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07/08/2013

L'eau, source de la discorde ?

Chères amies, chers amis, camarades

 

la photo de Contre la censure du net, liberté d'expression inaltérable.

 
 

 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Elle se pose en des termes et avec une urgence d’une radicale nouveauté. Par son développement même, le capitalisme a atteint une limite tant interne qu’externe qu’il est incapable de dépasser et qui en fait un système qui survit par des subterfuges à la crise de ses catégories fondamentales : le travail, la valeur, le capital.

 

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La « restructuration écologique » ne peut qu’aggraver la crise du système. Il est impossible d’éviter une catastrophe climatique sans rompre radicalement avec les méthodes et la logique économique qui y mènent depuis cent cinquante ans. Si on prolonge la tendance actuelle, le PIB mondial sera multiplié par un facteur trois ou quatre d’ici à l’an 2050. Or selon le rapport du Conseil sur le climat de l’ONU, les émissions de CO2 devront diminuer de 85 % jusqu’à cette date pour limiter le réchauffement climatique à 2°C au maximum. Au-delà de 2°C,

 

 

 

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L’accaparement des terres... - Altermonde

 

L'Afrique est une "mine...  : D'un côté, l'obésité, la précarisation accrue touche les pays développés ( page FB. De l'autre, la famine s'abat sur le Soudan et dans la Corne de l'Afrique (Article paru ICI :France Inter, Écouter jusqu’au 20/04/2014) . 

 

Un bon exemple de cet état imposé : Terre, pétrole : le Sud-Soudan, pays neuf à vendre– Rue 89 extrait « :" C'est l'ONG Norwegian People's Aid qui s'alarme. Dans un récent rapport. Il est très difficile de vérifier ce genre d'information, en raison du caractère secret des transactions », affirme Philippe Hugon, directeur de recherches à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), en charge de l'Afrique. Un hectare au Sud-Soudan ? 3 centimes Une entreprise texane aurait ainsi acquis 600 000 hectares sud-soudanais pour la modique somme de 25 000 dollars (17 500 euros). Le prix de l'hectare revient donc à… 3 centimes d'euro.  

 

L’accaparement des terres se poursuit en Ouganda : Lire la suite>

L'eau, source de la discorde ?

La guerre de l'eau va-t-elle enfin allumer la mèche ? Le concept est apparu en 1993, quand Christian Chesnot publie La Bataille de l'eau au Proche-Orient. La thèse selon laquelle l'eau et sa possession est une des sources de conflit majeur pour le 20ème siècle mais surtout pour le 21ème siècle a depuis fait florès. Il suffit de taper l'expression "guerre de l'eau" dans votre moteur de recherche préféré pour prendre conscience du nombre d'articles s'intitulant : "la guerre de l'eau aura-t-elle lieu ?"

L'inquiétude est d'autant plus justifiée que les ressources en eau douce (2% de l'eau contenue sur la planète) s'amenuisent et que, surtout, la demande flambe. D'ici à 2030, les ressources d'eau douce disponibles seront de 40% inférieures à la demande.

 

Selon l'ONU, 263 réserves d'eau (fleuves, lacs, rivières ou nappes phréatiques...), représentant 60% des réserves d'eau douce de la planète, sont partagées entre au moins deux pays. Des "bassins internationaux" qui peuvent très vite cristalliser les crispations dès que l'approvisionnement en eau ne coule plus de source.

Les exemples sont nombreux... et ne datent pas d'hier. Est cité comme premier exemple d'une guerre de l'eau le conflit qui a opposé les deux cités mésopotamiennes, Lagash et Umma, pour le contrôle de canaux d'irrigation dérivés du Tigre. Et depuis ?

L'eau est un élément indispensable non seulement à la consommation humaine mais aussi à l'agriculture (qui représente 70% de la consommation d'eau douce mondiale) mais aussi à l'industrie (pour la production d'énergie mais aussi pour l'industrie minière, chimique, textile, etc.). Les besoins, et tout particulièrement des pays émergents, vont donc très fortement augmenter dans les années qui viennent pour accompagner leur croissance économique. De quoi faire craindre une explosion de la violence liée à la possession d'eau ?

L'eau est rarement la cause réelle d'un conflit entre pays mais facteur aggravant. C'est le cas par exemple entre Israël et ses voisins qui, outre leurs sources de conflit bien connues, s'affrontent aussi sur le partage des eaux du Jourdain ou encore sur certaines nappes phréatiques. Un des déclencheurs de la guerre des Six Jours est le projet de détournement du Jourdain.

Autre conflit, latent cette fois, celui qui oppose la Turquie à la Syrie ou l'Irak, Israel envers les palestiniens de Cijordanie ou de Gaza . La Turquie a en effet entrepris la construction d'une vingtaine de barrages sur le Tigre et l'Euphrate. Or, selon la Syrie et l'Irak, qui se trouvent en amont de la Turquie, ces projets menacent leur approvisionnement en eau. La guerre diplomatique et politique a failli en passer plusieurs fois par les armes depuis les années 70. En 1990, la Turquie a bloqué par exemple l'Euphrate pendant un mois pour remplir le lac du barrage Atatürk. Les tensions entre ces pays sont toujours d'actualité sans que de solutions durables soient trouvées.

C’était la semaine la plus chaude de l’année. Tout ce que Fadel Jaber voulait, c’est de l’eau pour sa famille. Mais Fadel vit dans les territoires occupés de Cisjordanie, où le gouvernement israélien a redirigé les réseaux hydrauliques pour remplir les piscines des colons juifs. Résultat : les robinets des familles palestiniennes comme celle de Fadel sont vides.

Les forces israéliennes ont arrêté Fadel pour avoir pris de l’eau tandis que Khaled, son fils de 5 ans, hurlait «baba, baba!», le cœur brisé qu'on lui enlève son père. (….) . Aujourd’hui ces familles font un pas en avant. Elles organisent des manifestations pacifiques, des occupations non violentes, et travaillent avec des militants palestiniens pour obtenir justice et liberté. En réponse, l’armée israélienne les jette en prison, brutalise les animateurs et arrache leurs enfants à leur lit.

Notre meilleur espoir de mettre fin à ces injustices et enfin parvenir à la paix est ce mouvement de résistance pacifique. Voici quelques exemples de la manière dont nous pouvons le soutenir:

  • Fournir le soutien juridique dont ils ont tant besoin (…) ;
  • Faire intervenir des experts en désobéissance civile (….) ;
  • Fournir aux chefs de file des équipements et une formation aux relations avec les medias (…. ;) ;
  • Recruter les meilleurs chargés de campagne (….);
  • Diffuser en temps réel leurs actions pacifiques (….).

L’histoire a montré que les mouvements pacifiques peuvent libérer les peuples du monde entier: Gandhi en Inde, Martin Luther King aux États-Unis, Nelson Mandela en Afrique du Sud. Nous savons que cette stratégie peut marcher et aujourd’hui, elle est notre seul espoir. Offrons à ce mouvement la vague de solidarité mondiale dont il a besoin pour réussir. Faites une promesse de don de seulement 4€dès maintenant et changez le cours de l’Histoire Arrestations en série de militants palestiniens en lutte contre la “clôture de sécurité” israélienne 

 

 

 

La journaliste Amira Hass affirme que ce qu’Israël craint le plus, c’est le développement des luttes populaires : « Danger : Popular struggle », Haaretz, 23 décembre 2009.

 

La possession de ressources d'eau explique aussi en partie certains choix géostratégiques fait des par des Etats. Le Tibet est ainsi la quatrième réserve d'eau douce au monde et est la source des cinq principaux fleuves d'Asie, le Brahmapoutre, le Mékong, l'Indus, le Fleuve Jaune et le Yangtsé (Fleuve bleu). Les nombreux projets de barrages qui naissent régulièrement dans les arcanes du pouvoir chinois font ainsi trembler toute la région.

Même chose pour les différents barrages construits par l'Inde, comme l'explique Le Monde : "l'Inde reproche à la Chine un égoïsme de l'eau qu'elle inflige elle-même à ses voisins situés en aval. Car le Bangladesh aussi se plaint amèrement des projets indiens de barrages ou de retenues d'eau sur le Brahmapoutre comme sur le Gange. Dans cette affaire, la tâche de New Delhi est compliquée par les intérêts particuliers de ses propres Etats fédérés, comme l'a illustré l'attitude récalcitrante du Bengale-Occidental qui a fait capoter en 2011 un projet d'accord indo-bangladais sur la rivière Teesta. Cette question du partage de l'eau alimente également au Népal des sentiments hostiles à New Delhi".

La coopération, outil essentiel de la politique de l'eau
Cependant, le caractère indispensable de l'eau incite à la coopération. La plupart des conflits liés à l'eau se concluent de manière pacifique, comme le rappelle Alternatives économiques : "depuis 50 ans, 1 228 des 1 831 litiges entre Etats concernant le partage des eaux ont été réglés de manière coopérative. Et que, dans les cas conflictuels, seuls 35 se sont accompagnés de violences, la violence militaire n'intervenant qu'à 21 reprises... dont 18 entre Israël et ses voisins".

"Le Comité du Mékong, par exemple, créé en 1957 comme agence intergouvernementale entre le Cambodge, le Laos, la Thaïlande et le Viet Nam, n'a pas cessé d'échanger des données et des informations sur la mise en valeur des ressources en eau durant toute la guerre du Viet Nam (1955-1975). Israël et la Jordanie ont tenu des pourparlers secrets 'de table de pique-nique' sur la gestion du Jourdain à la suite des négociations infructueuses de Johnston en 1953-1955, alors même qu'ils ont été en guerre de l'indépendance d'Israël en 1948 jusqu'au traité de paix de 1994″, explique d'ailleurs un article publié en janvier dans Planète Science.

Le traité dit de l'Indus, signé en 1960, réglemente le partage des eaux entre l'Inde et le Pakistan et a résisté aux trois guerres qui ont opposé les deux pays depuis. L'Unesco, qui a lancé en février dernier une Année internationale de la coopération dans le domaine de l'eau, souligne que la coopération reste pour le moment le moyen privilégié de résolutions des conflits liés à l'eau.

L'eau, révélateur de tensions sociales
Le même article de Planète Science cité plus haut souligne que plutôt que les tensions internationales, les problèmes d'approvisionnement d'eau accroissent l'instabilité sociale et politique au sein des Etats. C'est le cas au Brésil, où le projet de barrage de Belo Monte dont la construction qui a commencé l'année dernière a soulevé une véritable opposition sur fond de lutte sociale. Ce barrage qui devrait devenir le troisième plus important au monde recouvrera 500 km2 de forêt amazonienne et entraînera le déplacement 16 000 personnes (Indiens essentiellement).

En 2000, la guerre de l'eau en Bolivie s'est traduite par de violentes manifestations après l'augmentation des tarifs de l'eau à Cochabamba, troisième plus importante ville du pays.

Dernier exemple des tensions qui peuvent naître du problème d'eau : la migration depuis le début d'année d'habitants fuyant l'Ouest de l'Inde, frappée par la pire sécheresse enregistrée depuis 40 ans pour se réfugier vers les grandes villes de la région. 3,5 à 4 millions d'Indiens seraient attendus dans ces centres urbains.

PACIFIQUE - Urgence climatique - Ajouté par JF@ le 4 septembre : La commissaire européenne chargée du climat Connie Hedegaard a souligné mercredi qu'avoir vu de ses propres yeux l'impact de la montée des eaux sur les petits pays du Pacifique lui avait fait prendre conscience de l'urgence de la situation ! 


EN SAVOIR PLUS

Video en anglais / Le traumatisme d'un enfant palestinien pendant l'arrestation de son père capte l'attention des medias mondiaux (Haaretz)

Bethléem, en Cisjordanie, souffre d’une pénurie d’eau (France Inter)

Non-violence en Palestine? (Alain Gresh, Le Monde diplomatique)

La résistance civile, ça marche! (Sciences humaines)

La « résistance non violente » dans les territoires palestiniens : Changement de stratégie ou recherche d’une légitimité nouvelle ?

(Blog de Julien Salingue)

Is this where the third intifada will start?
(New York Times)

Palestine : la troisième Intifada sera non violente (Ouest-France, le Globservateur)

 'De l'eau pour tous'. 

La guerre des matières premières : l'eau ,

La guerre de l’eau :

L'eau, source de la discorde ? ( chronique aora) , Planète attitude, Forum Colibris

 
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