Avertir le modérateur

19/04/2014

"Le grand bond en arrière"

 

Photo de Pascal Bacquet.

la publication de Pascal Bacquet.

 

L’interview de Mario Dragh

: Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur

 " S’il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c’est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."

 

Jérôme E. Roos
militant et économiste politique

 

Samir Bouzid : « Cette crise planétaire est encore plus dévastatrice que la Grande Dépression des années 1930. Elle a de lourdes conséquences géopolitiques; le démembrement économique donne lieu à des guerres régionales, à la fracture des sociétés nationales et, dans certains cas, à l'anéantissement de pays. Elle constitue de loin la plus grave crise économique des temps modernes »


 

 Entretien avec Serge Halimi autour de son livre "Le Grand Bond en arrière" et sur l’essor du libéralisme.  (La bas.org) Livre : 

Serge Halimi : Le Grand Bond en arrière (Fayard) Musique : EZLN : El uego et la palabra Serge Halimi - Le Grand Bond en Arrière [HD]Recul du Front de gauche,...

 

 « […] il n’y a pas plus de raisons d’assimiler le libéralisme à tout ce que des libéraux, ou des hommes supposés tels, ont à quelque moment proclamé comme un évangile. Ils peuvent très bien s’être trompés, et dans la mesure où ce qu’ils considéraient comme du libéralisme a eu des conséquences antilibérales, ils se sont certainement trompés. »

 

Les crises sont potentiellement des moments de remise en cause du capitalisme. cf Les pays européens en récession , Le Japon a tout" bon" !

 

L'idéologie néolibérale :

"Toute idéologie comprend un moment théorique (elle est un discours cohérent à tendance totalisante), un moment pratique ou pragmatique (elle fonde une axiologie qui rend possible une action efficace d’ordre politique, morale ou éthique au sein du monde social), enfin un moment apologétique (elle justifie la situation sociale, les actions ou les projets politiques d’un groupement social particulier). Sur la base de cette définition, l’article établit que le néolibéralisme satisfait à ces trois conditions et qu’il constitue bien ainsi une idéologie, aujourd’hui non seulement dominante mais même sans doute unique au sein du champ politique" 

 

Dans son essai intitulé «Qu’est-ce que le néolibéralisme?»,1 la politologue Gabriele Michalitsch analyse les bobards que les défenseurs de cette théorie racontent à propos du marché, de l’efficacité et de la concurrence. Pour elle, ce sont des mythes.

En réalité, le «néolibéralisme», c’est la subordination de nouveaux secteurs de la société à la domination du marché. Depuis les années 70, un réseau international de fondations, d’instituts, de centres de recherche, de scientifiques, d’écrivains, d’agents de relations publiques a été créé pour propager la pensée néolibérale.

August von Hayek et Milton Friedmann ont même reçu le prix Nobel pour leurs théories libérales. La «libertad económia» après la chute d’Allende au Chili, la politique de Margaret Thatcher en Angleterre et le programme économique de Reagan aux USA passent pour être des expériences néolibérales «réussies». L’hégémonie mondiale du modèle économique libéral repose essentiellement sur des théories américaines.

Qu'est-ce que le néolibéralisme? par Judith Barben, docteur ès lettres, Zurich

Créer un consensus grâce à des poisons pour l’esprit

Selon Michalitsch, le projet néolibéral doit finalement son succès à la «fabrication du consensus» (Chomsky). Mais il s’agit là d’un «consensus sans consentement». Les projets des gouvernants s’imposent au détriment des intérêts des gouvernés. Le pouvoir des médias qui appartiennent eux-mêmes à des empires économiques, joue là un rôle important. On produit des poisons pour l’esprit,2 tel le «there is no alternative» de Thatcher. On serine, on rabâche aux gens qu’ils n’ont pas d’autre solution que d’avaler les couleuvres et les pilules qu’on leur impose

Le mythe de l’économie de marché

Dans un monde dominé par les grands groupes industriels, on propage le mythe de l’économie de marché et de la «concurrence loyale» – sans se soucier de leurs conséquences sociales. Le désengagement de l’Etat au profit d’entreprises de plus en plus importantes est présenté comme une «solution» aux problèmes économiques.

C'est vrai, l'Inde vient de traverser une mauvaise passe en 2012. Complexité bureaucratique, hiérarchisation de la société, clientélisme et au final immobilisme du pouvoir... .Pourtant les pronostics sur la fin du "miracle" indien étaient prématurés. L'Inde a d'abord été victime de son modèle économique. . En Inde plus qu'ailleurs, c'est l'Etat qui tient entre ses mains le potentiel de croissance du pays.Or depuis quelques semaines, le gouvernement s'est saisi à nouveau des rènes de l'économie et a décidé de repartir au galop. Objectif : lancer une nouvelle phase de réforme.

Un secteur sera notamment au coeur de ce changement structurel, je vous en parle dans un instant.

Manmohan Singh I, II, III, IV...
Comme le rappelle les analystes de Gavekal, , "la politique est cruciale en Inde, car toute les poussées de croissance ont été précédées d'un train de réformes". Si Gavekal cite les réformes entreprises après la crise asiatique de 1997, on peut remonter jusqu'au début des années 1990 pour trouver le premier exemple de ce lien. Après une grave crise de paiement en 1991, l'Inde a décidé de se réformer en profondeur pour poser les jalons du pays libéral et innovant que nous connaissons aujourd'hui.

Si le politique précède les réformes économiques, on peut même ajouter qu'un homme précède le politique, Manmohan Singh. Déjà à l'oeuvre en 1991 comme ministre des Finances, c'est en tant que Premier ministre qu'il vient de lancer un "processus de relance" de l'économie selon ses propres termes. Trois secteurs sont concernés
La réforme fiscale Une plus grande ouverture aux investissements et La libéralisation de l'économie

C'est peut-être le secteur le plus médiatisé. Les investisseurs avaient poussé des cris d'orfraie en début d'année lorsque le gouvernement n'avait pas réussi à ouvrir le marché de la distribution. C'est désormais chose faite. Da

Comme l'a annoncé Manmohan Singh, "les mesures que nous avons prises ne sont que le début d'un processus de relance de notre économie qui consiste à ramener le taux de croissance à 8 ou 9%". Or tout porte à croire que ces mesures seront pérennisées dans le temps, pour deux raisons.

« UNE SOCIÉTE SE SUICIDE ?  

Les politiques ultra libérales a signé son propre arrêt de mort, et le notre si nous ne nous bougeons pas ! 

«  Nous ne payerons pas votre crise » ( cf Communiqué de presse : Démocratie réelle, maintenant !) . Ce slogan est en train de faire le tour de la planète, alors que les effets de cette dernière crise se font cruellement sentir. Fini de rêvasser ! L'heure est grave. Je préfère vous le dire tout de suite : ce que je vais annoncer aujourd'hui ne va pas plaire à tout le monde. « Nous sommes au bord de l'abîme. Un faux pas et nous connaîtrons une dépression comparable à celle du début des années 1930»

 

 

Retour à l’âge du fer ? Quand le monde manquera de métaux

 

nS. Halimi - Le Grand Bond en Arrière (2004) - Dailymotion : [Sociotoile] => Serge Halimi - Le grand bond en arrière Daniel Mermet : Finalement, Serge Halimi, tout est dans le titre : Le grand bond en arrière - Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde ; voilà, le sujet du livre et le titre du livre. « Le grand bond en arrière », il faut peut-être expliquer que ça fait allusion au « grand bond en avant »...  

 

Naturellement, ceux qui disent " oui mais la croissance va continuer a augmenter " sont les mêmes que ceux qui prévoyaient des taux de croissance bien supérieur à ceux qui viennent d'être publiés en Europe

«  : il va falloir se faire à l'idée que le système essaye de se sauver, tant pis pour un marché de l'emploi très tendu et un chômage élevé. C'est bien triste, je le sais, mais c'est ainsi. Les entreprises ont su s'adapter à la crise en réduisant leurs coûts de manière drastique. Cela est notamment passé par des suppressions de postes qui ne seront pas re-créés. Cela pour 2 raisons :1/La substituabilité du capital au travail a largement augmenté ces dernières années, grâce au progrès technique
2/La délocalisation de la production vers des zones où le coût du travail est moindre que dans les pays occidentaux s'est accélérée et les entreprises ne reviendront pas en arrière »

 Les marchés obligataires seront d'une importance cruciale dans la suite des événements -- nous restons à l'affût sur ce front-là, et nous vous tiendrons bien entendu au courant. Mais Tsiparas devrait les rassurer. Certes, il a tenu un référendum donnant la voie au peuple, cependant il a continuer a donner des gages de sa bonne fois en demandant la démission de son ministre de la finance, juger trop turbulent par les membres de l'Eurogroupe. Cela montre qu'il va essayer de négocier en diminuant les impacts demander par les créanciers ( Etats et Banques).

Libéralisation  avec Mario Monti en Italie : Italie : Mario Monti libéralise l'économie tous azimuts malgré la grogne » AFP . Une technique de manipulation des masses en faisant toujours payé les plus pauvres en oubliant que le vrai problème est le capitalisme et son fonctionnement

INTERVIEW - Le président du Conseil italien se félicite du «flegme tout britannique» avec lequel ses compatriotes ont accepté des «mesures très lourdes» pour faire face à la crise et répondre aux exigences de Bruxelles – sourceMario Monti : «L'Europe n'a plus à avoir peur de l'Italie.

Avant son déjeuner vendredi à Paris avec François Fillon, suivi d'entretiens avec Nicolas Sarkozy, l'économiste et ancien commissaire européen Mario Monti développe sa vision de l'Europe, dans sa première grande interview internationale depuis son investiture à la présidence du Conseil le 18 novembre dernier. » L'Italie adopte un nouveau plan de rigueur de 20 milliards.  » Premier test réussi pour l'Italie face aux marchés, » Mario Monti veut relancer la croissance italienne

Au menu

 

Monti tien grosso modo, le même discours que Sarkozy :

« Ce monsieur a toujours prétendu que la crise vient du fait que l'Europe n'est pas assez libérale alors que c'est l'absence de système de régulations qui nous a plongé dedans, il le prétend toujours quitte à faire des allusion fallacieuses à des pays comme l'Angleterre qui s'en sortirait mieux, ce qui prouve qu'il a le sens de l'humour, la Suède dont il taira qu'elle a des ressources pétrolières, et le Danemark qui ne possède pas de grandes industries mais de multiples industries misant sur les produits de niche, qui mène une politique opposée à la sienne prélevant de 57 à 63% d'impôts sur le revenu, dépensant 9% de ses revenus dans la politique de santé et ayant massivement investi dans l'éducation tout en maintenant un niveau élevé de retraites favorisant les préretraites en dépit du fait que les bénéficiaires en sont plus nombreux qu'en France. Bref ce monsieur dont la responsabilité de l'endettement de la Grèce est directe puisque il était responsable Europe de Goldman Sachs à l'époque du trucage des comptes a des convictions inébranlables toujours prêtes à nier la réalité des faits, quitte à couler l'Europe pour s'en affirmer ensuite un des plus ardents défenseurs et si il en est que les erreurs rendent humbles et en situation d'apprendre, il paraît définitivement perdu pour toute résilience de cette ordre… »

……

Après les 5 ministres qui cumulaient leur indemnité ministérielle de 14 000 € mensuels avec leurs pensions de retraite, aujourd'hui le magazine Marianne révèle que Maurice Lévy - le patron de Publicis qui va empocher en 2012 un bonus
de 16 millions d'euros - touche aussi une retraite d'au moins 8 000 € par mois !
Cette dérégulation du cumul emploi retraite a été légalisée depuis janvier 2009 par la volonté de Nicolas Sarkozy
et des députés UMP. Elle contribue à plomber les comptes des régimes de retraite. Elle est irresponsable dans une
période où des millions de chômeurs, et de jeunes en fin d'études, attendent désespérément que des postes se libèrent.Pour alerter les citoyens et pousser les responsables politiques et syndicaux à mettre fin à cette aberration

. doc PDF intéressant a lire : ]  Mario Monti au Figaro : 

 «  Mon gouvernement peut tomber demain, nous ne sommes pas ici pour survivre, mais pour accomplir un un bon travail » propos recueilli par Richard Heuzé du 05/01/2012

 

Libéralisation selon Monti : Libéralisation ( et casse a tout crin avec Mario Monti en Italie : Italie : Mario Monti libéralise l'économie tous azimuts malgré la grogne » AFP . UMario Draghi ou le pompier pyromane, Jour J du "sauvetage" de l'euro par Mario Draghi?, Texte complet de la lettre « secrète » de Trichet à l’Italie , L'Europe des lobbies : Le très contesté projet de loi Travail

libéralisme | Mediapart 

Le capitalisme à la source des problèmes sociaux et environnementaux :

cf a lire "Le grand bond en arrière" ,

[Sociotoile] => Serge Halimi - Le grand bond en arrière, Le Grand Bond en Arrière HD - YouTube

 :extrait Daniel Mermet :

Finalement, Serge Halimi, tout est dans le titre : Le grand bond en arrière - Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde ; voilà, le sujet du livre et le titre du livre. « Le grand bond en arrière », il faut peut-être expliquer que ça fait allusion au « grand bond en avant »...Ce qui prévaut quand même, c’est que tout ça est naturel. Et là, vous faites tout un travail historique : c’est l’histoire d’un basculement idéologique sur une trentaine d’années. Vous situez le début du basculement au début des années 70 mais vous nous racontez que le projet était beaucoup plus ancien. On savait qu’il existait mais il semblait ridicule, anachronique. Je parle des années après-guerre par exemple où ce genre d’idées semblait tout à fait saugrenu.

Un exemple est la manière dont depuis 30 ans la droite et la gauche se sont partagés le role de désabillé la santé. dans ce post Le capitalisme nuit... gravement a la santé, j'ai repris les dates, les noms des hommes politiques , le nom des lois pour en montrer les conséquences. Ces sources provenaient d'un tract bien fait pris lors d'une manif.

Pour l’OCDE, l’éducation n’est pas une dépense mais un investissement qui profite aux étudiants et à la collectivité. Si l’étude annuelle remet en cause certaines idées reçues, elle confirme, pour la France, le manque de moyens de l’université, où les droits d’inscription trop faibles pénalisent finalement les étudiants.

 

C’est ce qu’a expliqué Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE lors de la présentation de l’édition 2009 du rapport annuel « Regards sur l’éducation ». Dans ce document qui multiplie les comparaisons internationales, les avantages à détenir un diplôme de l’enseignement supérieur apparaissent nombreux : un meilleur salaire, une moindre vulnérabilité au chômage et, même, une meilleure santé. Et ce qui profite aux individus est aussi bon pour leur pays. Un individu qui a suivi des études supérieures rapporte 36 000 euros supplémentaire (par rapport à quelqu’un qui n’en a pas fait) à son pays. Soit le double de l’investissement consenti initialement...En savoir plus, lire le dossier sur sur le site de l’OCDE.

n
 

 

Serge Halimi Libéralisme 1Serge Halimi Le libéralisme 2Loi travail : le grand bond en arrière - vidéo Dailymotion

La crise au pays des merveilles - YouTube:A LIRE : Depuis le choc pétrolier de 1973, la France ne cesse de se penser en crise. Les époques changent mais les discours restent étonnement semblables : pour sortir de la crise, il faut accepter l'effort, renoncer aux privilèges et supporter les réformes. Sans aucun interview ni commentaire, mais en puisant dans quarante ans d'archives télévisuelles, où se mélangent discours politiques, débats, journaux télévisés, clips musicaux, reportages, émissions humoristiques, ce documentaire fait apparaître des constantes, des schémas de raisonnement et un nouvel imaginaire qui s'impose durablement dans la société.

En clair depuis que le monde est entrée dans le capitalisme dans sa forme neolibérale c'est la crise permanente sauf que depuis 2008 il semble rentrée dans vrai crise celle qui devrait lui être fatal. Destruction créatrice salutaire ? 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Modèle Japonais généralisé : La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique

DES «NANTERRE» AUX «VOLTAIRE»
De la promotion Voltaire au syndicalisme étudiant, comment la gauche a perdu le peuple dans sa confrontation au réel.https://www.youtube.com/watch?v=9Gd6gyZkOwo Des «Nanterre» aux «Voltaire»
Politique par >Bertrand Delais
Jeudi 21 avril de 20:30 à 21:25 sur La Chaîne parlementairDes Nanterre aux Voltaire

 

 

Transmis par Amélie et  L'Indigné Révolté

Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde.


De l’Amérique de Reagan à la France de Mitterrand ( 10 mai 1981 - 15 mai 2011 ,...  : Hollande et le patronat ) , en passant par la Nouvelle ­Zélande, les transformations économiques du dernier quart de siècle n’ont été le produit ni du hasard ni de la nécessité. Si, à partir des années 1980, les « décideurs » et les médias du monde occidental ont presque toujours interprété de manière identique les situations de « crise », c’est que tout un travail idéologique était intervenu au préalable, c’est que les solutions alternatives au marché avaient été détruites afin qu’il n’y ait « plus d’alternative ». D’autres interprétations des événements auraient suggéré d’autres remèdes, mobilisé d’autres forces sociales, débouché sur d’autres choix. La « mondialisation », ce fut aussi ce long labeur intellectuel de construction de la « seule politique possible » que favorisa la symbiose sociale entre ses principaux architectes d’un bout à l’autre de la Terre.


Inspirées par des théoriciens de l’université de Chicago, dont l’influence sera considérable au Chili, en Grande Bretagne et aux États Unis, les doctrines économiques libérales vont encourager les classes dirigeantes à durcir leurs politiques, à passer d’un système d’économie mixte acceptant une certaine redistribution des revenus à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance. Les artisans de cette métamorphose en tireront un avantage considérable ; pour la plupart des autres, au contraire, ce sera le grand bond en arrière.

Fayard, Paris, 2006 - 592 pages, 25 euros

Le grand bond en arrière : documentaire

Que reste-t-il du modèle social français après trente ans de néolibéralisme? Cette question oriente le voyage dans leur pays natal de quatre Français installés depuis plusieurs années au Venezuela. Pour y répondre, le documentaire mêle des données statistiques, journalistiques et des interviews de sociologues, intellectuels, militants, réfugiés politiques, artistes, citoyens, travailleurs sociaux des banlieues, sans-papiers et Roms, enfin tous ceux qui peuvent révéler si la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" est toujours en vigueur dans leur réalité concrète.


Le Grand Bond en Arrière HD - YouTube
 

 



Documentaire de Johanna Lévy, Tristan Goaguen, Yann Manuguerra & Philippe Fréchou.

 "A la manif parmi les casseurs. Témoignage." Le grand bond en arrière"Serge Halimi Libéralisme 1Serge Halimi Le libéralisme 2Loi travail : le grand bond en arrière - vidéo Dailymotion  "Le grand bond en arrière"De la servitude moderne

Dans les Nouvelles de France et d'ailleurs, site se revendiquant de la droite, du libéralisme et du conservatisme réunis, on lit un éloge de la politique des conservateurs qui sévissent en Grande Bretagne :

" Le pays s’appuie toujours sur l’inestimable héritage de Margareth Thatcher. Et plus qu’une série de réformes – réduction de la dépense publique, baisse des impôts directs, lutte contre l’hyper-inflation, flexibilisation du marché du travail, privatisations – l’ancien Premier ministre de Grande-Bretagne a légué à son peuple une vision de l’économie bien précieuse en ces temps de socialisme généralisé. « Un homme a le droit de travailler comme il veut, de dépenser ce qu’il gagne, de posséder sa propriété, d’avoir l’État pour serviteur et non pour maître. »

*

Là-bas si j'y suis, un entretien avec Serge Halimi, journaliste au mensuel le Monde diplomatique, autour de son livre "Le grand bond en arrière" (Editions Fayard).  Comment est-on passé à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance ?  Emission France Inter "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet, première diffusion le vendredi 2 juillet 2004. cf Le nouveau capitlisme : restructuration du capitalisme

 

Du sang sur mes fringues : Reportage Daniel Mermet, Giv Anquetil. Là-bas.org -  http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2755

2012 - Nos vies discount,

Frédéric Brunnquell, réalisateur indépendant

52 minutes - France 2/AMIP
Présenté au festival ONE WORLD à Prague puis à Bruxelles

Réduction des charges sociales et suppression les droits des travailleurs, travail précaire et bas salaires : le profit est le but ultime.

> Balade dans Dacca - Altermonde - Blog Télégramme : NOS VIES DISCOUNT, note Balade dans Dacca :

Miguel LACHIVER met en ligne une pétition sur le site change.org : Traçabilité sociale de l’habillement".

" Suite à la mort de plus de 1000 personnes au Bangladesh, essentiellement des ouvrières du textile travaillant pour des groupes occidentaux, nos braves journalistes et économistes ont mis en cause les consommateurs entre autres français, qui achetaient à bas prix. Ils n’ont pas trop remis en cause ce système qui permet, à certains capitaines d’industrie et actionnaires, de s’en mettre plein les poches, tout en culpabilisant le consommateur Lambda. Ils ont oublié de dire aussi que les marques vendues beaucoup plus chères, étaient faites au même endroit dans les mêmes conditions, avec une marge encore plus importante.
Il y a quelques années, on a eu un peu de transparence sur les fruits et légumes mais durant juste une saison. Si c'est possible dans les fruits et légumes, cela l'est aussi dans l'habillement.
Demandons donc à l’industrie du prêt à porter et aux vendeurs d’avoir la traçabilité sur la confection qu’ils vendent, c’est-à-dire le lieu de fabrication et le coût de fabrication (ou pourquoi pas le salaire mensuel de l’ouvrière).
On pourra peut-être voir alors que le dindon de la farce est le consommateur, sans parler de la tragédie au Bangladesh ou le sang des ouvrières nourrit quelques poches déjà grasses.

Signer en ligne


Le neoliberalisme et son impasse : Depuis la "révolution conservatrice américaine" [Sorman, 1983] et l'offensive néo-libérale, dont les effets ont été accentués avec l'écroulement du "socialisme réel" des pays de l'Est, il est devenu quasi honteux de défendre et de promouvoir une action publique volontaire. La nouvelle orthodoxie prétend cantonner le rôle de l'État moderne, et plus généralement de toute instance publique, à celui d'«État minimal» et exalte les vertus d'un marché-roi idéalisé. Nombreux sont ceux qui ont intériorisé le syndrome de l'«État-modeste» [Crozier, 1987].

Cependant on ne peut se contenter d'une critique globale du néo-libéralisme, car le succès de ses thèses vient de ce qu'elles mettent l'accent sur de réels problèmes. Dans notre pays le vent libéral et les excès de l'«étatisme à la fran-çaise» s'auto-aliment et le néo-libéralisme n'est fort que de la faiblesse de ceux qui s'y opposent, il occupe le vide lais-sé par les échecs et les impasses de ceux qui ont survalorisé l'État comme instrument du changement social. Dans cha-cun des arguments présentés par les thèses libérales il y a une part de vrai, et c'est le fait de refuser d'apporter des ré-ponses qui permet de présenter le libéralisme comme une alternative globale. Il faut donc accomplir deux tâches à la fois :

- une critique globale du néo-libéralisme dans toute sa complexité,
- une correction des excès de l'étatisme.

 

 

  

 

 

Extrait d'un think thanks financier :
 
Jeudi 17 janvier 2013

 

A lire :

Les utopistes

Ecouter parler le fracas... ZEC plus Ultra

L'ouvrier et la machine

Foire aux questions abstentionnistes

Molière, Le misanthrope

Bakounine Un regard affuté...

PENSER CRITIQUE

Poutine pour toujours ?

Sur l'Etat" de Pierre Bourdieu

Homs, chronique d'une révolte

Le cauchemar climatisé...

La Grande Illusion

L'antifascisme, c'est...

MANIFESTE CNT-AIT 71

Des héros ordinaires

Terrorisme d'État

Le fascisme rouge

REFLEXIONS SUR LA DEMOCRATIE

Un héros ordinaire

Nés en 68

De la liberté, de la révolte

Le principe de l'État

Ceux qui vivent, ce sont...

coluche, quand je serais grand

raisons et du danger fasciste

Le "printemps turc"

Les chefs

La Mer à l'aube

EUtopia : une génération...

Les maîtres ne sont pas à...

Au travail, corps et âme -

 

NB : Titre original : The Slump of the 1930s and the crisis today ( cf International Socialism: The slump of the 1930s and the crisis today - [ Traduire cette page ] nombreuses sources. Article original paru dans l’International Socialism n°121, janvier 2009),  Différents articles intéressant : http://hussonet.free.fr/lacrise.htm, Forces et limites de la manifestation, Pourquoi l’insurrection des consciences ?, Les raisons de la colère, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit !, GO ON, WATCH et mon post FB, Révolution virtuelle et révolution réelleSerge Halimi sur "Le grand bond en arrière (plusconcient.net) Année: 2004 Durée: 50' 51''

 

Serge Halimi - Le Grand Bond en Arrière [HD]Créé le dimanche 09 septembre 2012 

État libéral dégénéré :  Le bout de la logique 1  l L'argent sans foi ni loi 2, mis sur facebook, La " crise" permanente , " la sortie du capitalisme " , NOS VIES DISCOUNT « De la servitude moderne | Page d'accuei

onclusion : c'est d'une certaine manière le snobisme ((argent roi)  qui mène le monde ! Si la crise était un film d'horreur... | Tant qu'il y aura de l'argent ... " En effet ce capitalisme souffre d'une crise de la valorisation qui date de la période précédente.

 ( La valorisation est le mécanisme par lequel le capitalisme extrait de la plus-value du procès de production ; Plus concrètement, cela veut dire que c'est la part qui reste au patron  sur le prix d'une marchandise une fois enlevé le cout du travail, des matières premières et des machines.)

 Le capital a réussi à restaurer son taux de profitLe problème c'est que c'est un tour de passe passe, parce qu'il y a un  autre facteur dans le fonctionnement du capitalisme : celui des débouchés "
«Et en la fin du capitalisme, passez une bonne soirée. Tout comprendre sur les enjeux du pétrole et de la spéculation ( cliquez ici)"» 

Théorie du ruissellement Par Enkolo dans Accueil le

23/09/2013

Jeux de pouvoirs

 


 
Jeux de pouvoirs

 

"Dès mon plus jeune âge, la première chose que j’ai perçue autour de moi, c’est la souffrance, non seulement celle de notre famille, mais aussi celle de mes voisins. Par intuition, j’étais déjà un rebelle. Je crois que mon destin s’est décidé alors."
Buenaventura Durruti.

 

Personne dit qu’ ils sont tous pourris à l’ origine. ils sont juste a l'image du système qu ils défendent, c est a dire que la pourriture fait parti de la fonction même. la personne la mieux intentionné du monde de par la structure du capitalisme , finirait par être un salopard comme les autres a leur place et puis niveau simpliste dire que critiquer les politiciens c est d extrême droite ça se pose là. car il me semble qu une base de l extrême droite c est l'état fort, et que appeler a voter c est bien défendre l'état

 

sa publication.
 
 
L’image contient peut-être : 2 personnes, texte
 

 

Jeux de pouvoirs  Politique réalisé en 2013 par Eric Guéret , Hugues Nancy
 Mardi 24 septembre à 20 h 50 sur Arte. Pouvoir politique contre pouvoir économique. Une enquête au coeur de batailles, certes feutrées mais néanmoins sans merci, entre mondes politique et bancaire. La déroute financière de 2008, qui a entraîné une crise dévastatrice, a montré la fragilité du pouvoir politique face à une spéculation sans contrôle. Elle a aussi révélé qu'un Etat pouvait ne pas rembourser sa dette, exacerbant l'agressivité des marchés, qui réclament toujours plus de garanties aux gouvernements et mettent en péril les économies du Sud. Jusqu'en 2012, l'Europe, suivant l'axe du tandem «Merkozy», s'est rangée du côté de l'austérité. Mais l'élection de François Hollande a fait naître un nouvel équilibre au sein de l'Union. Le 28 juin 2012, lors du Conseil européen, les chefs d'Etat français, espagnol et italien ont ainsi fait plier la chancelière allemande : ce sera dorénavant l'Europe qui renflouera les banques suivi du documentaire sur Goldman Sachs. ( sur mon blog en savoir plus : goldman sachs)

 

Jeux de pouvoirs - YouTubeJeux de pouvoirs - documentaire - YouTubeARTE+7 | Jeux de pouvoirs

 

 

A lire Pourquoi parler de crise ?Posted on 22 avril 2012 by risc

 

Pendant la plus grande partie de l'histoire de l'humanité, les dirigeants qui étaient en position d'exercer le pouvoir étaient responsables de leurs actes, du moins pas intouchables. Le problème auquel nous devons faire face aujourd'hui est que nos responsables politiques et chefs d'entreprise ne sont pas tenus pour responsables de leurs actes. L'économiste Thomas Sowell le résume bien :

"Il est difficile d'imaginer une façon plus stupide ou plus dangereuse de prendre des décisions que de mettre ces décisions entre les mains de personnes qui n'en tireront pas les conséquences en cas d'erreur".

Lorsque les responsables politiques ou les décideurs économiques échouent, le pire qui puisse leur arriver est de ne pas être réélus ni renouvelés. Ils deviendront par la suite lobbyistes, conseillers ou consultants, donnant des conférences, gagnant ainsi de fortes sommes en plus de leur pension.

 

"L'abolition des privilèges, version Ve république."

Pour les anciens présidents, adieu les privilèges Le décret a été publié au Journal officiel.
 

Télépublique : jeux de pouvoirs - | LCP Assemblée nationaleJeux de pouvoirs (2013) - Documentaire - L'essentiel - Télérama.fr

 

« La pensée bourgeoise dit toujours au Peuple : " Croyez-moi sur parole ; ce que je vous annonce est vrai. Tous les penseurs que je nourris ont travaillé pour vous. Vous n'êtes pas en état de repenser toutes leurs difficultés, de repasser par leurs chemins, mais vous pouvez croire les résultats de ces hommes désintéressés et purs. De ces hommes marqués d'un grand signe, ces hommes qui détiennent à l'écart des hommes du commun pour qui ils travaillent, les secrets de la vérité et de la justice. " »Croyez-moi sur parole... ZEC plus Ultra dimanche, 23 mars 2014

Paul Nizan - Les Chiens de garde 

 

 
L’image contient peut-être : 4 personnes
Yannis Youlountas
12 octobre ·
 

Peut-on faire pire que la nouvelle pub PETA, avec Arielle Dombasle, censée donner envie de devenir végétarien ?

 
 

Lorsque les responsables politiques ou les décideurs économiques échouent, le pire qui puisse leur arriver est de ne pas être réélus ni renouvelés. Ils deviendront par la suite lobbyistes, conseillers ou consultants, donnant des conférences, gagnant ainsi de fortes sommes en plus de leur pension.

Personne dit qu’ ils sont tous pourris à l’ origine. ils sont juste a l'image du système qu ils défendent, c est a dire que la pourriture fait parti de la fonction même. la personne la mieux intentionné du monde de par la structure du capitalisme , finirait par être un salopard comme les autres a leur place et puis niveau simpliste dire que critiquer les politiciens c est d extrême droite ça se pose là. car il me semble qu une base de l extrême droite c est l'état fort, et que appeler a voter c est bien défendre l'état

 

Dans quelques jours, le Federal open market committee (FOMC) débutera sa réunion de septembre. .

"C'est le durcissement de la Fed et la hausse du dollar qui ont déclenché la crise en l'Amérique latine au début des années 1980 et la crise du sud-est asiatique au milieu des années 1990", écrivait Ambrose Evans-Pritchard dans The Telegraph le mois dernier. "Ces deux épisodes ont pu être maîtrisés, non sans difficulté".

 

 

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes.

 

 

Ce discours se décline de différentes manières selon qu’on désigne les traders comme seuls responsables ou qu’on dénonce la partialité des agences de notation, ce qui revient à accuser le thermomètre en cas de fièvre. Mais par-dessus tout, « c’est la faute à la finance et à l’endettement », ou comment confondre la maladie et le symptôme.

 

Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

 

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. L

 ire Finance - Arte

Peut-on encore arrêter la finance folle ? Une enquête magistrale au coeur d'un capitalisme financier que plus personne ne maîtrise, et qui a plongé le monde dans de graves turbulences.

Dans ce premier volet, les auteurs remontent au fameux jeudi noir d'octobre 1929 à Wall Street, pour montrer comment une crise boursière se transforme en crise bancaire, qui elle-même se développe en crise économique mondiale. Des "barons voleurs" d'hier aux golden boys des années Tapie, des accords de Bretton Woods à la création de l'euro, il retrace ensuite les différentes étapes qui ont conduit à la libéralisation des flux financiers. Assurances, produits dérivés, fonds spéculatifs (hedge funds)... : les dispositifs techniques se succèdent pour accroître les profits, augmentant toujours plus le risque et la fraude systémiques.

Pourquoi faut-il donner de l'argent public aux banques privées en faillite ? C'est par cette question sans ambiguïté que s'ouvre ce passionnant documentaire qui, pendant plus de deux heures, nous entraîne dans les arcanes d'un système financier devenu incontrôlable. Y répondre n'était pas gagné d'avance, tant est opaque l'univers de la finance. Mais Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi (déjà coauteurs pour ARTE de Série noire au Crédit Lyonnais et de ELF : les chasses au trésor) nous ont habitués depuis longtemps à traiter sous une forme accessible des dossiers complexes. Noire finance s'inscrit dans cette veine : un montage très éclairant de propos de spécialistes, émaillé de scènes d'animation, retrace l'histoire politique des déréglementations qui ont abouti à la financiarisation de l'économie mondiale, au profit d'une péculation criminelle.

Accrochez-vous, c'est à une véritable leçon d'économie appliquée que nous convient ce soir Jean-Michel Meurice et Fabrizio Calvi. Pas de panique, il n'y a pas d'interro écrite demain. En matière d'enquêtes fleuves traitant sous une forme accessible des dossiers complexes, le tandem n'en est pas à son coup d'essai. 

Noire Finance se décline en deux volets qui peuvent être vus indépendamment l'un de l'autre. Le premier, intitulé La Grande Pompe à phynances (1) , est un véritable cours d'histoire politique retraçant, depuis la crise de 1929, les différentes étapes des déréglementations qui ont conduit à la financiarisation de l'économie mondiale. Incontournable pour tous les élèves de terminales ES, les étudiants en sciences économiques et d'une manière générale tous ceux que l'évolution de l'économie mondiale intéresse. Le second volet, Le Bal des vautours, est centré sur la décennie écoulée et montre comment les logiques boursières ont mené le monde à la crise actuelle. 

compare les bilans des six plus grosses banques françaises -- c'est-à-dire leurs engagements, leurs actifs et ce qu'elles prêtent... -- avec la taille de l'économie française

C'est vraiment édifiant.

On ressort un peu suffoqué de cette plongée au coeur du capitalisme financier mais aussi avec la nette impression d'avoir mieux saisi les mécanismes de cette « noire finance » et la nécessité politique de mettre fin à ces dérives. Tout l'intérêt de cette enquête tient à sa grande pédagogie — même si elle induit quelques longueurs — et à la qualité de ces intervenants. Seul bémol, on regrette le choix des interlocuteurs, uniquement français ou allemands (pas de risque d'oublier qu'on est sur Arte), et celui du propos strictement circonscrit aux Etats-Unis, à la France et à l'Allemagne, comme si le reste du monde n'était ni concerné ni partie prenante de cette crise.

Critique d'Olivier Milot pour Télérama.fr

La grande pompe à phynances   Le bal des vautours  

Noire Finance 1/2 La Grande Pompe A Phynances documentaire ...

Noire Finance 2/2 Le Bal Des Vautours documentaire ARTE ...

Les accords de Bâle et la gestion des risques bancaires     

Limites de Bale II

Avant l’instauration de l’accord de Bale II en 2004, les critiques se sont faites entendre et se sont confirmées par la suite sur un point crucial : l’ « Effet procyclique » de la réglementation.

 

  • Le capital réglementaire exigé suit les phases de cycles économiques. En période d’expansion, les risques de crédit sont plus faibles à cause de l’amélioration de la solvabilité des emprunteurs. Les niveaux de fonds propres des banques sont à leur minimum. À contrario, en phase de récession, les notes de solvabilité des emprunteurs se dégradent obligeant les banques à fournir plus de fonds propres pour couvrir leurs risques. Or, dans des conditions économiques difficiles, les investisseurs réclament une prime de risque plus élevée poussant à l’accroissement des coûts des fonds propres. Il devient alors plus difficile pour une banque de lever de la liquidité sur le marché, ce qui le contraint à réduire ses activités de prêts c’est ce qu’on appelle le phénomène de « credit crunch », affaiblissant dans la même occasion la croissance économique.

 

 

 

Ces 6 000 milliards de dollars d'avoirs chinois à l'étranger qui inquiètent Pékin

Selon l'Administration chinoise des changes, les actifs financiers détenus à l'étranger par les institutionnels et les particuliers chinois avaient atteint 5 940 milliards de dollars à la fin de l'année 2013.

Vu le rythme d'accroissement exponentiel observé ces quatre dernières années, le cap des 6 000 milliards a dû être franchi haut la main dès la mi-janvier.

Si un montant de 6 000 milliards de dollars vous semble abstrait, sachez que cela représente une fois le PIB du Japon, 2,4 fois celui de la France... et 66% du PIB chinois ou près de 40% de celui de l'Eurozone.

Hors secteur financier, les investissements extérieurs chinois ont atteint 90,2 milliards de dollars, soit une hausse de 17% rapport à l'année 2012. Parallèlement, les investissements directs étrangers (IDE) au sein de la Chine continentale n'ont augmenté que de 5,25% pour atteindre 117,6 milliards de dollars en 2013. L'équilibre des flux pourrait être atteint avant la fin de l'année 2014.N

 

L'un des thèmes d'investissement offshore les plus à la mode l'an dernier a été l'immobilier, avec un bond de 125% et un total d'acquisitions de 7,6 milliards de dollar

New York et Londres sont les deux villes privilégiées : 2,9 milliards de dollars à New York et 2,1 milliards de dollars à Londres. Il s'agit sans surprise des deux principales places financières occidentales où les hommes d'affaires chinois sont les plus présents et passent souvent plusieurs mois par an pour affaires.L'un des thèmes d'investissement offshore les plus à la mode l'an dernier a été l'immobilier, avec un bond de 125% et un total d'acquisitions de 7,6 milliards de dollars -- contre 3,3 milliards en 2012 et 2,9 milliards de dollars en 2011.

Quand l'immobilier s'en mêle
De nombreux ménages aisés achètent également des biens à proximité des grandes universités américaines où ils envoient leurs enfants terminer leurs études afin d'y décrocher un diplôme prestigieux.

Les biens immobiliers qu'ils achètent pour leur usage personnel sont situées dans une gamme de prix allant de un à cinq millions de dollars. Parallèlement, les achats d'investissement (à but locatif) se situent dans la fourchette des 0,5 à deux millions de dollars ; les acheteurs privilégient les surfaces confortables -- donc des maisons dès qu'il ne s'agit plus d'une optique "centre-ville".

Ces prix semblent très abordables : dans le centre historique de Pékin ou Shanghai, pour 500 000 $, on peut au mieux espérer devenir propriétaire d'un deux-pièces étriqué au 22ème étage d'une tour.

Si le prix moyen du mètre carré à Pékin flirte avec les 4 000 $ et les 3 500 $ à Shanghai, il faut souvent débourser autour de 10 000 $ par mètre carré pour loger dans une résidence haut de gamme située près des "bonnes écoles", où l'ascendeur et la climatisation fonctionnent... et où les carreaux de la salle de bain ne se décrochent pas pour tomber dans une baignoire dont les joints et la robinetterie sont tout sauf étanches (de simples petits exemples "vécus" parmi une foule de désagréments liés à des malfaçons qui entraînent d'importants frais annexes).

Outre la taille des logements aux Etats-Unis, les Chinois sont bluffés par la qualité des équipements et des finitions.

Pékin ferait machine arrière ?
La hausse spectaculaire des investissements chinois à l'étranger a été encouragée par Pékin, submergée par l'afflux de dollars de la dernière décennie. Les autorités chinoises semblent désormais faire machine arrière, d'après une toute récente directive du ministère du Commerce visant à limiter les exportations de capitaux.

La Chine, qui voit s'envoler la courbe des investissements à l'étranger, ne peut manquer d'y voir une fuite des capitaux

La Chine, qui voit s'envoler la courbe des investissements à l'étranger, ne peut manquer d'y voir une fuite des capitaux. Cela devient fortement préjudiciable alors que le pays va se trouver confronté à un nombre grandissant de sinistres dans le shadow banking... Un phénomène qui résulte d'une volonté politique pleinement assumée de faire le ménage dans des investissements spéculatifs stériles orientés vers... l'immobilier.

La Chine a peut-être devancé de peu les Etats-Unis en 2013 dans le domaine du commerce international avec un total de 2 210 milliards de dollars à l'export et 1 950 milliards de dollars à l'import (les Etats-Unis seraient donc relégués à la troisième place derrière la Chine et l'Eurozone)... Cependant, Pékin voit ses exportations largement freinées par l'atonie de la reprise de l'économie mondiale.

Ralentissement et baisse de la rentabilité
Pas moins de 78% des entreprises chinoises constatent un tassement de la demande. Dans le même temps, la hausse des coûts de production en interne pèse sur la rentabilité -- surtout celle des PME qui se trouvent en concurrence avec des usines situées en Inde, au Bengladesh, au Vietnam ou au Pakistan.

Par ailleurs, la pression sur Pékin est de plus en plus forte concernant le renforcement de la couverture sociale (dans le domaine du chômage notamment), la constitution de retraites, la santé. Tout cela pourrait soutenir à terme la demande intérieure mais la phase de transition annoncée avec l'accession au pouvoir de Xi Jinping risque d'être douloureuse pour des dizaines de milliers d'entreprises chinoises qui ont déjà cessé d'être rentables.

Elles ne survivent que grâce à des expédients financiers -- notamment des prêts subprime qui servent de collatéral à des placements monétaires très rémunérateurs mais également très risqués. Les "nouveaux riches" en sont friands -- or ils constituent l'essentiel de la classe moyenne supérieure chinoise... celle-là même qui investit massivement dans des placements financiers occidentaux (dettes souveraines, actions) et dans de l'immobilier à Londres, New York... ou sur la Côte d'Azur.

Si Pékin persiste dans son intention de retreindre les investissements vers l'étranger tandis que le shadow banking déboucherait sur des pertes importantes pour des épargnants trop gourmands en matière de placements "à risque", nous voyons clairement se dessiner la possibilité d'un reflux des capitaux chinois de nos marchés financiers et d'un ralentissement des achats immobiliers à Londres ou New York.

Ce scénario ne sort pas des cogitations d'un think tank aux approches économiques "originales". Ce ne serait là que la répétition -- à plus grande échelle -- de ce qu'avait engendré le surendettement des entreprises nippones puis l'éclatement de la bulle immobilière au Japon il y a tout juste 25 ans.

Elle s'était soldée par un rapatriement massif de capitaux vers le Japon (pour éponger les pertes)... Mais à l'époque, le Japon était loin de détenir pour 6 000 milliards de dollars d'actifs financiers à l'étranger.

Et ce d'autant plus que les choses ne vont pas si mal dans l'actualité ( rires)  :
- nous craignions les conséquences de l'élection législative allemande. Les derniers sondages donnent une confortable avance à Angela Merkel et, sans exclure une erreur de campagne ou un scandale de dernière minute, la chancelière allemande devrait remporter un nouveau mandat (son troisième). De quoi rassurer les marchés qui craignaient une débandade généralisée et le retour des pressions dans la Zone euro ;

- le reste de la Zone euro est quant à lui plongé dans une douce léthargie à peine troublée par un nécessaire troisième plan d'aide à la Grèce.

- dommage pour les opposants à Bashar el-Assad, mais la menace d'une intervention militaire des occidentaux contre la Syrie s'éloigne à grands pas alors que le vote du Congrès a été retardé le temps que la voie d'une solution diplomatique soit explorée. Les Bourses mondiales, qui avaient peu goûté la perspective de ces frappes militaires, en sont d'autant plus rassurées.


- Les créations d'emploi se sont avérées moins bonnes qu'attendues aux Etats-Unis. Même si le taux de chômage a reculé à 7,3% en août contre 7,4% en juillet, le nombre de créations d'emploi déçoit à 169 000 nouveaux postes. Mais surtout, le nombre de créations en juin et juillet a été fortement revu à la baisse, de 74 000 postes. De plus en plus d'Américains, pourtant sans emploi, échappent donc aux statistiques officielles du chômage. Et le pourcentage d'Américains en âge de travailler et ayant effectivement un emploi a reculé à son plus niveau depuis 1978.

Comme d'habitude, les marchés se sont sentis plutôt rassurés par une nouvelle qui ne devrait pas encourager la Fed à poursuivre trop loin son expérience de "taper" (arrêt progressif du quantitative easing).

- En parlant du "taper", même si la Fed annonce effectivement la semaine prochaine, à l'issue de la réunion de son comité monétaire (FOMC) les 17 et 18 septembre une réduction de son quantitative easing, celle-ci ne devrait représenter que 10 à 15 milliards de dollars, sur des rachats mensuels se montant actuellement à 85 milliards
"Parmi les derniers éléments que nous devons surveiller :

- entre avril et juin, les détenteurs étrangers de bons du Trésor ont massivement vendu. Ces ventes atteignent un niveau record.

Il y a deux manières d'interpréter ces faits
- Soit ils sont le signe d'un retour progressif à une situation un peu plus normale. Le quantitative easing de la Fed ainsi que sa politique de taux bas ont créé un réel déséquilibre non seulement sur les marchés actions et commodities mais aussi obligataires. Le rendement des obligations, historiquement bas, ne reflétaient plus le juste rapport risque/rendement. L'actuelle remontée des taux serait donc un sain rééquilibrage. La fuite de capitaux hors des pays émergents en serait une autre conséquence.

- Soit nous assistons au début d'un nouveau krach mondial, qui ne trouverait pas son origine dans les prêts immobiliers à risque (subprimes) comme en 2008 ou encore dans une presque faillite d'un Etat européen (crise de l'euro, depuis 2010) mais dans le marché obligataire.

 

De même, de nombreux cadres et gestionnaires de fonds qui n'ont pas d'intérêts personnels dans l'entreprise qui les emploie recevront de généreuses retraites même s'ils échouent à accomplir leur tâche correctement et sont renvoyés.  En d'autres termes,  nous avons aujourd'hui un système où non seulement les responsables ne sont pas punis pour leurs échecs mais sont en fait récompensés...

 Goethe, le 1er février 1827. :

"Il ne faut pas s'étonner", dit Goethe, "que de telles personnes persistent dans leur erreur car elles en sont redevables pour leur existence. Elles devraient tout réapprendre et cela serait très gênant".  "Mais comment leurs expériences établissent-elles la vérité lorsque la base de leur évaluation est fausse ?"

"Ils ne font pas la preuve de la vérité", répond Goethe, "et telle n'est pas leur intention ; le seul intérêt de ces professeurs est de prouver leur propre opinion. Pour cela, ils dissimulent toutes les expériences qui révéleraient la vérité et montreraient que leur doctrine est indéfendable. Ces universitaires -- qu'en ont-ils à faire de la vérité ? Comme les autres, ils sont parfaitement satisfaits s'ils peuvent babiller empiriquement ; voilà tout le problème".

 

, M. Bernanke a déclaré lors d'une conférence de presse le 13 septembre 2012 :

"Nous pensons que cette politique [le QE3] peut faire baisser les taux d'intérêt -- pas seulement les taux des bons du Trésor mais tout un ensemble de taux, dont les taux hypothécaires et les taux d'obligations d'entreprises et d'autres types de taux d'intérêt importants".

Et qu'est-il arrivé ? Les taux d'intérêt ont augmenté. Selon David Rosenberg, nous vivons actuellement la cinquième pire liquidation de bons du Trésor à 10 ans depuis les années 1960. Même si nous sommes tous d'accord pour affirmer que beaucoup de facteurs autres que les politiques de la Fed ont eu un impact sur l'économie (endettement, crédits, faillite, chomage partiel, Obamacare : Le Shutdown américain, etc.), il est clair que les QE3 et QE4 de la Fed ont complètement raté leur objectif. .

 

 

 Les antilibéraux rêvent de retourner à un Etat qui les protègerait du capitalisme alors même que la fonction de l’État est d’assurer son bon fonctionnement. Dans ces conditions leur politique aboutit simplement à des formes nouvelles de patriotisme économique, des mesures plus ou moins protectionnistes pour essayer d’empêcher les délocalisations, voire carrément au nationalisme.  Le fascisme rouge , Terrorisme d'État , Etat 2 Guerre ,

Eux détenteur du pouvoir, devront se servir des instruments du pouvoirs : armée, moraliste, mouchards et policiers. Depuis plus de 3000 ans, le poète hindou Maha Bharata à formulé sur ce sujet l’expérience des siècles : «  L’homme qui roule dans un char ne sera jamais l’ami de l’homme qui marche à pied ! »

Le principe d’autorité – c’est ainsi que la chose se nomme – exige que le supérieur n’ait jamais tort, et que dans ces paroles, il est le dernier mot. Mais il faut que les ordres soient observés. Cela simplifie tout : plus besoin d’hésitation, de raisonnement, d’hésitations, de débats , de structures. Les affaires marchent alors toutes seules, mal ou bien. Et quand le maitre n’est plus là pour commander, n’a ton pas des formules toutes faites, des ordres, des décrets ou des lois, édictés aussi par des maitres absolus ou des législateurs à plusieurs degrès.

Donc la conquête du pouvoir ne peut servir qu’à  en prolongé la durée avec celle de l’esclavage existant/ correspondant 

 

Jeux de pouvoirs Créé le dimanche 11 décembre 2016

Argent, sang et démocratie - L'affaire Karachi (Extrait) - YouTube , arte

Soustitre : A propos de l'affaire Karachi
Genre : Société
Durée : 85 min
Origine : Français
Réalisateur : Jean-Christophe KlotzFabrice Arfi

L'argent, le sang et la démocratie | ARTE, Affaire de Karachi: "L'argent, le sang et la démocratie" - L'EXPRESS, L'argent, le sang et la démocratie EN REPLAY ET EN STREAMING ...

A lire aussi :

Comment s’endetter ? - Citizen Khane

 Molière, Le misanthrope

Bakounine Un regard affuté...

PENSER CRITIQUE

Poutine pour toujours ?

Sur l'Etat" de Pierre Bourdieu

Homs, chronique d'une révolte

Le cauchemar climatisé...

La Grande Illusion

L'antifascisme, c'est...

Les chefs

La Mer à l'aube

EUtopia : une génération...

Les maîtres ne sont pas à...

Foire aux questions abstentionnistes

Les utopistes

La vitesse n'est que l'autre face de la mondialisation

Le nouveau capitlisme

Le chômage a une histoire 1981 2001 Gilles Balbastre 2 de 2 Le ..., Le chomage a une histoire - YouTube , La crise au pays des merveilles : Docs ad Hoc : La crise au pays des merveilles - Vidéo Dailymotion, Le chômage explose, le capitalisme en a besoin, C'est les Grecs qu'on assassine...., Après PSA, c’est ta boite qui te jettera à la rue !, Manager de transition, un bien joli métier, Situation du travail en France , Europe : l’insurrection qui vient ? Tous rebelles?

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu