11.08.2011
Tour d'horizon politique du logement pour 2011-2012
C’est dans les Echos, avec notamment une critique des aides à l’achat dans l’ancien, qui fait monter les prix sans produire de logements supplémentaires : voir aussi Une politique qui aggrave la crise du logement?
10/08/2011 | Immodanger | Immobilier
Immobilier 2012 : de nombreux changements à venir pour le logement
La tendance pour le marché immobilier en 2012 sera fortement dépendante des modifications qui seront apportées par le gouvernement sur les aides financières et les impositions qui régissent le marché du logement. Découvrez certaines mesures qui pourraient être prises d'ici 2012 pour le secteur immobilier.
Écrit par Immodanger
Faut-il continuer à soutenir le marché immobilier à tout prix ?
Le gouvernement cherche différents moyens de réduire ses dépenses pour tenter de faire face à ses dettes. Or le soutien du marché immobilier par différents mécanismes d'aides coûte plusieurs milliards d'euros par an à l'État. Toutes les mesures d'aides au logement vont donc être passées au peigne fin afin d'y trouver des sources d'économies.
En ce qui concerne l'accession à la propriété, le nouveau prêt à taux zéro de 2011 pourrait être modifié dès 2012. On a entendu parler cet été d'une possible fusion entre le prêt à taux zéro à l'accession sociale et l'éco-PTZ. Benoist Apparu, secrétaire d'État au Logement, a confié que si cette mesure devait se faire, cela ne serait pas avant 2012.
Alors que le gouvernement se félicite du succès du PTZ Plus (plus de 200 000 ont déjà été signés depuis le début de l'année), les promoteurs commencent à critiquer les changements survenus sur la défiscalisation Scellier en 2011 et sur le fait que les montants alloués au prêt à taux zéro sont fortement utilisés pour des achats dans l'immobilier ancien.
En effet, les chiffres pour le logement neuf au 1er semestre 2011 sont très mauvais et les promoteurs français commencent à s'inquiéter de la prochaine diminution des avantages de la loi Scellier pour 2012. Ils préfèreraient que les efforts financiers de l'État se dirigent sur la construction plutôt que sur les logements anciens.
Alors que les prix ne cessent d'augmenter et que les caisses de l'État se vident, il va peut-être falloir songer à augmenter l'offre (réduire le prix du foncier, facilité les constructions, etc.) plutôt qu'à chercher à soutenir la demande à tout prix et à entretenir la bulle immobilière Française.
Augmentation des impôts sur les transactions immobilières
Réduire les dépenses n'est qu'une partie de la solution. L'augmentation des impôts sera l'autre cheval de bataille du gouvernement. Les principaux changements à attendre du côté de l'immobilier concernent l'augmentation des impôts sur les plus-values immobilières.
Plusieurs modifications sont à l'étude :
- Réduction du taux d'abattement de 10 % par an à 5 % par an (après 5 ans de détention)
- Augmentation des taxes sur les terrains à bâtir dans les zones en fort déficit foncier.
- Contribution CSG / CRDS (prélèvements sociaux) dès le 1er euro de plus-value et sans prise en compte d'abattements.
- Taxation des plus-values sur les résidences principales, jusqu'à présent exonérées.
Enfin, d'autres augmentations d'impôts sont à prévoir pour le logement. Il s'agit des hausses des impôts locaux ! Les taxes d'habitation et taxes foncières ont déjà bien augmentées en 2010. Il faut s'attendre à de nouvelles hausses sensibles dans les années qui viennent pour que les collectivités puissent boucler leurs prochains budgets.
Quels impacts sur l'évolution du marché immobilier en France ?
Ces modifications viendront influencer de manière forte l'orientation du marché immobilier en 2012. D'un côté si le gouvernement réduit ses aides au logement, le marché immobilier pourrait se bloquer faute d'acquéreurs solvables. De l'autre, en maintenant ou en ajoutant des aides, les prix de l'immobilier continueraient à flamber rendant l'accès au logement toujours plus cher et inaccessible.
On n'entend pourtant très peu parler des problèmes du logement dans les programmes des différents candidats à la prochaine élection présidentielle de 2012. Les Français sont pourtant très attachés à leur logement et ils sont fortement impactés dans leur vie de tous les jours par le coût élevé du logement (aussi bien à la location qu'à l'achat)...
De Immodanger
13:00 Publié dans logements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tour d'horizon, politique, logement, 2011-2012
21.09.2010
prospérité accessible à tous " ..., j'hallucine ou quoi ..?.....
Bonjour Cher(e)s Ami(e)s,
La nouvelle loi PTZ +, me semble (quasiment sur) un coup d'épée dans l'eau. Un effet d'annonce pour faire oublié les promesse de hausse de pouvoir d'achat, le scandale Woerth / Betancourt) et les politiques discriminatoire et de perte des liberté. Car le véritable problème de l'accessibilité au logement ne réside pas dans la baisse des taux ( déjà proche de zéro) ou dans les aides pour les primo accédant, mais dans la lutte contre la précarité, la spéculation. Cette loi comme les autres n'aura comme seul résultat d'entretenir la spéculation, de maintenir des prix innascibilité alors que les salaires stagnes ( + 2.6% de hausse pour les travailleurs salariés).
La politique du logement social en accusation : Environ 1,2 million de ménages sont en attente d'un logement social et le déficit est estimé à 900.000 logements selon la Fondation Abbé Pierre. Pourtant les objectifs de mises en chantiers sont ambitieux. Mais le financement fait défaut( l'expansion) Dix millions de Français sont touchés par la crise du logement ? :
> > Juste une question que je me suis posé, EE et beaucoup d'autre ( je pense à la lecture de ce tu dis ,et que je pose donc à cette liste, je cite Joël : > > "Parce qu’il faudrait, quand même proposer à l’aune des préoccupations> > de la majorité des terrien-ne-s – et non du 1/6ème qui pille pour entretenir> > le rêve de prospérité – c a d se nourrir, se vêtir, se loger."> > Est-ce un luxe que de rajouter à ces 3 besoins vitaux, celui de "se cultiver" (se former , apprendre pour soit mais aussi collectivement etc..). Où sont les notions de "richesses" telles que développées par P.Viveret dans le tract ? est-ce que c'est parce que c'est considéré comme inaudible par les citoyens les plus défavorisés qui n'ont pas de quoi assurer leurs besoins vitaux ? Ce 4ème besoin n'est il pas tout considéré comme tout aussi vital par les écolo ?
Il faut dire aussi que "la rigueur accessible à tous", c'est moins vendeur politiquement.
Il ne faut pas leur mentir évidemment, mais il faut qu'on leur dise comment les verts/EE peut améliorer leur mode de vie et la société. Il faut dire aussi que "la rigueur accessible à tous", c'est moins vendeur politiquement..
Amicalement> >
Jeudi-Noir / Place des Vosges - Journée portes ouvertes le 20 février
19:43 Publié dans habitat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : habitat, logement, spéculation, ptz
24.02.2010
Une politique qui aggrave la crise du logement?
Notes - Thierry Debrand - 16 Décembre 2009
La crise du logement, aujourd'hui amplifiée par la situation économique et financière, est en réalité triple : crise structurelle, crise du pouvoir d'achat et crise du "vivre ensemble". Selon Thierry Debrand, économiste et responsable associatif, le budget "logement" pour 2010 est symptomatique d'un désengagement de l'Etat de la politique du logement, alors que l'urgence sociale se fait sentir.
Fin novembre s’est organisée la deuxième nuit solidaire pour le logement dans de nombreuses villes de France. Un constat : la crise du logement se durcit. Ce n’est pas une nouveauté. Depuis deux décennies, elle s’aggrave de manière continue. Elle est aujourd’hui amplifiée par la situation économique et financière.
Les difficultés que nous connaissons peuvent se résumer en trois crises : une crise structurelle, qui a pour origine le décalage depuis de nombreuses années entre la construction de logements et les besoins des français ; une crise du pouvoir d’achat qui résulte de l’inadéquation entre les loyers proposés et les possibilités financières des plus modestes ; mais aussi une crise du « vivre ensemble » qui génère une forte ségrégation territoriale, et souligne les efforts nécessaires pour faciliter l’acceptation des différences. Ces trois crises mettent en évidence la nécessité de l’intervention des pouvoirs publics dans la politique du logement. Le budget « logement » est en baisse de près de 20 % sur la période 2008-2011.
Face à ces trois crises, le gouvernement a décidé non pas de renforcer la politique du logement, mais au contraire de l’affaiblir. L’analyse des choix effectués lors du budget 2010 est sans appel : diminution des aides à la construction de logements sociaux, stagnation pour les ménages des aides au logement. L’aide à la construction de logements sociaux s’effondre de 800 M€ en 2008 à 480 M€ en 2010. La subvention par logement social baisse de 60%, pour atteindre 1000€, soit 3 % du plan de financement d’un logement social. Par ailleurs, les aides au logement pour les ménages stagnent alors que l’urgence sociale se fait sentir. En bref, c’est à un véritable désengagement de l’Etat que l’on assiste. Mais plus que d’une analyse sur les restrictions budgétaires, c’est d’un réel débat sain et éclairé que la société française a besoin concernant sa politique du logement. L’enjeu dépasse la simple construction de maisons ou d’immeubles, il s’agit de construire le vivre ensemble dans des villes apaisées accessibles à tous pour les prochaines décennies
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21:30 Publié dans logements | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, aggrave, crise, logement










