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25/02/2018

La goutta Orientale

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 "Quand l'état t'enseigne a tuer, il se fait appeler patrie.


 
Marc Robine - Le Pieu

Victimes des bombardements depuis plusieurs jours, les habitants de la Ghouta orientale, cette enclave rebelle près de la capitale syrienne, vivent dans la terreur, cloîtrés dans des sous-sols et des abris.

 En Syrie toujours, près de 550 civils , malgré les appels de l'Onu à mettre fin à cette «souffrance insensée». Alors que de nombreux enfants ont été tuées dans le fief rebelle de la Ghouta orientale, l'Unicf a publié un communiqué vide pour dénoncer l'horreur qui a cours en Syrie. «Aucun mot ne rendra justice aux enfants tués, à leurs mères, leurs pères, et à ceux qui leur sont chers», écrit l'organisation.

Syrie.

Les rebelles et ceux qui les soutiennent doivent «agir» pour que la trêve en Syrie fonctionne, a affirmé mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, ajoutant que Moscou continuerait à soutenir l'armée syrienne pour «éradiquer la menace terroriste»«La Russie et le gouvernement syrien ont déjà annoncé la création de couloirs humanitaires dans la Ghouta orientale. Maintenant c'est au tour des militants et de leurs soutiens d'agir», a-t-il déclaré.

Les hostilités ont repris entre l'armée syrienne et les insurgés, compromettant une trêve humanitaire dans l'enclave rebelle assiégée dans la Ghouta orientale, où près de 600 civils ont péri en dix jours de bombardements du régime. (Des colonnes des fumées dans la Ghouta, le 27 février 2018. Photo AFP)

 

Dimanche, après 14 cas de suffocation, de nouvelles accusations d'attaque chimique ont été lancées par un groupe rebelle qui a pointé du doigt le régime, mais Moscou, allié indéfectible de Damas, a réfuté ces allégations

Les civils ont le choix entre mourir sous le feu du régime et supplétif de Damas ou de la famine, ou partir pour et se retrouver de nouveau sous les balles des belligérants.... Il n'y a aucun endroit sur pour la population civile De la #Ghoutaà #Afrin, arrêt des ingérences étrangères, arrêt des bombardements. Départ de toutes les forces et milices étrangères ( #Russie#Iran#gardien de la révolution, mercenaires russes, milices chiites, de la #Turquie ) Tout les siupplétifs de Bachar el Assad qui entretiennent le conflit au lieu de le stopper. La #Russie de #Poutine s'oppose à un cessez-le-feu humanitaire en #Syrie. #Poutine aime bien exterminer peinard."humanitaire" ne fait pas partie de son vocabulaire. Anna Politkovskaïa a été assassinée pour avoir révélé les crimes de guerre de l'Armée Russe en #Tchétchénie.. https://t.co/d0lQHLPRvM La Tchétchénie a été le laboratoire pour la Russie, avant de l'exporter en Syrie. #Déni #CrimeContrelHumanité

 
 
Syrie: des rebelles de la Ghouta prêts à «expulser» un groupe djihadiste

Des factions rebelles de la Ghouta orientale se sont engagées aujourd'hui dans une lettre adressée à l'ONU à "expulser" les combattants d'un groupe djihadiste en contrepartie de l'application de la trêve prévue par une résolution du conseil de sécurité. Les groupes rebelles ont fait part de leur engagement à "évacuer les combattants de Hayat Tahrir al Cham, du Front al-Nosra et d'Al-Qaïda ainsi que leurs proches dans un délai de 15 jours à partir de l'entrée en vigueur de la trêve (...)". Leur lettre est adressée au président du conseil de sécurité, Mansour Al-Otaibi, ainsi qu'au patron de l'ONU, Antonio Guterres.

"si la goutha est occupé par des islamistes proches d'alqaida ,les femmes et les enfants n'y sont pour rien." citation de Raoul Nasri

Les factions rebelles ont dénoncé, en parallèle, les "violations de l'accord de trêve par le régime et ses alliés russe et iranien", en allusion aux frappes rapportées ce matin contre plusieurs localités de la Ghouta. Les groupes rebelles ont aussi exhorté l'ONU à oeuvrer en faveur d'une entrée des aides humanitaires dans cette zone assiégée depuis 2013 de manière "organisée, sûre et régulière". Et ont demandé l'"évacuation des blessés et des malades graves vers des hôpitaux en dehors des zones contrôlées par le régime, sous la protection de l'ONU et de la Croix-Rouge internationale". 

 
 
 
Le régime syrien progresse dans la Ghouta orientale

Les combats au sol se sont intensifiés après une campagne aérienne meurtrière. Le régime a repris samedi 10 % de l’enclave rebelle, selon l’OSDH.

 
Un scénario qui rappelle Alep

Le pouvoir ne cache pas son intention de reconquérir l’ensemble de la Ghouta orientale, après avoir dépêché des renforts à la mi-février autour de l’enclave rebelle, où quelque 400 000 civils sont assiégés depuis 2013. Les forces du régime contrôlent déjà les deux tiers de la Ghouta, et les rebelles, un tiers.

Evoquant « la progression de l’armée dans la Ghouta orientale », le vice-ministre des affaires étrangères syrien, Ayman Soussane, a déclaré que « les terroristes goûter[aie]nt à la défaite prochainement dans la Ghouta, comme ils l’ont connue à Alep », deuxième ville du pays. Le scénario n’est pas sans rappeler ce qui s’est passé en 2016 à Alep, où les rebelles durent abandonner leurs quartiers à l’issue d’un siège asphyxiant et de bombardements dévastateurs du régime et de son allié russe.

Lire aussi :   « Le régime syrien veut assiéger Idlib comme il l’a fait à Alep »

L'impression de revivre constatamment la même catastrophe après Homs puis Alep :  La Goutta comme Alep avant : Alep, tombeau du droit international, de l’ONU, du minimum de décence et d’humanité
Editorial. Bachar Al-Assad, la Russie et l’Iran sont les grands vainqueurs de la bataille d’Alep. Détruite, la ville risque d’être l’objet d’une sordide épuration politico-confessionnelle.
 
 
Les Occidentaux en spectateurs effarés

Mais alors que l’enjeu de sécurité – sans même parler de morale – est aussi grand qu’en ex-Yougoslavie pour les Occidentaux, ceux-ci sont restés, cette fois-ci, spectateurs effarés du drame. Alep aura été l’un des tombeaux du droit international, de l’ONU, du minimum de décence et d’humanité. La grande majorité des habitants d’Alep-Est ont vécu (et péri) sous les bombes, dans les privations et à la merci des exactions de la rébellion, plutôt que de subir la torture et la dictature du régime Assad. C’est dire ce qui attend les survivants et l’ampleur du rejet du régime syrien dans une bonne partie de la population.

 

Tout comme la chute de Srebrenica a été un tournant dans la guerre de Yougoslavie, la dernière ignominie qui a fini par réveiller la communauté internationale, celle d’Alep marquera un tournant aussi. Mais il n’y a rien de bon à en attendre. Et ceux qui jugent utile de s’en accommoder risquent de subir pendant longtemps les conséquences de l’ordre ignominieux qui vient de triompher à Alep.

 

 

 
Alep brûle C'est juste une sale guerre voulu et encourager par Bachar el Assad et ses alliés pour garder le pouvoir absolue pour l'un, pour les autres garder des bases militaires stratégiques ou un axe chiite pour contrer les américains ou l'Arabie Saoudite
 

Téhéran assure la survie militaire du régime de Damas en finançant et en armant des mercenaires Depuis la mi-novembre, des milices chiites étrangères, forces de choc indispensables au régime de Bachar Al-Assad, participent à la reconquête des quartiers rebelles d’Alep. a Saudi-led military coalition in Yemen.

 
 
 
Syrie : « Washington s’en tient à des déclarations musclées, sans sortir du registre diplomatique »

Allan Kaval, journaliste au « Monde », a répondu à vos questions sur la Ghouta, où 400 000 personnes sont assiégées par les forces du régime.

 Allan Kaval : Washington s’en tient pour l’instant à des déclarations qui, bien que musclées, ne sortent pas du registre diplomatique. Les critiques américaines sont d’abord adressées à la Russie, accusée de jouer un double jeu sur le dossier de la Ghouta, mais également de ne rien faire pour empêcher le régime syrien d’utiliser des armes chimiques. C’est bien sur la question des armes chimiques que l’administration américaine se veut la plus ferme. Début février, le secrétaire américain de la défense James Mattis a évoqué la possibilité de nouvelles frappes aériennes contre la Syrie en cas de nouvelles attaques chimiques. Ces déclarations n’ont pas été suivies d’effet.

Syrie : six années d'impuissance face aux armes chimiques

 

FOCUS - Malgré l'annonce de la destruction de l'arsenal chimique du régime syrien et les menaces de représailles des pays occidentaux, les attaques à l'arme chimique se poursuivent dans le pays.

Les armes chimiques devaient être une ligne rouge à ne pas franchir. Elles sont au contraire devenues un fil rouge de la guerre en Syrie. Depuis le début de la révolution, en 2011, leur utilisation a provoqué plusieurs centaines de morts dans la population civile, indignant à de nombreuses reprises les opinions publiques internationales. La destruction encadrée de l'arsenal du régime ne semble pas avoir eu l'effet espéré. Retour sur des années d'impuissance.

» LIRE AUSSI - Syrie: l'ONU exige que la trêve soit «immédiatement appliquée»

• Juillet 2012: la première menace

• Août 2012: la ligne rouge : Début celui de l'effacement des États-Unis au profit de nouveaux acteurs tels que la Russie dans le conflit. Ce sera une conséquence pour le non respect de la parole  une «ligne rouge» aux «conséquences énormes».

• Mars 2013: utilisation de gaz sarin

• Août 2013: 1400 morts dans la Ghouta

• Septembre 2013: pas d'intervention internationale

» LIRE AUSSI - Armes chimiques en Syrie: le long chemin du démantèlement

• Août 2014: la destruction de l'arsenal chimique terminée

• Septembre 2014: attaques au chlore

• Août 2016: un rapport dénonce de nouvelles attaques

• Avril 2017: attaque au gaz sarin et frappe aérienne

• Mai 2017: Macron fixe sa ligne rouge

 LIRE AUSSI - La lutte contre les armes chimiques se heurte au dossier syrien

• Janvier 2018: La Goutha de nouveau visée

Pyongyang a aidé le programme syrien d'armes chimiques

D'après des experts de l'Onu, la Corée du Nord est parvenue pendant cinq ans à contourner aisément l'embargo sur les armes, échappant à la surveillance des renseignements occidentaux.

 De 2012 à 2017, la Corée du Nord s'est jouée avec une facilité déconcertante de l'embargo sur les armes décrété par les Nations unies. D'après un panel de huit experts onusiens, 40 chargements de contrebande auraient échappé à la surveillance satellitaire des services de renseignements américains et alliés. Pire, ils comprenaient des composants de missiles balistiques et d'armes chimiques. Ces révélations surviennent alors que les chancelleries occidentales accusent Damas de s'être livré à des bombardements chimiques au chlore contre le fief rebelle de la Ghouta orientale. Dans le document confidentiel de 200 pages sont décrits les efforts déployés par Pyongyang pour contourner les sanctions. Usant d'une nébuleuse de sociétés écran et d'intermédiaires grassement rémunérés, le régime de Kim Jong-un a mené des cyberattaques pour voler des secrets militaires à l'étranger et sollicité son réseau diplomatique pour faciliter toutes sortes de contrebande. La présence de techniciens missiliers nord-coréens, en outre, aurait été repérée sur des sites d'armes chimiques en Syrie. Dénonçant les dangers de cette coopération fructueuse entre deux États-parias de la société des nations, le rapport tance aussi la Russie et la Chine, jugées trop laxistes sur l'importation de charbon nord-coréen, ainsi que l'exportation vers Pyongyang de pétrole et de certains produits de luxe.

Turkey: UN resolution is not about Afrin

Turkey dismissed US remarks on the UN's Syria ceasefire resolution by asserting that Turkey's offensive in Afrin falls outside the resolution.

 
La rive Est de l'Euphrate est le théâtre des opérations des Forces démocratiques syriennes (FDS), coalition de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington.

Appuyées par l'aviation russe, les forces du régime de Bachar al-Assad sont stationnées sur la rive ouest du fleuve. L'EI contrôle désormais moins de 3% du territoire syrien, selon l'OSDH. Sur son site internet, la coalition précise qu'au moins 841 civils ont été tués de manière non intentionnelle par ses frappes aériennes depuis le début en 2014 de ses opérations contre l'EI en Irak et en Syrie.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime de Bachar al-Assad, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 500.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

 

Syrie : la guerre mondiale #cdanslair 22.02.2018

Les débats

 

En savoir plus sur 
 

21/02/2018

new front in Syria war

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 Syria's civil war explained from the beginning

 

 
 
 
 
 

En Syrie toujours, près de 200 civils dont près de 60 enfants ont été tués depuis dimanche par de violents bombardements du régime syrien sur le fief rebelle de la Ghouta près de Damas, malgré les appels de l'Onu à mettre fin à cette «souffrance insensée».

Conseil Kurde-France
@codemkurde
"La guerre au Rojava semble loin. Elle l’est beaucoup moins quand on apprend la mort de combattants que l’on connaît. Kendal Breizh, militant libertaire breton, est tombé." #Afrin #SehidNamirin http://lepeuplebreton.bzh/…/kendal-breizh-est-tombe-au-co... …

4:36 PM - Feb 18, 2018

La guerre au Rojava semble loin. Elle l’est beaucoup moins quand on apprend la mort de combattants que l’on connaît. Kendal Breizh, militant libertaire breton, est tombé.
LEPEUPLEBRETON.BZH
 

21 février 2018 la Ghouta orientale , Is Syria's de-escalation...

EN IMAGES 

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a fait monter sur scène une petite fille habillée en tenue militaire lors d’un discours à Kahramanmaras, dans le sud du pays, le 24 février. « Si elle devient une martyre, elle sera enveloppée dans son drapeau », a-t-il déclaré, tandis que la petite fille, impressionnée, peinait à retenir ses larmes.

Le discours patriote au cours duquel la scène s’est déroulée appelait à soutenir les troupes turques engagées en Syrie, notamment contre les milices kurdes dans la région d’Afrin.

 

 

Syrie : des combattants pro-régime entrent dans l'enclave kurde d'Afrin

L'armée turque bombarde les forces prorégime déployées à Afrine

Syrie.

L'armée turque a effectué mardi des tirs d'artillerie contre des forces prorégime, alors que celles-ci entraient dans l'enclave kurde d'Afrine, dans le nord de la Syrie, selon l'agence officielle Sana.

«Les forces turques ont ciblé les positions des Forces populaires dès leur arrivée dans la région d'Afrine», a affirmé Sana. Des centaines de combattants prorégime sont arrivés mardi dans l'après-midi à Afrine, cible d'une offensive turque depuis un mois pour en déloger une milice kurde.

L'incursion, ce mardi, de forces favorables au régime syrien dans le district d'Afrine, sous le feu d'Ankara depuis le lancement de l'opération «Rameau d'olivier», ajoute encore plus de complexité à la guerre civile syrienne.

Les Turcs veulent bloquer la montée en puissance des Kurdes, pourtant soutenus par la coalition internationale, dans cette région. 

Syrie : les motifs et les enjeux de la bataille d’Afrin

 

 

Erdogan's new front: Turkey takes on Syria's Kurds (part 1)

Syrie. L'armée turque a effectué des tirs d'artillerie contre des forces prorégime, alors que celles-ci entraient dans l'enclave kurde d'Afrine, dans le nord de la Syrie, selon l'agence officielle Sana. «Les forces turques ont ciblé les positions des Forces populaires dès leur arrivée dans la région d'Afrine», a affirmé Sana. Des centaines de combattants prorégime sont arrivées dans l'après-midi à Afrine, cible d'une offensive turque depuis un mois pour en déloger une milice kurde.

 « La coalition internationale ne fait rien pour nous à Afrin. Alors, mieux vaut le régime que les Turcs… », confiait lundi, au Monde, Ilham Ahmed, une cadre dirigeante kurde de Syrie

La guerre syrienne a encore pris un nouveau tournant, ce mardi 20 février, lorsque des forces favorables au régime syrien sont entrées dans le district d'Afrine, sous les «tirs d'avertissement» de l'armée turque. L'objectif affiché par Damas était de venir en aide aux milices kurdes, sous le feu d'Ankara depuis le lancement, il y a un mois de l'opération «Rameau d'olivier».

L'armée turque bombarde les forces prorégime déployées à Afrine

L'armée turque a effectué mardi des tirs d'artillerie contre des forces prorégime, alors que celles-ci entraient dans l'enclave kurde d'Afrine, dans le nord de la Syrie, selon l'agence officielle Sana.

«Les forces turques ont ciblé les positions des Forces populaires dès leur arrivée dans la région d'Afrine», a affirmé Sana. Des centaines de combattants prorégime sont arrivés mardi dans l'après-midi à Afrine, cible d'une offensive turque depuis un mois pour en déloger une milice kurde.

 

Inside Story - How is Turkey dealing with threat from Syria?

L'incursion turque vise à déloger de cette ville du Nord syrien les combattants des YPG, soutenus par les États-Unis dans leur lutte contre Daech, et considérés comme «terroristes» par la Turquie. La réponse d'Ankara ne s'est pas fait attendre. «Chaque mesure de soutien aux YPG signifie que ceux qui la prennent se mettent sur le même plan que l'organisation ...

 « Force symbolique »

Malgré leur déploiement médiatisé, elles n’ont pas vocation à apporter un appui militaire significatif sur les lignes de front d’Afrin, où les forces turques et leurs alliés ont accéléré leur avancée depuis lundi. « Ces forces sont venues pour que l’aviation turque mette fin à ses frappes sur Afrin », indique au Monde Aldar Khalil, un haut responsable kurde syrien, à défaut d’une décision de la part de Moscou d’interdire à l’aviation turque d’accéder au ciel syrien.

 

 

 

Inside Story - How will new front in Syria war impact US-Turkey ties ...

n En Syrie, l’offensive turque s’approche du cœur de l’enclave kurde d’Afrin

L’armée d’Ankara et ses supplétifs syriens ne sont plus qu’à quelques kilomètres de la ville elle-même. La situation humanitaire pourrait s’aggraver rapidement.

Après avoir tenu près de cinquante jours, les lignes de défense kurdes reculent devant Afrin.

Il n’est de toute façon pas dans l’intérêt des autorités kurdes qu’Afrin se vide de sa population pour laisser seuls des combattants militairement dominés. « Notre décision est de continuer à résister militairement, affirme un haut responsable kurde, mais la situation est mauvaise. Nous sommes dépassés par les frappes aériennes, l’artillerie, les armes lourdes… Politiquement, nous n’avons aucun soutien de nos partenaires européens et américains. »

Fer de lance de la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI) en Syrie, partenaires de la coalition internationale emmenée par Washington, vainqueurs des djihadistes à Rakka, les Unités de protection du peuple (YPG) kurdes défendent Afrin sans appui extérieur. L’enclave se trouve en effet en dehors de la zone placée sous protection de la coalition qu’ils contrôlent avec leurs alliés locaux dans le nord-est du pays.

L’opération contre Afrin, baptisée par Ankara « Rameau d’olivier », a piétiné dans les premières semaines. Mais les avancées des derniers jours font craindre à la population une situation de siège

 n Syrie: transfert de 1700 combattants vers Afrine

 

L’offensive turque à Afrin contraint les Forces démocratiques syriennes à suspendre leurs opérations contre l’EI

 

Quelque 1.700 membres de la coalition arabo-kurde combattant le groupe Etat islamique (EI) dans le nord-est de la Syrie vont être redéployés à Afrine (nord-ouest), enclave kurde cible d'une offensive turque depuis janvier, ont annoncé mardi les Forces démocratiques syriennes (FDS).

» LIRE AUSSI: La bataille d'Afrine : vers une confrontation turco-syrienne ?

"Nous avons pris la décision difficile de retirer des combattants de la banlieue de Deir Ezzor et des fronts anti-EI pour les déployer à Afrine", a indiqué à l'AFP Abou Omar al-Idlebi, un responsable militaire des FDS, lors d'une conférence de presse à Raqa. "Nos parents à Afrine constituent une priorité et leur protection est plus importante que les décisions prises par la coalition internationale", alliée aux FDS dans la guerre contre l'EI, a-t-il ajouté.

 

 

Des troupes venues des territoires tenus par les forces kurdes et leurs alliés à l’est arrivent de manière intermittente en passant par les zones contrôlées par le régime syrien qui les séparent d’Afrin. Damas a aussi permis le déploiement de milices loyalistes en soutien des Kurdes. Mais aucun de ces renforts ne peut suffire à inverser la tendance.

Dans le gouvernorat de Deir ez-Zor, à près de 400 kilomètres au sud-est, les forces kurdes et leurs alliés font face aux dernières poches de l’EI. Elles ont interrompu leurs combats contre les djihadistes dans cette zone au cours des deux dernières semaines. Cette « pause opérationnelle » reconnue par le Pentagone est une manière de fairecomprendre à leurs alliés occidentaux que la lutte contre l’ennemi commun ne peut que pâtir de leur incapacité à refréner les velléités d’Ankara sur la petite enclave d’Afrin.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2018/03/10/en-syrie-l-offensive-turque-s-approche-du-c-ur-de-l-enclave-kurde-d-afrin_5268659_3218.html#klkX8J12otVZrZ1k.99

L’offensive turque à Afrin contraint les Forces démocratiques syriennes à suspendre leurs opérations contre l’EI 

 

 

Erdogan's new front: Turkey takes on Syria's Kurds (part 2)

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17/02/2018

In the grip of law

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Irak : confessions intimes de djihadistes avant exécution

Chaque émission diffuse des images des crimes attribués à celui qui va être interrogé, menotté et vêtu d'une tunique orange ou jaune. Chaque émission diffuse des images des crimes attribués à celui qui va être interrogé, menotté et vêtu d'une tunique orange ou jaune. © Capture d'écran d'un reportage de France 24

Dans les griffes de la justice (In the Grip of Justice), l'une des émissions les plus populaires de la télévision irakienne, commence par des images atroces. La chaîne France 24 a pu suivre le tournage d'un des numéros de ce show, où l'on montre des restes humains sur la banquette arrière d'une voiture après l'explosion d'une bombe dans une rue de Bagdad. A côté du véhicule, un homme mort est allongé sur le sol et un autre penché sur lui, anéanti par le chagrin.

L’émission se poursuit après ces images. L'équipe est toujours au même endroit mais le temps a passé. On assiste alors à une interview "confession" du djihadiste qui a commis l'attentat sur le lieu de son crime.

C'est le principe de cette émission, qui fête son 150e numéro :

Revenir  sur les lieux des attentats qui ont été commis en Irak ....avec le terroriste qui les a commis.

Ce programme est réalisé avec l'accord du gouvernement. D'ailleurs, les responsables d'In the Grip of Justice demandent au préalable l'autorisation des ministères de l'Intérieur, de la Justice et de la Sécurité nationale avant d'interviewer un djihadiste et de le conduire en combinaison jaune de prisonnier, menotté et sous très bonne escorte militaire et policière, sur les lieux de son crime.

ISIS Confronted by Victims in Iraqi Reality Show - YouTube

A deux doigts du lynchage

Sur place, entouré de très nombreux policiers et militaires, le djihadiste explique sur un ton neutre et d'une voix atone les détails de l'attentat. Peu à peu, une foule se masse – des témoins, des riverains, des victimes parfois de l'attentat en question… – et, rapidement, la tension monte. On est à deux doigts du lynchage. 

Après la confession, l'exécution

On revient ensuite sur le plateau pour une sorte d'interview-vérité. Le présentateur Ahmad Hassan, qui mène le show tous les vendredis à une heure de grande écoute, n'a pas d'états d'âme, même s'il sait que la grande majorité des hommes qu'il a en face de lui seront exécutés.

Certains de ceux que j'ai interrogés ont été, depuis, exécutés. C'est l'affaire de la Justice, pas la mienne.

Ahmad Hassan précise également que les hommes qui participent à son émission sont libres de le faire, et que ses interviews sont "conformes aux droits de l'homme". Il estime de toute façon, face aux critiques des associations de défense des droits de l'homme, "qu'il vaut mieux s’intéresser aux droits des victimes qu'à ceux des terroristes". 

 
 
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