26.11.2011
la fin « D’Evenements » de Jacques prevert, tiré de Paroles
J’ai choisi de reprendre la fin « D’Evenements » de Jacques prevert, tiré de Paroles. Une sommes de proverbes et de chansons. Tout a fait adapter aux slogan : El pueblo unido jamás será vencido
». Peuple unis, ne sera jamais vaincu
« Chacun se regarde pleurer
Un chômeur assis sur un trottoir
Un taxi assis dans un boulevard
Un mort
Un autre mort
Un assassin
Un arrosoir
Une hirondelle qui va et vient
Dans un ciel couleur de ciel
Un gros nuage éclate enfin
Ouf
Il ne faut pas se laisser abattre
Il faut se soutenir
Manger
Les mouches lapent
Les petites Hirondelles mangent le pissenlit
La famille la mortadelle
L’assassin une botte de radis
Le chauffeur de taxi aux rendez vous des chauffeurs
Rue Tolbiac
Mange une escalope de cheval
Tout le monde mange sauf les morts
Tout le monde mange
Les pédérastes ( terme dans le poème)… les hirondelles
Les girafes…les colonelles
Tout le monde mange
Sauf le chômeur
Le chomeur qui ne mange pas parce qu’il n’a rien a manger
Il est assis sur le trottoir
Il est fatigué
Depuis le temps qu’il attend que cela change
Il commence a en avoir assez
Soudain il se lèven
Soudain il s’en va
A la recherche des autres
Des autres
Des autres qui mangent pas parce qu’il n’ont rien a manger
Des autres tellement fatigués
Des autres assis sur les trottoirs
Et qui attendent
Qui attendent que cela changent et qui en ont assez
Et qui vont a la recherchent des autres
Tous les autres
Tous les autres fatigués
Fatigués d’attendre
Fatigués
Regardez dit l’hirondelle a ses petits
Ils sont des milliers
Et ils passent la têtes hors du nid
Et regardent les hommes marchaient
S’ils restent bien unis et ensemble
Ils mangeront
Dit l’hirondelle
Mais s’ils se séparent ils creveront
Restez unis
Crient les petits de l’hirondelle
Restez ensemble homme pauvres
Restez unis
Crient les petits
Quelques hommes les entendent
Saluent du poing
Et sourient »
12:39 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : poème, la fin « d’evenements » de jacques prevert, tiré de paroles










