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01/04/2017

Bye Bye L'Euro

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Toutes ces informations ont permis a une élites, a des avertis et initiés  de la finance ( spéculateurs, , hedges funds , , agences de notations , : Spéculation sur le taux LIBOR, La BCE : polique monétaire , Le nouveau capitlisme : " cf La vitesse n'est que..., l'Etat et la noir finance : NOIRE FINANCE - La grande pompe à phynances - Arte EP01.flvA voir DE LA SERVITUDE MODERNEla servitude moderne

 

Voici un petit scénario qui explique très bien comment tout cela fonctionne, qui paye, qui reçoit ( source : Thème de cet article : Faut-il sauver l'Euro à tout prix ?

 

 

CNT AIT 71 a ajouté une photo.

france en faillite,élection 2012,crise financière de 2008,la dette françaiseAu fur et à mesure que la contamination se ferait, le processus de défauts en cascade irait en s'accélérant. Après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, il y aurait de moins en moins de volontaires pour des plans de sauvetage douteux. Acheter du temps coûtera de plus en plus cher.

Le 25 septembre 2011, le Sunday Telegraph rapportait des "bruits de couloir" du FMI concernant un plan en trois étapes :
- Recapitalisation des banques allemandes et françaises en danger
- Puis grossir le fonds de sauvetage européen FESF
- Puis laisser la Grèce faire défaut

Mais ce n'est pas le capitaliste qui est en crise, c'est l'organisme. Il ne viendra pas a dire que le virus de la grippe A lors de la pandémie va mal, c'est l'organisme qui va mal. ( cf Le cercle vicieux, Notre dépendance absolue...)

Fin 2009, l'économie française semblait sur la voie d'une reprise assez vigoureuse. Les premiers éléments concernant le début 2010 ont douché ces espoirs. On s'attendait certes à un ralentissement du fait de l'arrêt de différentes mesures de soutien à l'activité, notamment de la diminution de la prime à la casse automobile , mais son ampleur a surpris . Pour en savoir plus : « Les comptes trimestriels de l'Insee », accessible sur www.insee.fr. La réponse de la France : mobilisera 111 milliards d'euros. Les députés ont validé, lundi 31 mai, la participation de la France au mécanisme européen de stabilisation, arrêté le 9 mai par les dirigeants européens. La question est de savoir si le système capitaliste puisse disparaitre, comme l'a été le communisme. Pour certain, ce n'est pas le cas : Le capitaliste a toujours eu des garde fou  Cliquez ICI   capitalisme social : alternative a la révolution  et DOC PDF)  

La crise politique en Europe est la preuve de problèmes structurels profonds au sein de l'Union européenne, des problèmes qui ne peuvent être résolus par un surplus de liquidité de la banque centrale. L'Europe a mis en avant l'union monétaire devant l'union politique, quand elle s'est engagée dans ce chemin il y a plusieurs années.

La monnaie commune a permis aux gouvernements européens d'emprunter à des taux d'intérêt bas et de fortement s'endetter.

« Une option est que l'Europe suivra le chemin du Japon. C'est là le meilleur scénario possible. Dans ce scénario, les autorités empêchent la crise de la dette d'atteindre son apogée en l'étalant dans le temps. Nous disons "meilleur" scénario dans le sens où une crise longue, qui se prolonge, qui transforme le marché financier en zombie peut être préférable à une crise politique et sociale. Ainsi donc, une crise politique et sociale semble inévitable à ce stade ».

La zone euro ont ignoré l'hétérogénéité de l'Europe afin d'imposer une fausse homogénéité ( Les fractures européennes )  -- une structure dans laquelle, comme Seymour Skinner dans les Simpsons l'observe : "personne n'est meilleur qu'un autre et tout le monde est le meilleur".

« Pendant un certain temps, cette similitude fictionnelle a fonctionné... ou a semblé fonctionner. Mais en vérité, cela n'a jamais vraiment marché... comme le prouve très clairement l'expansion de la crise. Même si la structure de l'Eurozone a permis aux Grecs d'emprunter de l'argent comme s'ils étaient des Allemands, cela ne les a pas empêchés de rembourser leurs dettes comme des Grecs ».

Or, l'Euro a vocation a baisser par des mécanismes de marché évidents. Bien sur je ne souhaite pas un écroulement des pays de la zone euro ( voir ICI) ,  
 

 Et même si le risque de contagion semble écarté pour l'instant -- en appliquant le remède habituel : un "fonds de stabilisation" à 850 milliards d'euros (c'est-à-dire plus de dette pour soigner la dette, )... je pense qu'un tournant a été franchi dans l'histoire des devises fiduciaires. Un  krach obligataire est fortement possible » - 

entretien avec Jean-Claude Triche "Monde" : "Nous avons besoin d'une fédération budgétaire Le président de la Banque centrale européenne se prononce en faveur de la création de «l’équivalent d’une fédération budgétaire en termes de contrôle et de surveillance de l’application des politiques en matière de finance publique».  Le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, livre sa version de la crise. Il estime que l’euro reste "une monnaie très crédible" .

Lundi  28 novembre 2011 : 1- - Première étape : on apprenait que le FMI pouvait prêter 300 milliards d'euros maximum.  « La capacité de prêt totale du FMI est actuellement de l’ordre de 400 milliards de dollars, soit environ 300 milliards d’euros ». Deuxième étape : on apprenait que le FMI allait prêter ... 600 milliards d'euros à l'Italie. Troisième étape : les investisseurs internationaux ont été rassurés par cette rumeur. Quatrième étape : demain mardi, les investisseurs internationaux vont se rendre compte que cette rumeur était en réalité ... une rumeur ! Cinquième étape : le FMI a démenti : il n'a jamais été question de prêter 600 milliards d'euros à l'Italie  Sixième étape : le naufrage de l'Italie continue

 Notez déjà une chose très importante : ce beau plan ne peut voir le jour que si la France conserve son triple A. Car les capacités d'emprunt du FESF ne tiennent qu'à la note de la France et celle de l'Allemagne. Or, en ce qui concerne la France, rien n'est moins sûr.

 

Et si l'on en juge par la manière dont les choses se sont passées dans d'autres pays, vous pouvez probablement vous attendre à de nouvelles mesures d'austérité... voire un passage sous la tutelle du FMI et  Goldman Sachs et des agences de notations ( agences de notation sont les dictateurs de l'Occident). Et tout cela pourrait naturellement s'accompagner de manifestations et de soulèvement populaire comme on en a constaté à Athènes, en Italie ou à Londres.

 

Je suis assez d'accord avec Pierre Laurent Pierre Laurent : "Une sortie de la zone euro n'empêche pas la pression des marchés" 

 

  « C’est un débat qui existe dans la gauche européenne et dans la gauche française, c’est évident. Je crois que la leçon qu’il faut tirer de ce qui s’est passé, c’est qu’il n’y a pas de solution à la crise avec le maintien des politiques européennes actuelles. Et une sortie de la zone euro laisserait n’importe quel pays qui la pratiquerait devant la même pression des marchés financiers, voire une pression décuplée et une dévaluation nationale plus grave encore. Une sortie de la zone euro, sans changement des politiques européennes de manière générale, risquerait aujourd’hui de déboucher pour un peuple, à la fois sur la sortie et à la fois sur des politiques d’austérité »

« Puisque les solutions apportées par Tsipras étaient totalement viables et elles restent praticables dans la zone euro. Ce n’est pas la zone euro qui les empêche mais la décision politique prise par les dirigeants allemands et un certain nombre d’autres dirigeants européens de rendre impossible l’expérience politique de Syriza. Aujourd’hui, ils en ont même rajouté dans la punition financière, économique et politique, pour continuer à faire cette démonstration. Une des grandes leçons de ce qui s’est passé est que la France, lorsqu’elle a mis tout son poids dans la balance pour empêcher le Grexit qui était ouvertement réclamé par les Allemands, a réussi son entreprise. Le problème est que le président de la République n’a pas utilisé cette capacité de faire bouger les lignes pour impulser une véritable alternative »


Économiste et professeur à Sciences-Po, Jacques Généreux était vendredi l'invité de Parlons net , l'émission de France Info en partenariat avec lepoint.fr et d'autres grands sites d'information. Pour celui qui a quitté le PS et rejoint le Parti de gauche, le plan européen pour sauver l'euro e

ÉCOUTEZ - Jacques Généreux à propos du plan de secours européen ( durée 1'04''35"') L’économiste montre que dans des situation comme celle-ci, on aimerait bien que cela se traduise par un report des votes a gauche, malheureusement cela se traduit par une montée du fasciste ( voir Politiquement incorrects : la nouvelle droite radicale en Europe) . 

Exploitation des rumeurs  Scénario de baisse de l'Euro : 

La crise des uns, fait le bonheur des autres. Une des chances de sortir de la crise, provoquer par « les agents financiers spéculateur » et d’éviter a tout pris de casser les plans de relance.

 

 « Vous avez sûrement déjà remarqué que lorsqu'une économie subit une récession, un krach ou un désastre financier, il y a toujours un petit groupe de privilégiés à qui cela profite... »


Spéculation sur la dette souveraine avec des armes comme les CDS. Il contribuent a
l'incertitude continue de régner
sur les marchés : Les nouveaux rois des marchés...

On parle des scandales de Goldman Sach, mais c’est l’arbre qui cache la forêt (Le Financial Times

«Première leçon : les marchés nous montrent du doigt quelque chose, là-haut dans le ciel. Comme toujours, les idiots regardent le doigt et ne voient pas la lune. Le doigt, c’est la Grèce, Goldman Sach) .

Comme dans toutes crise, les marchés financiers ont des armes suffisamment fortes pour sortir victorieux de la crise. Ce sont une minorité ayant les connaissances, compétences de pouvoir gagner énormément d'argent,parfois même plus vite qu'au cours de toute une vie : En pariant sur l'effondrement des prêts immobiliers (fonds Paulson), les financiers du fonds commun de Hayman Capital et de Corrientes Advisors, Lahde Capital.

Leurs armes : Les Turbos sont une catégorie de titres boursiers rapides, puissants et efficaces qui vous permettent de parier sur l'évolution d'une valeur. Pour vous situer un peu les choses, un certificat Turbo, c'est comme un warrant à qui on aurait donné un coup d'accélérateur.

 

 Un marché boursier, déconnecté de la réalité ou plus exactement gagnant sur tout le tableau : "Tout s'écroule, je gagne donc de l'argent. Mais si tout s'envolait, j'en gagnerais aussi".Peu importe le sens des marchés et les anticipations de tendance. Les spéculateurs ou investisseur cherchent a "coller aux marchés", de parier . Et cela leur est très profitable, se positionnent massivement sur le Forex pour augmenter leurs revenus

Ainsi l’article du Figaro : « Ces «hedge funds» qui s'enrichissent dans la crise

«D'une manière générale, les hedge funds profitent des situations où les marchés vont dans un seul sens de manière rapide. Et le moins que l'on puisse dire c'est que, depuis mi-juillet, le sens est clairement baissier», explique Frédéric Bonnevay, associé chez Anthera Partners. Autrement dit, les fonds ayant fait le pari d'une dégradation de la situation macroéconomique sont les grands gagnants. Leur imagination est sans limite. «Certains gérants achètent du dollar canadien, du yen ou du franc suisse, car ils ont réalisé que ces deux devises évoluent à la hausse, lorsque le dollar américain et l'euro grimpaient, tout en se protégeant lorsque ces deux devises baissent

 

 

En savoir plus : L'euro sur le tapis vert des spéculateurs ( courrier international), réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat   , Naomi Klein - la stratégie du choc , Les maîtres du monde (dailymotion), Le rôle des marchés financiers, Libéralisation financière, spéculation et crises bancaires, 50 articles pour comprendre les crises financières (26/50) : la ...

 

Le journal Les Echos reste confiant et, sur les marchés, tout va pour le mieux.  Les Echos évoque une hausse du taux directeur de la Fed dès septembre et estime qu'il s'agirait "d'un facteur de tension".

 
Pour tout les populistes, les souverainistes de droite ou de gauche qui s'imagine que des politiques souverainistes comme la sortir de la zone euro permettrait de régler les problématiques liés aux systeme capitalistes est contredit dans ce très bon docu-fiction.
 
 

 
Bye Bye L'Euro Documentaire 2016
Un scenario dans lequel la France sortirait de la zone euro est-il possible ? Est-il souhaitable ? Que se passerait-il si le franc circulait à nouveau dans l'Hexagone, comme le veulent certains économistes et certains hommes politiques ? Ce documentaire met en scène une situation fictive : l'abandon par l'Italie, puis par la France, de la monnaie que l'Europe a mis plus de 20 ans à construire. Des intervenants, personnalités de premier plan ou anonymes, se sont prêtés au jeu et ont tenté de répondre aux interrogations que susciterait un tel changement. Quelles conséquences sur la vie quotidiennes et sur l'économie ? Les participants tentent d'imaginer quelle serait leur réaction.
 

Voir la vidéo Ils font autrement (2): vivre sans l'euro - no Dailymotion  LIRE AUSSI : » BLOG - Les anglo-saxons ont décidéde se payer la France



Que se passerait-il si la France sortait de l'euro ? Ce « documentaire fictif » imagine le scénario et nous plonge, façon film d'anticipation, dans cette grande inconnue — rien, dans les traités européens, ne prévoit le cas de figure. Agrémenté de vrais-faux reportages et interviews (avec des politiques, des économistes, des citoyens), le procédé est concret et percutant, même s'il présente trop souvent ses hypothèses comme des vérités absolues, oubliant que l'économie n'est pas une science exacte.
 
N'empêche, la mécanique décrite est passionnante — et glaçante : avec la sortie de l'euro, la France s'exposerait à une dévaluation brutale, à une perte de pouvoir d'achat, à une hausse de la dette et à une explosion du chômage. Et encore, cela ne serait que la partie « paisible et aimable », prévient l'ex-ministre François Baroin qui, à Bercy, avait commandé une étude sur le coût de la sortie de la Grèce de la zone euro. Car il faudrait également compter sur la défiance des marchés financiers, la spéculation contre la France, les troubles sociaux et politiques à l'intérieur même du pays. Un scénario infernal, à mille lieues des projections controversées du Front national, qui fait de l'abandon de la monnaie européenne la pierre angulaire de son programme économique. — Lucas Armati
 
Année: 2010 - Durée: 1 H 05' 46'' : Bande-son du débat télévisé en direct "C dans l'air" du 7 mai 2010.  ... Voir les articles sur Plusconscient ( les autres articles ( France, l'heure des comptes ...)écouter  également), Aveuglés par notre confiance en l'euro ( courrier international) 
 

Les groupes au parlement européen :

Trois semaines après les élections européenne, les tractations continuent pour constituer des groupes parlementaires. Un jeu d'alliance qui a réussi à Ukip, le parti eurosceptique cf

La petite annonce de mise en se moment. Former un groupe, c'est avoir plus de pouvoir et plus d'argent aussi et pour ce faire, il faut au moins réunir 25 députés issu de 7 pays différents. Les alliances vont bon train, mais il faut se presser. date butoir : le 23 juin. UKIP, le parti eurosceptique britannique a réussi a tirer son épingle du jeux. Les précisions :

Nigel Fargel est content de lui. A la tête du UKIP, le parti pour l'indépendance du Royaume Unis, le britannique a réussi a rallié les opposants à Bruxelles Il est venu former un groupe au parlement, plus précisément composé de 48 membres de sept nationalités différentes. Un groupe plutôt hétéroclite mais unis par une même europhobie. Nigel Fargel clame haut et fort que son groupe va bien s'amuser et donner du fil à retord aux eurocrate européen. Il a su rallier le mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo. L'humoriste italien à lui aussi réussi à faire savoir qu'il ne prend pas tout cela très au sérieux et qu'il espère se payer une bonne tranche de rire au parlement. Malgré ses déclarations fracassante, le groupe percevra comme les autres entre 20 à 30 millions d'euros de subventions au cour des cinq prochaines années. Approché par Marine le Pen, Nigel Fargel a refusé toute alliance avec le Front National jugeant le parti trop antisémite. Un coup dure pour Marine le pen qui devrait comme même monté son propre groupe. Elle a déjà passé une alliance avec le parti pour la liberté du néerlandais Pieter Vilders et trois autres partis eurosceptiques. L'autre grande question qui agite Bruxelles, c'est le résultat du président de la futur commission. Le parti de martin Schulz, le candidat malheureux des socialistes souhaite que son concurrent Juncker soit enfin désigné. Mais le Luxembourgeois ne fait pas l'unanimité. les britannique notamment ne veulent pas de lui. Et même la chancelière allemande n'a pas su convaincre Cameron la semaine dernière. Si Martin Schulz soutien son rival, c'est parce qu'il espère devenir son suppléant et ainsi devenir le porte parole de Berlin à Bruxelles. Cette nomination ne convainc pas tout le monde. Le ministre des finances Gofg chantz a déjà fait savoir qu'il est contre.

 

la patte (  (Londres refuse de participer au Fonds d'urgence européen).
. Alors en ce 9 mai 2010, journée de l’Europe, faut-il suivre la mode eurosceptique ou rester fidèle à la parole d'un de ses pères fondateurs, Robert Schuman, qui clamait le 9 mai 1950 : « L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d’abord des solidarités de fait » ( voir C’était en 1789 ! Et pourtant ! vidéo magnifique humanismeImagine de John lennon, discours de martin Luther King, Le dicteur de Charlie Chaplin, discours de  Bob kennedy )?

 

 

oir de l’Europe ? La crise finie, c’est ce que nous annonçait les économistes, les études, le FMI .  Dans le site : la "Crise Mondiale" a été évitée : «  Plusconscience  Quelle situation économique pour 2010 ? : ,ion (interview d’Eric Toussaint dans « Crise financière - ce que le public devrait savoir. - on Dailymotion »).  (voir Libération, boursorama ( AFP) ) et Le monde . Le risque d'émeutes est sérieux ( les 3 morts en Grèce voir vidéo Libération, déroulement de la manifestation). Le risque de voir les violences des extrêmes ( faces aux crises capitalistes, des politiques et des organisations internationales. La pauvreté depuis 1 an a augmenter partout dans le Monde ( état en Europe). Des économistes avaient prévu ce krach parfait ( Ignacio Ramonet - le crash parfait)

Pour comprendre, il est vraiment intéressant de revoir ces trois vidéos tirés d’un docufiction d’ARTE : « La France en faillite 3 ». cliquez : Vidéo 1,2 et 3 . Un scénario SF catastrophe (pourtant déjà celui de la Grèce) : La Grèce va faire faillite et sortir de l'euro?.
L'Espagne va nous faire plonger dans un nouvel épisode de la crise de la dette souveraine.?

Dette : taux record de l'Espagne, l'Allemagne se tend un peu après Moody's - AFP, boursorama

Les pays Aaa chez Moody's ne devraient pourtant pas trop souffrir de cette décision, puisque "les investisseurs ont peu d'alternatives" en zone euro dans leur quête de placements sûrs, rappellent les économistes chez Crédit Agricole CIB

. France : la chute brutale des crédits accordés illustre le marasme de l'immobilier - google/ AFP :

Pour Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université Paris-Ouest et auteur de l'étude, il y a trois raisons à cet effondrement: la demande a chuté, des aides publiques ont disparu  et l'offre de crédit s'est réduite en raison des problèmes de refinancement des banques, en vue de l'entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire dit de "Bâle III".

L'avenir ne s'annonce pas plus rose

L’énième sommet européen vient de se terminer révélant d’avantage : L'industrie de la finance n'est plus une perversion du système, elle est le système , Et si Karl Marx avait raison ?Cette crise existentielle (néolibérale) a atteint un sommet vendredi dernier, quand, en  en entendant crier: "la zone euro va imploser, la zone euro va exploser !".Est-ce si grave ? Y a-t-il des arguments définitifs à une explosion de la zone euro ?Malheureusement, oui..

Commençont par la Grèce , la "Grexit : La sortie de la Grèce de la zone euro est de plus en plus souvent évoquée... non seulement par les médias (en particulier allemands) mais aussi par des responsables européens. Comme le rappelle Le Monde, la "Grexit" est tellement sûre que les bookmakers anglais ont carrément cessé de prendre des paris sur elle. The euro in crisis: Groping towards Grexit | The Economist: Traduire cette page, google ,

Les pays européens devront effectivement dire adieu à pas mal d'argent.

Voici une liste (non exhaustive) de ce qui ne sera pas remboursé :
- Le plan de renflouement de l'UE, de la BCE et du FMI de mai 2010 : 110 milliards d'euros
- Le plan de renflouement d'octobre 2011 : 130 milliards d'euros
- Les nouvelles obligations souveraines grecques détenues par des banques et des pays de la zone euro : autour de 25 milliards, peut-être plus
- Les obligations des entreprises grecques détenues par des banques de la zone euro.
- Les dettes accumulées par les banques centrales de l'Eurozone dans le cadre de TARGET 2 : au moins 104 milliards d'euros.

Les plans de renflouement, vous voyez ce que c'est... les obligations souveraines aussi... il y a des chances pour que vous ne sachiez pas ce qu'est TARGET 2 (Trans-European Automated Real Time Gross Settlement Express Transfer System). o


- La Bundesbunk détient à elle seule 101 milliards d'euros de créances grecques.
- Et 615 milliards d'euros, c'est près d'un quart du PIB allemand.

Quant à la France, nous sommes le second pays le plus exposé à une faillite grecque. Le Figaro chiffre ce coût à 58,5 milliards d'euros mais ce calcul ne prend en compte que les deux plans de sauvetage.

Est-il possible d'éviter la contagion ?
Un chiffre nous permet de prendre conscience des "efforts financiers consentis" et "plan de sauvetage" pour sauver la Grèce : jusqu'à présent, c'est 30 000 euros par Grec qui ont été versés par les créanciers du pays et le reste de l'Eurozone (plans de renflouement et décote de 80% des dettes).
30 000 euros...  Une situation que l'on pourrait résumer ainsi : les dirigeants de la zone euro ne peut en aucun cas se permettre de laisser un autre de ses membres s'embourber dans une situation à la grecque.

La situation espagnole :  Le gouvernement vient pour la seconde fois en trois mois de demander à ses banques de "provisionner" leurs pertes potentielles. C'est-à-dire qu'elles doivent augmenter leurs fonds propres (l'argent qu'elles détiennent réellement et qui est censé couvrir la casse) d'un peu plus de 30 milliards d'euros, qui s'ajoutent aux 53,8 milliards exigés par la première réforme, pour faire face aux probables pertes liées aux actifs douteux qu'elles détiennent (actifs immobiliers essentiellement).

Si les banques sont mieux protégées, tout devrait bien se passer, n'est-ce pas ? Sauf que pour satisfaire à ces nouvelles règles, les banques espagnoles ont besoin d'argent. Argent qu'elles n'ont pas forcément. Et qu'elles pourront aller chercher auprès du gouvernement espagnol. Ce qui devrait selon Les Echos aggraver le déficit espagnol : "L'agence de notation Moody's s'inquiète lundi, dans son bulletin hebdomadaire, de l'impact qu'elles pourraient avoir sur les finances publiques. 'Ceci va vraisemblablement alourdir encore le fardeau de la dette publique espagnole, déjà élevée', qui représentait 68,5% du PIB fin 2011, indique l'agence. Ce sont les entités elles-mêmes qui feront leurs provisions mais en cas de besoin, le Fonds d'aide public au secteur (Frob) pourra leur prêter de l'argent, via une prise de participation, ont indiqué les autorités espagnoles".

Et n'oublions pas que dans le cadre du TARP, les banques espagnoles viennent d'acheter massivement des obligations souveraines... espagnoles. C'est vraiment le serpent qui se mord la queue.

La situation de l'Espagne n'est pas la même que celle de la Grèce, elle s'apparente plus à celle de l'Irlande. Ces deux pays sont entraînés vers le fond par les difficultés de leurs banques. La BCE a déjà dû intervenir à de nombreuses reprises pour soutenir les banques espagnoles. "La dette des banques espagnoles envers la Banque centrale européenne a battu en avril le record déjà historique du mois précédent, pour atteindre 263,5 milliards d'euros", nous apprend La Tribune.fr.

Quelle est l'ampleur des crédits pourris détenus par les banques espagnoles. Jusqu'à présent les stress tests ont surtout démontré leur inutilité et leur inefficacité. Or l'état de l'économie espagnole et de son marché immobilier ne cesse de se dégrader (récession, chômage massif...). Les banques espagnoles ne sont pas prêtes de sortir la tête de l'eau.

Je vous parlais un peu plus haut des créances grecques détenues par la Bundesbank dans le cadre de TARGET. Mais voici son exposition au reste de la zone euro. La Bundesbank détient :
- 118 milliards d'euros de dettes irlandaises
- 108 milliards d'euros d'espagnoles
- 89 milliards d'euros pour l'Italie
- 57 milliards d'euros pour le Portugal.

 

Financièrement, l'Allemagne est la première concernée par la crise de l'euro. Elle a beaucoup à perdre d'une sortie de la Grèce. Avec l'euro, nous nous sommes enchaînés les uns aux autres. Si un pays tombe, les autres le suivent. Voilà pourquoi l'Allemagne va être tentée de rompre les fers avant de finir au fond du gouffre.

Une manière pour elle de préparer progressivement son économie à une explosion de la zone euro ? Peut-être. "Encourager les salaires et lâcher un peu de lest quant à l'inflation devraient soutenir la consommation intérieure... Un changement stratégique pour un pays dont l'économie repose en grande partie sur les exportations".

 
 
Apprenez en quelques minutes ce qu'est la création monétaire par le crédit, le système des réserves fractionnaires, et l'article 123 du traité de Lisbonne... sans lesquels il est impossible de comprendre l'origine des dettes publiques et privées qui ravagent l'ensemble des pays développés.

L’euro peut-il disparaître ? Séminaire de La Règle Du Jeu : http://www.dailymotion.com/video/xm6zvm_l-euro-peut-il-di... : L’euro peut-il disparaître ? »

 


Séminaire du 6 novembre 2011
Avec :
Jacques ATTALI, économiste, essayiste, président de Planet Finance

Les matins - Les conséquences de la dégradation de la note des pays de la zone euro :

"Cela devient une routine quotidienne depuis le 16 novembre dernier", nous disait-il hier. "- Intéressons-nous alors peut-être sur d'autres marchés ? Olivier Anger, nouveau rédacteur en chef de Vos Finances, s'est penché cette semaine sur les devises -- et plus précisément sur le cas de l'euro/dollar."C'est un sujet passionnant parce qu'il est paradoxal", explique Olivier. "En principe, la force des devises est liée à leur économie sous-jacente. Or, les perspectives européennes inquiètent plus que d'autres régions dans le monde, ce qui devrait contribuer à faire baisser la valeur de l'euro, et au passage soulager le manque de compétitivité de la zone".

source : Euro, dollar, droit dans le mur ? | La Chronique Agora

Le rapport annuel  (ici en format PDF) de la Cour des Comptes met en garde contre l'explosion de la dette publique, qui pourrait s'approcher de 100% du PIB en 2013. Dans le sillage de la crise, les déficits ont effectivement explosé, mais jusqu'à quel point faut-il s'en inquiéter ?. Extrait « Une évolution imputable à la rigidité des dépenses, plus qu’aux révisions des prévisions d’inflation » « Une augmentation qui devrait être encore forte en 2010 »Les "spéculateurs" peuvent-ils faire chuter la Grèce ? L'entraîner vers la faillite, à la façon de la banque d'affaires américaine Lehman Brothers, tombée à l'automne 2008 ? Les inquiétudes des investisseurs, liées aux déficits record de certains pays de la zone euro – la Grèce, mais aussi l'Espagne et le Portugal –, entraînent de fortes secousses sur les marchés européens. Mais les autorités politiques et les régulateurs observent aussi d'importants mouvements spéculatifs, à même de faire vaciller la zone euro.

 

L’objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) rapport dessus de la cour des compte ICI

 
La spéculation sur les devise par des spéculateurs qui profitent du maillon faible d'un état, pour attaquer sa monnaie et réaliser des bénéficesOn apprenait cette semaine que plusieurs grands noms du milieu des hegde funds, dont le célèbre George Soros ( george soros , . Wikipedia) , ont profité de la baisse du yen sur laquelle ils avaient parié massivement. On parle de près d'un milliards de profit sur ce trade. La tribune , rtl, l'express, Capital révèlent  que George Soros aurait " George Soros a gagné 1 milliard en misant contre le yen fonds souverains - Hedge Funds - Video Dailymotion :  
 
Suivi, à 21h35, d'un débat animé par Jean-Pierre Gratien.
Lucas Armati
 
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Nous supposons que c’est ce que feront l’Europe et les Etats-Unis, eux aussi. Ils iront là où est allé le Japon.

 

 : " Le commencement de la fin "

Les politiques font du business, il est normal que les agences de notation fassent de la politique. Elles ont  aussi ce talent particulier de transformer des situations gérables en crises inextricables :  Irlande, Grèce, et Portugal en ont fait les frais. C'est au tour des États-Unis  de connaître la joies du cercle vicieux créé par les pronostics de l'opinion financière :> Le commencement de la fin - Frédéric lordon - La pompe à phynance

 

 

Sur le blog de l'indigné révolté : La crise aux pays des merveilles :

Créer des problème, puis offrir des solutions : La croissance s'est évanouie au quatrième trimestre aux Etats-Unis — ; L'Angleterre, qui a soldé l'effet Jeux olympiques, a vu quant à elle son économie retomber en récession . L'Espagne et l'Italie aussi en dévissant de -0,9%, avec une consommation qui s'effondre dans des proportions abyssales. ».Hollande et le changement! 

Crise de la dette : comment un état peut-il faire faillite ?

 

 

voir La faillite de la première économie du monde ? ,  voir Chronique SPECIALE CRISE DES DETTES suite a l’aggravation en Europe et Etats Unis , 2013, année où les Etats-Unis cesseront de payer leurs factures? Interview de André-Jacques Holbecq sur ICI

 

NB :Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux

En s'obstinant à imposer toujours plus d'austérité à des pays en difficulté comme l'Espagne, les dirigeants européens mènent le continent à sa perte, affirme le Prix Nobel d'économie Paul Krugman. 19.04.2012 | Paul Krugman | The New York Times Sur le web The New York Times L'article  original (en anglais) Dessin de Vlahovic, Serbie.Le 14 avril, The New York Times s'est fait l'écho d'un phénomène qui se développe en Europe : le suicide lié à la crise économique, les gens se donnant la mort par désespoir, après avoir perdu leur emploi ou vu leur entreprise faire faillite.

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Les Italiens et la crise - vidéo Dailymotion

Les Italiens et la crise ZDF  État libéral dégénéré : « […]» L'argent sans foi ni loi 2, mis sur facebook

Je vous en parlais la semaine dernière, deux des trois principales forces politiques du pays (le PDL de Berlusconi et le M5S de Beppe Grillo) ont fait toute leur campagne sur des thèmes anti-euro et anti-austérité. Ce qui exclut, pour le moment du moins, le recours à la BCE, via l'Outright Monetary Transactions (OMT), un mot barbare derrière lequel se cache la possibilité de rachats d'obligations souveraines par la BCE, en échange de mesures de rigueur. Dans un pays qui a ouvertement affirmé son refus de la rigueur, cela risque d'être problématique.

chypre, près de 15 jours après l'élection de son nouveau président, relance son processus de sauvetage qui doit aboutir d'ici la fin du mois. L'île menacée par la faillite, ainsi que par celles de ses banques, a dû accepter un audit sur les fonds qui y transitent et sur des accusations de blanchiment d'argent sale. C'était le principal point d'achoppement pour l'Union européenne qui refusait de renflouer les banques chypriotes, dont la majorité des dépôts proviennent de l'étranger – de Russie principalement.

Seulement, voilà, les solutions proposées par la Troïka (UE, FMI, BCE) ne font pas rêver les Chypriotes. Ont été évoquées :
- une restructuration de la dette de l'île, qui non seulement inquiète Chypre, mais aussi les pays du Sud de la zone euro, qui craignent un retour de flamme et une poussée de fièvre obligataire. Car la restructuration de la dette grecque l'année dernière avait créé moult remous qui n'avaient été apaisés que grâce à la promesse que cette restructuration serait la seule unique. Or voilà qu'une nouvelle opération de ce genre est évoquée...

- des pertes imposées aux plus gros déposants des banques chypriotes. Une nouvelle qui a fait blêmir Nikosi puisque les principaux déposants sont souvent d'origine étrangère, russe et grecque. Commentaire du ministre des Finances chypriote : "Ce serait à la limite du racisme de distinguer les déposants selon leur origine ethnique".

Pour rappel, le pays, déjà endetté à près de 90% de son PIB, doit se refinancer à hauteur de 17,5 milliards d'euros (l'équivalent de son PIB). 

L'Irlande essaie de refourguer une partie de ses dettes à l'Europe. En cause, les actifs pourris de ses banques menacées par la faillite et qu'elle avait acheté en 2008 pour 64 millions d'euros. Aujourd'hui, après la fermeture de plusieurs de ces banques, l'Irlande conserve toujours 28 milliards d'euros de dettes "bancaires". Et c'est ces dettes qu'elle voudrait, en partie, transférer au Mécanisme européen de stabilité (MES), qui est censé pouvoir recapitaliser les banques qui en ont besoin. Seulement voilà, pour le moment, ni l'Allemagne ni la BCE ne semblent très chaudes, arguant que le sauvetage irlandais a eu lieu avant la mise en place du FESF ou du MES, et que celui-ci ne pouvait pas intervenir de manière rétroactive.

L'Irlande est en train de faire passer en force son problème bancaire. En début de mois, elle a liquidé en une nuit une de ses bad bank, l'Irish Bank Resolution Corporation (IBRC) forçant ainsi la BCE à accepter des obligations souveraines à 40 ans plutôt que des liquidités. La BCE s'est défendue en expliquant que l'Irlande était un "cas particulier". Comme la Grèce quand il a fallu restructurer sa dette. Comme l'Espagne, comme l'Italie, comme...

France 2 | Envoyé special | Espagne : la faillite ? : : L'Europe au chevet des banques espagnoles pour sauver le pays en banqueroute après des années de miracle économique. Un espagnol sur quatre est au chômage. Voyage dans un pays qui s'enfonce dans la crise.

 
France 2 | Envoyé special | Espagne : la faillite ?

 

En parlant de l'Espagne, le pays a difficilement réussi à faire passer son déficit de 9,4% en 2011 à 6,7% en 2012. L'objectif était pourtant encore plus bas, à 6,4%. A quel prix s'est fait cette réduction drastique ? Celui d'une croissance en berne (-1,37%), une consommation intérieure catastrophique et un chômage en hausse constante (il a dépassé les 26%, un sommet historique).

 Comprendre la dette publique (en quelques minutes - l'indigné révolté

Une parenthèse : le chômage est un problème européen. Le taux moyen de chômage dans l'Eurozone a atteint 11,9% en janvier dernier, avec des disparités très fortes entre les 26,2% espagnols ou les 7% allemands. Et en France, le taux de chômage est repassé au-dessus de la barre des 10% en 2012...

La confrontation entre les chiffres du chômage espagnol (ou plus de la moitié des jeunes de moins de 25 ans n'ont pas de travail) et la confiance affichée par l'UE au sujet de la solvabilité des banques du pays est plus qu'intriguant. "Bruxelles satisfait de la réforme du secteur bancaire espagnol", titrait Le Monde. Les raisons de cette satisfaction ? Les banques ibériques seraient à nouveau suffisamment capitalisées et ne nécessiteraient pas une nouvelle aide européenne. Il faut dire que plus de 41 milliards d'euros leur ont déjà été versés, et que l'Europe n'a aucune intention de payer encore plus.

La question que nous devons nous poser est la suivante : comment peut-on nous assurer que les banques espagnoles n'ont pas de problèmes de capitalisation alors que l'économie devrait encore être en récession cette année et que le taux de chômage record et la baisse de la consommation entretiennent le nombre de défaut sur prêt aussi bien de la part de particuliers que d'entreprises ?

Le FMI est d'ailleurs bien plus réaliste sur l'état de santé des banques ibériques, comme nous l'apprend L'Agefi : "Dans un rapport publié mardi, le Fonds monétaire international (FMI) souligne les progrès accomplis pour remettre sur les rails les banques de la Péninsule, mais l'institution met aussi en garde sur les risques qui continuent de peser sur l'économie du pays ce qui nécessite de maintenir une surveillance accrue des établissements financiers".

Et il y a la France, très observée car deuxième économie de la zone euro. Le gouvernement a reconnu à demi-mots que les objectifs de croissance pour cette année devraient être revus à la baisse et que l'objectif des 3% de déficit serait intenable. Entre réformes et taxations en hausse, la France se débat pour ne pas sombrer.


Tout d'abord, il faut savoir que l'endettement des états n'est pas nouveau, tout comme les dérives du système capitalisme qui en sont la cause. Il s'est accumulé au fil des ans . Seulement, après la crise financière de 2008, il y a eu une accélération de l'endettement (en particulier car les états ont renfloué les banques), qui amène aujourd'hui cet endettement à des niveaux insupportables, pointés du doigt par les agences de notation financière, auxquelles on peut reprocher néanmoins, en ce moment, un excès de zèle (agences de notation : thermomètre des dérives du système, une sorte de monstre Frankenstein créer par le système capitaliste) .

Ce qui est étonnant, et qui constitue l'ironie de l'histoire, c'est de constater que cette crise arrive à son paroxysme en même temps en Europe et aux Etats-Unis (( L'Europe, d'accord... mais qui parle du risque américain ?, Interview Les agences de notation en quête de crédibilité ? ) .

La crise dans la Zone Euro

Le problème de la zone euro, c'est avant tout une faillite politique (La zone euro dans l'impasse, les bourses en chute libre – expansion). « Les dirigeants et syndicats européens ne se sont pas assez bougés pour aller vers une indépendance économique vis a vis de la finance qui serait désormais indispensable pour sauver la devise européenne. Les dirigeants sont les seuls responsables de la situation. On ne peut plus exclure désormais que la zone euro ne finisse par exploser car les conservateurs - socialiste au pouvoir n'ont pas été capables de prendre la mesure de l'enjeu. « On assiste donc impuissants a un formidable gâchis dû, au marché, à la spéculation, mais au repli sur soi des principales puissances de la zone, incapables de nourrir un projet a long terme pour l'Europe ». On ne peut pas se prétendre européen et faire preuve d’un dépeçage de ses membres ( la Grèce a été vendu deux fois : La Grèce a déjà subi un ajustement très sévère,. Face aux délitements des pays Européen : Une lettre des indignés grec).

 

Dans son article En route vers la Grande Dépression ?, Frédéric Lordon revient sur le début, les conséquences de cette dernière crise débuté en 2008, le parallèle avec la crise de 1929. Gros article assez dense, dont je ne prendrais que des extraits, vous laissant le soin de tout lire (cf voir aussi le résumé  Dans Le plan de sauvetage européen est-il illégal ? by Frédérique Lordon :Les perspectives de croissance mondiale continue à se détériorer rapidement, a la fois pour les économies développées et pour les pays émergents. Ce mois-ci les prévisions de croissance du PIB 2011-2012 ont été dégradées pour plusieurs pays, incluant la zone euro, le royaume uni, le Japon et les états Unis  Une restructuration de la «  dette souveraine »   de la  Grèce et autres pays débiteurs, mais plonge d’avantage les peuple dans la misère, l’injustice et la précarité) Européenne est donc probable, et la zone euro pourrait  glisser vers la récession .. 

Restructuration des dettes souveraines : - Cepii

Après la baisse de la croissance mondiale, la mobilisation du peuple grec  contre les conditions de programmes imposées de refinancement et une montée des oppositions au sein des pays donateurs, il est possible d’une restructuration plus coercitive soit appliquée a la Grèce d’ici fin 2012 et peut être beaucoup plus tôt (printemps 2012, ou même fin 2011).

Pour éviter ou accélérer l’expansion du risque de défaut souverain aux autres pays sous pression, il y a présent des plans de modification des Fonds européens de stabilité financière (FESF). Cependant, avant de pouvoir poursuivre cette dans cette voie, le FESF amélioré (avec une capacité de prêt de 440 milliards d’euros) doit d’abord être approuvé par les 17 membres de l’union européenne, ce qui devrait être le cas à la mi-novembre. 

Même ou a cause d’un FESF amélioré, un durcissement budgétaire et une dégradation budgétaire et une dégradation des conditions de financement devraient constituer des obstacles significatifs a la croissance en Europe et dans le monde.

Sachant cela, voyons l’absurdité de ces plans qui ne sauvent pas le domaine bancaire(les peuples, mais les banques, la finance… comme même lol Les agences de notation baissent la note de l'Espagne et de l'Italie, et menacent la Belgique, Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89.) , Certaines des plus grandes banques, par exemple, ont essayé de gagner du temps en sous-estimant la taille de leurs pertes. La Société Générale a défalqué environ 21% de sa dette grecque. Mais M. le Marché nous dit que cette dernière a perdu plus de 50%. Et qu’en est-il des autres ? L’Espagne, l’Italie, le Portugal… Eux aussi enregistrent des pertes considérables.

«Probablement que  tout ça va exploser. Le système a créé une crise systémique de trop. Ils nous parler de les renflouer (banques et états), mais ça ne fait pas disparaître la dette. On la déplace simplement. Même si les Allemands pouvaient — et voulaient — payer la facture, ça ne changerait rien. Elle doit quand même être payée ou passée en pertes et profits”. Mais pas sur le peuple, mais renvoyée sur les responsables (monde financier), système capitaliste ) , changer radicalement le système pour que les peuples n’est plus a subir cela

 

En théorie,. Lorsque les taux de croissance déclinent, la dette s’alourdit. Avec de la croissance, la dette semblerait plus légère et plus petite. Sans croissance, la dette doit être soustraite de la richesse actuelle plutôt que future. C’est exactement ce qu’est un défaut de paiement.

Par ailleurs, les gouvernements  Japonais jouent à ce jeu depuis deux décennies.. Ce qui a permis à l’économie de continuer à fonctionner sous perfusion en le faisant payer au classe les plus pauvres

Euro a une bonne performance, appartient à une des plus grandes zones économiques du monde

L'éclatement de la zone euro, de même que l'effondrement de l'euro, ont été prédits à de multiples reprises depuis 2009 par Paul Krugman, Joe Stiglitz (tous deux lauréats du Prix Nobel), Nouriel Roubini, entre autres éminents économistes américaines, ainsi que par des intellectuels européens médiatisés, tels qu'Anatole Kaletsky, Howard Davies et bien d'autres, moins connus.

s. Depuis l'apparition de la crise de la dette souveraine européenne, en 2010, pas un seul pays-membre n'a abandonné l'euro, et trois nouveaux pays-membres (l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie) y ont adhéré. La zone euro compte donc un total de 19 pays membres. Je pense que d'autres pays y adhèreront au cours des prochaines années, notamment l'Ecosse, la Croatie et la République Tchèque. 

Les informations que reçoivent les analystes américains, plus particulièrement, concernant l'Europe, proviennent de sources britanniques, notamment de ces deux publications basées à Londres : The Economist et le Financial Times.

Or ces journaux s'opposent à l'euro depuis des décennies sur le projet européen composé de l'Union européenne, de la zone euro, de l'euro et de leurs prédécesseurs. Les Américains s'appuient sur Londres en raison de la langue et de la distance qui les empêchent de consulter des sources allemandes, françaises grecques, ou autres, sur le continent. Mais cela biaise leur opinion.

La critique la plus persistante, à l'égard de l'euro, c'est que la zone euro n'a pas de politique budgétaire commune pour accompagner sa politique monétaire dirigée par la BCE. 

Les fondateurs de l'euro savaient qu'une politique budgétaire unique serait nécessaire. Mais, dans les années 1990, lorsque le Traité de Maastricht a été ratifié, "il était trop prématuré de demander aux électeurs européens une entente budgétaire".

Les partisans de l'Union européenne se sont décidés pour cette union monétaire, plus populaire et réalisable à l'époque. L'idée, c'était de faire campagne ultérieurement en faveur d'une politique budgétaire unique et, finalement, de vrais "eurobonds" (garantis par toute la zone Euro). La réponse aux détracteurs de la zone euro n'est pas de la faire exploser, mais de militer en faveur d'une politique budgétaire unique. En résumé, cette approche est celle du "Renforcement de l'Europe".

La zone euro s'est engagée dans un certain nombre d'initiatives correspondant à cette idée de Renforcement de l'Europe. Il s'agit notamment de réglementations bancaires, d'un système d'assurance unique garantissant les dépôts bancaires, et d'une application unique des nouvelles règles de "bail-in" afin de remplacer les "bail-out", conformément aux exigences du G20 formulée lors du Sommet de Brisbane (Australie), en novembre 2014.

Toutes ces mesures associées à une orientation vers une politique budgétaire unique, des eurobonds, et de solides plafonnements des déficits et ratios dette/PIB, renforceront l'Union européenne, contrairement à ce que clament ses détracteurs.

En confondant l'impopularité des bureaucrates de Bruxelles et ce que les citoyens pensent de l'euro lui-même, les détracteurs de la monnaie unique européenne commettent une deuxième erreur d'analyse. Certes, les sondages indiquent que les citoyens méprisent les bureaucrates. C'est comme si l'on demandait aux Américains ce qu'ils pensent de la bureaucratie de Washington ou du Congrès. Ils ne les supportent pas !

Mais lorsque vous posez des questions concernant la popularité de l'euro, il en ressort une tout autre réponse. Les citoyens de la zone euro soutiennent fortement l'euro. Même au sommet de la crise de la dette grecque, en 2015, les sondages n'ont cessé de montrer que 60% de la population grecque était favorable à l'euro. La raison est limpide. Les Européens se souviennent de cette triste époque de la drachme grecque, de la lire italienne et de la peseta espagnole. Ces monnaies étaient sujettes à une inflation continuelle . L'euro est considéré comme un rempart c.

Le nationalisme peut-il menacer l'euro ?
On perçoit une autre menace, contre l'euro : la montée du nationalisme en Europe. Cette montée est réelle mais ses conséquences ne sont pas aussi affreuses qu'on ne le craint. Le vote britannique en faveur du Brexit ne portait pas sur une sortie de l'euro, mais bien sur une sortie de l'Union européenne. Le Royaume-Uni n'a jamais adhéré à l'euro, dès le départ. Il a conservé la livre sterling. Le nationaliste Gert Wilders a démontré une certaine force, lors des récentes élections néerlandaises, mais pas suffisamment pour constituer un gouvernement.

Le prochain grand test, s'agissant des tendances nationalistes présentes en Europe, ce sera lors des élections présidentielles françaises, les 23 avril et 7 mai prochains. La candidate nationaliste, Marine Le Pen, devrait avoir une majorité de voix au premier tour, et accéder au deuxième tour. A ce stade, les électeurs de quatre des cinq principaux partis s'opposant à Le Pen s'uniront autour d'un candidat : Emmanuel Macron, très certainement, qui remportera probablement le deuxième tour, le 7 mai. L'émergence du nationalisme, en Europe, concerne plus l'immigration que l'euro, qui demeure populaire.

Une autre élection importante, cette année, c'est celle qui se déroulera en Allemagne, où un nouveau chancelier sera élu le 24 septembre 2017 prochain. La course sera serrée mais nous pensons qu'Angela Merkel va conserver ses fonctions de chancelière. Même si elle n'y parvient pas, l'euro n'est pas menacé. Le principal candidat sur les talons de Merkel est un socialiste, également favorable à l'euro.

En résumé, le nationalisme est une tendance importante dans la vie politique européenne et il mérite d'être étroitement surveillé. Mais il ne représente pas une menace pour l'euro, ni à court ni à moyen termes.

Les atouts de l'Union européenne
Enfin, les analystes ne devraient pas négliger la dimension, la force et la résistance de l'Union européenne. Selon le classement des Nations-Unies, l'UE est la plus grande économie du monde, avec un PIB de 18 500 Mds$, soit légèrement supérieur aux 18 000 Mds$ du PIB américain. (Le FMI et la Banque Mondiale rangent l'UE à la seconde place, tout de suite après les Etats-Unis).

La population de l'UE est de 508 millions d'habitants, soit bien plus importante que celle des Etats-Unis, qui comptent environ 310 millions d'habitants. Les membres de la zone euro, réunis, possèdent environ 10 000 tonnes d'or, soit davantage que les Etats-Unis, qui en possèdent environ 8 100 tonnes.

En percevant l'UE comme un agrégat de petits pays bien séparés dont certains se trouvent dans une situation économique désastreuse, on déforme l'image de cette force de l'euro. 

Cette opinion est étayée par le fait que la Chine accroit ses investissements directs en Europe et continue de détenir une part importante de ses réserves de change en euros, (et réduit son portefeuille en bons du Trésor américains).

 

Que va-t-il se passer pour l'euro, à partir de maintenant ?
Mais tout est sur le point de faire volte-face. La Fed opère un resserrement dans un contexte de faiblesse économique et court le risque de précipiter l'économie américaine dans la récession. La Fed s'en rendra peut-être compte d'ici cet été, mais alors, les dégâts auront déjà été commis. Nous pensons que la Fed va faire volte-face et passer à l'assouplissement via le "forward guidance" d'ici le mois de juillet, ce qui va affaiblir le dollar et booster l'euro.

Le président de la BCE, Mario Draghi, compte sur le soutien de Merkel pour prendre des décisions difficiles concernant les sauvetages en Grèce et les rachats d'obligations des membres de la zone euro.

Au pire des cas, Draghi opèrera un resserrement de sa politique d'ici juillet, juste à temps pour augmenter les chances de réélection d'Angela Merkel en septembre. C'est ainsi que les banques centrales et les gouvernements travaillent main dans la main en coulisse.

Le risque d’un Le Krach mondial :- blog Claude Dupras «  Le monde est parti pour la crise économique du siècle », déclarait récemment Ryoji Musha, stratège de la Deutsche Bank au Japon, au magazine américain Forbes. Les marchés boursiers sont engagés dans une chute vertigineuse. L’économie mondiale roule inexorablement vers la catastrophe. les solutions de Frédéric Lordon: démondialisation financière » [5] par la renationalisation des dettes publiques (pour ceux qui le peuvent...). …. Saisie flash du secteur bancaire, mutation rapide vers un système non plus étatique mais « socialisé » du crédit [6], renationalisation des dettes publiques et, par-dessus tout, refonte intégrale des structures de la finance . [4] Pierre-Antoine Delhommais, « Merci les marchés et vive la rigueur », Le Monde, 15 mai 2010.[5] Voir : « Et si on commençait la démondialisation financière ? », Le Monde diplomatique, mai 2010.[6] Voir sur ce blog « Pour un système socialisé du crédit », 5 janvier 2009.[7] Voir sur ce blog : « Si le G20 voulait... », 18 septembre 2009 ; aurait pu éviter cette déroute politique et financière. Rien a été fait. Un changement profond du système s’impose. VOIR Révolution virtuelle et révolution réelle

. Un taux de chômage endémique important. Le taux de chômage hellénique atteint 28%, un des plus hauts d'Europe avec l'Espagne. Ce qui explique d'ailleurs le gain de compétitivité enregistré par le pays, la pression sur les salaires étant à son maximum.

 

Comme dans le reste de l'Europe, ce sont les jeunes qui sont le plus touchés, avec un chômage à près de 65%. 2 jeunes Grecs sur 3 ne trouvent pas à s'employer...

 

Les plus optimistes soutiendront que cette situation est provisoire et que le pays est entré dans un cycle vertueux que l'on pourrait résumer ainsi : + de compétivité => + de croissance => + d'emploi. En attendant, les derniers chiffres de l'emploi ne montrent aucun signe d'amélioration.

Le taux de chômage ainsi que la réduction du salaire minimum pèsent sur le niveau de vie de Grecs, et donc sur la consommation. On estime qu'en moyenne, depuis 2008, les Grecs ont perdu un quart de leur pouvoir d'achat.

Quant au modèle économique, il est en pleine débâcle. La mondialisation – et la délocalisation – sont passées par là. . L'industrialisation du pays s'est effondrée au tournant du XXIe s. Selon l'Elstat, l'équivalent grec de l'INSEE, cité par Le Monde, l'industrie textile du pays a vu sa production divisée par deux en 10 ans. Et même l'agriculture est en chute libre, avec une production réduite de près de 20% sur la dernière décennie.

La fonction publique était un important employeur... mais l'austérité a changé la donne. Restent les services, dont le tourisme, mais qui ne peuvent à eux-seuls faire fonctionner une économie dans laquelle les ménages ne peuvent plus consommer.

 

Est-ce ce qui attend l'Europe ? Devenir un parc d'attraction géant pour touristes fortunés venus d'Asie ?

  1. Tensions politiques et sociales grandissantes. Et là encore, ce qui se passe en Grèce laisse entrevoir les conséquences de la crise sur la vie politique  et sociale des pays de la zone euro.

A la faveur de la crise, la contestation politique permet l'émergence de certains politiques extrêmes ou que l'on pourrait qualifier sans trop d'excès de populistes et démagogiques, d'Aube dorée en Grèce au M5S de Beppe Grillo.

 

Pour le moment, ces mouvements n'ont pas à réussi à confirmer sur la durée leur montée en puissance dans le jeu politique de leur pays... mais les tensions grandissantes qui entourent chaque nouvelle élection dans un pays européen est un signe d'éclatement politique qu'il serait dangereux d'ignorer. Les résultats des prochaines élections allemandes seront, de ce point de vue, significatifs alors que les mouvements anti-euro semblent gagner des voix.

Suburbs of Europe

Our special edition

Chelas: not such a dodgy neighbourhood of Lisbon by Filip Jurzyk

European hip hop between Brussels, Amsterdam, Hanover and London by Natacha Cingotti

Beyond Gaudi: exposing the gateway to Barcelona by Carla Manzanas

Six years after riots, French discuss French 'banlieue' by Emmanuel Haddad

Port du Rhin: Strasbourg’s problem suburb (which is also on the border) by Florence Chirié

 
 
 
LAHORDE.SAMIZDAT.NET
 
 
A.C.A.B
 
« Le protectionnisme, ça nous fait gerber »
 
Le protectionnisme, ce n’est rien d’autre que le fait de remettre du libéralisme à l’échelle du territoire légal sur lequel s’abat la prédation d’une bourgeoisie donnée. Le protectionnisme n’a jamais protégé les travailleur-e-s, il a toujours protégé le patronat et la bourgeoisie du pays donné. Ruffin, en ardant promoteur du protectionnisme, prétend se mettre aux côtés de la classe ouvrière tout en étant son farouche ennemi. Ce sont souvent les pires.
 
 
Un livre de F. Ruffn publié aux éditions altéro-mystico-conspis Les Liens qui Libèrent.
Un livre de F. Ruffn publié aux éditions altéro-mystico-conspis Les Liens qui Libèrent.
   
On le retrouve ici répondant de manière condescendante à deux syndicalistes. Ruffin se découvre un désaccord de fond avec la classe ouvrière, celle-là même qu’il appelle sans cesse en vain de le rejoindre :
Fakir, septembre-octobre 2011.
Fakir, septembre-octobre 2011.
    
 
Nous n’avons pas à nous positionner et à choisir entre libréchangisme et protectionnisme. C’est un débat qui ne nous concerne pas. C’est le sens de cet extrait de Marx, qui les met dos à dos:


ce qui nous fait dire "la propriété c'est le vol!"
 
le capitalisme est le règne d'une extorsion invisible, il s'accapare la production collective au profit du détenteur du capital ( capitaliste). Pour cela au court de l'histoire remplaçant la monarchie il se base sur cette idée originellement subjective de propriété privée des moyens de production afin que cette minorité d'exploiteurs vivent sur le travail et les dépenses du plus grand nombre ( le prolétariat ou pour faire court le peuple) ;

Pour notre part, nous voulons la liberté et l'égalité économique et sociale , ce qui signifie abolition du capitalisme ( propriété privée) afin que la production soit géré collectivement ( autogestion) par la base; ce qui signifie que l'économie doit être orienté par les besoins et non par l'idée de profit source de misère et de massacre:
cela sous entend la mise en commun des outils de production.

La solidarité contre la concurrence
 
la publication de Le Comptoir.

Nuit Debout nous donne l'occasion de publier, en partenariat avec plusieurs autres groupes et sites antifascistes, un dossier qui se veut aussi exhaustif que possible sur la galaxie citoyenniste, ses réseaux et ses errements idéologiques. Vous trouverez ci-dessous son sommaire avec des liens cliquables afin de naviguer à l'intérieur aussi aisément que possible. Fruit d'un travail intense qui nous a occupés depuis un mois, nous tenons à remercier tous les camarades qui nous ont aidé à réunir la documentation nécessaire. Bonne lecture !
Au sommaire de ce dossier :RUFFIN ET LORDON, UNE NUIT À DORMIR DEBOUT

Introduction
La Genèse : une opération d'auto-promotion initiée par François Ruffin et Frédéric Lordon
Fakir ou le journal de bord d'un réac
Frédéric Lordon ou la virtuosité bavarde d'un social-chauvin
> « Le protectionnisme, ça nous fait gerber »

 

Rien de tel qu'une bonne préparation, pour résister aux turbulences économiques ^-^... et bien entendu, n'oubliez pas de vous brosser les dents deux fois par jour au minimum ! cf La crise dans les années 30 et Aujourd’hui ( voir Chris Harman), On oublie que ces dettes étatiques proviennent d’une crise financière, et non d’une crise réelle. Elle est donc illégitime. Nous sommes rentrés dans un cercle vicieux grave. , La vraie limite de la croissance ? Solution : " Au lieu de privatiser les bénéfices et socialiser les pertes", faisont l'inverse. L’économie actuelle est restée dans les mêmes erreurs, La Grèce préfigure la Tiers-Mondialisation de l’Europe, La Grèce sort de la zone Euro, vive la Grèce ! - wikistrike.over-blog.com C'est pour cela qu'il faut une insurrection des consciences. Voir Pourquoi l’insurrection des consciences ?   ( mon blog), : Libéralisme, écologie et Europe ( plusconcient.net) Année: 2008 Durée: 24' 16'', Tribune de Yves Cochet : Quel projet pour Europe Ecologie ? Dire la vérité et assumer la décroissance , Les vrais maîtres du monde ??? Serge Halimi sur "Le grand bond en arrière (plusconcient.net) Année: 2004 Durée: 50' 51''

 

La Commission s’active à l’OMC sur les marchés publics  publics 10 octobre / Economie et finance

Pour inciter ses partenaires commerciaux à ouvrir leurs marchés publics à la concurrence, la Commission joue sur plusieurs tableaux. A Bruxelles, elle s’interroge sur une législation. A l’OMC, elle pousse pour l’adoption d'un nouvel accord. Mondialisation excluante, nouvelles solidarités: soumettre ou ... - Résultats

Bye bye l'euro (2015) - Documentaire - L'essentiel - Télérama.fr

Bye Bye L'Euro

(écouter La quadrature de l'euro – plusconcient.net) renforcer par  l’article « Que sera la zone euro demain? » 3 scénarios), , L'Europe, d'accord... mais qui parle du risque américain ?, Interview Les agences de notation en quête de crédibilité ? , voir Chronique SPECIALE CRISE DES DETTES suite a l’aggravation en Europe et Etats Unis et Révolution virtuelle et révolution réelle et sur FB : La faillite de la première économie du monde ?cf voir 09/07 Le FMI offre un court répit à la Grèce, Fitch dégrade la note souveraine de la Grèce, 14/07 Zone euro: le sommet est reporté, 15/07 L'Italie adopte son plan d'austérité, 10/07 Pour Trichet, la crise de la dette est... mondiale, Marché de changes : l'AMF sonne l'alarme ( produit levier qui accentue la crise), Crise financière - ce que le public devrait savoir. - on Dailymotion, Les stratégies et techniques employées pour la manipulation de l'opinion publique et de la société

Les problèmes de l’euro et du système néolibéral ? En savoir plus : 1 pourcent de croissance = un monde triste, Les nouveaux rois des marchés..., 20 minutes pdf du 05/04/2010, Après la crise financière, la guerre civile ? ( ,( Grèce: «Le plan d'austérité va être inefficace et même dangereux» ( interview source Libé), La crise de 2010 plus grave que la crise de 2008 ?
A lire: La dette de l’Europe de l’Est ne sera pas remboursée , L´inflation ou la faillite guettent de nombreux pays

Toutes ces informations ont permis a une élites, a des avertis et initiés  de la finance ( spéculateurs, , hedges funds , , agences de notations , : Spéculation sur le taux LIBOR, La BCE : polique monétaire

Dans Jacques Attali: tous ruinés dans 10 ans ?, il dresse un bilan noir des mesures prises par le conseil européen et critique le « nationalisme » des pays européens face a l’UE. Source: YouTube - Jaques Attali : "La crise ne fait que commencer", Dailymotion - Jacques Attali, France-info, 20 05 2010, pacte de stabilité et de croissance ( vie publique ) et Crise de la dette : "L'Europe est menacée de déclassement"( le monde), les temps modernes :  , Jacques Généreux : "L'esprit de Munich a envahi les têtes de ceux qui nous gouvernent !", travailleurs pauvres en Europe, Suicides : le document qui accuse France Telecom , crise et transition, documentaire « Un autre monde est possible »

 

 
 

Toutes les conditions sont réunies pour une banqueroute générale, Krach Boursier | La Chronique Agora - Part 2, Think Thank - l'indigné, L’Engrenage - Antalya, Think Thank - Citizenkhane, Le crime de la Fed  - Saltabank, " End of Liberty " - l'indigné révolté, The Corporation : Think Thank  - Altermonde, Les thinks thanks - Alterfinance, DE LA SERVITUDE MODERNE - YouTube,

Bye Bye L'Euro

 
 A lire " Modèle Allemand"Bye Bye L'Euro10 mai 1981 - 15 mai 2011 ,..., , Le chômage a une histoire... , La réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat Influence  ). On ne devrait pas avoir le droit de vendre des titres qu'on ne possède pas, cela va à l'encontre de toute morale. Or, un marché sans morale est un marché ( et un capitalisme ) en perdition!

Et à plus long terme?  voir Secours populaire d'Angers fermé: "Nous sommes face à un raz-de-marée de misère"  , Ecouter également Jacques Attali: tous ruinés dans 10 ans ?Crowdfunding ( cf Crowdfunding, économie solidaire communautaire mondiale , une solutions a la crise du ou des système politique ou économique capitaliste ?

La BCE impuissante à éteindre l'incendie sur les marchés – Le point.fr, Les dessous du krach estival – Expansion – express ; Le monde replonge-t-il dans la crise ?Les spécialistes n’arrivent pas a se remettre d’accord sur la crise.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89 : Grèce, euro : ce que cache la négociation franco-allemande, Une crise financière internationale… l'orage approche, un scénario Globalien, le scénario, entretien de JC Ruffin

Comprendre comment la question de la dette est instrumentalisée : La dette publique expliquée en quelques minutes, MES : le nouveau dictateur européen - daylimotion , Politiques complices de la dette - Youtube, Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France

Pourquoi parler de cela, c’est important : prenons l’exemple de l’Italie. ( voir blog Citizen Khane ) L'Italie, la Grèce… de nombreux pays continuent de payer cher pour emprunter Une mine d'information - réflexion - mobilisation

 

 En savoir plus Les nouveaux rois des marchés... , réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat, Warren Buffett soutient Goldman Sachs et son patron , L'effondrement du dollar fera exploser le système monétaire global ..., L'effondrement du dollar fera exploser le système monétaire global ..., 2009, année de la faillite du système monétaire mondial ( alterinfo)

 Les deux courtes séquences audio disponibles en libre accès ci-dessous Notre dépendance absolue envers le système bancaireplusconscient.net Le second enregistrement (à la suite du premier) contient un commentaire de Nicolas Doze sur l'action de la mi-décembre de la BCE visant à prévenir un credit crunch des banques européennes.Source: YouTube - Faut-il sauver les banques, et à quel prix ? - Frédéric Lordon et YouTube - Nicolas Doze - Les impasses européennes  Ecouter également Fin de l'euro, ce que cela implique, Paul Jorion: le capitalisme est moribond !, Euro, le pied du mur approche,

A voir :  Manager de transition, L'art D'ignorer les Pauvres , Situation du travail en FranceAttention Danger Travail , Aller voir aussi dans  Economie, poitique, sciété | : documentaire, société italieita, manifestationprotestation, crise économique, crise, capitalisme, mario draghi, mario monti, goldman sachs, l’évasion fiscale, etats-unis, dette publique, dette, économie, politique, société

 

Cécile Chevré

Bye Bye L'Euro

 

 
Author Image for Cécile Chevré

Rédactrice en Chef de Défis & Profits
Cécile Chevré est titulaire d'un DEA d'histoire de l'EPHE et d'un DESS d'ingénierie documentaire de l'INTD. Elle rédige chaque jour la Quotidienne d'Agora, un éclairage lucide et concis sur tous les domaines de la finance.

Elle est également rédactrice en chef de Défis & Profits.

 

Mardi 4 juin 2013

La dangereuse accoutumance aux crises
 Eberhardt Unger
L'AUSTERITE PRECIPITERA LA CRISE - l'indigné

L'AUSTERITE PRECIPITERA LA CRISE - source blog citoyenactif

La Grèce, (sombre) Pythie de l'Europe
 Cécile Chevré

 

Jeudi 7 mars 2013

26/10/2012

Conspirationisme : la paille et la poutre

 

 

 

  L’image contient peut-être : 1 personne, barbe et texte

                     

Le peuple est bête et méchant, le peuple est obtus. Au mieux il pense mal, le plus souvent il délire. Son délire le plus caractéristique a un nom : conspirationnisme. Le conspirationnisme est une malédiction. Pardon : c’est une bénédiction. C’est la bénédiction des élites qui ne manquent pas une occasion de renvoyer le peuple à son enfer intellectuel, à son irrémédiable minorité. Que le peuple soit mineur, c’est très bien ainsi. Surtout qu’il veille à continuer d’en produire les signes, l’élite ne s’en sent que mieux fondée à penser et gouverner à sa place.

Pour une pensée non complotiste des complots (quand ils existent) :

 

Photo : Les Illuminati - syti.net : cf : voir : théorie du complot, conspirationisme, théorie, complot

C'est un complot !EDITIONS-JCLATTES.FR
 

 « »On ne peut analyser la situation (en Algérie comme partout ailleurs dans le monde) sans tenir compte du "pouvoir de l'ombre", invisible, subversif, impitoyable, égocentrique, d'essence judéo-maçonnique, rassemblant des prédateurs adeptes du suprématisme (analogue à la croyance judaïque du "peuple élu"), ni proposer des remèdes, ni efficacement résoudre les maux qui saignent les finances et freinent le développement, à savoir la bureaucratie (c'est eux ), le pillage, la corruption et le détournement des biens publiques, le désordre sociale (l'anarchie est le milieu de prédilection de ce pouvoir), l'éducation en ruines détournée de sa noble mission, SONT LEURS MÉFAITS

Les débats, quelque soit leur pertinence-ingéniosité-érudition -niveau académique-compétence, ne répondront jamais, objectivement et concrètement, aux défis multiples nous faisant face, parcequ'occultant la source de nos problèmes, problèmes et malheurs IDENTIQUES observés en Grèce, en France, aux USA, ou ailleurs ! Sans reconnaitre l'ennemi nous tournerons en rond » 

C’est les Illuminati, c’est les francs-maçons, c’est les sionistes, c’est Wall Street... Les marchands de complots prospèrent. Ils détiennent la clé du brouillard et les peuples désorientés se font avoir. 

 
La France, 3e colonie d'Israël : 60 députés Français ont 1 passeport israélienUne soixantaine de députés à l'Assemblée nationale ont le passeport franco-israélienBESTOFACTUS.BLOGSPOT.COM 
 

 

« Les théories du complot sont devenues une excuse pour abandonner le djihad » déplore l'organisation djihadiste dans le dernier numéro de son magazine, Dabiq, versets coraniques à l'appui.

Dans un article intitulé «Conspiracy Theory Shirk (Sin)» (i.e. «L'idolâtrie de la théorie du complot», traduit ici), l'Etat islamique présente ainsi le conspirationnisme comme une «grave déviance» susceptible non seulement d'amoindrir ses succès militaires mais aussi de pousser ses combattants à faire défection.

 

L’Etat islamique déclare la guerre à... la théorie du complot CONSPIRACYWATCH.INFO|PAR RUDY REICHSTADT Satan crée un niveau en dessous de l’enfer pour les employés de Goldman Sachs LEGORAFI.FR

 

n De Francois Lichterowicz  à propos d'un lien( titre polémistes, racistes et xénophobes " Immigration, le ras le bol se confirme partout... .

 "Stéphane en toute honnêteté ne crois tu pas que les noms comme par exemple comme Pietrzykowski ou Lichterowicz ... etc .. ne soient pas des identités immigrées.. T' aurais pas un peu cette impression pas hasard ..? T' aurais pas l' impression que tout cela ne serait pas "organisé" par le Nouvel Ordre Mondial, les délocalisations, le dumping social et que les Grandes Fortunes du libéralisme ne seraient pas un peu derrière tout cela.. NON ...???????     Je me souviens avoir entendu en primaire à Durmignat 63700 : "Ces polacks qui viennent manger le pain des français".. 

Merci pour le ptg...

 Francois Lichterowicz 

« Merci Dany d' approuver car oui ca m' énerve de constater que des descendants d immigrés comme par exemple moi .. se veulent être plus franco français que les français et succombent au racisme et à la xénophobie. En polonais il y a un proberbe qui dit ; "Ne se rappelle pas le boeuf, le veau qu il a été" : ca veut dire ce qu ça veut dire...!? émoticône wink »

 

 Boualem Otmani « Bonjour François, c'est les pires ces descendants d'immigrés qui oublient d'où viennent leurs parents et ce qu'ils ont subit. Plus royalistes que le roi, ils me dégoutent au plus haut point ».

 Michele Berdah28 juillet, 12:50 · VOIR ICI 

J'ai hésité avant de partager.... je me suis dit : ils vont encore dire que c'est un fake, que je pousse à la haine et tati et tato ....
Et d'un coup, j'ai réalisé qu'ils étaient en train de faire en sorte que je m'auto-censure ...
Alors merde ...
Pas question de céder au chantage, je partage cette ignominie ...!

 

Des migrants musulmans violent une petite fille de 5 ans et lui urinent dans la bouche - Le blog politique de Thomas JOLY  THOMASJOLY.FR

 

Nico Sloz : "C'est un bonne exemple des possivilité de confusion que cherche a mettre la fachiophère sur la toile . Ainsi 85 partages partager par des forumeurs sans véritable vérification des infos montre la nocovité de la peste brune. C'est surtout dommage de partager une désinformation aussi minablement fausse sans la vérifier d'abord ! C'est pourtant simple à faire : qui parle, comment il parle, avec quelle source, qui d'autre relaie et quelle preuve (re)trouve-t-on ? Déjà l'auteur est secrétaire du PDF parti nationaliste fondé par Carl Lang d'autres membres du FN, ce qui donne le ton. Ensuite l'image utilisée provient d'un affrontement avec la police à la frontière serbe en septembre 2015 et donc pas du tout de l'Idaho en juin 2016. Enfin, dans les 3 sources citées, la première n'existe plus (kivitv), la seconde est une spécialiste de la fake news américaine (wnd) et la troisième est un blog raciste breton (breizatao) animé par un couard condamné de multiples fois et qui se planque au Japon (quel courage patriotique !). Mieux encore : les rares pseudo-médias qui relaient cette daube sont bien connus pour désinformer (actualite-israel, bidon à 100% et blancheurope déjà rien que le nom sérieux ça pue la haine) tandis que l'état d'Idaho est au courant de cette vague de désinformation partie des milieux racistes US et a fait un démenti clair et net ici UPDATED: Story of Syrian refugees raping Idaho girl is wrong, prosecutor says  IDAHOSTATESMAN.COM   ; bref, avant de partager ON VERIFIE au lieu de relayer ce genre de rumeur raciste !"

 UPDATED: Story of Syrian refugees raping Idaho girl is wrong, prosecutor says IDAHOSTATESMAN.COM

Les esprits éclairés fustigent ces obscurantistes. Assurément, la plupart des théoriciens du complot versent dans la paranoïa et surestiment le rôle des puissances occultes. Mais d’autres, plus simplement, se fourvoient dans une quête d’explication simple à des événements chaotiques dont ils sont mal informés. Et puis, il y a de vrais complots et d’authentiques conspirations. Il n’y a pas de complot partout, mais il n’y a pas de complot nulle part. C’est dans le Monde diplomatique de juin et nous en parlons aujourd’hui avec Évelyne PIEILLER et Benoît BREVILLE.

 

 Il faudrait sans doute commencer par dire des complots eux-mêmes qu’ils requièrent d’éviter deux écueils symétriques, aussi faux l’un que l’autre :

1) en voir partout ;

2) n’en voir nulle part. Quand les cinq grandes firmes de Wall Street en 2004 obtiennent à force de pressions une réunion longtemps tenue secrète à la Securities and Exchange Commission (SEC),.

Sans doute ne livre-t-il pas à lui seul l’intégralité de l’analyse qu’appelle la crise financière, et c’est peut-être là l’une des faiblesses notoires du conspirationnisme, même quand il pointe des faits avérés : son monoïdéisme, la chose unique qui va tout expliquer, l’idée exclusive qui rend compte intégralement, la réunion cachée qui a décidé de tout. Exemple type de monoïdéisme conspirationniste : Bilderberg (ou la Trilatérale). Bilderberg existe ! La Trilatérale aussi. …. Pour défaire le monoïdéisme de la vision complotiste, il suffit de l’inviter à se prêter à une expérience de pensée contrefactuelle : imaginons un monde sans Bilderberg ni Trilatérale, ce monde hypothétique aurait-il évité la mondialisation néolibérale ? La réponse est évidemment non. Il s’en déduit par contraposition que ces conclaves occultes n’étaient pas les agents sine qua non du néolibéralisme, peut-être même pas les plus importants. Et pourtant ceci n’est pas une raison pour oublier de parler de Bilderberg et de la Trilatérale, qui disent incontestablement quelque chose du monde où nous vivons.

Il suffirait donc parfois d’un soupçon de charité intellectuelle pour retenir ce qu’il peut y avoir de fondé dans certaines thèses immédiatement disqualifiées sous l’étiquette désormais infamante de « conspirationnistes », écarter leurs égarements explicatifs, et conserver, quitte à les réagencer autrement, des faits d’actions concertées bien réels mais dont la doctrine néolibérale s’efforce d’opérer la dénégation – il est vrai qu’il entre constitutivement dans la vision du monde des dominants de dénier génériquement les faits de domination (salariés et employeurs, par exemple, sont des « co-contractants libres et égaux sur un marché du travail »…), ….– mais faire ce genre de distinction est sans doute trop demander, et on voit d’ici venir les commentaires épais qui feront de ce propos une défense apologétique du complotisme et des complotistes…

On pourrait arguer que l’analyse sociologique ou politologique de ces actions concertées, précisément, se déploie hors des schèmes intellectuels caractéristiques du conspirationnisme : monoïdéisme, exclusivisme, attraction sans partage pour l’occulte, ignorance corrélative pour tous les effets impersonnels de structure, etc. [2].

Le conspirationnisme comme symptôme politique de la dépossession

Tout ceci cependant est dire à la fois trop et trop peu quand, du conspirationnisme, il est possible de prendre une vue latérale qui vient quelque peu brouiller l’image de ses habituelles dénonciations, et puis, plus encore, celle de ses frénétiques dénonciateurs. Sans doute trouve-t-on de tout à propos du conspirationnisme : des tableaux sarcastiques de ses plus notoires délires (le fait est qu’il n’en manque pas…), des revues de ses thèmes fétiches, jusqu’à de savantes (pitoyables) analyses de la « personnalité complotiste » et de ses psychopathologies. Mais d’analyse politique, point ! (...) .

Dépossession : tel est peut-être le mot qui livre la meilleure entrée politique dans le fait social – et non pas psychique – du conspirationnisme. Car au lieu de voir en lui un délire sans cause, ou plutôt sans autre cause que l’essence arriérée de la plèbe, …. etc. Décidément l’événement politique le plus important des deux dernières décennies, le référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005 a montré ce que peut, pourtant dans un extraordinaire climat d’adversité, un corps politique auquel on donne le temps de la réflexion et du débat : s’emparer des matières les plus complexes et se les approprier pour produire un suffrage éclairé.

Hors de ces conditions exceptionnelles, tous les moyens ou presque de faire sens des forces historiques qui l’assaillent et surtout d’avoir part aux délibérations qui décident de son destin lui sont refusés. Or, remarque Spinoza, le quant-à-soi ne saurait connaître aucune suspension : « nul ne peutcéder sa faculté de juger » (Traité politique), ….. Cela, nul ne le dit mieux que Spinoza : « Il n’est pas étonnant que la plèbe n’ait ni vérité ni jugement, puisque les affaires de l’Etat sont traitées à son insu, et qu’elle ne se forge un avis qu’à partir du peu qu’il est impossible de lui dissimuler. La suspension du jugement est en effet une vertu rare. Donc pouvoir tout traiter en cachette des citoyens, et vouloir qu’à partir de là ils ne portent pas de jugement, c’est le comble de la stupidité. Si la plèbe en effet pouvait se tempérer, suspendre son jugement sur ce qu’elle connaît mal, et juger correctement à partir du peu d’éléments dont elle dispose, elle serait plus digne de gouverner que d’être gouvernée » (Traité politique, VII, 27).

L’apprentissage de la majorité (à propos de la « loi de 1973 »)

Mais plus encore que de la dépossession, le conspirationnisme, dont les élites font le signe d’une irrémédiable minorité, pourrait être le signe paradoxal que le peuple, en fait, accède à la majorité puisqu’il en a soupé.

Le débat sur la « loi de 1973 », interdisant supposément le financement monétaire des déficits publics devrait typiquement être regardé comme l’une des étapes de cet apprentissage, avec son processus caractéristique d’essais et d’erreurs. Bien sûr la « loi de 1973 », objet dans certaines régions de l’Internet d’une activité effervescente, a connu (….) …

Au milieu de toutes ces scories, un principe de charité politique pourrait cependant voir :

1) ce petit miracle des non-experts se saisissant d’une question à l’évidence technique mais que ses enjeux politiques destinent au débat le moins restreint possible : la monnaie, les banques ;

2) le surgissement, peut-être désordonné mais finalement salutaire, d’interrogations sur la légitimité des taux d’intérêt, le financement des déficits publics, les figures possibles de la souveraineté monétaire, la place adéquate des émetteurs de monnaie dans une société démocratique ;

 3) une intense activité polémique, au meilleur sens du terme, avec production kilométrique de textes, lancement de sites ou de blogs, controverses documentées en tous sens, etc. Tout ceci, oui, au milieu d’ignorances élémentaires, de quelques dérapages notoires et de fausses routes manifestes – certains parmi les plus acharnés à dénoncer la loi de 1973 commencent à s’apercevoir qu’ils ont poursuivi un fantôme de lièvre

 [4] … Mais pourtant comme un exercice collectif de pensée qui vaut en soi bien mieux que toutes ses imperfections, et dans lequel, tout sarcasme suspendu, il faudrait voir un moment de ce processus d’apprentissage typique de l’entrée dans la majorité. Sans surprise, des trébuchements de l’apprentissage les élites installées tirent parti pour refuser l’apprentissage même. On les comprend : il y va précisément de la dépossession des dépossédeurs.

 'Sociétés Secrètes' - Illuminati, 11-09 et Théories du Complot - Arte 2013 - 02h31min. - Popop

À conspirationniste, conspirationniste et demi !

Mais les appeler « élites », n’est-ce pas beaucoup leur accorder ? Et que valent les élites en questions à l’aune même des critères qu’elles appliquent aux autres ? (….) .

De ce point de vue c’est peut-être l’affaire DSK qui aura le plus spectaculairement déchiré le voile. Car jamais on n’aura vu théories du complot fleurir aussi allègrement dans les plus hautes sphères du commentariat. …., quand il s’agit de DSK, évoque d’abord l’hypothèse d’une « manipulation » [6] ; François Loncle, député PS qui assure pour sa part « qu’il n’y a pas de complot » [7] mais « un coup monté » [8], c’est très différent. « La thèse du complot se répand sur le web » titre un des articles de Libération [9] – « sur le web », …..

D’un certain conspirationnisme européiste

Les illustrations les plus spectaculaires cependant ne sont pas forcément les meilleures, et si elle a fait la démonstration édifiante de ce que valent les régulations de la classe oligarchique – à savoir rien – en situation de grande tension – par exemple quand il s’agit de sauver de l’opprobre son meilleur espoir –, l’affaire DSK demeure trop exceptionnelle pour être parfaitement significative. Autrement parlantes les pulsions conspirationnistes qui émaillent à répétition le discours de la crise européenne, à plus forte raison quand elles se donnent libre cours dans l’un des journaux les plus rigoureusement donneur de leçon anti-conspirationniste, Libération, et sous la plume de son journaliste le plus attaché à traîner dans la boue – y compris pour conspirationnisme – toute position de gauche critique del’Europe telle qu’elle est, Jean Quatremer, auteur par exemple d’un magnifique « Quand l’euroscepticisme mène au conspirationnisme » [10].

Mais voilà : depuis que son objet chéri est en crise et attaqué de toutes parts, Jean Quatremer n’en finit pas de voir des complots partout. « Presse anglo-saxonne », « marchés financiers américains », « agences de notation », « hedge funds » : la monnaie unique européenne, pourtant plus franche que l’or, est la cible de pernicieuses entreprises de déstabilisation délibérée, orchestrées qui plus est par la plus maléfique des entités : « la finance anglo-saxonne ». Pour qui douterait qu’un esprit fondamentalement sain, puisque européen, ait pu ainsi être infecté par la maladie du complot, florilège de titres : « Les agences de notation complices des spéculateurs ? » (21 septembre 2011), « Les marchés financiers américains attaquent l’euro » (6 février 2010), « Comment le Financial Times alimente la crise » (30 mai 2010), « Moody’s veut la peau du triple-A français » (21 novembre 2011), « Les banques allemandes contre la zone euro » (31 juillet 2011), « Le jeu trouble de Reuters dans la crise de la zone euro » (29 juillet 2012).

Si le mal organisé est partout, il n’en a pas moins son superlatif en les agences de notation : elles sont les « complices des spéculateurs » [19]. « Allons plus loin : qui a déclenché la panique sur la dette française ? Moody’s justement (…). Donc Jean Quatremer a d’abord très fort envie de crier au complot – si fort que ça s’entend à longueur de billets –, puis, instruit par ses précepteurs de toujours, se convainc, mais difficilement, qu’il ne sert à rien d’y céder – moyennant quoi ses nerfs ne sont qu’à demi-soulagés, raison pour laquelle il y revient sans cesse.

Hedge Funds, médias, presse anglo-saxonne, agences de presse, marchés financiers américains, agences de notation, partout des malfaisants ligués contre l’objet chéri. De cette sorte de crumble intellectuel, les agences de notation sont peut-être l’ingrédient le plus caractéristique, boucs émissaires périphériques de toute une structure qui s’exprime par elles [23] – mais qu’évidemment on ne mettra jamais en question. Car les agences de notation, comme dans une moindre mesure la presse financière, sont les agents les plus représentatifs de la finance déréglementée comme pouvoir de l’opinion – (….) . Il faudrait donc expliquer à Jean Quatremer que la finance libéralisée, si constamment encouragée par la construction européenne, c’est cela même !, que dans cet ensemble, il entre constitutivement, et non accidentellement, rumeurs, erreurs, errances, absurdités, idées fausses, informations biaisées –…

Mais dans la vision du monde de Jean Quatremer, la finance est bonne… jusqu’à ce qu’elle s’en prenne à son talisman. ….. Car enfin qui a fait le choix de remettre entièrement les politiques économiques entre les mains de ce pouvoir déréglé qu’est la finance libéralisée ? Qui a décidé d’instituer les marchés obligataires comme puissance disciplinaire en charge de la normalisation des politiques publiques ? Qui a voulu constitutionnaliser la liberté de circulation des capitaux qui offre à ce régime son infrastructure ?

Non pas les agents du mal mais la force des structures

En fait c’est là la chose que Jean Quatremer a visiblement du mal à comprendre – déficience par quoi d’ailleurs il verse immanquablement dans le conspirationnisme, qu’il dénonçait chez les autres à l’époque où « tout allait bien » (pour lui) –, les crises s’expliquent moins par la malignité des agents que par l’arrivée aux limites des structures. Il est vrai qu’ayant toujours postulé la perfection de son objet, donc l’impossibilité de sa crise, il n’a pas d’autre hypothèse sous la main pour en penser la décomposition : celle-ci ne peut donc être que le fait des méchants (et des irresponsables : Grecs, Portugais, Espagnols…).

Mais il y a des aggiornamentos trop déchirants pour être consentis aisément, et des investissements psychiques trop lourds pour être rayés d’un trait de plume, aussi faut-il attendre l’infirmation définitive par le réel pour que se produise le premier mouvement de révision – et encore… On en connaît qui persistent à croire que la défaite de 40 est la faute du Front Populaire… Entre temps tous les moyens sont bons, y compris ceux de la stigmatisation complotiste, pour ravauder comme on peut le tissu de la croyance menacée de partir en lambeaux. Si l’euroscepticisme du peuple mène au conspirationnisme, il semble que l’eurocrétinisme des élites y conduise tout aussi sûrement…

 Pour une pensée non complotiste des complots (quand ils existent) :


 

 n  la publication de Djazair Aldente Fa Azur dans le groupe Contre L'Elite Mondiale qui nous Manipule.

Cette page est une vaste ressource de connerie les plus stupide les unes que les autres La vérité sur notre monde Hier, à 11:47 ·1 865 partages de  la publication de La vérité sur notre monde.Et le pire est que c'est ce genre de page qui attise les haines collectives à travers le monde. Tout cela pour faire du buzz. C'est vraiment triste une communauté de gens naïfs aussi cons

Le président russe Vladimir Poutine a sifflé sur la vraie raison pour laquelle le monde est au bord de la guerre nucléaire totale.

 
Le capitalisme n’est pas un complot : il ne se cache pas. Nous savons parfaitement comment il fonctionne, de même que nous connaissons aussi ceux qui en profitent et ceux qui en pâtissent.

Le capitalisme est une simple affaire d’hommes et de femmes, parmi lesquels certains en exploitent d’autres et s’offrent les services d’un panel de collaborateurs qui reçoivent une commission sur l'exploitation pour contribuer à maintenir cet état de fait.

C’est cette société qu’il nous revient d’abattre pour l’émancipation sociale et la sauvegarde de la vie. Tout le reste n’est que dispersion abrutissante, inutile et nuisible.

http://giphy.com/gifs/lo-london-3BFrmVLBe2gGA
 
Message à caractère informatif -
abri anti-nucléaire :   
À l'occasion de la sortie du film Black Storm le 13 août, zoom sur une communauté prête à affronter le pire : les survivalistes, ou comment se préparer à la fin du monde. À vos bunkers.
 
N'en déplaise aux Mayas, on a tous survécu au 21 décembre 2012, et sauf en cas d'apocalypse improvisée, le monde est encore là pour un petit bout de temps. Ce qui n'empêche pas certains de croire dur comme fer à sa destruction imminente : les survivalistes, ou preppers. Pour ces adeptes d'abris anti-atomiques et de rations d'urgence, la fin est pour bientôt !
 
 

 

Black Storm - Bande Annonce Officielle 2 VF  
 
Chaque prepper a ses propres raisons, ses propres craintes : attaque terroriste, guerre mondiale, pénurie de ressources... Ou pourquoi pas une catastrophe naturelle de grande envergure, comme dans Twister ou Black Storm, le film catastrophe de Warner Bros. qui sera sur les écrans le mois prochain.
Si le mode de vie survivaliste est présent en Europe (et notamment en France), c'est aux Etats-Unis que le phénomène a le plus d'importance. Les preppers s'y regroupent par associations comme l'American Preppers Network, disposent d'un site de rencontres dédié et sont les stars de plusieurs émissions de téléréalité (comme Familles Apocalypse, diffusé en France sur National Geographic Channel, ou Doomsday Bunkers et Prepper Hillbillies aux Etats-Unis).
 
Voici quelques-uns des survivalistes les plus médiatisés au pays de l'Oncle Sam.
 
Big Al, le musicien barré
Dans l'esprit de Big Al, la guerre froide n'est pas terminée. Ce musicien du Tennessee est persuadé que les États-Unis seront la cible prochaine d'une attaque nucléaire russe. Il se prépare donc à une longue isolation dans un abri anti-atomique enfoui à trois pieds sous terre. Histoire de passer l'hiver après le passage d'une bombe nucléaire, Big Al a tout prévu pour ne pas que son abri devienne un glacier souterrain : il a entreposé plus de quatre tonnes de bois.
 
Dans les vidéos et émissions auxquelles il a participé, cet Américain a une phrase qu'il répète souvent : “Je ne boirai pas ma propre urine, okay ? Regardez-moi, lisez bien sur mes lèvres : je ne boirai pas ma propre urine”. 
 
 
 

 

Big Al: Doomsday Prepper   Braxton Southwick

 
 
 

La pompe à phynance - Les blogs du Diplo : - de Frédéric Lordon ( cf  source : Conspirationnisme : la paille et la poutre - Les blogs du Diplo )

 

Notes

[1] Le coefficient de leviérisation désigne le multiple de dette, par rapport à ses fonds propres, qu’une banque peut contracter pour financer ses positions sur les marchés.

[2] Lire, dans l’édition de septembre du Monde diplomatique, en kiosques le mercredi 29 août, Richard Hofstadter, « Le style paranoïaque en politique ».

[3] Puisqu’avant de devenir Premier ministre, Georges Pompidou a été banquier d’affaire chez Rothschild. On remarquera tout de même que, banquier, il cesse de l’être en 1958 quand il devient directeur de cabinet de De Gaulle et que ladite loi date de 1973…

[4] Voir à ce sujet les contributions à la journée « Création monétaire » des Economistes Atterrés du 24 mars 2012, en particulier le texte d’Alain Beitone, « Idées fausses et faux débat à propos de la monnaie. Réflexion à partir de la “loi de 1973” ».

[5] 15 mai 2011.

[6] Cité in Libération, « DSK, la thèse du complot se répand sur le web », 15 mai 2011.

[7] France Info, 2 juillet 2011.

[8] LCI, 3 juillet 2011.

[9] Libération, 15 mai 2011.

[10] Libération, blog Coulisses de Bruxelles, 24 septembre 2008. Sauf indication contraire, tous les titres qui suivent correspondent à des billets de ce blog.

[11] « Les marchés financiers américains attaquent l’euro », 6 février 2010.

[12] Id.

[13] « Emmanuel Todd, Audiard d’or 2011 », 1er janvier 2012.

[14] « Comment le Financial Times alimente la crise », 30 mai 2010.

[15] « Le jeu trouble de Reuters dans la crise de la zone euro », 29 juillet 2012.

[16] « Comment les médias accroissent la panique des marchés », 26 novembre 2010.

[17] « Comment le Financial Times… », op. cit.

[18] « Les banques allemandes contre la zone euro », 31 juillet 2011.

[19] « Les agences de notation complices des spéculateurs ? », 21 septembre 2011.

[20] « Moody’s veut la peau du triple A français », 21 novembre 2011.

[21] « Les agences… », op. cit.

[22] Id.

[23] Pour quelques développements sur cette question : « Extension du domaine de la régression », Le Monde Diplomatique, avril 2011 ; « Les gouvernement sont soumis au règne de l’opinion financière] », Marianne, 13 août 2011.

[24] « Les banques allemandes contre la zone euro », 31 juillet 2011.

[25] « C’est Hotel California : une fois entré dans l’euro, on ne peut plus en repartir », 3 octobre 2011

 

 

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24/02/2012

La faillite de la Grèce repoussée au 20 mars ?

Cher lecteur,

J’ai abordé hier Equation néolibérale : les causes, et conséquences de ce plan (Grèce : Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien | Eco89. Les dirigeants européens se sont réunis seize fois en deux ans) sur l’emploi, l’économie, la géopolitique. Voyons un peu se qui va se passer dans les prochains jours et mois (cela va vite). Un Des extraits intéressants pour mieux comprendre. Continuons de décrypter l'info politique, économique,

Un peu de répit dans la tragédie grecque. Voilà ce que nous a offert l'accord conclu entre la Grèce, la Troïka et ses créanciers privés. .

Cependant, cette pause ne doit pas nous faire oublier que la Grèce n'est pas sortie d'affaire. Au fond, tout le ramdam de ces derniers jours avec son cortège de crises, de discussions avortées, et de mesures drastiques de rigueur ne doit permettre que de réduire l'endettement grec à 120% du PIB en 2020 - voir La dette grecque peut encore exploser, selon un rapport UE-FMI - reuters – et encore cela nous paraît très très optimiste.

Que va-t-il se passer pour la Grèce dans les semaines à venir ?

Pour le savoir il vous faudra surveiller trois dates clés :
- le 27 février
- le 29 février
- le 20 mars.

Que va-t-il se passer ? «  Commençons par la date la plus éloignée, le 20 mars. La Grèce devra alors rembourser 14,5 milliards d'euros. Pas de problème, me direz-vous, après tout, la Troïka vient d'accepter le versement d'une nouvelle tranche d'aide, de 130 milliards d'euros. Avec ces milliards, la Grèce ne devrait avoir aucun problème à rembourser ses créanciers. Du moins, sur le papier.

Car en réalité, les choses ne sont pas si simples. Premièrement, les 130 milliards ne vont pas être versés d'un coup. Mais aussi parce que quelques échéances se dressent entre la Grèce et ses milliards. En particulier, le 27 février prochain, le débat au Parlement allemand sur l'approbation de ce plan de sauvetage.

Ajoutons à cela que des rumeurs provenant de banques hors zone euro font état d'une inquiétude grandissante quant à la capacité de la Grèce à faire face à son obligation de remboursement de mars prochain.

Intéressons-nous maintenant au 29 février. A cette date, la BCE devait lancer une nouvelle opération de financement à long terme des banques européennes (Long Term Refinancing Operation ou LTRO). Ce n'est pas la première fois que la BCE intervient ainsi sur les marchés. Pour résumer, la BCE propose des prêts à long terme aux banques européennes dans l'espoir que celles-ci, qui sont les premiers acheteurs de dettes souveraines, investissent le marché obligataire – et fasse baisser les rendements.

Pour rappel, plus l'offre pour une obligation est importante, plus les rendements baissent – et inversement.

Lors de la dernière LTRO, la BCE avait ainsi prêté 500 milliards d'euros aux banques européennes.

Cette fois-ci, le consensus atteint entre 500 et 1 000 milliards d'euros prêtés sur 3 ans à 1%. Et la BCE s'attend qu'avec tout cet argent, les banques européennes se jettent sur les obligations portugaises, espagnoles, italiennes, etc. Une opération qui arrive à point nommé alors que, en mars et avril, l'Italie aura besoin de se refinancer à hauteur de 45 millions d'euros.

Il faudra donc surveiller de près le marché obligataire européen dans les semaines qui vont suivre cette nouvelle opération de LTRO. Si les rendements italiens, espagnols ou portugais ne repartent pas à la baisse, vous pouvez être presque sûr que la crise de l'euro s'aggravera.

Et nous faisons le pari que cela ne risque pas de s'arranger. On peut comprendre les banques européennes. Certes, elles vont bénéficier d'un flot d'agent pas cher mais veulent-elles vraiment l'investir dans la dette de pays qui risquent de faire défaut (entièrement ou partiellement) dans les mois qui viennent ? Il y a de quoi en douter.

Que nous réserve la Grèce ?
Nous le disions en début d'article, la zone euro s'est offert un très cher répit de quelques jours.

1. Le plan de reprise de l'économie grecque est peu crédible.

2. Les besoins de refinancement de la Grèce sont encore énormes. Sur les 130 milliards d'aide accordés, près de 80% vont en fait servir au service de sa dette. C'est ce que démontre le site Zerohedge.com ou encore François Leclerc sur le blog de Paul Jorion : "Mais à y regarder de plus près, ce prêt est prioritairement destiné à financer la restructuration de la dette et ne va contribuer à financer l'économie grecque qu'à la marge. 23 milliards d'euros vont être consacrés à la recapitalisation des banques grecques, 30 milliards à une compensation versée aux créanciers apportant leurs titres à l'échange et 35 milliards vont permettre à l'Etat de racheter sa dette (probablement aux fonds publics garantissant les retraites, mais ce n'est pas précisé)".

A elles seules, les banques grecques auront besoin de se refinancer à hauteur de 50 milliards d'euros cette année ».

La crise est très loin d'être terminée. Plus l'inévitable défaut grec est retardé, plus la situation devient dangereuse non seulement pour les pays périphériques de la zone euro mais aussi pour les banques et, à notre niveau, pour nos libertés individuelles et collectives, sécurité sociale et des conséquences sur nos épargnes et nos assurance-vie..

Continuons de décrypter l'info politique, économique, géopolitique : ses causes et conséquences et commencer s'organiser face aux chaos présent et a venir.

 
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