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23/12/2016

La fin des Ottomans

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On vous met un p'ti classique, juste pour le plaisir.

Rock

 
3 pour éviter toutes récupérations,pas de drapeaux,pas de leader...on a pas besoin de "représentants" car il n'y a pas à négocier...retrait de cette loi,et c'est tout...et tout ceux qui essaieront d'en tirer une gloire,de la notoriété ou même du fric ne sont pas nos amis...3

La fin des Ottomans (1/2) - bande-annonce - ARTE /mardi 22 mars 2016 de 20:55 à 21:50 sur Arte

 

 

texte de Devrimci Anarşist Faaliyet (DAF, Action anarchiste révolutionnaire), le 17 Juillet 2016.Après l'échec du coup d'Etat militaire, le sultan Erdoğan Ier triomphe. 

Les mouvements sociaux et la gauche radicale sont restés neutres dans cette…

La fin des Ottomans - Les nations contre l'Empire - Partie 1/2 - YouTube

 

A partir de 1821, date du soulèvement grec, jusqu'aux guerres balkaniques de 1912-1913, l'Empire ottoman se retire définitivement d'Europe, ce qui met un terme à près de cinq siècles de présence dans les Balkans. Cette histoire commune a été celle d'une coexistence complexe entre peuples chrétiens, musulmans et juifs, organisés par «millets», ou communautés confessionnelles. Les appartenances religieuses n'en cristallisent pas moins des identités nationales rigides et exclusives. Serbes, Grecs et Bulgares notamment, en pâtissent encore aujourd'hui, plus de quinze ans après la fin des guerres de Yougoslavie.

L'Empire ottoman, affaibli, entre en guerre en 1914 aux côtés des Empires allemand et austro-hongrois. C'est dans ce contexte de repli que se déroule l'extermination des Arméniens, premier génocide du XXe siècle. Peu de temps après, les aspirations nationales gagnent les peuples arabes, las du joug ottoman. Britanniques et Français exploitent cette soif d'autonomie pour asseoir leur mainmise sur le Proche-Orient, au mépris des promesses faites durant la Grande Guerre.

La fin des Ottomans - Le Moyen-Orient en éclats - Partie 2/2

 

 Le Moyen-Orient en éclats - samedi 02 avril 2016
Les nations contre l'Empire - samedi 02 avril 2016

L'Empire Ottoman Part 1/6

 

 

Non, répond l'historien Jean-Pierre Filiu. La Syrie, l'Egypte, la Tunisie… ont connu eux aussi leur siècle des Lumières, “la Nahda”, au XIXe siècle, faite d'émancipation politique et intellectuelle. Entretien.

Un nouveau monde arabe est en train de naître sous nos yeux — dans le bruit, la fureur et le sang. Son histoire est liée à la nôtre, une histoire faite, depuis l'expédition d'Egypte de Napoléon (1798), de brutalité, de promesses trahies et de manipulations. Les horreurs d'aujourd'hui ne seraient donc que la continuation logique de celles d'hier ? En partie seulement. Car une autre histoire s'est développée en parallèle, ­depuis le XIXe siècle, celle des « Lumières arabes » — la Nahda — faite d'éman­cipation politique et intellectuelle. Jean-Pierre Filiu, professeur en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po, la raconte dans un livre engagé et passionnant, Les Arabes, leur destin et le nôtre.

Qu'est-ce que le monde arabe en 1800 ?

C'est un territoire privé de souve­raineté, soumis à l'autorité formelle de l'Empire ottoman, excepté les royaumes du Maroc, du Yémen et d'Oman. En termes de population, les quelque quinze millions d'Arabes, dont quatre pour la seule Egypte, sont ­moitié moins nombreux que les Français. La mégalopole du Caire peut se comparer à Constantinople, alors que Tunis, Damas ou Alep comptent chacune quelque cent mille habitants.

Comment l'identité arabe se définit-elle ?

A l'époque, l'affirmation de l'arabité ne va pas de soi, on se reconnaît avant tout comme musulman. Le XIXe siècle voit pourtant le développement d'une Renaissance arabe, la Nahda, selon un processus similaire à celui que l'Europe a connu au cours des Lumières, puis de l'émergence des nationalismes. Une élite éclairée s'affirme arabe contre la domination ottomane, perçue com­me décadente et oppressive, et contre l'intervention occidentale — marquée par l'expédition d'Egypte (1798) et l'occupation de l'Algérie (dès 1830). Des dynasties modernisatrices imposent leur souveraineté, en Tunisie et en Egypte, celle-ci mettant l'accent sur l'Etat (dans ses fonctions régaliennes), celle-là sur la Constitution (fondatrice du pacte social, en Tunisie). Ces deux pays deviendront les piliers de la Nahda.

 

 

 

Quels rôles jouent nationalisme et islamisme dans cette émancipation ?

Au XIXe siècle, ces catégories que l'on nous présente aujourd'hui comme distinctes, voire incompatibles, sont extrêmement fluides. On peut être un arabe nationaliste tout en brandissant le flambeau de l'islam contre les Turcs présentés comme de « mauvais musulmans ». Les Arabes chrétiens, alors dans une phase d'expansion démo­graphique qu'on a du mal à ima­giner de nos jours — ils font plus d'enfants que les musulmans —, revendiquent parfois le prophète Mohamed comme champion de l'arabité !

La Première Guerre mondiale marque un tournant dans cette Renaissance ?

A la faveur du conflit, ces courants islamiste et nationaliste convergent en la personne du gouverneur de la Mecque (choisi par les Ottomans), le chérif Hussein. C'est un descendant du Prophète par la lignée la moins contestable, celle des Hachémites. Et c'est lui qui mène la « Révolte arabe » contre l'Empire ottoman, en s'alliant avec les Français et les Britanniques, qui lui ont promis la création d'un royaume arabe indépendant... et vont piétiner cette alliance. Pour les Arabes, c'est une triple humiliation. Ils sont entrés en guerre comme des alliés, on les traite comme des supplétifs (jusqu'au fameux Lawrence, qui prétend leur apprendre la guérilla !). S'ajoute le mensonge : à peine les puissances européennes ­ont-elles fait leur promesse à Hussein qu'elles s'entendent secrètement pour se partager le Moyen-Orient à ses dépens. Pire : les Britanniques promettent aux sionistes l'établissement d'un foyer juif en Palestine ! Si on avait ­voulu être sûrs de s'aliéner les élites arabes, on ne s'y serait pas pris autrement...

Est-ce un coup d'arrêt pour la Nahda ?

Cette trahison des alliés envers Hussein va déboucher sur l'instauration des mandats en Syrie et au Liban, en Palestine et en Irak, chef-d'œuvre de paternalisme colonial. Nous parlons ici de Damas, d'Alep, de Bagdad — des villes qui ont enfanté la civilisation, en termes d'organisation sociale, d'écriture ou de commerce ! L'idée qu'une puissance européenne prétende leur enseigner ce que doit être un pays civilisé est un nouvel affront pour les Arabes. D'autant que ces derniers se sont pliés aux règles du jeu démocratique, en organisant des élections, en travaillant à une Constitution, bref en se réclamant de l'autodétermination promue par l'Europe elle-même. Comment réagit cette dernière ? En leur envoyant la troupe, pour s'assurer de leur soumission. C'est à ce moment-là que nous avons perdu les Arabes — en tout cas ceux qui, fidèles à la Nahda, espéraient se libérer.

 

 

 

La trahison envers Hussein ouvre aussi la route de la Mecque à la famille Saoud...

C'est-à-dire à la seule force arabe de l'époque réfractaire à la Nahda — les wah­habites. Les puissances européennes offrent ainsi une légitimité inespérée aux tenants d'un islam rigoriste... alors même qu'on ne trouve aucune trace des Saoud dans la geste du Prophète. Or, ce pacte « wahhabite » établi en 1744 entre le prêcheur Mohamed Abdelwahhab et les Saoud est l'alliance du sabre et du goupillon, une alliance inédite dans le monde arabe, où jamais une tribu et un clerc ne s'étaient associés pour créer un Etat. C'est chose faite avec la fondation, en 1932, de l'Arabie saoudite, le seul pays du monde dont les ressortissants sont désignés par le nom de la dynastie régnante...

Ces échecs ne mettent pas fin à la Nahda...

En effet, l'imprimerie, les échanges, l'éducation continuent de s'étendre, et la diaspora arabe d'essaimer en Europe et en Amérique du Nord... Quant à l'effervescence politique, certains partis de l'entre-deux-guerres, comme le Destour en Tunisie, le Wafd en Egypte, les partis nationalistes en Syrie et, dans une moindre mesure, en Irak et au Liban prolongent l'esprit de la Nahda. Malheureusement, ces élites nationalistes, empêchées par les puissances européennes de faire accéder leurs pays à une souveraineté pleine et entière, vont bientôt être dénoncées par de nouveaux partis plus modernes et radicaux, qui les accusent de pactiser avec l'occupant. Et cette surenchère nationaliste prend souvent la forme de l'islamisme. Pour les Frères musulmans, apparus en 1928, il faut ainsi remobi­liser la nation arabe et islamique contre l'élite « corrompue » du Wafd. On retrouve la même dénonciation des élites chez le Néo-Destour de Bour­guiba, le parti Baas en Syrie, et les partis communistes qui surgissent alors. Tous ces partis sont autoritaires, adoptent des structures de type léniniste et se nourrissent de la fin des mandats européens et de la Nakba — la « catastrophe », comme on appelle la création de l'Etat juif et l'exode des Palestiniens en 1948. L'indépendance chèrement acquise de la Syrie, en 1946, est ainsi détournée trois ans plus tard par un putsch du chef d'état-major, prélude à un détournement généralisé des indépendances arabes par des dictatures militarisées.

Quel rôle a joué la création d'Israël dans les développements qui ont suivi ?

Selon moi, la Nakba a toute sa place, mais rien que sa place dans les malheurs du monde arabe. A la trahison des aspirations légitimes des Arabes à la fin de la Première Guerre mondiale s'est effectivement ajouté l'abandon de la population arabe de Palestine — une des plus éduquées, voire occidentalisées de la région —, transformée en non-peuple, en conglomérat de réfugiés. Cette négation du droit du peuple palestinien à l'autodétermination est aussi le fait des cliques militaires arabes qui utilisent la « cause palestinienne » à leur profit exclusif. L'important, pour elles, est de rester « branchées » sur un système international qui leur garantit rente financière et livraisons d'armes, qu'elles soient pro-Washington et en paix avec Israël, comme l'Egypte depuis 1979, ou pro-Moscou et « hostiles » à Israël, comme la Syrie des Assad. Pendant des décennies, la Palestine sera ainsi niée par Israël et manipulée par ses « alliés » arabes.

Le terrorisme islamiste ne conteste-t-il pas la sujétion de ces cliques militaires aux intérêts occidentaux ?

Nulle part les djihadistes ne sont une alternative digne de ce nom. La ligne de partage dans le monde arabe passe entre ceux qui reconnaissent le peuple comme source de la souveraineté et ceux qui le refusent. Il y a des islamistes, des nationalistes et des laïques des deux côtés. Le président Sissi en Egypte et le chef de Daech, Baghdadi, n'ont pas plus de respect l'un que l'autre pour la souveraineté populaire — d'ailleurs, ils ont tous deux déclenché d'effroyables attaques contre la moindre forme de contestation. La vraie question, pour les pays occidentaux, n'est pas de choisir entre un dictateur et des terroristes, mais de soutenir l'établissement de la démocratie dans le monde arabe. Si nous disons « tout sauf Daech », au risque de soutenir des tyrans, nous aurons Daech puissance 10.

Qu'en est-il des tensions entre chiites et sunnites, qui déchirent aujourd'hui le monde arabe ?

L'historien se doit d'introduire la distinction entre la réalité des tensions confessionnelles et leur caractère supposé « éternel ». Ces tensions existent, mais affirmer qu'il y aurait une guerre entre chiites et sunnites depuis l'aube de l'islam, et faire de cette rivalité religieuse la clé du Moyen-Orient contemporain obscurcit le débat au lieu de l'éclairer. Il y a eu des phases de concorde, des moments où les sunnites se massacraient entre eux... Bref, il faut revenir à l'Histoire, et réexaminer à sa lumière la question du pouvoir dans ces pays. Djihadistes comme dictateurs ont en effet un intérêt partagé à ce que nous ne comprenions plus rien à ce qu'il se passe dans le monde arabe. Or, il y a deux enjeux cruciaux, aujourd'hui, pour les pays européens, à mieux appréhender cette région : les migrations et le terrorisme. Bachar al-Assad et consorts sont des machines à produire du djihadisme et des réfugiés : ils ont cyniquement nourri le djihad pour mieux se poser, aux yeux de l'Occident, en rempart contre l'islam radical. Il faut donc anticiper la refondation d'un ordre juste et démocratique là-bas, sous peine de payer ici même le prix de telles impasses. Ce n'est pas une utopie : le mouvement de libération des Arabes est une vague de fond. Chercher à l'entraver ne peut qu'alimenter le cauchemar. Pour eux depuis des années, et demain, sans doute, pour nous.

piqué à Laure Gheron-Lichan

Que se passe-t-il aux Nations-Unies quand une mouche tombe dans une tasse de café ?
- L’ Italien jette la tasse et s’en va.
- Le Français jette la mouche et boit le café.
- Le Chinois mange la mouche et jette le café.
- Le Russe boit le café avec la mouche; c’est un extra sans frais supplémentaire …
- L’ Israélien vend le café au français, la mouche à la Chine et achète pour lui-même une nouvelle tasse de café.
Avec le bénéfice des ventes, il met au point un dispositif qui empêche les mouches de tomber dans le café.
- Le Palestinien accuse Israël d’avoir mis une mouche dans son café, dénonce l’agression à l’ONU, fait une demande de prêt aux Nations-Unies pour financer l’achat d’une nouvelle tasse de café, utilise l’argent pour acheter des explosifs … Et puis il fait sauter la cafétéria où … l’Italien, le Français, le Chinois et le Russe sont tous en train d’expliquer à l’Israélien qu’il doit donner sa tasse de café au Palestinien …

Aucun texte alternatif disponible.

28/06/2014

L'Irak, EI et la géopolitique ?

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Cher lecteur,Bonjour !

  Marc Robine - Le Déserteur (Version non censurée

Daech, naissance d'un Etat terroriste - 04/02/2015 - YouTube

 

 

 

 

 

et plus la Divinité devient grande, plus l’humanité devient misérable. Voilà l’histoire de toutes les religions ;
voilà l’effet de toutes les inspirations et de toutes les législations divines.Le nom de Dieu est la terrible massue historique avec laquelle les hommes divinement inspirés ont abattu la liberté, la dignité, la raison et la prospérité des hommes....Le nom de Dieu est la terrible massue historique avec laquelle les hommes divinement inspirés ont abattu la liberté, la dignité, la raison et la prospérité des hommes.Bakounine  http://fr.wikisource.org/wiki/Bandit!Flores Magon

 

Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien, Daech contrôle désormais un territoire grand comme la moitié de la France, sur lequel vivent quelque dix millions d'habitants. Contrairement à son aîné al-Qaida, dont la stratégie était d'emblée de porter le fer contre le grand Satan américain et ses affidés, la priorité affirmée de Daech, depuis le mitan des années 2000, est de construire un Etat. Comment s'est-il structuré ? Comment est-il parvenu à s'émanciper de tout financement extérieur ? Quelles sont ses visées expansionnistes ?

Sur la piste du terrorisme islamique

1 - La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans

Née en 1928 dans le contexte d'un retour au fondamentalisme religieux et du combat armé contre l'occupation occidentale, la Confrérie des Frères musulmans a développé une idéologie rigoriste. Longtemps traqués par les régimes dictatoriaux, laïcs ou nationalistes arabes, les Frères musulmans ont accédé au pouvoir en Egypte, en Tunisie, et partiellement au Maroc. Ils récoltent aujourd'hui les fruits de la révolution pour la démocratie, mais qu'en est-il réellement ? Prônent-ils, comme ils le prétendent, un islam modéré, en phase avec la modernité et compatible avec la démocratie ?

 

 

 

2 - d'Oussama Ben

 

L'exécution d'Oussama Ben Laden par les forces spéciales américaines en mai 2011 n'a pas mis fin aux exactions d'Al- Qaida. Paris et Washington ont aujourd'hui les yeux rivés sur l'Algérie, berceau de la dernière filiale d'Al-Qaida : Aqmi, Al-Qaida au Maghreb islamique. Active en Tunisie, au Maroc, en Lybie, au Mali, au Nigéria ou encore en Somalie, cette mouvance terroriste continue à appeler les populations à se mobiliser contre l'Occident, à multiplier les attentats et les prises d'otages. En compagnie d'analystes de la mouvance Al-Qaida, ce film tente de dénouer les fils d'une histoire complexe qui fait encore et toujours l'actualité.

 

 

 

 L'élimination d'Oussama

 L'élimination d'Oussama Ben Laden, en 2011, semblait signer la fin d'al-Qaida et de sa menace terroriste. Depuis, sa « cooccupation » du nord du Mali puis l'intervention française pour l'en déloger ont braqué les projecteurs sur al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), sans rien en dévoiler ou presque. Réalisée avant ces événements, l'enquête de Patrick Barbéris est plus que jamais bienvenue pour éclairer la généalogie de la mystérieuse organisation qui opère dans tous les pays du Sahel.

La facture classique (analyses de témoins et d'experts mêlées à des archives) se révèle adéquate pour suivre « la piste du terrorisme », tant elle est sinueuse, semée de paradoxes. Descendants du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat), lui-même issu d'une scission au sein du GIA (Groupe islamique armé, de sinistre mémoire pour ses attentats et ses massacres de civils pendant la sanglante décennie 1990 en Algérie), les militants d'Aqmi ont reçu par deux fois le coup de pouce des Américains. Le premier quand ceux-ci soutinrent les djihadistes algériens venus combattre les Soviétiques en Afghanistan. Le second, involontaire, lors de l'invasion de l'Irak, qui eut pour effet de remobiliser des islamistes, alors en perte de vitesse, et déboucha sur l'affiliation du GSPC à al-Qaida. Dernier paradoxe, et pas des moindres : comment une « petite troupe hétéro­clite » plus ou moins réduite au banditisme parvient-elle à inquiéter de grandes puissances ? En donnant quelques réponses, Patrick Barbéris met en lumière l'intérêt stratégique d'une région au carrefour de trois mondes (Afrique, Europe, Orient), riche de ressources pétrolières, gazières et minières. —

 


Sur la piste du terrorisme islamique
 

 

A voir : Sur la piste du terrorisme islamique - YouTube, Une histoire du terrorisme 1 : Une histoire du terrorisme - Télévision - Télérama  : Une histoire du terrorisme : liste des épisodes

Acte 3 : les années jihad (1989-2011) - vendredi 15 février 2013
Acte 2 : les années de poudre (1970-1989) - vendredi 08 février 2013
Acte 1 : les années de libération (1945-1970) - vendredi 08 février 2013

 

Comment l'Etat instrumentalise le terrorisme | Rue89

 

Sanglante concurrence entre al-Qaida et Daech

Ce nouvel assassinat du groupe Ansar al-Islam s'inscrit dans un contexte de concurrence avec la branche locale de l'Etat islamique, qui multiplie également les exécutions ciblées.Les deux militants assassinés collaboraient au magazine Roopbaan. Qualifiée de «secte d'homosexuels» par le communiqué d'Ansar al-Islam, cette publication est l'unique organe de presse LGBT du Bangladesh  Il a déclaré la guerre à Al-Qaida, qui le jugeait trop violentAutrefois aux ordres d’Al-Qaida, Abou Bakr al-Baghdadi a bien grandi. L’Etat Islamique a récemment déclaré la guerre à l’organisation d’al-Zaouahiri. Al-Qaida lui reproche son extrême violence contre les chiites mais surtout sa tentative de contrôle du Front Al-Nosra en Syrie, aux ordres d’Al-Qaida.L’Etat Islamique est sans doute la plus grosse menace qui pèse actuellement sur Al-Qaida. Pour la première fois, l’ennemi cherche à truster la place de porte-étendard du jihad. Et il vient de l’intérieur.

Ce qui peut être aussi possible est une mise en concurrence entre les différents groupes djiadistes pour la suprémacie médiatique, politique et militaire. Alger craint l’influence grandissante de l’EIIL

An al-Qaeda breakaway group calls on Muslims throughout the world to swear allegiance.Inside Story Last updated: 30 Jun 2014 21:01LIRE AUSSI:Le "Calife" Abou Bakr Al-Baghdadi veut détrôner Al-Qaïda et Aymen Zawahiri dans la mouvance jihadiste


Selon Mathieu Slama, spécialiste de la communication de crise, la surenchère bat son plein entre les deux mouvements djihadistes rivaux: «al-Qaida et Daech sont en concurrence permanente», explique-t-il au Figaro. «Sur les réseaux sociaux, l'Etat islamique ridiculise régulièrement al-Qaida et son chef, le vieil Egyptien Ayman al-Zawahiri. De son côté, al-Qaida ne reconnaît pas la légitimité de Daech.» Les deux groupes sont également en conflit idéologique, la mouvance crée par Ben Laden ne défendant pas le califat proclamé par l'Etat islamique. «al-Qaida est en déclin par rapport à Daech, donc le groupe multiplie les attaques dans certaines zones pour bien marquer son territoire», décrypte Mathieu Slama. «Cette concurrence est également visible dans la propagande d'al-Qaida, qui a élevé ses standards et repris les codes de l'Etat islamique pour rétablir son niveau face à son rival». 

 

Les pays composants les deux coalitions internationales contre Daesch et le terrorisme islamistes ( qui a endeuillé les pays européens et fait monter les mouvements et partis d'extrême droite, le replis communautaires ) a tout misé sur la solution sécuritaire et militaires aux détriments d'autres solutions plus efficace. daesch profite des guerres confessionnelles instrumentalisées par des dictateurs cyniques et ses bailleurs de fond devant des occidentaux impuissants.  Un enieme  accord américano-russe prévoyant un arrêt des combats sur deux fronts en Syrie mais excluant la ville d'Alep, en proie à de violents combats, entrera en vigueur demain à l'aube, ont annoncé aujourd'hui des sources américaines, syriennes et russes. Un regain de violence aussi brutal que le symbole qu'il véhicule: l'assassinat, par Damas, des derniers espoirs nés de la fragile trêve entrée en vigueur le 27 février dernier. La situation en Syrie est à "plusieurs égards hors de contrôle", a déclaré lundi devant la presse à Genève le secrétaire d'Etat américain John Kerry. 

 IDÉO - A Raqqa, deux femmes ont filmé le quotidien en caméra cachée :

 

 

Barack Obama a proclamé avec le plus grand sérieux à la convention démocrate de Philadelphie qu’il reviendrait à Hillary Clinton de défaire Daech. En transmettant ce lourd fardeau à son éventuelle héritière, Obama se comporte une fois encore de manière aussi irresponsable que son propre prédécesseur, George W. Bush.

"... la décision d'envahir l'Irak en 2003 fut un désastre pour l'Amérique et pour le monde, dont nous payons encore la facture avec l'organisation Etat islamique "

"Les Etats-Unis ont dépensé au bas mot quelque 2.000 milliards de dollars, perdu et provoqué la mort de dizaines de milliers de vies humaines en intervenant en Irak sur la base d'un mensonge orchestré par le petit noyau idéologique néoconservateur de l'administration Bush.

Les dépenses militaires dans le monde se sont élevées pour la seule année 2015 à 1.676 milliards de dollars, à comparer avec le coût total du programme Apollo qui permit d'envoyer pour la première fois un homme sur la Lune : 163 milliards de dollars actuels, à peine 10% des budgets militaires mondiaux sur un an."

La seconde erreur est d'avoir laissé la situation en Syrie s'embourber avec la multiplication des acteurs locaux, régionaux et internationaux aux intérêts contradictoires

 


Les années Obama (3/4) - ARTE
 

En 2006, Obama arrive a la présidence américaine. L'enjeux : effacer l'héritage désastreux de la présidence Bush.

 

 

Aujourd'hui, je vous propose cependant de nous intéresser à une autre matière première elle aussi au coeur de l'actualité... le pétrole. Alors que l'Irak s'enfonce dans la guerre civile et les troubles politiques et religieux, la question de l'approvisionnement en pétrole refait surface. Le pays est en effet un des principaux producteurs d'or noir au monde et alors que toutes les prévisions indiquent une augmentation de la demande et de la consommation mondiale, la moindre tension sur les approvisionnements se retrouve dans les cours. Allons-nous voir le cours du baril s'envoler ?

Avec une progression de 4,4% en un mois, le cours du Brent, le pétrole européen, fait mieux que la plupart des autres classes d'actifs. La raison ne vous aura pas échappé : l'Irak, le deuxième plus gros producteur de l'OPEP, est aujourd'hui menacé par un groupe extrêmement radical, les djihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL).  A la tête de l'organisation, un homme : Abou Bakr Al-Baghdadi, sacré "terroriste le plus puissant du monde" en décembre dernier par Time (article en anglais). L'homme est présenté comme un "extrémiste irakien ambitieux" par la New York Review of Books (article en anglais). Né en 1971, Al-Baghdadi est irakien : il est originaire de Samarra, une ville située à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad, la capitale.Il a rejoint Al-Qaïda en 2003, lors de l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis, raconte Bruce Riedel (en anglais), ancien analyste de la CIA, aujourd'hui expert à la Brookings Institution, un think-tank américain. Le département d'Etat américain (en anglais) le surveille de près et a offert une prime de 10 millions de dollars pour toute information qui permettrait sa capture.

Ils se sont ainsi emparés de Mossoul, la 2e plus grande ville irakienne et menacent Bagdad. En s'emparant de Mossoul, l'EIIL s'est arrogé un véritable trésor de guerre. Non seulement la ville est riche et sa région dispose d'importantes ressources pétrolières mais surtout, la banque centrale de Mossoul recelait 492 millions de dollars – de quoi financer sans trop de problèmes la poursuite de leurs opérations.

 

 

Daech profiterait aussi du trafic de migrants

Dans une interview au JDD, Franco Robert, procureur national de la Direction antimafia et antiterrorisme de Rome estime que «la logique conduit à penser (que) l'État islamique se finance aussi avec le trafic de migrants", tout en concédant qu'«il n'y a pas de preuves formelles».

«Le groupe contrôle des pans de territoires de deux pays de provenance des ­migrants, l'Irak et la Syrie, ainsi que des régions d'un pays de transit et d'embarquement comme la Libye» rappelle le spécialiste italien. Et de poursuivre : «Il est impensable qu'une organisation de type terroristo-mafieux qui contrôle ces territoires et les activités qui s'y déroulent ne tire pas profit de ces activités. En imposant par exemple des pots-de-vin ou des pourcentages sur les ­profits illicites.» Autement dit lorsqu'il y a une aggravation des tensions sociale, économique et sécuritaire dans les pays visées, Daesch se porte bien
LIRE AUSSI:
Pétrole, taxes, trafics d'humains: comment Daech se finance
Comment Daech organise son lucratif marché pétrolier
La France achète-t-elle du pétrole de Daech ?

 

Le centre de l'Irak est lui aussi en grande partie sous la coupe de l'EIIL qui a pris Fallouja, une importante ville à 60 km à l'ouest de Bagdad (Faloudja, première ville à être tombée entre les mains des combattants de l'EIIL en janvier dernier). Et ce week-end, l'EIIL s'est emparé de 3 nouvelles villes. 

 

 

La montée en puissance d'un groupe comme l'EIIL (  l'Etat islamique en Irak et au Levant) trouve son origine  dans le maelstrom irakien, pays dans lequel les tensions religieuses (essentiellement entre sunnites et chiites) ont été attisées et soutenues par le régime de Saddam Hussein. Pendant des années, celui-ci a ouvertement favorisé les sunnites aux dépends des chiites.

 

Depuis sa chute, la situation s'est en grande partie renversée. Les sunnites se plaignent d'être exclus de la rente pétrolière. L'EIIL a ainsi rapidement progressé dans le nord de l'Irak, région dans laquelle il peut compter sur un important soutien de la population sunnite.

 

A cela il faut ajouter une contagion de la guerre civile syrienne. En effet, l'EIIL, bien que né en Irak, a pu acquérir une couverture médiatique et une expérience des combats en Syrie où il est engagé dans la lutte contre le régime de Bashar Al-Assad. Il a d'ailleurs pris le contrôle d'une partie de la Syrie, près de la frontière irakienne, s'assurant ainsi une solide base arrière.  M. Kerry, qui tente de sauver la trêve en Syrie, s'exprimait à l'issue d'une rencontre avec l'envoyé spécial de l'ONU sur la Syrie, Staffan de Mistura.

 

Des djihadistes inspirés par l'armée américaine

L'EIIL adopte aussi certaines méthodes de l'ennemi américain à l'instar du Hezbollah libanais, qui avait formé ses combattants au contact de l'armée israélienne pendant l'occupation du Sud-Liban dans les années 1990. Comme la guerre contre la drogue a contribué à la création d'empires mafieux, la guerre contre le terrorisme a créé à son tour un monstre d'une nouvelle dimension. L'idéologie djihadiste d'al-Qaida s'est nourrie en Irak de la vieille rivalité entre chiites et sunnites. L'occupation américaine a servi à recruter les combattants, et à leur donner une école de guérilla ; comme dans un processus darwinien, ceux qui ont survécu sont les plus adaptés. La guerre civile syrienne a fourni une expérience supplémentaire à des milliers de djihadistes. La perte de contrôle de Damas sur l'est de son territoire a enfin fourni au mouvement la base territoriale qui lui a permis de se lancer à l'attaque du nord de l'Irak.

 

 

Comprendre la guerre en Syrie en cinq minutes - Le Monde :

Documentaire sur la guerre à Alep en Syrie réalisé par ... - YouTube :

 Syrie, dans l'enfer d'Alep (Ligne de Front) - YouTube :

 

 

 

 

 

De ce qui était autrefois le cœur économique du pays, il ne reste presque plus rien. De la vieille ville classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, ne subsistent que des ruines. Méthodiquement, les chars, les mortiers et les hélicoptères de Bachar Al-Assad ont détruit des quartiers entiers.

Pour contrer l'effet de cette vidéo, le gouvernement irakien a diffusé un clip montrant un djihadiste jouant avec un serpent apprivoisé qui disparaît dans des flammes à l'arrivée d'un soldat irakien

Enfin, derrière la progression de l'EIIL se profile le conflit entre l'Arabie saoudite (sunnite) et l'Iran (chiite), la première étant clairement soupçonnée de financer l'organisation terroriste sunnite.

L'Iran, s'inquiétant du possible établissement d'un califat sunnite en Irak, envisage même une alliance avec son vieil ennemi les Etats-Unis pour tenter de stopper la progression de l'EIIL. Intervention conjointe à laquelle l'administration américaine ne semble pas opposée puisque, selon les sources diplomatiques officielles, de "brèves discussions" ont eu lieu entre les 2 pays.

Face à cette progression, l'ONU et les Etats-Unis semblent cependant hésitants quant à la conduite à suivre. Revenir en Irak est un pari dangereux pour Barack Obama, 2 ans à peine après avoir retiré ses troupes du pays.

La question du pétrole pourrait une nouvelle fois faire pencher la balance

Car tout ce que le monde compte de consommateurs de pétrole a les yeux braqués sur le pays... et ses ressources de pétrole, les 5e de la planète.

 

Selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE), la demande mondiale devrait augmenter de 1,3% par an d'ici 2019. Or l'Irak devait augmenter de près de 1,28 million de barils sa production journalière sur les 5 ans à venir. Avec ce doublement de sa production, l'Irak devait ainsi contribuer à plus de la moitié de l'offre supplémentaire de l'OPEP.

Mais cela, c'était avant la percée de l'EIIL. L'avancée des djihadistes dans le nord et le centre du pays menace une partie de ses réserves pétrolières, et tout particulièrement les champs du Kurdistan. Depuis mars, une partie de la production irakienne est ainsi au point mort.

 

La fébrilité des marchés est accentuée par la stagnation voire la baisse de la production dans certains pays comme producteurs, embourbés dans des crises politiques internes, comme la Libye ou le Nigéria.

 

La diplomatie américaine est manifestement à l’épreuve. On n’entend pas beaucoup les Etats-Unis quand l’Arabie, le Qatar, le Koweït ou la Turquie interviennent ouvertement dans les désordres de Syrie et d’Irak. Ou quand le Maréchal Sissi restaure en Égypte une dictature bien plus oppressive que le régime de Bashar el-Assad. Ou quand la Libye sombre dans "l’anarchie sanglante". Ou quand le Président Obama débloque 600 millions de dollars au profit de l’opposition syrienne (laquelle ?) comme il vient de le faire hier. C’est une position qui va être de plus en plus difficile à tenir à mesure que la situation dégénère en chaos régional et s’analyse en marche victorieuse des ennemis djihadistes de l’Occident et de l’Amérique.

 

Quelles conséquences pour le cours du pétrole ?

Pour l'instant, il faut bien reconnaître que les conséquences sur l'approvisionnement mondial du pétrole restent limitées. Les exportations irakiennes de brut se maintiennent et la flambée des cours est jusqu'à présent restée limitée – le Brent a bondi jusqu'à 115 $, un plus haut depuis septembre 2013.

 

Mercredi dernier, on apprenait que l'EIIL avait attaqué la principale raffinerie du pays, située à Baïji, à 200 km au nord de Bagdad. Mais là encore les conséquences devraient être réduites pour le pétrole : "L'attaque contre la principale raffinerie de Baïji peut constituer une source de pétrole pour l'EIIL et ses partisans (...). Mais elle ne fournit pas de pétrole hors d'Irak et l'impact de l'attaque est probablement moindre que ce que l'on craint", expliquait à l'AFP Rebecca O'Keeffe, analyste chez Interactive Investor.

En effet, les principales ressources pétrolières sont situées dans le sud du pays, loin du champ d'action actuel de l'EIIL.

Les djihadistes peuvent-ils progresser vers le sud et menacer une région d'où part 90% des exportations irakiennes ? C'est une possibilité mais plusieurs obstacles devraient ralentir la progression de l'EIIL.

Premièrement, les sunnites y sont moins nombreux et l'EIIL ne bénéficiera pas du même soutien plus ou moins actif de la population. Ensuite, ni le gouvernement irakien, ni les Etats-Unis, ni encore les pays voisins ne souhaitent voir la guerre civile progresser vers le sud et menacer ce qui constitue la principale richesse du pays.

 


Reste que sur le moyen/long terme, la progression de l'EIIL et la montée des périls en Irak n'est pas une bonne nouvelle pour le pays et sa production de pétrole.

 

L'instabilité politique ne devrait pas favoriser les investissements étrangers, indispensables au secteur pétrolier pour accroître sa production. "Il est important pour l'Irak qu'il y ait un processus politique qui normalise la façon dont le pays est géré, qui en fasse un bon endroit pour investir", notamment à partir de 2016, quand est prévue la prochaine grande vague d'investissements dans l'exploration, explique Hans Nijkamp, président pour l'Irak du groupe pétrolier britannique Shell, à l'AFP.

Certains investisseurs pourraient préférer des pays politiquement plus stables, comme le Brésil ou l'Amérique latine en général. . 


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