27.04.2012
Le risque systémique
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Nous vivons dans un monde interdépendant ou tout va très vite le bon comme le mauvais : L'interdépendance économique est le fait que les économies de deux ou plusieurs pays sont liées les unes aux autres et qu'une décision ou un évènement dans un pays ou dans une partie du monde aura des conséquences sur les autres économies. Les produits dérivés sont les causes les plus graves de par leur effets amplificateurs (effet levier a la hausse/ a la baisse) de ce qu’a pu créer la libéralisation de l’économie accéléré dans les années 1980) LES INTERDEPENDANCES ECONOMIQUES
Plusieurs formes d'interdépendance sont distinguées :
· interdépendance structurelle : un événement économique touchant un pays affecte automatiquement l’évolution économique de l’autre pays ;
· interdépendance des objectifs : la réalisation des objectifs de politique économique d'un pays dépend de la réalisation des objectifs de politique économique des autres pays ;
· interdépendance des chocs exogènes : l’interdépendance des économies entraîne la transmission entre elles des chocs qui viennent les frapper ;
· interdépendance stratégique : la politique économique optimale d'un pays dépend des mesures prises par l’autre pays.
Marxisme économique - Wikipédia
(..), Baisse tendancielle du taux de profit :. (…) . À terme donc, le capitalisme croule sous le poids de ses contradictions, c'est l'état de crise permanent, qui ne peut être évité que temporairement par l'expansion économique à des marchés vierges, ou par l'emballement de la croissance technologiqueNB :Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux. (...) 3 Le Capital explique pourquoi il ne suffit pas d’être un bon réformiste . cf Le Capital - travail, cf La crise dans les années 30 et Aujourd’hui ( voir Chris Harman), Alternative libertaire - Le capitalisme est malade, achevons-le !, Crise financière (1) : Pourquoi ? Histoire du capitalisme moderne ..., Le Jeudi - La crise permanente du sens
Le risque systémique est un des risques les plus importants pour le secteur financier, l’économie, les citoyens et les travailleurs. Qu’en dit l’AMF Risque systémiques, crise financière et régularisation » ( Format PDF : AMF Lettre , Rapport annuel 2010 de l'AMF :
: « Ce scénario catastrophe a failli se réaliser lors de la faillite de la banque Lehman Brothers en 2008 ( et toujours d’actualité, le capitalisme néolibérale et la crise permanente). Cette faillite a aggravé « la crise », notamment par parce que les liens entre les acteurs étaient souvent tissés sur les marchés OTC a travers les relations de Gré a Gré, « non encadrées et surveillées » qui seraient touché sur un marché organisé. Quelles Banques et quels fonds d’investissement seraient fragilisés par des pertes importantes ? Personne n’avait de réponse. C’est un climat de défiance/ méfiance que les marchés a été fortement perturbé, nécessitant l’intervention massive des états, mondialement, pour « relancer la machine ».
Cet épisode a eu des répercussions directes et indirectes sur l’ensemble des agents économiques, aggravant lourdement la crise financière et provoquant une crise durable. Il a renforcé la thèse favorable à une réglementation adaptée a des produits pour leur produits et les techniques les plus risqués (titrisation et dérivés de crédits). Il a également engagé une réflexion dans le sens d’un contrôle plus poussé des acteurs clés des marchés financiers que sont les agences les établissements de crédit. Cette réflexion a donné lieu a des projets de renforcement de la réglementation prudentielle et des mesures pour les Hedges Funds ou les banques de taille si grande qu’elles constituent un facteur de risque systémique ( too big to fail). » LA CRISE BANCAIRE ET LA RÉGULATION FINANCIÈRE ( format PDF Documentation française)
Plus clairement, une banque dite systémique caractérise de grands établissements financiers de réseaux qui, par leur taille ou par la nature de leurs activités, sont susceptibles de déstabiliser la planète en cas de faillite. Les banques familiales échappent donc à ce principe. Pourquoi les grandes banques "systémiques" sont dangereuses : Rappelons que les quatre plus grosses banques françaises (BNP Paribas, le Crédit Agricole, la Société Générale et la BPCE) sont exposées à hauteur de 31 milliards d'euros à la dette souveraine des PIGS (Portugal, Italie, Grèce et Espagne). Elle ( « La crise » a renforcé les plus petites et solides. leur modèle d'affaires est de préserver et valoriser le capital de nos clients", explique à L'Agefi Dominique Benoit, directeur général France de Pictet.
Sans oublier l'exposition de ces quatre mastodontes à la dette LBO (leverage buy out). » Qui s'élève à plus de 20 milliards d'euros. Ces montages financiers permettent de prendre le contrôle d'une entreprise majoritairement par endettement (la dette est financée par les dividendes de la société rachetée). Au cours des cinq prochaines années, 550 milliards de dollars d'emprunts LBO vont arriver à maturité en Europe, dont 86 milliards en France. En temps de crise, les dividendes se font de plus en plus rares. Le taux de défaut est en hausse, et pourrait exploser dans les années à venir ».
Les CDS (credit default swaps) sont un autre danger auquel sont exposées ces banques. « Si une banque a vendu plus de CDS que ses fonds propres ne le permettent, elle peut se retrouver en difficulté. Cela s'est plutôt bien passé avec le défaut partiel de la Grèce, mais n'oubliez pas que le risque court encore sur l'Italie, le Portugal, l'Espagne et même sur la France ».
Les produits dérivés : Un risque représentant trois fois le PIB mondial
Les produits dérivés sont "la viande et les produits à base de viande" des marchés financiers.
Une des dernières conséquences de la libéralisation de la finance dans les années 1980, les marchés financiers à des effets secondaires catastrophiques ?
Évaluer les risques des marchés de produits dérivés, aujourd'hui en forte expansion. Le marché mondial des produits financiers dérivés est énorme, c'est incontestable, avec un 'effet destructeur potentiel de ces titres obscurs, opaques,
Les produits dérivés financiers représentent des sommes énormes, dangereuses, spéculatifs : "Les marchés des produits dérivés sont énormes sur une base brute mais relativement modestes sur une base nette". Selon cette logique, une banque qui a acheté pour une valeur de 1 000 milliards de dollars de swaps de taux d'intérêt espagnols à un premier vendeur mais qui a vendu à son tour pour 1 000 milliards de dollars de swaps de taux d'intérêt espagnols à un tiers a une "exposition nette" nulle. Si les marchés financiers doivent buter sur un nid-de-poule ou deux, cette "exposition nette nulle" a le potentiel de se comporter beaucoup plus comme une exposition brute de 2 000 milliards de dollars. Comment ? C'est très simple. Si l'une des parties ou plusieurs parties de ces énormes transactions manque à ses obligations, elle déclenche un effet domino. Très simple... et pas difficile à imaginer
Lehman n'était qu'une simple bande-annonce
« En fait, nous avons déjà vu la bande-annonce de ce film d'horreur. La faillite de Lehman Brothers en 2008 n'a pas uniquement sonné le glas d'une banque d'investissement prestigieuse mais également celui d'une importante contrepartie à plusieurs contrats de produits dérivés. Sans Lehman, des milliards de dollars "d'exposition nette nulle" sont du jour au lendemain devenus des milliards de dollars d'exposition pure et simple -- c'est-à-dire de risque non couvert C'est à ce moment que le Trésor US a arrêté la cascade de dominos à coups de milliers de milliards de dollars de billets fraîchement imprimés et de garanties gouvernementales. Résultat : les dominos ont non seulement cessé de tomber mais les banques de Wall Street ont également pu rapporter leurs dominos renversés à la Fed pour les échanger contre de l'argent liquide. Malin, n'est-ce pas ?».
Mais qu'arrivera-t-il la prochaine fois ? La puissance de crédit et la complaisance de l'Etat américain suffiront-elles pour empêcher une catastrophe sur les marchés des produits dérivés ? . Voici le topo
Ce qu'est vraiment l'"exposition nette"
« Sur les marchés des produits dérivés, le terme "exposition nette" sous-entend un sentiment de certitude et de fiabilité -- un sentiment d'équilibre finement calibré. En réalité, vue de plus près, "l'exposition nette" ressemble à deux ivrognes appuyés l'un sur l'autre. L'équilibre net entre les deux ivrognes tient tant que les deux ivrognes s'appuient l'un sur l'autre, (....) . Sur une "base nette", ils se comportent comme s'ils étaient complètement sobres. Mais que se passe-t-il si l'un des ivrognes tourne de l'oeil et tombe à la renverse au lieu de pencher vers son compère ? "Cela n'arrivera pas", telle est la réponse experte de l'industrie des produits dérivés. "Cela n'arrivera pas. Ne vous inquiétez pas. Les quatre plus grandes banques opérant sur les marchés des produits dérivés maintiennent des niveaux d'exposition nette tout à fait raisonnables » cf hedge funds
Je n'en suis pas convaincu. Je soupçonne que ces niveaux d'exposition nette restent cachés... que jusqu'au moment où ils ne le seront plus. En outre, ces expositions augmentent rapidement. Depuis 2000, la valeur nominale des encours sur les produits dérivés américains a augmenté 10 fois plus vite que le PIB mondial. Au dernier comptage, les banques américaines avaient créé plus de 200 000 milliards de dollars de produits dérivés, selon l'Options Clearing Corporation -- une somme colossale, équivalente à environ trois fois le PIB mondial !
Encore plus effrayant, cet hallucinant amas de risque est fortement concentré à l'intérieur même de l'industrie financière. A elles seules, quatre banques détiennent 94% de tous les encours sur les produits dérivés. L'exposition de JP Morgan à elle seule est supérieure au PIB mondial... tandis que l'exposition brute de Bank of America, Citigroup et Goldman Sachs n'est guère très loin.Le risque systémique - citizen Khane
Les différentes directives sur le marché financier (Bale I, II et III, lois Lagarde, …. C’est directives sensé sécurisé le milieu bancaires et financier et ces clients n’est pas suffisant, comme le montre les pertes dans leur bilan rattrapait par des placements risqués sur les crises grecques, Espagnoles…. Pour comprendre la crise grecque, Dossiers – les échos, La crise grecque a coûté 13 milliards d'euros aux banques françaises, CDS dans la crise grecque : risque de faillite sur les banques ... La Banque Postale fait les frais de la crise grecque, La Poste, victime de la crise grecque - LExpansion.com, Banques françaises, Crise grecque – le figaro économie, PDF] Résultats et Activité 2011 - La Banque Postale ( PDF), Crise financière : "les banques françaises sont moins exposées",
La défiance envers les institutions financières et politiques ont amené de nombreux départ et une augmentation de la volatilité des clients. Développement du mouvement des indignés a travers le monde, Un "transition day" a été lancé aux États-Unis sur une thématique précise qui est celle des banques. (....) . Selon une enquête : 1 européen sur 10 prévoit de changer de banque cette année : la fidélisation, nouvel enjeu pour les banques : Les agences doivent donc mettre régulièrement des formations de son personnel, des briefings quotidien. Les agences bancaires sont confrontés Le défi de la fidélisation client - Revue Banque : «. (...) ».
Comprendre ce système pour mieux l’analyser, se mobiliser, mettre des actions concrètes CHAPITRE 3 LES CIRCUITS DE FINANCEMENT DE L'ECONOMIE ..., financement direct indirect, Finance directe et indirecte - Alternatives Economiques , format PDF : L'INTERMÉDIATION FINANCIÈRE , google , Typologie des Hedge Funds - Vernimmen.net, Desalgorithmes financiers qui présentent de gros risques, Le néolibéralisme : et la prochaine une bulle ( et crise) d'anthologie, le problème des cds, crises, , dettes souveraines, crise institutionnalisée, chomage, l’absurdité et de l’opacité du système stress tests, ratio de solvabilité, démocraties, oligarchies, perdre le contrôle, finance, crise institutionnalisée, LA TENDANCE INEXORABLE : etats-unis : la spirale : dette totale, chomage précarisation,
, Edward Bernays, le père de..., La Grèce préfigure la..., Documentaire: City de Londres, la finance en eaux troubles , La détente des marchés ne signifie pas que la crise est finie , Pays-Bas: Le parlement approuve un budget de rigueur, L'agence Standard and Poor's dégrade encore la note de l'Espagne de deux crans, Présidentielle en direct: Selon Mélenchon, Sarkozy «utilise des mots tirés de la Collaboration»... Hollande maintiendra la loi sur la burqa..., Pourquoi Sarkozy gouvernera avec l'extrême droite , «Des paroles et des actes»: Que faut-il retenir des interventions d'Hollande et de Sarkozy? Spéculation sur le bien commun, face au chaos capitaliste organisons nous pour l'anarchie 1/5, En quoi c'est une crise. , néolibéralisme : dates et noms, La constituante en marche, , ,
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19.11.2011
Un exemple de l’absurdité et de l’opacité du système stress tests du ratio de solvabilité des banques
Une explication, pour que vous compreniez bien les risques, les enjeux et leurs conséquences :
Un schéma de la finance ( photo) :
La finance est devenue folle, comme le montre se schéma, avec la déréglementation et la financiarisation de celle-ci. La désintermédiation déréglementation et la financiarisation de celle-ci. La désintermédiation : « Permet aux entreprises d’obtenir des ressources sans passer/ chercher de financement par le crédit bancaire. Le marché des capitaux : rencontre entre l’offre/demande de capitaux sans passer par les banques. Cela a rendu les banques, mais plus largement la finance plus forte que les états, avec les conséquences sur l’économie réelle que nous connaissons actuellement, dés qu’elles se retrouvent en difficulté.
Du crédit des subprimes (commencé ou apparu avec titrisation des crédit immobilier, des crédits prêtés aux ménages « un peu juste » financièrement et a taux variable. Avec la hausse des taux, les crédits se sont retrouvés impayé. La titrisation a été racheté par des crédit zinzins ( investisseurs institutionnels), banques vendent des titres, en rachètent en Junk Fund. Perte de confiance, action des banques en chutent. Les banquent arrêtent de financer l’économie. Le système bancaire est bloqué. L’état a garanti les prêt/ a presque nationaliser parfois ( sans contrepartie) ) sans régler/ aggraver le problème puisque les banques et l’économie réelle est touchée.
L’impossible sauvetage des banques - blog de Saltabank Extrait : « La taille des banques posent un réelle problème de renfloument, car leur poids financiers et leurs actifs dans l’économie nous rends trop dépendant, et la moindre crise nous impact directement et la moindre perte devient tout de suite gigantesque et les états , surtout que nous demandons peu/ pas de contrepartie. Je mets aussi ce lien Banque - Wikipédia – source wikipedia avec schéma du système financier. », [PDF] La Gestion de la Relation Client dans la banque
Du Produit National Net , on retranche - les risques ( de crédits, de liquidité et de transformations) C’est sur ces risquent que va porter mon post et l’inefficacité des Krach Test pour les évaluer.
Pas étonnant, puisque l’on entend encore le nom de Goldman Sachs dans la réalisation de ces test.- Les impôts. On obtient : Résultat Net d’exploitation ( RN Bénéfice ou perte). Cela permet de comprendre
Que valent les stress tests bancaires lors du 23 juillet 2010 ( soit il y a 15 mois). Logique en même temps : on n'arrête plus d'en faire passer aux établissements. Preuve de l'absence totale de crédibilité de ceux réalisés jusqu'à présent.
L'objectif était de savoir si, dans un scénario macro-économique et financier défavorable, les établissements bancaires européens pourraient continuer à afficher un ratio de solvabilité au-dessus de 6%.
Des résultats en trompe l’œil : seules 7 banques sur les 91 stressées avaient été recalées. Pas de chance, il ne fallut pas attendre longtemps avant de comprendre que ces résultats n'avaient pas grande valeur.
En effet, lors de la mise en place du plan de sauvetage irlandais de 85Mds€ en novembre 2010, 35Mds€ étaient destinés à recapitaliser les 4 grandes banques irlandaises (il s'agissait de Allied Irish Bank, Bank of Ireland, EBS et Irish Life)... qui avaient pourtant passé les tests haut la main quelques mois auparavant.
◊ Et puis, il y a eu le 15 juillet 2011…
Plus près de nous, l'autorité bancaire européenne a publié le 15 juillet 2011 de nouveaux stress tests bancaires. Le périmètre stressé comprenait toujours 91 banques (65% des actifs bancaires européens).
Deux scénarios ont été élaborés :
- un scénario de base reprenant les principales prévisions macro-économiques en vigueur ;
- un scénario adverse retenant des hypothèses théoriques de dégradation de l'économie : baisse de 0,5% du PIB de la zone euro en 2011, chute de 15% des Bourses européennes, plongeon des marchés immobiliers, hausse du coût de refinancement interbancaire. Pas de défaut souverain envisagé cependant...
Là encore tout le monde a pu partir (ou plutôt a cru partir) tranquillement en vacances cet été puisque les résultats de ce stress macro-économique et financier ont été très rassurants. Seules 8 banques sur 91 avaient échoué.
Vous connaissez la suite par contre : les marchés ont vite été rattrapés par l'Histoire avec un mois d'août catastrophique pour les valeurs bancaires et la faillite de DEXIA début octobre (qui, je le rappelle, avait pourtant réussi ces stress).
◊ On nous annonce aujourd'hui une troisième série de stress tests. Magnifique
Cette fois-ci – afin de gagner en crédibilité et afin de faire échouer un plus grand nombre de banques – l'autorité bancaire européenne (EBA) fixerait le niveau minimal du ratio de solvabilité à 9%.
Rappelons ce que signifie ce ratio de solvabilité : il s'agit du rapport entre les fonds propres réglementaires et les fonds propres qui servent à faire crédit et aux activités de marché. Pour obtenir le ratio de solvabilité, on multiplie ce rapport par 8%.
Ratio de solvabilité = (fonds propres/engagements) x 8%
En d'autres termes : plus votre numérateur baisse (par exemple dans le cas d'une baisse des fonds propres réglementaires suite à des baisses de résultats), plus vous dégradez ce ratio. De même plus le dénominateur augmente (les engagements dédiés au crédit ou aux activités de marché augmentent suite à des pertes sur les marchés par exemple), plus vous dégradez ce ratio.
Petite note à ce stade : ce que l'on appelle ratio core tier 1 est équivalent au ratio de solvabilité (le core tier 1 étant la définition dure, restrictive et contraignante).
D'ailleurs Goldman Sachs a récemment évalué que ces nouveaux stress pourraient conduire à des besoins de recapitalisation de 298Mds€. Sur les 91 banques européennes retenues, 68 échoueraient à ces nouveaux stress tests, en retenant une norme minimale de solvabilité à 9%.
Les analystes de la banque américaine se sont appuyés sur les hypothèses de décote suivantes sur les dettes souveraines périphériques :
- décote de 60% de la valeur des titres grecs ;
- décote de 40% sur les titres irlandais et portugais ;
- décote de 20% sur les titres italiens et espagnols.
Certes les stress de Goldman vont plus loin que tous ceux imaginés jusqu'à présent puisque là, pour une fois, on suppose des défauts partiels sur les dettes de certains souverains, ce qui conduirait effectivement les banques à passer des provisions dans leurs comptes et donc à se recapitaliser.
Nous apprenons que l'Autorité bancaire européenne donnerait jusqu'à mi-juin 2012 aux banques pour se recapitaliser avec deux alternatives :
- soit les banques acceptent de valoriser les dettes souveraines qu'elles détiennent à leur valeur de marché, auquel cas elles devraient porter leur ratio de solvabilité à 9% ;
- soit les banques refusent de valoriser dans leurs comptes les dettes souveraines à leur valeur de marché, auquel cas les exigences en termes de ratio de solvabilité seront plus fortes avec un niveau minimal porté à 9,5%.
Or on sait que les banques qui ont une part importante de dette souveraine très dépréciée dans leurs bilans sont plutôt grecques, espagnoles, portugaises et italiennes. Donc vraisemblablement, elles opteront pour la deuxième alternative et viser un ratio de solvabilité plus élevé et donc... se recapitaliser beaucoup plus.
Conclusion – même si ce n'est pas vraiment un scoop : ce sont les banques qui ont le plus de mal à se recapitaliser qui auront le plus de besoins en la matière.
On peut donc dire que la solvabilité des banques est réellement stressée en prenant en considération des décotes significatives sur les dettes souveraines. Mais ce problème de la solvabilité réglé... nous ne sommes pas au bout de nos peines car cela ne suffit pas. Vient désormais le problème de la liquidité.
Nous verrons cela plus tard
Bonne journée










