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19/04/2014

"Le grand bond en arrière"

 

Photo de Pascal Bacquet.

la publication de Pascal Bacquet.

 

L’interview de Mario Dragh

: Pour éviter la surchauffe de son économie, qui croît au rythme de plus de 6 % par an, le Brésil veut réduire ses dépenses publiques afin de freiner l'activité. Avec 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, la France entend elle aussi réduire de façon drastique ses dépenses publiques. Cherchez l'erreur

 " S’il y a bien quelque chose que le socialiste français fera pour le continent, c’est légitimer un capitalisme européen instable de par nature et profondément injuste."

 

Jérôme E. Roos
militant et économiste politique

 

Samir Bouzid : « Cette crise planétaire est encore plus dévastatrice que la Grande Dépression des années 1930. Elle a de lourdes conséquences géopolitiques; le démembrement économique donne lieu à des guerres régionales, à la fracture des sociétés nationales et, dans certains cas, à l'anéantissement de pays. Elle constitue de loin la plus grave crise économique des temps modernes »


 

 Entretien avec Serge Halimi autour de son livre "Le Grand Bond en arrière" et sur l’essor du libéralisme.  (La bas.org) Livre : 

Serge Halimi : Le Grand Bond en arrière (Fayard) Musique : EZLN : El uego et la palabra Serge Halimi - Le Grand Bond en Arrière [HD]Recul du Front de gauche,...

 

 « […] il n’y a pas plus de raisons d’assimiler le libéralisme à tout ce que des libéraux, ou des hommes supposés tels, ont à quelque moment proclamé comme un évangile. Ils peuvent très bien s’être trompés, et dans la mesure où ce qu’ils considéraient comme du libéralisme a eu des conséquences antilibérales, ils se sont certainement trompés. »

 

Les crises sont potentiellement des moments de remise en cause du capitalisme. cf Les pays européens en récession , Le Japon a tout" bon" !

 

L'idéologie néolibérale :

"Toute idéologie comprend un moment théorique (elle est un discours cohérent à tendance totalisante), un moment pratique ou pragmatique (elle fonde une axiologie qui rend possible une action efficace d’ordre politique, morale ou éthique au sein du monde social), enfin un moment apologétique (elle justifie la situation sociale, les actions ou les projets politiques d’un groupement social particulier). Sur la base de cette définition, l’article établit que le néolibéralisme satisfait à ces trois conditions et qu’il constitue bien ainsi une idéologie, aujourd’hui non seulement dominante mais même sans doute unique au sein du champ politique" 

 

Dans son essai intitulé «Qu’est-ce que le néolibéralisme?»,1 la politologue Gabriele Michalitsch analyse les bobards que les défenseurs de cette théorie racontent à propos du marché, de l’efficacité et de la concurrence. Pour elle, ce sont des mythes.

En réalité, le «néolibéralisme», c’est la subordination de nouveaux secteurs de la société à la domination du marché. Depuis les années 70, un réseau international de fondations, d’instituts, de centres de recherche, de scientifiques, d’écrivains, d’agents de relations publiques a été créé pour propager la pensée néolibérale.

August von Hayek et Milton Friedmann ont même reçu le prix Nobel pour leurs théories libérales. La «libertad económia» après la chute d’Allende au Chili, la politique de Margaret Thatcher en Angleterre et le programme économique de Reagan aux USA passent pour être des expériences néolibérales «réussies». L’hégémonie mondiale du modèle économique libéral repose essentiellement sur des théories américaines.

Qu'est-ce que le néolibéralisme? par Judith Barben, docteur ès lettres, Zurich

Créer un consensus grâce à des poisons pour l’esprit

Selon Michalitsch, le projet néolibéral doit finalement son succès à la «fabrication du consensus» (Chomsky). Mais il s’agit là d’un «consensus sans consentement». Les projets des gouvernants s’imposent au détriment des intérêts des gouvernés. Le pouvoir des médias qui appartiennent eux-mêmes à des empires économiques, joue là un rôle important. On produit des poisons pour l’esprit,2 tel le «there is no alternative» de Thatcher. On serine, on rabâche aux gens qu’ils n’ont pas d’autre solution que d’avaler les couleuvres et les pilules qu’on leur impose

Le mythe de l’économie de marché

Dans un monde dominé par les grands groupes industriels, on propage le mythe de l’économie de marché et de la «concurrence loyale» – sans se soucier de leurs conséquences sociales. Le désengagement de l’Etat au profit d’entreprises de plus en plus importantes est présenté comme une «solution» aux problèmes économiques.

C'est vrai, l'Inde vient de traverser une mauvaise passe en 2012. Complexité bureaucratique, hiérarchisation de la société, clientélisme et au final immobilisme du pouvoir... .Pourtant les pronostics sur la fin du "miracle" indien étaient prématurés. L'Inde a d'abord été victime de son modèle économique. . En Inde plus qu'ailleurs, c'est l'Etat qui tient entre ses mains le potentiel de croissance du pays.Or depuis quelques semaines, le gouvernement s'est saisi à nouveau des rènes de l'économie et a décidé de repartir au galop. Objectif : lancer une nouvelle phase de réforme.

Un secteur sera notamment au coeur de ce changement structurel, je vous en parle dans un instant.

Manmohan Singh I, II, III, IV...
Comme le rappelle les analystes de Gavekal, , "la politique est cruciale en Inde, car toute les poussées de croissance ont été précédées d'un train de réformes". Si Gavekal cite les réformes entreprises après la crise asiatique de 1997, on peut remonter jusqu'au début des années 1990 pour trouver le premier exemple de ce lien. Après une grave crise de paiement en 1991, l'Inde a décidé de se réformer en profondeur pour poser les jalons du pays libéral et innovant que nous connaissons aujourd'hui.

Si le politique précède les réformes économiques, on peut même ajouter qu'un homme précède le politique, Manmohan Singh. Déjà à l'oeuvre en 1991 comme ministre des Finances, c'est en tant que Premier ministre qu'il vient de lancer un "processus de relance" de l'économie selon ses propres termes. Trois secteurs sont concernés
La réforme fiscale Une plus grande ouverture aux investissements et La libéralisation de l'économie

C'est peut-être le secteur le plus médiatisé. Les investisseurs avaient poussé des cris d'orfraie en début d'année lorsque le gouvernement n'avait pas réussi à ouvrir le marché de la distribution. C'est désormais chose faite. Da

Comme l'a annoncé Manmohan Singh, "les mesures que nous avons prises ne sont que le début d'un processus de relance de notre économie qui consiste à ramener le taux de croissance à 8 ou 9%". Or tout porte à croire que ces mesures seront pérennisées dans le temps, pour deux raisons.

« UNE SOCIÉTE SE SUICIDE ?  

Les politiques ultra libérales a signé son propre arrêt de mort, et le notre si nous ne nous bougeons pas ! 

«  Nous ne payerons pas votre crise » ( cf Communiqué de presse : Démocratie réelle, maintenant !) . Ce slogan est en train de faire le tour de la planète, alors que les effets de cette dernière crise se font cruellement sentir. Fini de rêvasser ! L'heure est grave. Je préfère vous le dire tout de suite : ce que je vais annoncer aujourd'hui ne va pas plaire à tout le monde. « Nous sommes au bord de l'abîme. Un faux pas et nous connaîtrons une dépression comparable à celle du début des années 1930»

 

 

Retour à l’âge du fer ? Quand le monde manquera de métaux

 

nS. Halimi - Le Grand Bond en Arrière (2004) - Dailymotion : [Sociotoile] => Serge Halimi - Le grand bond en arrière Daniel Mermet : Finalement, Serge Halimi, tout est dans le titre : Le grand bond en arrière - Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde ; voilà, le sujet du livre et le titre du livre. « Le grand bond en arrière », il faut peut-être expliquer que ça fait allusion au « grand bond en avant »...  

 

Naturellement, ceux qui disent " oui mais la croissance va continuer a augmenter " sont les mêmes que ceux qui prévoyaient des taux de croissance bien supérieur à ceux qui viennent d'être publiés en Europe

«  : il va falloir se faire à l'idée que le système essaye de se sauver, tant pis pour un marché de l'emploi très tendu et un chômage élevé. C'est bien triste, je le sais, mais c'est ainsi. Les entreprises ont su s'adapter à la crise en réduisant leurs coûts de manière drastique. Cela est notamment passé par des suppressions de postes qui ne seront pas re-créés. Cela pour 2 raisons :1/La substituabilité du capital au travail a largement augmenté ces dernières années, grâce au progrès technique
2/La délocalisation de la production vers des zones où le coût du travail est moindre que dans les pays occidentaux s'est accélérée et les entreprises ne reviendront pas en arrière »

 Les marchés obligataires seront d'une importance cruciale dans la suite des événements -- nous restons à l'affût sur ce front-là, et nous vous tiendrons bien entendu au courant. Mais Tsiparas devrait les rassurer. Certes, il a tenu un référendum donnant la voie au peuple, cependant il a continuer a donner des gages de sa bonne fois en demandant la démission de son ministre de la finance, juger trop turbulent par les membres de l'Eurogroupe. Cela montre qu'il va essayer de négocier en diminuant les impacts demander par les créanciers ( Etats et Banques).

Libéralisation  avec Mario Monti en Italie : Italie : Mario Monti libéralise l'économie tous azimuts malgré la grogne » AFP . Une technique de manipulation des masses en faisant toujours payé les plus pauvres en oubliant que le vrai problème est le capitalisme et son fonctionnement

INTERVIEW - Le président du Conseil italien se félicite du «flegme tout britannique» avec lequel ses compatriotes ont accepté des «mesures très lourdes» pour faire face à la crise et répondre aux exigences de Bruxelles – sourceMario Monti : «L'Europe n'a plus à avoir peur de l'Italie.

Avant son déjeuner vendredi à Paris avec François Fillon, suivi d'entretiens avec Nicolas Sarkozy, l'économiste et ancien commissaire européen Mario Monti développe sa vision de l'Europe, dans sa première grande interview internationale depuis son investiture à la présidence du Conseil le 18 novembre dernier. » L'Italie adopte un nouveau plan de rigueur de 20 milliards.  » Premier test réussi pour l'Italie face aux marchés, » Mario Monti veut relancer la croissance italienne

Au menu

 

Monti tien grosso modo, le même discours que Sarkozy :

« Ce monsieur a toujours prétendu que la crise vient du fait que l'Europe n'est pas assez libérale alors que c'est l'absence de système de régulations qui nous a plongé dedans, il le prétend toujours quitte à faire des allusion fallacieuses à des pays comme l'Angleterre qui s'en sortirait mieux, ce qui prouve qu'il a le sens de l'humour, la Suède dont il taira qu'elle a des ressources pétrolières, et le Danemark qui ne possède pas de grandes industries mais de multiples industries misant sur les produits de niche, qui mène une politique opposée à la sienne prélevant de 57 à 63% d'impôts sur le revenu, dépensant 9% de ses revenus dans la politique de santé et ayant massivement investi dans l'éducation tout en maintenant un niveau élevé de retraites favorisant les préretraites en dépit du fait que les bénéficiaires en sont plus nombreux qu'en France. Bref ce monsieur dont la responsabilité de l'endettement de la Grèce est directe puisque il était responsable Europe de Goldman Sachs à l'époque du trucage des comptes a des convictions inébranlables toujours prêtes à nier la réalité des faits, quitte à couler l'Europe pour s'en affirmer ensuite un des plus ardents défenseurs et si il en est que les erreurs rendent humbles et en situation d'apprendre, il paraît définitivement perdu pour toute résilience de cette ordre… »

……

Après les 5 ministres qui cumulaient leur indemnité ministérielle de 14 000 € mensuels avec leurs pensions de retraite, aujourd'hui le magazine Marianne révèle que Maurice Lévy - le patron de Publicis qui va empocher en 2012 un bonus
de 16 millions d'euros - touche aussi une retraite d'au moins 8 000 € par mois !
Cette dérégulation du cumul emploi retraite a été légalisée depuis janvier 2009 par la volonté de Nicolas Sarkozy
et des députés UMP. Elle contribue à plomber les comptes des régimes de retraite. Elle est irresponsable dans une
période où des millions de chômeurs, et de jeunes en fin d'études, attendent désespérément que des postes se libèrent.Pour alerter les citoyens et pousser les responsables politiques et syndicaux à mettre fin à cette aberration

. doc PDF intéressant a lire : ]  Mario Monti au Figaro : 

 «  Mon gouvernement peut tomber demain, nous ne sommes pas ici pour survivre, mais pour accomplir un un bon travail » propos recueilli par Richard Heuzé du 05/01/2012

 

Libéralisation selon Monti : Libéralisation ( et casse a tout crin avec Mario Monti en Italie : Italie : Mario Monti libéralise l'économie tous azimuts malgré la grogne » AFP . UMario Draghi ou le pompier pyromane, Jour J du "sauvetage" de l'euro par Mario Draghi?, Texte complet de la lettre « secrète » de Trichet à l’Italie , L'Europe des lobbies : Le très contesté projet de loi Travail

libéralisme | Mediapart 

Le capitalisme à la source des problèmes sociaux et environnementaux :

cf a lire "Le grand bond en arrière" , "A la manif parmi les casseurs. Témoignage." Le grand bond en arrière"Serge Halimi Libéralisme 1Serge Halimi Le libéralisme 2Loi travail : le grand bond en arrière - vidéo Dailymotion  "Le grand bond en arrière"De la servitude moderne

[Sociotoile] => Serge Halimi - Le grand bond en arrièreLe Grand Bond en Arrière HD - YouTube

 :extrait Daniel Mermet :

Finalement, Serge Halimi, tout est dans le titre : Le grand bond en arrière - Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde ; voilà, le sujet du livre et le titre du livre. « Le grand bond en arrière », il faut peut-être expliquer que ça fait allusion au « grand bond en avant »...Ce qui prévaut quand même, c’est que tout ça est naturel. Et là, vous faites tout un travail historique : c’est l’histoire d’un basculement idéologique sur une trentaine d’années. Vous situez le début du basculement au début des années 70 mais vous nous racontez que le projet était beaucoup plus ancien. On savait qu’il existait mais il semblait ridicule, anachronique. Je parle des années après-guerre par exemple où ce genre d’idées semblait tout à fait saugrenu.

Un exemple est la manière dont depuis 30 ans la droite et la gauche se sont partagés le role de désabillé la santé. dans ce post Le capitalisme nuit... gravement a la santé, j'ai repris les dates, les noms des hommes politiques , le nom des lois pour en montrer les conséquences. Ces sources provenaient d'un tract bien fait pris lors d'une manif.

Pour l’OCDE, l’éducation n’est pas une dépense mais un investissement qui profite aux étudiants et à la collectivité. Si l’étude annuelle remet en cause certaines idées reçues, elle confirme, pour la France, le manque de moyens de l’université, où les droits d’inscription trop faibles pénalisent finalement les étudiants.

 

C’est ce qu’a expliqué Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE lors de la présentation de l’édition 2009 du rapport annuel « Regards sur l’éducation ». Dans ce document qui multiplie les comparaisons internationales, les avantages à détenir un diplôme de l’enseignement supérieur apparaissent nombreux : un meilleur salaire, une moindre vulnérabilité au chômage et, même, une meilleure santé. Et ce qui profite aux individus est aussi bon pour leur pays. Un individu qui a suivi des études supérieures rapporte 36 000 euros supplémentaire (par rapport à quelqu’un qui n’en a pas fait) à son pays. Soit le double de l’investissement consenti initialement...En savoir plus, lire le dossier sur sur le site de l’OCDE.

Serge Halimi Libéralisme 1Serge Halimi Le libéralisme 2Loi travail : le grand bond en arrière - vidéo Dailymotion

La crise au pays des merveilles - YouTube:A LIRE : Depuis le choc pétrolier de 1973, la France ne cesse de se penser en crise. Les époques changent mais les discours restent étonnement semblables : pour sortir de la crise, il faut accepter l'effort, renoncer aux privilèges et supporter les réformes. Sans aucun interview ni commentaire, mais en puisant dans quarante ans d'archives télévisuelles, où se mélangent discours politiques, débats, journaux télévisés, clips musicaux, reportages, émissions humoristiques, ce documentaire fait apparaître des constantes, des schémas de raisonnement et un nouvel imaginaire qui s'impose durablement dans la société.

En clair depuis que le monde est entrée dans le capitalisme dans sa forme neolibérale c'est la crise permanente sauf que depuis 2008 il semble rentrée dans vrai crise celle qui devrait lui être fatal. Destruction créatrice salutaire ? 

La question de la sortie du capitalisme n’a jamais été plus actuelle. Modèle Japonais généralisé : La crise du système se manifeste au niveau macro-économique aussi bien qu’au niveau micro-économique

DES «NANTERRE» AUX «VOLTAIRE»
De la promotion Voltaire au syndicalisme étudiant, comment la gauche a perdu le peuple dans sa confrontation au réel.https://www.youtube.com/watch?v=9Gd6gyZkOwo Des «Nanterre» aux «Voltaire»
Politique par >Bertrand Delais
Jeudi 21 avril de 20:30 à 21:25 sur La Chaîne parlementairDes Nanterre aux Voltaire

 

 

Transmis par Amélie et  L'Indigné Révolté

Comment l’ordre libéral s’est imposé au monde.

livre-shalimi-grand_bond.jpgDe l’Amérique de Reagan à la France de Mitterrand ( 10 mai 1981 - 15 mai 2011 ,...  : Hollande et le patronat ) , en passant par la Nouvelle ­Zélande, les transformations économiques du dernier quart de siècle n’ont été le produit ni du hasard ni de la nécessité. Si, à partir des années 1980, les « décideurs » et les médias du monde occidental ont presque toujours interprété de manière identique les situations de « crise », c’est que tout un travail idéologique était intervenu au préalable, c’est que les solutions alternatives au marché avaient été détruites afin qu’il n’y ait « plus d’alternative ». D’autres interprétations des événements auraient suggéré d’autres remèdes, mobilisé d’autres forces sociales, débouché sur d’autres choix. La « mondialisation », ce fut aussi ce long labeur intellectuel de construction de la « seule politique possible » que favorisa la symbiose sociale entre ses principaux architectes d’un bout à l’autre de la Terre.

Inspirées par des théoriciens de l’université de Chicago, dont l’influence sera considérable au Chili, en Grande Bretagne et aux États Unis, les doctrines économiques libérales vont encourager les classes dirigeantes à durcir leurs politiques, à passer d’un système d’économie mixte acceptant une certaine redistribution des revenus à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance. Les artisans de cette métamorphose en tireront un avantage considérable ; pour la plupart des autres, au contraire, ce sera le grand bond en arrière.

Fayard, Paris, 2006 - 592 pages, 25 euros

Le grand bond en arrière : documentaire

Que reste-t-il du modèle social français après trente ans de néolibéralisme? Cette question oriente le voyage dans leur pays natal de quatre Français installés depuis plusieurs années au Venezuela. Pour y répondre, le documentaire mêle des données statistiques, journalistiques et des interviews de sociologues, intellectuels, militants, réfugiés politiques, artistes, citoyens, travailleurs sociaux des banlieues, sans-papiers et Roms, enfin tous ceux qui peuvent révéler si la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" est toujours en vigueur dans leur réalité concrète.

Documentaire de Johanna Lévy, Tristan Goaguen, Yann Manuguerra & Philippe Fréchou.

Dans les Nouvelles de France et d'ailleurs, site se revendiquant de la droite, du libéralisme et du conservatisme réunis, on lit un éloge de la politique des conservateurs qui sévissent en Grande Bretagne :

" Le pays s’appuie toujours sur l’inestimable héritage de Margareth Thatcher. Et plus qu’une série de réformes – réduction de la dépense publique, baisse des impôts directs, lutte contre l’hyper-inflation, flexibilisation du marché du travail, privatisations – l’ancien Premier ministre de Grande-Bretagne a légué à son peuple une vision de l’économie bien précieuse en ces temps de socialisme généralisé. « Un homme a le droit de travailler comme il veut, de dépenser ce qu’il gagne, de posséder sa propriété, d’avoir l’État pour serviteur et non pour maître. »

*

Là-bas si j'y suis, un entretien avec Serge Halimi, journaliste au mensuel le Monde diplomatique, autour de son livre "Le grand bond en arrière" (Editions Fayard).  Comment est-on passé à un nouveau capitalisme orienté par les seuls verdicts de la finance ?  Emission France Inter "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet, première diffusion le vendredi 2 juillet 2004. cf Le nouveau capitlisme : restructuration du capitalisme

 

Du sang sur mes fringues : Reportage Daniel Mermet, Giv Anquetil. Là-bas.org -  http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2755

2012 - Nos vies discount,

Frédéric Brunnquell, réalisateur indépendant

52 minutes - France 2/AMIP
Présenté au festival ONE WORLD à Prague puis à Bruxelles

Réduction des charges sociales et suppression les droits des travailleurs, travail précaire et bas salaires : le profit est le but ultime.

> Balade dans Dacca - Altermonde - Blog Télégramme : NOS VIES DISCOUNT, note Balade dans Dacca :

Miguel LACHIVER met en ligne une pétition sur le site change.org : Traçabilité sociale de l’habillement".

" Suite à la mort de plus de 1000 personnes au Bangladesh, essentiellement des ouvrières du textile travaillant pour des groupes occidentaux, nos braves journalistes et économistes ont mis en cause les consommateurs entre autres français, qui achetaient à bas prix. Ils n’ont pas trop remis en cause ce système qui permet, à certains capitaines d’industrie et actionnaires, de s’en mettre plein les poches, tout en culpabilisant le consommateur Lambda. Ils ont oublié de dire aussi que les marques vendues beaucoup plus chères, étaient faites au même endroit dans les mêmes conditions, avec une marge encore plus importante.
Il y a quelques années, on a eu un peu de transparence sur les fruits et légumes mais durant juste une saison. Si c'est possible dans les fruits et légumes, cela l'est aussi dans l'habillement.
Demandons donc à l’industrie du prêt à porter et aux vendeurs d’avoir la traçabilité sur la confection qu’ils vendent, c’est-à-dire le lieu de fabrication et le coût de fabrication (ou pourquoi pas le salaire mensuel de l’ouvrière).
On pourra peut-être voir alors que le dindon de la farce est le consommateur, sans parler de la tragédie au Bangladesh ou le sang des ouvrières nourrit quelques poches déjà grasses.

Signer en ligne


Le neoliberalisme et son impasse : Depuis la "révolution conservatrice américaine" [Sorman, 1983] et l'offensive néo-libérale, dont les effets ont été accentués avec l'écroulement du "socialisme réel" des pays de l'Est, il est devenu quasi honteux de défendre et de promouvoir une action publique volontaire. La nouvelle orthodoxie prétend cantonner le rôle de l'État moderne, et plus généralement de toute instance publique, à celui d'«État minimal» et exalte les vertus d'un marché-roi idéalisé. Nombreux sont ceux qui ont intériorisé le syndrome de l'«État-modeste» [Crozier, 1987].

Cependant on ne peut se contenter d'une critique globale du néo-libéralisme, car le succès de ses thèses vient de ce qu'elles mettent l'accent sur de réels problèmes. Dans notre pays le vent libéral et les excès de l'«étatisme à la fran-çaise» s'auto-aliment et le néo-libéralisme n'est fort que de la faiblesse de ceux qui s'y opposent, il occupe le vide lais-sé par les échecs et les impasses de ceux qui ont survalorisé l'État comme instrument du changement social. Dans cha-cun des arguments présentés par les thèses libérales il y a une part de vrai, et c'est le fait de refuser d'apporter des ré-ponses qui permet de présenter le libéralisme comme une alternative globale. Il faut donc accomplir deux tâches à la fois :

- une critique globale du néo-libéralisme dans toute sa complexité,
- une correction des excès de l'étatisme.

 

 

  

 

 

Extrait d'un think thanks financier :
 
Jeudi 17 janvier 2013

 

A lire :

Les utopistes

Ecouter parler le fracas... ZEC plus Ultra

L'ouvrier et la machine

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Poutine pour toujours ?

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coluche, quand je serais grand

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Le "printemps turc"

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La Mer à l'aube

EUtopia : une génération...

Les maîtres ne sont pas à...

Au travail, corps et âme -

 

NB : Titre original : The Slump of the 1930s and the crisis today ( cf International Socialism: The slump of the 1930s and the crisis today - [ Traduire cette page ] nombreuses sources. Article original paru dans l’International Socialism n°121, janvier 2009),  Différents articles intéressant : http://hussonet.free.fr/lacrise.htm, Forces et limites de la manifestation, Pourquoi l’insurrection des consciences ?, Les raisons de la colère, Hervé Kempf - l'oligarchie, ça suffit !, GO ON, WATCH et mon post FB, Révolution virtuelle et révolution réelleSerge Halimi sur "Le grand bond en arrière (plusconcient.net) Année: 2004 Durée: 50' 51''

 

Serge Halimi - Le Grand Bond en Arrière [HD]Créé le dimanche 09 septembre 2012 

État libéral dégénéré :  Le bout de la logique 1  l L'argent sans foi ni loi 2, mis sur facebook, La " crise" permanente , " la sortie du capitalisme " , NOS VIES DISCOUNT « De la servitude moderne | Page d'accuei

onclusion : c'est d'une certaine manière le snobisme ((argent roi)  qui mène le monde ! Si la crise était un film d'horreur... | Tant qu'il y aura de l'argent ... " En effet ce capitalisme souffre d'une crise de la valorisation qui date de la période précédente.

 ( La valorisation est le mécanisme par lequel le capitalisme extrait de la plus-value du procès de production ; Plus concrètement, cela veut dire que c'est la part qui reste au patron  sur le prix d'une marchandise une fois enlevé le cout du travail, des matières premières et des machines.)

 Le capital a réussi à restaurer son taux de profitLe problème c'est que c'est un tour de passe passe, parce qu'il y a un  autre facteur dans le fonctionnement du capitalisme : celui des débouchés "
«Et en la fin du capitalisme, passez une bonne soirée. Tout comprendre sur les enjeux du pétrole et de la spéculation ( cliquez ici)"»

31/05/2013

"Le néo-libéralisme, stade suprême " 2

n

Zone euro: Nouveau record du taux de chômage en avril , le 31/05/2013 source 20 minutes : EMPLOI - La zone euro emboîte le pas de la France sur le triste chemin des records...

 

Ne croyez pas les nouveaux chiens de gardes du système capitaliste néolibérale, Faites le deuil du monde...

 

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes. Le bout de la logique 1 , Modèle Japonais généralisé  , Comprendre le capitalisme japonais - Le Japon à l'envers

 

Le système économique (par cycle comme un produit : lancement, développement ou expansion, stabilisation et déclin : cycle de vie d'une bulle). En phase d’expansion, comme chez nous pendant la révolution industrielle jusque dans les années 70, nous avons connu une hausse de la classe moyenne et de la consommation,. La chine part de bas ( pays dit «  sous développé) qui ne peut que grossir, voir sa croissance augmenter ( donc les marges des entreprises avec une volonté des salariés de recevoir « les miettes » de leurs travail. Puis vient la phase de stabilisation ou la croissance extérieur se stabilise et le pays choisi a ce moment là de privilégié sa croissance intérieur ( mets des quotas protectionnistes) et enfin le déclin ( stagnation ou dépression/ récession  : durcissement du système face au risque de mécontentement de la population)

 

Les économistes de garde " : au four et au moulin -  source ZEC plus Ultra

Ils sont légions ces experts orthodoxes qui,  sous des titres ronflants d'universitaires-présidents-experts, nous servent sur les plateaux télé la propagande du capitalisme triomphant et de la bien-pensance libérale. Les médias auraient grand tort de se priver de leurs devins prescripteurs qui pérorent et savent se tromper avec grâce & constance et dont le point de vue est érigé en vérité incontestable. S'ils ne faisaient pas caca on les mettrait sous cloche  :

- Marc Ladreit de La Charrière : (...), - Daniel Cohen : (...), - Jean-Hervé Lorenzi : (...) , - Christian de Boissieu : (...)

crise.jpg

> " Les économistes de garde ", Reportage de François Ruffin sur la proximité entre les puissances d'argent et les éminences de la "science économique".  Émission Là-bas si j'y suis.
A écouter ou podcaster. sur France Inter ou ici : Première partie  -  seconde partie

 L’enfoncement dans la crise est aujourd’hui manifeste. Le terme de crise est un peu galvaudé et il faut distinguer ici trois sortes de crises auxquelles le capitalisme est confronté : crises périodiques, crises de régulation et crises systémiques. La crise actuelle est évidemment autre chose qu’une crise périodique : c’est de toute évidence une crise de régulation, autrement dit : une crise de la forme néolibérale du capitalisme. Mais celle-ci est suffisamment profonde pour contenir les éléments d’une crise systémique. cf Planète alu

LE TEMPS LONG DU CAPITAL

Parler de crise de régulation est une facilité qui n’implique pas de ralliement à la théorie de la régulation, du moins à ses implications « harmonicistes »1. Mieux vaudrait donc parler de crise de l’« ordre productif » néolibéral, .... Le concept de base est que le capitalisme redéfinit périodiquement un mode de fonctionnement spécifique, qui doit répondre à un certain nombre de contradictions auxquelles il est en permanence confronté, mais qu’il « gère » de manières différentes. L’idée essentielle est que le capitalisme a une histoire : ses mécanismes profonds sont immuables, mais son mode de fonctionnement diffère d’une période à l’autre et d’un pays à l’autre ( Capitalisme : Le triomphe... :  Le Grand Bond en Arrière  : "Modele" allemand, Le Japon a tout" bon" ! ,  Un fascisme made in France ? , la 'destruction créatrice' 2 .  l'obsolescence programmée ,  le système de santé . Dans un article paru en 1923, il écrivait ainsi : « Dans l’histoire, les cycles homogènes se groupent par séries. Durant des périodes entières du développement capitaliste, les cycles se caractérisent par des booms nets et délimités et par des crises courtes et de faible ampleur. Il en résulte un mouvement brutalement ascendant de la courbe du développement capitaliste. Les périodes de stagnation se caractérisent par une courbe qui, tout en connaissant des oscillations cycliques partielles, se maintient au même niveau approximatif pendant des décennies cf  Voir aussi en PDF [PDF] Le néo-libéralisme, stade suprême - Hussonet - Free

 

 
Vendredi 31 mai 2013

La vieillesse, maladie économique du Japon
 Ingrid Labuzan


Cher lecteur,

Le Japon, je vous en parle beaucoup ces derniers jours car le pays traverse une zone de turbulence engendrée par le tsunami de liquidités déversé par la Banque du Japon sur l'économie de l'archipel. Notre crainte ? Un krach qui déstabiliserait les marchés obligataires mondiaux.

une photo de Andres Sosa.

Aujourd'hui, Ingrid Labuzan vous propose d'explorer une autre facette du Japon, sa population vieillissante. Dans un pays dans lequel le renouvellement des générations n'est plus qu'un ancien souvenir, cette population de têtes blanches a des conséquences non seulement sur la vie quotidienne mais aussi sur l'économie. Le vieillissement de la population japonaise est une donnée que le gouvernement du nouveau Premier ministre, Shinzo Abe, doit prendre en compte dans son plan de relance de l'économie nippone. Nouveaux besoins, nouveaux produits, nouveaux secteurs d'investissements... l'âge change la donne, voici en quoi...

Excellent week-end, nous nous retrouvons lundi prochain.

Cécile Chevré

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La vieillesse, maladie économique du Japon
Ingrid Labuzan

Trois flèches pour mettre fin à plus de vingt ans de crise économique. Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, a déjà décoché les deux premières et a armé la troisième, qu'il entend tirer en ce mois de juin. Derrière cette métaphore guerrière, utilisée par Abe lui-même, se cache une série de mesures choc connues sous le nom d'Abenomics. Des mesures supposées mettre fin à la stagflation qui mine le pays. A première vue, les Abenomics sont donc une réponse à la crise économique. Mais elles visent aussi à contrecarrer un mal social : le déclin du Japon, dû au vieillissement de sa population.

D'après les anticipations du gouvernement, le Japon devrait perdre environ un million d'habitants par an au cours des prochaines décennies. En 2060, il n'y aurait plus que 87 millions de personnes dans le pays, contre 128 en 2010.

Pourquoi une telle hémorragie ? D'une part, on enregistre plus de décès que de naissances : 1,24 million d'individus ont perdu la vie l'année dernière, tandis que 1,03 million seulement d'enfants ont vu le jour.

D'autre part, il n'est pas question de compter sur l'immigration pour combler cet écart : le solde migratoire est négatif.

De là découle un véritable cercle vicieux. Le vieillissement de la population est en lui-même un frein à la croissance économique et un gouffre financier pour le pays. Comme le souligne dans Atlantico Philippe Waechter, directeur des études économiques chez Natixis Asset Management, "la situation telle qu'elle était n'était pas tenable puisque le vieillissement de la population posait une véritable question quant au financement des retraites dans le futur. L'objectif est de modifier en profondeur le mode de l'activité pour retrouver du dynamise et la possibilité de maintenir le niveau de vie des retraités et de l'ensemble des Japonais."

Pour lutter, trois flèches donc, pour trois volets de mesures : monétaire, fiscal et réformes. Le gouvernement a déjà mis en place un vaste plan de relance, accompagné d'une politique de grands travaux, et procédé à une inflexion de sa politique monétaire. Avec des résultats visibles : un regain de confiance sur le marché boursier – au prix d'une volatilité accrue –, une dévaluation du yen et une reprise de l'inflation.

Que réserve Shinzo Abe pour ce mois de juin ? Le Premier ministre devrait détailler des réformes structurelles et des changements en matière de régulation avant le début du sommet du G8 en Irlande du Nord, le 17 juin.

Toutefois, il a déjà fixé quelques objectifs, en s'exprimant devant les entreprises japonaises à la mi-mai. Parmi ses priorités, le triplement des exportations dans le secteur des infrastructures, le doublement de celles de l'agriculture et une hausse de l'investissement dans le secteur privé.

Le temps des entreprises
Shinzo Abe a pour ambition de faire croître les investissements domestiques dans les entreprises nationales, de s'appuyer sur leurs atouts pour relancer la croissance.

Les entreprises japonaises seront-elles à la hauteur ? Bruno Bertez, un des anciens propriétaires de l'Agefi France et contributeur au Blog a Lupus, s'exprime aux côtés de Philippe Waechter dans Atlantico. Selon lui, "les mesures d'Abe ne profitent qu'aux grandes entreprises exportatrices, soit environ 15% de l'activité économique. Le fond, la substance de l'économie, c'est-à-dire les petites et moyennes entreprises, n'en bénéficient guère."

Une autre interrogation porte sur les capacités des compagnies japonaises à répondre aux ambitions d'Abe. Un des freins serait énergétique. Premièrement, le Japon pourrait ne pas avoir la capacité énergétique suffisante pour suivre une relance de l'économie.

Deuxièmement, le coût de l'électricité y est environ deux fois et demie plus élevé qu'aux Etats-Unis.

Enfin, les entreprises sont confrontées à un problème de main-d'oeuvre : avec le vieillissement de la population, le réservoir de travailleurs s'amenuise et cela met déjà en difficulté de nombreuses sociétés japonaises.

La série

 

Real Humans - 100% Humain

Dans un monde proche du nôtre, les hubots (human robots) ressemblent à 

Real Humans - 100% Humain

 

Les robots, solution à la pénurie de main-d'oeuvre ?


A tel point d'ailleurs que l'une d'entre elles n'a pas attendu les mesures du gouvernement pour trouver une parade. La société Glory fabrique des caisses enregistreuses. Face à une pénurie d'employés, elle a commandé il y a un an à Kawada Industries la construction de treize robots humanoïdes "Nextstage". Ceux-ci ont intégré la chaîne d'assemblage et travaillent aujourd'hui aux côtés d'êtres humains. Les Nextstages atteignent 80% de la productivité de leurs collègues vivants, mais travaillent la nuit et ne s'arrêtent ni pour les week-ends ni pour les vacances.

 

Chacun des robots a coûté 60 000 euros. Un prix jugé plus que raisonnable par Katsuhiko Maruo, le directeur de l'usine Glory, qui souligne que l'investissement est amorti en moins de deux ans. La cohabitation des robots avec les 320 employés se passe bien et les humanoïdes ne sont pas destinés à prendre les postes des humains. Ils sont considérés comme un palliatif aux problèmes de main-d'oeuvre.

 

Le cas de l'usine Glory a connu un certain retentissement dans la presse, car robots humanoïdes et êtres humains travaillent côte à côte. Toutefois, le recours à des robots plus classiques est déjà une réponse courante en Asie, en réponse aux problèmes d'embauche. C'est d'ailleurs l'une des rares choses que la Chine et le Japon, rivaux de toujours, ont en commun.

La Chine cède elle aussi aux sirènes de la robotique


La Chine, malgré son important réservoir de population, connaît elle aussi une pénurie de main-d'oeuvre dans ses usines, pénurie à laquelle s'ajoute une hausse des salaires. Le paysage industriel chinois est en pleine mutation, à tel point que le pays est en passe de devenir le plus important marché mondial pour la robotique.

 

Signe de ces temps qui changent, la Fédération Internationale de la Robotique a choisi d'organiser sa prochaine table ronde annuelle à Shanghai. Reste à voir si cette tendance va encourager les échanges commerciaux entre la Chine et le Japon, qui demeure un des fabricants de pointe, ou si, au contraire, s'ouvre là un nouveau terrain de concurrence acharnée entre les deux pays, dont les relations politiques sont des plus tendues.


[Les robots font leur chemin dans l'industrie, l'armement et, progressivement, dans notre quotidien...

Conclusion :

 

La réalité au-delà de la fiction : Le cinéma & fiction à travers Human Robots ou soleil vert ( meme s'il a un peu vieilli) reste d'actualité et très prémonitoire. Soleil Vert, film-culte prophétique - Vidéo Dailymotion . Vidéo Soleil Vert Fr-0001 - Cinéma - Wat.tv ,SOYLENT GREEN Full Movie - Funny Videos at Videobash

 

 La révolution technologique 1 ,  La révolution technologique 2  : "Economistes de garde et réchauffement démocratique"  -Le blog de Jean Gadrey

Le bout de la logique ( suite) , Comment meurent les bateaux , UN PENDU EN PLUS, UN... , coût d’une catastrophe...

 

 

21/04/2013

Systèmes bancaires, taux bas

 

n 

 

 "Ce qu'on appelle, non sans quelque niaiserie, la mondialisation doit être diagnostiqué comme un effort collatéral massif de la subordination de l'économie au marché financier central représenté par les Bourses." 

Jean-Luc Gréau

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Le monde de l'investissement et des profits est gouverné par des dynamiques universelles -- l'offre, la demande, l'avidité... Ces dynamiques sont aussi anciennes que la civilisation humaine. Pour gagner à ce jeu, certains essayent , a travers l'assymétrie de l'information , de reconnaître et d'exploiter ces dynamiques. Nous devons être au courant de cela, non de les nier, pour mieux combattre/ être plus efficace. 

 

 

  Le risque de crédit : C'est le risque de défaillance de l'emprunteur. Il est couru par tout préteur, et pas seulement les détenteurs d'obligations ou d'autres titres de créances. Plus le risque est élevé, plus le taux d'intérêt que l'emprunteur devra payé l'est aussi. Ce surcout représente une prime de risque. Les établissements de crédit qui se sont massivement exposés au risque de crédit ont développé des outils internes pour mesurer ce risque. Ils font appel aux agences de notations. Le role de ces agences d'analyses financière est important et leur activité est "désormais régulée"par L'Autorité des Marchés Financiers et par L'Autoritée européenne des marchés financiers

 

BCE : des taux historiquement bas :

 

Des dollars taux trop faible. Un euro trop fort. La barque centrale a décidé de passer à l'action pour favoriser la croissance. pour ce faire elle a drastiquement abaissé ces taux d'intérêts. une manière d'inciter les banques a prêté d'avantage aux entreprises pour relancer l'économie. Des mesures " inédites" particulièrement saluées par le FMI et par le gouvernement français. Ne vous inquiétez pas, les explications :

 

 

 Europe, le mépris des peuples , Bruxelles business , Argent, sang et démocratie , “Jeu d’influences”, , Mains brunes sur la ville , Du sang sur mes fringues , De la servitude volontaire ; , Les choses de la vie , Duels présidentiels

La politique Budgétaire

  • En situation de haute conjoncture le niveau de la demande globale est trop élevé par rapport à l’offre

globale.

  • L’économie est confrontée à des tendances inflationnistes.
  • Afin d’éviter la surchauffe de l’économie, l’Etat peut alors pratiquer une politique de diminution de la demande globale (réduction des dépenses publiques, hausse des impôts) appelée politique de rigueur (ou politique budgétaire restrictive)
  • Exemple d’une politique de rigueur : Pour réduire les tendances inflationnistes, le gouvernement français a décrété l’abandon de l’indexation automatique des salaires sur les prix et ainsi mis un frein à la hausse des dépenses publiques entre 1983 et 1986.

 

Politique monétaire de la BCE - Vidéo Dailymotion 

 

Le résultat classique des phases de forte hausse suivies de phases d'effondrement du crédit est de transférer la propriété de biens immobiliers et d'entreprises productives de la majorité des gens vers quelques initiés.

la Réserve fédérale existe pour que cela arrive d'une façon qui n'attire pas l'attention du public sur ce qui se passe réellement. Les initiés -- ou toute personne qui sait comment ces choses fonctionnent -- vendent au public lors de la phase d'engouement. La phase de panique puis le krach arrivent lorsque le public se rend compte que tout est déjà joué.


Lors de ces phases de fort recul, les prix s'effondrent et la liquidité disparaît. "Les biens immobiliers et le cours des actions d'entreprises réelles sont au plus bas. Si votre argent n'a pas été réduit à néant par le krach, tous les bons actifs peuvent à ce moment être achetés à un prix compétitif. Le résultat final est que la classe moyenne finit plus pauvre et que les élites politiques/financières finissent par posséder toutes les bonnes affaires".

 

- L'avènement du féodalisme moderne
Cela arrive à maintes reprises sur les marchés financiers. "Les actifs productifs sont lentement amassés par un petit groupe tandis que les revenus de la majorité chutent pour de bon. On peut comparer cela à une sorte de féodalisme moderne où les paysans seraient mieux habillés et possèderaient des iPhones."

Dans ce monde féodal moderne, on ne travaille pas la terre. On travaille sur un clavier d'ordinateur -- si tant est qu'on ait du travail. Et si vous n'en avez pas, l'Etat vous verse un salaire symbolique pour vous empêcher de mourir de faim/travailler.

La principale amélioration apportée par le système féodal moderne est que le roi ne peut vous tuer sans autre forme de procès. Dans le système féodal moderne, seul le directeur général a le pouvoir de vous priver de vie, de liberté et de la poursuite du bonheur.

Le fait qu'une instance supérieure (le roi) ne puisse décider de vous faire mourir d'une mort arbitraire est la meilleure chose qu'ait apporté ce féodalisme moderne. Jusqu'ici, les seules personnes qui sont tuées ainsi sont les terroristes et les étrangers malchanceux qui ne votent pas aux élections américaines.

Pour être juste, quand il s'agit de subsister, il y a beaucoup de calories bon marché dans le monde moderne. Les gens souffrent peut-être de malnutrition avec la nourriture moderne mais ils ne mourront pas de faim. Au pire, ils feront un coma alimentaire ou toute autre grave maladie.

Jusqu'à présent, être un serf financier était supportable. Mais quelque chose a changé après le dernier boom et avec l'effondrement actuel. Lors du krach des valeurs Internet, il y a eu un transfert de richesses. Les gens ont perdu de l'argent certes mais ce n'était pas de l'argent réel. C'était les gains de la bulle, pas des capitaux épargnés pour un plan retraite.

En outre, en réaction à l'éclatement de la bulle Internet, la Fed a abaissé les taux d'intérêt. Dans un documentaire en deux parties, diffusé gratuitement sur YouTube par 13ème Rue, Benjamin Rassat revient sur la création de la Toile et le gonflement de la bulle spéculative avant son explosion, en avril 2000 ( cf Quand Internet fait des bulles sur YouTube )

La politique monétaire mondiale ( La BCE : polique monétaire ) s'est synchronisée. Le résultat de tout cela fut un boom de tous les actifs partout dans le monde. Actions, obligations, biens immobiliers, matières premières... et j'en passe. Quasiment tout a connu un boom.

- Pourquoi la crise actuelle est différente
A présent nous en arrivons à ce qui a changé avec cette phase de recul. La phase d'effondrement a débuté en 2009. Mais les autorités ont rapidement découvert que les choses étaient devenues si complexes et avaient pris tant d'importance qu'une correction/un transfert de richesse normal(e) n'était pas possible.

Si le fait de faire gonfler les actions Internet puis les regarder s'effondrer passe encore, il est moins aisé de faire gonfler tout le système financier mondial puis le regarder s'effondrer, n'est-ce pas ?

Eh bien en fait si, cela pourrait se faire. Mais il y aurait deux conséquences inévitables. La première serait un effondrement de l'économie mondiale. Car à présent tout le système est interconnecté. Un krach financier se transforme en krach économique... exactement la Grande Dépression que veut éviter Ben Bernanke. Mais ce n'est que le début.

Documentaires :

Comprendre l'origine de la crise : 2008 au USA :

04 - Krach financier organisé - YouTube

LA STRATÉGIE DE CHOC PSYCHOLOGIQUE ...

Krach, les dessous de la crise financière mondiale ...

Crise économique,financière et budgétaire: Quelles origines? Quelles solutions possibles?

 

Dans notre société d'aujourd'hui :

 

C'est une journée a marquée d'une pierre blanche : la banque centrale européenne ( BCE) a baissé son taux directeur de 0.25% à 0.15% atteignant ainsi son plus bas niveaux historique. pour la première fois, les banques vont devoir payer des pénalités ( taux de dépôt - 0.1%)

avec un taux de dépôt à moins de 0.1% . cette après midi à Francfort, le président de la BCE a expliquait cette décision/

 

Les investisseurs fuient les pays périphériques de la zone euro (Grèce, Portugal, Italie, Irlande, Espagne...) pour se réfugier dans les bras de l'Allemagne... et même de la France. « La semaine dernière, l'Allemagne a placé des obligations à 3 ans à rendement zéro. Signe que les investisseurs préfèrent encore une fois la sécurité (illusoire) des Bunds allemands à la rentabilité ».

Conséquence de cette émission obligataire à rendement nul, les obligations françaises et leur rendement à 2,41% sur 10 ans (un plus-bas historique) ont suscité l'intérêt des marchés. Les rendements de la dette française sont donc en baisse – puisque la demande est plus élevée.

Il y a aussi l'argent des particuliers... Ce bank run dont tout le monde parle depuis quelques jours. En Grèce, c'est très loin d'être un phénomène nouveau.

Mais les capitaux fuient aussi la zone euro dans son ensemble.

"Récemment, plusieurs dirigeants de grands fonds, et pas seulement anglo-saxons, ont publiquement fait part de leur retraite partielle voire totale d'Europe. Le gérant américain Merk, spécialisé dans les devises, a ainsi annoncé avoir cédé l'intégralité des avoirs en euro de son fonds Merk Hard Currency, afin de privilégier par exemple le dollar singapourien. D'autres, comme Amundi, reconnaissent une extrême sélectivité, sans pour autant sortir des principaux marchés européens, comme l'Allemagne, la France ou l'Italie", nous apprend L'Agefi. , Sauve qui peut !

 

Mario Draghi, président de la BCE : " Nous avons décidé de mettre en place un ensemble de mesures afin d'assouplir la politique monétaire et donc encourager les prêts a l'économie réelle.

 

En claire, il s'agit d'inciter les banques à prêter aux entreprises plutôt que de stocker leur argent à la BCE. Cette mesure vise à relancer l'économie avec des taux très faibles. Cette mesure a été immédiatement saluée par François Hollande. Seulement, il faut savoir si cela marche. Certains économistes sont pessimistes. Selon eux, les prix de l'immobilier et le marché des actions risquent de s'enflammer à nouveau. Comme pour confirmer ces dires, les bourses de Paris et de francfort ont finis en hausse à l'annonce de la BCE. Le dax a même passé la barre historique des 10 000 points. Les investisseurs se frottent déjà les mains.

 

C'est avec beaucoup d'excitation que les marchés financiers attendent la prochaine réunion de la BCE prévue le 6 Juin 2014. En effet, le Président Mario Draghi a annoncé une révision de la politique monétaire. Même l'OCDE et le FMI demandent de nouvelles mesures de relance monétaire. Actuellement, les marchés spéculent sur une baisse des taux d'intérêt de 0,25% à 0,10%, une augmentation de l'inflation et une dévaluation de l'euro, de nouvelles injections de fonds, la hausse des prix des actions et la baisse des rendements obligataires. Alstom s'envole

 

 

> Le commencement de la fin – Frédéric lordon – La pompe à phynance

  le changement dans la continuité" - l'indigné révolté

 

Certains candidats pour l'élection au parlement européen veulent même que la BCE puisse intervenir via une politique de change plus active.

▪ L'ambiance est surchauffée
Les cours des actions sont déjà tout près de leur plus hauts historiques, les rendements à 10 ans près de leur plus bas historiques et la courbe des taux est par conséquent déjà très plate.
Qui n'investit pas au taux d'intérêt de 0,25% ne le fera pas plus à 0,10%. Sur le marché des devises, ce n'est pas l'euro qui est fort mais plutôt le dollar qui est faible en raison des problèmes causés par le surendettement aux Etats-Unis (déficits jumeaux).

▪ Après les élections au Parlement européen, les vieilles rengaines se font de nouveau entendre :

 C'est ce qui a poussé la BCE, lors de sa réunion à Sintra au Portugal, de rendre sa politique monétaire, déjà ultra-expansive, encore plus agressive. La politique monétaire doit compenser les lacunes de la politique budgétaire. En plus, on demande à la BCE une politique active des taux de change qui devrait aussi apporter un nouvel élan. C'est ainsi que la formation de nouvelles bulles est alimentée, ce qui débouchera sur de nouvelles crises.

L'étude des effets possibles d'une telle tendance donnent à réfléchir. On ne peut pas en espérer des conséquences particulièrement positives sur l'évolution économique dans l'Union européenne ni dans la Zone euro. Au lieu de s'élancer, le "train" échoue sur une voie de garage.

L'assouplissement quantitatif à tout crin est considéré comme la panacée. Les dettes ne se comptent plus en milliards, mais en milliers de milliards. On espère que les plans de relance financés à crédit (deficit spending) vont inverser la tendance alors qu'ile ne servent qu'à alourdir le service de la dette qui atteint déjà des niveaux astronomiques. Au Japon, 25 ans de deficit spending et d'innombrables programmes de relance n'ont rien changé et la dette nationale atteint, aujourd'hui, 250% du PIB.

Le plus étonnant est que seuls quelques économistes soulignent les dangers du financement des dépenses gouvernementales à l'aide de la planche à billets. Les politiciens, voulant éviter des remettre en question le dogme néolibéral, prennent, en s'endettant davantage, le chemin de la facilité, même si reporter le problème sur les générations futures est irresponsable et immoral... Après moi le déluge !

▪ Et les conséquences ?
 Une baisse des taux pourrait un peu aider au financement des budgets publics, mais réduira encore plus la marge de manœuvre pour une relance « hypothétique de la croissance » qui est déjà très basse. Tant que l'offre de crédit dans la Zone euro restera faible, la BCE continuera une politique expansive active.

Pour comprendre ce qui va suivre, une explication du fonctionnement de la Banque Centrale Européenne ( BCE) et la FED : mènent leurs politiques monétaires principalement en intervenant sur les marchés financiers pour augmenter ou baisser le cout de l’argent pour les banques commerciales. Elle fait notamment varier son taux de refinancement, lequel représente le taux d’intérêt que la BCE accorde aux banques commerciales qui souhaite emprunter de l’argent. Les banques commerciales répercuteront en effet sur leurs propres clients le cout du refinancement auprès de la BCE. Le taux de refinancement est le directeur de la BCE, le prix maximum auquel les banques sont assurées de pouvoir trouver des ressources financières. L’argent qu’elle emprunte a court terme à ce taux sera prêter à court, moyen ou long terme aux acteurs de l’économie (entreprises, collectivités, ménages..) à un taux plus élevé. La différence entre les taux constitue la marge de la banque. Global rates.com : «  taux de financement de la BCE au 20 avril 2011, 1.25%) voir aussi Source :Le fabuleux destin des 489 milliards d'euros prêtés à du 1%, Taux de la BCE, taux refi, taux de refinancement de la BCE source Global-rates.com

citation : « Le problème du [principe du] ‘trop gros pour couler’, c’est qu’il a fait de la société — et plus précisément du contribuable — l’otage de la survie des institutions financières individuelles… Les milliards [d'euros] des contribuables engagés pour secourir des institutions supposées systémiques a porté un grave coup à la confiance dans le système du libre-échange… ce qui s’est à son tour transformé en menace pour les sociétés libre » voir aussi Journaliste contre BCE - VOSTFR

Oui, c'est vrai, cher lecteur, le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, refait marcher la planche à billets. C'est très mauvais. Mais cette fois-ci, une fois les billets imprimés, il les expédie en Europe. C'est fou mais c'est comme ça. Comment ?. Par la quantité de swaps monétaires sur le bilan de la F

De quoi s'agit-il donc ?

Techniquement, les swaps sont des échanges d'une devise contre une autre.

Fonctionnellement, c'est un emprunt

En règle générale, l'une des deux parties paie un intérêt à l'autre partie du swap -- cela dépend des différentiels entre les taux d'intérêt en cours entre les deux devises. Au cours de « la crise 2008-2009 », la Fed a fourni près de 60 milliards de dollars sous cette forme de crédit à diverses institutions financières. Finalement, parce que les conditions de crédit se sont améliorées, les emprunteurs ont débouclé ces swaps, ce qui les a fait disparaître complètement du bilan de la Fed... jusqu'à l'année dernière.

La Fed est en train d'accélérer à nouveau son activité de swap. Comme nous l'avons souvent remarqué, le fait qu'une banque centrale ne puisse pas fournir d'assistance directe, manifeste, à une banque d'investissement ou à un Etat insolvable n'est pas un problème en soi, puisqu'une banque centrale peut toujours fournir une assistance indirecte, déguisée.

La preuve ? Le "sauvetage déguisé" récemment annoncé des institutions financières européennes. La Banque centrale européenne (BCE) ne peut pas directement renflouer les gouvernements insolvables de Grèce, d'Italie, d'Espagne, du Portugal, etc... De même, la Réserve fédérale ne peut pas directement sauver les banques insolvables européennes

On en vient donc aux renflouements indirects... Voici comment ils fonctionnent :

La Fed ouvre des lignes de crédits illimitées à la BCE sous ce que l'on appel un crédit swap. A son tour la BCE fournit les capitaux pour trois fois rien aux banques européennes en difficultés. Puis les banques prenant une contrepartie tactic- utilise se financement a bon marché pour acheter des bons a fort rendement de la Grèce, de l'Italie, de l'Espagne...etc ( « Le marché obligataire a fini en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé. » - source Wall Street finit sans direction mais confiante AFP). C'est la prime de risque lié au crédit que la banque s'octroi. Comme le risque auguement, la prime aussi et la spéculation aussi.

Si l'on suit donc le parcours de l'argent, la Fed prête de l'argent à la Grèce... et en passant les banques européennes insolvables gagnent de l'argent qu'elles ne méritent pas, tandis que les contribuables perdent de l'argent qu'ils ne méritent pas de perdre. voir Libéralisation selon Monti

 

 

Pour l'instant, c'est la liquidité qui influence les marchés financiers, bien plus que les facteurs fondamentaux. C'est pourquoi les cours sont tous artificiellement gonflés. A court terme, la politique monétaire ultra-expansive augmentera la volatilité. Les marchés boursiers et obligataires sont fondamentalement considérés comme des marchés haussiers très matures. Il n'est plus certain que les reprises, tant espérées, du développement économique et des bénéfices aient véritablement lieu. Les risques à moyen-long terme, auxquels personne ne fait attention dans l'euphorie actuelle, augmentent.

 

La France vient d'interdire toute transaction en espèces sur son territoire ; l'utilisation et la détention d'argent liquide seront sévèrement sanctionnées. Les guichets des banques françaises ne sont plus autorisés à distribuer/encaisser des espèces..

.

Nous nous acheminons lentement mais très sûrement vers une "société sans cash". Une société sans argent liquide dans laquelle toutes les transactions seront numériques." L'utopie des politiques et des banquiers et en train de devenir réalité"

.

La Suède est la plus avancée dans ce processus d'éradication des espèces. (...)

 .

Sur ces questions, la France se veut fer de lance au coeur de l'Europe 


Il y a quatre mois, Pierre Moscovici et Jérôme Cahuzac ont écrit une lettre aux commissaires européens qui préconise la suppression des billets de 500 euros, ceux-ci étant "très répandus dans les trafics illicites". Objectif affiché de nos deux ministres : lutter contre "les différentes formes de fraudes", fraudes fiscales et blanchiment d'argent sale. Les coupures de 500 euros permettent de transporter discrètement de grosses sommes d'argent...

 En février dernier, le Comité national contre la fraude a réuni plusieurs ministres dont monsieur Cahuzac. Au sortir de ce comité, Jean-Marc Ayrault annonce vouloir abaisser le plafond des paiements en espèces à 1 000 euros dès 2014 (contre 3 000 euros aujourd'hui). Je rappelle au passage que les achats d'or physique en espèces sont déjà interdits. Et que tout paiement de salaire supérieur à 1 500 euros est également interdit

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L'étau se resserre...

La Commission européenne travaille sur la question. Son projet de directive vise à rendre suspect tout paiement en espèces de plus de 7 500 euros. Un paiement en espèces supérieur à ce seuil vous fait entrer dans le champ d'application du GAFI (Groupe d'action financière international de lutte contre la fraude fiscal, le blanchiment d'argent sale et le terrorisme)

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En Belgique, le plafond des paiements en espèces a été ramené l'an passé de 15 000 à 5 000 euros. Et il devrait être abaissé à 3 000 euros en janvier 2014

En Grèce il est de 1 500 euros pour les personnes privées (3 000 euros pour les entreprises). En Italie, Monti l'a abaissé déjà à 1 000 euros pour tous. En Espagne, le particulier ne peut faire de transaction en liquide supérieure à 2 500 euros..

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Les raisons évoquées pour justifier leurs décisions sont louables (lutte contre le blanchiment d'argent et lutte contre la fraude fiscale) ;

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L'Allemagne pour l'instant encore fait de la résistance. (...) ..

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Pourquoi vous êtes directement concerné
L'argent liquide est gratuit. L'argent numérique en dépôt à votre banque ne l'est pas. Frais de garde, frais d'émission de chèques, frais de transactions de carte bancaire, frais de virement. Les banques jubilent... Votre argent travaille pour elles, dans tous les sens du terme.

Vous ne pourrez donc plus vous affranchir du système bancaire (au sens large). Une forme de restriction de liberté malgré tout..

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Fini la "liberté de faire" sans marquage. Grâce aux paiements électroniques ou chèques, vos transactions sont exhaustivement tracées et archivées ad vitam aeternam. Votre espace de liberté et d'intimité se réduit

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Bientôt viendra un jour où détenir des espèces fera de vous une personne suspecte. Les propos du ministre des Finances allemand Schaüble, qui qualifie les espèces de "moyen de paiement non-transparent" vont dans ce sens

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  volonté des politiques :

- d'empêcher la fuite des capitaux,
- de surveiller toutes nos transactions
- d'élargir la base taxable et d'en avoir à tout instant la maîtrise totale (répression fiscale)
- de risque potentiel d'expropriation (comme le prouve la décision unilatérale et sans préavis de mettre la main sur les dépôts chypriotes)
- d'empêcher de mesurer la réalité de l'inflation (un débit qui augmente un peu sur une carte passe inaperçu alors que le constat qu'un billet ne suffit plus pour acquérir tel bien se voit

 

 Le monde de l'investissement et des profits est gouverné par des dynamiques universelles -- l'offre, la demande, l'avidité... Ces dynamiques sont aussi anciennes que la civilisation humaine. Pour gagner à ce jeu, il s'agit de connaître  ces dynamiques, non de les nier

 

les propos tenus ce samedi par Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

Grâce à la dernière réforme bancaire :

 

"Nous pourrons restructurer une banque, vendre une activité ou la fermer. Nous pourrons aussi remercier les dirigeants, nommer un administrateur provisoire et influer sur la stratégie de la banque." Et comme "Le système bancaire chypriote représente huit fois le PIB du pays", "Jamais la France ne pourra connaître une crise de même nature et de même ampleur", CQFD

.

Des commentateurs indépendants  ont implacablement démontré l'inanité de la loi bancaire – qui refuse de séparer les activités bancaires traditionnelles des activités de marché – au regard des objectifs affichés, à savoir sécuriser l'épargne des Français en séparant

.

En votant la réforme la moins ambitieuse au monde, nos dirigeants ont préféré mettre un énième coup de pied dans la boîte de conserve ("kick the can down the road", disent les Américains) plutôt que de prendre à bras le corps les questions qu'implique l'état du système bancaire français. Nul étonnement, donc, que des présidents de grands groupes bancaires se soient félicités de cette loi.

 

Systèmes bancaires français et chypriote : une comparaison dénuée de fondement ?

L'actuaire Olivier Berruyer rappelle quelques vérités 

 

:

·     Le système bancaire français est extrêmement concentré : les 4 plus grands groupes bancaires français que sont Crédit Agricole, BNPP, SocGen et BPCE représentent 78% du secteur (les 2 premiers groupes en représentant à eux seuls la moitié) ;

·     La part des produits dérivés au sein de la banque d'investissement des groupes Crédit Agricole et BNPP est plus importante qu'elle ne l'est chez Morgan Stanley et Goldman Sachs ;

·     La France a ainsi le triste privilège d'être le terrain de jeu de 4 des 28 banques "systémiques" recensés par le G20 ; 

·     Enfin, le système bancaire français est certes moins hypertrophié que ne l'est son homologue chypriote (8 fois le PIB, selon M. Noyer), mais sa taille a tout de même quasiment doublé en 10 ans en euros constants, pour atteindre environ 9 000 milliards d'euros en 2012. Le PIB français étant d'environ 2 000 milliards d'euros, le secteur bancaire français représente ainsi 4,5 fois notre PIB (4 fois selon L'Agefi du 29 mars). C‘est moins qu'à Chypre, mais tout de même au troisième rang européen juste derrière les Pays-Bas et devant l'Espagne&hell ip

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De quels moyens la France dispose-t-elle réellement pour faire face à un éventuel problème bancaire ou assuranciel ?

 

Fin 2010, le Fond de garantie des dépôts (FGD), qui prétend assurer chaque déposant à concurrence de 100 000 euros par établissement, comptait moins de 2 milliards d'euros de trésorerie disponible immédiatement face à des dépôts qui se montaient à l'époque à un peu moins de 1 600 milliards d'euros. Sans prise en compte du fait que le FGD est lui-même exposé au risque de marché, le rapport était alors précisément de 1 euros garanti pour 825 euros de dépôt

s.

Quid de l'assurance-vie ?

 

Le Fonds de garantie des assurés contre la défaillance de sociétés d'assurance de personnes (FGAP) prétend assurer chaque souscripteur à concurrence de 70 000 euros par société d'assurance. En janvier 2013, les Français détenaient 1 400 milliards d'euros en assurance-vie. A ma connaissance, la seule information publique concernant la trésorerie du FGAP est l'obligation qui lui est faite en vertu de l'Article R423-13 du Code des assurances de "disposer en permanence d'un montant global de ressources égal à 0,05% du total des provisions mathématiques constatées au 31 décembre de l'année précédente pour l'ensemble des entreprises".

 

Avec des ratios si faibles, on peut légitimement s'interroger sur la véritable raison d'être du FGD et du FGAP. En cas de tempête, ces prétendues bouées de sauvetage ne tarderaient pas à se dégonfler, laissant apparaître la véritable vocation de ces fonds : avoir contribué à faire régner un climat de confiance vis-à-vis des épargnants en vue d'éviter un bank run précipitant la réalisation d'un scénario catastrophe

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Mais Monsieur Noyer se veut rassurant (c'est notamment en cela que consiste le métier de gouverneur de la Banque de France). Il proclame que "Jamais la France ne pourra connaître une crise de même nature et de même ampleur [que Chypre]" et que l'hypothèse de "banques françaises fermées plusieurs jours" n'est envisageable qu' "en théorie"

 

Un krach financier signifie la fin du système monétaire mondial actuel. La dévaluation du dollar américain a joué un rôle essentiel dans le boom du crédit. Mais elle a sapé la stabilité du système du dollar. Qui dit krach du système dit krach du dollar. Qu'est-ce qui arrive après le dollar ? On peut parier que ceux qui bénéficient du système du dollar -- la Fed -- ne veulent pas le savoir.

Mais la conséquence la plus grave du krach du système -- beaucoup plus grave que l'écran bleu de la mort de Microsoft -- est que des personnes réelles voient leur vie réelle réellement voler en éclats. Lorsque les économies de la classe moyenne sont détruites via des krachs boursiers, des krachs immobiliers et de l'inflation, les gens finissent beaucoup plus pauvres. Et il ne s'agit là que de la classe moyenne. Les plus pauvres qui ont vécu le krach ont vu leur situation devenir pire qu'elle ne l'avait jamais été.

Terminons cet exercice de pensée ici. Il n'est pas possible que quelqu'un souhaite les conséquences d'un krach du système, n'est-ce pas ? Les seules personnes qui pourraient souhaiter une telle chose sont celles qui voient en cela une occasion de construire un système mondial anti-démocratique à partir des ruines du système actuel...un système avec un seul gouvernement et une seule monnaie et une seule loi qui ne s'applique qu'à ceux qui sont gouvernés et pas aux faiseurs de règles ni aux faiseurs d'argent.

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Sauf que voilà, "il vient de se produire [...] en zone euro quelque chose qui était impensable, qui ne devait jamais arriver" déclarait récemment Nicolas Doze sur BFM. "Un truc de fou", si vous préférez les mots de Stéphane Soumier. Dans un article publié la semaine passée, Yannick Colleu dressait d'ailleurs la liste de ces évènements "qu'un scénariste n'aurait pas osé écrire" : Madoff, Bear Stearns, Lehman Brothers, traficotage des comptes grecs par Goldman Sachs, affaires MF Global et PFGBest et manipulation du Libor

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Au vu de cette liste, on aurait apprécié un peu de circonspection de la part du gouverneur de la Banque de France. Depuis 2008, les cygnes noirs volent en escadrilles

 

La perte de compétitivité de ces pays, la détérioration de leurs débouchés extérieurs, le surinvestissement dans des secteurs peu rentables (l'immobilier)et l'endettement de leurs agents intérieurs auprès des banques étrangères sanscouverture du risque de change (pour contourner des taux d'intérêt locaux tropélevés) expliquent, au moins autant que l'appréciation du dollar, la crise qui,avec une ampleur variable, se manifeste dans presque toute la région.

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source

Chypre : chez nous, c'est différent ?
Nicolas Perrin

Paris, Jeudi 11 avril 2013
L'argent liquide est-il de l'argent sale ?

 

 

Dette, crise, chômage qui crée l argent :

Money : Le film documentaire sur la crise du système bancaire, monétaire : Money : Le film

Documentaire produit par L'association Réséda, un groupe composé de journalistes indignés par la manière dont la « Grande Presse » rend compte de la crise du système bancaire, monétaire et financier.

 : Les confessions d'un assassin financier : Il y a 2 manières d'asservir et de conquérir une Nation : l'une est par l'épée, l'autre par la dette"

(John Adams 1735 - 1826, qui fut le Premier Président des États-Unis à résider à la Maison Blanche à Washington)

 Traders: Les Maîtres de La Bourse - Documentaire

Intervention de Mario Monti à Sciences Po :

La Banque Centrale Européenne (BCE) : L'Europe pour les Nuls #10 :

 Les dessous de la crise économique mondiale - DVD-Rip

Sources :

 Politique monétaire expansive et restrictive ? - Yahoo! Questions ... : Une politique monétaire expansive est une politique monétaire qui a le but d'accroitre la masse monétaire (donc l'argent en circulation); attention, cela engendre une baisse des taux d'intérêts et provoque l'inflation (augmentation des prix).
A l'inverse, une politique monétaire restrictive est une politique monétaire qui a le but de diminuer la masse monétaire (donc l'argent en circulation); cela engendre une hausse des taux d'intérêts mais cela provoque une désinflation (un ralentissement de la hausse des prix).

 

L'asymétrie de l'information est le constat que chaque acteur sur le marché ne dispose pas des mêmes informations ou n’en n’ont pas la même interprétation. Les informations des offreurs et des demandeurs sur les prix et la qualité des biens peuvent ainsi être imparfaites et inégalement réparties. L'asymétrie de l'information favorise le pouvoir de marché de certains investisseurs et peut justifier les différences d’anticipation 

 

Jacques Généreux: Crise économique - Origines et Remèdes : " Jacques Généreux, invité de "Parlons Net" sur France Info. Professeur d'économie à Sciences Po, Economiste du Front de Gauche pour la campagne présidentielle de 2012 en France. La crise économique (et surtout financière), ses origines, ses tenants et aboutissants. Jacques Généreux propose un modèle de politique économique pour organiser la sortie de crise et prémunir l'économie française, européenne et mondiale des inévitables dérives de leur financiarisation : Instaurer un nouveau rapport de force au niveau national et européen en y subordonnant sans concession le pouvoir financier au pouvoir politique.More videos on http://indytube.net/"

 

Qui se cache derrière les agences de notation ???

 

BCE : des taux historiquement bas – Citizen khane,

La crise financière expliquez au nul.... - L'indigné

Le changement dans la continuité" - L’indigné Révolté

 

Le mantra libre-échangiste - Zebre en Cavale

 

PDF]  7. Conjoncture, budget et politique budgétaire

PDF]  Chapitre 18 Politique budgétaire et politique monétaire - Pearson

Des politiques budgétaires restrictives à contretemps - OFCE

La démocratie c'est nous , Foire aux questions... , Martin Schulz en campage

Un européen en campagne , Comment s’endetter ?, PENSER CRITIQUE, Une reprise en trompe l'oeil, le changement dans la continuité"

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