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23/05/2017

They Live

 NOTE: (1) Inspiré du livre de J.M.Piotte : " Les Grands Penseurs du monde occidental " . Chez FIDES 2005.



 

Celui qui ne bouge pas ne sent pas ses chaînes. Rosa Luxemburg


Invasion Los Angeles part 1 - vidéo Dailymotion Invasion Los Angeles (They Live) est un film américain de science-fiction réalisé par John Carpenter, sorti en 1988. Il s'inspire de la nouvelle Les Fascinateurs(Eight O'Clock in the Morning1) de Ray Faraday NelsonThey Live 1988 | Full Movie - YouTube 
 
Greatest Scenes In Film: They Live - Sunglasses

 

 Errant dans Los Angeles à la recherche d'un travail, John Nada, ouvrier au chômage, découvre un étonnant trafic de lunettes. Une fois posées sur le nez, elles permettent de détecter d'épouvantables extraterrestres décidés à prendre le contrôle de la planète.Il découvre que des extraterrestres dirigent le monde !Véritable pamphlet nihiliste, cette violente critique des années Reagan retrouve un ton alarmiste des grands films de science-fiction des années 1950. Un excellent Carpenter." They live " -- " Invasion Los Angeles " - 1/10: "Parasites" They live " -- " Invasion Los Angeles " - 2/10: " Interrogations..." , " They live " -- " Invasion Los Angeles " - 3/10: " ποκάλυψις " , 4/10: "Vois, mon frère..." 5/10: " Parmi noüs "6/10: "Pourquoi font-ils ça ? " 9/10: " Collabos..."10/10: "Et la femme pour traître et complice..."Чужие среди нас (1988) - They Live 

They Live (1988) Full Film HD - Roddy Piper, Keith David, Meg Foster Movies

 

 

L’Institut National de l’Audiovisuel (INA) propose un challenge inédit à l’occasion de la deuxième édition du Paris Virtual Film Festival ! #iQ Avec sa thématique « Invente(r) le hors champ », l’institut souhaite en effet recréer en réalité virtuelle tout ce qui se passe autour du cadre dans lequel ont été filmées des vidéos historiques. Recréer un plateau télé de débat politique, une foule…

 Avec Hannah Arendt,  je crois que les régimes libéraux, au sens purement économique du terme, préparent le terreau d'où peuvent naître de nouveaux totalitarismes, en valorisant le point de vue économique au détriment du politique, la vie privée à la place de la vie publique, en atomisant la société, et en réduisant l'homme à un producteur-consommateur .
 

 

 

 » Affaire Hanouna : l'animateur porte plainte contre Le Refuge

Selon Le Parisien, la société de production de «Touche pas à mon poste» a déposé trois plaintes. Elles font suite aux accusations de l'association Le Refuge affirmant qu'une victime du canular du 18 mai avait été chassée de chez elle par ses parents.

Les jeux vidéo servent notamment aux chercheurs en IA de terrains d’expérimentation pour le monde réel.Artur Filipowicz, chercheur en informatique de l’Université de Princeton, s’est récemment mis à Grand Theft Auto V, GTA V pour les intimes.

Pourquoi intelligence artificielle et jeux vidéo font bon ménage RSLNMAG.FR,  Globalia. JC Ruffin : Running Man , Game2: Winter Créé le dimanche 18 décembre 2016,  Akira Mercredi 14 décembre 2016 

Les nouveaux pauvres : La crise provoque-t-elle de nouvelles pauvretés ? Les effets économiques, un temps amorti par le système social français, affectent désormais les personnes en situation fragile. Les conséquences sont d'une ampleur sans précédent, rapporte l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale. Quelles sont les initiatives sur le terrain ? La rédaction de KTO vous propose état des lieux et réflexion : 90 minutes en direct, pour stimuler les actions de proximité.CHÔMAGE DES JEUNES • Quel destin pour la génération perdue ... : Etudiants, l'avenir à crédit - Fipa 2017 - YouTube

 A lire  Etudiants, l'avenir à crédit, A voir  Etudiants, l'avenir à crédit - ARTE Sous l'effet de la compétition internationale, les universités se transforment en de gigantesques entreprises. Une enquête aussi éclairante qu'inquiétante sur un phénomène émergent en Europe Les nouveaux pauvres : . Une enquête aussi éclairante qu'inquiétante sur un phénomène émergent en Europe.Etudiants, l'avenir à crédit (2016) ou encore Tokyo Freeters ) . Tokyo Freeters

Actualutte - l'information insoumise et révoltée

Quand #daesh s'attaque a ses #valeurs ,pour les défendre , le#gouvernement du pays des #DroitsDeLhomme veut restreindre les#libertes ...

Aucun texte alternatif disponible.
 

Assignations à résidence pour «prévenir» des «actes de terrorisme», droits de perquisition élargis… Le texte bouleverserait les équilibres en normalisant des mesures importantes de l’état d’urgence... "

 
 
Les mesures phares de l'état d'exception pourraient être transcrites dans le droit commun, assure "le Monde".

nforcer "la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure". Tel est l'objet du projet de loi soumis au Conseil de défense ce mercredi 7 juin que "le Monde" assure avoir pu consulter. Le projet sera ensuite présenté au Conseil des ministres du 21 juin en même temps qu'une nouvelle "posture Vigipirate" pour l'été 2017, "adaptée aux menaces", a expliqué l'Elysée.

Le président Macron avait décidé, après l'attentat de Manchester, de prolonger à nouveau l'état d'urgence mis en place après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. 

Renforcer "la lutte contre le terrorisme et la sécurité intérieure". Tel est l'objet du projet de loi soumis au Conseil de défense ce mercredi 7 juin que "le Monde" assure avoir pu consulter. Le projet sera ensuite présenté au Conseil des ministres du 21 juin en même temps qu'une nouvelle "posture Vigipirate" pour l'été 2017, "adaptée aux menaces", a expliqué l'Elysée.

Le président Macron avait décidé, après l'attentat de Manchester, de prolonger à nouveau l'état d'urgence mis en place après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Legouvernement avait alors annoncé qu'une seconde loi permettrait "d'introduire dans le droit commun des dispositions concrètes, ciblées et encadrées pour [...] réserver le régime de l'état d'urgence à des circonstances exceptionnelles".

EDITO. Avoir le courage de sortir de l'état d'urgence

Mais dans un article daté du 7 juin, le quotidien révèle que "toutes [l]es mesures emblématiques du régime d'exception" - assignations à résidence, perquisitions administratives, fermeture de lieux de culte... - seront en réalité retranscrites dans le droit commun, "avec quelques modifications marginales".

Etat d'urgence : "Le droit de manifester est de plus en plus perçu comme une menace"

L'autorité judiciaire écartée

Comme dans la loi sur l'état d'urgence, "le Monde" assure que toutes ces mesures pourront être décidées par le ministère de l'Intérieur et les préfets, sans l'intervention d'un juge judiciaire.

Parmi les "copiés-collés" que relève le journal, on retrouve :

  • Les assignations à résidence : .
  • Les perquisitions administratives : " - une mesure déjà dans la loi, mais pas utilisée par peur de son inconstitutionnalité, rappelle le journal.
  • Les fermetures de lieux de culte : ".
  • La surveillance des communications : l'article du "Monde" ne fournit pas de détails, mais assure que le projet comporte des mesures "en matière de surveillance des communications hertziennes". Le 21 octobre 2016, le Conseil constitutionnel avait censuré (entres autres) une mesure de la loi renseignement de juillet 2015 qui prévoyait une surveillance internationale des communications.
FRANCEINTER.FR
 
COMPTE RENDUEn Egypte, le régime de Sissi porte un coup fatal à la société civile Opposants, ONG, médias... Le président muselle un à un tous les espaces d’expression libre et de dissidence.
Hélène Sallon
LIBERATION.FR
 

 

cf a lire aussi l'invasion los angeles : citoyen actif : L’invasion los angeles , They live - l'indigné révolté Invasion los angeles ( extrait)

insécurité sous la plume d’un barbare

Retour sur « les centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété »

Nous republions aujourd’hui ce texte naguère attaqué par un certain Sarkozy, dont la légitimité a été reconnue successivement par quatre Cours de Justice entre 2004 et 2010 [1] mais qui n’a jamais eu besoin de cette autorisation pour nous paraître nécessaire, de salubrité publique, et d’une triste actualité. Nous le dédions à toutes les victimes de la violence policière, et notamment aux toutes dernières parmi lesquelles Amadou Koumé, 33 ans, mort le 6 avril 2015 des suites d’une clé d’étranglement dans un commissariat parisien, et Pierre Cayet, 54 ans, mort des suites d’une chute au commissariat de Saint Denis – ainsi qu’à Amine Bentounsi, abattu le 22 avril 2012, dont l’assassin vient d’être, au terme d’un procès pourtant accablant [2], purement et simplement acquitté.

« Tolérance zéro » !!!
`
« Rétablissement de l’ordre républicain bafoué dans ces cités où la police ne va plus ».

I

Insécurité sous la plume d’un barbare - par Hamé 18 mai 2016

 nLutte antiterroriste: 70% des Français refusent de remettre en cause les libertés publiques

Le présent s’écrit au futur




L'incroyable histoire de la téléréalité, société : l'essentiel - Télérama.frL'oeil de Moscou -Relents de guerre froideSyrie, dans l'enfer d'AlepLe gouvernement TrumpLa cyber-sécurité-guerrePoutine, le nouvel empireGame2: Winter


Game2: Winter Par Enkolo dans Accueil le 20 Décembre 2016, Jeux de pouvoirs Par Enkolo dans Accueil le 20 Décembre 2016, Le présent s’écrit au futur


They live - l'indigné révoltéDiscours de la servitude volontaire Créé le mercredi 09 septembre 2015, État d'urgence : l'État policier pour éluder tout bilan critique Créé le samedi 26 décembre 2015, Quelque Chose Se Prépare Créé le lundi 28 décembre 2015
They live
Industrie agro-alimentaire : business contre santé

Par Enkolo dans Accueil le 30 Septembre 2016 

L'ouvrier et la machine : 
Par Enkolo dans Accueil le 12 Mars 2017


They Live 
Par Enkolo dans Accueil le 17 Février 2017 
22/01/2017
Le criminel, c'est l'électeur


L'ouvrier et la machine 
Par Enkolo dans Accueil le 12 Mars 2017 

13/04/2017

Les châteaux du capitalisme

N
 Les châteaux du capitalisme
 
 
Mercredi 19 avril à 19h30
>> Projection du documentaire Les prisons aussi d'Hélène Châtelain et
>> René Lefort (1973, 92 mn) 
Les Prisons aussi on Vimeo

Le film, réalisé en lien avec l'action du G.I.P. (Groupe d'Information sur les Prisons), donne la parole aux détenus et aux surveillants. L'opinion des passants de la rue y est sollicitée à propos des
conditions de détention et de l'agitation qui a conduit aux révoltes de 1971.

La prison est ici questionnée non pas dans la perspective de son amélioration mais plutôt de sa place comme institution dans une société qui n'offre comme alternative aux exploités que le néant d'une vie vouée
au travail ou  l'illégalité au risque de l'enfermement.
 
HD Documentaire d'Hélène Chatelain. (1996) upload ... - Dailymotion
 
 
L'impuis­sance des poli­ti­ciens est pour­tant bien visi­ble, il ne gèrent plus que ce qu'il peu­vent mai­tri­ser. Leur action se résume désor­mais à l'a mise en place d'une poli­ti­que de la ter­reur au ser­vice des capi­ta­lis­tes afin de ne pas enrayer l'ordre établit par ces der­niers, main­te­nir la popu­la­tion dans une crainte per­pé­tuelle, lui ôter toute envie de se sou­le­ver, mater le rebelle quoi, crever l'insur­rec­tion qui tarde à venir dans l'œuf .
Source Le FN décide, Sarkozy exécute ( et le PS suit) - Anarkia, Politis

http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/.../le-fn-decide-s...
Globalia de Jean Christophe Ruffin
http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/.../globalia-de-je...http:// citoyenactif.20minutes-blog s.fr/survei...
 
Le terrorisme, spontané ou provoqué, justifie que les autorités chargées de la « Protection sociale » disposent d'un pouvoir absolu. Cette exception remarquable aux principes affichés de la société globalienne est théorisée ainsi dans le livre :
 
« Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d'abuser de leur liberté, c'est-à-dire d'empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C'EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c'est la liberté. La sécurité c'est la protection. La protection c'est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C'EST LA LIBERTÉ. »
Un œil sur vous citoyens sous surveillance
Watch Un oeil sur vous, citoyens sous surveillance (2015) Full Movie Streaming
 
Les châteaux du capitalisme (Bande-annonce) - YouTube

Projection du documentaire Les châteaux du capitalisme de Jérôme Champion (2001, 52 mn, vostfr) & présentation de brochures sur différents contre-sommets depuis 1999.

Suite à la soirée du mois dernier à propos des mobilisations anti G20 de juillet 2017 à Hambourg, nous continuons à proposer des événements sur l'histoire des contre-sommets. Le documentaire Les châteaux du capitalisme aborde les débuts du mouvement antimondialisation, à partir d'entretiens et d'images des contre-sommets de Prague et de Nice en 2000, de Davos en 2001, ainsi que du forum social de Porto Alegre en 2001 et de l'expérience de la caravane anticapitaliste.
Annonçant à l'époque l'élan d'une nouvelle génération d'activistes, il pourra être intéressant de le mettre en perspective avec les mobilisations actuelles, plus de quinze ans après.
Un petit infokiosque spécial contre-sommets sera mis en place pour l'occasion.



Les châteaux du capitalisme (2001) - YouTube

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19 avril: Projection débat « Les prisons aussi » - Rémouleur / Bagnolet
Un œil sur vous citoyens sous surveillance 
PenelopeGate Créé le samedi 04 février 2017
La fabrique de la désinformation Créé le mardi 24 janvier 2017 
N

Mafia et république Créé le mardi 07 février 2017

Du devoir de la désobéissance civile -Créé le mardi 07 février 2017

Du devoir de la désobéissance civile -Créé le mardi 07 février 2017

20/03/2016

: Frontières : la grande illusion ?

n

 "La République peut accorder l'asile à qui elle veut ! C'est une pure question politique", Anicet Le Pors Entretien | L'actuelle crise des migrants met crûment en évidence les failles dans l'application du droit d'asile en Europe. L'analyse d'Anicet Le Pors, juge à la Cour nationale du droit d'asil.

 
A Ásotthalom (Hongrie ), le 31 août 2015, des barbelés sont installés sur la frontière avec la Serbie.

 

Dans Les Marchands de la ,peur Altman ( Alain Bauer)  : Je regrette de vous dire que non. Les riches sont bien pauvres en la matière. La peur est rare, voyez vous. La vraie peur, celle que l'on peu s'identifier, celle qui vous frôle au point de vous cure la peau, celle qui entre dans la mémoire et y tourne en boucle toute la nuit. Et pourtant cette idée là est vitale. Dans nos société de liberté, c'est la seule chose qui fait tenir les gens ensemble. Sans menace, sans ennemi, sans peur, pourquoi voudriez vous obéir, pourquoi travailler, pourquoi accepter des ordres ? Croyez moi un bonne ennemi est la clé de voute d'une société équilibré. Cette ennemi là, nous n'en avons plus » .Dans l'express intitulé : « Comment les Etats-Unis ont tué Ben Laden - L'Express  . Les attentats, vous savez sans ennemi. L'essentiel n'est pas là. Il ne suffit pas que se perpétuent des formes de la tragédie, il nous faut des héros pour les interpréter.
 
Dans l'émission du lundi 20 juillet 2015, selon 
Bernard Cazeneuve : "Il faut des contrôles systématiques aux frontières" 

 
L'actuelle crise des migrants met crûment en évidence les failles dans l'application du droit d'asile en Europe. L'analyse d'Anicet Le Pors, ancien ministre, président fondateur de l'Association française des juges de l'asile, qui plaide pour une redéfinition de ce principe au niveau international.

Devant l'afflux de réfugiés aux portes de l'Europe, la notion de droit d'asile est violemment questionnée. D'où vient-elle ? Comment s'applique-t-elle ? Pourquoi l'Allemagne est-elle la seule à tenir un discours d'ouverture ? Quel avenir pour ce droit d'asile ? Les réponses d'Anicet Le Pors, juge à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) de 2001 à 2014, et président fondateur de l’Association française des juges de l’asile (AFJA).

Rappelez-nous les grands principes et fondements du droit d'asile ?

L'asile est accordé sur la base de l'article 1 de la Convention de Genève du 25 juillet 1951 : « Le terme “réfugié” s'appliquera à toute personne (…) craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. » Cette protection comporte un élément subjectif (« craignant ») et un élément objectif (« avec raison »), et donne droit à un titre de séjour de dix ans.

Nous avons aussi un texte purement français : notre Constitution, dans son article 53-1, stipule que « La République peut conclure avec les Etats européens qui sont liés par des engagements identiques aux siens en matière d'asile (...), des accords déterminant leurs compétences respectives pour l'examen des demandes d'asile qui leur sont présentées. (…) Les autorités de la République ont toujours le droit de donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté ou qui sollicite la protection de la France pour un autre motif. » C'est donc très clair : la République peut accorder l’asile à qui elle veut ! Il s'agit d'une pure question politique. Quand les autorités françaises ont accueilli Khomeiny ou Jean-Claude Duvalier (ancien président d'Haïti), elles ne s'en sont pas justifiées ...

Certains (comme Alain Juppé mardi sur France Inter), soutiennent que de nombreux demandeurs d'asile sont en réalité des migrants économiques déguisés…

Cette assertion n’a pas lieu d’être. Qui peut penser qu’un demandeur politique n’est pas, en même temps, privé de ressources et d’une vie normale ? Et dans un pays soumis à un despote, la privation de droits économiques et la violence de l’exploitation peuvent bien aussi s’apparenter à une persécution. Il existe encore des situations d’esclavage dans le monde. Il est donc tout à fait hasardeux de faire à ce sujet une distinction radicale.

 

Le 31 août 2015, plus de 2 500 réfugiés en provenance de Syrie arrivent au port du Pirée, à Athènes, depuis l'île grecque de Mytilène par le ferry Eleftherios Venizellos.

 

 

 

Estimez-vous que le droit d'asile devrait faire l'objet d'une mise en œuvre massive pour les migrants qui se pressent aux portes de l'Europe ?

Oui, et le droit positif existant ne s’oppose en rien à un tel accueil puisque celui-ci relève avant tout d'une question de volonté politique. La globalisation, la mondialisation impliquent l’interdépendance, la coopération, la solidarité. La politique d’asile correspondante doit être celle d’un large accueil. Les pays développés en ont la possibilité : répétons que ces flux, malgré leur importance, ne représentent qu’une très faible proportion des populations des pays d’accueil [moins de 0,1% des 500 millions d'habitants que compte l'Union, NDLR]. N'oublions pas non plus que plus des trois quarts des réfugiés dans le monde se trouvent en Afrique ou en Asie. Jusqu’à présent, l’Europe n’en accueille que 15%...

Comment expliquer les disparités de l'application du droit d'asile dans les différents pays de l'UE  ?

D’abord, les pays européens se sont révélés incapables de mettre en place un régime d’asile européen commun, comme ils l’avaient pourtant prévu et annoncé en 2004. Par exemple, ils ne parviennent même pas à se mettre d’accord sur une liste de « pays d’origine sûrs », où l'on peut renvoyer les personnes dont la demande est rejetée. Ce concept est au demeurant très discutable dans un monde aussi instable. Ensuite, l’Union européenne est en crise comme en attestent de nombreux dossiers d’actualité (Grèce, Ukraine …). Enfin, les différents pays de l’Union n’ont ni les mêmes intérêts, ni les mêmes histoires, ni les mêmes cultures. Cela conduit à des attitudes d’opportunisme, à des réactions nationalistes, à des comportements lâches face à des drames humains de masse.

La Hongrie, en érigeant un mur de barbelés, se met-elle en contradiction avec le droit international ?

Comme je l’ai souligné, la question est avant tout politique et humaine, plus que purement juridique. Cela dit, l’attitude du gouvernement hongrois est en contradiction avec le principe de non-refoulement du demandeur d’asile à la frontière, principe posé par l’article 33 de la Convention de Genève de 1951. Elle contrevient aussi aux différentes déclarations des droits de l’homme existantes et à la Charte des droits fondamentaux de l’UE

 

Que vous inspire le discours volontariste d'Angela Merkel ?

La chancelière allemande est dans une position économique dominante, qu’elle semble aujourd’hui en mesure de traduire sur le terrain politique – on a pu le constater à l’occasion de la crise grecque. L'Allemagne a longtemps fait prévaloir le droit du sang sur le droit du sol, les immigrés accueillis n'ayant pas réellement vocation à « s'intégrer » dans la population native, en particulier par des mariages « mixtes ». On le voit avec l'importante population turque... Le discours d'Angela Merkel est probablement empreint de compassion, mais aussi d'intérêt puisque l’Allemagne dispose d’une population nombreuse mais d’une démographie déclinante...

Et la France ?

A l'inverse, l'immigration y a toujours été vue comme devant mener à l'intégration, voire à l'assimilation, c'est-à-dire la fusion complète des populations présentes sur le territoire, quelles que soient leurs origines. Un tel langage d'ouverture est donc sans doute plus difficile à tenir politiquement. Pourtant, c'était à la France de le faire. C'est une véritable occasion manquée. François Hollande et Manuel Valls auraient pu et dû être à l'avant-garde d'un discours compassionnel sous-tendu par un puissant contenu politique, dicté par la tradition française de l'asile, depuis la Déclaration des droits de l'homme de 1789 et la Constitution de 1793 qui stipulait que « le peuple français est l'ami et l'allié naturel des peuples libres (…). Il donne asile aux étrangers bannis de leur patrie pour la cause de la liberté. Il le refuse aux tyrans. » Oui, l'opinion est réticente, mais c'est cela la politique : être capable au besoin d'agir contre l'opinion. Avec courage.

Diriez-vous comme Bernard Cazeneuve, dans Libération du 2 septembre, que « la France n'a pas failli » ?

En 2012, la France était la première destination des demandeurs d’asile en Europe, seulement derrière les Etats-Unis dans l’ensemble des pays développés. En 2014, elle n’était plus qu’en sixième position, loin derrière l’Allemagne, les Etats-Unis, la Turquie, la Suède et l’Italie. Le nombre des demandeurs a baissé en France, à l’inverse du mouvement général de croissance des demandes. Il conviendrait que le ministre de l’Intérieur d’un gouvernement se réclamant de la gauche s’explique sur l’évolution observée au cours de ce quinquennat ! En tant que juge de l'asile, j’ai constaté à quel point la France garde néanmoins aux yeux de nombre de demandeurs d’asile une réputation de « terre d’asile » et de « pays des droits de l’homme ». Il est dramatique de voir cette tradition se brouiller. Cela devrait interdire en tout cas toute expression de bonne conscience satisfaite.

 

Le 20 mai 2015, à Paris, une centaine de refugiés d'Afrique et du Proche-Orient sont installés sous le métro parisien, boulevard de la Chapelle.

 

 

 

La réforme en cours du droit d'asile en France est elle de nature à apporter des améliorations ?

Elle comporte des aspects positifs (présence d’une personne pouvant conseiller le demandeur lors de son entretien à l’Ofpra, attente réduite de la décision finale, augmentation annoncée du nombre de places d’accueil, etc.). Mais il y a aussi des côtés inquiétants : la réduction des délais paraît impossible dans le respect d’une enquête scrupuleuse ; cette réduction pousse à l’augmentation des décisions prises par un juge unique, ce qui prive le demandeur d'une audition devant une formation collégiale. Il est question de pouvoir répartitir arbitrairement des demandeurs sur le territoire sous menace de supprimer la protection sociale à ceux qui refuseraient, etc. Au total, cette réforme n’est ni suffisante ni satisfaisante.

Le droit d'asile doit-il être redéfini ? Comment voyez-vous son avenir ?
Son expérience est pluriséculaire, et résulte d'évolutions. On est ainsi passé de l’identification d’un lieu d’asile à la protection d’une personne, d’un acte discrétionnaire à une protection juridique internationale. Sans doute faut-il aujourd'hui envisager de nouvelles dispositions juridiques, mais elles n’auront d’effet que si elles sont le fruit de changements de politiques et d’évolution des mentalités. Il faudrait passer, par exemple, d’une politique de sécurisation et de contrôle des flux au droit à l’hospitalité et à la protection de la personne. Revivifier la tradition humaniste de la France.

Changer aussi la mentalité des décisionnaires, fonctionnaires et juges, en rappelant des idées simples : en matière d’asile, la preuve de la persécution n’est exigée par aucun texte, seule compte l’intime conviction du juge ; la décision finalement prise « au nom du peuple français » doit être une décision de justice, sérieuse et humaine, et pas seulement une application sèche et conformiste du droit. Enfin, des contradictions dans le récit des demandeurs ne doivent pas invalider automatiquement leur demande vu le parcours du combattant qui est le leur. C'est la crédibilité du récit dans son ensemble qu’il faut considérer et le doute devrait, au final, bénéficier au demandeur.

Cette crise signifie-t-elle la fin de l'espace Schengen? La fin de l'Europe?

L’espace Schengen n’est pas porteur de vertus par lui même vu l’hétérogénéité de sa composition et certaines règles qui y sont appliquées, comme celle qui oblige à déposer la demande d'asile dans le premier pays d’entrée. C'est sans aucune signification au regard du parcours aléatoire de l’intéressé ! Au cours des vingt dernières années, l’Union européenne a pris les mesures les plus coercitives en matière de droit d’asile (cette obligation de demande dans le premier pays d'entrée, la notion de pays d’origine sûrs, la longue durée de rétention...). Cette crise a le mérite de poser clairement la responsabilité de chaque pays devant cet aspect de la mondialisation. L’Union européenne, qui a démontré son incapacité à mettre en place une politique commune et ne semble pas près d’y parvenir, ne me paraît pas le bon niveau d’analyse et de décision. Il y a aujourd’hui bien plus de raisons qu’en 1951 avec la Convention de Genève de poser le problème au niveau mondial. C’est là sans doute l’un des grands défis du XXIe siècle.

 
 
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