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13/01/2012

L’après pétrole : Le pétrole d'algues?

PEUX T'ON RIRE DE LA CRISE INSTITUTIONNALISEE AVEC TOUT LE MONDE ?
BONNE QUESTION ! CELA NE SEMBLE PAS TOUJOURS LE CAS....

Comprendre les enjeux politiques économique/financiers et géopolitiques.

"Pourquoi l'Iran nous inquiète-t-il autant ?

: Téhéran est elle  une menace ?. voir dans Dossier - Dernière chance avant la guerre, 5 scénarios catastrophe..., Le risque d’oligopole/ Oligarchies a été dénoncé dans le courrier international ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde , Une mine d'information -...

Pourtant, si l'on observe la réalité militaire, les faits parlent d'eux-mêmes. L'Iran est un nain militaire. Aucun porte-avion, une flotte réduite, des équipements militaires arriérés. Et devant eux, la cinquième flotte des Etats-Unis !

l’après pétrole,le pétrole d'algues,rire det tout,pas avec n'importe quiComment un pays qui n'arrive pas à raffiner son propre pétrole pourrait menacer sérieusement les Etats-Unis dans le Golfe ? Pourtant nous craignons l'Iran. Il aura suffi à l'Iran de déclarer que le détroit d'Ormuz pourrait être fermé pour immédiatement faire gagner 5 $ au Brent. La menace iranienne n'est pas tant militaire que déclamatoire.

J'utilise ce petit exemple pour vous démontrer à quel point le marché du pétrole est tendu, represente une impasse économique et politique et écologique comme toute les énergies fossiles. Et ils font  preuve d'une hypersensibilité dès qu'il s'agit de pétrole. J'ai bien entendu raison au regard de ce que peut provoquer un baril trop cher..web-reportage "Nigeria : la...

Sans nous en apercevoir, nous venons de connaître une sorte de "troisième choc pétrolier latent", comme le soulignait récemment le patron de l'Institut français du pétrole. Et comme tout choc, le système essaye de réagir.

En 1970, a été développé l'énergie nucléaire. Aujourd'hui, une nouvelle forme d'énergie est en train de se développer : le pétrole d'algues. (
Pétrole avec des algues - YouTube, leweb2zero.tv - Transformer le CO2 en pétrole grâce aux algues ...), sur Google : le pétrole d'algues. (oil from algae.)

Une nouvelle génération de biocarburant
Les biocarburants, ou biofuel, s'épuisent. Je veux bien entendu parler des biocarburants de première génération. Il s'agit de carburant fait à partir de maïs, de cannes à sucre, voire de betteraves.

Au début des années 2000, ils étaient présentés comme l'alpha et l'oméga du futur mix énergétique. Le pétrole allait bientôt être évincé. Puis les problèmes sont arrivés. En consacrant 40% de leurs plantations de maïs à la production d'éthanol, les Etats-Unis se sont rendu compte qu'ils avaient fait augmenter les prix de la céréale destinée à l'alimentation. C'est qu'entre-temps, les pays émergents se sont mis à manger des quantités astronomiques de maïs, et ont fait augmenter la demande.

De même au Brésil, la forêt amazonienne souffre tous les jours de la déforestation. Et l'éthanol joue un rôle important dans cette déforestation. C'est pourquoi on parle aujourd'hui de biocarburants de seconde génération. Produits à partir de biomasse non agricole, leurs productions ne privent pas les populations de nourriture.

L'armée américaine roule au biocarburant
La biomasse de cette nouvelle génération de biocarburant n'est pas encore bien définie. Sera-t-elle produite à partir d'algues, de bois, de déchets ou de crottes d'éléphant, comme est en train de le tester actuellement une compagnie hollandaise ?

Les pistes se sont multipliées ces dernières années. Mais certaines de ces biomasses sont déjà rentrées dans une phase "industrielle", après que plusieurs acteurs se sont montrés prêts à investir. C'est le cas notamment de l'armée américaine. En 2011, l'aviation américaine a décidé de se convertir partiellement aux biocarburants.

En décembre dernier, l'Agence logistique de la défense (DLA) ( voir sur Google, les article la concernant)  a commandé 1,7 million de litres de biocarburants à deux sociétés américaines de biocarburants ( click ici, google). Et c'est la Navy américaine qui en bénéficiera d'abord.

La stratégie est claire, elle vise à assurer à l'armée américaine une indépendance énergétique en fournissant un carburant made in America. Pour Ray Mabus, le secrétaire à la Marine, l'US Navy pourrait même "déployer un groupe aéronaval [...] utilisant 50% de biocarburants pour les navires et les avions" d'ici 2016.

Et il faut garder à l'esprit une chose : « l'armée américaine a toujours été un formidable vecteur d'innovations, qui se sont par la suite répandues dans le monde entier ».

Les avantages...
Ce sont les algues qui représentent la solution la plus prometteuse pour le développement des biocarburants de seconde génération. Plusieurs arguments jouent en leur faveur :

- les algues sont la plante qui croît le plus vite au monde ;
- elles sont extrêmement faciles à cultiver, car elles ne demandent pas d'eau fraîche ;
- elles sont extrêmement résistantes ;
- elles croissent en absorbant du CO2, ce qui ravira les écologistes ;
- surtout, 50% de leur poids est du pétrole !

Les compagnies américaines commencent à détenir de sérieuses parts de marché sur ce secteur. Ainsi des sociétés comme PetroAlgae poursuivent patiemment leur chemin.

Cependant, nous restons au premier stade de développement de cette énergie. Ces sociétés ressemblent encore à des start-up, et peinent à sécuriser des financements. Seule une association avec une société aux reins solides, comme une major de l'énergie, permettrait à ce type de compagnie de réellement décoller.

C'est exactement ce qui est en train de se passer en France. Mardi dernier, Total a conclu un partenariat avec Cellectis. Cette société française détient une expertise unique dans l'ingénierie des génomes. Elle apportera ainsi à Total une meilleure domestication des micro-algues. En contrepartie, Total apportera sa capacité à développer la R&D vers des procédés industriels.

« Matières à Profits conserve d'ailleurs Total précieusement en portefeuille. Vous pouvez profiter du développement de ce partenariat vous aussi en rejoignant nos lecteurs. Et aux investisseurs amateurs de paris, je recommande donc chaudement de suivre du coin de l'oeil Cellectis ».

L'après-pétrole passera obligatoirement par ce genre de pari risqué mais potentiellement révolutionnaire ».

Ou l’on retrouve Total dans tous les bons filons : gaz de schisme, GNL( : Total investit avec le Japon dans un projet gazier géant en Australie - AFP , Total investit avec le Japon dans un projet gazier géant en), pétrole, le pétrole d'algues… Les solutions alternative ne doivent pas être contrôler par les multinationales, aux grés de leurs intérêts, mais des peuples. voir    Compte-rendu « Ferme du bonheur »

14/09/2009

L’après pétrole :

 

"Toutes les économies ne sont pas aussi résistantes face à l'envolée du cours du brut. Selon les calculs de Patrick Artus, responsable de la recherche économique chez Natixis, une hausse du prix du baril n'affaiblira quasiment pas l'Allemagne, touchera la France, et pénalisera beaucoup plus encore l'Espagne. Ainsi, l'impact d'une hausse de 10% du prix de l'or noir en 2012 amputerait l'équivalent de plus d'un tiers de la croissance française prévue pour 2012 (0,5% escompté par Bercy)", nous apprend  Le Figaro.

 

Après les récentes catastrophes écologiques, économiques et sociales provoquées par des industrielles peux soucieux des normes de vie humaine et écologique «  No fracking Day » , de bien être sociale La fuite de gaz Total en mer du Nord hors de contrôle

"La France d'accord avec les Etats-Unis pour puiser dans ses réserves de brut", titrent Les Echos.

Pour des gens de la génération de mes grands-parents, qui ont vécu la Seconde guerre mondiale, les réserves sont une habitude bien ancrée dont il est difficile de se débarrasser

Lors de la guerre du Golfe, les Etats ont eux aussi stocké comme un petit côté fourmi bien assumé. En particulier en ce qui concerne le pétrole. C'est ce qu'on appelle des "réserves stratégiques". Après le choc pétrolier de 1973, alors que la plupart des pays ont douloureusement pris conscience de leur dépendance au pétrole, les pays adhérents à l'Agence internationale de l'énergie (AIE) se sont engagés à constituer des réserves de brut. Le pari risqué du recours aux stocks stratégiques de pétrole .

« Les Etats-Unis se sont donc constitués une réserve leur permettant de faire face en cas de coup dur. D'immenses réservoirs ont été creusés à quatre endroits différents. Ces cuves géantes, remplies de pétrole, doivent pouvoir assurer environ deux mois de consommation américaine ». « Les réserves françaises sont quant à elles constituées non pas uniquement de brut non raffiné, mais aussi de pétrole raffiné. Estimées à 17 millions de tonnes, soit environ 99 jours de consommation, elles sont stockées dans 235 sites différents ». « La décision de débloquer les réserves doit être collective – gouvernement, AIE et Union européenne. Pour le moment, la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont décidés à jouer la carte des réserves stratégiques pour faire baisser le cours du pétrole ».

 les stocks stratégiques

 

 Le succès » du gaz américain...
C'est un drôle de chassé-croisé auquel nous assistons actuellement sur les autoroutes énergétiques du Pacifique. La révolution des gaz de schiste. Ce sont bien entendu les Etats-Unis qui ont été à l'origine de cette « percée » technologique. Fracturation hydraulique et forage horizontal représentent désormais ce que devaient figurer la pelle et la pioche au XIXe siècle dans le Klondike.

 

Les défis de l’après pétrole sont nombreux. Comment gérer une population grandissante en terme alimentaire et énergétique sans détruire plus encore l’écosystème ?

 

La démographie  est un défis a plus d’un titre. Actuellement de 6 milliards d’être humains, la terre devrait voir sa population doubler, ce qui pose les problèmes des moyens de nourrir cette populations, de la dette (empreinte) écologique (a voir  le sujet déjà mis sur mon blog), des moyens de trouver des nouvelles sources d’énergies renouvelable et des problèmes de gestion des sols. Et bien sur le défis du réchauffement climatique et du sommet qui arrive en 2009.

Ces questions sont déjà fortement d’actualité pour la Chine et l’Inde. La chine à de nombreux mort lié a l’industrialisation des mines de charbon et de la pollution qui en découlent ainsi que de la gestion de sa démographie (une solution temporaire de l’obligation à l’enfant unique, mais qui n’est pas respecter dans les campagne, et au problème grandissant du vieillissement de la population que cela occasionne. Le système des retraites est sommaire).

 

Des risques de tension vont arriver non plus lié au pétrole (qui va finir par disparaître), mais par la maîtrise / gestion de l’eau, des ressources et du rendement agricole.

La gestion actuelle : une surexploitation des ressources (ex pèche : disparition des poissons)

Dans les années 1980, l’agro carburant été a la mode pour remplacer le pétrole. A l’époque, cela permettait de répondre aux surplus agricole. Malheureusement des enquêtes ont prouvé que cela n’était pas la panacée : rendement médiocre (alors que le besoin alimentaire va doubler), déforestation et hausse des prix.

 

Les défis : Doubler les rendements agricoles sur une même surface pour répondre a la démographie.

 

D’où cette urgence : L’humanité doit rentrer dans une solution stable pour la planète.

 

Concernant l’énergie : Est on capable de vivre avec ce flux d’énergie (développement durable)

Les solutions préexistantes : Hydrauliques ou le bois (copeaux), géothermie, le photovoltaïque. Les deux dernières sont en pleine expansion et sont intéressantes pour lutter contre le réchauffement climatique et répondre aux objectifs de réductions des gaz a effet de serre.

 

Le plus gros problème pour cette révolution concerne le domaine du transport. s (voir les articles : )

 

Enfin : Il faut se préparer au PIC pétrolier  20 ans avant son arriver . Pour finir, je reprendrais cette image de l’Arche de Noé «  qui l’a construit avant le déluge ».NB : Cette example pour montrer que des solutions existes. Voir ce reportage tiré de Zoom Europa « Complément Suède : un pays sans pétrole d’ici 2020  » , sur la ville Vaxjo. Vitrine de la futur ville à énergie renouvelable et de l’après pétrole. L’économie est l’écologie sont liée.

Intéressons-nous donc rapidement à la logique néolibérale est plus spécifiquement la spéculation sur les matières premières, les rapport de forces en précenses. ( déjà évoqués dans des articles sur gaz de schisme, greenwashing, Finance,Economie, société, agriculture et envronnement )

La rareté se paye et entretenue (L’attrait spéculatif )

En résumé donc, sur ce segment de niche, à part peut-être l'Allemand Wincor Nixdorf, les places sont rares... et ce qui est rare se paye : c'est la règle.

 

  Entrons dans le vif du sujet : nos ressources naturelles les plus nécessaires ne sont pas illimitées !

La crise dont je vous parle aujourd'hui touche les matières premières. Et le mur dans lequel nous fonçons les yeux bandés s'appelle tout simplement la pénurie. Sur le papier, l'épuisement exponentiel ressemble à ceci : image Epuisement des ressources. Actuellement, nous sommes juste à l'entrée du coude où commence la ligne de l'épuisement. Bientôt, cette demande va quasiment partir à la verticale, vers un point de non-retour. L'épuisement annoncé des ressources naturelles ( recherche Google 1 et Google 2)

Ce que j'ai essayé de faire jusque là, c'est vous faire ressentir à quel point le changement que nous allons subir sera rapide, fulgurant et les effets d’un système destructeurs q

Avec la raréfaction des matières premières essentielles à notre vie moderne, nous allons passer de l'illusion de l'abondance... à la pénurie -- et cela conduira à une hausse fulgurante des prix. : Vous pourrez l'observer sur les prix de l'électronique à écran tactile... des batteries pour les voitures hybrides... des pots catalytiques... mais aussi de nombreux biens de consommation courante, que l'on trouve en supermarché. Un exemple parmi tant d'autres ? Le cacao !

Selon certaines estimations, on peut s'attendre à une pénurie de métaux  comme le palladium (en 2023), l'or (en 2025), le zinc (2025), l'indium (2025), l'étain (2028) -- et la liste continue. Mais les dates précises importent peu. Ce qu'il faut savoir, c'est que les prix augmenteront bien avant que la pénurie soit déclarée. D'ailleurs, les cours sont déjà ultra-tendus par la demande exponentielle des pays émergents. Et la spéculation fera le reste... Pourquoi ? Tout simplement parce que le monde a évolué, et que nos besoins sont différents aujourd'hui de ce qu'ils étaient hier. Pratiquement toutes les matières indispensables à la vie moderne seront bientôt extrêmement coûteuses.

 

 Prendre conscience de cette crise des matières premières : c'est décisif !

«  Prenez le convertisseur catalytique de votre voiture, par exemple... Cela coute en moyenne plus de 500 euros pour fabriquer un pot d'échappement moins polluant en platine (ou palladium). Mais imaginez ce que d'un convertisseur catalytique coûtera dans huit ans – sachant que les déficits de l'offre de platine pourrait être 7,5 fois plus élevés qu'ils ne le sont actuellement. Alors ? Le cuivre est un autre excellent exemple. Il parait qu'on trouvait jadis des pépites de cuivre de 60 livres (27 kg) gisant sur le sol à proximité du site de Bingham Canyon, une mine de renom dans l'Utah. Mais pour extraire ce cuivre de la mine aujourd'hui, il faudrait retourner quatre tonnes et demi de roche -- à 4 000 mètres de profondeur ! Dans ces conditions, les coûts explosent.

Autre exemple : jusqu'à récemment, sortir de l'argent en creusant dans les meilleures veines de la planète ne représentait pas une énorme difficulté. Désormais, les sociétés minières offrent des dizaines de millions de dollars de récompense pour les nouvelles technologies capables de détecter des traces d'argent à partir de silice. Mais le fait que les gisements concentrés en or, uranium, cuivre ou nombreux autres métaux vitaux se raréfient pousse certains mineurs à avoir recours à toutes sortes de produits chimiques comme le cyanure, l'acide sulfurique, etc. Ces méthodes sont aussi polluantes que dangereuses pour les mineurs qui les manipulent. Mais alors, comment faire lorsque la demande augmente et qu'on n'a pas d'autres solutions sous la main ? On se prépare au pire...

Les gouvernements des pays développés à travers le monde comprennent eux-aussi. C'est pourquoi ils déploient toute sorte de stratégies pour tenter de verrouiller des ressources.

"La Russie est décidée à se lancer à toute vapeur et sans complexe dans la bataille géopolitique pour le contrôle des formidables ressources énergétiques de la région du Grand Nord." -- Le Figaro du 14/10/2007.

Mis à part le pétrole, la région regorgerait d'or, de platine, de manganèse, de plomb, d'étain et bien plus encore.

La Chine entre en jeu également -- avec une démonstration de force sur le terrain des terres rares par exemple et de plus en plus contestée :

"Les Etats-Unis, l'Union européenne et le Japon ont porté plainte, mardi 13 mars [2012], contre la Chine auprès de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) pour ses pratiques "déloyales" sur les exportations de métaux appelés "terres rares"." -- Le Monde du 14/03/12.

 La Chine produit plus de 95% des terres rares de la planète -- et elle n'est pas le seul pays à faire preuve d'un certain nationalisme en ce qui concerne ses richesses naturelles. Pour ce faire, je vous propose de commencer par découvrir deux matière premières parmi d’autres ( Paladium !

 La pire crise de matières du XXIème siècle, dans un système de crise permanente ? Prenez comme exemple le palladium. Le palladium est un métal précieux, très cher à extraire. Il n'existe qu'une poignée de mines dans le monde capable d'en produire à moindre coût. ( image Production du paladium en 2011)

Bataille de l'énergie.gif

Voici la répartition mondiale de la production de palladium dans le monde, pour vous donner une idée de ce qui va suivre. Retenez que les principaux producteurs sont la Russie et l'Afrique du Sud.

A l'heure actuelle, voici ce à quoi s'attendent les analystes pour 2012 et les années à venir :

  1. Augmentation de la demande de palladium. Rohit Savant, analyste chez CPM Group, projette une demande de cinq millions d'onces pour les catalyseurs et 1,3 millions pour l'électronique. Pour HSBC, la demande du secteur automobile, propulsé par la relance économique, se montera à six millions d'onces.

Je ne veux pas vous accabler de chiffres alors retenons l'essentiel pour ce qui est de la demande de palladium : elle a augmenté de 40% en deux ans -- et pourrait continuer sur ce chemin propulsée par la demande haussière des pays émergents.

  1. Baisse de la production en Afrique du Sud. L'offre du second producteur mondial de palladium pourrait connaître une baisse importante du fait de lourds problèmes de sécurité dans ses mines les plus importantes. Impala Platinium, par exemple, a perdu l'équivalent de 100 000 onces à cause de grèves. Dans ces cas, la production est tout simplement stoppée.
  2. Baisse de la production en Russie. Le plus gros producteur de palladium de la planète pourrait bien lui aussi annoncer une baisse conséquente de l'offre dès 2012. HSBC et Barclays anticipent un déficit. La première a annoncé que 500 000 onces avaient été vendues en 2011 à partir des stocks russes, mais que seuls 300 000 devraient être vendus cette année 2012.

Là encore, inutile d'aller trop en avant sur les chiffres. Retenez simplement que la taille réelle du stock de l'Etat russe a longtemps été un secret. Mais selon Barclays, l'offre des réserves russes pourrait chuter de 60% en 2012.

Pour dire les choses autrement, sachez que Norilsk Nickel, le plus gros producteur de nickel et de palladium du monde, prévoit que Moscou pourrait exporter pour l'année 2012 et 2013, 150 000 onces de palladium, contre 1,5 million exportés en 2007 : 10 fois moins !

Ce n'est pas seulement le cas pour le platine et le palladium.

Beaucoup des matières que je surveille actuellement sont sur le point d'opérer un virage à la verticale, comme dans le graphique je vous ai montré... ( Image :  L’Effet 5 dernière minutes sur l’épuisement des ressources)

L'or, l'argent, l'uranium, le rhodium, le cuivre, le rhénium, le plomb, l'yttrium, le nickel, le zinc, l'huile, la farine de maïs, le gaz, le sucre, la potasse, le phosphate, le ciment et plus encore...

 

Le cas du zinc est très intéressant pour illustrer :

Depuis 2007, les stocks n'ont cessé d'augmenter. En 2011, ils ont encore augmenté de 25%. Autrement dit, il y a un large surplus de zinc dans le monde, par rapport à la demande. Rien qui pourrait a priori pousser le prix du zinc à la hausse --Oui mais voilà... si les stocks augmentaient sans arrêt depuis cinq ans, pourquoi est-ce le cours n'a pas chuté ? Qu'est-ce qui a soutenu les prix ces dernières années ?

La réponse se trouve dans les fondamentaux du zinc. L'augmentation des stocks de zinc cache un problème profond : la fermeture proche de mines de zinc parmi les plus importantes au monde.

A titre d'exemple, je prendrais l'annonce du président de Brunswick, au Canada, qui a annoncé fin mars 2012 que sa mine ne contenait tout simplement plus de minerai. Ils sont contraints de fermer, mettant 900 personnes sur le carreau.

Autre exemple : Teck Resources Ltd, quatrième plus gros producteur de zinc de la planète, a fait des annonces on ne peut plus claires en février 2012, déclarant que la demande excéderait l'offre à cause 1- de la fermeture de mines et 2- de la demande exponentielle provenant de Chine et d'Inde.

"Nous pensons maintenant que le déficit est visible, c'est en train d'arriver", a annoncé Don Lindsay, président de Teck. En effet, les quatre des plus importants gisements de zinc, qui représentent au total un million de tonnes, vont fermer.

Mais ce qui est difficile à réaliser, c'est le changement a marche forcée radical au sein même de la population... Un changement vers une plus grande consommation par habitant.

Selon les dernières données, la majeure partie de la population mondiale passera de "pauvre" à "classe moyenne" en seulement 18 ans. Jetez un oeil à ce graphique : ( Augmentation de la classe moyenne mondiale de 150% en 18 ans)

 

La quasi-totalité de cette croissance va se produire dans les 141 pays répertoriés par le FMI comme "en développement" ou "émergents" -- pas en France ou en Allemagne, évidemment.

Le taux de croissance du PIB de ces pays devrait doubler celui des pays développés dans les huit ans à venir... seulement.

en 2010, ces marchés ont consommé, dans le monde : 59,6% de cuivre ,64,7% de nickel , 73% du minerai de fer, 62% de charbon métallurgique . Et cette liste ne comprend même pas les pays "nouvellement industrialisés" -- des géants comme la Chine, le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud, la Malaisie, le Mexique et la Turquie !

Eh bien il se trouve que le "développement" est précisément la période où les nations consomment le plus de ressources. Prenez le cuivre comme exemple.

 « les entreprises qui extraient ces matières -- et finalement, pour les consommateurs -- c'est que la croûte terrestre n'est pas une entité abstraite Elle mesure des milliers de kilomètres d'épaisseur -- et chaque percée dans la roche est également tout à fait concrète et extrêmement coûteuse Chaque percée enfin, doit impérativement se révéler rentable et si possible, durablement».

Ceci dit, si après tout ce que je vous ai raconté dans ce message, vous aviez encore ne serait-ce que l'ombre d'un doute quant à l'urgence dans laquelle nous nous trouvons...... je vous invite à consulter le rapport spécial de la Commission européenne sur les matières premières critiques datant de juillet 2010.

Ce rapport met parfaitement en évidence qu'au niveau de l'Union européenne, quatorze matières sont à un niveau critique. Citons-en quelques-unes des plus connues : le magnésium, le cobalt, les platinoïdes, les terres rares, le graphite, le tungstène qui seraient particulièrement exposées.

Je peux vous assurer que le constat est le même aujourd'hui ! Le fait est que les réserves accessibles par nos technologies sont bientôt à sec. Pour moi, c'est clair.

La différence entre ceux qui subiront la pénurie et ceux qui en profiteront via des investissements bien ciblés se joue maintenant -- j'espère que j'ai été très clair sur ce point.

 Vous l'aurez compris, la situation est grave, mais pas désespérée... enfin pas pour tout le monde.

A en croire Nicolas Hulot, interviewé dans le 20h de France 2 début avril 2012 :

"... la crise économique a masqué un temps la crise écologique... mais la crise écologique, quand elle va se combiner à la crise économique et à la crise financière, va provoquer une crise systémique qui va mettre en péril tous les acquis sociaux et démocratiques que nous avons eu depuis 150 ans." Je pense que les faits sont là -- et personne ne peut sérieusement contredire ces propos, encore moins la Commission européenne ou les grandes compagnies minières dont j'ai parlé dans ce message.

Nous sommes confrontés à un sérieux problème.

 

 

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