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29/11/2017

« En Afrique, la mondialisation de la violence et pauvreté»

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Emmanuel Macron au Burkina Faso

Face a la jeunesse, il essaye de relancer sur de nouvelles bases

C'est un lourd passif qu'essaye de faire oublier le gouvernement français en Afrique. Un passif d'un passé coloniale qui tient a des régimes autoritaires et a des pillages de richesse. A Ouagadougou hier, Emmanuel Macron a proposé une nouvelle relation avec la France, l'Europe et le continent Africain . On fait le point.

Devant l'université de Ouagadougou , quelques étudiants pas vraiment ravi de la visite u président français. Rapidement, ils ont été dispersés par les forces de l'ordre dans une capital sécurisé au maximum.

" A mon avis, Macron n'est pas le bienvenu au Burkina Faso et encore moins a l'université"

Une jeunesse diplômée qui réclame une vrai rupture dans la politique France Afrique commr la fin du franc CFA que le chef de l'Etat envisage comme possible. Une nouvelle coopération ou encore la fin de soutien a des vielles dictatures aux nom des intérêts français sur le vieux continent

"Il y a eu des combats, il y a eu des fautes et des crimes. Mais j'ai une conviction profonde : notre responsabilité n'est pas de nous y enfermer" Macron

"Nous sommes gérer aussi par cette traversée par toutes les passions, toutes les contradictions, toutes les demandes, les attentes à savoir certaines formes d'hostilités à l'égard de la France et je pense que ce que l'on a pu observé au sein de cette jeunesse burkinabaise peut se retrouver dans plusieurs pays africains" expert africain

Car pour beaucoup de Burkinabais, et d'autre l'objectif reste toujours de pouvoir travailler en Europe ou cette initiative du roi africain pour lutter contre les passeurs.

"Je proposerais également que l'Afrique et l'Europe viennent en aide aux populations prise aux piège en Lybie en apportant un soutient massif au population africaine en dangers.

Mais une aide qui doit également être proposée sur de nouvelles bases entre la France et ses partenaires africains.

Il faudra retenir de ce discours deux choses :- Il n'y a plus de politique africaine de la France, mais je vous propose un protocole en forme d'amitié , je vous propose une amitié partagée et surtout une responsabilité partagée.

Emmanuel Macron a enfin reparler de la force multinational du G5 Sahel pour lutter contre les groupes djihadistes, une manière de réaffirmer la présence française, notamment au Burkina

Pour Jakkie Cilliers, de l’Institute for Security Studies, la multiplication des conflits armés est due au fait que les Etats n’ont pas la capacité de faire respecter la loi.

Pour le programme sur l’avenir et l’innovation en Afrique (AFI), je fais des prévisions à long terme et des analyses de tendances globales. Regardons donc d’où nous venons. Les conflits armés en Afrique ont atteint leur apogée en 1990-1991 à la fin de la guerre froide. Par la suite, cela a diminué jusqu’aux années 2005-2006 et demeuré à des niveaux relativement bas jusqu’en 2010. Les conflits armés en Afrique ont ensuite augmenté à partir de 2010, mais pas aux niveaux enregistrés à la fin de la guerre froide. Depuis 2015, ces conflits se sont stabilisés et ont commencé à diminuer.

La nature des violences a changé

Aujourd’hui, il y a beaucoup plus d’acteurs non étatiques – une plus grande fragmentation des groupes armés. Ce n’est donc pas un gouvernement contre un groupe armé, mais un gouvernement contre de nombreux groupes armés. Les insurgés sont souvent divisés et parfois même se combattent entre eux.

 

Sud-Soudan

Des affrontements interethniques ont fait 43 morts et 19 blessés dans l'Etat sud-soudanais de Jonglei, au centre du pays, rapportent aujourd'hui les autorités locales. Les Murle et la tribu rivale des Dinka Bor entretiennent un cycle de violences et de représailles que les autorités sud-soudanaises ne parviennent pas à enrayer. La guerre civile qui a éclaté en 2013 et les multiples rivalités entre rebelles, militaires et milices ont fait plus de quatre millions de déplacés et de réfugiés, soit le tiers de la population du Sud-Soudan.

RDC

La mission de maintien de la paix de l’ONU en République démocratique du Congo a été visée par une attaque. Une quarantaine d’autres soldats ont été blessés.

« Contrairement à d’autres groupes, les ADF ne communiquent pas et ne revendiquent plus de message. Il est donc facile de leur imputer n’importe quel massacre », remarque la même source

La Monusco et les FARDC se connaissent bien, et leur collaboration ne se déroule pas sans anicroches. Déployée en 1999, au plus fort d’un conflit régional si vaste qu’il gagnera le nom de deuxième guerre du Congo, la Monusco, la plus ancienne et la plus fournie des missions onusiennes dans le monde, est restée en RDC pour combattre une myriade de groupes armés dans l’Est et, depuis l’été 2016, au centre de ce pays vaste comme l’Europe.

 L’Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

 L'Ethiopie : L'Éthiopie rongée par les violences interethniques

Les affrontements entre Oromos et Somalis ont fait des centaines de morts et ont déplacé 600.000 personnes depuis le mois de septembre.L'Éthiopie a beau se targuer d'être «un îlot de stabilité au milieu d'une région troublée», le pays fait face depuis la mi-septembre à des violences interethniques qui virent au «meurtre de masse», concédait dimanche le premier ministre Hailemariam Desalegn lors d'une allocution télévisée. Si les tensions ne sont pas nouvelles entre éleveurs oromos et somalis, qui se disputent puits et pâturages le long de la frontière entre leurs deux régions semi-autonomes, un conflit si généralisé, si meurtrier et si long, est inédit.La mort de deux personnalités politiques oromos après leur arrestation par la police Liyu, un groupe paramilitaire somali, a mis le feu aux poudres le 11 septembre. 

 

 LIRE AUSSI :Trump lève l'embargo économique à l'encontre du Soudan

Le terrorisme a également augmenté, mais selon la définition que l’on retient de ce terme, le terrorisme a toujours été beaucoup plus répandu en Afrique qu’ailleurs. On peut toutefois se demander si le terrorisme extrémiste violent va passer du Moyen-Orient à l’Afrique. Est-ce en Afrique qu’Al-Qaida et l’Etat islamique tourneront leurs prochaines vidéos ?

Les frappes de la coalition occidentale ont tué 129 djihadistes étrangers et 12 autres syriens en l’espace de 48 heures. Originaires de pays européens, arabes ou africains, certains étaient affiliés à l'EI tandis que d’autres l’étaient au Front al-Nosra. Deux organisations parmi une quinzaine qui forment une sorte d’internationale effrayante et disparate du djihadisme. Retrouvez ses principaux membres sur notre carte.

Cliquez sur les noms des groupes djihadistes pour plus d’information. Cliquez sur le texte pour fermer la fenêtre.

 

 Somalie.

Une frappe américaine en Somalie sur un camp d'entraînement des shebab, affiliés à Al-Qaïda, a tué plus de 100 combattants ce mardi, annonce le commandement américain pour l'Afrique (AFRICOM). Le bombardement a eu lieu à 200 kilomètres au nord-ouest de la capitale Mogadiscio. Les Etats-Unis ont intensifié leurs opérations en Somalie ces dernières semaines, accélérant notablement le rythme de leurs attaques de drones contre les islamistes locaux, les shebab et les jihadistes du groupe Etat islamique.

29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme

L’Union africaine redoute le retour de 6 000 combattants de l’Etat islamique sur le continent

Les djihadistes africains de l’EI, défaits en Irak et en Syrie, représentent de « sérieuses menaces pour la sécurité et la stabilité », selon le commissaire de l’UA Smail Chergui.
« Des rapports font état de la présence de 6 000 combattants africains parmi les 30 000 éléments étrangers ayant rejoint ce groupe terroriste au Moyen-Orient », a déclaré M. Smail Chergui, lors d’une rencontre sur la lutte contre le terrorisme.

« Le retour de ces éléments en Afrique pose de sérieuses menaces sur la sécurité et la stabilité nationales et exige un traitement spécifique et une coopération intense entre les pays africains », a estimé M. Chergui, cité par l’agence de presse APS.

Le commissaire de l’UA pour la paix et la sécurité a appelé les pays concernés à notamment « échanger les renseignements sur les éléments armés regagnant leurs pays respectifs », après leurs défaites en Irak et en Syrie.

OMPTE RENDU L’Union africaine redoute le retour de 6 000 combattants de l’Etat islamique sur le continent,  C dans l'air du 20-11-2015 | L'INTERNATIONALE DJIHADISTE ,  Who Supports ISIS?

 
 
25 novembre 2017 Le Mali

Les turbulences antigouvernementales sont plus fortes. Dans les pays développés, la mondialisation conduit au populisme de droite. En Afrique, elle conduit à la désaffection et à la violence au moment des élections.

Typiquement associés dans les médias internationaux à l'instabilité politique, à la maladie, à la pauvreté, à la corruption, aux dictatures et au manque de droits de l'homme et de démocratie, les pays africains luttent pour déconstruire les stéréotypes.

L'une des rares exceptions semble être la Republic of Ghana . faisons le point ensemble : car elle a pris rapidement ces responsabilité et s'est éloigné de la " logique racial" inexistante avant la venu des colons occidentaux.

Sept facteurs de la violence en Afrique

1. La pauvreté Les conflits armés internes sont beaucoup plus fréquents dans les pays pauvres que dans les pays riches. Ce n’est pas parce que les pauvres sont violents, mais parce que l’Etat n’a pas la capacité de faire respecter la loi et l’ordre. L’impact de la pauvreté est exacerbé par les inégalités – comme en Afrique du Sud. Inégalité plus pauvreté égalent violence et parfois extrémisme.(..) Les chiffres absolus devraient augmenter d’environ 80 millions (en raison de la croissance démographique).

Sur la base d’une trajectoire de croissance actuelle d’environ 4 % du PIB par an pour les 55 pays africains, il est très improbable que l’Afrique atteigne le premier des objectifs de développement durable de l’ONU visant à mettre fin à la pauvreté absolue.
Ainsi, s’il existe une forte corrélation entre pauvreté et instabilité, l’Afrique risque de rester turbulente. Le rapport entre le développement et la croissance est aussi un élément perturbateur.Lire aussi :   « La lecture exclusivement ethnique des conflits en Afrique est fallacieuse » 

Nous repartons en Afrique : Une personne sur deux n'a pas accès à l'électricité. 600 millions d'Africains, c'est l'équivalent de la population européenne Alors évidemment, les conséquences sont lourdes pour la santé, la sécurité, l'emplois , l'éducation. c'est cette injustice énergétique que le photographe Pascal Met à voulu montrer Il est en ce moment à Paris

 

 " Cela fait pas mal d'année que je voyage en Afrique et il n'y a pas une seule journée sans que le problème de l'électricité ne soit venus dans les discutions. la phrase qui est revenu le plus souvent me disait monsieur : " à partir de 19 heure, quand la nuit tombe, nous avons l'impression de tomber dans une tombe.

Kenya, Nigéria, Ethiopie, Congo, Niger... A la lueur des lampes a pétroles, Pascal maitre s'est glissé avec passion dans la nuit africaine

C'est un sujet éminemment politique. Cela touche l'éducation, c a d que les enfants ne peuvent pas étudier le soir, ou alors ils étudient avec des lampes a pétroles qui sont nocives pour la santé et qui créaient énormément d'accidents domestiques. La santé : les soins se font à la lampe a pétrole, les accouchements. cela touche la sécurité . lorsque les gens vous parlent, il y a l'insécurité par rapport aux voleurs mais aussi par rapport aux serpents. Après il y a l'aspect économique évidemment du développement : vous ne pouvez pas installer des mini entreprise qui peuvent avoir des coupures d'électricités régulière. Beaucoup de gens migrent pour ces aspects là aussi."

La moitié des africains n'ont pas aces à l'électricité, soit 620 millions de personnes. bien plus que l'ensemble de la population européenne.A l'exception de quelques initiatives d'ONG , la majorité des zones rurales et périrurbaines en Afrique ne sont pas alimenter en électricité.

 

2. La démocratisation Le processus de démocratisation peut déclencher la violence à court ou moyen terme, en particulier au moment des élections. Les événements au Kenya en constituent un exemple récent. Là où il y a un déficit démocratique important, comme ce fut le cas en Afrique du Nord avant le « printemps arabe », les tensions s’accumulent. Là où le niveau de démocratie est inférieur à celui d’autres pays ayant des niveaux de revenu et d’éducation similaires, ce déficit démocratique (manipulation de la Constitution, troisième mandat…) conduit à l’instabilité.

 

3. Le type de régime La plupart des pays stables sont soit des démocraties à part entière, soit des autocraties à part entière. Le régime de la plupart des pays africains est mixte, c’est-à-dire qu’ils ont des éléments des deux et se situent quelque part entre les deux. Ils ont la façade de la démocratie, mais ils n’ont pas beaucoup d’éléments de démocratie de fond. Les régimes mixtes sont intrinsèquement plus instables et davantage sujets à des perturbations que les démocraties pleines ou les autocraties pleines.

 

nAkufo-Addo: Africa's march of democracy hard to reverse : The president of Ghana talks to Al Jazeera about his country's democratic success and his hopes for the continentDemocracy, Ghana, Politics, Africa, Robert Mugabe 

Akufo-Addo: la marche de la démocratie en Afrique difficile à inverser Le président du Ghana parle à Al Jazeera du succès démocratique de son pays et de ses espoirs pour le continent.

 

Le Ghana aujourd'hui - au moins en apparence - jouit d'une stabilité politique, avec une population multiethnique réunie dans des élections démocratiques et pacifiques.


 

La présidente Nana Akufo-Addo s'entretient avec Jane Dutton, d'Al Jazeera, sur les raisons pour lesquelles son pays est si différent de ses voisins à cet égard - et quel travail reste encore à faire au Ghana et dans le reste du continent.

En 1957, le Ghana est devenu le premier pays sub-saharien à obtenir son indépendance de la domination coloniale.

"Nous avons eu nos problèmes tôt", a déclaré Akufo-Addo à Al Jazeera. "Après la volatilité des 30 premières années après l'indépendance, le peuple du Ghana ... a décidé qu'ils voulaient un gouvernement démocratique."

Akufo-Addo a pris ses fonctions le 7 janvier 2017, après avoir remporté les septièmes élections démocratiques démocratiques du Ghana depuis le retour de la démocratie multipartite dans le pays en 1992.

"La détermination du peuple ghanéen à passer par les principes et les valeurs démocratiques a signifié que les élections après les élections ont été plus fortes en termes de crédibilité et de transparence - et cela signifie aussi que la population a accepté les résultats de notre électorat le conseil a augmenté », dit-il.

Ailleurs sur le continent, la démocratie a beaucoup moins réussi à prendre racine. Au Kenya, le président Uhuru Kenyatta a devrait prêter serment pour un deuxième mandat, mardi 28 novembre, après que la Cour suprême du pays a rejeté deux pétitions visant à annuler les résultats des élections du mois dernier.

On retrouve les mêmes difficultés de gouvernance dans d’autres pays d’Afrique. Les dirigeants considèrent l’Etat comme leur bien personnel et s’accaparent ainsi les ressources du pays. Le statut de président devient celui de « big man », inspiré par une stratégie d’accumulation financière pour s’assurer une clientèle électorale dépendante. Le Kenya est un bon exemple de gouvernance dite néopatrimoniale, où l’ethnie constitue un mode de mobilisation commode pour les politiciens qui se disputent le pouvoir et les ressources attenantes à celui-ci.

 

4. La structure de la population La population africaine est jeune.  Les pays jeunes sont plus turbulents. Les jeunes hommes sont généralement responsables de la violence et de la criminalité. C’est également le cas en Afrique. Le manque d’emplois chez les jeunes et des taux d’urbanisation élevés provoquent l’exclusion sociale, source d’instabilité.

Lire aussi :   Deux attaques meurtrières contre les Nations unies au Mali

5. La répétition des violences Les violences passées sont souvent annonciatrices de la violence future. Des pays comme le Mali, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo (RDC) sont pris au piège dans un cycle de violence très difficile à briser. Cela demande un effort considérable et très coûteux, nécessitant souvent une mission de paix multidimensionnelle de grande envergure.

6. Un mauvais voisinage Il accroît le risque de violence parce que les frontières ne sont pas contrôlées et que la police est absente des zones rurales. La plupart des conflits en Afrique sont soutenus par des pays voisins.

7. L’augmentation des inégalités et du terrorisme transnational L’Afrique est un continent d’inégalités où la croissance ne se traduit donc pas par une réduction de la pauvreté. (..). En Occident, la faible croissance alimente le populisme. En Afrique, elle conduit souvent à la violence.

Dans ce contexte, l’objectif de l’Union africaine de « faire taire les armes à feu d’ici à 2020 » est irréaliste. Nous, Africains, partons sur de mauvaises bases et nous sommes surpris lorsque le reste du monde ne nous prend pas au sérieux. En effet, la violence restera inévitablement une caractéristique de plusieurs pays africains pour de nombreuses années à venir.

8 - Critère racial

On le voit, l’approche uniquement ethnique exclut toute analyse des événements ayant conduit au conflit et les « dépolitise ». De quoi cette lecture est-elle le symptôme ? Comment expliquer qu’elle soit particulièrement répandue dans l’étude des conflits en Afrique ?

Il semblerait qu’au-delà des classifications identitaires, l’analyse dépend du rapport entre l’observateur et l’observé. La lecture exclusivement ethnique est, en partie, héritière des travaux sur l’anthropologie de la race, élaborée à la fin du XIXe siècle. Cette littérature refuse de penser le racisme en Afrique comme une idéologie construite politiquement et socialement. L’étude de la trajectoire du concept d’« ethnie » est particulièrement éclairante.

C’est à partir du XIXe siècle que le critère racial est intégré. Il faut noter que cette période correspond à la domination européenne sur le reste du monde. Dans l’Essai sur l’inégalité des races humaines (1854

Jakkie Cilliers.

 

Que peut-on faire ?

J’ai fait valoir que l’Afrique restera turbulente parce qu’elle est pauvre et jeune, mais aussi parce qu’elle est en croissance et dynamique. Le développement est perturbateur, mais il offre aussi d’énormes possibilités.

Mais aujourd’hui, les Etats africains clés, comme le Mali et la RDC, semblent plus faibles, plus fragiles que jamais. Il semble que nous puissions améliorer les approches actuelles. Reconnaître que le maintien de la paix et les efforts extérieurs ne peuvent régler les problèmes internes.

D’un côté, le maintien de la paix par l’ONU est coûteux et désuet. D’autre part, l’Afrique n’a pas les ressources nécessaires pour mener des opérations de maintien de la paix multidimensionnelles de grande envergure et la communauté internationale n’est pas disposée à investir substantiellement dans la paix en Afrique.

Nous devons plutôt mettre en place des systèmes et des institutions à faible coût pour la prévention, la gestion et la reconstruction post-conflit en cours. Nous devons sérieusement aider nos voisins.

Sept recommandations (du monde)

1. A long terme, une bonne gouvernance et. L’emploi .

2. Le renforcement des capacités nationales.

Lire aussi :   RDC : l’ONU « s’inquiète » des violences et de l’incertitude politique

3. Ne nous étonnons pas si la violence se généralise en RDC, au Zimbabwe, au Burundi, en Ouganda… Dans tous ces pays, une petite élite a confisqué le pouvoir. Ils ont fait passer des lois sur la responsabilité des gouvernants, mais cela n’a pas été suivi d’effets. Et d’une manière générale, le reste du continent a regardé ailleurs.

4. Le travail de l’ISS et un rapport récent du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) concluent qu’une certaine forme d’action gouvernementale a servi de « point de basculement » incitant des personnes à rejoindre un groupe extrémiste. Par exemple, « le meurtre ou l’arrestation d’un membre de la famille ou d’un ami ».

En outre, l’Afrique semble avoir adhéré à l’approche américaine de la guerre contre le terrorisme – en s’appuyant sur l’armée pour répondre à une menace, le terrorisme, qui nécessiterait avant tout une approche fondée sur le renseignement et des enquêtes respectant l’Etat de droit. Nous serions bien avisés de revenir à une intervention des services de renseignement et de police plutôt qu’à une intervention militaire contre le terrorisme dans la mesure du possible.

5. Les liens entre la criminalité transnationale organisée et le terrorisme se développent. D’une certaine façon, nous avons assisté à la fin des guerres conventionnelles entre Etats. Le monde entier est maintenant un champ de bataille. Le terrorisme et les attaques contre des civils peuvent intervenir partout.

Les paradis fiscaux, la corruption des gouvernements africains, le vol par les élites dirigeantes, tous ces phénomènes alimentent la radicalisation. .

6. L’inégalité croissante et la concurrence croissante dans le secteur des ressources nous menacent tous. . L’Afrique doit continuer à défendre le consensus d’Ezulwini – texte de l’Union africaine prônant notamment une réforme du Conseil de sécurité –, mais elle doit aussi sortir des sentiers battus. .

7. Une coopération internationale et régionale beaucoup plus poussée est nécessaire.  

Il convient de se méfier des explications simplistes et essentialistes où les conflits sont vus comme inhérents aux cultures africaines, déterminés uniquement par les identités. Pourtant, cette lecture continue d’être reprise et guide les commentaires sur les conflits en Afrique.

Il faut donc porter notre attention sur les jeux de pouvoir locaux, sur les relations internationales africaines et sur l’intégration du continent au grand jeu mondial. La lecture exclusivement ethnique est extrêmement réductionniste, très spéculative et profondément fallacieuse.


Dites-nous ce que vous pensez?

Source: Al Jazeera

 



Dessous des Cartes - 2037, un monde décarboné ? par Ledessousdescartes  Dessous des Cartes - 2037, un monde décarboné ? par Ledessousdescartes - DISPARITION Jean-Christophe Victor, voyage sans retour

Laurence Defranoux
 

INFOGRAPHIE - Alors que le gouvernement hongrois a annoncé la fermeture de sa frontière avec la Serbie et le début de la construction d'une barrière anti-immigration, Le Figaro liste les principaux murs du monde.

 

 

 


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/28/en-afrique-la-mondialisation-conduit-a-la-violence-au-moment-des-elections_5221663_3212.html#LVUiPHtx27RbIUEa.99

Sommaire
Guerre de l'ombre au Sahara

 

Seulement un mauvais rêve ? - l'indignéSeulement un mauvais rêve ? : citoyen actif

RÉFLEXION SUR LE(s) MOUVEMENT(s) EN COURS Créé le dimanche 15 mai 2016 

Les temps changent.... Le système reste !! Par Enkolo dans Accueil le Seulement un mauvais rêve ? Par Enkolo dans Accueil le 

Seulement un mauvais rêve ? : citoyen actifSeulement un mauvais rêve ? - l'indigné"Mon rat s'appelle Judas" - Enkolo, 11 novembre 2017 Seulement un mauvais rêve ?Migrants for sale

 Migrants for sale: Slave trade in Libya, 10/12/2017 Hommage à Jean Christophe Victor

Après Daech, naissance d'un État terroriste Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".

A lire 21 novembre 2017-Les guerres cachées contre DaechYémen : «L'effondrement va secouer la région et le monde» Publié le 02/12/2017 à 20:06 par saltabank, 01 décembre 2017Daech, naissance d'un Etat terroriste

29/07/2016

L'histoire sans fin contre le terrorisme

n

 

TED
Members of the Libyan pro-government forces gesture as they stand on a tank in Benghazi, Libya, May 21, 2015. [Reuters]
 
On ne vaincra jamais l'idéologie salafistes par la force brute. Il y a onze ans, les Etats-Unis suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l'ombre d'un doute. Comme un acte de légitime défense, après lesattaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n'a résisté à l'épreuve des faits. Tous les acteurs du conflit, membres des services secrets américains, commandants des force américaines, cadres talibans, seigneurs de guerre afghans, négociateurs de l'ONU, dirigeants pakistanais, responsables des ONG, racontent et démontent l'engrenage d'une guerre. Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : Afghanistan, le prix de la vengeance - l'Indigné Révolté  http://fr.wikisource.org/wiki/Bandit!Flores Magon, Bilan de la guerre "contre le terrorisme"
 Si vaincre Daesch en Irak est difficile, elle est quasiment impossible en Syrie.  Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech Arte 2016 11 08 20 50 
 
 nLa guerre en Syrie, un «cancer à l'échelle mondiale» (Guterres)a estimé aujourd'hui le prochain patron des Nations unies Antonio Guterres, exprimant l'espoir que la Russie et les Etats-Unis allaient "surmonter leurs divergences" pour y mettre fin. Cette guerre "provoque non seulement la souffrance du peuple syrien", mais engendre aussi des "réactions violentes qui conduisent même dans certains cas à des actes terroristes", a-t-il déclaré dans un entretien exclusif à la chaîne de télévision portugaise SIC.

Début décembre, M. Guterres avait cependant reconnu que "le secrétaire général n'est pas le maître du monde" dans la mesure où c'étaient les cinq grandes puissances membres du Conseil de sécurité qui menaient le jeu. Celui-ci reste profondément divisé entre les occidentaux et la Russie. Le régime syrien, soutenu par la Russie, avait annoncé jeudi dernier avoir repris le contrôle total d'Alep, deuxième ville du pays, remportant sa plus grande victoire face aux rebelles depuis le début de la guerre en 2011.

Les risques , mise en garde contre "le retour des djihadistes étrangers" dans leurs pays d'origine ou leur repli en Syrie, le chaos après la chute de Mossoul, d'enlissement en Irak et Syrie :
 
"La reconquête n'est pas une fin en soi. Nous devons d'ores et déjà anticiper les conséquences de la chute de Mossoul"
 
.... Ni la surenchère médiatique et guerrière des états.Dans un ENTRETIEN Irak : « On risque de passer d’une bataille aux fronts clairs à une guérilla » VIDÉO.  De retour d’Irak, Hélène Sallon, journaliste au service international du Monde, détaille le quotidien des habitants de la capitale, Bagdad, quadrillée par les barrages, et analyse l’évolution du conflit sur place.
 
A lire aussi : « guerre au terrorisme » Par Enkolo dans Accueil le 

Bagdad, chronique d'une ville emmurée - ARTE ... - YouTube,  Bagdad, chronique d'une ville emmurée Créé le mardi 30 août 2016Né des braises non éteintes de l'occupation américaine en Irak, proliférant sur les décombres du conflit syrien,  . Le serpent qui se mort la queue :A lire : « l'EIIL est à son apogée... , La Guerre d'Image , le tourbillon jihadiste :



Les guerres cachées contre Daech : Les guerres cachées contre DaechLes guerres cachées contre Daech, 

Adopter une posture uniquement militaire pour reprendre au plus vite la ville tenue par Daech est dangereux, estime cet éditorialiste : l’accueil n’est pas prêt pour les populations sunnites qui fuiront inévitablement la ville. 

 

«On n'éradiquera pas Daech sans prendre Raqqa et sans régler le problème libyen» - Le ministère français de la Défense

L’offensive en cours sur Mossoul risque fort d’entraîner le repli de l’état-major de Daech sur Rakka et, donc, la relance à partir de la Syrie de la campagne de terreur djihadiste en Europe. 

«Nous craignons que Daech en profite, s'infiltre et lance une contre-attaque» - Un chef militaire des Forces démocratiques syriennes

  
 Vous craignez que de la crise actuelle au Sahel émerge un nouvel Afghanistan. D’autres Etats sont-ils susceptibles de s’effondrer comme le Mali en 2012 ?Vers une nouvelle guerre civile ?
 

Ce qui en ressort est une combinaison de plusieurs facteurs " Le Sud libyen : un espace de convoitise en mutations", Des armes aux narcotiques, le fezzan libyen : un carrefour de trafics.La question des hydrocarbures : nouvelle source de tensions entre Touaregs et Toubous., Vers une « professionnalisation des trafics » : le convoyage de migrants....

L'Afrique le monde : l'afrique poudrière terrorisme : L'Afrique offre de nombreuses conditions permettant des opportunités pour les djihadistes de s'y installé. Ainsi selon Géopolitique du sud libyen: une poudrière régionale - Afrique du .diploweb.com en date du 1 févr. 2016, Comment le Sahel est devenu une poudrière - Le Monde ... Ainsi selon le monde "La menaceterroriste s'étend en Afrique de l'Ouest sur fond de concurrence entre Al-Qaida et l'Organisation de l'Etat islamique Mais l'article le plus interessant reste l'ENTRETIEN de Serge Michailof : « Le Sahel est constitué d’une série de poudrières»Pour ce spécialiste de l’Afrique, la démographie, la misère rurale, les fractures ethniques et religieuses, les trafics, les carences des Etats mettent la zone sahélienne sous tension. Face à cette crise, les politiques d’aide de l’Occident se fourvoient ou sont insuffisantes. 

 

 Pour l'Ancien directeur à la Banque mondiale et à l’Agence ­française de développement (AFD), conseiller de plusieurs gouvernements africains, Serge Michailof est engagé depuis près de quarante ans dans les questions de développement. Dans son dernier ­livre, Africanistan. L’Afrique en crise va-t-elle se retrouver dans nos banlieues ? (Fayard, 2015), il dresse un parallèle entre la situation au Sahel et en Afghanistan

Le problème majeur : Le soutien inconditionnel de l'occident a des régimes corrompus aux nom de la stabilité et de la lutte contre le terrorisme alors que c'est même régime ont facilité le développement de l'intégrisme islamistes ou salafistes aux nom de leurs controles de leurs population. C'est ce que révèle le Monde :

« Il ne faut pas s’attendre à ce que les élites des pays arabes réforment l’éducation si cela doit mettre leur survie en péril » 13 "Paradoxe : certains régimes arabes laïques sont responsables de l’islamisation de l’école. Car ils voient dans la religion un outil pour imposer le respect du pouvoir, explique Ishac Diwan, titulaire de la chaire d’excellence « Monde arabe » à l’université de recherche Paris sciences et lettres

Autres problématiques : le financement du terrorisme par l'économie souterraine« Pour lutter contre l’argent de la terreur, traitons vraiment la question de l’économie souterraine et des trafics »Pour Marie-Christine Dupuis-Danon, spécialiste de la finance criminelle, tant que l’on ne cassera pas les réseaux de l’économie criminelle, la lutte  contre le financement du terrorisme ne débouchera sur aucun résultat tangible.

 n « Enfin, l'argent de l'aide internationale ( les États-Unis ont injecté 1 000 milliards de dollars dans cette guerre, qui leur coûte encore actuellement 150 milliards de dollars par an [18] ) a été largement détournait par les " amis" de la coalition : les nouveaux maîtres d' Afghanistan" , c'est a dire des seigneurs de guerre ( encore eux) qui se sont fait une " virginité" en accédant aux pouvoir, tout en finissant des milices privés" » 


Somalie rime bien trop souvent avec instabilité politique, terrorisme, islamistes, guerre… Mais il y a une autre réalité. Une réalité sordide. Celle où se confondent famine et pétrodollars. La Somalie a un sous-sol riche en uranium, en fer, en gaz naturel… Et en pétrole ! D’énormes potentiels convoités depuis plus de vingt ans par des majors pétroliers. Nombreux sont ceux qui veulent une part du butin.  source Somalie : Les secrets d’une invasion - source Lettre d'afrique

Jean Christophe Servant : « La menace Boko Haram sert les intérêts de beaucoup de personnes » - Afri : L’organisation, qui fait beaucoup parler d’elle dans les médias, est en réalité méconnue. Qui se cache derrière Boko Haram ? Éléments de réponse avec Jean-Christophe Servant, journaliste spécialiste du Nigeria pour Le Monde diplomatique Un ancien porte-parole du président nigérian arrêté (Goodluck Jonathan) . Cette insurrection a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés depuis 2009 et a atteint son pic en 2013. L'ancien président a été battu l'an dernier par son rival Muhammadu Buhari qui a depuis lancé une vaste campagne anti-corruption visant les proches du gouvernement précédent.

 
Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : Une partie des "soldats du Califat" ne pouvant se rendre dans la zone Irak - Syrie, se sont repliés en Afghanistan ou ils espèrent créer un nouveau califa appelé le "Grand Khorasan" Le début du bras de fer entre les Taliban et dasch estime la BBC e
Des luttes complexes contre L'EI du fait des intérêts personnels des belligérants dans le conflits  
Que ce soit en Irak, Syrie, Yemen et maintenant Lybie.... Et demain, je sais ou.... Le constat est le même.
 
 

Filmmakers: Najibullah Quraishi and Jamie Doran

 n Afghanistan, le prix de la vengeanceCréé le samedi 27 juin 2015, Daech, naissance d'un Etat terroriste Créé le samedi 27 juin 2015, 24/07/2016 Afghanistan, le prix de la vengeance

Cliquez ici pour agrandir l'infographieA lire: L'EI sur le point de perdre Syrte, son bastion en Libye

Perdre pour mieux revenir, le nouveau credo de la propagande de l’organisation Etat islamique

Dans ses publications, l’organisation djihadiste minimise ses défaites et adapte son discours, mettant en exergue la résistance de ses hommes. LE MONDE | L’apocalypse attendra celle de la bataille finale entre les armées de l’islam et celles du mal. Une bataille finale renvoyée finalement à des jours meilleurs : la prise de Dabiq par des rebelles syriens a été reléguée par les djihadistes au rayon des mouvements quotidiens des factions dans le nord de la Syrie, où des dizaines de villages sont pris et repris chaque semaine au gré des affrontements. « Business as usual », l’apocalypse attendra.

A lire La Guerre d'Image

L’EI avait, dans un passé récent, déjà dû adapter son discours après la perte, en juin, de son bastion de Fallouja, qu’il avait conquis en janvier 2014. Un tournant dans la propagande djihadiste, qui est passée de la célébration de son expansion territoriale, symbolisée par le slogan triomphaliste « Baquiya [« permanente »] et en expansion », qui avait accompagné ses succès initiaux, à celle de la résistance de ses hommes et de la permanence de son idéologie.

Le retour au « désert »

Quelques semaines plus tôt, fin mai, Abou Mohammed Al-Adnani, l’ancien porte-parole et propagandiste en chef de l’EI, tué en septembre, avait explicité cette nouvelle ligne du mouvement : « Avons-nous été défaits quand nous avons perdu des villes en Irak, quand nous étions dans le désert sans ville et sans territoire ? Pensez-vous que vous serez victorieux et que nous serons défaits si vous prenez Mossoul, Syrte ou Rakka et même toutes les villes, et que nous retournons à notre condition initiale ? Sûrement pas ! »

Ce « désert » est d’abord un espace physique : les confins irako-syriens, bastion djihadiste depuis près de deux décennies, ou les campagnes de la province de Diyala (à l’est de Bagdad), où l’EI n’a jamais été aussi implanté, prévient leCombatting Terrorism Center de West Point, l’académie militaire américaine.

C’est aussi le synonyme d’un retour à la clandestinité : des sources sécuritaires irakiennes constatent une résurgence de cellules djihadistes terroristes dans les zones libérées du contrôle de l’EI. Une évolution déjà perceptible dans le nord de Bagdad ou dans la province de Slaheddine, au nord de Diyala.

« Il ne restera que l’élite, ceux qui ont été purifiés et nettoyés des impuretés de ce bas monde », proclame le numéro d’octobre de Rumiyah, le mensuel de l’EI, qui n’a pas renoncé à ses prophéties millénaristes, les « épreuves » du jour étant même un signe divin de victoires à venir. La « prophétie » dépeint surtout le « coup d’après », que l’EI théorise et que ses adversaires seraient bien inspirées de prendre au sérieux s’ils veulent prévenir toute nouvelle « sortie du désert ».


Sous la pression de la coalition internationale, l'État islamique est contraint de changer de stratégie en abandonnant sa structure centralisée mais en promettant de multiplier les attaques terroristes. En France, jamais l'hypothèse d'un nouvel attentat n'a autant pris corps.

 

Loin de signifier la fin des attaques terroristes, cette formation de cellules clandestines annonce plutôt d'autres modes opératoires sous forme d'attaques suicides. D'une extrême violence, ces attaques se sont déjà intensifiées ces dernières semaines en Irak et en Syrie. Même avec une structure centrale détruite et moins d'argent, Daech reste donc une menace, aussi bien au Levant qu'en Europe

 Somalie ou les insurgés islamistes après avoir été délogé par des coalitions armées et un temps affaiblit, avait peu s'adapter et lancer des attaques de plus en plus coordonnées et meutrières contre leurs ennemis ou les shebab revendique régulièrement leurs l'attaques sur le site internet de leur station, Radio Andalus.Le nord-est du Kenya, frontalier de la Somalie, est confronté depuis environ trois mois à une recrudescence d'attaques attribuées aux shebab. Enfin récemment une cellule de l'EI ( ancien miliciens 'Al Chabaab) ont fait leurs apparitionSomalie: des pro-EI s'emparent d'une ville Un groupe de partisans de l'organisation Etat islamique s'est emparé aujourd'hui d'une ville portuaire située dans la région semi-autonome du Puntland, en Somalie, o Somalie: une explosion au camion piégé fait plus de 20 morts à Mogadiscio

A lire La Somalie

L'Egypte est engagée dans un bras de fer entre le gouvernement toujours plus répressif avec les frêres musulmans et attaques régulières de l'Etat Islamique.L'escalade de la violence en Egypte. Hier le Sinaï a été l'une des journée les plus sanglante de son histoire avec une vague d'attentats. Depuis son allégeance à l’EI en novembre 2014, sous le nom de « Province du Sinaï », le groupe semble avoir accru ses capacités opérationnelles et accéléré sa convergence avec les branches actives en Syrie, en Irak ou en Libye.Les défis des Égyptiens . Egypte: exécution d'un islamiste de renomCOMPTE RENDU L’Etat islamique promet une guerre contre les « infidèles » en Egypte .  n L’attentat du Caire fait peser la menace d’une expansion de l’organisation djihadiste dans la capitale du pays.Hélène Sallon

 

Is Egypt facing a crisis?A high ranking military officer has been assassinated in Egypt amid a worsening security and economic situation. Egypt, Middle East

 

Since President Hosni Mubarak was forced to step down in 2011, Egypt has faced difficult times. A lire Les défis des Égyptiens

Au Nord Mali, la situation s'enlisse dans une guerre asymétrique faite d'acte de guérilla urbaine : . Longtemps concentrées dans le Nord, les attaques djihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays, y compris à Bamako.

A lire La guerre de l'ombre au...

Au Nigéria, .L'influence que le groupe Etat islamique exerce sur Boko Haram fait l'objet de débats depuis qu'Abubakar Shekau a fait allégeance à cette organisation en mars 2015.La qualité des vidéos de Boko Haram a depuis beaucoup évolué, avec des images beaucoup plus nettes et moins granuleuses, et un meilleur son, avec des techniques de production et de montage qui rivalisent avec celles de la maison-mère.

 

Des contrecoups terroristes sont redoutés en Europe. Des contacts ont eu lieu entre le Levant et la Libye, quoique «limités», assure-t-on. Il faut veiller aussi à ce que d'autres «théâtres» de crise ne prennent le relais en attirant les djihadistes, pointe une bonne source, en évoquant Boko Haram.

Avec Mossoul et ses suites, les risques d' «éparpillement» des djihadistes au-delà du Levant est donc important. Les flux de djihadistes ont pu être réduits, mais la vigilance s'impose. Et les avatars de Daech suscitent des interrogations sur la forme que pourrait prendre à l'avenir Daech dans nos pays», a relevé Ashton Carter. Une menace qu'il faut combattre sur le terrain militaire, mais qui est aussi un «califat virtuel»,  les risques d'attractivité que pourraient continuer à susciter les djihadistes même après la perte de leurs territoires au Levant.

Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?

Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu.  Etat islamique

« La guerre devient publique »

 « Puisse le mandat de Trump être le début d’une division de l’Amérique et le temps de la désintégration », conclut Abou Mohammed Al-Maqdissi

« Trump révèle la vraie mentalité des Américains, leur racisme et leur haine contre l’islam et les Arabes. Tout ceci ne fait qu’exposer au grand jour ce que ses prédécesseurs ne faisaient que masquer », ajoutait Abou Mohammed Al-Maqdissi.

En Syrie, le Front Fatah Al-Cham a vite trouvé, le 9 novembre, une vertu à l’élection du nouveau président américain, celle, visiblement, de lui alléger la tâche : « A partir d’aujourd’hui, nous n’aurons plus besoin de diffuser des communiqués exposant les machinations de l’Occident, il nous suffira de retweeter les déclarations de Trump », ironisait Hamza Al-Karibi, un responsable du groupe.

US admits civilians were "likely" killed in a US raid in Yemen and children may have been among the deadhttp://

Donald Trump l’a dépouillée de toute connotation éthique. Jamais un président américain en exercice, au moins depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, n’avait, devant des journalistes du monde entier, livré une telle opinion.LE MONDE | http://

 

La nouvelle stratégie d'implantation locale d'al-Qaida

Contrairement à Daech, la mouvance terroriste ne veut pas s'aliéner les populations pour établir des sanctuaires au Levant et en Afrique.

Il y a cinq ans, al-Qaida perdait son leader historique, Oussama Ben Laden, et semblait être happée dans une spirale déclinante. Aujourd'hui, la mouvance terroriste compte sur la défaite prochaine de sa rivale Daech en Syrie et en Irak pour au contraire rebondir, grâce à une stratégie d'implantation locale patiemment mise en place ces dernières années, que ce soit au Yémen, en Syrie ou au Maghreb. Le tournant s'est produit en 2010-2011.

A lire , 17/07/2016 La guerre de l'ombre au Sahara"

Au cours des années qui ont suivi les attaques du 11 septembre 2001, al-Qaida fut soumis à d'intenses pressions qui forcèrent sa direction à fuir le sanctuaire afghan pour se disperser sans autre stratégie que de sauver sa peau. L'invasion américaine de l'Irak en 2003 et l'insurrection sunnite qui en résulta vit la naissance en octobre 2004 de la première filiale d'al-Qaida hors de sa zone afghane. 

Depuis des mois, la communauté du renseignement américain ne cache pas son inquiétude face aux allées et venues de cadres d’Al-Qaida de la zone afghano-pakistanaise en Syrie, où le Pentagone craint que les zones sous contrôle du Front Fatah Al-Cham et de ses alliés deviennent un nouveau sanctuaire. Le tout sur fond d’un regain de menaces proférées à l’encontre de Washington.

Au Yémen, Al-Qaida dans la péninsule Arabique se félicitait il y a quelques jours « du retour, du Machrek au Maghreb, des armées de moudjahidin qui dévoreront l’Amérique ». Autre source d’inquiétude américaine, le Front Fatah Al-Cham pourrait également combler le vide laissé par son rival, l’Etat islamique, qui perd de plus en plus du terrain. Trump ou pas, la guerre continue.

 


LIRE AUSSI
» Somalie: nouvelle attaque meurtrière des shebab à MogadiscioEn Somalie, al-Chebab est de retourn   A lire : L'empilement des lois antiterroristes - Le Monde diplomatique : Infrarouge, vous êtes en Garde a Vue! - France 2 : Jeudi 28 juillet 2016 de 20:30 à 21:30 sur La Chaîne parlementaire Voir dans la grille

 

Pourtant, la gauche kurde est aujourd’hui le meilleur rempart contre Daech. Elle lui a infligé des défaites militaires et elle lui oppose une alternative politique, avec un projet de société démocratique, laïque, féministe et écologiste.

 

ENTRETIEN « Le terrorisme favorise un état d’esprit antidémocratique » Michel Rosenfeld, ­professeur de droit à la Cardozo School of Law de New York, est spécialiste de droit constitutionnel comparé et de philosophie du droit.
 

 Soutenir les forces progressistes au Moyen-Orient

L’éradication du djihadisme dépend des forces organisées au Moyen-Orient et en Afrique. Les forces progressistes peuvent parfois profiter des bombardements mais la participation de grandes puissances étrangères pose beaucoup plus de problèmes qu’elle n’en résout.

La fin de l’interventionnisme militaire ne sera pas la solution miracle, mais un préalable indispensable à l’extinction du djihadisme. Enrayer le délitement de la société

 

Militariser la société ? Sûrement pas !

a LIRE , il réduit les libertés publiques et entrave la contestation socialeUn œil sur vous, citoyens...

On connaît d’avance les boucs émissaires de ce climat militariste : les quartiers populaires, les migrant-e-s qui fuient la guerre et la misère, la population musulmane qui a déjà subi plusieurs « représailles » racistes depuis les attentats. C’est révoltant.

Refusons cette logique. Contre le djihadisme, contre l’interventionnisme militaire, contre la militarisation de la société, pour les luttes sociales, pour le soutien aux forces progressistes en Afrique et au Moyen- Orient. 

Pour info :

 
- ci-dessous le récapitulatif par la Coalition Climat 21
- CHAINE HUMAINE à Paris le dimanche 29 novembre confirmée - toutes les modalités sur le site d'Attac : https://france.attac.org/agenda/article/dimanche-29-novem...
- Pour vous inscrire sur Facebook : https://www.facebook.com/events/1525119174473260/

Le blog de Maxime Combe : "Paris2015 : Changer le système, pas le climat ! (en accès libre)

Pétition à signer : Laissons les fossiles dans le sol pour en finir avec les crimes climatiques

 

 

 COMPTE RENDU Turquie : assassinat du bâtonnier de Diyarbakir, figure de la cause kurde : Tahir Elçi a été mortellement touché à la tête, samedi, alors qu’il s’apprêtait à faire une déclaration sur les destructions survenues dans le quartier historique de la ville.

Sécurité élevée pour la COP21 - Hensozu

 

 Middle East, War & Conflict,  Politics, Middle East, Libya,Khalifa HaftarISIS, Libya,

1919-1939 : la drôle de paix

Daech, naissance d'un Etat terroriste - l'indigné révoltéDaech, naissance d'un Etat terroriste Créé le samedi 27 juin 2015 , Vu des Etats-Unis. Faut-il voir la main de l’Etat islamique derrière les attentats du 26 juin ? Terrorisme: Le mois du Ramadan, moment propice aux attentats Vu des Etats-Unis. Faut-il voir la main de l’Etat islamique derrière les attentats du 26 juin ?, Attentat en Isère : un défi politiqueLe djihad de la terreur, stratégie de vengeance et de diversionAux États-Unis, les extrémistes blancs tuent plus que les djihadistesQu'est-ce qu'un terroriste ? LSyrie, dans l'enfer d'AlepLa Confrérie, enquête sur les Frères musulmans Géopolitique

éIran, la présidentielle déjà verrouillé.Lire : Présidentielle en Iran : M. Rafsandjani condamné à rester dans les coulisses Lire aussi : Présidentielle en Iran : le dauphin de M. Ahmadinejad éliminé par le clergéVidéoAl-Manar diffuse des images des combats à Qoussair

La Confrérie : enquête chez les Frères musulmans (RTBF] - MeFeedia

 La Confrérie, enquête sur les Frères musulmans Documentaire/Reportage: Les Frères Musulmans, cette secte au pouvoir dans de nombreux paysDaesch, fruit des contradictions Publié le 06/12/2016 à 08:22

Guerre-terrorisme-guerre-terrorisme... Sortir de l'engrenage ALTERNATIVELIBERTAIRE.ORG

A lire aussi : Iran, élection présidentielle, esfandiar rahim mashaie, ahmadinejad, l'ayatollah ali khamenei,, racisme, géopolitique, documentaire, gardiens de la révolution, documentaire, reportage, les frères musulmans, religion ,

iran, élection présidentielle,, documentairereportage, les frères musulmans,

Qu'est-ce qu'un terroriste ? Lle tourbillon jihadiste :Les défis des ÉgyptiensGlobalia. JC Ruffin« l'EIIL est à son apogée...

 l'eiil, irak, syrie, , géopolitique, guerre civile, gaire sainte, al-qaida, as, géopolitique, , l'eiil, djihadiste d'al-qaida, l'etat islamique en irak et au levant, eiil, abou bakr al-baghdadi, le régime de Saddam Hussein

 

The War

Histoire réalisé en 2007 par Ken Burns, Lynn Novick  The War : liste des épisodes   "Le studio de la terreur" : Au coeur du Hollywood de Daech Créé le samedi 03 décembre 2016 

24/07/2016

La Somalie

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 Somalie : Les secrets d’une invasion - source Lettre d'afrique

Somalie rime bien trop souvent avec instabilité politique, terrorisme, islamistes, guerre… Mais il y a une autre réalité. Une réalité sordide. Celle où se confondent famine et pétrodollars. La Somalie a un sous-sol riche en uranium, en fer, en gaz naturel… Et en pétrole ! D’énormes potentiels convoités depuis plus de vingt ans par des majors pétroliers. Nombreux sont ceux qui veulent une part du butin.

 

Extrait "La guerre de l'ombre au Sahara" - ARTE - YouTube

 

 n  A lire Tag "La guerre de l'ombre au Sahara" - Enkolo : "La guerre de l'ombre au Sahara"

Envoye Special Somalie - vidéo Dailymotion SOURCE: AL JAZEERA  NEWSSOMALIA Mogadishu: 11 killed week after deadliest blast

 Somalie : Les secrets d’une invasion - source Lettre d'afrique

Somalie rime bien trop souvent avec instabilité politique, terrorisme, islamistes, guerre… Mais il y a une autre réalité. Une réalité sordide. Celle où se confondent famine et pétrodollars. La Somalie a un sous-sol riche en uranium, en fer, en gaz naturel… Et en pétrole ! D’énormes potentiels convoités depuis plus de vingt ans par des majors pétroliers. Nombreux sont ceux qui veulent une part du butin.

 n  A lire Tag "La guerre de l'ombre au Sahara" - Enkolo : "La guerre de l'ombre au Sahara"

 

Envoye Special Somalie - vidéo Dailymotion

 Depuis 2016, le groupe islamiste lié à Al-Quaïda multiplie les attentats à la bombe dans Mogadiscio. Délogé de la capitale et de plusieurs grandes villes en 2011, les djihadistes contrôlent toujours de nombreuses zones rurales. 

With reporting by Abdirisak Mohamud Tuuryare in Mogadishu

s militaires, somaliennes ou étrangères.

 

Pour exemple, nous pouvons analyser la situation sécuritaire en Afghanistan ou en Somalie ou les insurgés islamistes après avoir été délogé par des coalitions armées et un temps affaiblit, avait peu s'adapter et lancer des attaques de plus en plus coordonnées et meutrières contre leurs ennemis. Les islamistes somaliens shebab ont mené une attaque au camion piégé contre une position de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), aujourd'hui à Beledweyne, dans le centre de la Somalie ou les shebab revendique régulièrement leurs l'attaques sur le site internet de leur station, Radio Andalus.

"La Somalie doit organiser dans les semaines à venir des élections au suffrage indirect qui se solderont par l'élection du président le 30 octobre"Ils ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, refusant le plus souvent le combat conventionnel au profit d'opérations de guérilla et d'attentats-suicides.  

Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides -souvent jusque dans la capitale somalienne- contre les symboles du fragile gouvernement somalien ou contre l'Amisom 

Somalia has been embroiled in conflict and lawlessness since the early 1990s following the toppling of Mohamed Siad Barre.

Le nord-est du Kenya, frontalier de la Somalie, est confronté depuis environ trois mois à une recrudescence d'attaques attribuées aux shebab. Depuis son intervention militaire dans le sud de la Somalie en 2011 pour lutter contre les shebab, le Kenya a été la cible de plusieurs attentats meurtriers, notamment ceux du centre commercial Westgate à Nairobi (septembre 2013 - 67 mort) et de l'université de Garissa, dans l'est (avril 2015 - 148 victimes).


Le dessous des cartes - L'Afrique dans le maintien de la paix - 8 octobre 2016

Enfin récemment une cellule de l'EI ( ancien miliciens 'Al Chabaab) ont fait leurs apparitionSomalie: des pro-EI s'emparent d'une ville Un groupe de partisans de l'organisation Etat islamique s'est emparé aujourd'hui d'une ville portuaire située dans la région semi-autonome du Puntland, en Somalie, ont annoncé les autorités. Rivaux des miliciens d'Al Chabaab, les combattants pro-EI ont capturé le port de Qandala après avoir brièvement affronté les forces de sécurité locales. C'est la première fois que les partisans de l'Etat islamique s'emparent d'une ville. S'il leur est arrivé d'entrer dans des villages, ces incursions étaient suivies d'un retrait rapide. Le Groupe islamiste du Puntland est dirigé par Abdiqadir Mumin, un ancien commandant d'Al Chabaab qui a rompu avec les milices islamistes et qui s'inspire de l'organisation Etat islamique. » Somalie: une explosion au camion piégé fait plus de 20 morts à Mogadiscio

 

Somalie: attaque d'un tanker sri-lankais au large de la Corne de l'Afrique et détourné vers les côtes du Puntland, dans le nord-est de la Somalie, selon un expert en piraterie somalienne aujourd'hui, qui soupçonne des pirates d'être les auteurs de cette attaque. Si l'identité des assaillants est confirmée, il s'agirait de la première attaque d'un navire commercial par des pirates somaliens depuis 2012.

 » Lire aussi - Tribal-Kat : le dernier procès de pirates somaliens en France débute ce mardi

La piraterie somalienne, qui avait repris à une échelle industrielle en 2005, a connu son apogée en 2011, et les attaques avaient très sérieusement perturbé la navigation internationale dans cette zone maritime très fréquentée. Au plus fort de la crise (janvier 2011), les pirates détenaient 736 otages et 32 bateaux. Mais les mesures de lutte anti-piraterie ont fini par porter leurs fruits, avec notamment le déploiement de forces navales internationales. Les pirates avaient abandonné la partie ou été arrêtés pour plusieurs centaines d'entre eux.

 » Explosion à Mogadiscio: des dizaines de tués Le bilan du double attentat samedi à Mogadiscio de l'explosion de deux véhicules piégés à Mogadiscio samedi s'est considérablement alourdi et s'établit désormais  qui a fait près de 300 morts n'a pas été revendiqué mais porte la marque des islamistes al-Chebab. Le groupe, que l'on sous-estime souvent, réaffirme ainsi sa capacité de nuisance et défie les autorités.

D'une violence inédite, cette dernière attaque apparaît comme une démonstration de force d'un groupe que l'on dit trop facilement sur le déclin

» Lire aussi -  , Somalia declares three days of mourning after blast, » Somalie

En Somalie dans  la stratégie de déstabilisation d'al-Chebab Al-Chebab est de nouveau passé à l'offensive. À quelques mois d'importantes élections, le groupe terroriste somalien opère une résurgence inattendue qui inquiète les autorités et souligne la fragilité des progrès militaires réalisés ces dernières années. L'apparition d'une faction alliée à Daech dans la province semi-autonome du Puntland a fait monter les enjeux pour le groupe armé qui cherche à réaffirmer sa dominance idéologique dans cette région de la Corne de l'Afrique.

Une réponse aux frappes américaines

Depuis le début de l'année, les attentats ou les attaques à l'arme automatique ont fait plus de 700 morts et blessés à Mogadiscio et dans sa région. Les experts américains estiment qu'en 2016 les raids d'al-Chebab ont causé plus de 4 200 morts dans le pays, ce qui en fait le groupe le plus sanglant d'Afrique, devant Boko Haram ou Aqmi pourtant plus médiatisés . Les pertes globales de l'Amisom depuis son déploiement en 2007 sont inconnues, mais elles se montraient à plusieurs milliers.

En Somalie, al-Chebab est de retour somalie reportage arte - YouTube

L’attentat de Mogadiscio leur est attribué par les autorités somaliennes. Pourquoi, si c’est bien eux, ne le revendiquent-ils pas ?

En 2017, les Chabab ont pris le contrôle de plusieurs camps militaires somaliens et de la mission de l’Union africaine en Somalie (Amisom) – mission régionale de maintien de la paix en Somalie menée par l’Union africaine avec l’aval des Nations unies à la suite de la guerre civile somalienne. Ils sont donc les seuls à disposer d’explosifs en grande quantité.

Si les Chabab ne revendiquent pas cet attentat, c’est sans doute parce que leur objectif n’était pas de faire exploser un véhicule plein d’explosifs dans une zone où il n’y avait aucune cible politique significative. Comme quelques observateurs somaliens, je pense qu’il y a eu un problème, sans doute un accident, et que le chauffeur a fait sauter son véhicule pour ne pas avoir à se rendre.

Les Chabab subissent la concurrence de l’État islamique (EI), également présent en Somalie. Comment s’adaptent-ils ?

L’État islamique existe près de Qandala dans le nord-est de la Somalie et regroupe au maximum deux cents ou trois cents combattants. La tentative de l’EI de créer une filiale somalienne en octobre 2015 a vite tourné au fiasco car les Chabab n’ont pas fait l’erreur de leur homologue en Syrie : ils entendent bien maintenir leur monopole du discours djihadiste à l’intérieur de la Somalie.

Qui sont les Chabab, soupçonnés d’être à l’origine de l’attentat de Mogadiscio ?

Les soldats, étrangers ou somaliens, ainsi que les hommes politiques, les journalistes ou les personnalités sont les cibles habituelles des djihadistes locaux. Le double attentat aveugle apparaît donc comme une rupture. Il pourrait aussi être une réponse à la décision américaine, prise par Donald Trump, de lever les restrictions sur les frappes en Somalie.

Al-Chebab souhaite sans doute enfin déstabiliser un peu plus le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, dit «Farmajo». Élu il y a six mois, après un long processus, l'homme n'est pas parvenu à s'imposer dans le trouble jeu politique somalien. Son gouvernement reste dramatiquement faible et totalement dépendant de l'aide extérieure, tant sur le plan militaire que financier. Mais il se vantait souvent de savoir conserver une certaine paix.

En frappant durement, al-Chebab veut démontrer aux politiques et aux Somaliens que le passé n'est pas si loin. La stratégie pourrait se retourner contre ses auteurs. Choqués par tant de sang, des Somaliens sont descendus dimanche pour protester dans les rues de la capitale

 
somalie reportage arte

 

Documentaire 2015 - Somalie, la saison des pirates - YouTube : Afrique de l'Est (1/2) : Les pirates somaliens - France Culture

 
Des déchets toxiques sont déversés en Somalie.
Déverser une tonne de déchets toxiques le long des côtes somaliennes ne coûte que 2,50 dollars.
C'est la décharge la moins chère du monde, et une source de bénéfices confortables pour les Occidentaux.
Mais ces polluants anéantissent les ressources maritimes, provoquent des malformations génétiques et des cancers chez les enfants...
 

 

Celebrities join forces on social media to help famine-hit Somalia http://aje.io/lf35 

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Toxic Somalie: L'autre Piraterie - YouTube : «Toxic Somalia : l'autre piraterie», documentaire sur le trafic des ... - RFICOMPTE RENDU, What is a famine?

« Au Somaliland, les hôpitaux sont débordés d’enfants en situation de malnutrition sévère »

Dans un tchat sur Lemonde.fr, Bruno Meyerfled, journaliste au « Monde » basé à Nairobi, revient sur son reportage sur la famine en Somaliland, Etat qui a proclamé son indépendance vis-à-vis de la Somalie en 1991.

Bruno Meyerfeld, journaliste au « Monde » rentrant du Somaliland, a répondu aux questions des lecteurs du Monde.fr, mardi 28 mars, à l’occasion d’une journée spéciale sur la famine au Soudan du Sud, au Nigeria, en Somalie et au Yémen.

Depuis quand existe le Somaliland ? Sous quel régime vivent ses habitants ?

Bruno Meyerfeld : Le Somaliland a déclaré son indépendance du reste de la Somalie le 18 mai 1991, après des années de guerre civile. Il n’est pour l’instant pas reconnu par la communauté internationale. Mais plusieurs pays y ont des représentations, notamment lEthiopie et la Turquie, et beaucoup d’ONG et d’institutions internationales sont présentes. Le pays s’est montré capable, depuis son indépendance, d’assurer la sécurité de la population et d’organiser des élections jugées démocratiques. Mais à cause de la sécheresse et d’importants mouvements de population, le scrutin prévu en mars 2017 a été reporté, au grand dam de la communauté internationale.

Pouvez-vous nous expliquer quelles sont sur le terrain les conséquences de la famine ? D’ailleurs, le Somaliland est-il officiellement entré dans une phase de famine ? Les humanitaires sont-ils présents ?

Rappelons d’abord que la famine n’a pour l’instant été déclarée qu’au Soudan du Sud, et seulement dans l’Etat de Unity. Le Somaliland, et a fortiori la Somalie, sont dans une situation de crise alimentaire critique qui, selon les experts et les officiels rencontrés sur place, pourrait mener à la famine. Mais heureusement, on n’en est pas encore là.

Sur le terrain, la situation est malgré tout très difficile. En Somalie, plus de 250 000 personnes ont quitté leur foyer en quête d’eau ou de nourriture, fuyant les zones atteintes par la sécheresse, dont plusieurs dizaines de milliers au Somaliland. Partout au Somaliland, j’ai vu des centaines de cadavres d’animaux morts de soif, des champs autrefois fertiles et ravagés par la sécheresse, des villages vidés de leurs habitants, des hôpitaux débordés d’enfants en situation de malnutrition sévère. On observe aussi un afflux de déplacés vers les villes, où se forment des premiers camps informels.

Vous dites qu’il y a un exode pour fuir la famine, mais où vont les habitants ? Est-ce qu’ils trouvent refuge ailleurs ? Comment est-ce qu’ils sont accueillis ?

Au Somaliland, les populations fuient l’est du pays, à savoir les régions de Sanaag et Sool, qui sont les plus affectées par la sécheresse. Ils partent vers l’Ouest, dans la région de Borama (près de l’Ethiopie) et d’Hargeisa (la capitale) ou carrément vers l’océan Indien. A Borama, j’ai rencontré une femme qui avait parcouru plus de 700 kilomètres avec son bébé !

Pour l’instant, les Somalilandais se montrent solidaires des déplacés. Mais à mesure que les arrivées, venues des campagnes, se multiplient, la situation se tend avec les urbains. Dans la ville d’Ainabo, dans la région de Sool, quelques milliers de déplacés ont trouvé refuge et monté un petit camp. Ils m’ont expliqué que les habitants de la ville essayaient de leur voler leur eau et s’infiltraient la nuit dans le camp pour leur dérober leurs derniers biens.

Comment réagissent les autorités locales ? La famine est-elle taboue ou pas ?

Encore une fois, la famine n’a pas été déclarée en Somalie. La situation est très différente dans le sud et dans le nord de la Somalie. Dans le sud, notamment à Mogadiscio, la présence d’un Etat central est toute relative et le pays est encore en état de guerre civile. Dans le nord, par contre, le Somaliland a déclaré son indépendance en 1991, l’Etat a plus de moyens et la sécurité est assurée.

Mais les moyens du Somaliland sont très limités : le budget de l’Etat est de seulement 250 millions de dollars (environ 230 millions d’euros), soit l’équivalent d’une ville moyenne française, pour un pays de 3,5 millions d’habitants. Sur place, la ministre de l’environnement m’a confié que l’Etat central ne disposait que de 6 camions-citernes pour livrer de l’eau aux populations fragiles : une goutte d’eau, dans un pays grand comme la Grèce, où l’immense majorité des routes ne sont pas asphaltées !

Est-ce que le Somaliland a reçu des aides alimentaires des pays voisins ?

Oui. Les gouvernements de Djibouti et de l’Ethiopie ont apporté une assistance alimentaire à 20 500 foyers, soit à peu près 120 000 personnes. Cela reste une goutte d’eau : selon l’ONU, près de 1,5 million de personnes auraient besoin d’une assistance alimentaire au Somaliland.

Avez-vous pu observer le travail des ONG sur place ? Quelles sont leurs priorités actuellement ?

J’ai pu observer l’action de nombreuses ONG. Il est difficile d’avoir des chiffres spécifiques pour le Somaliland car les humanitaires ne le considèrent pas comme indépendant de la Somalie. Mais d’importants programmes de transfert d’argent par mobile et de livraisons d’eau ont été mis en place par les ONG.

Mais c’est loin d’être suffisant : les programmes de transfert d’argent que j’ai observés représentaient 62 euros par mois et par famille. Or, une famille, c’est parfois plus de 20 personnes ! Les livraisons d’eau sont également jugées insuffisantes par la population : dans le village de Beer, dans la région de Togdheer, j’ai vu une foule de villageois prendre à partie des membres de l’ONG Save The Children, réclamant davantage de camions-citernes.

Est-il compliqué de se rendre au Somaliland en tant que journaliste ? Comment avez-vous pu travailler là-bas ?

Non. A la différence du reste de la Somalie, le Somaliland est à peu près sécurisé. Cependant, le gouvernement impose une escorte armée pour sedéplacer dans le pays. Peu de routes sont asphaltées, il faut donc un bon véhicule. Malgré tout, les zones situées le plus à l’Est, comme Sanaag et Sool, sont inaccessibles car très instables et disputées par la région voisine du Puntland – toujours membre de la Somalie. Même les ONG n’osent pas y aller.

Dans quel cadre êtes-vous allé au Somaliland ? Le pays n’est donc pas en situation de famine officielle, quelles actions sont à développer pour éviter une telle catastrophe ?

Pour l’instant, il faut gérer l’urgence, c’est-à-dire réunir des fonds, mettre en place des programmes efficaces de transfert d’argent et surtout de livraisons d’eau et commencer à aménager les camps de déplacés. Il faut aussi s’occuper de ramasser les cadavres des animaux morts, qui pourraient transmettrede nombreuses maladies.

Ceci dit, il faut commencer à penser à des solutions à long terme. La pluie ne résoudra pas les problèmes des paysans nomades qui ont perdu tout leur bétail, d’autant que certaines zones pourraient devenir totalement incultivables. En effet, les paysans les plus pauvres, et qui ont tout perdu, se mettent àcouper les arbres et vendre du charbon. Résultat : le sol s’appauvrit, la pluie ne s’infiltre plus et, à long terme, plus rien ne pourra pousser. De grands programmes de reboisement seront donc nécessaires.

On envisage bien sûr une aide humanitaire dans ces circonstances si affreuses. Mais est-ce qu’on évoque, à plus long terme, des actions pour prendre le mal à sa racine ? Sa vraie racine est la surpopulation, la démographie galopante, sans aucune relation avec les possibilités d’hébergement dans ces pays. Pourquoi un tel silence sur cette cause première – en Afrique comme dans bien d’autres régions ?

Même si les familles sont très nombreuses en Somalie et au Somaliland, je ne dirais pas que la “surpopulation” est le véritable problème. Le Somaliland fait la taille de la Grèce, mais il est trois fois moins peuplé. La densité de population en Somalie est dix fois moins élevée qu’en France. Selon moi, le vrai problème, c’est le manque d’accès aux populations vulnérables à cause de l’insécurité et le phénomène de désertification.

Dans les villes qu’ont rejointes des milliers de Somalilandais, est-ce que l’accueil de ces populations a été anticipé ? Les ressources agricoles y sont-elles moins affectées par la sécheresse ? En gros, les populations qui arrivent vont-elles pouvoir s’alimenter ?

Là où je me suis rendu, comme par exemple à Aynabo, rien n’a été préparé. Les quelques milliers de déplacés y ont planté leurs tentes (des branches, des toiles en plastique et du tissu troué) sur un sol brûlant et dur comme de la pierre. L’eau à laquelle ils ont accès est épaisse et pleine de minéraux. Plusieurs habitants m’ont dit qu’ils n’arrivaient même pas à la boire, et qu’elle provoquait des diarrhées et des indigestions chez les bébés et les plus âgés. Je n’ai vu ni médecin, ni camion-citerne, ni système d’administration.

Etant actuellement en poste dans une ONG au Somaliland, nous faisons face également à l’afflux de réfugiés et de Somalilandais provenant du Yémen tout proche. Avez-vous pu aller à la rencontre de cette population s’ajoutant déjà au 81 000 personnes déplacées au Somaliland ?

Non, je n’ai rencontré aucun Yéménite.

Est-ce que la famine peut faire basculer le Somaliland dans le chaos politique, comme ses voisins du Puntland et de Somalie ? Est-ce que les Chababs ont des velléités de jouer un rôle humanitaire au Somaliland, et ainsi gagner la population de cette région à leur cause ?

Rien n’est exclu. A ce stade, je dirais que le Somaliland “tient”. Mais le fait d’avoir repoussé les élections à la fin de l’année – alors que celles-ci auraient déjà dû avoir lieu en 2015 – accroît les tensions entre les différents clans composant le Somaliland. Certains y voient déjà un prétexte pour le gouvernement actuel de se maintenir au pouvoir. Des violences ne sont pas à exclure.

Concernant les Chababs, ils ne représentent pas une menace au Somaliland, où ils ne contrôlent pas de territoire. Je n’ai pas constaté de processus de radicalisation religieuse. La population s’en remet pour l’instant au gouvernement, à la solidarité familiale et clanique et aux ONG… en attendant la pluie.

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 Toxic Somalia Créé le lundi 27 août 2012 
 
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