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01/01/2018

“Syrie : le cri étouffé”

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À FORCE DE NOUS CHERCHER...
S'il continue dans ses délires autoritaires, c'est nous qui pourrions, un jour, lui faire goûter sa recette : par exemple, en l'obligant à chanter La révolte(2) en brandissant un drapeau noir...
... ou autre chose selon vos préférences !
"Libérons-nous de cette pourriture... donnons l'assaut au monde autoritaire !"

Georges moustaki- Sans la nommer
 

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Le Willem du jour

» Lire aussi - La Syrie accuse Israël d'avoir bombardé un site militaire près de Damas

Macron face au piège Assad en 2018 ( extrait de Jean-Pierre Filiu)

u américains auxquels il a imperturbablement survécu, malgré les tentatives des uns ou des autres pour le déstabiliser. Tel est le privilège des despotes face aux dirigeants démocratiquement élus. Les despotes peuvent à loisir massacrer, charcuter, éventrer, piller, énucléer, torturer, martyriser, et bien sûr violer. Un Assad ne bouge pas, il campe sur des positions inébranlables et il attend que la donne internationale lui soit plus favorable, tout en serinant la même antienne.

Celle du tyran de Damas a été rabâchée ad nauseam: il n’y aurait jamais eu de protestation populaire en Syrie, mais un complot « terroriste », animé de l’étranger, contre un régime légitime. Macron a offert à Assad, sans contrepartie à son « aggiornamento », la validation du coeur de la propagande de la dictature. Selon le président français, il n’y aurait pas à ce stade de « successeur légitime » à Assad et « la démocratie ne se fait pas depuis l’extérieur à l’insu des peuples ». Oubliés, les millions de Syriens qui ont tant souffert pour enraciner sur leur terre des institutions alternatives à « l‘Etat de barbarie » des Assad. En outre, comme toujours face à un système dictatorial, obsédé par sa seule survie, c’est le premier reniement qui compte. Et le régime Assad l’a empoché, en attendant les inévitables renoncements qui allaient le suivre.

UN RENIEMENT EN APPELLE TOUJOURS UN AUTRE

La stabilité, pas la démocratie, alors qu’une éventuelle « reconstruction » aux conditions d’Assad ne serait que la poursuite par d’autres moyens de la guerre inexpiable qu’il mène à son propre peuple. La plus récente évolution a été exprimée par le chef de l’Etat lors de son intervention télévisée du 17 décembre. Après avoir affirmé que « Bachar al-Assad sera là », il ajoutait que « nous ne pouvons pas dire: on ne veut pas parler avec lui ou ses représentants ». L’Elysée pensait peut-être que cette main tendue serait saisie à Damas. Tout au contraire: Assad a rétorqué dès le lendemain que « la France a été le fer de lance du terrorisme et ses mains sont couvertes du sang syrien depuis le premier jour », martelant que « celui qui soutient le terrorisme n’a pas le droit de parler de paix ». Macron a eu beau juger de tels propos « inacceptables », il avait bel et bien perdu la première manche de son bras de fer avec Assad.

L’URGENCE DE RETABLIR UN RAPPORT DE FORCES

Si l’Elysée s’est rallié au principe, en soi terriblement discutable, d’un dialogue avec le régime Assad, qu’il ouvre un tel dialogue en position de force morale plutôt qu’en demandeur humilié. Qu’il soit « intraitable » dans l’exigence d’un accès inconditionnel de l’aide humanitaire à la Ghouta. Que le retour de la France à Damas s’opère sur les bases du droit international plutôt que d’un « aggiornamento » bâclé. Etre « intraitable » ne signifie pas ne pas vouloir traiter, mais refuser de le faire à n’importe quel prix.

Une bien noble résolution pour 2018 en Syrie.

 

In Syria, hundreds of thousands of people are besieged in five different provinces. Our map shows you which areas are most affected. 2:30 PM - May 8, 2017 -  44 Replies -  1414 Retweets -  22 likes - Twitter Ads info and privacy

Mais si Jobar à l'été 2017 semble abandonné et abandonné, il y a toujours de la vie ici.

READ MORE: Jobar: 'Death is a central part of their daily lives'

 

 Le président français avait aussi affaibli sa main en refusant, à ce jour, d’entendre les très nombreux appels à un retrait de la Légion d’honneur accordée en 2001 à Assad. Même les révélations de viols systématiques de femmes syriennes par les séides du dictateur n’ont pas suffi à Macron pour traiter Assad avec la même sévérité que Weinstein. Comme si les victimes n’avaient pas le même poids aux yeux de l’Elysée quand elles sont vedettes d’Hollywood ou Syriennes anonymes.

A voir sur Télérama.fr, “Syrie : le cri étouffé”, un documentaire exceptionnel de Manon Loizeau Emmanuelle Skyvington

 

 

Face caméra, des Syriennes témoignent des viols et des déshonneurs subis dans les geôles de Bachar el-Assad. Un documentaire exceptionnel, que Télérama.fr vous propose de voir en avant-première, avant sa diffusion sur France 2 jeudi 7 décembre.
 


Extérieur nuit. Dans une voiture lancée à bonne allure, une jeune femme raconte comment des soldats de Bachar el-Assad l’ont violée. Avant de devenir la proie de ces « monstres » et de vivre l’anéantissement, cette Syrienne avait vécu une jeunesse heureuse, chérie par son père. Elle avait des rêves d’avenir plein la tête. Originaire de Hama, Mariam, 31 ans, affronte, elle, la caméra du regard, brisant avec courage le tabou du viol, inavouable publiquement pour la majorité des femmes en Syrie. Avant la révolution, elle menait avec sa famille « la meilleure des vies », jusqu’à ce qu’elle se retrouve enfermée dans le centre de la Sûreté d’Etat, et subisse l’enfer des tournantes. Battue chaque matin et agressée chaque soir. « Je hurlais, hurlais, hurlais… » Miraculeusement sorties vivantes de ces geôles du régime « jonchées de cadavres », mais comme mortes dans leur tête, ces femmes sont des rescapées. Elles ont pour la majorité vécu un second drame : le reniement par leurs familles, qui s’estiment déshonorées… Arrêtés chez elles, à leur travail, lors de manifestations, Mariam et les autres ont été arbitrairement détenues en Syrie. Des milliers de femmes le sont encore. Dès le début de la révolution, en 2011, un chantage d’une extrême cruauté est mis en place « pour briser l’homme syrien […]. Tout citoyen engagé dans la révolution a eu une des femmes de sa famille envoyée en détention. Le message est : “Soit tu te rends, soit on garde ta femme, ta fille, chez nous”. »

Exceptionnel par sa portée, ce film est le fruit d’un travail à six mains, avec Annick Cojean, grand reporter au Monde, et Souad Wheidi, chercheuse. Fragmentation des corps, effondrement des esprits : dès qu’il s’agit de traduire l’indicible, Manon Loizeau dissémine, entre les témoignages et les silences, des bribes de paysages, un mur en ruine, des oiseaux dans le ciel. Un portrait de femmes héroïques, plus encore que victimes.


 

 Syrie - Le cri etouffe - YouTube 

SYRIE, LE CRI ETOUFFE. - YouTube

L'équipe

L’INSTANT M : Manon Loizeau : le viol des femmes syriennes

22/12/2017

Iraq: A Deadly Deception

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Dessous des Cartes L'Europe en dangers - YouTube

Un quart de siècle après la chute du mur de Berlin et la fin de la Guerre froide, l'Union européenne est confrontée à toute une gamme de nouvelles tensions.... Un récapitulatif : 

Antiterrorisme. La ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé la création d'un parquet national antiterroriste, pour faire face à «une menace sans commune mesure» en France, où des attentats jihadistes ont fait 241 morts depuis 2015.

 On ne vaincra jamais l'idéologie salafistes par la force brute. Il y a onze ans, les Etats-Unis suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l'ombre d'un doute. Comme un acte de légitime défense, après lesattaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n'a résisté à l'épreuve des faits. Tous les acteurs du conflit, membres des services secrets américains, commandants des force américaines démontent l'engrenage d'une guerre. Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : Afghanistan, le prix de la vengeance - l'Indigné 

Rebattre les cartes

Mais les terroristes n’ont pas trop le choix. Ils sont si faibles qu’ils n’ont pas les moyens de couler une flotte ou de détruire une armée. Ils ne peuvent pas mener de guerre régulière. Alors, ils choisissent de faire dans le spectaculaire pour, espèrent-ils, provoquer l’ennemi, et le faire réagir de façon disproportionnée. . Pourtant, en plus des attentats contre les tours, il y a eu ce jour-là deux autres attaques, notamment une attaque réussie contre le Pentagone. Comment se fait-il qu’aussi peu de gens s’en souviennent?

nIraq: A Deadly Deception

An inside look at how world leaders and the American public were duped into a war that cost thousands of lives.

27 Jan 2017 14:17 GMT 

 

 

Iraq: A Deadly Deception

Dans la soirée du 11 septembre, George W. Bush a fait un vœu à l'opinion publique américaine: qu'il vaincrait le terrorisme.

Inconnu de ceux qui écoutaient avec stupéfaction le discours du président, le président et ses conseillers avaient déjà commencé à planifier leur trajectoire pour envahir l'Irak. Il a été emballé comme «tenant responsable les États qui soutiennent le terrorisme» par Richard Perle, un conseiller du Pentagone entre 2001 et 2003.

"Je crois que cela représentait une reconnaissance que nous ne réussirions jamais contre les terroristes si nous allions après eux un à la fois et tant que les gouvernements faciliteraient l'organisation, la formation, l'équipement, le financement des organisations terroristes, nous n'allions jamais obtenir il est sous contrôle », explique Perle.

Après 100 jours passés à combattre ceux qui avaient été reconnus publiquement coupables - Oussama ben Laden, al-Qaïda et les talibans en Afghanistan - les Etats-Unis ont ouvert la voie à la guerre contre l'Irak.

Dans la soirée du 11 septembre, le président dit: Eh bien, peut-être irons-nous après l'Irak maintenant et quelqu'un a dit, eh bien, ce serait contre le droit international. Le président a répondu: je m'en fous, nous allons botter des fesses.

Ray McGovern, analyste de la CIA, 1963-1990

Perle a publié un  article dans le New York Times, un article accablant sur l'Irak, principalement pour sa «collaboration avec des terroristes» et pour avoir «convaincu» des preuves concernant son implication dans les attentats du 11 septembre.

D'ici là, bien sûr, les conseillers avaient déjà convaincu le président Bush de la nécessité d'une intervention en Irak. Parmi eux, Ahmed Chalabi, un politicien irakien et ennemi de Saddam Hussein. Il en viendrait à être considéré comme une figure controversée, considérée par certains comme fournissant des informations douteuses pour faciliter la décision d'aller à la guerre.

Un membre du Congrès national irakien (CNI), Chalabi et d'autres exilés irakiens, semblait motivé par la perspective de succéder à Saddam. Ignorés par l'administration Clinton, ils s'étaient alignés sur le Parti républicain. Lorsque George W. Bush et son administration ont pris leurs fonctions, les exilés irakiens se sont retrouvés dans une position enviable: ils avaient la confiance de l'administration et étaient prêts à tout dire pour s'assurer que Saddam était enlevé.

Au fur et à mesure que la guerre était en train de se dérouler dans les coulisses, Bush continuait à préparer le public.

"L'Afghanistan n'est encore qu'un début ... Si quelqu'un héberge un terroriste, vous êtes un terroriste, s'il finance un terroriste, s'il est un terroriste, s'il héberge des terroristes, ce sont des terroristes ... S'il développe des armes de masse destruction, qui sera utilisée pour terroriser les nations, ils seront tenus pour responsables ", a déclaré M. Bush lors d'un discours prononcé à la Maison Blanche en novembre 2001.

Sous le couvert de la peur des armes de destruction massive, le public américain était pris d'un faux sentiment d'urgence, justifiant finalement une invasion que les renseignements américains avaient déjà jugée superflue - des années d'enquêtes et de surveillance n'avaient pas démontré que L'Irak avait des ADM.

Au début de 2002, la machine militaire a été mise en mouvement. Mais l'approbation du Congrès serait encore nécessaire. la Central Intelligence Agency a été chargée d'effectuer une estimation du renseignement national. Le document qui a finalement été produit - et rendu disponible au public seulement 13 ans plus tard, en 2015 - était une évaluation prudente et contradictoire, apparemment destinée à aider Bush dans son inculpation de la prétendue voie de Saddam vers des armes nucléaires. Le Congrès a approuvé la guerre.

"J'ai trouvé le document très peu convaincant, et c'était une partie significative de ma décision finale de voter contre la guerre en Irak", dit l'ancien sénateur de la Floride, Bob Graham.

Fin 2002, alors que Bush et le camp pro-guerre s'apprêtaient à annoncer officiellement l'engagement américain à la guerre en Irak, un dossier mystérieux, apparemment diffusé par un agent des services secrets militaires italiens, atterrit sur le bureau du vice-président Dick Cheney. Le dossier prétendait qu'il y avait eu des ventes irrégulières d'uranium concentré, ou "yellowcake", du Niger vers l'Irak.

Le dossier a été invalidé par le diplomate américain Joe Wilson et les Italiens, mais Cheney a ignoré leurs avertissements. Ses revendications seront plus tard contestées par le gouvernement français et la France deviendra l'une des voix les plus bruyantes contre la guerre en Irak. Le document "gâteau jaune" a finalement été réfuté par Mohamed ElBaradei, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

La campagne de vente qui a eu lieu je qualifierais de déception agressive.

Bob Graham, ancien sénateur américain

Cheney, Rumsfeld et Rice ont mené une offensive médiatique avec les revendications du gouvernement sur les armes de destruction massive. Les médias américains ont semblé y adhérer et ont convaincu le public - les graines de la peur qui avaient été semées des mois auparavant étaient maintenant prêtes à être récoltées.

En mars 2003, des chars américains ont roulé à Bagdad et la statue de Saddam est démolie. C'était un but que Chalabi avait consacré une grande partie de sa vie à réaliser. Mais rétrospectivement, il semblait avoir changé d'avis.

"La spirale descendante a commencé avec l'occupation, la coalition, en particulier les Américains, a perdu sa raison morale et ils sont devenus les geôliers du peuple irakien", a déclaré Chalabi.

Trois ans plus tard, Bush admettrait que Saddam n'avait pas, en fait, d'ADM.

La guerre a entraîné une perte incalculable de la vie humaine. Il a coûté aux États-Unis près de 2 billions de dollars en argent public. Et l'une de ses «conséquences inattendues» a été la création de l'État islamique d'Iraq et du Levant (EIIL, également connu sous le nom de Daesh).

"Je pense que l'un des aspects les plus tristes de notre guerre en Irak est la rapidité avec laquelle les Américains ont choisi de l'oublier", explique Andrew Bacevich, ancien colonel et historien militaire de l'armée américaine. "Il semble y avoir une réticence de la part du peuple américain à reconnaître et à affronter cet énorme échec."

 

Source: Al Jazeera

 
A Lire  29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme : " Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. Terrorisme, raison d'EtatAfghanistan, le prix de la vengeance

18/12/2017

Bussiness... Sur un champs de ruines

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 "Quand létat t'enseigne a tuer, il se fait appeler patrie."

 

De la lecture pour cette gauche qui a l'indignation très sélective. Attention, témoignage difficile.

Syrie. «Je veux que le monde entier sache jusqu’où Bachar Al-Assad est allé dans l’horreur»
Publié par Alencontre le 5 - décembre - 2017
Propos recueillis par
Annick Cojean

Sarah Kilani Pour ceux qui voudraient relire sur le début des événements, un de mes papiers (Matthieu Begoc)
Syrie : la genèse d’une révolution – CONTRETEMPS 
CONTRETEMPS.EU

 Bachar al-Assad s'en prend à Paris et à une alliance kurde - arabes et l'accuse de «soutien au terrorisme»
Syrie.

Le président syrien Bachar al-Assad s'en est pris violemment à la France ce lundi, l'accusant de «soutien au terrorisme» et estimant qu'elle n'avait «pas le droit de parler de paix» en Syrie.Sa diatribe intervient quelques jours après des déclarations de Paris accusant le régime de Damas d'avoir fait «obstruction» aux dernières négociations à Genève, qui ont échoué. Une alliance dominée par les Kurdes en Syrie a accusé le régime de Bachar al-Assad d'avoir ouvert les frontières du pays aux djihadistes étrangers, en réponse aux déclarations du président syrien qui les a qualifiés de "traîtres" D'abord, M. Bachar el-Assad ne me semble pas vraiment en situation de pouvoir affirmer une prise de position politique tant qu'il est dépendant de la Russie et de l'Iran. Ensuite, quand on a été le premier à libérer (de prison) les djihadistes de Daech, on ne donne pas de leçon. Et enfin, quand on a passé son temps à massacrer son peuple, on a généralement un peu plus de discrétion.

 

 Bachar al-Assad a volé en Russie pour quelques heures pour rencontrer son principal allié, Vladimir Poutine. Le Kremlin a déclaré que le président russe avait déclaré à son homologue syrien que la lutte contre les groupes armés en Syrie était sur le point de se terminer. Et une fois que c'est fini, trouver un règlement politique pacifique sera la clé.

Syria's Civil War, Bashar al-Assad, Vladimir Putin, Russia, War & Conflict

 

 

Toujours en place à Damas après sept ans de guerre civile, le président syrien cherche aujourd'hui à consolider ses positions et à s'émanciper de ses alliés russes et iraniens.

Après bientôt sept ans de violences, et même si son pays est en grande partie détruit, Bachar el-Assad a gagné la guerre. Ses ennemis ont échoué à le renverser. Grâce à ses alliés iraniens et russes, qui ont volé à son secours à partir de 2013, le raïs ne devrait pas, sauf accident, quitter son palais sur le mont Qassioun d'ici au terme de son mandat en 2021. Mais son pouvoir, en partie restauré, est paradoxal. Assad reste, en effet, son principal ennemi.

L'opposition a longtemps réclamé une future Syrie sans Assad au pouvoir. Mais il a survécu à près de sept ans de guerre et restera probablement responsable dans un avenir prévisible.

Alors, les adversaires d'Assad accepteront-ils cela? Source: Al Jazeera News 

Depuis l’élection présidentielle américaine de novembre 2016, quasiment toutes les consultations qui se sont déroulées dans des pays occidentaux ont connu leur lot de faux comptes plus ou moins automatisés sur les réseaux sociaux, attribués à la Russie. Tour d’horizon des principaux scrutins de l’année écoulée.
Etats-Unis Royaume-Uni ( Lire aussi :   Moscou accusé d’avoir interféré dans le référendum sur le Brexit), Catalogne, France et Allemagne
 
 

n  A Rakka, tout a été détruit : l’EI, les bâtiments et les civils 26

Un soldat des Forces démocratiques syriennes (FDS) garde un rond-point à Rakka.

Is the war in Syria really almost over?

Syria's president visits Russia to thank his allies for their sacrifices and for 'saving' his country.

 
 

 

Le Willem du jour

 Russia has been a major supporter of Syrian President Bashar al-Assad's forces since its military entered the conflict in September 2015. The United States, Turkey, and Gulf nations have backed opposition fighters. 
Is the war in Syria really almost over?

INSIDE STORY

L'organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a une nouvelle fois mis la Syrie en garde aujourd'hui au sujet de l'utilisation d'armes chimiques durant la guerre civile, déclenchant une réaction virulente du régime syrien.

«La communauté internationale doit rester ferme contre l'utilisation d'armes chimiques et les auteurs d'attaques vont devoir rendre des comptes», a lancé Ahmet Uzumcu, directeur général de l'OIAC, à la veille de nouvelles négociations de paix à Genève pour mettre fin à la guerre en Syrie.

Ce qui n'empèche pas le boom des affaires : ace Lord of War (VF) - Bande Annonce

Syrie : derrière la ligne rouge de l’embargo

32 minutes 

L’embargo sur la Syrie, depuis 2011, est largement violé. Entre détournements, magouilles et business, certaines entreprises préparent déjà la reconstruction.

Business, détournement de matériels, arrangements… les conséquences de l'embargo sur la Syrie - un reportage de Philippe Reltien

-07'24

L'embargo sur la Syrie est décidé en 2011 par les 28 pays membres de l’Union européenne, en réaction à la répression de Bachar Al-Assad contre son peuple. Il existe aussi des sanctions des Etats-Unis et de l'ONU. Parmi la liste des produits interdits à l’exportation et à l’importation :

  • les armes et les technologies pouvant servir à la répression ;
  • les matières premières : gaz, pétrole ;
  • les produits chimiques ;
  • les œuvres d’art ;
  • toutes les transactions financières avec les banques syriennes, y compris la Banque centrale.

Plus de 200 sociétés et proches du régime syrien sont sur une "liste noire", visés par ces sanctions.

Un business autour de l'aide médicale :  révèle le en 2016, le journal The Guardian révèle que 8 agences de l’ONU ont distribué pour plusieurs milliards de dollars d’aid

 

A qui profite l’embargo ? C’est un peu le même scénario qu’avec l’embargo contre l’Irak, en 1991, estime l’ancien président de MSF, Rony Brauman.

 "L’embargo irakien a été une catastrophe. Il a servi au régime lui-même. C’est la même chose avec le régime syrien". Le médecin constate qu'historiquement, "les embargos n’ont que très rarement produit des effets conformes à ceux qui étaient recherchés. (…) Au nom de la préoccupation honorable de sauver des vies, on raffermit le contrôle du régime sur les populations, alors que c’est exactement ce qu’on cherchait à éviter."

Une délégation russe a eu lundi à Damas des discussions avec le président Bachar al-Assad sur les investissements et la reconstruction dans la Syrie en guerre, évoquant "de grands projets économiques". Principal allié du régime syrien qu'il a aidé à remporter de nombreuses batailles contre rebelles et jihadistes, Moscou devrait rafler la part du lion dans le processus de reconstruction du pays ravagé. "D'importants projets d'investissements russes en Syrie ont été discutés" dans le cadre de la reconstruction, a affirmé M. Assad, cité par l'agence officielle Sana, évoquant une "amélioration de la sécurité" dans certaines régions du pays.

Ces projets portent notamment sur l'énergie, "y compris le pétrole, le gaz, le phosphate, l'électricité et les industries pétrochimiques", ainsi que sur le transport et le commerce. "La Syrie, c'est un pays aux richesses illimitées. Les compagnies russes ont le droit moral de développer ici des projets économiques d'ampleur", a indiqué le vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine, cité par l'agence publique RIA Novosti. M. Rogozine était à la tête de la délégation comprenant "les directeurs de grandes compagnies russes", selon Sana. "Aujourd'hui, les autorités syriennes aimeraient travailler avec la Russie, uniquement avec la Russie, pour rétablir toutes les capacités énergétiques du pays", a déclaré M. Rogozine.

Selon lui, la Russie et la Syrie vont créer une société commune chargée d'exploitation d'un important gisement des phosphates. Moscou envisage également d'utiliser les ports syriens pour l'exportation du blé russe vers la Syrie, l'Irak et les autres pays voisins, selon la même source. La Banque mondiale a estimé le coût des pertes dues à la guerre à 226 milliards de dollars, soit l'équivalent de quatre fois le PIB d'avant la guerre. Déclenché par la répression de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie s'est complexifié au fil des ans avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire morcelé. Il a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés.


Jean de la Fontaine -Les animaux malades de la peste - Lecture en ligne

 Les animaux malades de la peste - Indigné révolté , Syrie : l'embargo passoire - France Inter

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