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02/09/2012

Ces anciens fachos qui nous gouvernent

 

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A la droite, à l'extrême droite comme au centre du cercle du Capital, l'on reproche au concept de lutte de classes de diviser la société en deux camps ennemis et de prôner la haine des classes et la violence....) 

 

Ces anciens fachos qui nous gouvernent

Publié le 7 décembre 2006, mise à jour le 4 janvier 2007  Article facebook

la vidéo de Alterjt.tv. 
 

Alterjt.tv #AlterJT du 14 Avril : Qu'est ce que le #GUD ? Après les révélations du mois dernier, d'où vient ce groupuscule d'extrême droite qui tient la bourse du FN ? Une vieille bande de néo- fascistes, Bourgeois Fachos (#BoFach) qui risquent d'accéder au pouvoir dans les prochaines jours...

PS. Une petite erreur s'est glissée dans le montage au moment où je parle d'Alain Robert c'est François Duprat qui apparaît à l'image. Celui-ci était en effet lié au GUD comme au FN ensuite, mais il n'en était pas si central qu'Alain Robert, le futur conseiller de Charles Pasqua.« 

Comme l’extrême gauche (trotskiste ou maoïste...) a pu fournir au Parti socialiste de nombreux députés et membres de l’appareil, l’extrême droite a servi pendant longtemps de réservoir de cadres pour la droite. Qui sont-ils ?

Publié en juin 1993

Pour les militants activistes, les partis établis étaient le seul débouché jusqu’à l’installation du FN dans la vie politique. La droite a recyclé trois générations de militants d’extrême droite qui se retrouvent aujourd’hui aux postes de commande des partis ou de l’État. La première génération sera celle des partisans de l’Algérie française (Hubert Bassot, Alain Griotteray, Jean Taoussan...), la deuxième (Patrick Devedjan, Gérard Longuet, Alain Madelin...) vient d’Occident. Ce n’est qu’après l’échec du Parti des forces nouvelles, ou celui du GUD que certains activistes rallieront la droite classique (Gérard Ecorcheville, Alain Robert, Philippe Guignache, José Bruneau de la Salle, Hervé Novelli, Serge Didier, Guy Teissier...). Le passage vers l’extrême droite ne s’est pas fait directement, la plupart de ces anciens fascistes a été retraitée par « la machine Albertini ». Sous ce terme, on désigne les instituts (Institut d’histoire sociale (IHS), Institut supérieur du travail (IST), la revue Est-Ouest) fondés par Georges Albertini, un ancien collaborateur cadre du Rassemblement national populaire ; l’obsession de ces boîtes à penser est l’anticommunisme ; ce qui est une passerelle idéale entre la droite, l’extrême droite voire même une partie de la gauche anticommuniste [1]. Roland Gaucher écrira à propos de ces instituts « Tout ce que je puis dire à ce sujet, c’est qu’un certain nombre de ces récupérés (Madelin, Ecorcheville, Van Ghele., Nicolas Tandler...) sont passés par la machine à laver ultra-silencieuse de feu Albertini et de l’IST » [2]. L’autre centre de retraitement des activistes d’extrême droite est le Centre national des indépendants (et paysans) ; créé en 1949, ce parti permit à d’anciens pétainistes de se refaire une virginité politique ; constitué de notables, il végéta jusqu’au milieu des années 1970 où après avoir été violemment gaulliste, il se rapprocha du RPR. À la fin des années 1970 et pendant les années 1980, il accueillit de nombreux activistes, en particulier du Parti des forces nouvelles. Alain Robert, Hervé Novelli, Philippe Guignache, Yves Van Ghele, entre autres, sont passés par le CNIP avant de rejoindre la droite classique. Le CNIP était le carrefour idéal et nombre de personnalités d’extrême droite en ont été membres : Pierre Sergent (avant le FN), Yvon Briant (après le FN), Michel de Rostolan (avant le FN)...

Deux partis vont largement accueillir les anciens fascistes, au RPR on trouvera le plus d’activistes d’extrême droite auprès de Charles Pasqua (Patrick Devedjan, Bruno Tellenne, Jean Taoussan, Jean-Jacques Guillet...) ainsi qu’à l’UDF ; c’est au Parti républicain que l’on retrouve Alain Griotteray, Hubert Bassot, Alain Madelin, Gérard Longuet, Guy Tessier, Serge Didier, Hervé Novelli. Une fois ralliés à la droite, leurs ascensions seront diverses mais certains atteindront des postes-clefs.

Les sinistres ministres

 Alain Madelin, né le 26 mars 1946 à Paris. En 1963, il est à la Fédération des étudiants nationalistes où il est responsable de l’action militante. Il sera blessé à l’entrée du lycée Turgot dans une bagarre entre lycéens communistes et membres de la FEN. De 1964 à 1968, il fonde et anime le mouvement activiste Occident, il sera membre du commando d’Occident qui attaqua le 12 janvier 1967 des étudiants de gauche à Mont Saint-Aignan : cette attaque fera un blessé grave. Il quitte Occident juste avant mai 1968, pour rallier deux ans plus tard Albertini à Est-Ouest. Il est directeur de publication du journal antisocialiste Spécial banlieue lors de la campagne présidentielle de 1974. Ce journal financé par le patronat est créé par la société SERVICE dirigée par cinq anciens d’Ordre nouveau dont Gérard Penciolelli [3]. Il rallie les Républicains indépendants, devient l’adjoint de Hubert Bassot, puis secrétaire national, avant d’être élu député en 1978, 1981, 1986, 1988 et 1993. Ministre en 1986, il l’est à nouveau en 1993. Il est membre, comme Margaret Thatcher, du Mont-Pèlerin, association néolibérale adepte des théories de Milton Frydman.

 Gérard Longuet, fondateur d’Occident comme son compère Madelin. Il y est chargé de la doctrine, il fonde le GUD, puis quitte Occident avant 1968. Il est actionnaire de la société SERVICE spécialisée dans les coups politiques anticommunistes et antisocialistes. Lui aussi membre du Parti républicain, sera ministre en 1986 et en 1993. C’est un proche d’Alain Madelin.

Les députés

 Charles Millon président du groupe UDF à l’Assemblée nationale, militait pour l’Algérie française. À vingt ans en 1965, il est membre du club contre-révolutionnaire l’Astrolabe de Michel Delsol. Il fonde en 1966 le club Charles Péguy puis dirige en 1968 le mouvement autonome des étudiants lyonnais. C’est un catholique pratiquant, favorable à la peine de mort et opposé à l’avortement.

 Alain Griotteray est né en 1922 et sera résistant pendant le Seconde Guerre mondiale. Favorable à l’Algérie française, il sera en 1963 actionnaire et cofondateur de Minute. Depuis 1978, il est éditorialiste au Figaro-magazine.
 Serge Didier, élu député de la 3e circonscription de la Haute-Garonne, est né le 24 octobre 1951 ; c’est un ancien du groupe solidariste Mouvement jeune révolution et du Groupe action jeunesse ; par ailleurs, il était l’organisateur toulousain des réunions de Nouvelle École. Il est membre du Parti républicain, adjoint du maire de Toulouse depuis 1983 et conseiller régional depuis 1986.

 Philippe de Villiers, député de Vendée, principal animateur du mouvement de droite extrême « Combat pour les valeurs » était en 1968 royaliste tendance Restauration nationale.

 Guy Tessier, député de la 6e circonscription des Bouches-du-Rhône, est un ancien officier parachutiste et membre du Parti des forces nouvelles, avant de rentrer en 1978 au Parti républicain. Il est conseiller général depuis 1982, maire du sixième secteur de Marseille de 1983 à 1989 et conseiller municipal. Il est élu député en 1988, mais à la suite de l’annulation, il est battu par Bernard Tapie en janvier 1989.

 Hervé Novelli, né le 6 mars 1949 à Paris, serait un des fondateurs d’Ordre nouveau, il quitte le PFN pour le CNIP avant de rejoindre le Parti républicain dont il sera désigné secrétaire en 1992. Il fut chef de cabinet d’Alain Madelin.

 Yann Piat. Cette ancienne du Front national auquel elle avait adhéré en 1972 fut la seule élue du FN en 1988, ce qui lui vaudra une place au Bureau politique. Exclue peu après, elle est réélue dans la 3e circonscription du Var avec 53,7% des voix en 1992.

 Hubert Bassot est un ancien militant d’extrême droite. Partisan de l’Algérie française, il sera directeur du journal l’Esprit public (créé en 1960 pour servir de relais politique à l’OAS-Métro). Il participa en 1963 à la création du Rassemblement pour l’esprit public qui se voulait le prolongement légal des partisans de l’Algérie française. En 1965, il soutient la candidature de Tixier-Vignancourt puis celle de Jean Lecanuet avant de rejoindre deux ans plus tard les Républicains indépendants. Conseiller de Giscard, il est l’intermédiaire entre les activistes de l’ex-Ordre nouveau et les Républicains indépendants pour les services d’ordre. Député depuis 1978.

• Les Conseillers

Charles Pasqua semble avoir une prédilection pour recruter ses conseillers dans l’extrême droite. En effet en 1988 on trouve dans son cabinet :

 Bruno Tellenne, son nègre pour ses discours les plus musclés, animateur du groupe Jalons ; il est aujourd’hui resté au Sénat.

 Jean Taousson était chargé des relations avec les Français musulmans. Ancien de l’OAS, c’est un des amis de Pierre Lagaillarde, il est aussi un lobbyste efficace pour l’Afrique du Sud.

 Patrick Devedjan, chargé des relations entre l’état-major du RPR et les fédérations. C’est un ancien d’Occident. En 1992 il va recruter :

Jean-Jacques Guillet, proche d’Occident, c’est un ami de Pierre Pasqua (le fils de Charles) ;

Alain Robert, animateur d’Occident (créé en 1964), il a fait partie du commando qui avait attaqué le 2 juin 1964 le cinéma « le Savoie ». Il participe à la tendance européaniste et nationaliste ; en 1966, il est responsable du service d’ordre et membre du comité central, il dirige le GUD en 1968. Il est condamné à un an de prison avec sursis pour avoir attaqué un groupe d’étudiants de gauche à Mont-St-Aignan près de Rouen. Responsable d’Ordre nouveau, il participe à la création du Front national, il en sera secrétaire général le 5 octobre 1972. Après la dissolution d’Ordre nouveau, il crée Faire Front puis le PFN, avant de rejoindre le CNIP. Animateur du Mouvement national des élus locaux, il s’occupe au cabinet de Pasqua des relations avec les collectivités territoriales ; William Abitbol, lui aussi est un ancien d’Occident. Ami de Guillet et de Pasqua fils, il est président de l’agence Marianne conseil en stratégie et études d’opinion.

Les seconds couteaux

On peut citer dans cette liste :

 Philippe Guignache, CNI, ami d’Alain Robert ; c’est un ancien du GUD.

 José Bruneau de la Salle : ancien d’Ordre nouveau (il a été membre du Bureau politique), il rejoint le PFN (membre du Comité central) et a été conseiller d’arrondissement à Paris sur une liste RPR.

 Yves Van Ghele : basé à Aulnay-sous-Bois, cet ancien phalangiste libanais est membre du CNI et ami d’Alain Robert.

Tous ces anciens activistes assurent que leurs engagements à l’extrême droite étaient des erreurs de jeunesse. Mais ils n’ont rejoint la droite que parce que l’extrême droite ne leur fournissait pas de débouchés politiques. C’est maintenant, pour une grande part, le FN qui attire les transfuges de la droite extrême. Qui peut nous assurer que ces anciens fascistes ne rallieront pas à nouveau l’extrême droite si celle-ci est capable de leurs fournir des postes satisfaisant leurs ambitions politiques ? Le cas de Gérard Ecorcheville est éclairant. Cet ancien d’Occident, fondateur du GUD, participa à l’aventure d’Ordre nouveau (il sera même membre du Conseil national d’ON en 1970). Retraité par la machine Albertini, il se rapproche du RPR via Alain Robert (dont il est le beau-frère) ; élu RPR à Gennevilliers, il annonce lors d’une campagne municipale qu’il ne verrait aucun inconvénient à voter pour le candidat du FN si celui-ci le devançait au premier tour. Il rallia ensuite le Front National.

Mis en ligne le 7 décembre 2006

 

[1] Ainsi André Bergeron a présidé l’Institut Supérieur du Travail. cf René Monzat Enquêtes sur la droite extrême p. 279.

[2] RLP Hebdo n°139 janvier 1984 cité par René Monzat op. cit. p.281.

[3] Aujourd’hui patron de presse proche du FN (Minute, Le Choc du mois, Enquête sur l’histoire...).

 

Les marchands de peur. La bande à Bauer et l’idéologie sécuritaire

ces anciens fachos qui nous gouvernent,livres,alain bauer,les marchands de peur,miterrand et les cagoulard,criminalité,Éducation,idéologie,immigrés,sécurité,jeunes,personnalités,police,répression,banlieue,franceDu haut de la chaire qui lui a été créée sur mesure au Conservatoire national des arts et métiers par M. Nicolas Sarkozy, M. Alain Bauer entend promouvoir la « criminologie » en France. La conquête d’une position académique apparaît comme la dernière victoire de cet ancien consultant en sécurité urbaine, conseiller écouté d’élites politiques de droite comme de gauche et chéri des médias. L’ouvrage de Mathieu Rigouste permet de comprendre cette ascension apparemment irrésistible. Elle repose sur un système d’échanges, de dons et de contre-dons avec une série d’autres personnages que l’auteur regroupe sous le label de « bande à Bauer ». Si l’on peut émettre quelques réserves sur le cadre général d’explication, ce livre n’en reste pas moins un passionnant voyage dans l’univers des « marchands de peur », pour qui la « sécurité globale » sert de substitut à l’anticommunisme de naguère. extrait monde diplomatique, un scénario Globalien, le scénario, entretien de JC Ruffin, autre sujets similaires  Xavier Niel, Les patrons orphelins de DSK, 10 mai 1981 - 15 mai 2011 , triste anniversaire

 

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Notes, en savoir plus (...)

François Mitterrand et l'extrême droite - Wikipédia

 

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miterrand et les cagoulards ( google) 

L’extrême droite en france ( google)

 L’histoire de l’extrême droite en France ( 58 min)

Ces anciens fachos qui nous gouvernent ( google) : DEMOCRATIE, un projet inachevé… - indigné, Indigné révolté : Mitterrand le cagoulard – l’indigné révolté, saltabank, Hollande, les banques françaises et la dette grecque - ZEC plus ultra, Citizen Khane , sur fédération anarchistes, anarkia

 " S’il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c’est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."

 Jérôme E. Roos
militant et économiste politique

Hollande
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Valls estime pouvoir "faire mieux que la droite pour assurer la sécurité" :   FTVi

"Libération" publie lundi un entretien avec le ministre de l'Intérieur.

SECURITE - La gauche au pouvoir doit faire mieux que la droite sur la sécurité, assure le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. En pleinepolémique sur l'expulsion des Roms et après une flambée de violences à Amiens, le ministre à accordé un entretien à Libération (article payant), lundi 20 août 2012.

Les chantiers de la rentrée :

- La mise en place de quinze Zones de sécurité prioritaires (ZSP)

- La création de 500 postes de policiers et de gendarmes par an

- La révision du Code de déontologie des policiers

Les points de tension :

- La doctrine en matière de sécurité. 

- La question des Roms.

Roms : la valse-hésitation de Martine Aubry

La maire de Lille semble tergiverser sur la position à tenir au sujet des camps de Roms.

 Quelle est la position exacte de Martine Aubry sur l'épineuse question des camps de Roms ? Par peur d'être accusée d'être frop ferme ou trop laxiste, la maire de Lille semble souffler le chaud et le froid. Alors qu'elle demande désormais à l'Etat de mettre des terrains à disposition des Roms, FTVi revient sur les atermoiements de la première secrétaire du Parti socialiste sur cette question.

Acte 1 : en 2010, elle refuse les démantèlements

Acte 2 : deux ans plus tard, ses collaborateurs sont associés au démantèlement de deux camps près de Lille

Acte 3 : elle déplore le démantèlement des deux camps

Acte 4 : elle justifie le fond, mais regrette la forme

 

 

24/08/2012

« Si les peuples ne bougent pas, il y aura une guerre générale »

« Si les peuples ne bougent pas, il y aura une guerre générale »

Annie Lacroix-Riz est professeur d’histoire contemporaine. Elle était à Montpellier le 18 mai. L’occasion d’évoquer le rôle des élites économiques françaises dans la défaite de 1940. Et de faire le lien entre la crise des années 30 et celle d’aujourd’hui. Pour elle, celle-ci « est bien plus grave que les crises précédentes ».

 

 

Elle a quelques pages de notes dactylographiées devant elle. Mais elle ne les regarde pratiquement pas. Annie Lacroix-Riz était à Montpellier le 18 mai pour une conférence organisée par les Amis du Monde diplomatique qui dura près de 3h. Professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris VII, elle s’est notamment intéressée, dans ses travaux, à la CGT, aux relations franco-américaines après la Libération, au Vatican et plus récemment au rôle des élites françaises avant et pendant la deuxième guerre mondiale. Elle affirme : « Vous ne pouvez pas faire de la bonne histoire si vous ne faites pas, en tendance, toujours de l’histoire sociale et économique. Parce que tout s’explique par l’histoire sociale et économique. » (voir première vidéo plus bas)

 

« Le haut patronat a sacrifié les Français »

 

La semaine passée, elle a évoqué le sujet d’un de ses livres, Le choix de la défaite (1), où elle soutient qu’en 1940, « les Français n’ont pas été simplement vaincus en cinq jours par une Wehrmacht invincible ; le haut patronat les a sacrifiés à son plan de « réforme de l’État » copié sur les voisins fascistes et à son obsession d’accord avec le Reich ». Plus précisément elle décrit une organisation française réunissant banquiers et industriels : la Synarchie. Composée de 12 hommes, cette « organisation secrète » était centrée, selon Annie Lacroix-Riz, autour de trois groupes : La banque Worms, la banque Lehideux et la banque d’Indochine. Elle aurait refait surface en 1922 après s’être appelée « mouvement synarchique d’empire ». Ces milieux très présents « dans tous les gouvernements de Vichy en particulier aux postes économiques [...] avaient décidé que les structures politiques étaient détestables parce qu’elles ne pouvaient pas réaliser les meilleures conditions de rétablissement du profit. On était avant la crise mais dans une période tout de même très tourmentée. »

 

L’historienne explique aussi sa méthode de travail consistant à aller chercher ses informations dans les sources (policières notamment). Et de fustiger certains de ses collègues historiens (2) qui ont « jeté certains interdits sur à peu près toutes les sources. Et d’autres – ou les mêmes d’ailleurs – précisent et détestent encore plus certaines sources que d’autres. Par exemple, on dit volontiers que les sources de police sont des sources médiocres. » Et de citer comme exemple le travail de l’historien Jean-Noël Jeanneney sur François de Wendell qui aurait attribué plus de crédit aux propos du président du Comité des forges qu’aux archives de police concernant le contrôle par l’industriel du journal Le Temps.

 

« Le grand capital domine la société du bas jusqu’en haut »

 

Mais que permettent les sources ? « Elles permettent de voir que le grand capital domine la société du bas jusqu’en haut, affirme Annie Lacroix-Riz [...] Ces milieux jouent un rôle considérable dans le domaine économique mais aussi politique, dans le domaine de la presse, de  la culture. Bref, ils contrôlent à peu près tout et l’État est leur émanation. Évidemment tout ceci, que démontrent les sources, est difficile à traiter ces 25 dernières années où on avait cessé de faire de l’histoire économique et sociale. [...] Les gens ne se posent plus la question de savoir qui dirige quoi dans la société puisque c’est plutôt indécent. »

 

L’historienne détaille comment les « milieux économiques faisaient les gouvernements. [...] Tous les chefs de gouvernements pressentis, y compris celui de Blum et d’Herriot, venaient se présenter avec leurs ministres des finances pressentis, devant le gouvernement de la Banque de France [privée à l'époque] auquel ils promettaient, pour obtenir les avances de la Banque de France, d’être très sages et de pratiquer une austérité financière. »

 

« Une voie d’accord à tout prix avec le Reich »

 

Annie Lacroix-Riz explique comment « à partir de 1930-31 le grand capital français s’engage dans une voie d’accord à tout prix avec le Reich. Cette voie se dégage vraiment dans une conjoncture qui est exactement celle d’aujourd’hui sauf que celle-ci est encore plus grave que celle de 1931. La crise de 29 devient une crise systémique entre mars et l’été 1931 quand l’endettement de l’Allemagne menace presque de chaos technique [le capitalisme]. Ils l’ont même pensé à un moment : la survie du capitalisme. »

 

L’historienne détaille aussi le contrôle des partis politiques classiques et d’extrême droite (La Cagoule), de la presse (« je sais que les journalistes ont horreur qu’on raconte ça »), les « syndicalistes raisonnables de la CGT » (« ils lui ont donné les moyens de résister à la radicalisation populaire »). Avant de conclure : « On se retrouve aujourd’hui avec une connaissance des phénomènes très inférieure à ce qu’elle était en 1944-45 parce que, pendant l’occupation, les milieux résistants avaient obtenu et diffusé des informations. Ce qui vous explique qu’aujourd’hui, des gens de 80 ans sont très peu surpris quand on leur dit que la France a été victime de haute trahison. Alors que, si on dit ça à un étudiant de 20 ans, au début, on lui provoque des réactions de malaise et même d’indignation. Voilà pourquoi, les circonstances étant ce qu’elles sont, il est indispensable de faire de l’histoire, de faire le maximum pour que l’enseignement de l’histoire, si compromis aujourd’hui, puisse se diffuser, même dans la période où il est compromis, par les divers canaux : la discussion, la discussion Internet, etc. » Puis viennent les questions de la salle dont trois faisaient le lien sur la situation actuelle.

 

Vous avez dit : « La crise financière et économique aujourd’hui me paraît plus grave que celle des années 30. » Vous pourriez expliquer ?
ALC : L’endettement de l’Allemagne en 1931 était absolument ridicule par rapport au niveau d’endettement des États-unis [aujourd'hui]. C’est incommensurable. Il y avait une spéculation gigantesque qui a abouti, en 29, à ce qu’on sait. Mais le rapport entre la production matérielle et l’investissement spéculatif n’est pas du même ordre de grandeur en 1931 et aujourd’hui. Le niveau de suraccumulation du capital de la crise de 1929 était très supérieur à celui de la crise de 1873 qui, comme la nôtre d’ailleurs, a duré plusieurs décennies. Parce que la guerre de 14, c’est la crise de 73. [...]

 

Pour comprendre ce qui se passe, il faut lire Le Capital c’est-à-dire qu’il faut savoir ce que c’est que la composition organique du capital, la baisse tendancielle du taux de profit,… [...] Quand j’étais étudiante, il ne serait pas venu à l’idée d’esquiver les analyses de Marx y compris chez les historiens économistes de droite. Si on ne voit pas ce qui, dans le fonctionnement du capitalisme, mène à la baisse inéluctable du taux de profit – pas du taux d’exploitation, du taux de profit – et par conséquent met en danger la survie du capitalisme, on ne comprend rien. C’est précisément parce qu’on est incapable, aujourd’hui, d’analyser la baisse du taux de profit, qu’on ne voit pas que cette furie de spéculation s’explique par les phénomènes fondamentaux de la baisse du taux de profit. Mais ça va durer jusqu’à quand ? Ça ne peut durer qu’un certain temps.

 

« Il faut relire Marx »

On est, aujourd’hui, dans l’incapacité, parce qu’on n’a plus les instruments intellectuels, de formuler la fin logique du capitalisme. Exactement, comme à un moment, le système féodal s’est verrouillé et n’a plus pu fonctionner. [...] Mais ça, on n’est même pas capable de le conceptualiser parce qu’on vient de subir 30 ans de lavage de cerveaux qui nous a, de plus, littéralement empêché de comprendre le réel, en particulier par le sacrifice de l’analyse économique et sociale. Il faut relire Marx. Je ne dis pas qu’on puisse se précipiter tout de suite sur Le Capital mais enfin, s’il y en a qui ont un peu de temps, qu’ils en profitent. Et pour ceux qui n’ont pas de temps immédiat, qu’ils commencent par lire Salaire prix et profit ou Travail salarié et capital. Ils vont comprendre les mécanismes sur la composition organique du capital qui leur permettront d’appréhender le fait que cette crise est gravissime et qu’elle est bien plus grave que les crises précédentes.

 

Les dettes grecques et espagnoles ?
« Une goutte d’eau dans l’océan de la dette américaine et britannique ! »

 

[La crise de 31] a été déclenchée par les conséquences de la gravité de l’endettement allemand, de la crise en Allemagne puisqu’il y a eu des faillites retentissantes en particulier des faillites bancaires et la faillite d’un très trop groupe. [...] Comme la banque d’Angleterre était terriblement engagée en Allemagne, il y a eu des conséquences immédiates sur la banque d’Angleterre, sur la Livre et il y a eu une tornade… Il y a des phénomènes qui ressemblent comme deux gouttes d’eau, en moins grave, à ce qui se passe en ce moment. Il n’était pas possible que la crise de 31 n’arrive pas. On amuse le tapis avec la dette grecque, espagnole, la ceci, la cela,… mais c’est une goutte d’eau dans l’océan de la dette américaine et britannique ! Enfin bref, le système est mal. Nous aussi mais le système est mal.
Écouter le son (8′) :

 

« Qu’on vienne m’expliquer que le capitalisme
n’a pas besoin de guerre actuellement »

 

Quelle issue voyez-vous à la crise ? Va-t-on droit vers une guerre ? Vers une guerre civile ? Vers un clash du capitalisme ?
ALC : Je ne suis qu’historienne et pas Cassandre. Il y a forcément une alternative. On a eu deux exemples qui peuvent se reproduire. Si les peuples ne bougent pas, il y aura une guerre générale. Le capitalisme ne peut pas, dans la situation de crise où il est, esquiver une guerre générale. Mais, après tout, il peut y avoir une issue autre. Ça ne s’est jamais produit mais finalement ce n’est pas intellectuellement, formellement, politiquement impossible. On peut imaginer que dans un pays impérialiste – c’est là que ça serait le plus efficace mais même dans un petit pays, ce serait pas mal – ceux d’en bas, ne supportant plus du tout ceux d’en haut, se mettent très très très très très en colère, empêchent ceux d’en haut de prendre des mesures contre eux, les neutralisent.

 

S’il y avait une révolution dans un pays impérialiste important, il est clair que l’impérialisme ne pourrait pas déclencher une guerre générale. Je dois dire qu’en dehors de cette hypothèse, vraiment purement hypothétique parce qu’à l’époque de l’impérialisme, ça ne s’est jamais réalisé… Mais après tout, on n’en sait rien : on a une crise qui dure depuis 40 ans, des populations excédées,… Sinon, qu’on vienne m’expliquer que le capitalisme n’a pas besoin de guerre actuellement. [...] Ça ne suffira pas de faire la guerre à l’Iran. Il leur faut une bonne guerre générale mais qui risque, évidemment, d’être infiniment plus meurtrière que les précédentes. Il n’y a qu’à voir déjà le rapport entre la première et la deuxième. Plus les populations se bougent, plus on a des chances de survie dans des bonnes conditions. Je ne vois vraiment pas d’autres possibilités
Écouter le son (3’15″) :

« 1917 les a rendus fous »

Le Front populaire et la révolution russe sont-ils des exemples où les moyens de contrôle des milieux financiers n’ont pas bien fonctionné ?
ALC : Le seul ébranlement qui les ait vraiment touchés au coeur, c’est 17. Ça les a rendus fous. Et pourquoi ça les a rendus fous ? Pour les mêmes raisons que ça a rendu fous les aristocrates. C’était un exemple épouvantable. Évidemment vous imaginez, si le système féodal était mis en danger partout… Mais là, c’est que c’était encore plus grave que ça. Non seulement c’était un exemple absolument détestable que de se soustraire à la libre circulation des capitaux mais en plus, ils possédaient leurs usines. [...] [1936] est un mouvement social qui ébranle le patronat – il l’ébranle, personne ne niera l’importance de 1936 ; c’est bien simple le socle qui est en train d’être détruit c’est là qu’il s’est construit, finalement en 15 jours -  Donc vous imaginez, alors que là c’est quand même un ébranlement léger dont ils ne se remettent jamais parce que vraiment ça les contrarie, même quand ils ont fini par en venir à bout, mais 1917 ! C’est-à-dire la suppression de la propriété privée sur la plus grande partie relative des terres émergées. [...]

 

Quand arrive les révolutions ? [...] On ne peut pas savoir quand elles vont se déclencher. On peut simplement dire qu’on est dans une période historique où ça risque de se déclencher. Mais on y est depuis la première grande crise de l’impérialisme qui a débouché sur la première guerre mondiale. Parce que la question de la destruction du capitalisme a été posée là. Et la crise de la féodalité a duré 300 ans. Eh ben, un beau jour, il y a un peuple qui s’est fâché plus que les autres. Quand des peuples vont-ils se fâcher plus que les autres ? Il est permis de penser, vu la gravité de la crise, qu’en effet, on est entré dans une nouvelle période de guerre et de révolution. Et peut-être, ce serait inédit, de révolution et pas de guerre.
Écouter le son (7’50″) :

Photo : Annie Lacroix-Riz à Montpellier le 18 mai 2010 (Mj)

Voir aussi deux vidéos autour du Choix de la défaite. La première est datée du 29 septembre 2006. Elle est sensiblement sur le même thème que celle du 18 mai mais apparaît plus claire :

La deuxième est datée du 20 mai 2006 et a été tournée à… Montpellier dans le cadre de la Comédie du livre :

Vous pouvez soutenir Montpellier journal et…

 

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(1) Le choix de la défaite – Les élites françaises dans les années 30, Armand Colin, 2006, 671 pages, 38 €. Soulignons que le livre compte environ 3400 notes de renvoi et de référence sur 565 pages de texte.
(2) Lire :
Histoire contemporaine sous influence, Annie Lacroix-Riz, Le temps des cerises, 120 pages, 11 €

 

 

21/06/2012

Et si Karl Marx avait raison ?

 

Je suis d'accord et les initiative de changement radicale (écologique, social et culturelle) http://titanpad.com/SOMeH5xGz8 proposait par Etika Mondo peut être une belle œuvre collective ) devient urgent Je raisonne d'un point d'une analyse de la " crise" et je la voie au delà de la crise permanente, comme la chute vu par Marx. De ce fait, je ne crois pas que le modèle puise a long terme régler sur le long terme le social, la culture, l'écologie.....

livre 18.gifIl  avait raison, Marx, il suffit de voir sa définition de la démocratie bourgeoise,  que sous la Révolution française, une fois les maladies infantiles passées, les révolutionnaires n'ont eu de cesse que d'établir une nouvelle "noblesse" à laquelle ils voulaient appartenir...

Le marxisme, voilà qu’on le proclamait dépassé. La chute du mur de Berlin, suivie de deux ans plus tard par la fin de l’Union soviétique, était censée lui avait porté un coup de grâce. Mais Marx n’est pas responsable des crimes commis par des régimes bureaucratiques ou nationalistes qui se réclamaient abusivement de lui.

Le capitalisme ; de son côté, à évolué dans sa forme (adaptation) en passant du terme capitalisme, puis néolibéralisme après 1945, mais reste sur le fond de nature et son but depuis un siècle n' a pas changé, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire. Et la course au profit fait actuellement planer la menace d’une catastrophe à la fois économique et écologique, qui a peut-être déjà commencé.

Pour en finir avec ce système économique de plus en plus fou et irresponsable, il est temps de redécouvrir le marxisme – le vrai, et non la hideuse caricature qu’en a donnée le stalinisme au siècle dernier

«  Le système fonctionne sur la crise permanente, le fascisme fonctionne sur un système en crise : C’est donc deux faces de la même monnaie » Totalitarisme - Wikipédia, "Aube Dorée a nettoyé Athènes !", Aube dorée et la montée du fascisme en Europe, L'extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !, Europe : comment l'extrême droite profite de la crise, Le modèle actuel vaut-il la peine d'être sauvé?

Marx.jpgKarl Marx, Semer des dragons ! Entretien avec Daniel Bensaid autour de son livre "Marx, mode d’emploi

Dans les années 80, en pleine offensive néolibérale, le magazine Newsweek pouvait titrer, triomphalement : "Marx est mort." Mais les spectres ont la peau dure. Et Marx est de retour. En ces temps de crise fracassante du capitalisme et de grande débandade idéologique, on le redécouvre. Même le très libéral conseiller de l’Elysée, Alain Minc, s’est déclaré un jour "marxiste" - sans rire - en matière d’analyse économique. Mais qui fut Marx ? Qu’a-t-il vraiment dit ?
Première diffusion le 19 mai 2009. Réécouter, Karl Marx, semer des dragons ! (2) - www.la-bas.org

La théorie du capital humain, Karl MARX (1818 – 1883) ( format PDF) Le capital de Marx expliqué 

 

« Karl Marx avait raison » | Une Vigie Rue89 Eco

Karl Marx à la une du Wall Street Journal : « suffisamment rare pour être mentionné », écrit ironiquement l’économiste Paul Jorion sur son blog, en reproduisant la page d’accueil du site du quotidien financier, propriété de Rupert Murdoch.

Lire sur pauljorion.com

Crise financière et capital fictif - Temps critiques

« La tendance nécessaire du capital est : circulation sans temps de circulation ; cette tendance est la détermination fondamentale du crédit et des inventions de crédit du capital. D’un autre côté, le crédit est donc aussi la forme sous laquelle le capital cherche à se poser différent des capitaux particuliers ou que le capital particulier cherche à se poser en tant que capital à la différence de ses limites quantitatives […] Le plus grand résultat que le crédit apporte dans cette voie c’est le capital fictif ; en outre le crédit apparaît en tant que nouvel élément de concentration, de destruction de capitaux en des capitaux particuliers centralisés. D’un certain côté, le temps de circulation de l’argent est objectivé […] L’antagonisme du temps de travail et du temps de circulation contient toute la théorie du crédit, dans la mesure où l’histoire de la circulation intervient »

Karl Marx,
Fondements, tome II.
Anthropos, p. 171-172.

 

 

l'émission la finance folle et France Culture - (ré)écouter - France Culture : Quel travail voulons-nous ? Réponse de plusieurs intervenants de France culture, qui analyse le questionnaire renvoyé par 6000 travailleurs : Une analyse passionnante!  

Le capitalisme ne peut pas, à long terme, résoudre le problème économique de fournir une vie humaine pour les masses… Cette proposition est la base de l’approche de classe du Marxisme.  Sans elle il n’y a pas d’approche de classe, et il ne peut pas y en avoir. Si ce n’est pas vrai alors il n’y a aucune raison de ne pas être simplement un bon réformiste : La révolution néolibérale : privatisation des bénéfices et socialisation des pertes, De la guerre froide au Grand Jeu

Le Brésil, leader sans influence du Rio + 20 : Le sommet du développement durable accouche d'un accord a minima. Faute de vision du pays hôte. » L'appel désespéré du «dalaï-lama de l'Amazonie» au Brésil, Rio + 20 - Sommet des peuples - Lettre d'info n°1,

 La rentabilité des entreprises au plus bas depuis 25 ans - Figaro : INFOGRAPHIE - Le taux de marge est tombé à 28,6 % l'an dernier, son plus bas niveau depuis 25 ans, indique l'Insee.

Bérurier Noir - Vive Le FeuVivre libre ou mourir (live free or die)

 

Précarité en Espagne, la révolte gronde, Modèle Japonais généralisé,

Dans « La crise » économique a effacé « vingt ans de progrès », Capitalism is Dead? , " Modèle Allemand"  - Citoyenactif, Pourquoi parler de crise et mobilisations ? - Saltabank, Source L'art D'ignorer les Pauvres - Citizen Khane, L'art D'ignorer les Pauvres - Indigné révolté, L’art D’ignorer les Pauvres - Anarkia, La dette « souveraine » - Saltabank

 

Les contradictions de la mondialisation: et si Marx avait raison (1)

Aux confluents des sciences humaines, la figure de Karl Marx est incontournable, en philosophie, en sociologie, en économie politique ou en histoire. Dans ce XIXème siècle imprégné du rationalisme des Lumières, il tente d’élaborer une théorie qui se base sur des faits, décrivant l’organi­sation sociale et l’évolution de la société. En analysant le capita­lisme régnant à son époque, il en démonte les contradictions des oppositions entre forces produc­tives et rapports de production, la lutte des classes… Il en conclut que ne saurait durer un système aussi intenable. Il prône la fin du capitalisme et son remplacement «intermédiaire» par le socialisme, avant l’avène­ment d’un commu­nisme, destin ultime d’une communauté. L’auteur se propose d’évoquer, dans  plusieurs parties, Marx et les concepts marxistes, puis, les contradictions de la mondialisation vues sous l’angle des concepts marxistes

 

L’esprit de Marx
Marx reproche à «l’idéalis­me hégélien» de personnifier la réalité sous l’idée d’un créateur qui lie inévitablement à la religion. Il demeure donc métaphysique, inopé­rant, et ne permet pas de saisir la portée «révolutionnaire» de la réflexion

Une interprétation athée de l'idéalisme hégélien: Raison absolue ...,

 

la globalisation financière, Les vagues de privatisations, OPA d’entreprises, globalisation financière, Qui est Georges Soros ? , Loi 1973 et gardes fous

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Karl Marx, partie 8: La modernité et la privatisation de l'espoir

 

 

Au 20ème siècle l' échec de la révolution allemande en 1918/19 et la (...) les certitudes dogmatiques des deuxième et troisième (c.-à-social-démocrate et stalinienne) internationaux. 

 

Dans ces deux dernières colonnes que je veux pour nous ramener à la terre plus spéculative, philosophique et même théologique avec une discussion sur l'idéologie et de l'aliénation.

 

I will cover the concepts in Marx and his immediate successors and will then go on to talk about the way in which "western" Marxism evolved out of the failure of the much-heralded proletarian revolutions of the 19th century and the turn towards moderate "social democracy", the rise of fascism in the inter-war period and the descent of Soviet Marxism into reductionist barbarism.Je vais couvrir les concepts de Marx et ses successeurs immédiats et se rendra ensuite à parler de la façon dont «occidentale» le marxisme a évolué à partir de l'échec des révolutions prolétariennes tant annoncée du 19ème siècle et le tournant vers modéré »sociale la démocratie ", la montée du fascisme dans l'entre-deux-guerres et la descente du marxisme soviétique dans la barbarie réductionniste.

 

 

Karl Marx, partie 7: La psychologie de l'aliénation

For Marx, rules are imposed not merely by repression but by the gradual inculcation of values Pour Marx, les règles sont imposées non seulement par la répression, mais par l'inculcation progressive des valeurs

Marx maintains that the ruling ideology is always the ideology of the ruling class and that the set of ideas and thought patterns existing in any epoch will – "in the final instance" – closely follow the material and social relations of production. Marx affirme que l'idéologie dominante est toujours l'idéologie de la classe dirigeante et que l'ensemble des idées et des schémas de pensée qui existent dans n'importe quelle époque sera - «en dernière instance" - suivre de près les relations matérielles et sociales de production.

 

Althusser, par exemple, décrit ces deux fonctions que appareils d'État répressifs et idéologiques . The former is clear, but the latter is far more insidious.Le premier est évident, mais celui-ci est beaucoup plus insidieuse.

 

It is the way in which the prevailing rules of the game become second nature to you and your obligations are turned into your desires.Il s'agit de la manière dont les règles en vigueur du jeu deviennent une seconde nature pour vous et vos obligations sont transformées en vos désirs. Antonio Gramsci similarly described this dichotomy in terms of domination and hegemony .Antonio Gramsci a également décrit cette dichotomie en termes de domination et d'hégémonie .

 

What this means at base is that the ideas we have about society are not actually our own but are put there by a set of institutions that have convinced us there is no other way to think about the world, that it is as it must be.Ce que cela signifie à la base, c'est que les idées que nous avons sur la société ne sont pas réellement les nôtres, mais sont mis là par un ensemble d'institutions qui nous ont convaincu n'est-il pas d'autre moyen de penser le monde, qu'il est comme il se doit

Une série d'article pour justifier ce raisonnement " Et si Karl Marx avait raison",  Et si Marx avait raison (And if Marx was right)

livre 20.jpgEagleton - révision

Marx is more diminished than enhanced by Terry Eagleton's defence of him Marx est plus réduite que renforcée par la défense Terry Eagleton de lui

And in campus conferences, continuing sales of Das Kapital , and even the words of Pope Benedict XVI (moved to praise Marx's "great analytical skill"), there is a growing appreciation for Marx's predictions of globalisation, rampant capitalism, and the instability of international finance

Comme les plats du FMI sur son médicament à Lisbonne, Dublin et Athènes, et les limites du néo-libéralisme devenue plus apparente, le moment est sûrement droit à un récit captivant de Karl Marx la pertinence de l 'au monde moderne. . Et à des conférences sur le campus, les ventes continuent de Das Kapital, et même les paroles du Pape Benoît XVI (déplacé à louer Marx "une grande habileté analytique»), il ya un intérêt croissant pour les prédictions de Marx de la mondialisation, capitalisme sauvage, et l'instabilité du droit international financer. As the Times put in the middle of the 2008 crash: "He's back!" Comme le Times mettre dans le milieu de la krach de 2008: «Il est de retour!"
Achetez auprès de la librairie The Guardian

 

La démocratie bourgeoise

Le Peuple de l'Herbe - Parler le fracas - Official Video

La bourgeoisie telle qu’en elle-même :

La bourgeoisie telle qu’en elle-même – ZEC plus Ultra, Zebre en cavale

 Visitez la" pyramide témoin" (de notre siècle)
et choisissez l' étage de  votre appartement

 

Bourgeoisie.jpgL'expression et le concept sont de Karl Marx.

Il désignait par là la démocratie élective, ou représentative telle qu'elle fonctionnait (et fonctionne encore) dans les pays capitalistes.

Pour Marx c'est une fausse démocratie, qui sert à entretenir l'aliénation du prolétariat en lui donnant l'illusion qu'il a son mot à dire, voire qu'il choisit son sort. En réalité dans ce système le pouvoir est confisqué par la bourgeoisie (càd tous ceux qui possèdent à titre privé du capital productif - @ pour grandours).

En effet, les électeurs sont certes invités à choisir les dirigeants, mais de fait ils n'ont le choix qu'entre des candidats issus de la bourgeoisie dont les divergences sont minimes, pour ne pas dire de façade, et qui ne remettent pas fondamentalement en cause son pouvoir.

Avec la terminologie de la sociologie plus récente, on parle de démocratie bourgeoise pour un système où les dirigeants sont choisis parmi des candidats issus de l'élite ou classe dominante [qui ne se réduit plus à la bourgeoisie au sens marxien strict, mais s'étend à tous ceux qui détiennent une position de pouvoir dans le système et sont en accord avec la pensée dominante: aussi cadres de haut niveau, intellectuels "bien-pensants",etc.] . Et si par accident ils n'en proviennent pas, le système fait qu'ils sont très vite phagocytés ou circonvenus par cette classe dominante et finissent rapidement par en adopter le système de pensée et de valeurs (par exemple par le biais des études et le passage par des écoles comme Sciences-po, Harvard, Oxford, ou simplement la fréquentation de ce milieu social...). Ce qui fait que la suprématie de l'élite ne peut être sérieusement remise en question, ni ses intérêts réellement menacés.

Pour Marx (ou ses continuateurs en sociologie politique comme Bourdieu), cette démocratie bourgeoise (qui correspond à ce que nous appelons et considérons couramment comme "la" démocratie, comme la seule forme possible du fait du conditionnement que génère le système social) n'est pas une démocratie véritable , puisque les classes dominées - la grande majorité de la population pourtant - n'accèdent virtuellement jamais au pouvoir, ne l'influencent que fort peu, et ne peuvent donc défendre leurs intérêts.


"Rappel" : Marx définit une classe comme un groupe d'individus ayant objectivement les mêmes conditions de vie et les mêmes intérêts économiques (par exemple la bourgeoisie, les ouvriers des villes, les paysans... La bourgeoisie propriétaire du capital (moyens matériels de production) et qui vit de l'appropriation de la production a intérêt à imposer le salaire le plus bas possible, les ouvriers qui dépendent des bourgeois à obtenir au contraire un salaire élevé, etc.)

..

Sources :

Karl Marx, Manifeste du parti communiste ; Le coup d'Etat du 18 brumaire.
Lénine, Que faire?
Pierre Bourdieu, La Distinction ; les Héritiers
Edmond Goblot, La barrière et le niveau
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Sociologie de la bourgeoisie

 

karl marx,chronique,daniel mermet,france inter,la bas.org,livres,et si karl marx avait raison? capital,chute tendanciel du taux de profit,chomage de masse,économieAinsi revenons a notre moçdèle actuel : tu as le choix entre
- voter pour des candidats bourgeois et/ ou pour des candidats qui aspirent à s'embourgeoiser
- Apparemment, tu décides librement, en réalité tu ne vis que si tu vends et achètes ce qu’ils te dictent. C’est la „ démocratie ” du marché : la dictature de la spéculation individuelle sur les besoins humains".
-- La démocratie bourgeoise, c'est le système actuel dans lequel les moyens de production appartiennent à quelques gros actionnaires et à quelques familles qui se passent le pouvoir de générations en générations (d'autant plus facilement avec la suppression des droits de succession par Sarkozy), avec tous les grands médias (télés, journaux, radios,.....) qui appartiennent à des capitaines d'industrie qui arrivent à formater l'esprit des gens, à leur faire avaler une pensée unique nauséabonde qui les conduit à voter comme ils souhaitent qu'ils votent (....).

karl marx,chronique,daniel mermet,france inter,la bas.org,livres,et si karl marx avait raison? capital,chute tendanciel du taux de profit,chomage de masse,économie( revoir Les médias et la politique ( Les "Nouveaux chiens de garde" : " Les contraintes sociologiques du journalisme est un problème dans le journaliste, car le fait qu’il viennent tous du même serail ( la classe dirigeante, des écoles formant a la politique et a l’économie (  Science Po et HEC) plutot que des écoles de journaliste pour les plus connus ( les présentateurs de JT) et combinait a une précarisation accrue amène a une baisse de l’indépendance des journalistes qui n’a cessé de s’aggrandire" - citation dans , Les médias et la politique - anarkia « Les médias et la politique - l’indigné, Les médias et la politique - citizen Khane, Les médias et la politique Indigné révolté
- Ce système est bien expliqué dans Globalia de Jean Christophe... : Cela ressemble au scénario de Globalia de Jean Christophe Ruffin, Rencontre avec Jean-Christophe Rufin, à l'occasion de la parution de Globalia

Les révolutionnaires n'ont eu de cesse que d'établir une nouvelle "noblesse" à laquelle ils voulaient appartenir...

Cas de figure similaire en Russie en 1917 : Une fois les anciens maîtres dégagés, les révolutionnaires ont éliminé Trotsky (qui prônait la révolution permanente, histoire d'éviter l'embourgeoisement des nouvelles élites), afin d'établir une nouvelle bourgeoisie, la nomenklatura, pire que la précédente parce que régnant par la terreur et non plus les compétences.

Libéralisme : et si Marx avait raison?

Libération, le 19 mars 2009, Rencontres de Rennes

"En accélérant la marchandisation des activités humaines, le capitalisme se rapproche du modèle
analysé par Marx dans son Capital: produire de la valeur pour extraire de la plus-value du travail
salarié. N'est-ce pas la logique normale du capitalisme? Certes. Mais plusieurs éléments contenporains accréditent de façon particulière la thèse de Marx. Une rupture intervient à partir du milieu des années 60: le taux de profit s'effondre, car le progrès technique nécessite des investissements dont la progression dépasse celle de la productivité du travail. Pour sortir de la crise des années 70, la libéralisation de la circulation des capitaux élargit la sphère de valorisation du capital au monde entier, dans un grand mouvement de concentration et de restructuration du capital. Simultanément, la mise en concurrence des travailleurs de tous les pays entraîne la baisse de la part salariale dans la valeur ajoutée, donc un renforcement de l'exploitation de la force de travail. Dès lors, l'explosion des revenus du capital a nourri la financiarisation. La finance «fétiche» a cru pouvoir parier sur les vertus de la spéculation, mais elle a explosé car rattrapée par cette contrainte : seul le travail produit de la valeur. Marx n'a pu voir la crise écologique actuelle mais son intuition était juste : le capitalisme épuise les deux sources de la richesse -qui ne se réduit pas à la valeur- que sont le travail et la nature". Jean-Marie Harribey (Economiste)


"Le capitalisme est un tigre, L'Etat son dompteur», affirme L.C. Bresser Pereira. Que penser alors du cirque actuel et comment améliorer le  spectacle? Les libéraux rêvent que le tigre mange le dompteur et revienne aux lois de la nature. Quoi de plus beau qu'un tigre sauvage en liberté? Laissez faire, laissez aller! Le problème est que le tigre saute parmi les spectateurs; les enfants , et les faibles fournissent les repas suivants. Beau spectacle! Et que dire du tigre financier, incapable d'attraper une gazelle, mais grossissant à vue d'ceil? Marx rêve de tuer le tigre. C'est la révolution. Les hommes prennent leur destin en main. Le dompteur éliminé avec le tigre, une avant-garde éclairée munie des meilleures intentions, se saisit de son fouet pour faire tourner tous ces hommes dans le même sens. Si le spectacle gagne en cohérence, le projet commun devient de plus en plus lointain et la dictature de quelques-uns s'impose inexorablement. Méfions-nous de la pureté des idéologies. Libéralisme et marxisme sont deux pensées totalitaires. Loin des utopies dévastatrices, je suis prêt à payer ma place pour voir un tigre en pleine forme nourri par l'homme sauter dans un cerceau de feu sous la houlette d'un dompteur compétent. La démocratie sociale n'est pas un gros mot et reste le meilleur moyen d'éviter les grands maux". Edwin Le Héron (Maître de conférence IEP)

Par laurence hansen-love - Publié dans : Préparation IEP (sciences-po) - Communauté : Culture générale, philosophie

 

[PDF] EXAMEN DES Eagleton POURQUOI Marx avait raison

 

 

Ce n'est pas une crise, c'est un désastre....

 

Il faut relire  les vidéos et articles :  Comprendre la crise de la dette en quelques minutes : Courte et claire explication  - youtube , Excellent site , explication d'Eric Toussain ( philosophe et écrivain, " l'auteur de nombreux ouvrages dont "Banque du sud et nouvelle crise internationale" (- Youtube, dailymotion, videos :autres videos,  entretien, discours 20 CADTM tous sur  Eric Toussaint , livres eric toussaint ) , Plan pour la Grèce : un gros sparadrap qui ne changera rien Devrait on dire maintenant pour tout les pays occidentaux

néolibéralisme : dates et noms :

Le 28 mai 1871

 Krach de 1929 – Wikipédia

La vie est à nous : 1936

Loi 1973 et gardes fous

  2008 crises des subprimes

  2009 BP donc le pétrole

  2010 Fukushima le nucléaire...  C’est fini pour eux... Le japon vient de relancer deux réacteurs ( cf Japon : déni atomique)

  Chaque crise sociale, écologique est plus dure (L'Europe au bord du suicide !)

Les gouvernements anticipent plus ou moins les difficultés, d'ou les mesures répressives face au mécontentement grandissant des lois mis en place pour le garder ( loi 78 au Québec, ...) cf [PDF] Vidéosurveilance et risques dans l'espace à usage public

Afin de préserver les profits, toujours aller plus loin dans la perforation des sols (sable bitumineux, gaz de schismes, puits plus profond) et durcir les lois " social" ( anti social)

  La chine est entrain de ralentir (effet boumerang comme en Europe dans les années 70.  Du coup risque d'instabilité en dessous d'une croissance a deux chiffres (d’ou un retour xénophobe a l'égard des étrangers).  La chine n'est plus un investissement rentable pour le modèle actuel. Exemple de la chine : elle n'a pas de consommation intérieure comme en Allemagne :

[DOC] Baisse du taux de profit et croissance chinoise

Introduction

Il est important d’étudier le processus d’accumulation de la Chine afin de mieux appréhender les limites auxquelles la croissance économique chinoise risque de se confronter à l’avenir. Selon certains économistes, la Chine présente un taux d’investissement trop élevé qui risquerait de léser la poursuite de son processus d’accumulation. De là, différentes études cherchent à expliquer les problèmes rencontrés par le pays dans son rapport à l’investissement, mais il est surtout essentiel de revenir ici aux outils d’analyse que nous fournit la théorie sur la baisse tendancielle du taux de profit. Cette théorie, mise en évidence il y a plus d’un siècle par Karl Marx, semblerait en effet expliquer la situation expérimentée aujourd’hui par le géant économique asiatique.

 

L’analyse du taux d’investissement chinois : un investissement trop élevé ?

 

Très intéressant le graphique

Figure 6 : Productivité du capital en Chine, de 1979 à 2006 et

Figure 7 : Productivité du travail en Chine, de 1979 à 2006

 

La hausse de la productivité du travail, et la baisse du taux de profit

 

L’élévation importante de la productivité du travail dans la Chine des années 1990 s’explique notamment par la disparition de la protection assurée à de nombreux salariés par les entreprises d’Etat, ces dernières disparaissant peu à peu du paysage économique. Le taux d’exploitation s’élève aussi brusquement pour répondre à l’ouverture économique du pays et à la concurrence internationale

 une baisse tendancielle du taux de profit : alterfinance, La baisse tendancielle du taux de profit - l'indigné - Skyrock.com, Qu'est ce que c'est… La Baisse tendancielle du Taux de profit ?

Ces réponses des lois fiscales et la planche a billet au lieux de favoriser le pouvoir d'achat

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