20.04.2012
Les gaz de schiste vont-ils resurgir après la présidentielle ?
Par (19 avril 2012)
Le lobbying politique et médiatique des compagnies pétrolières et gazières se fait de plus en plus intensif : pourquoi se passer de l’extraction des gaz et huiles de schiste présents dans les sous-sols français ? Sous prétexte d’expérimentations scientifiques, les forages risquent de se multiplier. Le futur gouvernement résistera-t-il à la pression ?
Depuis quelques semaines, éditorialistes et commentateurs s’en donnent à cœur joie. À deux euros le litre de sans-plomb, pourquoi « ne pas redonner une chance au gaz de schiste », propose le site Atlantico [1]. « Si nous autorisions la production de gaz de schiste en France, cela aurait un effet sur le prix du pétrole. Ce serait une mesure économiquement justifiée, créatrice de richesse », assure dans Challenges un spécialiste des matières premières [2].
Pour le journal Le Monde, on ne peut pas « se plaindre de la flambée des prix de l’énergie et refuser l’exploitation des gaz de schiste au nom des menaces sur l’environnement », dénonce l’éditorial du 9 mars [3]. Il faut « repenser […] le mix énergétique […] sans tabou ». Le tour est joué, le gaz de schiste devient « un substitut au pétrole ». Le même jour, Les Échos annoncent que « la compétitivité de l’industrie américaine [a été] relancée par la production de gaz de schiste » [4]. Assise « sur un tas d’or », la France disposerait dans son sous-sol « de quoi changer profondément la donne économique des années à venir », lance un éditorialiste du quotidien économique. Alors pourquoi s’en priver ?
Les pétroliers texans réclament des indemnités
Cette salve pro-gaz de schiste ne survient pas par hasard. Les entreprises pétrolières et gazières ont été globalement dépassées par l’incroyable mobilisation citoyenne de l’année 2011. Aujourd’hui, elles tentent de reprendre la main. Sur le plan juridique d’abord. Total a déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris, considérant que « la loi ne justifiait pas l’abrogation du permis de Montélimar », qui s’étend de Valence à Montpellier, incluant le parc national des Cévennes. Quant au pétrolier texan Schuepbach Energy, c’est auprès du tribunal administratif de Lyon qu’il a déposé un recours contentieux pour demander l’annulation de l’abrogation de ses deux permis de Nant et de Villeneuve-de-Berg, tout en réclamant 14 millions d’euros de dédommagements au titre des frais déjà engagés.
Sûr de son coup, le PDG de Total, Christophe de Margerie, annonçait en janvier que le débat « allait nécessairement évoluer » puisque la prospection des gaz de schiste « se justifie ». Dès le 1er février, l’Union française des industries pétrolières (UFIP) publiait une « contribution au débat sur l’énergie » préconisant de « développer les ressources nationales ». Pour Jean-Louis Schilansky, président de l’UFIP, « il faut absolument exploiter » les gaz de schiste du sud-est, les huiles de schiste du bassin parisien, le pétrole récemment découvert au large de la Guyane par Total, Shell et la compagnie britannique Tullow, ainsi que l’or noir de Méditerranée. Bref, produire « made in France [pour] réduire notre dépendance énergétique, améliorer notre balance commerciale et susciter d’importantes retombées économiques locales ».
Quand les multinationales veulent un débat public...
Ce document de l’UFIP précise que « l’intérêt de nos concitoyens » est d’avoir un « débat constructif sur les impacts du développement des hydrocarbures de schiste ». Beaucoup pensaient qu’un tel débat constructif avait déjà eu lieu en 2011 ! Plus récemment, c’est l’Union des industries chimiques (UIC) qui a exigé des pouvoirs publics de « relancer le débat sur l’exploitation des gaz de schiste », redoutant que l’interdiction actuelle encourage la « désindustrialisation » du pays. Pour une fois que les industriels sont ouverts au débat... Quelle sera la prochaine cible de l’offensive pro-gaz de schiste ? La loi du 13 juillet 2011, interdisant la fracturation hydraulique, a laissé la porte ouverte à la « mise en œuvre d’expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique ». L’étape suivante consistera donc à s’appuyer sur cette possibilité pour contourner l’interdiction.
Coïncidence ? Le décret créant la « commission nationale d’orientation et d’évaluation des techniques d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux », qui doit encadrer ces possibles expérimentations, vient tout juste d’être publié au Journal Officiel. La composition de cette commission fait craindre que « l’équilibre des forces et intérêts en présence » ne soit pas assuré, comme le remarquent plusieurs associations, dont les Amis de la Terre et Attac France, dans un communiqué commun. Trois représentants d’associations agréées pour la protection de l’environnement pourront y siéger… Aux côtés de cinq représentants de l’État, de trois représentants des entreprises gazières et pétrolières, de trois représentants du personnel de ces industries et de trois personnalités qualifiées au vu de leurs compétences scientifiques. Ce qui fait dire aux collectifs « Gaz et huile de schiste : non merci ! » que cette commission est « illégitime ».
Fracturation hydraulique, le retour ?
Au même moment, le rapport définitif de la mission d’inspection voulue par les ministères de l’Énergie et de l’Environnement sur « les hydrocarbures de roche-mère en France », c’est-à-dire les gaz et huiles de schiste, a également été rendu public. Il établit un agenda et une programmation précise des prochaines étapes, prévoyant un recueil de données sur des puits par des « méthodes conventionnelles » dès le second semestre 2012, mais aussi des expérimentations de forage avec fracturation hydraulique d’ici fin 2013. Considérant « qu’il serait dommageable, pour l’économie nationale et pour l’emploi […] de rester dans l’ignorance d’un éventuel potentiel », le rapport préconise « de réaliser des travaux de recherche et des tests d’exploration » en particulier en vue d’améliorer les « connaissances sur les huiles de schiste du Bassin Parisien ». Ce qui revient à recommander des forages avec fracturation hydraulique dans des zones où se trouvent les principales ressources en eau potable de la région la plus peuplée de France.
Sur demande des ministères, des chercheurs du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM, dont le slogan s’est verdi en « Géoscience pour une Terre durable »), de l’Inéris [5] et de l’Institut français du pétrole (rebaptisé IFP Énergies Nouvelles), ont publié un rapport conseillant d’examiner « la possibilité de lever des verrous scientifiques ou technologiques » [6]. Comprenez : contredire par la science les inquiétudes soulevées par les conséquences de la fracturation hydraulique. Or ces craintes ne sont pas virtuelles. En témoigne une décennie de ravages considérables provoqués par l’extraction des gaz de schiste aux États-Unis. « Sous couvert de recherches scientifiques, le gouvernement joue aux apprentis sorciers pour le plus grand bonheur des lobbies pétroliers et gaziers », accusent les opposants aux gaz de schiste. Ils craignent d’être mis devant le fait accompli avec la multiplication de forages dits « scientifiques », précurseurs d’une exploitation industrielle.
12 permis en Île-de-France, 8 en Rhône-Alpes...
Dans le même temps, l’instruction des permis en attente a repris de plus belle au sein de l’administration française. Une liste a été mise en ligne par le ministère, à « disposition du public ». Quatorze de ces permis sont « arrivés au terme de leur instruction » et sont « envisagés pour octroi », dont douze en Ile-de-France (voir le détail). Le bassin parisien n’est pas le seul concerné : en Rhône-Alpes, huit permis de recherche sont en attente [7]. Pour l’ensemble des permis en cours d’instruction, les demandes ne mentionnent pas explicitement le caractère non conventionnel des hydrocarbures recherchés et ne prévoient pas d’utiliser la fracturation hydraulique. Pourtant, les précédentes prospections ne laissent aucun doute sur ce qui intéresse les pétroliers. Le site « pédagogique » financé en 2011 par ExxonMobil pour vanter en Europe les vertus de la fracturation hydraulique est explicite. Les compagnies anticipent donc des modifications futures de la loi et la possibilité d’expérimentations « scientifiques ».
Sarkozy favorable, Hollande dans le flou
En 2011, les élus de gauche avaient très largement pris position contre l’extraction par fracturation hydraulique. Cette nouvelle offensive change-t-elle la donne ? Chez certains candidats à la présidentielle, dont le favori des sondages, le flottement est perceptible. Au printemps 2011, les parlementaires socialistes s’étaient clairement opposés à l’extraction des gaz et huiles de schiste. François Hollande, lui, préfère ne pas fermer la porte. Le 29 février dernier sur RTL, il a indiqué qu’il ne « fallait jamais rien écarter, surtout si des recherches démontrent qu’on peut obtenir ce gaz sans nuire à la nature », laissant ainsi entendre qu’il était favorable à des expérimentations scientifiques. Récemment interpellé par les collectifs citoyens, le candidat socialiste a assuré être « pour l’interdiction claire et nette de l’exploitation des gaz et huiles de schiste », mais sans se prononcer sur d’éventuelles phases de recherche, d’exploration et d’expérimentation. Sa position est jugée « insatisfaisante » par les collectifs.
Nicolas Sarkozy, qui n’a pas répondu au questionnaire, est jugé « sur les actes de son gouvernement qui accepte la fracturation hydraulique au titre de la recherche scientifique » et qui « n’envisage pas le retrait des permis accordés ». Il lui est aussi reproché d’avoir déclaré que « l’exploitation des ressources en hydrocarbure contenues dans notre sous-sol est un enjeu stratégique pour notre pays ». Récemment questionné par Le Monde, le président sortant a répondu que « pour être autorisées, l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste doivent utiliser des techniques respectueuses de l’environnement ». Des techniques qui, aujourd’hui, n’existent pas.
Également interpellés par les collectifs, Nicolas Dupont-Aignan, François Bayrou, Philippe Poutou et Nathalie Arthaud n’obtiennent pas de satisfecit. Le candidat du Modem n’exclut pas l’exploitation des gaz de schiste en cas d’évolution technologique. À l’extrême gauche, Nathalie Arthaud refuse de « mener le combat contre telle ou telle technique sans discuter des discussions sociales dans lesquelles elles sont mises en oeuvre ». Au final, seules les réponses d’Eva Joly et de Jean-Luc Mélenchon sont jugées très satisfaisantes, eux seuls s’exprimant clairement contre toute expérimentation à des fins scientifiques. Même en cas d’alternance, le dossier des gaz de schiste est loin d’être clos.
Maxime Combes
Photo : source
Lire notre dossier sur les gaz de schiste
Notes
[5] Institut national de l’environnement industriel et des risques.
[7] Les demandes dites de Blyes, Gex Sud, Montfalcon et Lyon – Annecy et Montélimar Extension, s’ajoutent à ceux de Gex, Moussières et Lons le Saulnier.
Lire aussi :
21:51 Publié dans gaz de schisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les gaz de schiste, la présidentielle, lobbies, lobbies pétroliers, maxime combe
Le gaz de schisme II
Pensons Globale, agissons locales comme dirait Coline Serreaux dans son film. Je dirais même, fédérons nous. Arrêtons de lutter sur des points locaux (logements, gaz de schismes, pétroles, nucléaire, ….) Mais fédérons nous, convergeons. Un peu de théorie pour passer a la pratique.
Problème lié a l’asymétrie d’information : On appel Asymétrie d’information, une situation telle que l’emprunteur (ou état) se trouve disposer d’information qu’il ne peut ou ne veut pas transmettre aux préteurs (ou aux peuples). (Quel Intérêt de montrer la vraie réalité des choses ? Il existe une différence entre cacher par omission et cacher délibérément). Ce sont donc deux parties (préteur et emprunteur)
Le préteur a connaissance de ce biais ( que l’emprunteur ne dit pas la vérité) et dans les périodes de « turbulence » aura tendance a se détourner des marchés des capitaux aux détriments des « bons emprunteurs ». Afin de palier a cette asymétrie, le législateur renforce les obligations d’informations ( AMF…) et être aussi réduit par des « sources d’informations autonomes » ( presses financières, agences de notations…. Enfin sont elles vraiment autonomes ?)
Les circuits financiers, les placements financiers et les conséquences sociales, économique, environnementale….De la doctrine capitaliste puis néolibérale ( une de ses formes courants apparu et développer après les années 1945, le développement des zones de libres échanges et de la financiarisions de l’économie)
Le financement directe (par les marchés) et indirecte (intermédiation : Intermédiaire entre celui qui a les besoins de financement et celui qui a les capacités de financements.
Prendre en compte :
- Le risque de taux d'intérêts : - Le risque de signature …. C’est cher payer : Le fabuleux destin des 489 milliards d'euros prêtés à du 1%, ( source : Thème de cet article : Faut-il sauver l'Euro à tout prix ? Les investisseurs (créanciers de la dette, se payent sur les malheurs des peuples, pas sur que cela tiennent longtemps), - Le risque de liquidité : . Le risque d'inflation (pouvoir d'achat) :
Le terme de guidance
Le principe de l'Onde de Choc : (…) : Le terme de l’asymétrie d’information et Le terme de guidance qui est un anglicisme assez utilisé dans le jargon financier. De quoi s'agit-il ? Tout simplement des prévisions ou encore des perspectives émises par les sociétés lors de leurs traditionnelles réunions d'analystes ou de leurs présentations de résultats, par exemple
Conclusion, Nous en voyons les conséquences tout les jours en Grèce, Espagne.... Avec la crise de la dette " souveraine", de la spéculation sur le bien commun : La Stratégie du Choc - YouTube , Naomie Klein - La Stratégie du choc - YouTube , La stratégie du choc : La montée d'un capitalisme du désastre ... , "La Stratégie du choc" : comment se fâcher avec Naomi Klein Illustre ce procédé révélateurs Destruction créatrice’ et inondation de liquidités, bulles et crises , privatisation des bénéfices et socialisation..Seulement un mauvais rêve ?:
Pétrole et gaz de schiste,... une guerre pour 2012 Dans les années qui ont précédé la Première Guerre mondiale, l'Europe s'est transformée en gigantesque champ de bataille diplomatique. Les lobbies industriels derrière le gaz de schisme ? Le risque d’oligopole/ Oligarchies a été dénoncé dans le courrier international ÉCONOMIE • Ces 147 sociétés qui dominent le monde
Les lobbies du gaz de schismes a de beau jour devant lui. Les mobilisations des forces citoyennes et sociales ont beau faire reculer les lobbying sur des localités, le rouleaux compresseurs avancent..
"De l'autre côté aux Etats-Unis, au contraire, la chute continue des prix du gaz ne cesse de soulager le pouvoir d'achat des consommateurs. Au point que le gaz serait une des raisons du retour de la croissance (modeste) américaine. Le magazine Fortune affichait même en une de ce mois-ci la statue de la Liberté, dont la flamme prenait une couleur bleutée, avec ce titre : "Les Etats-Unis du gaz naturel".Si le gaz est effectivement en train de transformer l'économie américaine, cette semaine vient de nous prouver que Washington n'est plus seul.
Désormais, l'exploitation du gaz de schiste se répand, et leurs offre de nouvelles opportunités spéculative et niches fiscales.
L'EPA crée une autoroute pour le gaz de schiste US
Le prix du MBTU (unité de mesure du gaz sur le marché spot US) est tombé ce mois-ci en dessous de 2 $. A 4 $, la capacité des producteurs US à rester compétitif forçait l'admiration. A 2 $, cela relève de la prestidigitation.
« Si cette baisse a poussé dans le rouge certains producteurs, la nouvelle a été contrebalancée cette semaine par l'assurance d'une meilleure visibilité sur le marché à long terme. L'EPA, l'Agence américaine de protection de l'environnement, vient de publier un ensemble de règles que les producteurs de gaz devront appliquer pour renforcer la protection de l'environnement autour des puits de forages. Elles devront être mises en place d'ici 2015. Le spectre d'une interdiction s'éloigne donc, et le ketchup n'aura jamais été aussi bon marché ».
Tout le monde se rallie !
Mais la vraie nouveauté qui a réjoui le secteur, c'est le ralliement. Les derniers récalcitrants se sont finalement rangés derrière le produit qui apparaît de plus en plus clairement devoir diriger l'économie.
Je ne parle pas de la campagne électorale, mais toujours bien du gaz de schiste. En Angleterre, en Pologne, et de manière encore plus surprenante en Russie, les gouvernements viennent de reconnaître un à un l'inévitable succès à venir du gaz de schiste.
Désormais, l'Europe semble s'être convertie au gaz de schiste .C'est en effet au tour de l'Angleterre de donner le coup d'envoi à l'exploitation du gaz de schiste.
Deux mini-séismes avaient secoué le Lancashire l'année dernière. Très vite, on établit le lien avec l'utilisation de la fracturation hydraulique que Cuadrilla Resources utilisait dans la région.
Or après analyse, le groupe d'experts mobilisé pour identifier les causes de ces incidents a annoncé mardi dernier que le risque d'un tremblement majeur devait être écarté.
Ainsi c'est 1 000 milliards de milliards de pieds cubes (Tcf) qui pourraient irriguer les industries anglaises dans les années à venir. Considérant que l'Angleterre consomme autour de 3,5 Tcf par an, Londres pourrait rapidement devenir auto-suffisant net gaz.
La Russie forcée à se lancer dans la bataille
De son côté, la Russie s'est longtemps désintéressée du gaz de schiste. Pourquoi s'inquiéter de la concurrence lorsque l'on possède les plus grandes réserves de gaz au monde ?
Pourtant le Kremlin a commencé à comprendre son erreur lorsque le pays a perdu la place de premier producteur de gaz au monde en 2009, au profit des Etats-Unis. Dans la foulée, la Pologne s'est lancée à corps perdu dans le gaz de schiste dans l'espoir de réduire sa dépendance vis-à-vis la république fédérale russe. Vladimir Poutine s'est alors décidé à réagir.
Cette semaine, le patron du Kremlin a encouragé les entreprises énergétiques à "être prêtes à relever ce défi [du gaz de schiste] dès aujourd'hui". Ce n'est plus qu'une question de temps avant que Gazprom noue une alliance avec Total, Chesapeake ou encore ExxonMobil dans le gaz de schiste.
Et la France ?
Pour l'instant, seule la France, rejointe récemment par le Québec, interdit encore l'exploitation du gaz de schiste avec la fracturation hydraulique. Pourtant cette interdiction ne semble pas immuable.
Fin mars, la mission gouvernementale sur les gaz de schiste a discrètement ouvert la porte. Désormais, il est possible d'utiliser la fracturation hydraulique, "à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public".
De là à ce que les résultats, que l'on peut déjà prévoir comme "satisfaisants environnementalement", servent de base pour une exploitation industrielle, il n'y a plus qu'un petit pas à faire.
L'ascension du gaz de schiste en Europe
Une cette seconde vague d'investissement sur les shale gas. Aux Etats-Unis, les pionniers du shale gas ont connu des croissances fulgurantes. Ainsi Southwestern Energy a gagné 220% depuis 2005, et Devon Energy 78% !
Les conséquences de la révolution du gaz de schiste aux Etats-Unis.
. Pour les plus européens des investisseurs ( les lobbies) , leurs objectifs est de participer aux premiers pas des shale gas. En Pologne, Talisman Energy est sur les rangs pour exploiter les ressources. Ils pourraient ainsi rejoindre les pionniers américains au panthéon des plus belles envolées boursières.
Bonne journée.
08:34 Publié dans Economie, poitique, sciété | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaz de schisme, lobbies, la finance imaginaire, la finance a t'elle un visage, chronique, daniel mermet, le terme de guidance, économie, finance, chomage, crise européenne, spéculation
31.03.2012
Le rôle des think tanks dans l'élaboration des politiques européennes [FR]
Dans l’émission de daniel Mermet sur La Bas.org La Finance imaginaire La finance, mon adversaire n'a pas de visage et elle ne se présente pas aux élections". Pour le chercheur Geoffrey Geuens, cette phrase prononcée par François Hollande lors de son meeting du Bourget est emblématique du discours politique dominant qui oppose marché financier et Etat, deux entités sans chair et sans visage . Oui, la finance a un visage, oui l'Etat a un visage et c'est souvent le même ! voir Qu’est-ce que “le marché » ?, La finance a-t-elle un visage? !, Coluche, crises et présidents
source Euractiv Le nombre de think tanks en Europe a plus que quadruplé au cours des dernières années, et ils sont devenus plus actifs et inventifs dans la diffusion des solutions politiques auprès des décideurs. Mais ils risquent de se transformer en groupes de pression, étant confrontés à des questions de financement, d’autonomie et d’innovation.
![lobbies,groupes de pressions,le rôle des think tanks,l'élaboration,politiques européennes [fr]](http://citoyenactif.20minutes-blogs.fr/media/02/00/4041208380.jpg)
En bref
Ces dernières années, le nombre de think tanks a beaucoup augmenté. La révolution de l’information et la complexité croissante, ainsi que la nature technique des domaines politiques font partie des principaux facteurs qui ont participé à cette augmentation.
Une étude récente du Foreign Policy Research Institute (FPRI) estime que le nombre de think tanks a augmenté en Europe. L’étude porte le nombre d’organes européens à 1 200, et soutient qu’ils sont 5 000 à exercer dans le monde entier.
La plupart des think tanks européens se concentrent sur un niveau national ou sectoriel, mais ce LinksDossier traite principalement de ceux entrant dans la formation de la décision européenne, qu’ils soient basés à Bruxelles ou dans d’autres pays.
En effet, l’augmentation du nombre de think tanks n’a eu qu’une influence limitée sur le processus de décision européenne. La majorité des groupes de ce genre en Europe se concentre sur les discussions à dimension européenne d’un point de vue national ou sectoriel, et, en tant que telles, ne cherchent généralement pas à définir les intérêts de l’Union dans son ensemble.
Enjeux
L’explosion et la diversification récentes des think tanks ont soulevé un certain nombre de questions relatives à l’autonomie, l’innovation, la politique de communication et la mondialisation.
Un secteur divers et complexe
Les think tanks sont très différents dans leurs manières de peser sur la prise de décision européenne. La plupart des organes basés en Europe fournissent beaucoup d’efforts pour développer de nouveaux concepts politiques et publier des documents de synthèse. En revanche, nombreux sont ceux, basés aux Etats-Unis et connus sous le nom de think tanks de conseil, sont engagés envers davantage de visibilité médiatique et de communication de leurs positions aux décideurs.
Les think tanks sont également devenus plus complexes. Bien que leur nombre a augmenté, leurs modes d’organisation se sont beaucoup diversifiés, et il est désormais plus difficile de les reconnaître.
Afin d’aider à la distinction des think tanks, Stephen Boucher et Martine Royo, auteurs d’un livre intitulé « Les Think-tanks : cerveaux de la guerre des idées », les classent en quatre groupes.
Think-tanks universitaires
- Met en évidence la qualité de la recherche universitaire et du service d’information.
- Les membres de l’équipe sont des universitaires et détiennent généralement des doctorats.
Exemples : Centre for European Policy Studies (CEPS)
Instituts de recherche sous contrat
- Similaires aux think tanks universitaires, mais différents quant à leurs sources de financement, provenant de contrats avec des agences gouvernementales ou des soutiens venant du monde de l’entreprise.
Exemples : Notre Europe, Institut Français des Relations Internationales (IFRI
Think-tanks de conseil
- Pour servir une cause, ils produisent des idées et des recommandations qui épousent étroitement des valeurs particulières et une certaine ligne d’argumentation.
- Leur intérêt n’est pas de trouver la meilleure solution politique pour le l’intérêt général, comme les think tank universitaires, mais plutôt de gagner la guerre des idées.
Exemples : Conseil de Lisbonne (LC), Centre for European Reform (CER
Think tanks relevant de partis politiques / fondations
- Organisés autour d’un parti politique, mais intellectuellement autonomes, leur travail est souvent d’utilité directe pour le parti.
- L’activité des think tank ne constitue qu’une petite partie des budgets généraux, mais l’importance des fonds à leur disposition en fait de puissants laboratoires d’idées.
Exemples: les « Stiftungen » (fondations) allemandes, qui sont financées par le budget fédéral mais sont indépendantes du gouvernement
Source: Boucher et Royo
Le financement : un numéro d’équilibriste
L’un des principaux défis des think tank est de résister à la tentation de promouvoir les intérêts de leurs donateurs. Cela peut devenir un numéro d’équilibriste périlleux, dans la mesure où il implique le maintien de l’indépendance des analyses politiques et, dans le même temps, la consolidation des financements par les sponsors. En effet, M. Boucher et Mme Royo expliquent que les think tank risquent de tomber dans le piège de se transformer en sous-marins des intérêts privés. C’est notamment devenu une inquiétude pour certains think tanks financés par des fonds publics ou privés américains, en particulier lorsqu’ils ne sont pas reliés à des think tanks basés à Washington.
Relevant le besoin d’assurer davantage de transparence dans la prise de décision européenne et de restaurer la confiance des citoyens en la gouvernance, la Commission européenne a lancé une initiative pour plus de transparence (Initiative européenne en matière de transparence) en 2005.
Comme composant de l’initiative, l’exécutif européen a lancé un registre volontaire des lobbyistes et des ONG cherchant à influencer ses décisions, en juin 2008 (EurActiv 24/06/08). Le registre révèle les noms des organisations, plutôt que celui des personnes ou de ceux qu’elles représentent.
On s’attend à ce que les think tanks s’y enregistrent et publient leurs budgets généraux. Leurs principales sources de financement, qu’elles soient publiques (européennes, nationales ou sous-nationales), ou proviennent de donations ou de cotisations des membres, devraient également y être mentionnées.
Autonomie
Les think tanks gouvernementaux, tels que le Bureau des conseillers de politique européenne, sont également confrontés à des questions relatives à l’autonomie.
Pour les think tank qui comptent sur des contrats avec des agences gouvernementales telles que la Commission, il est possible, bien que difficile, d’être en même temps créatif et capable de diffuser des recommandations sans être rattaché à la politique européenne officielle.
Stanley Crossick, fondateur de l’European Policy Centre, a écrit sur Blogactiv que de trop nombreux think tanks au niveau européen comptent sur des financements des gouvernements ou de la Commission. M. Crossick considère que ce financement devrait provenir du secteur privé, comme c’est le cas aux Etats-Unis.
Un manque de réflexion novatrice
De nombreux think tanks impliqués dans les sphères processus décisionnel de l’UE ont également été critiqués pour se cantonner à leurs propres secteurs, sans se mélanger à d’autres décideurs ou leaders du monde des affaires.
M. Crossick a déclaré que ces groupes forment une classe unique aux Etats-Unis, tandis qu’en Europe, ils forment trois groupes toujours séparés. En conséquence, de nombreux sujets traités par les think tanks tendent à empiéter les uns sur les autres, consolidant ainsi le consensus et étouffant toute créativité sur les idées politiques européennes.
Afin d’éviter ceci, M. Boucher et Mme Royo soulignent qu’une rotation régulière des chercheurs est cruciale pour un véritable renouvellement des idées et pour la pensée novatrice. Ils notent que c’est ce qui assure la vitalité des think tanks américains et britanniques, dans la mesure où ces pays permettent aux chercheurs et aux analystes d’alterner entre postes gouvernementaux et activités des groupes de réflexion. Ils font référence à ce phénomène comme celui de la « porte tournante ».
Une baisse du niveau des idées ?
A l’ère de l’Internet, gagner de la visibilité dans les médias est également devenu une priorité majeure des think tanks. La communication est devenue une activité importante, car les thinks tanks doivent de nos jours satisfaire au besoin d’une information délivrée au bon moment et de façon concise, et d’une analyse publiée à point nommé, peut-on lire dans l’étude du FPRI.
Le risque subsiste toutefois que les messages politiques complexes générés par les think tanks tendent à être dilués. En effet, l’omniprésence des médias, avec leur appétit d’entretiens de deux minutes et de phrases choc plutôt que d’analyses, pousse les think tank à chercher davantage de visibilité en simplifiant leur message, ont écrit M. Boucher et Mme Royo.
M. Crossick explique que les documents de synthèses ne suffisent pas à influencer la prise de décision européenne, et souligne que les think tanks ont besoin d’assurer que leurs points de vue sont exprimés au bon moment, sous la bonne forme, et auprès des bonnes personnes.
L’on pourrait considérer que des portails politiques, à l’instar de celui d’EurActiv, avec ses dix partenaires nationaux, aident les think tanks européens et nationaux à diffuser leurs messages et exposent leurs propositions politiques sans les simplifier à outrance.
Vers des réseaux transfrontaliers d’idées
La croissance des think tanks au niveau mondial a été explosive, selon les termes de l’étude du FPRI, qui l’attribue à la capacité des think tanks à soutenir les gouvernements démocratiques et les sociétés civiles de par le monde.
De plus, la demande pour les think tanks a augmenté, car les décideurs politiques du monde développé et en développement affrontent le même problème de faire peser la connaissance des experts sur le processus de décision gouvernemental.
Les think tanks en Europe ont également été critiqués pour leur habitude d’adopter une perspective nationale, plutôt qu’européenne ou mondiale, sur les débats politiques.
C’est pourquoi, M. Boucher et Mme Royo proposent que les think tanks créent des réseaux d’idées dépassant les frontières nationales, sur le modèle de l’European Policy Network (EPIN), par exemple.
Plus que jamais, les gouvernements ont besoin d’idées claires et adaptées, pouvant les aider à interpréter la complexité de leur environnement et en tirer des décisions en conséquence, expliquent-ils. Plus que jamais, ils ont besoin d’inspiration pour affronter les défis mondiaux actuels, ont déclaré les auteurs, qui espèrent un véritable rétablissement de think tanks plus réfléchis, tournés vers l’avenir et visionnaires.
La guerre des idées : Etats-Unis vs. Europe
En comparaison avec les Etats-Unis, l’Europe est médiocrement équipée pour la guerre des idées, laissant les think tanks américains diriger le monde en élaborant des solutions novatrices et créatives aux défis mondiaux, peut-on lire dans l’étude.
M. Boucher et Mme Royo estiment que les instituts européens de recherche s’enferment dans leur environnement local et manquent de l’ambition nécessaire pour inventer des idées qui pourraient mettre les politiques européennes sous les feux de la rampe.
Mais les think tanks européens devraient également éviter les pièges des pratiques des think tanks américains. Bien que les think tanks américains soient meilleurs pour communiquer les messages via des sites Internet interactifs et des évènements publics, James McGann, chercheur associé au Foreign Policy Research Institute (FPRI), a indiqué que les médias pouvaient imposer un rythme et un style de fonctionnement qui entravent la capacité des think tanks américains à produire des politiques novatrices et tournées vers l’avenir.
Ainsi, pour remporter la guerre des idées, les think tanks doivent suivre la ligne étroite tracée entre développer des solutions politiques et tenir le public au courant de leurs positions.
Différences nationales
Des différences nationales existent également entre les think tanks en Europe. Les think tanks allemands tendent à suivre un modèle universitaire et proviennent d’un pays de grande tradition universitaire et intellectuelle, selon l’étude.
L’Allemagne compte lourdement sur les professeurs pour rendre des rapports influents, tels que le « Fünf Weisen Rat » (qui émet des analyses économiques) ; ses think tanks forment et soutiennent les chercheurs et les aspirants responsables politiques, ce qui confère à l’Allemagne beaucoup d’influence dans les pays d’Europe centrale.
Les think tanks britanniques spécialisés dans les questions européennes tendent à suivre la méthode d’interaction étroite avec les décideurs politiques, adoptée à Washington. Toutefois, leurs ressources financières sont moindres, ainsi que, en principe, leur personnel permanent. Les organismes britanniques ont un impact sensible sur la pensée bruxelloise grâce à leurs méthodes efficaces de communication.
Les think tanks français sont relativement récents, à quelques exceptions près. Traditionnellement la réflexion sur les politiques était l’apanage des faiseurs d’opinion et des institutions gouvernementales. Le gouvernement français comprend désormais l’importance des think tanks non français, et a nommé un représentant officiel à Bruxelles afin de communiquer avec eux.
Les think tanks américains disposent de beaucoup plus de ressources, et pour nombre d’entre eux, d’une crédibilité bien établie. Que ce soit directement depuis les Etats-Unis ou via leurs filiales européennes, ils exercent une grande influence sur la pensée politique en Europe. Ils servent également de modèle à la création de nouveaux think tanks. Certains d’entre eux, à l’instar de ceux fondés par la Fondation Soros, ne peuvent toutefois être considérés comme purement américains.
D’autres pays disposent de think tanks et d’universités qui proposent également des analyses de la politique européenne. Ils tendent à influencer le débat européen principalement via leurs propres cercles nationaux ou gouvernements. De tels organes peuvent parfois être très influents. Par exemple, lors de la préparation de la présidence tchèque de l’UE, un think tank praguois tel qu’Europeum a probablement contribué davantage que ceux, plus importants, basés dans d’autres pays.
Réactions
Jean Pisani-Ferry, directeur du think tank Bruegel, a déclaré que celui-ci cherchait à revigorer le débat politique.
Nous savons que certaines de nos analyses ont aidé à développer les débats sur les modèles sociaux, la stratégie de Lisbonne, les grandes entreprises nationales, la zone euro et l’Europe en tant qu’acteur mondial, a-t-il déclaré. Le succès réside dans la stimulation du débat, pas dans la question de savoir si la proposition a été reprise, a-t-il ajouté, soulignant qu’ils ne faisaient pas de lobbying.
Quant à la question de savoir si les think tanks devraient jouer un rôle plus actif dans la décision politique, comme ils le font aux Etats-Unis, le Dr James McGann, chercheur associé au Foreign Policy Research Institute (FPRI), a prévenu que l’approche partisane qui a cours à Washington a atteint un niveau d’hystérie, à un point tel que des think tanks ont été enrôlés afin de fournir des munitions dans la bataille entre le bien et le mal.
Afin de s’assurer que les think tanks s’engagent dans une pensée à long terme, Antoine Garapon, ancien membre de la Fondation Saint Simon, a déclaré qu’ils devraient investir dans l’histoire, la philosophie, l’anthropologie, les langues et de nombreux autres domaines leur permettant d’acquérir une meilleure compréhension des questions politiques.
Concernant le financement des think tanks, Phillipe Herzog, ancien eurodéputé et directeur de Confrontations Europe, a déclaré que tout est tellement concentré dans l’appareil étatique français qu’il n’y a aucun moyen de financer une réflexion indépendante.
L’université française n’est pas assez riche, et les entreprises ne sont pas suffisamment encouragées à financer la recherche, a-t-il observé.
Corporate Europe Observatory, une ONG luttant pour la transparence, est très critique envers certains think tanks européens. Elle considère que certains d’entre eux bénéficient d’un financement de la part d’entreprises, mais ne constituent en fait que la façade d’un groupe d’entreprises.
Les think tanks ne peuvent désormais plus être considérés comme des universités sans enseignement, comme cela était le cas par le passé, a affirmé le commissaire européen charge de l’Administration et de la lutte contre la Fraude, Siim Kallas, lors d’un évènement à l’European Policy Centre (EurActiv 20/04/09).
Ils n’ont pas d’étudiants et ne sont pas soumis au système de contrôle des pairs que le monde académique utilise pour promouvoir la diversité de pensée et la rigueur scientifique, tandis qu’on attend que les institutions académiques conduisent leurs recherches d’abord, et tirent leurs conclusions ensuite, a-t-il expliqué.
Les débats récents se sont concentrés sur la question de savoir si les lobbies devraient s’inscrire au registre des lobbyistes lancé par la Commission européenne en juin 2008.
Lors de la conception du projet, nous avons clairement établi que le lobbying signifie toutes les actions menées dans l’objectif d’influencer la formulation des politiques et les processus de prise de décision des institutions européennes, a déclaré le commissaire M. Kallas, appelant de ses vœux davantage de think tanks à s’inscrire.
Une catégorie séparée a été créée pour accueillir les think tanks, ce qui les met clairement à part des professionnels des affaires publiques et des représentations directes des intérêts des sociétés. En rejoignant le registre, vous ne vous définiriez ainsi pas comme un lobbyiste, a ultérieurement écrit le commissaire dans une lettre adressée au think tank Friends of Europe (EurActiv 27/04/09).
En réponse aux remarques du commissaire, le secrétaire-général de Friends of Europe Giles Merritt a confié à EurActiv qu’ils n’avaient pas l’intention de s’enregistrer comme lobbyistes et a fait part de sa surprise envers les commentaires de M. Kallas.
Personnellement, je refuse d’être qualifié de lobbyiste, a-t-il déclaré, en poursuivant : je suis actif à Bruxelles depuis trente ans et je n’ai pas une seule fois fait œuvre de lobbying. Je ne sais même pas ce que fait un lobbyiste, a-t-il affirmé.
Il a continué en affirmant qu’ils n’exercent aucune pression pour qui que ce soit. Selon eux, ils organisent des débats sur certaines questions, à propos desquelles tout le monde peut avoir son mot à dire, a-t-il indiqué. Si nos sponsors veulent avoir leur mot à dire, aucun problème, nous inviterons d’autres participants pour s’opposer à eux ; il s’agit d’un débat politique ouvert, a déclaré M. Merritt.
L’European Policy Centre, par ailleurs, a décidé de s’inscrire au registre de la Commission.
Le directeur de l’EPC, Hans Martens, a déclaré que la décision du think tank bruxellois de s’inscrire au registre n’avait pas été simple. Nous ne pensons pas que nous sommes un lobby, mais nous ne voulons pas que les gens se demandent ce que nous avons à cacher, a-t-il précisé.
Qualifiant de juste la question de savoir si les think tanks devraient ou non s’enregistrer, le directeur du Centre for European Reform, Charles Grant, a déclaré à EurActiv : « pour être honnête, nous n’avons pas eu le temps d’adopter une position à cet égard, nous venons juste de découvrir les commentaires de M. Kallas ».
« Nous discuterons de cela en interne, ainsi qu’avec quelques autres think tanks, puis nous déciderons de ce que nous devrions faire », a ajouté M. Grant.
Eberhard Rhein, chargé d’enseignement à la Mediterranean Academy for Diplomatic Studies, a déclaré à EurActiv : « Je suis définitivement d’avis que les think tanks tels que l’EPC ne devraient pas être inclus dans le registre. Ils ne font pas campagne sur certaines questions, laissent de côté les intérêts propres au monde des affaires au Parlement européen ou au Conseil ».
« Dans tous les cas, l’inscription des lobbies d’affaires sur un registre quelconque ne les empêchera pas d’influencer la législation ou les décisions prises par l’UE », a poursuivi M. Rhein, ajoutant : « les Etats-Unis ont établi un registre de ce type il y a plus de cinquante ans, et il n’existe aucun autre pays au monde où l’influence des lobbies soit plus forte ou plus néfaste sur la législation ».
« Il serait bon que la Commission et le vice-président Kallas réalisent que nous avons besoin de méthodes plus subtiles que celle du registre pour combattre l’influence souvent pernicieuse des groupes d’intérêts influents », a-t-il conclu.
Liens externes
NGOs and Think-Tanks
- Corporate Europe Observatory (CEO): Lobby Planet: Brussels - the EU quarter (Nov. 2004)
- Corporate Europe Observatory (CEO): European Think Tank Series: The European Policy Centre (Oct. 1998)
- Corporate Europe Observatory (CEO): Transparency unthinkable? Financial secrecy common among EU think tanks (July 2005)
- Corporate Europe Observatory (CEO): Covert industry funding fuels the expansion of radical rightwing EU think tanks (July 2005)
Think tanks & Academia
- The Centre for European Policy Studies (CEPS): Website
- Friends of Europe: Website
- National Institute for Research Advancement (NIRA): NIRA's World Directory of Think Tanks - Fourth Edition
- The European Policy Centre (EPC): Website
- Centre for the New Europe (CNE): Website
- European Trade Union Institute (ETUI): Website
- Lisbon Council for Economic Competitiveness: Website
- BRUEGEL: Website
- Centre for European Reform (CER): Website
- Federal Trust for Education and Research: Website
- Institute for European Environment Policy (IEEP): Website
- Royal Institute of International Affairs (RIIA): Website
- The European Network of Economic Policy Research Institutes (ENEPRI): Website
- European Policy Institutes Network (EPIN): Website
- EUROPEUM Institute for European Policy: Website
- Confrontations Europe: Website
- Fondation Robert Schuman: Website
- Institut Francais des Relations Internationales (IFRI): Website
- Institut für Europäische Politik (IEP): Website
- Zentrum für Europäische Integrationsforschung an der Universität Bonn (ZEI): Website
11:55 Publié dans Lobbies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lobbies, groupes de pressions, le rôle des think tanks, l'élaboration, politiques européennes [fr]










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