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23/02/2014

Et si votre collègue était un robot...

 

 

 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital

 


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Comment ? Grâce à sa perception parfaite des cycles économiques et sa découverte du concept de "destruction créatrice".  

Selon lui, "l'évolution capitaliste améliore progressivement le niveau d'existence des masses, non pas en vertu d'une coïncidence, mais de par le fonctionnement même de son mécanisme. L'évolution capitaliste accomplit ce résultat à travers une série de vicissitudes dont la sévérité est proportionnelle à la rapidité du progrès réalisé." 

 

Le cauchemar climatisé...   Ce qui est étonnant, avec ces romans antitotalitaires inspirés non seulement par la sauvagerie du fascisme et du stalinisme, mais également par la folie du contrôle total dans les démocraties commerciales, c'est qu'ils continuent d'être remisés au second rayon. En 1953, lorsque Fahrenheit 451 a paru en feuilleton aux Etats-Unis, il faisait pourtant figure de roman très sérieux. Pourquoi cette relégation dans les banlieues de la littérature, dont le seul George Orwell a fini par être extrait ?

 

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499 p.

  Par ailleurs les progrès continus de la technique, l’automatisation industrielle ont raréfié les emplois productifs et, au nom toujours de l’épanouissement personnel, les Globaliens sont vivement encouragés à « se consacrer à des activités de leur choix » plutôt qu’à chercher un travail. Ils sont alors rémunérés au même titre que s’ils remplissaient un « emploi courant », mais ce revenu garanti, s’il permet de vivre et de bénéficier de nombre des raffinements de la modernité, n’apporte pas une véritable abondance à ses titulaires. 

 

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La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique. Elle s’explique principalement par un bouleversement technoscientifique qui introduit une rupture dans le développement du capitalisme et ruine, par ses répercussions, la base de son pouvoir et sa capacité de se reproduire. J’essaierai d’analyser cette crise d’abord sous l’angle macro-économique [1], ensuite dans ses effets sur le fonctionnement et la gestion des entreprises [2].

 

Celle-ci frappe actuellement les États sous la forme d’une crise budgétaire et de divers programmes d’austérité. Partout en Europe, on nous explique que nous vivons au-dessus de nos moyens, qu’il va falloir travailler plus et se serrer la ceinture. Face à cette situation beaucoup se retournent vers l’État comme ce qui permettrait d’imposer des limites aux « dérèglements du marché ».

 

« Avec plus d’État pour encadrer la finance, nous pourrons construire une économie plus sociale et plus prospère.» Mais le discours antilibéral se heurte à une évidence[1] : l’État n’est pas ce qui s’oppose à la sphère de l’économie, il est dans un rapport de totale interdépendance avec l’économie. La raison en est simple: il doit se servir de l’argent pour financer ses projets. Lorsque l’économie commence à ralentir, elle limite et étouffe son action. Avec la diminution de ses moyens financiers, l’Etat se réduit à la gestion toujours plus répressive de la pauvreté.

 

Rappel : Capitalisme et libéralisme : Etude de textes.

La théorie de la valeur

« Le prix réel de chaque chose, ce que chaque chose coûte réellement, à celui qui veut se la procurer, c'est le travail et la peine qu'il doit s'imposer pour l'obtenir. Ce que chaque chose vaut réellement pour celui qui l'a acquise et qui cherche à en disposer ou à l'échanger pour quelque autre objet, c'est la peine et l'embarras que la possession de cette chose peut lui épargner et qu'elle lui permet d'imposer à d'autres personnes. Ce qu'on achète avec de l'argent ou des marchandises est acheté par du travail aussi bien que ce que nous acquérons à la sueur de notre front. Cet argent et ces marchandises nous épargnent dans le fait cette fatigue. Elles contiennent la valeur d'une certaine quantité de travail, que nous échangeons pour ce qui est supposé contenir alors la valeur d'une quantité égale de travail. Le travail a été le premier prix, la monnaie payée pour l'achat primitif de toutes choses. Ce n'est point avec de l'or ou de l'argent, c'est avec du travail que toutes les richesses du monde ont été achetées originairement, et leur valeur pour ceux qui les possèdent et qui cherchent à les échanger contre de nouvelles productions est précisément égale à la quantité de travail qu'elles les mettent en état d'acheter ou de commander. »

Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations. Tome 1, Ch. V., (1776),

La manufacture d’épingles

« J’ai vu une manufacture d’épingles qui n’employait que dix ouvriers, et où, par conséquent, quelques uns d’eux étaient chargés de deux ou trois opérations. Mais quoique la fabrique fût fort pauvre et, par cette raison, mal outillée, cependant, quand ils se mettaient en train, ils venaient à bout de faire entre eux environ douze livres d’épingles par jour. (…) Chaque ouvrier faisant une dixième partie de ce produit peut être considéré comme donnant dans sa journée quatre mille huit cents épingles. Mais s’ils avaient travaillé à part et indépendamment les uns des autres, et s’ils n’avaient pas été façonnés à cette besogne particulière, chacun d’eux assurément n’eût pas fait vingt épingles, peut-être pas une seule, dans sa journée. (…) La division du travail, aussi loin qu’elle peut être portée, amène un accroissement proportionnel dans la puissance productive du travail. »

Adam Smith, Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations. Tome 1, Ch. V., (1776),

L'évolution du capitalisme

« La propriété privée, fondée sur le travail personnel, cette propriété qui soude pour ainsi dire le travailleur isolé et autonome aux conditions extérieures du travail, va être supplantée par la propriété capitaliste, fondée sur l'exploitation du travail d'autrui, sur le salariat. Dès que ce procès de transformation a décomposé suffisamment et de fond en comble la vieille société, que les producteurs sont changés en prolétaires, et leurs conditions de travail en capital, qu'enfin le régime capitaliste se soutient par la seule force économique des choses, alors la socialisation ultérieure du travail, ainsi que la métamorphose progressive du sol et des autres moyens de production en instruments socialement exploités, communs, en un mot, l'élimination ultérieure des propriétés privées, va revêtir une nouvelle forme. Ce qui est maintenant à exproprier, ce n'est plus le travailleur indépendant, mais le capitaliste, le chef d'une armée ou d'une escouade de salariés. Cette expropriation s'accomplit par le jeu des lois immanentes de la production capitaliste, lesquelles aboutissent à la concentration des capitaux. Corrélativement à cette centralisation, à l'expropriation du grand nombre des capitalistes par le petit, se développent sur une échelle toujours croissante l'application de la science à la technique, l'exploitation de la terre avec méthode et ensemble, la transformation de l'outil en instruments puissants seulement par l'usage commun, partant l'économie des moyens de production, l'entrelacement de tous les peuples en un marché universel, d'où le caractère international imprimé au régime capitaliste. A mesure que diminue le nombre des potentats du capital qui usurpent et monopolisent tous les avantages de cette période d'évolution sociale s'accroissent la misère, l'oppression, l'esclavage, la dégradation, l'exploitation, mais aussi la résistance de la classe ouvrière sans cesse grossissante et de plus en plus disciplinée, unie et organisée par le mécanisme même de la production capitaliste. Le monopole du capital devient une entrave pour le mode de production qui a grandi et prospéré avec lui et sous ses auspices. La socialisation du travail et la centralisation de ses ressorts matériels arrivent à un point où elles ne peuvent plus tenir dans leur enveloppe capitaliste. L'heure de la propriété capitaliste a sonné. Les expropriateurs sont à leur tour expropriés. »

Karl Marx, Le Capital, livre 1, Ed Sociales, p.204-205.

 

  1. L’informatisation et la robotisation ont permis de produire des quantités croissantes de marchandises avec des quantités décroissantes de travail. Le coût du travail par unité de produit ne cesse de diminuer et le prix des produits tend à baisser. Or plus la quantité de travail pour une production donnée diminue, plus le valeur produite par travailleur – sa productivité – doit augmenter pour que la masse de profit réalisable ne diminue pas.
  2. On a donc cet apparent paradoxe que plus la productivité augmente, plus il faut qu’elle augmente encore pour éviter que le volume de profit ne diminue. La course à la productivité tend ainsi à s’accélérer, les effectifs employés à être réduits, la pression sur les personnels à se durcir, le niveau et la masse des salaires à diminuer. Le système évolue vers une limite interne où la production et l’investissement dans la production cessent d’être assez rentables.

 

 

Et si votre collègue était  un robot...

Real Humans - 100% Humain

 

 «Real Humans», le cyber des mondes

> Le robot aménagé
La série reprend tous les fantasmes mythologiques liés au genre, avant même l’apparition du terme.

> «Pour les Japonais, l’humanoïde facilite les interactions sociales»
L’anthropologue Emmanuel Grimaud évoque le rapport aux robots.

 


La robotique industrielle est en train de connaître une révolutions technologique  qui devrait lui ouvrir de nouvelles parts de marché dans les usines : la collaboration homme-machine.

Jusqu'à très récemment, hommes et robots ne collaboraient pas.

La principale raison à cela ? Ces énormes bras articulés sont dangereux pour l'homme ; ils sont donc le plus souvent isolés de leurs collègues humains par des cages ou des grilles. Autant dire que pendant des années, l'idée de voir travailler des hommes main dans la pince avec des robots relevait de la science-fiction.

 

Graphe robot industriel

 

 

 

Les progrès en matière "d'intelligence robotique" ouvrent une voie nouvelle, celle de la collaboration.

Aujourd'hui, les robots sont capables d'identifier la présence d'un humain, de le contourner ou bien d'arrêter leur geste quand celui-ci s'approche de lui. Ils savent aussi s'adapter à des changements de contexte, à des imprévus... Plus légers, plus petits, ils sont programmés pour effectuer des gestes plus lents et précis qui leur permettent d'être sans danger pour leurs collègues humains.

C'est le cas par exemple de Baxter, un robot d'1m82 fabriqué par la société bostonienne Rethink Robotics, et qui est capable d'accomplir des tâches industrielles simples et répétitives, mais surtout de travailler côte à côte avec des humains.

 

Robot Baxter

 

 

 


Baxter est ainsi prévu pour effectuer des mouvements plutôt lents et surtout pour s'arrêter dès qu'un humain s'approche trop près de lui. Un écran de contrôle lui servant de tête indique son "humeur" à ces collègues : s'il n'a pas compris la tâche qui lui a été assignée, s'il est en plein travail, s'il est prêt à passer à une autre tâche, etc.

Cet écran facilite la communication avec ses collègues : Baxter regarde la tâche qu'il accomplit ou se tourne vers vous si vous le touchez.

 

une photo de Andres Sosa.

 

Dernier atout – et non des moindres – de ce robot : sa capacité à apprendre rapidement de nouvelles tâches, sans avoir besoin de recourir à un ingénieur. Grâce à ses caméras intégrées, Baxter peut en effet reproduire les gestes d'un employé et ainsi acquérir de nouvelles compétences. Prix d'achat de ce robot : autour de 22 000 $, ce qui lui permet d'être accessible à des sociétés de taille moyenne et surtout de faire tomber le coût de la main-d'oeuvre autour de 4 $ de l'heure, soit à peu près celui d'un ouvrier chinois.

Evidemment, Baxter n'est pas l'unique exemple de ces robots industriels nouvelle génération. Harvey de Harvest Automation, un robot capable de soulever et transporter des pots de 7 à 10 kg chez les pépiniéristes de gros, éviter les obstacles, et tout cela sans l'intervention d'un opérateur qualifié.

 

Robot Harvey

 

 

 

L'importance fondamentale de la robotique collaborative n'a pas échappé aux Etats qui soutiennent financièrement la recherche et l'investissement des entreprises dans ce sens.

Aux Etats-Unis, la National robotic initiative lancée par Barack Obama en 2011 en a fait une de ses priorités.

De ce côté-ci de l'Atlantique, le projet européen Saphari (Safe and autonomous physical human-aware robot interaction) travaille à la fois à la création de robots industriels capables de travailler avec des humains et, pour les robots de service, sur des machines qui entreraient en contact direct avec les patients. Le chemin est encore long avant que les robots puissent parfaitement intégrer l'environnement humain, mais la recherche dans le domaine est prometteuse.

Enfin, du point de vue normatif, la norme ISO 10218 définit des critères de sécurité pour une collaboration homme-machine dans le cadre industriel. Critères qui définissent par exemple l'amplitude et la vitesse des bras articulés de ces robots.

 

 

En réalité une foule d’indices convergents suggèrent que ce dépassement est déjà amorcé et que les chances d’une sortie civilisée du capitalisme dépendent avant tout de notre capacité à distinguer les tendances et les pratiques qui en annoncent la possibilité.

 

2. Le capitalisme doit son expansion et sa domination au pouvoir qu’il a pris en l’espace d’un siècle sur la production et la consommation à la fois. En dépossédant d’abord les ouvriers de leurs moyens de travail et de leurs produits, il s’est assuré progressivement le monopole des moyens de production et la possibilité de subsumer le travail. En spécialisant, divisant et mécanisant le travail dans de grandes installations, il a fait des travailleurs les appendices des mégamachines du capital. Toute appropriation des moyens de production par les producteurs en devenait impossible. En éliminant le pouvoir de ceux-ci sur la nature et la destination des

produits, il a assuré au capital le quasi-monopole de l’offre, donc le pouvoir de privilégier dans tous les domaines les productions et les consommations les plus rentables, ainsi que le pouvoir de façonner les goûts et désirs des consommateurs, la manière dont ils allaient satisfaire leurs besoins. C’est ce pouvoir que la révolution informationnelle commence de fissurer.

 

Dans un premier temps, l’informatisation a eu pour but de réduire les coûts de production.

Pour éviter que cette réduction des coûts entraîne une baisse correspondante du prix des marchandises, il fallait, dans toute la mesure du possible, soustraire celles-ci aux lois du marché.

 

Cette soustraction consiste à conférer aux marchandises des qualités incomparables grâce auxquelles

elles paraissent sans équivalent et cessent par conséquent d’apparaître comme de simples marchandises.

La valeur commerciale (le prix) des produits devait donc dépendre davantage de leurs qualités immatérielles non mesurables que de leur utilité (valeur d’usage) substantielle. Ces qualités immatérielles – le style, la nouveauté le prestige de la marque, le rareté ou « exclusivité » – devaient conférer aux produits un statut comparable à celui des oeuvres d’art : celles-ci ont une valeur intrinsèque, il n’existe aucun étalon permettant d’établir entre elles un rapport d’équivalence ou « juste prix ». Ce ne sont donc pas de vraies marchandises. Leur prix dépend

de leur rareté, de la réputation du créateur, du désir de l’acheteur éventuel.

 

 Les qualités immaté - rielles incomparables procurent à la firme productrice l’équivalent d’un monopole et la possibilité de s’assurer une rente de nouveauté, de rareté, d’exclusivité. Cette rente masque, compense

et souvent surcompense la diminution de la valeur au sens économique que la baisse des coûts de production entraîne pour les produits en tant que marchandises par essence échangeable entre elles selon leur rapport d’équivalence. Du point de vue économique, l’innovation ne crée donc pas de valeur ; elle est le moyen de créer de la rareté, source de rente, et d’obtenir un surprix au détriment des produits concurrents. La part de la rente dans le prix d’une marchandise peut être dix, vingt ou cinquante fois plus grand que son coût de revient, et cela ne vaut pas seulement pour les articles de luxe ; cela vaut aussi bien pour des articles d’usage courant comme les

baskets, T-shirts, portables, disques, jeans, etc.

 

Or la rente n’est pas de même nature que le profit : elle ne correspond pas à la création d’un surcroît de valeur, d’une plus-value. Elle redistribue la masse totale de le valeur au profit des entreprises rentières et aux dépends des autres ; elle n’augmente pas cette masse 1.

 

Lorsque l’accroissement de la rente devient le but déterminant de la politique des firmes – plus important que le profit qui, lui, se heurte à la limite interne indiquée plus haut – la concurrence entre les firmes porte avant tout sur leur capacité et rapidité d’innovation. C’est d’elle que dépend avant tout la grandeur de leur rente. Elles cherchent donc a se surpasser dans le lancement de nouveaux produits ou modèles ou styles, par l’originalité du design, par l’inventivité de leurs campagnes de marketing, par la « personnalisation » des produits.

 

L’accélération de l’obsolescence, qui va de pair avec la diminution de la durabilité des produits et de la possibilité de les réparer, devient le moyen décisif d’augmenter le volume des ventes. Elle oblige les

firmes à inventer continuellement des besoins et des désirs nouveaux, à conférer aux marchandises une valeur symbolique, sociale, érotique, à diffuser une « culture de la consommation » qui mise sur l’individualisation, la singularisation, la rivalité, la jalousie, bref sur ce que j’ai appelé ailleurs la « socialisation antisociale ».

 

Tout s’oppose dans ce système à l’autonomie des individus ; à leur capacité de réfléchir ensemble à leurs fins communes et à leurs besoins communs ; de se concerter sur la meilleure manière d’éliminer les gaspillages, d’économiser les ressources, d’élaborer ensemble, en tant que producteurs et consommateurs, une norme commune du suffisant – de ce que Jacques Delors appelait une « abondance frugale ». De toute évidence, la rupture avec la

 

1 La valeur travail est une idée d’Adam Smith qui voyait dans le travail la substance commune de toutes les marchandises et pensait que celles-ci s’échangeaient en proportion de la quantité de travail qu’elles contenaient. La valeur travail n’a rien à voir avec ce qu’on entend par là aujourd’hui et qui (chez Dominique Méda entre autres) devrait être désigné comme travail valeur (valeur morale, sociale, idéologique etc.).

 

Marx a affiné et retravaillé la théorie d’Adam Smith. En simplifiant à l’extrême, on peut résumer la notion économique de valeur en disant : une entreprise crée de la valeur dans la mesure où elle produit une marchandise vendable avec du travail pour la rémunération duquel elle met en circulation (crée, distribue,) du pouvoir d’achat. Si son activité n’augmente pas la quantité d’argent en circulation elle ne crée pas de valeur. Si son activité détruit de l’emploi elle détruit de la valeur. La rente de monopole consomme de la valeur créée par ailleurs et se l’approprie. Les services à la personne ne créent pas de valeur mais en redistribuent. tendance au « produire plus, consommer plus » et la redéfinition autonome d’un modèle de vie visant à faire plus et mieux avec moins, suppose la rupture avec une civilisation où on ne produit rien de ce qu’on consomme et ne consomme rien de ce qu’on produit ; où producteurs et consommateurs sont séparés et où chacun s’oppose à lui-même en tant qu’il est toujours l’un et l’autre à la fois ; où tous les besoins et tous les désirs sont rabattus sur le besoin de gagner de l’argent et le désir de gagner plus ; où la possibilité de l’autoproduction pour l’autoconsommation semble hors de portée et ridiculement archaïque – à tort.

 

Et pourtant, la « dictature sur les besoins » perd de sa force. L’emprise que les firmes exercent sur les consommateurs devient plus fragile en dépit de l’explosion des dépenses pour le marketing et la publicité. La tendance à l’autoproduction regagne du terrain en raison du poids croissant qu’ont les contenus immatériels dans la nature des marchandises. Le monopole de l’offre échappe petit à petit au capital.

 

Le chômage s’accroît et la misère comme la barbarie risquent de se répandre de manière dramatique, peut-être entrecoupées par quelques phases de relance. Alors à quoi servent ces considérations désabusées? A quoi sert de marteler que la crise qui a commencé en 2008 risque bien de s’approfondir? Pourquoi s’en réjouir alors que nous risquons d’en subir les conséquences et d’être les premiers touchés? Et ce d’autant plus que le capitalisme a montré jusqu’à présent qu’il pouvait surmonter ses crises. Voire même qu’il était un système en état de « crise permanente ».

 

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En fait, il n’y a pas de contradiction fondamentale entre le fait de dire qu’il y a bien approfondissement de la crise ces dernières années et que le capitalisme est d’une certaine façon une crise permanente : la crise peut être analysée à la fois comme un mode de fonctionnement ordinaire du capitalisme et comme une remise en cause potentielle de sa propre existence. Le capitalisme est ce jeu qui inclut sa contradiction dans sa propre règle, et qui donc pourrait tendre à son abolition, mais la réalité c’est que c’est à la lutte des classes, c’est à nous de le faire.

 

Nb :

le collectif RISCdont les textes affirment le caractère structurel de la crise actuelle du capitalisme. 19h30 : concert des Bécasses + bouffe prix libre.

Objet d’analyse de la Sc Eco:

 

La microéconomie: étude du comportement d’une unité économique individuelle.

n         La macroéconomie: étude du comportement d’une économie donnée.

n         La mésoéconomie: étude d’une branche d’activité donnée.

 

 

 

27/08/2012

LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ?

 

Le ralentissement de l'économie mondiale?

 

 Bonjour à toutes et à tous

 

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«  Les idées de la classes dominantes sont aussi à toutes les époques les idées dominantes ; autrement dit la classes qui a la puissance matérielle dominante de la société est aussi la puissance dominante spirituelle. La classe qui dispose des moyens moyens matérielle dispose du même coup des moyens de productions intellectuelle, si bien que , l’un dans l’autre, les pensées de ceux à qui sont refusés qui refusés les moyens de production intellectuelle sont soumises du même coup à cette classe dominante. Les idées dminantes ne sont pas autre chose que l’expression idéale des rapports matériels dominants, elles sont les rapports matériels dominants saisis sous la forme d’idées, donc d’expression des rapports qui font d’une classe la classe dominante ; autrement dit, ce sont les idées de la révolution ».

Karl Marx, Frederich Engels,L’idéologie allemande, ed. Sociales, 1972, P109

Le 5 octobre 1985, 8 aout 2011 : Triste anniversaire. Un scénario pour le futur.

« L'actualité de cette fin d'année 2010 et 2011 m'a inspiré ce montage, sur une célèbre chanson des Clash. La plupart des images ont été prises sur le site du Jura Libertaire http://juralibertaire.over-blog.com/ . Le texte est recopié ci-dessous. Si vous lui trouvez un intérêt, n'hésitez pas à le reprendre, à l'améliorer, pourquoi par à le traduire et à l'insérer dans un meilleur montageL'appel de Londres - youtube.com »

La Finance imaginaire , "La finance, mon adversaire n'a pas de visage et elle ne se présente pas aux élections". Pour le chercheur Geoffrey Geuens, cette phrase prononcée par François Hollande lors de son meeting du Bourget est emblématique du discours politique dominant qui oppose marché financier et Etat, deux entités sans chair et sans visage. , la vitesse n’est que la face de la mondialisation - Anarkia, la vitesse n’est que la face de la mondialisation ( google) : Le coût humain de la mondialisation »

 

" S’il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c’est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."

Jérôme E. Roos
militant et économiste politique

 

 Il est impossible de Moraliser le capitalisme,..., car il n’y a pas de bonne ou de mauvaise finance, sinon cela se serait et il suffirait d’être un bon réformiste 

 

  « A l’heure actuelle, le monde possède les ressources financières, technologiques et humaines pour faire une percée plus décisive en matière de développement humain. Néanmoins, si les tendances actuelles se poursuivent, l’écart entre les objectifs et la réalité sera considérable. » PNUD, Rapport mondial sur le développement humain 2005, Paris, Economica, 2005, p. 19. Au-delà du trou noir de la financiarisation 

 

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes

 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital. L'industrie de la finance n'est plus une perversion du système, elle est le système 

 

 

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doc PDF intéressant a lire : ]  Mario Monti au Figaro :  «  Mon gouvernement peut tomber demain, nous ne sommes pas ici pour survivre, mais pour accomplir un un bon travail » propos recueilli par Richard Heuzé du 05/01/2012 . 
Libéralisation selon Monti :
Libéralisation ( et casse  a tout crin avec Mario Monti en Italie

 

Le risque européen fait oublier le taux de profit élevé des entreprises : Alors que le Sanofi se prépare à supprimer entre 1.500 et 2.000 postes, selon les syndicats, pour faire des économies de coûts de 2 milliards d'euros, l'un de ses principaux dirigeants s'est offert un pactole de plus d'un demi-million d'euros en levant des stock options selon des documents de l'Autorité des marchés financiers.un dirigeant de Sanofi empoche une plus-value de plus de 500 000 € en pleine crise - l'humanité

et d'une ville en particulier :
Tout d'abord, vous devez comprendre que depuis la fin 2001, les marchés ont déjà intégré dans leurs cours la récession qui menace plusieurs pays européens, ainsi que les politiques d'austérité qui sont mises en place. On ne peut effectivement exclure le risque global de la Zone euro.La macro-économie -- qui peut sembler bien sombre, encore aujourd'hui -- a largement gagné sur la microéconomie, je veux dire sur les résultats des entreprises, leurs performances, leur croissance et donc leur activité REELLE. Du coup, les mauvaises nouvelles de la nébuleuse "Zone euro" nous font t bien souvent oublier 
les excellents résultats des sociétés.

 

Hartford est la fille la plus riche du monde, son PIB culmine grace a la forte concentration des assurance, mais le PIB est aussi très élevé.  Une large population est exclus, car la recette de la ville : " vente des produit très chère et exportable ne demandant pas beaucoup de main d'oeuvre, mais très qualifié ". Hartford (Connecticut) - Wikipédia :

  Jean-pierre Femminino
"Mme Parisot essaie de minimiser ….ça !!!
Les entreprises vedettes du CAC 40 ont engrangé 74 milliards d'euros de bénéfices en 2011.
En tête du palmarès, Total, BNP et Sanofi.
Leur chiffre d'affaires atteint 1324 milliards d'euros.
Quelles perspectives pour 2012?
"Les grands groupes prévoient une croissance positive alors que la zone euro devrait plonger en récession, et que la croissance française devrait fortement ralentir, à 0,5% contre 1,7% en 2011? " vo

Les 30 patrons trop bien payés

 

 

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Accroissement continu de la rentabilité par le progrès technique?

 

Accroissement continu de la rentabilité par le progrès technique : Sommes-nous progressivement en train de nous transformer en robot ? Au fil de ces dernières années, la technologie a pris de plus en plus d'importance dans nos vies quotidiennes – c'est un poncif de le dire. Parmi ces technologies, certaines se "greffent" plus facilement que les autres dans nos habitudes. Le smartphone – et son accès internet permanent – est devenu pour des milliards d'individus un besoin. Par contre les puces de paiement implantées sous la peau ont bien plus de mal à convaincre les utilisateurs.

Deux faits marquants m'ont donné à réfléchir sur l'avancée progressive des nouvelles technologies. Premièrement, la participation aux Jeux olympiques de Londres d'Oscar Pistorius, un athlète amputé des deux tibias et équipé de deux prothèses.

Et deuxièmement, la mise au point d'un tout nouveau type de rétine artificielle qui a permis à des chercheurs américains de rendre partiellement la vue à des souris.

De quoi s'intéresser à l'homme bionique ?

L'oeil artificiel sous les feux des projecteurs

Plusieurs sociétés vont d'ailleurs commercialiser cette rétine artificielle dans les deux prochaines années. La société Second Sight Medical Products est ainsi sur le point de lancer son implant Argus II sur le marché américain. On implante au fond de l'oeil du patient une petite puce équipée d'une antenne et qui est connectée à une paire de lunettes spéciales. Une opération qui dure environ 4 heures. Ces lunettes contiennent en fait une caméra qui filme l'environnement et envoie les images à un petit ordinateur qui encode et transmet des informations lisibles par le cerveau du patient. Cf Second Sight Medical Products est une compagnie basée à ... : TEDxVienna - Gregoire Cosendai - Restoring Vision to the Blind

 

Une technologie assez semblable a d'ailleurs été développée par Bionic Vision Australia.

Le principal problème est que le cerveau doit apprendre à lire ces informations transmises par l'ordinateur. (...) D'après les informations parues dans la presse, une opération de ce genre coûterait un peu plus de 100 000 $, une somme importante mais qui n'est pas inenvisageable pour les pays riches.. Cependant, comme l'explique Le Figaro, cette technique qui s'apparente donc à une thérapie génique, n'est pour le moment pas applicable à l'homme. Des années de recherches sont à prévoir.

Vous l'aurez compris, la recherche avance vite avec pour objectif, des résolutions de vision de plus en plus importantes et donc une vision plus nette, la disparition des lunettes qui aujourd'hui servent de caméra ou encore la réduction du temps d'opération nécessaire pour implanter les puces.

Les technologies de rétine artificielle ne sont pas encore complètement performantes mais nous vous conseillons de surveiller de près leurs avancées et les nouveaux produits qu'elles proposeront.


citation : «  Pour ma part, je préfère investir dans des sociétés plus avancées dans leur processus de mise sur le marché de leur technologie. Parmi les sociétés les plus prometteuses : des petites biotechs qui développent des thérapies ciblées, en particulier contre le cancer. L'idée est : moins de médicaments mais plus efficaces et avec moins d'effets secondaires. Une avancée notable en particulier pour les chimiothérapies.

C'est ce qu'expliquent Ray Blanco et Patrick Cox dans le dernier NewTech Insider : "Des entreprises comme Immunogen se spécialisent dans les antibody-drug conjugate ou ADC (en français : "combinés médicamenteux anticorps"), une biotechnologie qui lutte contre le cancer en liant des anticorps à de puissantes toxines. L'anticorps est mis au point en laboratoire pour cibler des protéines se trouvant à la surface des cellules cancéreuses. Une fois que l'anticorps s'attache à une cellule malade, il est attiré à l'intérieur où la toxine est libérée pour tuer la cellule".

"Il y a plus de 100 ans, le lauréat du prix Nobel, Paul Ehrlich, inventait le terme de "balle magique". Ehrlich avait pour théorie qu'il serait possible d'envoyer un composé contenant une charge de toxine directement dans les cellules malades. Si le composé "missile" pouvait atteindre une cible suffisamment précise, la toxine n'attaquerait que l'agent pathogène, laissant les tissus sains intacts. 100 ans plus tard, cette théorie commence à être mise en application avec succès, grâce aux composés ADC justement".

Les avantages de ces thérapies ciblées :
- elles permettent de réduire le coût des thérapies (moins de médicaments)
- elles sont à des niveaux de tests et d'autorisation de mise sur le marché bien avancés.

 

Comprendre les enjeux/ intérêts internationaux qui nous gouvernent  ( extrait) : « Métaux en chute libre, prix agricoles qui stagnent, retour de l'or en dessous des 1 700 $... le salut vient paradoxalement de l'Iran cette semaine, qui recommence à attirer l'attention sur lui. La France a appelé de manière unilatérale à un embargo sur son pétrole, permettant à l'or noir de tirer son épingle du jeu. » Il existe aussi des profits a faire dans l’or jaune, même si seul une minorité ( élites) en profitent tandis que les conséquences sociales et écologiques sont impressionnant. Il est de plus en plus difficile de trouver des gisements d'or Pourquoi ?

« Parce que de nos jours, les beaux gisements, faciles d'accès, avec des teneurs fortes et des coûts d'extraction faibles, ont tous été découverts depuis bien longtemps. Pour trouver de nouveaux gisements aujourd'hui, il faut creuser de plus en plus profond avec des moyens techniques de plus en plus sophistiqués et des teneurs toujours plus ténues. D'où des coûts d'extraction/production de l'or de plus en plus chers Et je ne parle même pas de la phase exploration/construction de la mine qui coûte des milliards et qui est un véritable parcours du combattant. Sans compter les années de patience et d'attente. Ces milliards d'investissement en amont, la mine doit pouvoir les "amortir" rapidement, en un an ou deux de production. J'en arrive à mes montagnes de cash Les grosses minières or qui détiennent de nombreux gisements produisant déjà, largement amortis et forts rentables, et sont assises sur des montagnes de cash Pourquoi ? Parce que les coûts de construction de leurs mines sont amortis depuis longtemps et que leurs coûts de production sont raisonnables. La flambée des cours de l'or de 1 000 $ à 1 900 $ en quelques mois fait exploser leurs marges comme jamais. Une marge brute providentielle tombée du ciel ! Toutes les grosses mines d'or on ainsi annoncé des profits mirobolants D'ici 2013, les six plus grosses mines auront amassé 144 milliards de dollars de cash selon certains experts.

Conclusion, constat :

Le capitalisme s’est maintenu, malgré une chute des profits dans les années 70, par les révolutions technologiques et la financiarisation de l’économie.

Est ce la crise de la dette, finance ou capitalisme?

Mondialisation, révolution technologique, financiarisation de l'économie :

Tout va toujours plus vite, tout le monde est en concurrence avec tout le monde, la circulation des biens, des personnes et de l'information est beaucoup plus fluide, les métiers évoluent et deviennent plus complexes.

Le système capitalisme face aux défis de la chute tendancielle des profits lié a des problemes structurelles est obligé

Nouvelles contraintes, nouveaux défis

Pour supporter les contraintes de cette inévitable accélération des processus et les défis de cette compétition planétaire, l'homme au travail doit subir plus de 

  • plus de rapidité, d'agilité et de souplesse pour s'adapter, décider, exécuter, innover, communiquer
  • plus de curiosité et d'intelligence pour intégrer la complexité des techniques et des phénomènes économiques
  • plus d'efficacité dans l'éxécution de son travail sur le plan de la qualité et de la quantité
  • plus d'empathie et d'assertivité dans ses relations avec les autres


||| ELIE COHEN économiste | Entretien à la Revue Socialiste |||

Entretien à la Revue Socialiste

Revue Socialiste, mars 2005.

Quelle définition donneriez-vous du capitalisme contemporain ? Quels traits différencient le capitalisme du XXIème siècle de celui XXème siècle ? « Braudel définissait le capitalisme comme la sphère économique du commerce au loin , de la finance des profits de monopole  t des spéculations . Il l’opposait à l’économie de marché, c’est à dire à la sphère de l’échange. Dans une perspective braudelienne. on pourrait parler aujourd’hui d’un capitalisme de la deuxième mondialisation caractérisé par une révolution technologique, une libéralisation des échanges et des mouvements de capitaux mais moins par les mouvements d’hommes à la différence de la première mondialisation, celle de la fin du XIXème siècle Mais ce ne serait qu’une vue partielle. Avec mes collègues économistes, je pourrais définir simplement le capitalisme comme un régime économique décentralisé basé sur les libertés marchandes et les droits de propriété. Mais la définition manque de spécificité. Depuis l’effondrement des alternatives communistes et tiers-mondistes au capitalisme, la propriété et l’échange libre paraissent constituer un horizon indépassable sur toute la surface de la planète.. Dans une perspective à la Polanyi, on peut essayer de cerner les traits de la grande transformation que nous vivons aujourd’hui ».  cf voir aussi  LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ? 

Trois évolutions majeures marquent la sphère économique :

- La mondialisation avec l’accélération des échanges et des exportations de capitaux qu’elle a porté à un niveau sans cesse plus élevé.

-,La révolution des technologies de l’information qui a ouvert un nouveau cycle de consommation et de gains de productivité du travail.

-  La financiarisation enfin de l’économie qui amplifie les deux précédentes.

La sphère politique se caractérise quant à elle par deux grandes évolutions :

D’une part la constitution d’entités régionales comme Union Européenne, Et d’autre part l’apparition de nouveaux organes de régulation au sein et au dehors des états, à l’instar de l’OMC, des banques centrales indépendantes, ou des autorités administratives indépendantes. Ces organes sont des instances qui échappent aux sanctions du suffrage universel, et qui, dotés du pouvoir d’arbitrer, sont devenus des éléments de la régulation économique.

Peut-on s’arrêter un moment sur les traits du capitalisme contemporain ?La financiarisation de l’économie est-elle une tendance lourde ou bien l’aboutissement d’un processus ? Le capitalisme a-t-il vraiment convergé ?Le capitalisme a convergé dans sa dimension propriété-pouvoir. (...)Quelles sont les conséquences de ces évolutions pour le salariat, et la social-démocratie ?,

La Norvège, et les garde fous néolibérale : Certain garde fous on permit de croire au mirage du capitalisme avec le «  confort lié a la société de consommation » des trente glorieuse

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction.  (….) Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. (….)

Dans   Les fonds pétroliers: des problèmes sous couvert de solutions - IMF :

 

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Une interview très instructive sur la « crise grecque » : Dérivés : un marché de 708 000 milliards de dollars, soit onze fois le PIB mondial de Mory Doré sur En quoi c'est une crise. de CitizenKhane. Un lien aussi directe avec mon précédent article intitulé  néolibéralisme : dates et noms : « Les dérives des algorithmes financiers, conséquences de la dérives néolibérales. Desalgorithmes financiers qui présentent de gros risquesKevin Slavin : « il nous faut dresser l’Atlas des algorithmes contemporains » 

L'américain CME Group s'invite sur le marché européen des dérivés ( Google) CME Group engage les formalités pour lancer une Bourse des dérivés en Europe

 Lundi 20 aout 2012, 09h54
L'américain CME Group, le premier opérateur boursier mondial par la capitalisation, est en discussions avec le régulateur britannique pour lancer une Bourse européenne des dérivés installée à Londres, a-t-il annoncé lundi dans un communiqué. 

Le Chicago Mercantile Exchange (CME) espère débuter les échanges sur cette nouvelle Bourse mi-2013 et viendrait alors concurrencer les deux grands marchés européens des dérivés, Eurex (groupe Deutsche Börse) et Liffe (groupe NYSE Euronext).  

Le rival américain du CME Group, IntercontinentalExchange, s'est également lancé récemment sur le marché européen des dérivés. 

Une fois obtenu le feu vert du régulateur britannique, l'Autorité des marchés financiers (FSA), pour sa nouvelle Bourse de dérivés, le groupe entend d'abord lancer des contrats à terme sur le marché des changes, avant de se diversifier vers d'autres actifs, précise-t-il.  

"Nous continuons d'observer une progression de notre activité de la part de clients en Europe, avec plus de 20% de nos volumes désormais en provenance de la région", souligne le patron du CME, Terry Duffy, cité dans le communiqué.  

Le lancement de ce nouveau marché de dérivés est donc un moyen de se rapprocher de ses clients européens pour un groupe né de la fusion du Chicago Mercantile Exchange et du Chicago Board of Trade en 2007.  

Il est de loin le premier marché à terme mondial, avec une forte spécialisation sur les matières premières.  

Cette nouvelle démarche fait suite à l'échec de l'offre du CME sur le marché londonien des métaux, le LME, finalement repris en juin par la Bourse de Hong Kong, moyennant 1,39 milliard de livres (1,7 milliard d'euros).  

Outre sa présence sur la place de Chicago, le CME Group possède le New York Mercantile Exchange (Nymex), spécalisée dans les contrats sur le pétrole, et a porté cette année ses parts dans la place de Dubaï à 50%.  

Pas de plan d’austérité pour le financier vedette de la gauche. Conseiller de la Grèce, il se paie grassement sur la dette.

Matthieu Pigasse s’offrira-t-il un pied-à-terre dans les Cyclades ? Soumise à une diète sévère et conseillée par le patron de Lazard France, la Grèce songe en effet à céder une quarantaine d’îles au plus offrant. Prix d’appel ? 3 millions d’euros. Pas de quoi rebuter le plus célèbre banquier d’affaires de France, par ailleurs propriétaire des «Inrockuptibles», actionnaire du «Huffington Post» français et du «Monde».

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Car c’est tout le paradoxe de la situation : plus les Etats surendettés s’enfoncent dans la crise, plus Lazard, leur banque conseil favorite, se porte bien. Et plus Matthieu Pigasse, 44 ans, en profite, puisque sa rémunération (environ 5 millions d’euros par an) est directement indexée sur les performances de sa boutique. Après un coup de mou en 2011 (le chiffre d’affaires avait baissé de 19%), les comptes de Lazard ont reverdi en 2012. Un rebond largement dû à la Grèce, qui a versé une commission record de 25 millions d’euros à la banque du boulevard Haussmann pour son travail sur la restructuration de la dette. «Ce n’était pas évident de convaincre les créanciers, insiste-t-on dans l’entourage de Pigasse. Et nous n’aurions rien touché si le plan avait échoué.»

Lazard a aussi décroché de jolis contrats auprès de plusieurs institutions européennes, dont la Banque centrale. Par contre, la mission que le gouvernement lui a confiée pour lancer la Banque publique d’investissement ne rapportera pas plus de 1 million d’euros. «Mais ce genre de deal en amène d’autres plus tard», souligne un concurrent.

Matthieu Pigasse traverse d’autant mieux la crise financière qu’il passe moins de nuits blanches qu’il ne le prétend. «En Grèce ou en Argentine, c’est l’économiste et conseiller de la banque Daniel Cohen qui a fait le gros du boulot», explique un fin connaisseur de la maison. De même, c’est surtout Michèle Lamarche, une autre star de la banque, qui a décroché des contrats au Gabon, en Côte d’Ivoire ou au Nigeria. Ainsi secondé, Matthieu Pigasse peut se consacrer à son autre passion, la politique. Au printemps, il faisait la promotion de son essai «Révolutions», puis il a soutenu la candidature de François Hollande et sa taxe de 75% sur les très hauts revenus. «Facile pour lui, car il y échappera», s’étrangle un rival. En effet, grâce à un accord fiscal signé en 2005 quand Thierry Breton était ministre des Finances contre l’engagement de garder un siège dans l’Hexagone, les associés gérants de Lazard ne déclareraient qu’un quart de leurs revenus en France. «Sa sortie sur les 75% a beaucoup agacé ses associés», témoigne un banquier. «No future», leur répondra sans doute ce fan des Clash.

Gilles Tanguy

A lire :

Conclusion :  

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ux Etats-Unis, ce sont les ventes de détails qui ont confirmé la situation inquiétante outre-Atlantique. Avec une nouvelle baisse, la consommation est à la peine et menace l'équilibre du système tout entier, traduisant l'inquiétude populaire.

En Chine, aux Philippines ou au Soudan, les chiffres attestent que cette limite est atteinte. L’accumulation productive du capital productif ne cesse de régresser. Aux États-Unis, les cinq cents firmes de l’indice Standard & Poor’s disposent de 631 milliards de réserves liquides ; la moitié des bénéfices des entreprises américaines provient d’opérations sur les marchés financiers. En France, l’investissement productif des entreprises du CAC 40 n’augmente pas même quand leurs bénéfices explosent

Pour Marx, le capitalisme conduit à des contradictions ("exploitation de l'homme par l'homme"):

·         Concentration des richesses sur une classe de la société et misère pour l'autre ;

·         accroissement continu de la rentabilité par le progrès technique ,

·         Surpopulation de travailleurs, engendrant le chômage ;

·         Augmentation de la production sans augmentation de la consommation provoquant des crises cycliques de surproduction.   Et si Karl Marx avait raison ? : citoyen actif

 

Le capitalisme s’est maintenu, malgré une chute des profits dans les années 70, par les révolutions technologiques et la financiarisation de l’économie. Cela lui a permis de maintenir ces profits, mais en précarisant d’avantage les populations. La colère gronde comme le montre se documentaire précuseur réalisé en 2009 par arte : « Les raisons de la colère : citoyen actif , Les raisons de la colère 1_3 « Europe : l’insurrection qui vient ? Est ce la crise de la dette, finance ou capitalisme?. La peur du système actuel, que les mesures atteignent le stade ou les peuples ne pourront plus les supporter et « De mettre à feu et à sang son économie et sa paix sociale ? »,

 Baisse tendancielle du taux de profit :. (…) . À terme donc, le capitalisme croule sous le poids de ses contradictions, c'est l'état de crise permanent, qui ne peut être évité que temporairement par l'expansion économique à des marchés vierges, ou par l'emballement de la croissance technologique. :, l, (… )

L’oligarchie des incapables - Sophie Coignard par rikiai

Nous sommes dans une planète finie, et le système capitaliste a besoin de ressource infinie (Augmenter perpétuellement le PIB, le CA des multinationales, …. Cela amène a joué constamment sur la concurrence entre les peuples (travailleurs, masse ayant comme seul force leur bras). 

dans l'ouvrage Les Théories de la plus-value ( cf L'économie au service des profits ou des besoins? )  continue a résonner a mes oreilles, surtout après les dernières nouvelles que j’ai pu lire Crise financière et compétitivité dans les pays d'Asie : t Baisse tendancielle du taux... Marx (Le Capital - travail :,

 

Les 10 multinationales les plus importantes dans le monde

La guerre des matières premières : l'eau, Enjeux du pétrole ? , La Chine, nouvel eldorado... , Les limites du système , Comprendre le capitalisme... , La Grèce et néolibéralisme

 

Nous allons voir accroissement continu de la rentabilité par le progrès technique (par la technologie « homme bionique) ( google)

nouvelle lubie des marché :  l'homme bionique ?

Les 10 multinationales les plus importantes dans le monde

 

Je reprends LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ?  et Pourquoi parler de crise ? Posted on 22 avril 2012 by risc 

 

La financiarisation a permis de relancer le capitalisme en perte de vitesse dans les années 70, pour mieux précipité avec d'autres causes la crise structurelle du capitalisme ( déjà dans nos vieux pays industrialisés)

 

LES COURBES DU CAPITALISME CONTEMPORAIN 

CRISE DE LA GOUVERNANCE BOURGEOISE EN EUROPE  

LA CONFIGURATION DE L’ÉCONOMIE MONDIALE  

 La mondialisation fait apparaître un nouveau dilemme que l’on peut résumer ainsi : la résorption des déséquilibres mondiaux ne peut se faire qu’au prix d’un ralentissement de la croissance aux États-Unis et, par extension, dans l’ensemble des vieux pays capitalistes.  

On a vu que le capitalisme pouvait revêtir deux formes polaires en fonction de l’usage qu’il fait des gains de productivité. S’il les redistribue aux salariés, on a un capitalisme régulé dont le prototype est la période des Trente glorieuses.  

 Si, au contraire, il tend à les conserver sous forme de rentes, alors on a un capitalisme dérégulé dont le capitalisme néolibéral est un parfait exemple. Avec la crise actuelle, le capitalisme entre dans une sorte d’impasse.D’un côté, le modèle néolibéral ne peut être relancé, parce que des ressorts essentiels à sa cohérence sont brisés. D’un autre côté, et c’est un point décisif, le retour au capitalisme fordiste est impossible en l’état actuel car les rapports de force nécessaires n’existent pas et la mondialisation représente un double obstacle : elle rend impossible non seulement la mise en place de « compromis » au niveau d’un seul État mais aussi la nécessaire coordination internationale. Après tout, le capitalisme fordiste ne s’est installé qu’après le choc majeur d’une guerre mondiale et sous la pression de rapports de force favorables aux travailleurs.  

Mais il y a une raison peut-être plus fondamentale à l’impossibilité d’une re-régulation du capitalisme : la chute des gains de productivité. Le capitalisme néolibéral a ceci de très particulier qu’il a réussi à rétablir le taux de profit en dépit d’un relatif épuisement des gains de productivité.  

finance,economie,société,le néolibÉralisme,stade suprÊme,crise,euro,europe,la mondialisation,internationalisation de la finance,capitalisme,karl marx,chute des gains de productivité,révolution technologique,financiarisation de l'économie,marchés européens des dérivés,eurexIl  n’a plus grand-chose à redistribuer et n’a donc d’autre recours qu’une élévation continue du taux d’exploitation. Du coup, il est en train de perdre toute légitimité parce qu’il refuse de satisfaire une partie croissante des besoins sociaux, parce que ceux-ci ne sont pas porteurs de gains de productivité compensatoires. Aujourd’hui, le capitalisme ne profite qu’à une fraction de la population. Pour le reste (les 99 % des occupants de Wall Street), il n’offre plus qu’une perspective de régression sociale sans fin. Voilà pourquoi il n’y a d’alternative que radicale, mettant en cause les fondements mêmes du capitalisme.  Révolution technologique, Désinformation et révolution technologique  

 

 Sources

L'euro, facteur de recomposition du système monétaire international, La financiarisation de l'accumulation - Changement de société : En 1997, dans son dernier article publié, Paul Sweezy faisait référence à « la financiarisation du processus d’accumulation du capital » qu’il présentait comme l’une des trois principales tendances économiques au tournant du siècle (les autres étant la croissance du pouvoir des monopoles et la stagnation). Dans une tentative de répondre au rôle de la finance dans l’économie moderne, le travail de John Maynard Keynes est indispensable. Cela est tout particulièrement vrai de ce qu’il a fait au début des années 1930 quand il travaillait à La Théorie Générale de l’Emploi, de l’Intérêt et de la Monnaie (1936). C’est à ce moment là, en fait, que Marx figure au centre de l’analyse de Keynes. Confessions d'un assassin financier - John Perkins , Intervention de John Perkins vostfr , « Aider la Grèce , Glabalia et Syrie - altermonde

 

la finance folle : Cash Investigation : la finance folle (Infos libres partage du savoir) durée 1h05 min, Cash Investigation - La Finance Folle  durée 1h 24 min ,  Le système est vulnérable,!: Les capitaux quittent le navire européen...

 

Loi 1973 et gardes fous:

Le risque systémique, Le Capital - travail, tant qu'il y aura des profits , Qu’est ce que c’est… La Baisse tendancielle du Taux de profit ?, Loi Du Capitalisme | Tant qu'il y aura de l'argent ... - tanquil.net :  Cameron à l'épreuve du feu :

 LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ? sur facebook : La financiarisation ( un des moyen  accroissement continu de la rentabilité par le progrès technique) a sauver a court terme le système néolibéral, mais pour mieux l’enfoncer a long terme. Cf voir Crise 2008 2) Financiarisation de l'économie - Vidéo Dailymotion, Loi 1973 et gardes fous ,Garde fous du néolibéralisme, Le retour de l'Histoire

source : Accroissement continu de la rentabilité par le progrès technique? - indigné révolté

Serge Halimi - «L'ère des Restaurations» [HD] - YouTube ( 1h04 min),

L'ère des restaurations, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique)

DE LA SERVITUDE MODERNE , Serge Halimi - La Collusion Politique/Média [HD] - YouTube

De La Servitude Moderne - FILM de Jean-François Brient :

Les thérapies ciblées, nouvel Eldorado de la médecine et des investisseurs ?

Le Capital - travail

Libéralisation selon Monti , Dans la tête de la finance , Manipulations de Goldman... .Laboratoire et cobayes , un paradis fiscal artistique , Hollande et le patronat , Les financiers au coin du bois , La Fontaine de Jouvence ...

Les 10 multinationales les plus importantes dans le monde

La guerre des matières premières : l'eau, Enjeux du pétrole ? , La Chine, nouvel eldorado... , Les limites du système , Comprendre le capitalisme... , La Grèce et néolibéralisme

 Plan du MEDEF/Emploi : « pas de donnant-donnant possible avec de telles propositions » | PCF.fr
Carte de France des emplois menacés
lien à partir duquel on peut trouver la légende et les explications chiffrées.
 
Mathieu Pigasse, patron de Lazard France : merci la crise !

04/07/2012

Chypre, symbole de l’Europe en difficulté ?

 Chypre vient de demander 10 milliards à la Zone euro. Selon le FMI, le petit pays a accumulé pour 152 milliards de dettes non payées. Soit 8 fois le PIB du pays

Le 30 sommets vient d'arriver avec a chaque fois, l'effet placebo de plus en plus court. Les discours des néolibéraux européen (dirigeants de droite et du PS) parle d'un bon sommet, avec quelques points a améliorer. Bref la langue de bois. Afin de comprendre : Serge Halimi - «L'ère des Restaurations» [HD] - YouTube ( 1h04 min)Nous reviendrons sur les origines de cette illusion du « marché auto-régulé » avec Serge Halimi, (...) Retour sur la naissance d'une illusion, celle du « marché auto-régulé ».Hollande et le changement!- Citizen Khane : La faillite de la Grèce repoussée au 20 mars ?, la globalisation financière – citoyenactif , Le capitalisme synonyme de problèmes économique , écologique et sociaux - altermonde

Le 30 sommets vient d'arriver avec a chaque fois, l'effet placebo de plus en plus court.Les discours des néolibéraux européen (dirigeants de droite et du PS) parle d'un bon sommet, avec quelques points a améliorer. Bref la langue de bois. Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux : " « Pendant que les Espagnols réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Allemands, les Allemands réduiront leurs coûts du travail par rapport aux Espagnols. Le progrès est en marche ! » Un petit sparadrap d’un côté, une forte dose d’austérité budgétaire et salariale de l’autre.  La faillite de la Grèce repoussée au 20 mars ?, la globalisation financière - citoyenactif

Il oublie que l’économie n’est plus basée sur des bases solides, mais sur des bases fictives ( et spéculatives :  L'Histoire des Choses( a story of stuff :  Texte : Documentaire |L'Histoire des Choses : Arte] Carbonisés - Les pétroliers ennemis du climat (1/4) ( durée 13 min) Carbonisé par Inge Altemeier :  Le gaz de schisme nuit au bien être, Le grand Monopoly du gaz - Le grand Monopoly du gaz (arte) ( durée 15 min), Gaz Land | Facebook, Liste noire et grise des Paradis Fiscaux selon OCDE G20 - economie solidaire, Facebook : Chypre, symbole de l’Europe en difficulté

 

The new issue of Socialist Worker is now online at http://socialistworker.co.uk/ :

 

economie,poitique,sociétéAujourd'hui, cher lecteur, je vais vous proposer une histoire édifiante. Une histoire qui se déroule près de chez nous, et dont le schéma doit vous être bien familier.

L'histoire que je vais vous conter, c'est celle de Chypre, petit pays de la Zone euro qui restera (peut-être) dans les annales comme le cinquième pays à avoir demandé l'aide de l'Union européenne pour contrer la crise de la dette souveraine – après la Grèce, l'Irlande, le Portugal et tout récemment l'Espagne.

Chypre vient de demander 10 milliards à la Zone euro. Selon le FMI, le petit pays a accumulé pour 152 milliards de dettes non payées. Soit 8 fois le PIB du pays.

Qu'est-ce qui se cache derrière cet appel à l'aide. Pour changer... des banques. Mais aussi la Grèce.

« Car ce sont les liens étroits entretenus par l'économie et les banques chypriotes et grecques qui ont entraîné Chypre vers le fond. Car les banques de l'île ont accumulé depuis des années moult dettes souveraines, en particulier grecques. Or la restructuration (le mot poli pour ne pas dire défaut presque complet) de la dette grecque a coûté cher aux banques chypriotes » « Près d'un cinquième des actifs qu'elles détiennent n'auraient aucune chance d'être remboursés. D'après Fitch, les banques chypriotes auraient donc besoin de se recapitaliser à hauteur de 4 milliards. Dont 2 milliards uniquement pour la Banque populaire de Chypre, la deuxième plus grosse banque du pays ».

Politique de rigueur contre sauvegarde des banques
Depuis 2011, Nicosie, la capitale chypriote pour ceux qui auraient quelques lacunes en géographie, a mis en oeuvre une politique de rigueur destinée à réduire son déficit : augmentation de la TVA, gel des salaires dans le public, baisse des dépenses sociales...

Le gouvernement n'a cependant aucune envie de toucher au sacro-saint taux d'imposition des sociétés (10%, soit le plus bas d'Europe) qui assure à l'île une importante manne financière.

Seulement, voilà, Chypre a déjà injecté plus de 10% de son PIB dans ses banques dans l'espoir de leur maintenir la tête hors de l'eau. De quoi mettre à mal les efforts entrepris en matière de rigueur budgétaire. D'autant plus que ce renflouement est loin d'avoir été suffisant.

Chypre a besoin de plus d'argent. Or depuis que le pays a été dégradé au rang d'investissement spéculatif (BB+), il ne peut plus emprunter sur les marchés. Dans les faits, les rendements obligataires se sont envolés au-delà des 10%, si bien que le pays n'a plus émis d'obligations depuis plus d'un an.

Nicosie a donc décidé de faire appel à une aide extérieure...

De l'aide, oui, mais auprès de qui ?
La spécificité de Chypre, c'est que l'île essaie de rompre ce lien de dépendance avec la Zone euro en allant chercher de l'aide à l'extérieur, et en particulier auprès de la Russie. Une aide qui est déjà venue sous la forme d'un prêt de 2,5 milliards d'euros à 4,5%.

Dans ce monde matérialiste, aucune aide n'est vraiment désintéressée. Alors comment expliquer que la Russie soit prête à aider un aussi petit pays que Chypre. Eh bien, premièrement, parce que les liens entre les deux sont forts... et financiers. Comme nous l'apprend Le Monde, il s'avère que Chypre est le premier investisseur en Russie. Oui, vous avez bien lu.

En fait, derrière ce fait, se cache une petite manœuvre fiscale et financière : des fonds d'investissement russes se font domicilier en Chypre pour profiter des avantages fiscaux qui leur sont accordés sur l'île. Ces fonds investissent ensuite en Russie. Et voilà comment des fonds "chypriotes" peuvent devenir les premiers investisseurs étrangers dans l'économie russe. Autre raison évoquée : la découverte de réserves de gaz au large de Chypre... Réserves que plusieurs compagnies russes sont intéressées à exploiter.

La Zone euro a moyennement apprécié l'ingérence russe dans ses affaires, d'autant plus qu'elle avait fait savoir qu'elle était prête à débloquer 10 milliards d'euros pour aider les banques chypriotes. Seulement voilà, il semblerait que Nicosie soit plus prête à payer le prix russe que celui de la Troïka.

Ironie supplémentaire, Chypre vient de prendre la tête de la présidence tournante de l'UE.

Un document de travail du FMI datant de 200016(*) proposait la liste suivante pour les centres financiers offshores :

 

Afrique

Asie/Pacifique

Europe

Moyen Orient

Amérique

 

Djibouti

Libéria

Ile Maurice

Seychelles

Tanger

Ile Cook

Guam

Hong Kong

Japon (JOM)

Macao

Malaise (Labuan)

Mariannes

Iles Marshall

Micronésie

Nauru

Niue

Philippines

Singapour

Tahiti

Thaïlande

Vanuatu

Samoa Occidentales

Andorre

Saint Marin

Chypre

Gibraltar

Guernesey

Irlande (Dublin)

Ile de Man

Jersey

Liechstenstein

Luxembourg

Malte

Madeire

Monaco

Suisse

Royaume-Uni (Londres)

Bahreïn

Israël

Liban

Antigua

Anguilla

Aruba

Bahamas

Barbades

Belize

Bermudes

Iles vierges britanniques

Iles caïmans

Costa Rica

Dominique

Grenade

Montserrat

Antilles néerlandaises

St Kitts et Nevis

Ste Lucie

Panama

Puerto Rico

St Vincent

Turks et Caicos

USA (IBFs)

Uruguay

 

 

Chypre, nouvelle cible des agences de notation | Économie et finance

Et la Grèce ?

Union européenne | euronews

compte rendu de la semaine du 5 mars 2012 - Sénat

 

 

Mardi 6 mars 2012

- Présidence de M. Philippe Dominati, président -

Audition de MM. Thierry Lamorlette, auteur du « Guide critique et sélectif des paradis fiscaux à l'usage des particuliers », et Thibault Camelli, auteur de « Stratégies fiscales internationales »

 

Les paradis fiscaux :   Memoire Online - Les paradis fiscaux - Aude Rousselot et Samuel - Samuel Gaillard - Aude Rousselot

Le blanchiment à l'envers

 

economie,poitique,société

 
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