mais à l'approche de la rentrée, la gauche se fend de promesses audacieuses pour ne pas dire irréalistes. Montebourg entend mener la troisième révolution industrielle. Jean Marc Ayrault de son coté, envisage sérieusement de réduire le déficit extérieur de la France - hors énergie - à zéro en cinq ans.

L'emploi industriel se réduit partout, sauf en Allemagne

Ces deux promesses ont beau être alléchantes, elles semblent hors de portée, en tout cas à court terme. Prenons l'industrie. Les Etats-Unis et l'Europe rêvent depuis longtemps de recréer des millions d'emplois dans ce secteur mis à mal par la concurrence des pays émergents. Mais aucun pays riche n'a réussi à le faire sur la période récente. Seule l'Allemagne est parvenue à enrayer l'hémorragie. Mais sa stratégie a eu un coût élevé : le pays a du faire des sacrifices (stagnation des salaires pendant plusieurs années, augmentation de la précarité avec par exemple la création de jobs à 1 euro,...). Par ailleurs, ses parts de marchés ont grimpé au détriment de celles des pays voisins. cf : " Modèle Allemand" , un lien. CHÔMAGE : Alcatel-Lucent: "Nous ne nous attendions pas à une vague de licenciements aussi massive" |

 

humour 98.jpgCertes de nouveaux marchés et de nouvelles façons de produire sont en train de naître. Jeremy Rifkin, dont les travaux ont inspiré Arnaud Montebourg, évoque par exemple l'impression 3D ou encore les recherches en nanotechnologies, qui permettront de se passer des terres rares, ces fameux métaux indispensables à la high tech dont la Chine possède le quasi monopole. Mais ces deux leviers - s'ils tiennent leurs promesses - mettront du temps avant de pouvoir être activés. Rifkin parle lui-même de plusieurs décennies. Parler aujourd'hui de troisième révolution est donc pour le moins prématuré. Surtout si dans cinq ans, le prochain gouvernement change de priorité et répartit ses crédits différemment.

L'art échappera à l'ISF, la redevance télé ne sera pas étendue - indigné, interview d'un les analyste financier - citizenkhane, Manipulations de marché! DE Manipulation des marché - 8ndigné Révolté

 

françois hollande,arnaud montebourg,terres rares,etats-unis,l'europe,la chine,allemagne,crise,précarisation,délocalisation,le japon,la corée du sud,la thaïlande,l'indeUne décennie perdue - l'indigné révolté

Myanmar : après la détente politique, le décollage économique ?
Damien Durand (*)

La communauté internationale, les défenseurs des droits de l'Homme et les inconditionnels d'Aung San Suu Kyi s'en réjouissent : depuis environ un an le Myanmar s'ouvre à la communauté internationale. L'assouplissement politique, qui a mené à la normalisation de la présence politique de la "Dame de Rangoun", a été un prélude à la deuxième phase qui s'est amorcée depuis quelques mois : l'ouverture économique et la libéralisation de l'économie.

Bien que membre de l'OMC (depuis 1995) et de l'ASEAN (depuis 1997), le Myanmar a toujours été en marge de l'activité économique mondiale depuis l'arrivée au pouvoir de la junte militaire en 1991. Les restrictions économiques imposées par l'Occident, notamment les Etats-Unis et l'Union européenne, et l'accaparement par les élites militaires du tissu industriel local, entravaient considérablement le commerce international. Mais le vent tourne.

Une ouverture pilotée par la junte
L'erreur à ne surtout pas commettre : croire que cette ouverture politique et économique s'impose à la junte. Elle est, en réalité, entièrement contrôlée par les élites militaires. Le pouvoir militaire, présenté à tort comme uniforme et réactionnaire, est en fait traversé par plusieurs courants, dont un clairement favorable à l'ouverture extérieure. La volonté d'une ouverture a été formellement adoptée en 2003 sous le gouvernement dirigé par Khin Nyunt, un membre modéré de la junte, qui fit adopter une feuille de route vers la démocratisation. Le processus s'est ensuite ralenti avec le retour aux affaires d'une frange plus conservatrice, mais est redevenu d'actualité pour les dirigeants militaires après des émeutes populaires en 2007 et 2008.

Mais pourquoi la junte a-t-elle accepté de se lancer dans un processus d'ouverture, elle qui régnait sans partage sur le Myanmar ? Pourquoi avoir fait entrer ce "loup dans la bergerie" qui pourrait à terme faire perdre aux militaires leur emprise totale sur les affaires ?

Les sanctions internationales et un certain ras-le-bol des élites face à la fermeture économique du pays ont largement joué leur rôle sur un Etat dont l'économie reposait très largement sur quelques partenaires commerciaux moins regardant sur la situation intérieure du Myanmar (la Chine, le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande et l'Inde). Il s'est insinué chez les membres de la junte l'idée qu'il valait mieux commencer à ouvrir l'économie nationale, arguant même que, bien maîtrisée, ils auraient tout à y gagner.

Une autre réalité a aussi rappelé à l'ordre la junte, et l'a convaincue de ne pas poursuivre dans la même voie : "le mécontentement grondait dans le pays depuis la révolution safran de 2007", nous explique Sophie Boisseau du Rocher, spécialiste de l'Asie du Sud-Est à l'Asia Centre de Sciences Po Paris, "et les Printemps arabes de 2011 ont alerté la junte sur le risque de tout perdre si elle se laissait déborder par un mouvement populaire." Gouverner, c'est prévoir dit l'adage...

La voie vers la normalisation économique
Prologue de l'ouverture économique, la détente politique, réellement effective (en témoigne la "normalisation" du cas Aung San Suu Kyi), mais destinée principalement à rassurer la communauté internationale sur la capacité de changement des élites militaires. Et donner surtout des garanties de l'irréversibilité du processus en cours, faisant même dire à Thein Sein, l'actuel président de la République, qu'au Myanmar "la voie vers la démocratie est si étroite qu'il n'est plus possible de faire marche arrière."

Première phase, toujours en cours dans le pays : créer un climat propice aux affaires et à la sécurité juridique. Depuis le printemps, une équipe de la Banque mondiale s'est installée dans le pays pour former l'administration locale. En avril, une réforme a permis de stabiliser le taux de change du kyat, la monnaie nationale.

Mais la standardisation des normes au Myanmar risque d'être longue et complexe, en cause : les résistances des franges les plus conservatrices de la junte. Le 7 septembre est passée, aux forceps, une loi libéralisant les investissements étrangers. Mais les conservateurs ont réussi à faire annuler le plancher d'investissement de 5 millions de dollars minimum qu'exigeaient les progressistes. Une disposition qui aurait pu nuire aux PME birmanes qui auraient été incapables de s'aligner sur une règle toujours en vigueur interdisant à une entreprise étrangère de posséder plus de 49% du capital d'une joint-venture avec une société birmane.

françois hollande,arnaud montebourg,terres rares,etats-unis,l'europe,la chine,allemagne,crise,précarisation,délocalisation,le japon,la corée du sud,la thaïlande,l'inde,banque mondiale,indicateurs économiques,finance,economie,société,goldman sachs,mario monti,mario draghi,spin-offs,hedge fund,produits dérivés,documentairesUne ouverture lente dans un pays où tout est à faire, mais où les entreprises étrangères se battent déjà pour occuper le terrain. Les Etats-Unis souhaitent raffermir leur position, qu'ils avaient délaissée pour appliquer les sanctions internationales. Mais la présidence d'Obama, souhaitant redonner à l'Amérique une place de choix en Asie, a toujours soutenu activement Thein Sein.

Ils risquent fort d'y rencontrer la concurrence de la Chine, un partenaire historique, qui reste discret pour l'instant mais qui pourrait bien faire monter les enchères d'une implantation durable dans le pays. La France, elle, est présente depuis longtemps au Myanmar, avec le groupe Total notamment. L'ouverture à Rangoun d'un bureau d'Ubifrance est un signe que les intérêts économiques français envisagent attentivement la manne birmane et commencent à se positionner en ce sens.

Secteurs d'avenir et perspectives
Secteur attirant le plus la convoitise des entreprises occidentales, les hydrocarbures. Le Myanmar est en effet un des pays asiatiques au potentiel le plus important, avec au moins 2 540 milliards de m3 de réserves estimées en gaz naturel, dont au moins 510 milliards déjà exploitables.

Total ne s'y est d'ailleurs pas trompé en achetant le 3 septembre 40% d'un bloc d'hydrocarbures, appartenant conjointement à la société thaïlandaise PTT Exploration and Production. Le premier gros investissement du groupe depuis 1998, probablement pas le dernier.

Les autres secteurs promettant de belles perspectives : l'industrie lourde, la grande distribution, le textile (dont les barrières douanières sanctionnant le régime se lèvent petit à petit) ou la parfumerie où des PME françaises très actives commencent à s'implanter.

Mais dans un Myanmar qui s'ouvre à peine aux investissements internationaux, la lame de fond qui semble s'enclencher est-elle certaine de durer ? Le pays peut-il représenter une perspective stable pour les investisseurs ?

Les observateurs guettent de très près l'évolution du pays à l'horizon 2015 : cette année devrait marquer les premières élections pleinement démocratiques dans le pays, et un vrai test politique pour la junte au pouvoir. La belle machine birmane pourrait-elle s'enrayer ? Pour Sophie Boisseau du Rocher, le risque est la déconnexion entre flux d'argent, obsolescence des infrastructures et de l'encadrement légal ainsi que manque de compétence humaine : "trop d'argent, trop vite, et une formation insuffisante de l'administration pour gérer ces flux, pourrait amener à une captation stérile de la manne internationale par la minorité la mieux préparée. Ceci, lié à une lenteur généralisée des infrastructures, peut déboucher sur une crise de confiance."

Un développement fragile qui donne une place indispensable aux élites militaires, qui – pour l'instant – sont les seules capables dans le pays de sécuriser les investissements et d'apporter une relative stabilité au processus d'ouverture.

 (*) Damien Durand est diplômé de Sciences Po Paris et de l'IEP Grenoble, où il s'est spécialisé dans les problématiques politiques et économiques en Asie de l'Est et du Sud-Est.

Après avoir disséqué l'actualité française sous toutes ses coutures pour le quotidien japonais Mainichi Shimbun, il est aujourd'hui le rédacteur en chef du magazine bimestriel Pays Emergents.

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