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09/08/2012

A travers PSA :Comprendre le capitalisme

le capitalisme,de psa,aulnay,licenciment,reclassement,délocalisations,les dividendes des gros actionnairesGlobalia de Jean Christophe...:

« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .. »

Qu’est ce que le capitalisme : Comprendre le capitalisme japonais

 

le capitalisme , de PSA, Aulnay, licenciment, reclassement, délocalisations Les salariés de PSA Aulnay s'adresse a vous  (tout les articles dessus)

Communiqué :

« Comme vous le savez, PSA a l’attention de supprimer 8000 emplois en France et de fermer les usines d’Aulnay sous bois, en sceine- saint Denis.

8000 emplois, c’est 10% des effectifs de PSA France

Quand à l’usine d’Aulnay, c’est 3000 salariés, c’est la plus grosse usine de production de Seine Saint Denis. En comptant les sous-traitants, la fermeture de cette usine entrainera la disparition de 10.OOO emplois. On imagine sans mal les conséquences dramatiques que cela aurait sur un département déjà durement touché par le chomage.

Les dirigeants de PSA prétendent qu’ils n’ont pas le choix que c’est l’avenir de tout un groupe qui est en jeu. Rien que cela ! Le PDG invoque une baisse des ventes qui metteraient la situation du groupe en péril

 

Mais la vérité est outre autre :

PSA a doublé sa production en 20 ans

PSA a battu des records avec 3 .6 millions de voitures vendues. Et presque un record égalée ce record en 2011

PSA a versée 2. 8 millions d’euro d’actions dont 78 millions rien que pour la famille peugeot. PSA s’est même permis le luxe de  racheter 199 millions d’euros d’actions pour les détruire afin de renchérir le capital des gros actionnaires

PSA dispose de 10 millions de fond propre.

 

Les dirigeants de PSA nous font le coup du malade imaginaire. Or ce plan n’est que la conséquence d’une erreur stratégique come on le dit souvent dans la presse, mais bien le choix stratégique de PSA de maintenir, voir d’augmenter ses profits, au détriment de ces salariés et de leur famille. En réalité, PSA a largement les moyens de maintenir tous les emplois, tous les salaires et toutes les usines.

 

D’ailleurs la preuve que ce plan n’a rien a voir avec l’état actuel du marché de l’automobile, c’est qu’il était préparé depuis fort longtemps. Des le mois de juin 2011, la CGT a revelé un document interne, datant d’aout 2O10 prévoyant la fermeture d’Aulnay !

 

PSA n’est d’ailleurs pas la seule à agir ainsi. D’autres plans sont annoncés à AIR France, a Sanofi, A carrefour. Et combien d’autre plans de licenciements sont en cours de préparation dans le secret des conseil d’administration des grandes sociétés ?

 

Non aux licenciements ! Non aux fermetures d’usines ! »

 

le capitalisme , de PSA, Aulnay, licenciment, reclassement, délocalisations Le cas de PSA ne fait que refléter le problème du fonctionnement du capitalisme : travail a la tache, oppression sur les salaires, mise en concurrence des salariés et des organisations syndicales, la mise en place a tout pris du maintien ou de la maximisation des profits par des délocalisations – licenciements et reclassements, virer les «  agitateurs » et diviser les luttes en éparpillant les liens de solidarités crées.

 

 

 

La crise ? Quelle crise ? Les P-DG des grandes entreprises ont bien défendu leur pouvoir d’achat en 2011. Leurs revenus ont progressé en moyenne de 15%. Pas toujours à juste titre, comme le démontrent nos calculs exclusifs.

C’est le patron le mieux payé du secteur public. Plus pour très longtemps. Selon toute vraisemblance, Henri Proglio devrait, prochainement, ramener sa rémunération de 1,58 million d’euros par an à moins de 500 000 euros. Cela pour respecter la règle hollandienne qui plafonne la fiche de paie des P-DG du public à vingt fois le plus bas salaire de leur entreprise.

Gourmand, le patron d’EDF ? Même non raboté, son revenu ne le place qu’en soixantième position parmi les dirigeants des sociétés cotées. Car, dans le privé, on ne pratique pas la règle du 1 à 20 mais plutôt celle du 1 à 200. Avec 3,2 millions d’euros par an en moyenne, l’élite gagne en effet 195 fois le Smic. Est-ce à dire que les grands patrons sont outrageusement rémunérés ? Les petits actionnaires, dans les assemblées générales, et les hommes politiques répondent de plus en plus souvent oui. Le P-DG de Safran, Jean-Paul Herteman, récemment privé de parachute doré, peut en témoigner. Les intéressés (au sens propre et au figuré) ­rétorquent, eux, qu’il faut les juger sur leur performance. Chiche ? Capital publie ici, pour la troisième année consécutive, son classement exclusif du rapport qualité-prix des patrons, établi sur des critères objectifs, en partenariat avec le cabinet PrimeView. Il concerne leurs rémunérations, mais aussi leurs dividendes. Nouveauté cette année, nous leur avons attribué une note sur 20. Résultat : 10 patrons actionnaires et surtout 20 P-DG sont manifestement trop payés.

En rouge figurent les plus mauvais élèves de la classe. Les gourmands, comme le sidérurgiste Lakshmi N. Mittal ou le publicitaire Maurice Lévy, dont la prime différée de 16,2 millions d’euros (révélée dès 2006 par Capital) a fait grand bruit. Les incorrigibles, type banquier, dont les revenus ne sont pas suffisamment élastiques à la baisse. Enfin les culottés, comme Pierre-Henri Gourgeon, virés avec un gros chèque pour récompense de leur mauvaise gestion.

Bruno Declairieux 

Ils veulent être jugés sur pièces ? Chiche : Capital a comparé la performance de 60 dirigeants et identifié bons et mauvais élèves.

Bien sûr, certains ont fait de réels sacrifices. Ainsi, en renonçant à tout salaire variable l’an dernier, Philippe Varin, P-DG de PSA, est-il sorti de notre classement. Mais 2011 aura encore été un bon millésime pour les patrons des grands groupes cotés. En moyenne, les 60 mieux rémunérés ont touché 3,2 millions d’euros, soit 15% de plus qu’en 2010. Du fait de la progression de leur part variable (1,6 million en moyenne). Mais aussi grâce aux plus-values réalisées avec les stock-options. Sydney Toledano, le DG de Christian Dior, en a par exemple tiré 4,9 millions d’euros.

Découvrez le rapport qualité-prix des patrons en 2011

le capitalisme , de PSA, Aulnay, licenciment, reclassement, délocalisations Nous avons classé cette année les patrons en fonction de leur rapport qualité-prix. Autrement dit, nous avons regardé si leur performance justifiait leur fiche de paie. Pour les grands banquiers, de Baudouin Prot à Frédéric Oudéa, comme pour un Henri de Castries chez Axa, la réponse est non. Deux précisions. On ne connaît pas encore le revenu 2011 de Carlos Ghosn chez Nissan (8,4 millions d’euros en 2010), qui s’ajoute à celui chez Renault. Et Jean Azéma, l’ex-patron de Groupama viré en 2011 avec un chèque de 3 millions d’euros, ne figure pas ici. L’assureur n’étant pas coté, son DG ne pouvait pas être comparé à ses collègues. Il a échappé au bonnet d’âne.

Aymeric Marolleau

Méthode de l’enquête :
Quatre critères financiers (bénéfice par action, cours de Bourse, rentabilité et marge brute ) ont été pris en compte par le cabinet PrimeView pour évaluer les P-DG et DG entre 2007 et 2011. La performance de la société a été notée à la fois sur toute la période (50%) et sur la seule année 2011 (50%). Puis elle a été comparée au revenu total du dirigeant pour obtenir un rapport qualité-prix.

Les dividendes des gros actionnairesle capitalisme , de PSA, Aulnay, licenciment, reclassement, délocalisations

La rentabilité a été au rendez-vous en 2011 pour les grands groupes. Certains actionnaires familiaux en ont beaucoup mieux profité que d’autres…

Charité bien ordonnée commence par soi-même. Les membres de la famille Hermès ont fait leur cette maxime en s’accordant 464,3 millions d’euros de dividendes, le record de notre classement. Et sans compter la quarantaine de millions que touchera l’exilé suisse Nicolas Puech, le seul héritier qui ne fait pas partie de la holding familiale. Le bénéfice a beau avoir bondi de 41% en 2011 et le cadeau être accordé à titre exceptionnel, il paraît excessif à nos experts.

Ils sortent aussi le stylo-bille rouge pour les Bich. Le dividende des propriétaires (à 43%) du groupe Bic a plus que doublé. Arguant de résultats solides, le leader mondial des briquets s’est aussi octroyé un coupon exceptionnel en plus du dividende annuel de 2,20 euros. Circonstance atténuante ? Une prime exceptionnelle a été accordée aux employés qui ne bénéficiaient pas de plan d’actions gratuites. Beaucoup plus raisonnables, les Decaux s’accordent 70 millions après trois ans de diète, pour cause de résultats médiocres. Jean-Paul Baudecroux est jugé encore plus frugal. Et en plus il ­reverse l’essentiel à la fondation NRJ pour les neurosciences. Que faire justement de tout cet argent ? Les patrons et familles actionnaires affirment n’en toucher qu’une petite partie, le reste allant aux holdings de contrôle ou étant réinvesti dans l’entreprise. Patrick Ricard reverse ainsi presque tout à son groupe d’alcools forts.

Pierre-Jean Leca

Méthode de l’enquête :
Pour cette partie consacrée aux actionnaires, les experts du cabinet PrimeView ont comparé la progression des profits et celle des dividendes de 2007 à 2011. Cela a permis de juger, sur le long terme, la pratique des entreprises en matière de rémunération du capital. Plus le montant des coupons est disproportionné par rapport aux bénéfices, plus la note indiquée est basse.

L'indice de pertinence des montants versés pour 2011 : ( voir tableau)

Conclusion :

 

Les Raisins de la colère - Wikipédia :

Les Raisins de la colère (en anglais : The Grapes of Wrath) est un roman de John Steinbeck publié en 1939. L'auteur reçoit pour cette œuvre le prix Pulitzer en 1940. Il reçoit également le prix Nobel de littérature en 1962 pour l'ensemble de son œuvre. L'intrigue se déroule pendant la Grande Dépression et le lecteur suit les aventures d'une famille pauvre de métayers, les Joad, qui est contrainte de quitter l'Oklahoma à cause de la sécheresse, des difficultés économiques et des bouleversements dans le monde agricole. Alors que la situation est quasiment désespérée, les Joad font route vers la Californie avec des milliers d'autres Okies, à la recherche d'une terre, de travail et de dignité.

Une adaptation cinématographique a été réalisée en 1940 par John Ford, avec Henry Fonda. La fin du film est différente de la fin du roman.

1940 : Les Raisins de la colère réalisé par John Ford, avec Henry Fonda. Le film remporte deux Oscars dont celui du meilleur réalisateur pour John Ford.

 

Woody Guthrie écrit la chanson The Ballad of Tom Joad après avoir vu le film.

Bruce Springsteen sort un album et la chanson The Ghost of Tom Joad en 1995.

Le roman est dédié à Tom Collins qui fut directeur d'un camp d'État, qui fut une mine de renseignements pour Steinbeck et qui servit de modèle au personnage de Jim Rawley dans le roman. Tom Collins qui fut également le directeur technique du film de John Ford sorti en 1940.

Steinbeck prétendra avoir fait le trajet des Joad le long de la route 66, ce qui n'est pas le cas.

Le livre fait partie du programme national de français-philosophie des classes préparatoires scientifiques de l'année 2011-2012 dans le cadre du thème de la justice.

A lire dessus :

le capitalisme,de psa,aulnay,licenciment,reclassement,délocalisations,les dividendes des gros actionnairesEst ce la crise de la dette, finance ou capitalisme?LE NÉOLIBÉRALISME, STADE SUPRÊME ? ( piece jointe), Karl Marx expliqué par Daniel Bensaid 2/2 - Vidéo Dailymotion , Et si Karl Marx avait raison ? : citoyen actif, Point de vue d'un économiste néolibérale sur les élections française ...

le capitalisme,de psa,aulnay,licenciment,reclassement,délocalisations,les dividendes des gros actionnaires

 

Les 30 patrons trop bien payés Source : Capital 08/08/2012 à 16:43 / Mis à jour le 08/08/2012 à 16:53  Accueil du dossier

© REA

 

Aller lire : 10 principes de contrôle de la sociétéLes stratégies et techniques employées pour la manipulation de l'opinion publique et de la société,PSA : interview de Jean-Pierre Mercier, délégué CGT - L'Hermine ..., Xavier Mathieu s'adresse aux Peugeot avec ses tripes! , ‘Les Vivants et les Morts’ , Comprendre le capitalisme japonais ,  

 

Les raisons de la colère 1_3 ( videos ) , Les raisons de la colère : citoyen actif, Insurrection des désirs dans l'Italie des années 1970 : citoyen actif, La crise » économique a effacé - citoyen actif - La une des Blogs, Espagne : Huelga general, grève générale ! : citoyen actif, Conférence internationale de Rio : citoyen actif, Espagne : Huelga general, grève générale ! : citoyen actif

 

 

13/02/2012

Pourquoi parler de crise ?

Un stress test grandeur nature : Le système capitalisme, a réussi a tenir grâce a une vision expansionniste, la mise en place en concurrence des peuples, l’alliance avec des pays et mouvements  autoritaires, fascistes, religieux. Mais infinie nul n'est tenue et le système capitaliste néolibérale et en voie de déclin avec des secousse plus ou moins dure.

le capitalisme,en crise,néolibéralisme,christine lagarde,le tournant reagano-thatcherienLe Financial Times publie une série d'articles intitulée "La crise du capitalisme". Le journal affirme que le capitalisme doit être placé sous la surveillance d'un adulte. Ainsi, Samuel Brittan affirme qu'il "nécessite... la mise en oeuvre d'une politique fiscale et monétaire"... afin de continuer à faire ce qu'il est censé faire. C'est-à-dire, selon lui, "un moyen vers la liberté et la prospérité, pas une fin en soi".


Le tournant reagano-thatcherien
, celui qui allait tordre le cou au capitalisme tempéré de l'après-guerre, a été précédé, à la fin des années 1970, d'une longue démonisation de l'Etat par les penseurs de ce qu'on appelait alors "la révolution conservatrice". Couplée à la mondialisation des échanges qui allait suivre, elle a donné naissance à la version actuelle du capitalisme - et à la crise de 2008.

Au coeur de l'acte d'accusation dressé par le Financial Time, il y a ce constat : « le capitalisme est en crise parce qu'il produit, massivement, de l'inégalité. Il n'est pas censé être moral. Il est, jusqu'à preuve du contraire, le meilleur système connu pour créer de la richesse. Et, dans sa version pré-1980, il avait la réputation de répartir cette richesse de façon relativement acceptable. En langage d'économiste, on dirait que le marché favorise une allocation intelligente des ressources.

le capitalisme,en crise,néolibéralisme,christine lagarde,le tournant reagano-thatcherienC'est fini. Depuis trente ans, en Amérique du Nord comme en Europe, les inégalités se creusent. Au point, dit l'enquête du FT, qu'elles menacent les fondements de nos démocraties, sociétés de consensus, ancrées dans des classes moyennes majoritaires. Les Etats-Unis connaissent une inégalité de revenus sans précédent depuis presque un siècle. De passage à Paris, le politologue Norman Ornstein relevait récemment que la structure des revenus aux Etats-Unis était celle d'un pays du tiers-monde. Depuis 1980, le 1 % d'Américains les plus riches ont vu leur richesse s'accroître de 300 %.

Faire le lien avec l’actualité présente :


le capitalisme,en crise,néolibéralisme,christine lagarde,le tournant reagano-thatcherienLa semaine dernière, l'Espagne et l'Italie ont pu se délester de 22 milliards d'euros de dettes. Cela a rassuré les investisseurs. Les journaux ont rapporté que le calme et la confiance sont revenus sur les marchés. Les prêteurs et les emprunteurs ont respiré avec plus de facilité. Les banquiers se sont détendus un peu.


Puis S&P a abaissé la note de la dette de plusieurs pays européens. Cela a eu pour effet de jeter également le doute sur la dette du Fonds européen de stabilisation financière (FESF). Soudain, l'Europe perdait pied à nouveau.

Mario Draghi,
président de la BCE, a  octroyé aux banques 489 milliards d'euros en décembre.. Ou en est-on now ? C'est ce que je vous propose de voir.


La prétention des finances publiques modernes repose sur le fait que les gens ayant de bonnes compétences politiques sont plus à même que le marché de décider quelles banques sont solvables. Le "capitalisme brut" est selon eux trop impulsif. Il prend des décisions hâtives, jetant souvent les peuples, voire plusieurs, avec l'eau du bain..Merkel "mène l'Europe dans la mauvaise direction" estime George Soros - Actu Economie en continu - T

 Le capitalisme pourrait prendre encore moins en considération la prospérité ou la pauvreté des gens.  la Réserve fédérale américaine a aidé à dissiper le doute que nous n'avons jamais eu. Elle a publié les enregistrements de ses discussions internes tenues en 2006, lorsque la bulle immobilière et financière américaine atteignait son pic. On tient la preuve que les responsables de la Fed ne s'en sont jamais rendu compte, même au moment des faits. 

En lisant le New York Times, je découvre que "les responsables de la Réserve fédérale se sont émerveillés devant les singeries désespérées des constructeurs immobiliers cherchant à attirer par la ruse les acheteurs. Les responsables se sont moqués des voitures que les constructeurs offraient comme primes à la signature et des efforts déployés pour faire en sorte que des maisons vides semblent occupées.
Ils ont plaisanté à propos d'un constructeur qui a déclaré que les stocks 'atteignaient le plafond'
.



Alors que les autorités américaines n'ont pas pu repérer une crise, les responsables européens en créaient activement une. Draghi est un vétéran de la Banque mondiale, du Trésor italien et de Goldman Sachs. Il travaillait à Rome tandis que l'Italie contractait la dette qu'elle trouve aujourd'hui si difficile à rembourser.

Christine Lagarde, aujourd'hui à la tête du FMI, a été ministre des Finances de l'Etat français de 2007 à 2010 -- période au cours de laquelle la France a augmenté sa dette publique d'environ 50%. Etudiez n'importe quelle scène de crime financière de ces 20 dernières années : vous y trouverez leurs traces et celles de toute les responsables néolibéraux   qui déclarent à présent qu'elle répare le système.  Nous sommes dans un mix de celle de 1929 ( crise financière puis économie réelle et montée du fascisme), les 30 de déflation du Japon, la crise de l’argentine – Chili,…

Ce sont ces gens-là qui ont façonné et  amené l'Europe néolibérale... et le monde... au bord de la catastrophe financière puis l’économie réelle. Et aujourd'hui ils imposent encore plus  plus de flexibilité, plus de pression sur les masses des travailleurs, de précarisation et de chômage, moins de  régulations.


« Personne ne sait vraiment quelle est la valeur réelle d'une chose -- en particulier ce que valent des institutions financières avec des avoirs complexes et des business models abscons. Pas même leurs propriétaires. C'est ainsi qu'en 2008, des comptables ont dû interrompre Jimmy Cayne, PDG de Bear Stearns, au cours d'un tournoi de bridge pour lui annoncer que son entreprise était en faillite ».

Un exemple : nous avons vu ce que valaient les banques dans des conditions de crédit bienveillantes qui ont prévalu jusqu'en 2007. Puis, les conditions de marché ont changé. Avec le stress test du nouveau challenge du marché, Bear Stearns et Lehman Brothers sont mortes.

Résultat : les investisseurs se sont mis à douter des autres. Mais au lieu de permettre au processus de continuer son chemin, les autorités américaines ont mis fin au test.


. Le plus vraisemblable est qu'elles le sont toutes. La Grèce avance vers le déblocage d'un plan de sauvetage exceptionnel :

Pourquoi parler de crise ?

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes.

« Imaginez l'Osservatore romano, le quotidien du Vatican, portant un regard critique sur le catholicisme. Car le jugement d'ensemble est sévère, que l'on peut résumer ainsi : la formule "ultralibérale-dérégulée" du capitalisme, hérité des années 1980, ça ne marche plus. On dirait du François Hollande, ou presque, mais au fil des pages d'un grand quotidien des milieux d'affaires internationaux. »

 "Elle s'est avérée non seulement instable mais, et de manière importante, aussi injuste", dit l'éditorial lançant la série. Aux Etats-Unis, pays censé incarner sa réussite la plus accomplie, le capitalisme, relève Lawrence Summers, ancien secrétaire au Trésor, perd la confiance du public : seuls 50 % des Américains en auraient une idée positive, selon un récent sondage. Il est devenu synonyme de financiers surpayés, de croissance anémique et de chômage structurel élevé

" Mais les responsables -- qui se réunissent toutes les six semaines pour discuter de la santé économique du pays -- ont prêté peu de crédit à la possibilité que le marché immobilier en difficulté pèserait sur l'ensemble de l'économie... A la place, ils ont continué à se convaincre les uns les autres tout au long de l'année 2006 que le plus grand danger était l'inflation -- la possibilité d'une croissance trop rapide de l'économie".

Le "FT" ou la critique du capitalisme pur - Le Monde

De l’extrême droite à l’extrême gauche, on entend partout aujourd’hui un même discours: l’économie réelle serait saine, seule une finance ayant échappé à tout contrôle mettrait en danger l’économie mondiale.

Dans une version plus conspirationniste, la crise ne serait qu’un prétexte, une stratégie des capitalistes eux-mêmes qui seraient en réalité en parfaite santé. Car, en fait, ces gros menteurs ont un trésor bien caché qu’il faudrait trouver pour ensuite le redistribuer à tous les pauvres. C’est pourquoi de la gauche à la droite on propose de raboter les niches fiscales et de trouver l’argent caché pour le réinjecter dans les États.

Ce discours se décline de différentes manières selon qu’on désigne les traders comme seuls responsables ou qu’on dénonce la partialité des agences de notation, ce qui revient à accuser le thermomètre en cas de fièvre. Mais par-dessus tout, « c’est la faute à la finance et à l’endettement », ou comment confondre la maladie et le symptôme.

Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. Les causes les plus profondes de la crise actuelle ne sont à rechercher ni du côté de la spéculation, ni du côté de l’endettement. Les achoppements financiers récents : crise des subprimes, crise de la dette, krachs boursiers à répétition, rôle des agences de notation, menace de faillite des États…tout cela est avant tout l’expression d’une crise du capitalisme lui-même.

En effet, le capitalisme est confronté à une contradiction récurrente: d’un côté, il lui faut diminuer (ou en tout cas limiter) les salaires pour baisser les coûts de production et maintenir les profits. D’un autre, il faut que les consommateurs aient suffisamment de revenu pour acheter les marchandises produites.

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction. On augmentait les salaires, mais on augmentait plus encore la production. On rendait marchands de nombreux secteurs qui ne l’étaient pas auparavant, comme aujourd’hui on est en train de le faire avec l’éducation, la santé ou la sécurité. On fournissait à coûts plus bas (par l’effet de l’industrialisation et de la massification) une foule de produits plus nombreux, et qui faisaient vivre les prolétaires tout en maintenant les bénéfices. Pour développer la production de cette manière, il fallait que la consommation envahisse la société entière, avec tout ce que cela signifie: publicité, manipulation du désir, production d’une foule de saloperies destinées à satisfaire des besoins socialement créés.

Par ailleurs, ce qui s’appelait alors le tiers-monde était maintenu sous une domination coloniale ou post-coloniale qui permettait d’en exploiter les matières premières.

Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. Les délocalisations d’industries et de services ont alors permis de baisser le coût du travail au niveau mondial. La consommation a été soutenue par le développement du crédit, qu’il s’agisse de dépense publique (et de dette publique) ou privée. Mais ce système est lui-même à bout de souffle, comme le montre la crise qui a commencé en 2007. Le krach de 2008 n’a pu être rattrapé qu’au moyen d’une expansion massive de l’endettement étatique. Le montant de cette dette, désormais impossible à rembourser, est l’expression concrète de cette impasse. La crise de la dette publique en Europe et les perspectives de défaut de la Grèce, désormais bien réelles, en sont la preuve. Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard.

Celle-ci frappe actuellement les États sous la forme d’une crise budgétaire et de divers programmes d’austérité. Partout en Europe, on nous explique que nous vivons au-dessus de nos moyens, qu’il va falloir travailler plus et se serrer la ceinture. Face à cette situation beaucoup se retournent vers l’État comme ce qui permettrait d’imposer des limites aux « dérèglements du marché ».

« Avec plus d’État pour encadrer la finance, nous pourrons construire une économie plus sociale et plus prospère.» Mais le discours antilibéral se heurte à une évidence[1] : l’État n’est pas ce qui s’oppose à la sphère de l’économie, il est dans un rapport de totale interdépendance avec l’économie. La raison en est simple: il doit se servir de l’argent pour financer ses projets. Lorsque l’économie commence à ralentir, elle limite et étouffe son action. Avec la diminution de ses moyens financiers, l’Etat se réduit à la gestion toujours plus répressive de la pauvreté.

Concrètement aujourd’hui les États n’ont le choix qu’entre deux politiques : austérité draconienne ou création monétaire, c’est-à-dire recours à la planche à billets. La première mène à la récession violente, la seconde à l’explosion d’une inflation incontrôlable.

Le chômage s’accroît et la misère comme la barbarie risquent de se répandre de manière dramatique, peut-être entrecoupées par quelques phases de relance. Alors à quoi servent ces considérations désabusées? A quoi sert de marteler que la crise qui a commencé en 2008 risque bien de s’approfondir? Pourquoi s’en réjouir alors que nous risquons d’en subir les conséquences et d’être les premiers touchés? Et ce d’autant plus que le capitalisme a montré jusqu’à présent qu’il pouvait surmonter ses crises. Voire même qu’il était un système en état de « crise permanente ».

En fait, il n’y a pas de contradiction fondamentale entre le fait de dire qu’il y a bien approfondissement de la crise ces dernières années et que le capitalisme est d’une certaine façon une crise permanente : la crise peut être analysée à la fois comme un mode de fonctionnement ordinaire du capitalisme et comme une remise en cause potentielle de sa propre existence. Le capitalisme est ce jeu qui inclut sa contradiction dans sa propre règle, et qui donc pourrait tendre à son abolition, mais la réalité c’est que c’est à la lutte des classes, c’est à nous de le faire.

La crise actuelle pourrait bien sûr être résolue par des moyens déjà utilisés historiquement par ce système dans des contextes comparables: guerre(s), destruction massive des moyens de production et de la force de travail. Elle pourrait aussi durer longtemps dans un processus continu d’appauvrissement pour la plupart d’entre nous, secoué par des explosions sans issue, voire des conflits de tous contre tous (concurrence entre groupes, racisme…).

Mais on peut aussi penser que, pendant une crise grave prolongée, les automatismes sociaux, les habitudes, s’affaiblissent et disparaissent. Beaucoup de personnes pourraient remettre en question ce qu’elles considéraient auparavant comme naturel, inévitable. Et c’est bien pour cela que les crises sont potentiellement des moments de remise en cause du capitalisme.

Alors pourquoi cette analyse, qui est à peu près la seule à se trouver confirmée aujourd’hui par la crise récente, suscite-t-elle si peu d’attention? Pourquoi est-il si difficile d’admettre aujourd’hui que notre système est à bout de souffle? Avant tout parce que personne ne peut vraiment imaginer la fin du capitalisme. L’idée même suscite une peur panique. Tout le monde pense qu’il a trop peu d’argent, mais chacun se sent menacé. Or, c’est bien l’argent mais aussi la marchandise, le travail, la propriété et l’État, qu’il faut attaquer.

La disparition de cette société représente un tel bouleversement qu’on ne l’envisage pas nécessairement avec légèreté. Mais nous ne sommes pas condamnés à tenter de sauver l’économie qui chancelle et nous écrase. Nous pouvons contribuer à sa disparition. Pas pour le néant, mais pour un monde sans État et sans classes, un monde pour toutes et tous, sans exploitation ni domination.

_________________________

[1] Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme.

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