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22/02/2016

Merci patron

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Les charlots - Merci patron.avi : Les charlots qui, à mes yeux, font partie des grands comiques français, rendent "hommage" au patronnat

 
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A lire : Le prix a payerLa Domination policière - Mathieu RigousteÊtre GOUVERNÉ, c'est ....


La finance imaginaire a un visage :  Ainsi le monde diplomatique citait : Les socialistes européens dénoncent souvent avec virulence la finance, qui règne sans partage sur le globe et qu'il conviendrait de mieux réguler. Encore faudrait-il savoir de quoi et de qui l'on parle ; car l'image désincarnée des « marchés » a pour effet de laisser dans l'ombre les bénéficiaires de la crise et des mesures d'austérité en cours.
 écouter: Geoffrey GeuensLa finance imaginaire 
Là-bas si j'y suis par Daniel Mermet, 26.03.2012

a photo de Liberationdans le groupe Daniel Mermet - les AMG.

Le milliardaire, qui paie relativement moins d'impôts que ses employés, appelle Obama à « arrêter de cajoler les riches ». hum, Bizarre. Surtout qu'il est en plein dans ce système que nous dénonçons. "Warren Buffett  soutient Goldman Sachs et son patron, "La réforme de Wall Street essuie un premier revers au Sénat " ( photo)  

warren buffett,société,économie,payer,plus d'impôts

n Warren Buffett, l'homme qui voulait payer plus d'impôts

 Le gouvernement n'exclut pas un report de la présentation en conseil des ministres du projet de loi sur la réforme du travail pour mener à terme un dernier round de consultation avec les partenaires sociaux et, éventuellement, amender le texte. "C'est dans l'air, ce n'est pas exclu", a déclaré aujourd'hui un député de la majorité.

La CFDT, dont le gouvernement souhaite le soutien, considère que le temps d'une concertation approfondie "doit être pris" et juge "irréaliste" d'envisager une présentation du texte en conseil des ministres le 9 mars. Une position exprimée hier par une délégation de la CFDT reçue par la ministre du Travail, Myriam El Khomri , qui a répondu "qu'elle allait voir", a déclaré celle qui la dirigeait, Véronique Descacq.

Le projet de loi sur la réforme du travail, salué par le Medef, a en effet été critiqué par l'ensemble des grandes centrales syndicales, ainsi que par une partie de la majorité parlementaire et du patronat. Les syndicats et les détracteurs du texte à gauche le jugent trop déséquilibré en faveur des entreprises. Mais ils divergent fortement dans leur appréciation du texte.

 

Plutôt curieux de la part d'un gouvernement socialiste, non? Cela vous surprend?

Il n'y a pas de logique particulière à chercher, ce gouvernement est sincèrement en accord avec ce que dit le Medef. François Hollande croit réellement qu'en faisant travailler plus les gens et en les protégeant moins, il y aura plus de croissance. Et cela même si un quart des salariés déclarent souffrir au travail. 

» INTERVIEW - «Ce gouvernement est en accord avec ce que dit le Medef»  

 

Les oppositions à la loi Travail se multiplient dans la majorité 
Alors que la loi El Khomri suscite de nombreuses critiques chez les syndicatsau sein de la gauche et parmi les Français pour rejeter un éventuel 49-3. François Hollande ( Pour lire l'article, cliquez ici. ), un internaute a eu la drôle d'idée de publier une série d'animation japonaise, Shingeki no Kiuyjin - avec sous-titrage français - pour expliquer ce projet de loi. ". 

VIDÉO - La loi El Khomri expliquée dans un dessin animé japonais

 

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« Miners going into the slope », Hazelton, Pennsylvania, 1906

Le patronat et Nicolas Sarkozy en rêvaient, MM. François Hollande et Manuel Valls l’ont fait : si, par hypothèse funeste, le projet de loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs » (sic) devait voir le jour, le code du travail ressortirait en miettes. (Le texte complet peut être téléchargé par exemple sur le site de l’Ugict-CGT). « L’objectif,précise la ministre du travail Myriam El Khomri dans un entretien auxEchos (18 février 2016), est de s’adapter aux besoins des entreprises ». On s’en doutait un peu — encore qu’il s’agisse d’une étrange vision des entreprises, réduites à leurs seules sphères dirigeantes.

Bien sûr, il ne s’agit que d’un projet et tout peut encore bouger. Le pouvoir excelle dans les manœuvres consistant à laisser fuiter les dispositions les plus folles pour ensuite accréditer l’idée que le pire a été évité. Ainsi il a laissé courir le bruit que les heures supplémentaires ne seraient plus rémunérées pour finalement décider un plancher obligatoire de 10 %. Tout le monde crie victoire alors que jusqu’à présent la norme était de 25 %, sauf quelques exceptions !

Roi de l’entourloupe, le président de la République assure ne pas toucher aux fondamentaux : contrat de travail à durée indéterminée qui reste la règle et la semaine de 35 heures qui demeure la norme légale. Mais il transforme ces deux principes en coquilles vides. Si les mots restent, la protection des salariés disparaît et avec elle l’égalité de traitement des citoyens devant la loi.

Jusqu’à présent, le principe fondamental du droit du travail donnait la priorité aux lois édictées par les élus de la République à moins qu’un accord à un niveau inférieur (branche, entreprise) se révèle plus favorable au salarié. Désormais, un accord dans une entreprise prévaut sur la loi, même s’il est défavorable à ce dernier. Singulière conception de l’« égalité réelle » ! Cette disposition fondamentale permettra au prochain président de la République d’amputer ce qui restera (encore) des droits des travailleurs.

Quant au fameux contrat de travail à durée indéterminée (CDI) maintenu dans la loi, il pourra être rompu à tout moment en cas « de réorganisation de l’entreprise » ou de « conquête de marché ». Au delà de ces situations somme toute très fréquentes, la direction n’aura même plus à se justifier : il lui suffira de payer trois mois de salaire pour les employés embauchés depuis moins de deux ans, six pour les moins de cinq ans, etc. La notion même de licenciement abusif disparaît de fait. Le patron qui paye peut se séparer de son salarié sans risque de pénalité supplémentaire.

Même tour de passe-passe pour les 35 heures. Entre les dérogations, un décompte du temps de travail et le paiement au rabais des heures supplémentaires, la réforme Aubry va passer aux oubliettes…

Après une lecture rapide des 131 pages de ce nouveau code du travail, on peut retenir les dispositions concernant la durée du travail, la réforme des prud’hommes (le prochain numéro du Monde diplomatique, en kiosques le 2 mars, y consacrera un article), l’élargissement du droit de licencier et de réduire autoritairement les salaires, le moindre paiement des heures supplémentaires, etc.

Le patron décide de la durée du travail

Ce nouveau code reprend les principes édictés par M. Robert Badinter, qui a fait sienne la formule la plus libérale que l’on puisse imaginer, dès l’article 1 : « Les libertés et droits fondamentaux de la personne sont garantis dans toute relation de travail. Des limitations ne peuvent leur être apportées que si elles sont justifiées (…) par les nécessités du bon fonctionnement de l’entreprise. » Lesquelles sont définies par les actionnaires et les directions d’entreprise. Tout en découle.

La journée de travail de 10 heures, qui était jusqu’à présent l’exception, pourra se généraliser en « période d’activité accrue » ou « pour des motifs liés à l’organisation de l’entreprise ». Elle pourra même s’élever à 12 heures. Jusqu’alors, les dérogations exigeaient une autorisation administrative. Désormais, il suffira d’un accord d’entreprise — dont le recours sera facilité (lire plus loin).

Même principe pour la durée hebdomadaire, laquelle pourra grimper jusqu’à 46 heures en moyenne pendant 16 semaines par an (au lieu de 12 aujourd’hui) et même atteindre 48 heures « en cas de surcroît d’activité », sans autre précision. Un simple accord d’entreprise suffira. Le gouvernement ne renonce pas au plafond des 60 heures réclamé par les entreprises mais il l’encadre quand même d’une autorisation de l’inspection du travail.

Instauré lors de la loi Aubry sur la réduction du temps de travail (RTT), le forfait-jours, qui permet de s’émanciper de la durée légale quotidienne, était réservé aux grandes entreprises et principalement aux cadres (50 % d’entre eux). Le système sera étendu aux entreprises de moins de 50 salariés (sans distinction de fonction). Les charges de travail au quotidien pourront franchir toutes les barrières car, dans la pratique, elles ne seront plus contrôlables.

D’autant que les 11 heures de repos quotidiennes consécutives obligatoire sautent. Elles pourront être « fractionnées » !

De plus, « le temps de déplacement professionnel pour se rendre sur le lieu d’exécution du contrat de travail n’est pas un temps de travail effectif », sauf s’il dépasse le « temps normal ». On appréciera la précision de la formule.

Sécuriser les licenciements

Grâce à M. Nicolas Sarkozy, il y avait déjà la « rupture conventionnelle » (2 millions depuis sa création en juin 2008), faux nez qui cache souvent un moyen de pression patronale pour se séparer d’un salarié. Grâce à quelques syndicats, comme la CFDT et la CGC, qui avaient signé l’accord national interprofessionnel (ANI), et à M. Hollande, qui a concocté la loi dite de « sécurisation de l’emploi », le patronat pouvait réduire les salaires, augmenter le temps de travail et bien sûr licencier « en cas de difficultés économiques », dont l’interprétation était laissée aux juges. Le texte désormais les définit : une baisse des commandes ou du chiffre d’affaires« pendant plusieurs trimestres consécutifs » (cela peut donc être deux trimestres), des « pertes d’exploitation pendant plusieurs mois ou une importante dégradation de la trésorerie ». Et ce, « au niveau de l’entreprise » (et non du groupe). Il suffit pour les grosses sociétés de présenter les comptes de leur filiale en déficit (un jeu d’enfant) pour que tout soit possible. Exit le droit au reclassement des salariés licenciés.

En fait le patronat a obtenu ce qu’il réclamait depuis la nuit des temps : le droit de licencier sans entrave.

A ces causes dites défensives de licenciements, s’ajoute la possibilité de jeter les salariés dehors en cas « de mutations technologiques » ou de simple « réorganisation de l’entreprise ». Le travailleur qui refuse une mutation à l’autre bout de la France ou une baisse de salaire, ou encore une augmentation du temps de travail sans augmentation de salaire, sera tout simplement licencié (auparavant, il avait droit au statut de licencié économique) ; il garde ses droits au chômage mais perd celui du reclassement.

En fait le patronat a obtenu ce qu’il réclamait depuis la nuit des temps : le droit de licencier sans entrave.

Ligoter les prud’hommes

Le patron pourra même licencier « sans cause réelle et sérieuse », il lui suffira de payer une indemnité forfaitaire fixée à l’avance, quel que soit le dommage subi par le travailleur. Celle-ci est d’emblée fixée à 3 mois de salaire pour 2 ans d’ancienneté, 6 mois entre 2 et 4 ans, 9 mois entre 5 et 9 ans, 12 mois de 10 à 20 ans, 15 mois pour les plus de 20 ans. Ainsi, un salarié jugé plus assez productif ou trop ouvertement revendicatif peut être jeté sur le carreau à n’importe quel moment.

Travailler plus pour gagner moins

Les heures supplémentaires pourront être majorées de 10 % — et non plus 25 % de plus pour les huit premières heures, 50 % au-delà. Il suffit d’un accord d’entreprise. Pour un salarié payé au Smic, l’employeur devra débourser moins de 1 euro par heure supplémentaire (0,96 euro contre 2,4 euros en vertu de la loi précédente). Une broutille qui le poussera à y recourir au lieu d’embaucher. Quant aux salariés, ils verront leur pouvoir d’achat baisser.

L’entreprise au-dessus de la loi

C’est sans doute le changement le plus important. Malgré les déclarations tonitruantes à la gloire de la République et de ses principes, la loi passe au second plan même quand elle protège mieux les salariés. C’est l’accord d’entreprise qui prime. La loi Macron (lire « Le choix du toujours moins »,Le Monde diplomatique, avril 2015) avait déjà introduit cette disposition, mais elle restait exceptionnelle. Elle deviendra la règle.

Certes, cet accord devra être majoritaire, c’est-à-dire signé par des syndicats représentant plus de la moitié des salariés lors des élections professionnelles. Mais si ce n’est pas le cas, les syndicats minoritaires (au moins 30 % des voix) pourront recourir au referendum auprès des salariés. Et le pouvoir de vanter cette démocratie directe en jouant le petit peuple des travailleurs contre les élus syndicaux, forcément bornés.

Bien entendu, la consultation des travailleurs n’est pas en soi condamnable. Mais la question posée n’est pas définie collectivement, loin s’en faut. Si des syndicats minoritaires peuvent impulser la consultation, son contenu demeure entre les mains du patronat et prend souvent l’allure d’un chantage où les salariés ont le choix entre Charybde et Scylla : soit accepter de travailler plus et/ou gagner moins, soit perdre leur emploi… Chez Bosch, à Vénissieux, les salariés avaient accepté en 2004 de travailler 36 heures payées 35 et de renoncer à une partie des majorations pour travail de nuit ; leurs sacrifices n’ont servi qu’à rendre la société plus présentable : leur usine a été vendue en 2010, et plus de 100 emplois ont disparu. Même scénario chez General Motors à Strasbourg, Continental à Clairoix, Dunlop à Amiens…

Les commentateurs vantent souvent les référendums chez Smart, où 56 % des salariés ont répondu favorablement à la hausse du temps de travail (pour la même rémunération) réclamée par l’actionnaire au nom de la défense de l’investissement et de la non-délocalisation. Mais ils oublient de préciser que si 74 % des 385 cadres consultés ont approuvé l’accord, seuls 39 % des 367 ouvriers les ont imités, car ce sont eux qui ont les charges de travail les plus éprouvantes. Faut-il rappeler qu’un cadre vit six ans de plus qu’un ouvrier ? Avec la nouvelle loi, les ouvriers se verront imposer l’intensification de leurs tâches.

D’une entreprise à l’autre, les salariés ayant une même qualification auront des droits fort différents. On pourrait même imaginer des travailleurs aux statuts totalement divergents sur un chantier avec plusieurs sous-traitants. En fait, comme l’explique fort bien le spécialiste du travail Pascal Lokiec, « cela conduit potentiellement au dumping social et complexifie la situation du salarié qui changera de droit applicable en même temps qu’il changera d’entreprise (1) ». Quant à l’emploi, il restera à quai ou encore plus sûrement plongera. Comme le montrent toutes les études, ce n’est pas la prétendue « rigidité » du code du travail qui fait le chômage, mais le manque de débouchés.

Les élus socialistes aux ordres

Tout comme il oppose les travailleurs aux syndicats, les juges aux technocrates (qui seraient les mieux à même de fixer les pénalités patronale aux prud’hommes ou de définir les licenciements économiques), M. Hollande cherche à opposer les élus parlementaires au peuple français. Assuré avec ces orientations ultralibérales de ne pas bénéficier des voix des députés du Front de gauche et d’une partie des Verts pour faire passer sa loi, le chef de l’Etat réclame des élus socialistes qu’ils s’inclinent (même avec des états d’âme). Il menace donc d’employer la force du 49-3 — une disposition constitutionnelle qu’il qualifiait autrefois (avec lucidité) de« brutalité » et de « déni de démocratie ». La boucle est bouclée.

Martine Bulard

Déluge de bombes sur le code du travail
par Martine Bulard, 19 février 2016

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Déluge de bombes sur le code du travail -  'lIndigné Révolté

17/12/2015

L’ART DE LA GUERRE IMBÉCILE

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L’ART DE LA GUERRE IMBÉCILE, Serge HALIMI ne fait que citer le jeune Barack Obama. Pierre CONESA explique les CINQ CONFLITS qui s’entremêlent dans ce Moyen Orient compliqué. Akram BELKAID s’interroge sur les solutions politiques concernant la Syrie. Bernard FRIOT revient sur l’histoire épique de notre Sécurité Sociale, aujourd’hui menacée.

 
 
 
Dans le Diplo de décembre 2015

Écouter l'émission

 
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    01. Serge HALIMI : L’art de la guerre imbécile
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    02. Pierre CONESA : Cinq conflits entremêlés
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    03. Akram BELKAID : En Syrie, une issue politique bien incertaine
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    04. Bernard FRIOT : Une autre histoire de la Sécurité sociale

Autour de Daniel MERMET :
- Serge HALIMI : « L’art de la guerre imbécile »
- Pierre CONESA : « Cinq conflits entremêlés »
- Akram BELKAID : « En Syrie, une issue politique bien incertaine »
- Bernard FRIOT : « Une autre histoire de la Sécurité sociale », avec Christine JAKSE


Les différentes séquences de l’émission :


01. Serge HALIMI : « L’art de la guerre imbécile » (11’37)

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(Dessin : Agim Sulaj)
  
01. Serge HALIMI : L’art de la guerre imbécile

Revendiquées par l’Organisation de l’État islamique (OEI), les tueries du 13 novembre dernier à Paris ont entraîné l’intensification de l’engagement occidental au Proche-Orient. Cette région du monde paraît ainsi condamnée aux interventions armées. Pourtant, si la destruction militaire de l’OEI en Syrie et en Irak constitue un objectif sur lequel semblent s’accorder des dizaines de pays étrangers, des États-Unis à la Russie, de l’Iran à la Turquie, tout le reste les sépare…


02. Pierre CONESA : « Cinq conflits entremêlés » (8’00)

 
 
 
 
02. Pierre CONESA : Cinq conflits entremêlés

L’engouement quasi unanime des responsables politiques pour la « guerre » traduit une grave méconnaissance de la réalité du terrain. Décidé durant l’été 2014, l’engagement militaire occidental ajoute une cinquième strate à une superposition de conflits qui embrasent l’aire arabo-islamique.


03. Akram BELKAID : « En Syrie, une issue politique bien incertaine » (10’26)

 
 
 
 
03. Akram BELKAID : En Syrie, une issue politique bien incertaine

Les pays occidentaux voudraient détruire l’Organisation de l’Etat islamique sans mener d’intervention terrestre, ce qui imposerait d’en passer par une réunification des principales factions armées syriennes et par la mise en place d’un processus politique de transition. Mais un tel scénario fait fi de nombreuses réalités.


(Vous pouvez podcaster cette émission en vous rendant dans la rubrique "Mon compte", en haut à droite de cette page)

 

 Source 

L’ART DE LA GUERRE IMBÉCILE  Le

 L'ART DE LA GUERRE IMBÉCILE - L'indigné Révolté 

Acte 1 : Les années de libération 1945 - 1970 - Vidéo Ina.fr : Jeudi 17 décembre de 23h55 à 00h50 sur France 3 Histoire 1T Une histoire du terrorisme

Acte 2 : Les années de poudre 1970 - 1989 - Vidéo Ina.fr

Histoire du terrorisme : acte 3, les années Jihad 1989 - 2011

Le capitalisme nuit...

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27/04/2013

l'ère du pétrole va t'elle s'achever ?

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« Quand vous y pensez, l'énergie a toujours été un moteur (sans jeu de mot) de nombre d'initiatives humaines, en particulier les guerres. Dans l'Antiquité, il fallait conquérir des esclaves ; dans notre monde moderne, les nations s'étripent politiquement, économiquement et souvent même par la voie des armes pour la possession d'un champ de pétrole ou de mines d'uranium ».

 
 
Samir Bouzid : « Cette crise planétaire est encore plus dévastatrice que la Grande Dépression des années 1930. Elle a de lourdes conséquences géopolitiques; le démembrement économique donne lieu à des guerres régionales, à la fracture des sociétés nationales et, dans certains cas, à l'anéantissement de pays. Elle constitue de loin la plus grave crise économique des temps modernes 
 
 
Dans l’article Agora Vox Nucléaire et gaz de schistes dans un modèle libéral - AgoraVox le ... pose la question « A priori l'exploitation des gaz de schiste nécessite beaucoup moins d'investissements que la filière nucléaire. En revanche l'État français ayant nationalisé le sous sol, il en tirera des revenus colossaux qui le rendent immédiatement suspect pour bien évaluer la dangerosité du procédé. Comment croire l'État qui a accumulé une dette de plus de 2000 milliards d'euros lorsque 400 à 800 milliards de revenus providentiels se profilent à l'horizon »  Le choix entre sécurité et sauvegarde de l’environnement d’un coté et  profit court terme pour état et multinationales ; le choix semble vite être fait.

 

Faisons un tour des enjeux et des  lobbies derrière le Gaz de Schisme en commençant par l’état des lieux aux Etats Unis, les enjeux économiques et des multinationales qui se placent dessus comme BHP Billiton

 
 Batailles pour l'énergie - Le Monde diplomatique  « Prix du pétrole, pénuries électriques, ruée sur les ressources renouvelables, géopolitique des gazoducs Comprendre le grand jeu de l’énergie dont dépend notre avenir implique une démarche volontariste : on s’arrête, on réfléchit...  Ses enjeux ? Le gaz et le pétrole. Ses protagonistes — Etats-Unis, Russie, Union européenne, Chine, Japon — se débattent dans un enchevêtrement d’intérêts commerciaux et de rivalités stratégiques. » III Consommation et reconvention
 
La spéculation monétaire est un type de spéculation visant à tirer un profit individuel de l'évolution des cours d'une devise par rapport à une autre, autrement dit sur l'évolution des taux de change
 

Les shale oilsont "un grand tournant dans l'histoire de notre Nation".

Cette déclaration de Jack Gerard, président de l'American Petroleum Institute, le lobby industriel des pétroliers, rend bien compte du bouleversement stratégique que constitue le shale oil, ou pétrole de schiste, aux Etats-Unis. Les shale oil, ou pétrole de schiste, est ce pétrole que l'on peut désormais exploiter grâce aux techniques de fracturations hydrauliques et de forages horizontaux. Aujourd'hui, de nouveaux Etats se découvrent des ressources immenses de pétrole de schiste, comme le Dakota, le Texas ou encore le Colorado. Pour Jack Gerard, ce pétrole permettra de "réaligner l'axe énergétique vers l'ouest, et sous notre contrôle

Effectivement, contre toute attente, la production américaine de brute remonte depuis 4 ans. En 2012, la production était de 6,43 millions de barils. Et elle sera de 8 millions de barils en 2014. Pour l'Agence internationale de l'énergie (AIE), elle rejoindra même son niveau de 1970 en 2020.

Au-delà du déplacement de "l'axe énergétique", ce pétrole va surtout permettre de soutenir une éventuelle reprise économique aux Etats-Unis. Car les sommes en jeu sont phénoménales. Selon la banque Citigroup, l'essor du gaz et du pétrole de schiste pourrait ajouter 2 à 3% au PIB américain, soit entre 370 et 624 milliards de dollars. Il pourrait également créer 3,6 millions d'emplois et abaisser le déficit commercial américain sous les 3%.

Le problème, c'est que la soudaineté du décollage du pétrole américain a pris de court les opérateurs pétroliers.

Le Dakota concurrence Manhattan
Ce dysfonctionnement est effectivement visible dans les villes du Dakota, premier spot historique du shale oil. Halliburton, la fameuse firme parapétrolière, a ainsi été obligée d'importer le village olympique de Vancouver, plus au nord, pour loger ses employés, tant le manque d'hôtels restreignait les possibilités d'hébergement. Une chambre meublée vaut désormais 3 000 $ dans la petite ville d'Alexander, dans le Dakota du Nord, soit plus cher qu'à Manhattan. Mais la conséquence la plus visible s'est illustrée dans l'acheminement du pétrole vers les raffineries.

Le Dakota, Etat agricole s'il en est, n'était pas préparé à recevoir toute une industrie pétrolière. Après quelques errements, le problème de l'acheminement du pétrole est en passe d'être résolu. C'est par train que le shale oil est désormais transporté. Par contre, au Texas, le nouveau spot du secteur, le problème persiste.

Dans l'Etat symbole du pétrole américain, ce sont les pipelines déjà existants qui ont été réquisitionnés pour transporter le nouveau pétrole. Mais c'est le que le bât blesse, il n'y a pas assez de pipelines pour tout le monde. Et les solutions alternatives n'existent pas. Comme le rappelle Andy Lipow, de Lipow Oil Associates, à Bloomberg, "la plupart des wagons [destinés au transport du pétrole] sont utilisés dans le Dakota du Nord". C'est pourquoi le problème de l'acheminement du pétrole au Texas est une préoccupation majeure actuellement. La première conséquence a été d'affaiblir les prix du WTI.

Le WTI plonge
Le pétrole texan issu des shale oil afflue depuis quelques années en masse vers le terminal de Cushing – le principal lieu de stockage de pétrole des Etats-Unis. Le Le "carrefour des pipelines du monde" abrite entre 5 et 10% des stocks américains de pétrole, si bien que c'est à partir du niveau de ses réserves qu'est déterminé le prix du WTI sur le NYSE. A partir des années 1980, la production américaine chutant, il a accueilli de plus en plus de pétrole importé du Moyen-Orient, qui arrivait sur les côtes texanes à Houston. Le boom actuel du pétrole texan a obligé à inverser les flux, pour permettre l'acheminement du pétrole vers les raffineries côtières.

Problème, les infrastructures ne sont pas suffisantes pour rejoindre la côte, obligeant les pétroliers à stocker de plus en plus leur pétrole à Cushing. Les niveaux ont ainsi augmenté considérablement, et les prix du WTI ont chuté. L'écart de prix entre le WTI et le Brent, le contrat européen, a atteint le niveau historique de 20 $ en 2012.

Des pétroliers pris à la gorge...
Ces problèmes de pipeline ont obligé les producteurs à vendre leur pétrole avec de fortes remises. Les huiles qui sortent de la formation de Midland, dans le bassin des shale oil Texan appelé Permien, sont vendues en moyenne à 9,82$ en dessous du prix du WTI. Pour vous donner une idée de l'ampleur du changement, depuis 1991, l'écart de prix entre les deux n'avait jamais excédé les 52 cents. D'ailleurs, l'écart est d'autant plus surprenant que, comme le souligne Michael McMahon, directeur des investissements sur l'énergie au sein du fonds Pine Brook, "le pétrole de Permien est de très haute qualité et devrait être vendu au-dessus du prix de référence".

Que faut-il en conclure ? 

 En dépit des problèmes logistiques, les pétroliers n'arrêtent pas d'investir. Selon la Barclays, les compagnies pétrolières vont dépenser cette année 644 milliards de dollars pour trouver du pétrole. Les pétroliers texans ont pris le taureau par les cornes en investissant directement sur les tuyaux.

... qui attendent les nouveaux tuyaux
Aujourd'hui, trois routes sont empruntées, le pipeline de Centurion et de Basin, qui relient le Texas à Cushing, et le WTG qui envoie le pétrole texan vers le réservoir de Longview. L'idée des pétroliers est de construire directement des pipelines vers les raffineries, sans passer par l'Oklahoma, où est situé Cushing.

Voici, ci-dessous, une petite carte des 4 projets de "raccourcis" imaginés par les pétroliers.

  • L'extension du West Texas Gulf

Titre : Les pipelines texans empruntent un raccourci

 

·         L'extension du West Texas Gulf

Le premier projet est d'inverser le pipeline qui relie Big Spring City, dans le bassin de Permien, vers Houston et Longview. La capacité de transport sera de 30 000 barils par jour. Pour ce faire, l'opérateur du pipeline, Sunoco Logistics, devra inverser le pipeline entre la côte et la fourche – héritage de l'époque où les Etats-Unis importaient du pétrole. Le pipeline sera opérationnel d'ici la fin du trimestre.

·         Longhorn

Le deuxième concerne également un retournement du sens d'un pipeline existant. Celui-ci mène de la côte vers le bassin de Permien. En inversant le sens, les producteurs du Permien pourront transporter 225 000 barils par jour d'ici mi-2013 pour le raffiner à Houston.

·         Permian Express I

Le troisième projet concerne encore une inversion du sens d'un pipeline, mais cette fois entre Wichita Falls, sur la route de Cushing, et Houston. Il s'agit d'être capable d'exporter du pétrole – ici 150 000 barils par jour – d'ici la fin de ce trimestre. La deuxième phase (Permian Express II) vise à renforcer les capacités de transport vers le WTG à partir d'autres gisements du Permien.

·         BridgeTex

Enfin le quatrième projet concerne l'action menée par un des pétroliers avec Magellan, le constructeur de pipelines, sur le projet BridgeTex. Il s'agit de construire un nouveau pipeline d'une capacité de 278 000 barils par jour. Il reliera Big Spring City aux terminaux de stockage de Magellan localisés à Houston. Il rentrera en fonction en 2014.

L'arrivée de ces nouvelles capacités de transport sur 2013 et 2014 va permettre aux petits producteurs de shale oil d'une part de vendre leur pétrole au prix du marché, et d'autre part d'augmenter leur volume. Il faut s'attendre à une véritable explosion en bourse de ces acteurs.

Et vous pensiez que l'ère du pétrole allait s'achever ?
Par Florent Detroy, rédacteur de Matières à Profits

Le gaz de schisme nuit au bien être ,

 

Le bout de la logique et ses conséquences ( forum Creavignon , forum Planete attitude ,

 

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une photo de Guy Bernard.

 
 

 

 
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