08.03.2012
Le potentiel de l'Afrique attise toutes les convoitises
Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'Afrique a toujours été un point chaud du globe. L'exploitation des richesses minières et du pétrole en particulier exacerbe les rivalités locales, sans parler des luttes entre grandes puissances, par procuration. La stabilité du continent est périodiquement remise en question que ce soit pour des raisons religieuses, tribales, ethniques, ou pour le contrôle des richesses du sous-sol. La présence internationale existe et pèse, depuis de nombreuses années, dans tout le continent. Voir Naomi Klein - la stratégie..., web-reportage "Nigeria : la..., [Projection] "Main basse..., Agir contre le bétonnage des terres nourricières - Convergence des luttes - Basta ! Globalia de Jean Christophe..., Le groupe de Vincent Bolloré a bien obtenu des marchés publics - LeMonde.fr
Le néo-colonialisme est donc le fait des pays émergents, le Brésil, la Chine et l'Inde, sans oublier les anciennes puissances coloniales. Surtout pour la Chine
L'Afrique est de plus en plus courtisée par les pays émergents
On ne compte plus les visites des dirigeants indiens, chinois, turcs, russes, vénézuéliens. Cette coopération est montée en puissance ces dernières années, avec de grandes capacités de financement de la part de ces pays émergents.
L'Inde, par exemple, bénéficie des réseaux de la diaspora indienne, surtout en Afrique de l'Est et en Afrique du Sud. Les sociétés indiennes se sont positionnées sur des domaines bien particuliers, comme les télécommunications, le transport routier, ou l'exploitation des phosphates, offrant aussi ses services dans les nouvelles technologies où elle a une compétence reconnue. Elle a octroyé des crédits à huit pays africains pour des projets économiques et sociaux et pour le développement d'infrastructures, en partie confié à des entreprises indiennes.
Est-ce pour des raisons historiques (trois millions d'Africains y ont été déportés en tant qu'esclaves en un siècle et demi), toujours est-il que les dirigeants brésiliens se veulent solidaires du continent africain, au-delà des intérêts économiques. De solides relations se sont nouées avec l'Afrique du Sud, des transferts de technologies agricoles adaptées au climat tropical sec se mettent en place. Et les expériences réussies de l'ex-président Lula pour faire reculer la pauvreté intéressent les capitales africaines.
L'Afrique l'a bien compris et trouve son intérêt à se tourner vers le Brésil qui exporte des protéines végétales, procède à des investissements miniers, importe du pétrole. Réciproquement, le Brésil a trouvé dans l'Afrique du Sud un partenaire de choix, suffisamment développé pour que les échanges soient productifs pour les deux pays.
C'est ainsi que l'Afrique est devenue un enjeu entre le Brésil, la Chine et l'Inde, sans oublier les anciennes puissances coloniales. Surtout pour la Chine…
Vers un néo-colonialisme chinois ?
L'entrée en jeu des Chinois, dont l'intérêt est d'accaparer les richesses minières à tout prix, ne peut que compliquer la géopolitique locale. Les relations de la Chine avec l'Afrique sont pour l'instant économiques – le commerce entre les deux zones a été multiplié par cinq en six ans.
C'est une évidence : la Chine a besoin des matières premières et du pétrole africains ( voir La dépendance chinoise au... ). Elle trouve en plus des débouchés pour ses propres entreprises dans le secteur des travaux publics, des télécommunications, ou du textile. La Chine, riche en devises, en profite pour proposer des financements pour le développement d'infrastructures pour lesquelles elle prescrit également les services de ses entreprises.
Depuis maintenant une bonne décennie, la Chine s'efforce d'être omniprésente en Afrique, sûre d'arriver ainsi à capter les richesses locales. Les Chinois ne s'en cachent pas vraiment. Tenez, selon l'AFP, le ministre chinois des Affaires étrangères, en visite en Namibie début janvier, a comparé l'Afrique à une "mine d'or" pour les investissements étrangers. Le ministre arrivait d'une tournée au Niger et en Côte-d'Ivoire : "L'Afrique est une terre fertile pour les investisseurs étrangers, et c'est une mine d'or pour attirer les investisseurs étrangers, spécialement pour les infrastructures, qui sont le sang et les muscles d'un pays".
Le ministre a signé un accord de coopération incluant un prêt de 2,5 millions d'euros à la Namibie. Celle-ci est un grand désert peu peuplé (2,3 millions d'habitants) et pourtant, 27 sociétés chinoises y sont actuellement actives dans les travaux publics, les mines, l'ingénierie et les services financiers. Selon la Banque mondiale, environ 35 000 Chinois y vivent actuellement. En Namibie, où elle est intervenue directement en construisant des routes, des écoles et des hôpitaux dans des régions reculées, comme dans les autres pays, la Chine tente de se rendre indispensable et de prendre de solides positions dans l'exploitation des ressources minières ainsi que dans les investissements d'infrastructures.
Les Etats-Unis ont réagi récemment en créant un nouveau commandement militaire américain centré sur l'Afrique, avec pour objectif de protéger l'accès aux hydrocarbures et autres ressources stratégiques. Ce qui revient à éviter qu'une autre puissance, comme la Chine, l'Inde, le Japon ou la Russie, obtienne des monopoles ou un traitement de faveur.
Cette réaction des Etats-Unis face à la pénétration de la Chine en Afrique n'en est qu'à ses débuts, mais se concrétise assez vite. Ainsi, le Congrès américain a-t-il autorisé, il y a trois mois, le déploiement d'une centaine de soldats en Ouganda, pour des opérations de conseil et de formation, visant à éradiquer la rébellion armée sévissant dans l'ouest du pays et surtout au Congo, où elle commet les pires atrocités.
Une croissance économique de plus de 7% par an jusqu'en 2030. La raison principale en est l'instabilité politique, l'absence de règles juridiques réelles, le manque de formation des populations en âge de travailler et par une insuffisance dans le domaine de la santé, une démographie défavorable (corrompu et despotiques entretenu par l’occident y voyant là un bon moyen de maintenir la population précaire et donc un vivier de masse salariale tout en entretenant un discours officiel de lutte contre le terrorisme) , une inflation forte et des investissements trop faibles.
, la croissance annuelle de l'Afrique a été de 5,5% par an au cours de la dernière décennie, soit sa meilleure performance depuis l'indépendance dans les années 60.
Une main-d’œuvre à bas coûts, un grand marché intérieur en croissance, des ressources naturelles, autant d'atouts pour un potentiel considérable de développement pour les 20 prochaines années …
La consommation est d'ores et déjà une composante majeure de la croissance africaine
Une étude de Standard Chartered Bank estime à 7% la croissance annuelle moyenne de l'Afrique jusqu'en 2030, en s'appuyant sur la croissance chinoise et indienne. Car la demande asiatique va en effet continuer en 'Afrique en maintenant des prix élevés pour les matières premières.
Ou des investisseurs, spéculateurs en soif de profit et alors que leur marge bénéficiaire se réduit en Europe, dans les pays industrialisés; que les révolutions dites " arabes" ont bouleversé la donne politique
De plus, comme vous l'avez vu, le rôle de la Chine devient significatif dans la fourniture d'aides au développement dans la construction d'infrastructures. Or le grand défi est de fournir des infrastructures et des emplois à une population qui devrait augmenter de 50% entre 2010 et 2030. Le problème est que la croissance générée par les matières premières n'est que peu créatrice d'emplois. De plus cette soumission au néocolonialisme chinois en autre fait éclater les injustices, les tissus familiaux et sociaux et expulsion de terrain....
La solution réside dans un développement de la société civile, la mise en place de démocratie participative ou les peuples et pays seraient souverain. Pour cela cela doit passer par un rejet de l'impérialisme néolibérale L'Afrique face à la mondialisation: le point de vue syndical
Les raisons de la colère, L'Europe des lobbies, Le système Poutine Jeudi 5... , Du 5 au 12 mars, non à l’austérité généralisée ! | Collectif pour un audit citoyen de la dette
09:01 Publié dans Finance,Economie, société, International | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, international, finance, économie, société, l'exploitation des richesses, minières, pétrole
24.02.2012
Lettre de Syrie
Je vous transmet...
Que faire !!!
de la part de Yuko
C'est un peu long à lire mais ça vient de source sûre.
Voici une lettre venant de Damas, transmise par un ami prêtre pour la faire
circuler CL
Chers amis, écrivains et journalistes du monde entier, notamment en Chine et en Russie, je tiens à vous informer que mon peuple est exposé à un génocide.
Depuis une semaine les forces du régime syrien intensifient les attaques contre les villes rebelles en particulier Homs, Zabadani, les banlieues de Damas, Rastan, Madaya, Wadi
Barada, Figeh, Idlib et dans les villages de la montagne de Zawiya. Depuis une semaine et jusqu'au moment où j'écris ces lignes, plus de mille martyrs sont tombés, dont
beaucoup d'enfants, et des centaines de maisons ont été détruites sur les têtes de leurs habitants.
La cécité qui a frappé le monde a encouragé le régime à tenter une élimination de la révolution pacifique en Syrie, avec une force répressive inégalée. Le soutien de la Russie, la Chine, l'Iran et le silence du monde face aux crimes commis en plein jour, a permis le meurtre de mon peuple par le régime depuis onze mois. Mais dans la dernière semaine, du 2 février à aujourd'hui, les signes du massacre se sont clarifiés. La scène de centaines de milliers de Syriens descendus dans les rues de leurs villes et villages la nuit du massacre de Khalidiya, dans la nuit du vendredi au samedi dernier, les mains levées en prières et en larmes, brise le coeur, et place la tragédie humanitaire syrienne au centre du monde.
C'est une expression claire de notre sentiment d'être des orphelins, abandonnés par le monde et par les politiciens satisfait par les paroles vaines et les sanctions économiques, qui n'empêchent pas les assassins et ne retiennent pas les chars baignés de sang.
Mon peuple, qui a fait face à la mort le torse nu et en chansons est en ce moment même assujetti à une campagne de génocide. Nos villes rebelles sont dans un état
de siège sans précédent dans l'histoire mondiale des
révolutions. Le personnel médical est empêché de secourir les blessés, les hôpitaux de campagne sont bombardés de sang-froid et détruits, l'entrée est interdite aux organisations de secours, les lignes téléphoniques sont coupées, et la nourriture et les médicaments sont bloqués, si bien que la contrebande d'un sac de sang ou d'une tablette de Setamol dans les zones touchées est considéré comme un crime
digne d'emprisonnement dans des camps de détention, dont les détails vous horrifieront un jour.
Dans toute son histoire moderne, le monde n'a pas connu de tels vaillance et courage, que ceux manifestés par les révolutionnaires Syriens dans toutes nos villes et villages. Le monde n'a pas non plus connu un tel silence, et une connivence dans le silence qui est dès à présent considéré comme une complicité dans le crime et l'extermination de
mon peuple.
Mon peuple est un peuple de paix, de café, de musique que j'espère vous savourerez un jour, de roses, dont j'espère qu'un jour le parfum vous parviendra, afin que vous sachiez que le coeur du monde est aujourd'hui exposé au génocide et que le monde entier est complice dans le versement de notre sang.
Je ne peux rien dire de plus dans ces moments difficiles,
mais j'espère que vous agirez par solidarité avec mon peuple de la façon que vous jugerez appropriée. Je sais que l'écriture est impuissante et nue devant les canons, les tanks
et les missiles russes qui bom ardent nos villes et nos civils, mais je n'ai aucune envie que votre silence aussi, soit complice du meurtre de mon peuple.
KHALED KHALIFA
DAMAS
09:02 Publié dans communiqués, Interviews | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lettre de syrie, international, révolution "arabe"
15.02.2012
L'extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !
L'extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !
L'extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !
À quoi ressemble l'extrême droite aujourd'hui ? Quelle est la place du Front national ? Combien de groupes y a-t-il à sa marge, et que représentent-ils vraiment ? Pas facile aujourd'hui de répondre. Face à une extrême droite en perpétuelle évolution, cherchant de plus en plus souvent à brouiller les cartes pour mieux se refaire une virginité et apparaître plus forte qu'elle ne l'est, il vaut mieux connaître les histoires, les alliances et les positionnements de ces différents mouvements pour mieux anticiper leurs actions et leurs politiques. Le schéma que vous trouverez aux pages suivantes, ainsi que les repères historiques ci-dessous, permettent d'y voir plus clair.
L'extrême droite à l'automne 2011 apparaît comme extrêmement morcelée, avec un nombre de groupuscules et des alliances parfois contre-nature entre certains courants ou groupes politiques. Cela s'explique par une grande confusion idéologique qui règne dans le milieu nationaliste. À travers cet organigramme, qui ne peut qu'être éphémère, nous avons tenté de dresser le bilan de cette extrême droite, en terme d'alliance et de positionnement, afin de permettre à chacun(e) de s'y retrouver. Avec les présidentielles de 2012, il y a pourtant fort à parier que la situation exposée ici aura évolué d'ici quelques mois, probablement avec des rapprochement inédits. Nous avons essayé d'être les plus exhaustifs possible, mais en ne nous intéressant qu'aux partis et groupuscules ayant une activité, même réduite, dans le monde réel et pas seulement sur internet, et de ce fait pouvant représenter un danger physique ou politique pour les militants. Ainsi, nous avons volontairement mis de côté les sites internet comme François de Souche, à l'audience proche de certains grands sites d'info, mais dont l'activité se limite finalement au relais d'informations sur des faits divers glanés ici et là et à la libre expression d'un racisme qui trouve là son exutoire.
Mais pour bien comprendre la situation actuelle, il est nécessaire de replacer cette distribution des rôles dans une perspective historique : car si la très grande majorité des groupes nationalistes ici présentés sont nés dans les années 2000, ils sont tous, de par l'histoire de leur formation ou celle de leurs dirigeants, ancrés dans l'histoire contemporaine de l'extrême droite telle qu'elle s'est construite à partir des années 1980, avec l'émergence du FN.
Les années 1980-1990
Si aujourd'hui une chatte n'y retrouverait pas ses petits, du début des années 1980 au début des années 2000, l'extrême droite française était organisée de façon assez simple. Le Front National (FN), qui regroupait plusieurs familles de la mouvance nationaliste (catholiques, anciens de l'Algérie française, nostalgiques du fascisme et du nazisme, anticommunistes, ultra-libéraux...) occupait la plus grande partie de l'espace politique et public de ce courant de pensée, laissant à sa périphérie divers groupuscules dont la marge de manœuvre était très limitée : l'Œuvre française, le GUD, le Parti Nationaliste Français et Européen (PNFE), Troisième Voie, Unité Radicale (UR)... Si certains finissaient par rallier le FN, d'autres choisissent la surenchère idéologique et la violence comme moyen d'expression, voir le terrorisme (cf. les attentats du PNFE contre des foyers Sonacotra). La mainmise de Le Pen sur le FN et sa réussite médiatique ne laissent alors que peu de place à une autre personnalité ou mouvement venu le concurrencer, obligeant les autres formations à se soumettre ou à engager une longue traversée du désert.
Le FN connaît ses meilleures années au milieu des années 1990, que ce soit sur le plan électoral ou au niveau de son appareil militant. C'est alors une machine de guerre, avec un service d'ordre composé en grande partie d'anciens professionnels de la sécurité, mais surtout avec de nombreux militants capables de se mobiliser pour n'importe quel événement. Les années 1990 sont également marquées par une recrudescence de la violence d'extrême droite, avec plusieurs morts, les victimes étant toutes des Français d'origine étrangère. Plusieurs militants du FN sont impliqués dans des meurtres à caractère raciste. La fin des années 1990 marque la fin de l'hégémonie du FN sur l'extrême droite française, avec en 1998 la scission provoquée par Bruno Mégret, alors n°2 du FN, qui quitte le parti avec de très nombreux cadres et militants pour créer une nouvelle structure, le Mouvement National Républicain (MNR). Cette brèche, ouverte dans la suprématie frontiste, permet à certains mouvements nationalistes de récupérer des cadres et militants du parti lepéniste, déçus par les tensions existant entre le FN et le MNR.
Les années 2000
Le 11 septembre 2001, le conflit israélo-palestinien et l'émergence de certains communautarismes radicaux bouleversent profondément le champ politique à l'extrême droite, avec d'un côté une extrême droite traditionnelle, restant sur ses bases, et de l'autre des mouvements prêt à passer ponctuellement des alliances inédites : on voit alors des groupes nationalistes s'allier avec militants en perdition venus de la gauche (Dieudonné, Riposte laïque) ou se prétendant venir de la gauche (Alain Soral) (voir Soraliens: idiots utiles du Capital) .
Parallèlement, l'émergence de Marine Le Pen à la tête du FN et ses orientations stratégiques ont entraîné un important désintérêt des jeunes d'extrême droite et des militants nationalistes radicaux pour le FN, même si le parti, surtout lors des périodes d'élections, attise toujours les ambitions et les intérêts de nombreux nationalistes. Alors que le parti n'est plus capable de recouvrir les murs des villes de France d'affiches ou de mettre dans la rue des milliers de gens comme par le passé, faute de militants de terrain, le FN enregistre de nombreuses adhésions de sympathisants, qui ne sont cependant pas prêts à se salir les mains. La nouvelle stratégie du FN version Marine est basée essentiellement sur lesmédias. Bête médiatique comme son père, Marine est présente quotidiennement à la télé ou la radio. Elle a réussi à rallier à elle des personnalités médiatiques comme Gilbert Collard, ce que son père n'avait jamais réussi à faire. En interne, elle organise la chasse aux sorcières de tous ceux et celles qui pourraient s'opposer à elle ou dont les positions trop radicales pourraient la gêner dans sa quête médiatique et politique de normalisation du FN.
NOTRE ANTIFASCISME
La lutte antifasciste se résume trop souvent à une simple opposition à l'extrême droite, ce qui l'empêche de prendre une véritable dimension politique. Pour nous, l'antifascisme se définit avant tout par des pratiques : l'information, la confrontation, la solidarité. Mais l'expérience nous a appris que certains principes sont fondamentaux, car tout antifascisme cohérent ne peut être qu'autonome, révolutionnaire et internationaliste. L'antifascisme n'est à nos yeux ni une posture, ni une position de principe, mais quelque chose de dynamique, un engagement réel. Il existe bien des façons de lutter contre l'extrême droite, à condition de n'en négliger aucune
.
Informer
C'est un préalable à tout travail antifasciste, tant l'extrême droite est un objet de fantasmes. Presque toujours sous-estimée ou surestimée, l'extrême droite provoque chez ceux qui s'y confrontent à la fois un sentiment de rejet viscéral et de fascination, deux réactions compréhensibles, mais qui ont tendance à développer respectivement la mauvaise foi et l'extrapolation. C'est également un sujet sur lequel il est permis de dire n'importe quoi, puisque tout serait bon pour lui nuire. Pour les médias de masse, l'extrême droite est avant tout un sujet à scandale : c'est donc surtout sa violence, son folklore et sa marginalité qui sont mis en avant. Dans les publications militantes, l'extrême droite est souvent présentée comme une absurdité politique, dont le discours et les pratiques sont avant tout stupides et « haineux », ou comme l'incarnation du mal absolu. Ce travail de recherche d'information se fait à plusieurs niveaux : dans la presse, en particulier locale, dans les publications universitaires ou politiques, mais aussi et surtout sur le terrain, en collectant des informations à la source. C'est ce travail de terrain qui permet aussi de contourner la contre-information que fait l'extrême droite sur ses propres activités, en particulier sur Internet. Une fois l'information collectée et traitée, il reste à la diffuser, afin de tenter de contrecarrer cette désinformation et de dissiper les représentations erronées.
S'opposer
Mais la simple dénonciation ne suffit pas, et ce n'est d'ailleurs pas l'objectif du travail de recherche antifasciste. Son but est de permettre à l'action antifasciste de définir des objectifs à la fois pertinents et réalistes, d'apprécier le rapport de force et d'utiliser les moyens les mieux adaptés. Il est évident que tous les moyens d'actions (manifestations, harcèlement, attaques directes, campagnes de presse...) ne se valent pas selon le groupe ciblé (parti institutionnel comme le FN, groupes informels violents, associations religieuses...) et l'objectif visé (provocation, dénonciation, interdiction...). Mais réfléchir sur l'utilisation des moyens ne veut pas dire hiérarchiser ces différentes formes d'actions, en opposant par exemple actions publiques non violentes et actions de rue plus radicales. La question de la violence ne doit pas être prise comme prétexte pour moraliser l'antifascisme, et condamner les antifascistes qui s'opposent physiquement aux fachos, au nom d'un consensus mou qui assimile légitimité et légalité.
Cependant, les affrontements de rue, vus de l'extérieur, peuvent donner l'idée que fascistes et antifascistes sont deux groupes antagonistes uniquement préoccupés l'un de l'autre. C'est pourquoi il faut toujours lier la confrontation avec l'extrême droite à d'autres formes de lutte. L'action directe n'empêche d'ailleurs pas la démarche unitaire, à condition qu'elle ne soit pas une simple alliance de circonstance.
Être solidaire
Enfin, la lutte antifasciste ne se définit pas uniquement par rapport aux activités de l'extrême droite : elle doit aussi se montrer solidaire, non seulement à l'égard des victimes de l'extrême droite, mais aussi entre les antifascistes eux-mêmes. Organiser la solidarité antifasciste est une nécessité, car comme toutes les luttes de résistance, elle se retrouve en butte à la répression et ce d'autant plus qu'elle est parfois, par la force des choses, à la limite de la légalité. Cette solidarité passe bien entendu par un soutien concret en cas de poursuites judiciaires mais pas seulement. Car la solidarité antifasciste ne doit pas s'organiser uniquement face à la répression, mais aussi en multipliant les rencontres et les actions communes, afin de permettre aux groupes antifascistes de partager des informations et d'échanger sur leurs pratiques, mais aussi de se rencontrer afin de mieux se connaître ; c'est une autre façon de montrer à l'extrême droite qu'une résistance organisée se met en place et que les antifascistes ne sont pas isolés.
Autonome, révolutionnaire et internationaliste
Lutter contre l'extrême droite, d'accord, mais pas n'importe comment. En premier lieu, notre antifascisme est autonome, à l'égard de l'État comme des partis électoralistes. La société française contemporaine s'est constituée, à la Libération, sur l'antifascisme, et pour cette raison tous les partis politiques sont « antifascistes ». Pour affirmer sa distance à l'égard de cet antifascisme républicain et pour être capable d'analyser l'extrême droite dans toutes ses dimensions (et pas seulement comme simple ennemi de la démocratie libérale), notre antifascisme est très clair sur ses positions quant aux opérations répressives de l'État contre l'extrême droite : toutes les opérations policières contre les groupes fascistes peuvent tout aussi bien être utilisés contre d'autres contestataires, en l'occurrence les antifascistes eux-mêmes. Les procédures judiciaires (interdiction, dissolution...) ne sont pas des armes politiques au service de l'antifascisme, mais des outils au service de l'État qui protège ainsi le modèle de société qu'il représente. De même, le vote n'est pas une arme efficace contre l'extrême droite, car il délègue à d'autres le soin de lui faire barrage : pas question de signer un chèque en blanc aux partis de droite comme de gauche qui ont montré des années durant de quelle façon ils recyclaient les idées du Front national une fois arrivés au pouvoir.
Ensuite, notre antifascisme est révolutionnaire : être antifasciste aujourd'hui dans nos sociétés libérales, c'est placer la critique de l'État et du capitalisme au cœur de l'analyse du processus de fascisation. L'antifascisme est donc le pire produit du fascisme s'il ne vise que l'ennemi désigné par l'État libéral : pour mener un antifascisme digne de ce nom, il faut donc que sa fin et ses moyens soient clairement replacés dans un projet global de changement social. À nous de trouver, à partir de là, les formes de lutte les plus susceptibles de leur infliger un maximum de dégâts.
Enfin, notre antifascisme est internationaliste, car c'est évidemment la meilleure réponse aux logiques nationalistes : abolition des frontières, libre circulation, solidarité internationale, rejet des logiques de guerre, telles sont les revendications indissociables de notre lutte antifasciste. L'extrême droite se développe dans chaque pays de façon différente, parce qu'elle est le produit de la société qui la voit naître : c'est par la connaissance de la diversité des situations que l'on peut mettre en perspective sa propre situation, les enjeux de l'antifascisme ici et là-bas et organiser des réseaux de solidarité antifasciste internationale.
Documentaires :
Spécial investigation : La face cachée du nouveau Front , Leur nécessité d'une coopération internationale des peuples
Sur le racisme :
Pourquoi le FN est terrifiant...,Marine Le Pen Grr ah ah, caractéristiques de l'extrême-droite ( dans la tête),Caractéristique de l'extrême droite ( suite), Soraliens: idiots utiles du Capital , Claude Guéant sur les civilisations, Exclusif: Le GUD à poils, La Hongrie en marche arrière, GUEANT le malvenu,
Famille Le Pen, L'UPR s'invite chez Marine Le Pen !, Guéant : l'escorteur de la Marine
Elections ( porte sur) :
Election 2012, piege a con, Pourquoi le FN est terrifiant..., programme politique
Les interviews choisis :
Livre :
Le Système Le Pen : Enquête sur les réseaux du Front national ( le monde : " Spécialistes de l'extrême droite, Caroline Monnot et Abel Mestre, journalistes au Monde, décryptent dans Le Système Le Pen (Denoël) les divers jeux d'influence qui se tiennent autour de la présidente du Front national. Extraits
Abel Mestre et Caroline Monnot, Le Système Le Pen – Enquête sur les réseaux du Front national,
Interview :
Le système Le Pen décrypté
Les Journées d'été Marine Le Pen, qui se sont ouvertes vendredi 9 septembre, sont l'occasion d'évoquer avec Abel Mestre* le système Marine Le Pen et les réseaux qui le structure.
A voir :
Reportage de la Télé-Libre le 1er mai 2011 à Paris
France 2 retrace l'histoire de Marine Le Pen (mars 2011)
Site qui en parle :
Droite(s) extrême(s) | Abel Mestre et Caroline Monnot, journalistes ... "
En avril 2011, les auteurs réalisèrent, en partenariat avec Le Monde.fr, l'INA et 1+1 Production, un webdocumentaire qui lui aussi s'attachait à expliquer le parcours de Duprat et le rôle essentiel qu'il a joué au sein de l'extrême droite.
Extrême droite
Confidentiel "Les signatures rentrent mieux" au FN depuis quelques jours
Les faits Parrainages FN : la proposition de Bayrou mal accueillie
Compte rendu Le Pen fustige le bilan de Sarkozy sur l'immigration et la laïcité
Blog La rude traque aux parrainages pour Marine Le Pen dans l'Yonne
Blog Le référendum sur la sécurité ou l'immigration, thème à la mode à la droite de la droite
A l'heure des déclarations raciste de Claude Guéant:L'UNI est elle d'extreme droite?
al-montpellier.over-blog.com
Après le GUD, nous continuons notre plongée
" Après le GUD, nous continuons notre plongée dans les profondeurs nauséabondes de l'extreme droite estudiantine avec un article sur l'UNI. Rappelons que Claude Guéant s'est illustré recemment à un evenement organisé par l'UNI avec ses déclarations sur la prétendue "inégalité des civilisation". Cet article fait le point sur l'histoire de l'UNI qui a été crée pour contrer le "gauchisme" au lendemain de Mai 68".
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Xavier Marchand Comme personne n'a demandé la démission de Guéant, les réseaux sociaux font le boulot. Groupe et pétition: adresse facile à diffuser --> www.gueantdemission.fr : Claude GUEANT d?ssion!
11:15 Publié dans Enquete, racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enquête, spécial investigation, la face cachée du nouveau front, action française, actualité, alain soral, antisémitisme, axel loustau, bloc identitaire, bruno gollnisch, bruno mégret, carl lang, centre zahra, cepe, christian bouchet, civitas, congrès du fn, contre-révolution, culture, dies irae, dieudonné, droit, egalité et réconciliation, elections, elections régionales, fabrice robert, fn, fnj, forum etudiant, françois duprat, frédéric chatillon, grece, gud, histoire, hooliganisme, intégrisme catholique, international, islam, jacques bompard, jean-marie le pen, jeune nation, jnr, ldj, législatives 2012, ligue du nord, ligue du sud, livres, louis aliot, marc george, marine le pen










